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3 – WAKE PIG

(2006 - - durée : 57'3" – 13 morceaux)

Alambiquée, mélange de plusieurs styles, novatrice, la musique des américains 3 est assez attirante et serait certainement passée inaperçue de ce côté de l'Atlantique sans Metal Blade, label pourtant plus axé métal plus "carton" et qui a décidé de sortir cet album agrémenté de deux bonus par rapport à la première version sortie auparavant. La voix de Joey Eppard, qui est également le guitariste, le producteur et le principal compositeur du combo, est assez envoûtante, très claire, mais avec une sensibilité féminine, un peu comme Valensia ou Travis Mitchell, le chanteur de Mindstorm, groupe qui avait marqué le début des années quatre vingt dix. La musique du combo est difficile à classifier, car aucun titre ne se ressemble et est un condensé de plusieurs tendances (rock, pop, prog, fusion). Il ressort cependant que le groupe utilise à de nombreux moments la guitare acoustique comme sur l'instrumental "Bramfatua" avec sa coloration hispanique pour apporter des ambiances intimes aux compositions ("Dogs Of War", "Queen", …). Parfois très pop ("Soul To Sell"), intégrant même des parcelles de rock moderne comme sur le refrain de "Cicrus Without Clowns" qui contrebalance de manière étonnante le reste du morceau qui voit Joey utiliser sa voix d'une manière très fragile. Emotive et intemporelle, la musique de 3 se révèle donc attractive tout en sortant des chemins battus. (Yves)     

 

 

3 INCHES OF BLOOD – ADVANCE AND VANQUISH

(2004 – durée 50'43" – 13 morceaux)

Retrouver ce groupe sur le label "Roadrunner" est vraiment une surprise, car ce label est plus connu pour avoir dans ses rangs des groupes de néo-métal ou oeuvrant dans le métal extrême que dans le heavy métal classique. L'originalité des ce combo canadien se trouve dans le fait qu'il y deux chanteurs (Cam Pipes et Jamies Hooper) qui se répartissent un chant purement heavy à la King Diamond, Rob Halford et un chant plus violent pratiqué au sein de combos comme Children Of Bodom ou Imperanon. Le passage d'un chant à l'autre se fait sans heurt, le tout sur des rythmes purement heavy, avec des parties vraiment rapides s'inspirant des grands combos européens tels qu'Iron Maiden, Accept ou Judas Priest. Au même titre que la pochette, les textes proviennent de l'imagerie guerrière développés par de nombreux combos (Manowar, Emerald, …) et qui constitue encore l'une des sources privilégiées du heavy pur et dur. (Yves)

 

 

3 INCHES OF BLOOD – FIRE UP THE BLADES

(2007 – durée : 52’28" – 13 morceaux)

Troisième album pour ce combo canadien dont la particularité est d’avoir en son sein deux chanteurs aux timbres de voix assez différents. L’un se situe dans un registre haut perché dans les aïgues, une sorte de croisement entre Rob Halford sous amphétamines et King Diamond , alors que l’autre se décline sous une forme de chant hurlé, un peu dans la veine de Alexi Laiho de Children Of Bodom. Question musique, l’on navigue dans un heavy hyper puissant avec des rythmiques qui font penser à Iron Maiden, alors qu’un coté power métal pointe son nez parfois au gré des titres, avec même un coté seventies sur "Trial Of Champions" et ses claviers "old school". Varié également sur "God of the Cold White Silence" avec son coté très mélodique prouvant l’ouverture musicale de 3 Inches Of Blood qui reste l’un des combos les plus chauds de Vancouver. (Yves)  

 

 

7TH NEMESIS / PUNISHEMENT SPLIT CD

(2003 – durée : 43’23’’ – 10 morceaux)

C’est le groupe français 7TH NEMESIS qui ouvre les hostilité sur ce split cd avec quatre titres assez difficiles à définir. On est bien entendu dans l’extrême ( logique, c’est moi qui le chronique…), entre le brutal death et le grind-core (du "quelque chose-core"?), mais dans une optique plus originale que ce qui se fait actuellement, entre autre grâce à l’apport de passages lents et de plans très originaux, presque planants, parfois même jazz !. La voix principale est assez criarde, et me fait penser aux derniers Carcass, alors que parfois un chant plus grave vient brouiller les pistes. S’il fallait faire une comparaison, je citerais Soilent Green. Très spécial, étonnant, mais vraiment réussi ! Le deuxième groupe, PUNISHMENT, est Autrichien, et évolue dans un style plus facilement identifiable, puisqu’il nous offre une dose de death metal old-school dont je suis friand ! Souvent mid-tempo, relevé par des accélérations rares mais toujours placées là où il faut, ce death à voix gutturale évoque forcement les groupes cultes comme Pungent Stench ou Disastrous Murmur, voire même Autopsy. Bref, indispensable pour les fanatiques de ce style presque éteint aujourd’hui ! Reste à noter que dans les deux cas la production est très bonne, loin de l’image qu’on peut se faire de productions underground. Chapeau bas à Skull fucked prod ! Y’a de l’espoir par paquets de douze, là ! (contact : www.skullfuckedprod.free.fr) (Stench)

 

 

8 Uneven – I try

(1999 – Durée : 44'32 '' - 7 morceaux)

Première démo du groupe, totalement autoproduite, 8 Uneven vient d'Amiens et délivre un style French Core avec ce qu'il faut d'agressivité et de mélodie. Rien à voir avec un Pleymo ou un Aqme, mais plutôt Deftones (période Adrenalyn) qu'on aurait fusionné avec du Nirvana, à la sauce française, j'en vois déjà qui bavent...Bah ouais, moi je vous le dit, ce groupe c'est de la balle perforante... Mise à part le son qui n'est pas extra (normal pour une démo), tout le reste tue : "le chant", le jeu de batterie et de corde, etc... Total respect à la scène française....(Pilou)

 

 

8 Uneven – 8 Uneven

(2002 – Durée : 44'32 '' - 7 morceaux)

Deuxième galette du groupe, pondue en 2002, elle contient trois titres : Uneven Song, Civilisation, Last Dog. Cette galette est le principal outil de promotion du groupe. La même lourdeur, quoique plus sombre... Le chant et le meuglement se sont améliorés. Le style s'approche désormais plus du grunge, carrément Grunge avec un brin de punk. Bref, le groupe explore des zones que j'aime (et je ne pense pas être le seul) et ils le font plutôt bien. Bravo les mecs, je veux voir la suite !!! (Pilou)

 

 

40 BELOW SUMMER – THE MOURNING AFTER

(2003 - durée : 48’43’’- 10 morceaux)

Le nu-métal n’est certainement pas le genre que j’affectionne le plus, il reste néanmoins que certains groupes attirent mon attention, comme c’est le cas avec le deuxième album de 40 Below Summer. Et les gars, vous auriez pu choisir un nom plus facile, car je me demande comment va être classé votre album dans les bacs des disquaires. En ce qui concerne la musique joué par le groupe, elle intègre des éléments extérieurs au métal moderne, ce qui lui évite toute assimilation hâtive. Basées sur des vocaux tantôt clairs et mélodiques tantôt violents, les compositions suivent ces changements et mélangent riffs trash/hardcore à des éléments plus classiques comme le folk, le jazz, le rock,…la rencontre entre l’agressivité et la mélodie. Certains éléments se mélangent allègrement alors que par moment ils sont bien différenciés afin de renforcer l’impact des morceaux.  L’ensemble de l’album est vraiment compact et les épreuves qui ont été surmontées (le groupe s’est retrouvé sans label après la sortie de leur 1er album) pour arriver à réaliser ce deuxième album explique cette unité et l’énergie qui se dégage de cet opus. (Yves)

 

 

THE 69 EYES – PARIS KILLS

 (2002 – durée : 42’12’ – 10 morceaux)

Ces finlandais ont réussi le mélange contre nature du rock, de la pop, du métal et du gothique. C’est d’ailleurs la voix très grave et profonde de Jyrki 69 qui envoûte au premier abord pour ensuite se laisser charmer par les refrains chantés également par des voix féminines. J’ai également apprécié leur single "Dance D’Amour" dont certains phrases sont chantées en français. A noter que ce morceau a fait un carton dans leur pays, ce qui a permit certainement à de nombreux finlandais de découvrir un peu la langue de Molière. Il est à remarquer que le groupe possède également un passé discographique plus conséquent puisque "Paris Kills" n’est pas leur premier album, plusieurs albums étant déjà sortis auparavant.   The 69 Eyes s’impose donc petit à petit, au même titre que Him et Entwine, comme un des groupes nordiques les plus prometteurs dans le style gothique aromatisé à d’autres styles. (Yves)