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A TRAITOR LIKE JUDAS – NIGHTMARE INC.

(2006 – durée : 38’25 – 11 morceaux)

Bon, aucune information sur ce groupe, mis à part la mince pochette cartonnée que j’ai en main, soit une jaquette laide à saigner des yeux qui ressemble plus à une compil naze qu’à un album, et un nom de groupe à se cogner les couilles contre un cactus. C’est donc plutôt mal barré entre ce disque et moi… D’autant que musicalement, la première approche est plutôt décevante. La plage d’ouverture regroupe tous les clichés propres à la scène métal moderne, soit un chant braillé entre le thrash et le hardcore, et une musique dans le même créneau, entre le hardcore de Hatebreed et le thrash mélodique de Soilwork. Bref, pas loin de passer à la trappe en vitesse, sauf que , soudain, un plan  original vient se caler entre mes trois neurones, et ça fait "clic" ! Mais il y a du potentiel là derrière ! En écoutant avec plus d’attention, ce disque recèle de nombreuses petites choses surprenantes qui rehaussent l’ensemble, que ce soit un break puissant, ou des parties aériennes (le tapping central de "No more silence" par exemple, surprenant, mais … excellent !), des riffs plus rentre dedans que ce à quoi on pourrait s’attendre d’un tel disque, des rythmiques très puissantes et saccadées, etc. Bref, un disque qui peut passer pour une énième repompe  de groupes à la mode, et qui en fin de compte s’avère bien plus intéressant que nombre de ses modèles. Un effort s’impose peut-être pour aller au delà des évidences, mais on y gagne un groupe intéressant, et même si ce n’est pas innovant, plutôt plaisant. (Stench)

 

 

ABANDONED – TRASH NOTES

(2006 – durée : 48'10" – 11 morceaux)

Dès le titre de l'album "Trash Notes", l'on sait à quoi s'attendre : du trash métal tout simplement. Remarqué avec sa démo "Misanthrope" sortie en 2003 et qui s'est vu gratifiée de "démo du mois" par le très respectable Rock Hard allemand et après s'être fait les dents sur pas mal de concerts et les plus gros festivals européens (Waken Open Air, Earthshaker festival, Rock Hard Open Air), ce quatuor se voit enfin récompensé par la sortie de son premier album studio. Rien de bien nouveau, c'est du trash old school, avec un son à l'ancienne et l'impression que tout a été enregistré en une prise, ce qui nous ramène au temps d'or où la Bay Area était connue pour ses groupes trash (Exodus, Death Angel, Testament,…) et pas seulement pour le Golden Gate et San Francisco. Paradoxe, alors qu'Abandoned vient de Darmstadt en Allemagne, c'est par le trash ricain qu'il est influencé et non par celui des ses compatriotes. Les riffs sont puissants, rapides et agressifs au même titre que le chant de Kalli qui joue en plus de la guitare permettant une puissance de feu plus appropriée. Avec Abandoned, c'est vraiment le retour vers le passé. Les fans purs et durs vont apprécier. (Yves)

 

 

ABANDONED – THRASH YOU !

(2007 – durée : 48’13" – 14 morceaux)

Fan de trash old school, Abandoned enfonce le clou avec son nouvel opus qui porte bien son nom : "Trash You !", comme d’ailleurs son premier méfait "Thrash Notes" sorti l’année dernière. Pas d’évolution notoire entre les deux cds, cela reste du bon thrash dont les racines viennent des précurseurs du genre, Exodus, Testament, Metallica, Heathen, avec un côté Kreator ou Destruction. Guitares agressives, refrains accrocheurs, voix grave, tous les aspects du style sont présents, ce qui n’empêche néanmoins pas le combo germanique  de sortir de ce schéma, en nous proposant le titre "Visions Of Death" sous deux versions dont l’une acoustique en fin d’album, juste précédé par le titre "Trapped" qui intègre parties black et qui se révèle très réussi. (Yves)

 

 

ABORYM GENERATOR

(2006 – durée : 44’25" – 9 morceaux)

C’est avec ce disque que je découvre Aborym, groupe qualifié par certains de formation ultime et culte. Bon, en voyant la bio, je ne peux que les croire, puisque c’est une belle brochette de célébrités du milieu black métal (heu, y’a pas un paradoxe, là ?) qui compose ce groupe. A ma droite Faust, batteur de Emperor ou Dissection, à ma gauche Prime Evil, chanteur de Mysticum, et une apparition spéciale de Attila, chanteur de Mayhem, qui était déjà présent sur l’album précédent d’Aborym en tant que chanteur principal. Du bien beau monde pour ce qu’on peut sans problème considérer comme un très bon groupe de black moderne. Très loin de toute cette faune true black qui prône le minimalisme musical et la production de chiottes, Aborym balance un black futuriste, glauque, à la production léchée. Des claviers sont présents tout au long de ces neuf titres, parfois pour proposer une ligne mélodique en suivant celle de la gratte, d’autres fois pour poser une ambiance sinistre, le tout encore renforcé par des samplers bien sombres. Car c’est bien là l’essentiel d’Aborym : une musique glacée, souvent lente, mais qui fait froid dans le dos. Le chant est tout dans cette optique, alliant grognements et plaintes sinistres, grincements et chuchotements, dans une volonté apparente de mettre mal à l’aise l’auditeur. Les passages les plus orchestraux rappellent Septic Flesh dans une version cauchemardesque. Il est bien entendu que le mordu de black métal, blasé, trouvera que certains passages sentent le déjà entendu, mais même s’il est vrai que le groupe va moins loin que par le passé dans l’exploration d’horizons nouveaux ( oui, je me suis rattrapé depuis, j’ai découvert les anciens albums avant de chroniquer celui-ci… c’est pas du professionnalisme ça ?), ce disque a une identité très forte et représente une des branches qui feront l’avenir du black dans les années à venir. Un très bon disque. (Stench)

 

 

ABSCESS – THIRST FOR BLOOD, HUNGER FOR FLESH

(2005 – durée : 58’10" – 25 morceaux)

Au milieu de toutes les rééditions, live pourris et autres enregistrements de répétitions qui essaient de capitaliser sur des groupes cultes mais défunts (Terrorizer, Autopsy, etc.) il arrive de tomber sur une pièce plus intéressante, comme c’est le cas de cette compilation d’Abscess qui ravira les fans, puisqu’elle regroupe des enregistrements devenus très rares de nos jours. On y trouve donc la démo "Open wounds", le 7 ep "Trobbing black werebeast", le très rare split  avec Deranged, un titre de la démo de 94 "Raw sick and brutal noise", le live de 95 "Filthy fucking freaks", ainsi qu’une dizaine d’inédits studio. Bref un bien beau témoignage de ce que furent les rois du death old school crade et gore. Ce qui est par contre pénible, c’est que les différents enregistrements ont été complètement mélangés, ce qui fait que, vu les différences notoires de qualité entres les sessions proposées ici, le disque est un gros bordel au niveau du son, et qu’on passe d’une plage à l’autre d’un très bon son à un truc beaucoup plus "do it yourself". Au collectionneur donc de remettre ça dans l’ordre lui même en programmant son lecteur. Bref, hormis ce choix étrange, tout est à prendre sur cette galette qui surprend, et qui devient indispensable aux fans ne serait-ce que par la présence des inédits. Une réédition, mais de quelque chose de vraiment rare cette fois ci, il faut l’écouter pour le croire. Excellent ! (Stench)

 

 

ABSOLUTE STEEL – THE FAIR BITCH PROJECT

(2003 – durée : 46’58’’ – 12 morceaux)

Asolute Steel est un groupe composé d’allumés qui nous viennent de Norvège et qui sous des aspects de fêtards (Andy Boss et Dave Bomb jouent coiffés de casques !!!) nous délivrent du hard puissant (We Sentence You To Death, Leatherbride) très bien interprété et influencé par le heavy rock américain : en vrac : Ratt, Mötley Crüe, Stryper, Armored Saint , Twisted Sister,... Il est cependant bon de préciser que le groupe n’est pas un vulgaire copieur mais possède sa propre identité. Au même titre que Lordi (également chroniqué dans ce numéro), on a affaire ici à de vrais musiciens qui connaissent leurs instruments, mais qui ont décidé d’y associer une bonne dose de fun (Smooth And Shaved – est-ce la demoiselle sur la pochette que l’on entend sur le morceau ?).  D’ailleurs c’est  ce niveau technique élevé qui permet aux musiciens toutes les audaces. K2 ( ?) qui officie au poste de chanteur possède un timbre puissant où le feeling n’est pas absent et qui s’associe parfaitement aux riffs puissants joués par Andy et Dave. Il convient de rajouter que le groupe a également travaillé le côté scénique en proposant des effets pyrotechniques lors de leurs shows et que vous retrouverez un jeu à l’intérieur du livret de cet album. (Yves)   

 

 

ABSURD – DERNIERES SOMMATIONS

(2003 – durée : 42’08’’ – 10 morceaux)

Deuxième album pour le groupe de Bourg en Bresse, Absurd qui pour son nouvel effort a mis pas mal de peps dans sa musique. Le rock progressif s’est un peu éloigné par rapport au premier album et la place a été laissée à des guitares agressives (Laisse toi aller, La main verte, Toujours les pires). L’approche est plus directe et les musiciens ont réussi à mélanger deux influences musicales opposées, à savoir le hard d’Iron Maiden avec la verve d’Ange et ce mélange pour autant qu’il soit surprenant est facilement écoutable. D’ailleurs, le groupe semble très attaché au groupe Ange, puisque c’est son leader, le charismatique Christian Décamps qui vient poussé la chansonnette sur le morceau "De la magie sur les tapis". Les textes sont toujours aussi réussis (Casting), parfois désopilants (Tout seul dans mon slip) et prouvent une nouvelle fois que l’on peut s’amuser en faisant de la bonne musique. (Yves)

 

 

ABSURDITY – URBAN STRIFE

(2007 – durée : 32’05’’ – 8 morceaux)

Absurdity est un groupe strasbourgeois qui m’a fait parvenir son album autoproduit sorti fin 2007. Le groupe bas-rhinois fondé en 2001 propose une musique assez originale alliant death métal, hardcore et indus, le tout rappelant sans peine des groupes tels que Sepultura, Fear Factory et  Obituary. A la première écoute, on reste un peu déconcerté car le mélange de death et de samples n’est pas des plus habituels, mais après quelques minutes et surtout lors d’un second passage du cd, la qualité des compos prend toute son ampleur. Les riffs sont lourds et gras, les vocaux sombres et profonds, et le tout donne une musique agressive aux ambiances pesantes et lugubres. Les titres ayant le plus de puissance sont certainement “Bad hangover”, “Happiness”,“Payback”, et surtout “Bagga” où l’on peut déceler de superbes passages scratchés qui profèrent au morceau encore plus d’originalité et de violence. Le dernier titre, “Soul’ spirit”, termine le cd en laissant délicatement tomber la tension pour finir en un long murmure angoissant. Reste à mentionner la prod qui est d’un très bon niveau, tant pour la qualité du son que pour l’artwork dont la pochette et le book sont très bien réussis. Avec un “Urban Strfe” de cette qualité, Absurdity devrait rapidement convaincre et passer dans la catégorie supérieure. (Sebb) Contact : www.absurdity-music.com

 

 

ABUSED MAJESTY SERPENTHRONE 

(2005 – durée : 37’05’’ - 10 morceaux)

Un pape polonais s’en va, un groupe de métal Polonais arrive… Pas de death ce coup-ci, plutôt du black mélodique à la sauce Swedish. Pas original pour un sou, cette galette a malgré tout de sérieux arguments à faire valoir. Le niveau technique des musiciens fait que ce n’est pas qu’une obscure galette de plus offerte par des black métalleux en mal de sensations fortes, mais un vrai disque qui tient bien la route. Les structures sont en effet complexes, les riffs élaborés, et les solos vraiment maîtrisés. De même, les ambiances crées sont plutôt convaincantes, parvenant parfois passer une émotion bienvenue. Le chant typiquement black suédois est doublé d’un chant grave plus death métal, et ça varie les choses dans le bon sens. Bon, la recette est archi connue, proche de Dimmu Borgir par exemple, mais avec malgré tout des imperfections de débutants ; ainsi certains solos de pianos sont assez moyens, et ce clavier très kitsch qui survole toutes les compos, au lieu de créer une ambiance, casse un peu le rythme, parce qu’il agace. C’est dommage, d’autant que sur les quelques passages où il trouve son utilité, ça sonne vraiment bien, mais à vouloir trop en faire, ça bloque. Reste que ce disque est bien fait, les qualités musicales sont indéniables, et je vois un avenir sympa pour cette formation, car avec un niveau pareil, si les musiciens décidaient de sortir un peu des terrains battus, ça pourrait être très intéressant. Les fans purs et durs de ce type de black mélodique et symphonique apprécieront sans doute ! (Stench)

 

 

ABYDOS

(2004 – durée : 70'20" – 12 morceaux)

Cet album est le projet solo d'Andy kuntz, chanteur de Vanden Plas et je dois reconnaître que cet album est une œuvre sublime qui peut se réclamer autant de l'influence Pink Floyd (You Broke The Sun) que Dream Theater (Hyperion Sunset). Les deux extrêmes étant posés, la musique d'Abydos navigue entre l'un et l'autre avec plusieurs parties calmes qui sont entrecoupées par de nombreuses parties plus métal mettant en avant le côté technique des musiciens. La majorité des compostions dépassent les cinq minutes et permettent vraiment à Andy d'aborder des territoires qu'il n'aborde pas vocalement dans Vanden Plas. On pense parfois à Yes au niveau créativité avec en plus la présence de nombreuses parties classiques qui avec la participation de nombreux chœurs renforcent encore la palette musicale de cet album qui permet également à Andy de nous prouver qu'il n'est pas seulement un chanteur purement métal. (Yves)       

 

 

ACCEPT – RESTLESS AND WILD

(1982 – durée : 43’58’’ – 10 morceaux)

Quatrième album des allemands sorti juste un an après "Breaker" qui avait commencé à définir les bases caractéristiques du style du groupe, "Restless And Wild" est devenu aujourd’hui l’album emblématique d’Accept. L’atmosphère intense exhalant de chaque titre est palpable de la première note de "Fast as a shark" à la dernière de "Princess of the dawn". Les riffs des morceaux sont simples à retenir et ultra efficaces tout en gardant leur côté heavy. Le chant éraillé de Udo apporte cet aspect sale et brut des titres heavy et rock, et permet aux mid-tempo de trouver une identité singulière. Sur dix compos, huit sont devenus des incontournables du groupe. "Fast as a shak" (à l’intro tirée de "Ein Heller und ein Batzen" percée par le cri strident de Udo) et "Flash rocking man", précurseurs du speed métal. "Restless and wild" (avec un des riffs les plus expressif) et "Demon’s night", de purs produits heavy métal. "A head in a pack" et "Shake your heads", à l’ambiance rock à se désosser les vertèbres. "Neon nights" et "Princess of the dawn", possédant une atmosphère bien particulière, un côté épique, mystique, sombre et entraînant. "Neon nights" étant l’un des plus brillants joyaux d’Accept, regroupant une quantité énorme d’émotions en un seul titre, et offrant une accélération finale à couper le souffle. "Princess of the Dawn" dont la structure très statique et l’injonction de thèmes non heavy (guitares acoustiques, mélodies ibériques) lui concèdent une dimension unique, jusqu’à sa fin brutale laissant un arrière goût d’inachevé tellement dérangeant mais tellement audacieux. Accept frôlera avec ses trois albums suivant la perfection de "Restless And Wild" sans jamais y parvenir complètement, laissant avec "Restless And Wild" un album novateur et essentiel. (Sebb)

 

 

AC/DC – HIGHWAY TO HELL

(1979 – durée : 41’31’’ – 10 morceaux)

Une page d’histoire s’ouvre au son des trois premiers accords mondialement connus de la chanson qui donne son titre à l’album. Jamais efficacité et émotion n’ont été aussi naturellement entrelacés 10 plages durant sur ce monument intemporel du hard. Bon Scott atteint l’apogée de son talent, délivrant une prestation vocale nuancée, puissante et éraillée, au timbre reconnaissable entre mille. Les solos d’Angus, toujours aussi inspirés, transpirent le blues dans chaque note et la simplicité des rythmiques a permis de créér des hymnes inter-générationels. "Walk all over you" est de ces chansons moins connues de l’album mais tout simplement sublime au même titre que "If you want blood" qui constitue un des sommets du disque. L’énervé et rapide "Beating around the bush" avec son riff principal endiablé nous entraine sur des tempos rock’n’roll vertigineux. Les montées en puissance à l’intérieur des morceaux sont savamment orchestrées et à aucun moment la tension ne retombe au fil de l’écoute. Plus calme, menaçant et bluesy, "Night prowler" résonne tristement aux oreilles des fans comme le chant du cygne d’un Bon qui mourra le 19 février 1980, quelques mois après la sortie de ce bijou. Si Brian Johnson a su trouver sa place à merveille dès son arrivée, il sera toujours des inconditionnels du frontman velu, à la fois charismatique, bon vivant, imprévisible et définitivement unique. (David)

 

 

ACHERON – TRIBUTE TO THE DEVIL’S MUSIC

(2003 - durée : 43'40" - 12 morceaux)

Ce groupe américain doit forcement vous dire quelque chose : c'est en effet un des groupes de death metal les plus cultes encore en activités. Ayant compté dans ses rangs des membres prestigieux (ex Death et Black witchery par exemple) et après une bonne quinzaine d'années d'activité, le groupe décide, à l'image de Iced earth ou Helloween, de nous sortir un album hommage... sauf que là, les versions proposées sont death metal ! Alors c'est clair, certaines "reprises" sont vraiment étonnantes comme "Wratchild "(Iron maiden), "Religion" (Motorhead), "War machine" (Kiss), d'autres carrément marrantes avec "Room of golden air" (Mercyful fate) et "Devil's child" (Judas priest). Reste qu'une grosse majorité est absolument fabuleux, avec des versions magistrales de "Evil dead" (Death), "Black sabbath" (Sab'...), "Dawn of meggido" (Celtic frost), "Raise the dead" (Bathory) et surtout les terribles "Flag of hate" (Kreator) et "Countess Bathory" (Venom bien sûr!). Le son varie d'un titre à l'autre, mais est dans l'ensemble très potable. Une curiosité qui ne laissera personne indifférent... j'ose pas faire écouter ça à Yves, les versions de Maiden et Kiss le tueraient ! (Stench)

 

 

ACHING BEAUTY – L'ULTIMA ORA

(2004 – durée : 11 morceaux)

Le nom d'Aching Beauty risque de beaucoup circuler dans les mois qui viennent, car ce combo français a réussi avec "L'Ultima Ora" à définir les contours d'un métal progressif des plus intéressants.  Le premier point qui saute à nos oreilles est la qualité de cet enregistrement qui bénéficie d'une production remarquable, ce qui n'est malheureusement pas encore le cas pour de nombreuses formations hexagonales. Un peu comme Chrysalis, Aching Beauty nous propose une musique très riche qui tire ses racines de combos comme Dream Theater (normal, on revient toujours à eux, tant leur influence est énorme sur le style) mais également de combos comme Marillion et c'est l'assemblage de ses styles qui est vraiment très réussi. Ainsi sur les titres "Glittering Images" ou sur "Soul's Wrinkles", le chant de Julien Guillemet se rapproche de celui de Steve Hogart de Marillion avec également une sensibilité très marquée sur "L'Ultima Ora" qui se décompose en quatre morceaux. En fait, plus on écoute l'album, plus on découvre diverses influences, qui remontent parfois aux seventies comme sur "Aching Awakening" avec un clin d'œil à Génésis mais toujours agrémentés de sons plus actuels (le travail basse/guitare/claviers sur "Pairsonality) avec en toile de mire des musiciens très à l'aise d'un point de vue technique. Ne pouvant être comparé à tel ou tel groupe, Aching Beauty a donc réussi son entrée dans le cercle des formations talentueuses de métal progressif. (Yves)

 

 

ACID KING – III

(2005 – durée : 46’30" – 7 morceaux)

La pochette nous montre la tête d’une Gibson Les Pauls martyrisée,  ce qui place l’écoute sous le meilleur état d’esprit possible. Le premier riff (en fait, de gros accords lourds et grésillants) nous renforce dans cet espoir : ce disque sera gras, et, à l’instar du deuxième titre de cette galette de plomb cuite dans l’huile : "Heavy load". Entre le doom et le stoner, quoi que ce terme soit aujourd’hui un peu utilisé pour n’importe quoi, ce troisième album de Acid King assomme. Entre les riffs lents à la Black Sabbath des débuts et des aspects bien rock seventies, on retrouve des mélodies planantes dues sans doute à l’arrivée dans le formation de Guy Pinhas, ancien Obsessed et Goatsnake. Attention, mélodies, certes, mais toujours en demi teinte, cachées, voire camouflées par un énorme mur de basses crades, de guitares lourdes au gain à fond, le tout faisant cracher ce qu’il reste de membranes à nos pauvres baffles. Le chant de Lori (non, pas la pucelle attardée qui squatte nos supermarchés, la bikeuse assoiffée de bière américaine) est envoûtant, parce que devant ce déluge de rythmes plombés et graveleux, elle place sa voix avec nonchalance, dans une sorte de "fuck off" attitude qui correspond à merveille à l’ambiance de la galette. Le monstrueux "War of the mind", lui, du haut de ses onze minutes, n’est pas sans évoquer Electric Wizard, en moins chaotique. Un des meilleurs albums de doom heavy que j’ai entendu depuis longtemps, et ce disque restera à n’en pas douter une référence pour tout fan de musique lourde, et de rock gras. (Stench)

 

 

A.C.T. – SILENCE

(2006 – durée : 64'29 – 19 morceaux)

De plein pied dans le progressif, A.C.T. puise ses racines dans les inspirateurs du style comme Yes ou Genesis, cette dernière influence ressortant au niveau des claviers, dont le jeu s'inspire parfois de Tony Banks ("Truth Is Pain"). Loin du prog métal qui privilégie l'aspect heavy, les suédois de cette formation ont plutôt opté pour une approche plus pop, surtout au niveau des vocaux qui jouent plus sur la finesse que sur la dureté de ton, comme sur "Pippeteers" où la dualité chant masculin/chant féminin apporte un côté léger à l'ensemble. Fidèle à son habitude, A.C.T. louvoie entre pop cool et prog, ce dernier aspect étant néanmoins porté au firmament sur la pièce "Conséquence" qui est décomposé en neuf chapitres pour une durée de vingt minutes qui est une belle leçon de prog avec des changements de tons, de rythmes parfois surprenants (on passe de plages agitées à des moments très calmes), le tout restant  néanmoins cohérent. Pour couronner le tout, leur nouvel label, l'incontournable Inside Out devrait rééditer en 2007 les trois premiers albums d'A.C.T. de quoi faire plaisir à tous les amoureux du style.(Yves) 

 

 

ACTION

(2007 – durée : 47’50" – 11 morceaux)

Formé en 1985, Action est d’abord une idée commune de plusieurs musiciens de monter un projet mélodique, projet qui a mis pas mal d’années avant d’être concrétisé grâce au label italien Frontiers sur lequel sort ce cd. Orienté fm/AOR, Action est ancré dans les eighties avec comme repères des combos tels que Treat, Boston, Journey, Europe, Giant ou Toto, sans en atteindre la magie. C’est assez soft, mais cela tient la route, car l’on sent que ces musicos ont du bagage derrière eux, comme Jack Marques dont la voix cristalline couplé à des refrains "légers" s’intègre très bien à ce style mélodique. (Yves) 

 

 

ACT OF GODS STENCH OF CENTURIES

(2004 – durée : 46’16” – 11 morceaux)

Un groupe français signé par Osmose, ce n’est pas courant ! Il doit y avoir une raison… En fait, elle est toute simple, Act Of Gods est un groupe de tueurs ! Formé par d’anciens membres de Mutilation en 2001 seulement, ce disque est leur première vraie production après une démo auto produite. Et la baffe est puissante ! Death métal jusqu’à l’os, ce "Stench of centuries" tape là où ça fait mal. Pas de fioriture inutile, juste de la puissance et de la vitesse. Je crois que la comparaison peut être faite avec les morceaux les plus rapides et violents d’Incantation, grâce à la voix d’outre tombe et aux guitares bien grasses. L’élément prioritaire de ce disque est la vitesse d’exécution, car même si des idées nouvelles et quelques expérimentations sont décelables à droite ou à gauche, l’ensemble est noyé dans un flot de blast beat, faisant de ce disque un délicieux moment de brutalité. La production est signée Buriez au LB LAB, mais contrairement aux sons très propres qui sortent habituellement de ce studio, les sonorités de ce disque sont vraiment brutes, renforçant un coté old-school plus que bienvenu ! Un album qui ne changera pas la face du death métal, mais qui s’inscrit dans une tradition extrême et joué à la perfection. (Stench)

 

 

ACT OF GODSMAÄT

(2006 – durée : 37’25" – 11 morceaux)

Deuxième album pour ce groupe formé sur les cendres de Mutilated, et beaucoup de choses à prouver parce que le premier disque des français sorti il y a bientôt trois ans avait remporté l’unanimité, il s’agit donc d’être à la hauteur de cette nouvelle réputation. L’évolution semble être bien perceptible, le groupe a un peu mis de coté l’aspect purement death métal old school pour se pencher plus franchement vers un death bien plus extrémiste. On ne parlera pas de brutal death, puisque Act Of Gods n’a rien à voir avec un Prostitute Disfigurement par exemple, mais de death frénétique. Le chant crade est ce qui reste le plus clairement old school, avec des intonations proches d’Autopsy par exemple, plus repoussantes que gutturales. Le reste, c’est bien simple, on a l’impression de passer un LP en 45 tours… Les riffs ultra rapides, les tempos effrénés, les breaks au millimètre, ce sentiment d’urgence font que cet album surprend. En sachant éviter les clichés propres au brutal death à la mode (mouvement qui commence à s’essouffler…) pour proposer une vision différente de la violence et de la rapidité, Act Of Gods a tout à gagner. Toutes proportions gardées (on est en 2006…) le coté speed et frénétique de ce "Maât" me fait songer à la claque envoyée lors de la sortie du premier Agressor "Neverending destiny". Les solos, eux, ne sont pas loin de ceux de monsieur Azagtoth. De bien belles références pour un album étonnant, un disque de death original, puissant, violent, qui finit en apothéose avec une reprise de Terrorizer "After world obliteration". (Stench)

 

 

ADAGIO – UNDERWORLD

(2003 – durée : 63’36’’ 8 morceaux)

A l’écoute de ce nouvel album, l’on se rend compte tout de suite que Stephan Forte a du passer des nuits blanches pour composer ce deuxième album, tant celui-ci est intense et déborde d’idées. Proche de Symphony X par bien des points, la créativité, les arrangements, la qualité des compositions, Stephan peut être satisfait du résultat de son travail exemplaire. Renforcé par l’arrivée d’un nouveau claviériste d’une vingtaine d’années Kevin Codfert, Stephan a pu encore aller plus loin dans son travail d’écriture, car les parties classiques jouées par Kevin donnent une nouvelle dimension à la musique de Stephan. Que dire de David Readman, également chanteur de Pink Cream 69, qui a encore développé ses capacités vocales afin d’offrir le meilleur de son chant à l’œuvre de Stephan, car dans ce cas précis l’on peut utiliser le terme d’œuvre tant la qualité de l’ensemble de l’album est réussie. A l’image de Dream Theater, mais dans un autre style, Stephan innove et nous propose d’aller encore plus loin dans ce qui a été fait par le passé dans l’association classique/métal en écrivant un morceau ambitieux de treize minutes, qui donne d’ailleurs le titre à cet album, qui mélange classique, chœurs majestueux et métal pour former au final un morceau intemporel qui marquera à lui seul tous les esprits. Un album de grande qualité que l’on n’est pas prêt d’oublier. (Yves)

 

 

ADAGIO – DOMINATE

(2006 – durée : 42'45" – 8 morceaux)

Comme le laissait déjà supposer l'album précédent d'Adagio et comme le montre la pochette de "Dominate", ce dernier voit l'intégration de manière assez conséquente d'influences death, mais c'est là le point fort du groupe, parfaitement intégrées au métal progressif du combo, le tout magnifié par de nombreuses orchestrations classiques ("Terror Jungle", "R'Lyeh The Dead", avec son intro classique très sombre). Cet album est un peu le point de rencontre entre le death symphonique de Dimmu Borgir et le métal progressif de Symphony X et le résultat est tout simplement explosif. Les voix death font aussi une entrée remarquée ("Dominate") au même titre que l'entrée du chanteur brésilien Gus Monsanto avec son timbre de voix très à l'aise dans un registre assez large avec une prédisposition pour les aiguës. Une recrue de choix pour le combo. Une autre particularité du combo réside toujours dans le haut niveau des parties de guitares de Stephan Forte, toujours dans un registre "néo-classique" et les claviers de Kevin Codfert qui n'hésite pas à nous offrir de superbes parties "de pure musique classique " ("Children of The Dead Lake"), le tout associé à une production d'une clarté remarquable.  Assurément le meilleur disque de ce début d'année dans ce style qui associe avec bonheur de nombreux changements, des breaks et une virtuosité technique; le tout mis à profit de compositions qui sauront à coup sur capter votre esprit avec même une reprise surprenante du titre disco "Fame". (Yves)

 

 

ADRENALINE FACTOR

(2007 – durée : 40’02" – 10 morceaux)

Direct et sans fioritures, le hard rock’n’roll d’Adrenaline Factor prend ses racines dans le rock australien. Ce combo originaire d’Austin au Texas a beaucoup tourné avec Dangerous Toys et Broken Teeth avant de sortir son album éponyme qui tire ses influences d’AC/DC ("Ride", "Bet Your Life"), au  niveau rythmique, mais aussi du fait que le timbre de Lee Scott peut-être comparé à celui du regretté  Bon Scott. On pense également à The Angels ("No Warning") ou à Rose Tattoo sur "Bad Habbit" qui commence sur un rythme bluesy pour finir en orgie électrique. Seul faute de goût le dernier titre, "Goin’Nowhere" dont la particularité est d’avoir un son de clavier, façon Deep Purple, cette influence ayant du mal à se mélanger au style direct du combo. (Yves) 

 

 

ADX – DIVISION BLINDEE

(2008 – durée : 54’02” – 12 morceaux)

Certes les groupes de métal francophone n’ont jamais vraiment été à la fête et ce même dans les années ’80 où ils étaient plus nombreux et plus appréciés qu’aujourd’hui. Les rares survivants de cette époque peuvent se compter sur les doigts d’une main, car à part Killers et ADX, il n’y a plus grand monde debout. ADX sort avec “Division Blindée” son premier album depuis sa reformation de 2006 (seconde reformation du groupe après celle de 1998 qui fut suivit de la sortie de l’album “Résurrection”). Malgré les années passées, les Français ont toujours su garder un heavy so British où l’on ressent les influences d’un Maiden ou d’un Priest des eighties. “A la gloire de dieu”, “Les stratèges”, “Division blindée”, “La parodie du fou”, “Dernière morsure”, voici quelques titres qui illustrent parfaitement le style du groupe. Un style qui n’a pas trop changé depuis 1985, excepté pour la qualité du son qui apporte une vraie puissance supplémentaire aux morceaux. Le line-up se voit lui aussi très peu modifié, Phil, Bétov et Dog sont toujours présents, et permettent au groupe de garder son superbe chant, ses solos épiques et sa rythmique heavy à souhait. Alors certes, le plus dur est comme à chaque fois qu’un groupe chante en Français de se faire aux textes, mais bon il y a bien des groupes Anglo-Saxon qui prônent que l’enfer plie pour du cuir, qu’il faut mourir avec ses bottes aux pieds, ou encore qu’il faut m’aimer comme un reptile… En somme, un album qui m’a bien fait plaisir et m’a permis de  retrouver une partie des mes 15 ans… (Sebb)

 

 

AFTER ALL – THIS VIOLENT DECLINE

(2006 – durée : 38'41" – 11 morceaux)

Ah, les belges quel humour (mais ça on le savait déjà), car comment mettre ce type de pochette sur l'un des albums les plus explosifs de trash métal sortis cette année. Il n'y pas à dire, à part cette faute de goût (encore que même si elle dénote, cette pochette n'est pas pire que certains de groupes extrêmes où même métal), cet album se montre tout ce qu'il y a de plus écoutable et recommandable, car le combo belge a réussi un mélange qui tient autant du trash new yorkais avec "Violent Decline ("Drawn To The Devil") qui fait penser à Anthrax, que du trash de la Bay Area ("Blackest Moon") qui nous ramène vers Exodus, Death Angel, avec même des touches "Metallica" ("Sacraments For The Damned"). L'Europe n'est pas oublié avec des relents Destruction sur "Ruins Of Bones". Puriste dans sa démarche et ne faisant aucune faute de goût, After All nous offre un album de trash bien sympathique. (Yves)   

 

 

AFTER FOREVER – INVISIBLE CIRCLES

(2004 – durée : 59’09’’ – 12 morceaux)

Après Epica chroniqué le mois dernier, c’est au tour du nouvel album des hollandais d’After Forever d’être disséqué dans ces colonnes et bien qu’il y ait des similitudes entre les deux formations (n’oublions pas qu’Epica a été créé par Mark Jansen suite  à son éviction d’After Forever – petit rappel pour ceux qui n’ont pas lu le précédent Passion Rock), les différences apparaissent à l’écoute. Toujours symphonique, mais beaucoup moins que par le passé, cet album est beaucoup plus puissant, plus dark, les guitares plus agressives et la voix de Floor Jansen, toujours si pure (Eccentric), aborde des rivages qu’elle n’avait pas encore exploré (Between Love and Fire). Le chant rauque (limite death) de Bas Maas est également beaucoup plus présent démontrant que l’on est en présence d’un véritable album de heavy métal symphonique dans la droite lignée de Thérion. L’ensemble des titres est lié par un concept dont le thème principal s’inspire des relations entre parents et enfants et leurs rapports avec les nouveaux moyens de communication. Il reste à rajouter que toutes celles et tous ceux qui ont raté le groupe en concert à Eloyes en janvier pourront se rattraper puisque le groupe jouera à la Laiterie le 23 mai avec Nightmare et Ellipsis. (Yves)

 

 

AFTER FOREVER – REMAGINE

(2005 – durée : 49'38" – 12 morceaux)

Ceux qui pensaient qu'After Forever ne pouvait évoluer, vont être surpris par ce nouvel opus, car il nous permet de découvrir un groupe qui n'hésite pas à inclure des nouvelles influences à son style afin d'aller de l'avant. Ce quatrième album qui fait suite au concept album "Invisible Circles" (2004) comporte plusieurs changements notables. En effet, on peut assister sur plusieurs titres à une approche beaucoup plus moderne au niveau des claviers, notamment sur "Come" qui sonne très Rammstein, ou encore sur "Living Shields" ou "Only Everything" qui sonnent également très actuels. Cela se ressent également au niveau du chant, puisque celui de Floor Janson se détache un peu de son aspect lyrique et atmosphérique des albums précédents pour s'articuler sur une approche rock plus "classique", voir hard, comme sur "Face Your Demonds" qui permet à la chanteuse de se déchaîner et qui fait suite à la belle ballade "Strong". Il reste néanmoins de nombreuses parties lyriques, mais celles-ci ne sont plus majoritaires au sein de l'album. Le chant masculin reste encore présent sur quatre titres, avec même deux incursions dans le chant clair ("No Control", "Forever") afin de sortir de la combinaison voix lyrique/voix caverneuse. Les chœurs sont toujours aussi travaillés ainsi que les orchestrations qui nous font voyager dans un univers pas si éloigné de Nightwish ou Thérion. Un album qui pourra surprendre au premier abord de par son évolution, mais qui devrait plaire un maximum après le moment de surprise estompé. (Yves) 

 

 

AFTER FOREVER – AFTER FOREVER

(2007-durée : 57’51’’ – 12 morceaux)

After Forever a toujours évolué en marge des autres groupes à voix féminine et ce n’est pas avec ce 5ème cd et un passage chez Nuclear Blast que cela changera. Ils se démarquent des autres groupes hollandais qui n’hésitent pas à mettre du fromage fondu dans des compositions soporifiques. Ici faisons place à l’énergie, aux grunts rageurs, à des chœurs massifs qui n’interviennent qu’à de brèves occasions ("Withering Time"…) pour accroître l’effet de ses apparitions. L’orchestre de Prague n’est pas là pour distiller un fond sonore, il s’intègre parfaitement à la musique du groupe, angoissant, vif et énergique. Comme d’habitude, on retrouve des ballades ou des chansons plus légères ("Cry with a smile", "Empty Memories" et "Energize-me"). Le reste de l’album déferle à tout à allure. Andre Borgman se sublime une énième fois derrière les fûts tout comme Joost pour les sons électroniques. Les autres ne sont pas en reste, Floor Jansen est toujours au top vocalement. Elle tranche par sa voix aux multiples couleurs à la brutalité de Sander. Impossible de le retenir, il déverse encore plus d’agressivité que par le passé ! Les 11min de " Dreamflight" ravissent les oreilles. Toutes les armes d’After Forever s’emboîtent pour donner un condensé de leur talent passé et à venir. Ajoutez deux illustres inconnus, à tout hazard, Doro ("Who I Am") et Jeff Waters d’Annihilator ("De-Energized") en invités et vous comprendrez qu’After Forever a fait les choses en grands sur cet album éponyme. De nombreuses nuques se désintègreront lors du Earthshaker Roadshow à la Laiterie et au Z7. (Yann)

 

 

THE AGE OF NEMESIS – PSYCHOGEIST

(2006 – durée : 60'24" – 11 morceaux)

Cela faisait quelques temps que je n'avais plus reçu de nouvelle du label progressif Magma Carta et c'est donc avec intérêt que j'ai glissé ce skeud dans ma platine. Connaissant l'orientation "métal progressif" du label, je m'attendais à écouter un groupe de prog métal et c'est effectivement le cas avec Age Of Nemesis dont la particularité principale est de venir de Hongrie, pays peu connu pour des groupes oeuvrant dans ce style. Dès les premières notes de ce concept album, l'on comprend pourquoi Magma Carta a signé ce groupe, car la musique du combo est excellente, du niveau des groupes tels que Shadow Gallery ou Magellan, des combos qui figurent également au catalogue du label. Les compositions sont fouillées, alambiquées et comme dans tout combo de métal progressif qui se respecte, demandent plusieurs écoutes pour en assimiler toutes les subtilités. Les fans de Dream Theater ("Grey Room") vont également adorer, d'autant plus que la production est très bonne. A noter que cet album renferme une première partie composée de six titres qui forment "The Psychogeist Story". Deux excellents instrumentaux viennent également égailler cet album qui devrait vraiment satisfaire la majorité des adeptes de métal progressif. (Yves)

 

 

AGENT STEEL – SKEPTICS APOCALYPSE

(1985 – durée : 30’45’’ – 9 morceaux)

Groupe phare des premières formations thrash/power des années 80, Agent Steel est aujourd’hui quasi inconnu et tombé dans l’oubli. Seuls les fans des premières heures sont encore aux rendez-vous avec le groupe, et certainement plus au niveau des sorties cd, qu’au niveau des live pratiquement désertiques (allez voir le live report du concert d’avril 2005, vous serez fixé sur ce point…). Néanmoins Agent Steel reste l’un des précurseurs et l’un des meilleurs groupes de thrash/speed de la scène métal. Fondé en 1984 à Los Angeles par John Cyriis, chanteur, et Chuck Profus, batteur, la musique du groupe se base sur des textes issus de la science-fiction, de rapides riffs thrash, et des vocaux prêts à briser le verre. Ce premier album possède sa propre atmosphère, un peu différente des ambiances classiques de l’époque, grâce à une production assez rugueuse, bien entendu dans le registre des eighties. Mais "Skeptics Apocalypse" tire surtout sa force de deux particularités. La première est son chant au timbre unique navigant entre Halford et King Diamond ("Taken by force", "Guilty as charged"). La seconde réside en ses riffs de guitares tous plus entraînant les uns que les autres. Juan Garcia a la faculté de pondre des riffs facile à mémoriser et ensorcelant, tout en restant agressifs et incisifs ("Children of the sun", "Bleed for the godz"). Tout ceci sans omettre l’emploi d’une magnifique harmonie jumelle à la guitare sur "144,000 gone". Agent Steel restera toujours le groupe qui n’a jamais eu le succès relatif à son talent, constamment noyé dans la masse des autres groupes gravitant dans des registres proches.  Restent "Skeptics Apocalypse" et son successeur "Unstoppable Force", les deux albums phares d’Agent Steel, tous deux parmi les plus grandes réussites du genre. A se procurer impérativement ! (Sebb)

 

 

AGNOSTIC FRONT – WARRIORS

(2007 – durée : 32’24’’ – 14 morceaux)

Ah ah ! Revoilà Agnostic Front qui re-pointe le bout de son nez (piercé et tatoué bien sûr !) pour nous balancer sa quinzième galette en 25 ans. Sur cet album tout n’est que pur hardcore tiré des bas fonds new-yorkais, de la pochette, à la musique, et ce en passant pas les textes et les musiciens eux-mêmes. Provocation, violence, agressivité et révolte sont les maîtres mots, les lignes directrices du cd. La production, signée Freddy Cricien de Madball, a permis de retrouver l’atmosphère du vrai punk hardcore original des débuts qui se ressent sur chaque titre, tout en gardant un enregistrement bénéficiant des apports technologiques actuels. L’album se constitue de quinze plages qui vous prennent directement aux tripes malgré leurs durées succinctes. Les Américains sont bien revenus pour jouer les guerriers et distribuer de grandes baffes partout où ils passent (“Addiction", "Black and blue", "For my familly"). Un album digne des premières sorties du groupe, préparer vous à ressortir les poings américain et à faire gonfler du biceps, ça va saigner ! Moi avant, je dois aller reprendre quelques séances de fitness… (Sebb)

 

 

AGRO – RITUAL 6

(2006 - durée : 55’19’’ – 11 morceaux)

L’hiver approche et c’est avec une touche d’exotisme qu’on l’aborde. Agro nous vient d’Afrique du Sud et depuis 1992, ils délivrent un power metal sans brutalité excessive tout en sachant placer leurs riffs. Les claviers plutôt légers fixent la profondeur des compositions; "Carpe Diem" en est un bon exemple et prouve l’aptitude technique des musiciens pour ses nombreux changements de rythme. La voix se concentre dans un registre grave, épaulé de la voix claire des autres membres pour les refrains qui manquent parfois d'assurance. Le groupe a souhaité apporter des mélodies, des ambiances et un chant audible afin de se différencier. Le pari est réussi puisque leurs compos assez longues sont équilibrées et font bien entendre chaque instrument. "B.D.F.P." fait la part belle aux claviers (piano, nappes, fond sonore) pour nous plonger dans une atmosphère symphonique relayée par des riffs entraînants, un chant expressif et des solos précis. Mid-tempo comme "Willowmore" ou plus vivace, aucun titre ne se répète et l’album passe vite malgré quelques petites imperfections d’ensemble. (Yann)

 

 

AINA – DAYS OF RISING DOMM – THE METAL OPERA

(durée cd 1 : 71’’09’’ - 15 morceaux – cd 2 : 55’18’’ – 8 morceaux + dvd)

S’attaquer à la chronique d’une oeuvre comme celle de Ania n’est pas chose aisée car la richesse musicale développée sur ce double cd (+ dvd avec vidéo, making of, histoire du concept…) est tellement dense qu’elle mériterait une page entière de Passion Rock. En effet, tout a été soigné pour cet opéra métal de la musique en passant par l’emballage qui se présente sous la forme d’un superbe digipack avec un superbe livret qui nous conte le concept développé et nous présente tous les intervenants ayant participé à l’aventure de cet opéra. Et il y a du bon monde : Oliver Hartmann (Empty Tremor, ex At Vance), Thomas Youngblood (Kamelot), Candice  Night (Blackmore’s Night), Sass Jordan, Andrea Matos (Shaman, ex Angra), Tobias Sammet (Edguy), Glenn Hughes, Emppu Vuorinen (Nightwish), ect….Aina me fait penser en fait à l’œuvre des Seigneurs des Anneaux, car cette œuvre musicale est faite pour durer et risque de marquer les esprits car elle mélange allègrement musique classique avec de nombreuses ambiances symphoniques de toute beauté avec des passages purement métal très réussis. Cet opéra est en fait un ensemble qui ne s’appréhende pas une seule écoute, mais en de nombreuses, car ce double album est un patchwork de heavy avec des grosse guitares puissantes, de chœurs grandiloquents à la Queen, de métal symphonique avec des interprètes qui se collent et se fondent dans l’ambiance de cet album et cela sans jamais être lassant ou hors de propos. A noter que le deuxième cd propose des versions différentes de certains morceaux présents sur le premier cd ainsi qu’une version instrumentale de quinze minutes de l’histoire d’Aina ainsi qu’une version parlée du même titre. Aina représente donc à ce jour, avec les albums d’Ayeron,  l’œuvre musicale la plus aboutie dans le domaine des albums conceptuels qui mélangent symphonique et métal. (Yves)

 

 

AIRBOURNE – RUNNING WILD

(2007 – durée : 36’45’’- 11morceaux)

Si vous n’en pouvez plus d’attendre la sortie du nouvel AC/DC, jetez vous sur ce skeud d’Airbourne, combo australien (tiens déjà une similitude avec AC/DC) qui s’inspire fortement du rock distillé par les frères Young.  C’est très rock’n’roll et aussi bien les parties de guitares de David Roads et de Joel O’Keeffe (qui tient aussi le micro), que le chant de ce dernier s’inscrivent dans le registre des australiens. Vocalement, la voix de Joel est éraillée et fait aussi bien penser à Bon Scott, qu’à celle de Brian Johnson, sauf sur les deux premiers titres où on pense un peu à Sebastien Bach (ex-Skid Row). A noter que ces deux titres sont les seuls qui se détachent de l’influence AC/DC. En résumé, si vous cherchez l’originalité, passez votre chemin, mais si vous souhaitez écouter de pur hard rock australien très bien produit et interprété, alors n’hésitez pas.  (Yves)

 

 

DON AIREY – A LIGHT IN THE SKY

(2008 – durée : 60’42’’ – 17 morceaux)

Actuel clavier de Deep Purple, Don Airey a derrière lui un passé conséquent avec des participations dans d’innombrables formations tels que Gary Moore, Rainbow, MSG, Whitesnake, …et même si l’homme pourrait avoir la grosse tête, il reste humble et essaye de nous faire partager à travers son nouvel album solo sa vision de l’utilisation des claviers. Evidemment, son nouvel pourrait être axé uniquement sur des compositions instrumentales, mais Don a eu la bonne idée d’inclure cinq titres chantés, à l’instar de "Shooting Star" qui  fait penser fortement à Deep Purple, alors que "Endless Night" et "A Light In The Sky" nous ramènent vers Uriah Heep, ces titres étant interprétés par Carl Sentance, alors que Danny Bowes (Thunder) pose sa voix sur les deux autres titres, l’un très rock alors que l’autre est plus calme. Le reste de l’album s’articule autour des claviers avec une multitude de sons, des vieux hammond aux sons plus modernes ("Cartwheel ESO 350-40"), le tout dans des styles variés, allant du rock en passant par le classique ("Sombrero M104" avec ses violons) ou le jazz rock ("Big Crunch"). Un album qui vous fera découvrir différents styles, à travers un fil conducteur : les claviers. (Yves)  

 

 

AIRTIME – LIBERTY MANIFESTO

(2007 – durée : 53’46’’ – 12 morceaux)

Projet composé par Michael Shotton (batterie, claviers, chœurs) et Rik Emmet, connu pour avoir été le guitariste et chanteur du trio combo canadien Triumph (auteur de fabuleux albums tels que "Rock’n’Roll Machine", "Just A Game", "The Sport Of Kings", …) avant d’avoir entamé une carrière solo, Airtime nous propose du rock mélodique très varié. Entre titre prog fusion ("Edge Of Your Mind"), rock lourd ("Midnight Black & Blue"), acoustique rock ("Liberty"), les deux hommes varient les plaisirs, Rik n’oubliant pas de nous faire partager pas son amour de la guitare, avec des parties lumineuses, tout en finesse comme sur l’intermède  "Headstream" alors que "River Run Deep" nous ramène vers les belles heures de son ancien groupe. Sa voix claire nous entraine dans des ambiances funky ("Code 9") ou plus sensibles ("Moving Day") démontrant au passage qu’il n’a rien perdu de ses capacités vocales ou musicales (l’instrumental "Transmutation"). (Yves)

 

 

AJATTARA – TYHJYYS

(2004 – durée : 36'03"- 11 morceaux)

Troisième album pour ce groupe finlandais qui m'est pourtant complètement inconnu. C'est un trio qui nous propose cette rondelle, et comme vous pouvez vous en douter en voyant le titre, tout est chanté en finlandais. Je ne vais donc pas me lancer dans une explication de textes aussi intéressants que "Pahan Tuoma", "Harhojen Renki" ou encore "Katumuksen Kyinen Koura" dont je ne remets pas en question la grandeur poétique, pour directement attaquer le coté musical de la chose. Atajjara a décidé de nous faire tripper en utilisant un style assez peu fréquent, puisqu’il s’agit d’un black/doom très mid tempo, lourd, sombre, et malgré tout haineux. Leur démarche me rappelle un peu celle des suisses d’Alastis, qui officiaient aussi dans une branche sombre et agressive. Cette musique vraiment oppressante est très intéressante, parce qu’elle puise pour une fois dans la noirceur uniquement, et n’a pas à cacher un manque de puissance derrière un déferlement de blasts. Droit au but, avec des mélodies très simples mais percutantes, des touches de clavier qui enrobent encore cela d’une aura sinistre, le groupe sort du lot et est vraiment imposant. Parfois vraiment  pachydermie, les limites du doom sont souvent dépassées, et pourtant le violence vocale évite de faire tomber le disque dans l'ennui. Le chant en fait ressemble beaucoup à celui de Master's Hammer de la grande époque. Et, même si j’ai été un brin moqueur en début de chronique, le finlandais colle parfaitement avec ces ambiances et les renforce grâce à l’articulation dure de cette langue. Un très bon disque de vrai métal sombre et angoissant, et enfin un groupe original . (Stench)

 

 

AJATTARA – APÄRE

(2006 – durée : 32’26" – 10 morceaux)

Ah, les choses roulent toujours pour Ajattara, ce groupe finlandais qui ramasse de plus en plus de fans sur son passage, et qui est en passe de devenir un groupe culte. C’est la moindre des choses, pour une fois qu’une formation invente un nouveau style, il est normal que la réputation suive. Quatrième album, et il ne faut s’attendre à aucun changement, ni dans les compositions, ni dans le son, ce disque est dans la droite lignée de "Tyhjys" sorti en 2004, le groupe s’appliquant à réutiliser autant que possible les éléments qu’ils ont eux-mêmes inventés. On retrouve donc avec plaisir ces paysages glacés, ces ambiances angoissantes, ce black/doom dont la force principale est de proposer un coté vraiment épique, une version haineuse, glauque et black des derniers albums de Bolt Thrower par exemple. Les titres sont lents, malsains, et donnent l’impression d’une haine retenue, contenue, qui n’attend qu’à exploser. Des claviers très discrets, mais en même temps indispensables, ajoutent de la noirceur à cet édifice effrayant. Le chant est toujours en finlandais, et c’est toujours un élément essentiel, parce que la rudesse de cette langue s’additionne à la voix écorchée de Ruoja pour notre plus grand bonheur. Autre détail important, le groupe sait rester dans ses limites, et plutôt que d’étendre ses titres jusqu’à l’ennui préfère s’en tenir à de courts condensés de froideur qui ne dépassent jamais les 4 minutes. Direct, tranchant, un album envoûtant qui enferme son auditeur dans un univers sombre. Grandiose, la simplicité au service de l’efficacité ! (Stench)

 

 

AKROMA – SEPT

(2006 – durée : 49’00" – 7 morceaux )

Point d’orgueil ni de paresse dans cet album, il n’y a que de l’envie et de la gourmandise. Rajoutez-y la Luxure, l’Avarice, et la Colère, vous obtenez "SEPT", le premier opus d’Akroma : du black Metal symphonique français. Ce concept album tourne autour du chiffre 7; 7péchés, 7chansons de 7minutes et 7guitaristes solistes pour chacune des pistes. Le groupe composé de 5 membres dont les initiateurs du concept sont Mat (Guitares et Programmation) et Bob (Chant). A noter la présence de Julie Henau (ex Dying Tears), Adeline Gurtner (chant) et Nicolas Colnot (Basse). Les morceaux installent de très belle manière chaque thème abordé. Le chant black défile très vite, parfois agaçant en accompagnant les blasts, il sait se rendre macabre en doublant la basse et des rythmes de batteries chaloupés comme sur "Gourmandise". Le solo de celle-ci est assuré par Alex H. de Nightmare. Le tout est très bien ficelé, le chant féminin fragile complète des écritures musicales de toutes beautés. Rien n’est laissé de côté et les orchestrations ne sont pas redondantes ni prédominantes, juste articulées d’une main de maître. Les 7 brûlots ne se laissent pas dompter facilement, allez jetez vos oreilles du côté d’http://www.akroma-metal.net où des extraits vous attendent. (Yann)

 

 

ALANNAH - TIME…

(2004 – durée : 50'47'' – 10 morceaux)

Deuxième album pour les français d'Alannah qui pour l'occasion sont passés d'un quatuor à la formule du trio, avec un nouveau bassiste Henri Grosjean et un guitariste Fabrice Michel plus influent puisqu'en plus de jouer les guitares, le français s'est attelé aux claviers ainsi qu'au chant. Le groupe a néanmoins conservé son orientation musicale qui se situe de plein pied dans le hard-rock mélodique avec des colorations que l'on retrouve dans les combos de métal progressif. La production a également progressé d'un cran par rapport au premier album permettant au groupe d'espérer de toucher un public plus large grâce notamment à une reprise vraiment originale du standard de Judas Priest "Breaking The Law". Même si l'ensemble reste sympa et comporte de bonnes idées, l'association de deux styles opposés, le groupe devra néanmoins développer plus sa personnalité, notamment au niveau du chant, pour passer à l'échelon supérieur. (Yves)

 

 

ALESTORM – CAPTAIN MORGAN’S REVENGE

(2008 – durée : 41’42’’ – 10 morceaux)

La définition donnée par le label pour définir la musique d’Alestorm est du "Scottish Pirate Metal" et même si cette appellation s’avère un peu surprenante, elle peut s’appliquer sans problème à cet opus. En effet, sur une base heavy rapide, Alestorm a inclut de nombreuses influences celtiques avec cornemuse, accordéon qui nous transportent dans une ambiance "Pirates des Caraïbes". Les refrains chantés à plusieurs renforcent ce côté convivial, tout en n’oubliant pas le coté  métal à la Running Wild au niveau des rythmiques. Du très bon métal pagan festif qui se différencie de la vague nordique plus axée sur des vocaux plus guerriers. (Yves)

 

 

ALICE COOPER – THE EYES OF ALICE COOPER

(2003 – durée : 44’21’’ – 13 morceaux)

Le troisième album de la trilogie commencée avec Brutal Planet et Dragontown ne verra pas le jour et tous les fans de la première heure qui avaient délaissé le grand Alice suite à l’évolution musicale entamée avec les deux albums précités peuvent se frotter les mains et surtout ouvrir leurs oreilles en grand, car la figure emblématique du rock théâtral est de retour avec un album qui sent bon le retour aux sources. Je reste cependant convaincu que la musique jouée par Alice Cooper avec ses deux albums a contribué à le mettre de nouveau sur le devant de la scène et surtout lui a permit d’acquérir de nouveaux fans qui n’étaient certainement pas nés quand Alice sortait ses premiers albums et prouver au monde que si Marilyn Manson est si populaire aujourd’hui, il le doit certainement au rock grandiloquent d’Alice Cooper qui fut l’inspirateur de ce style. Pour en revenir au contenu de cet album, il comprend des compositions qui transpirent le bon hard rock et qui rappelle les grands albums du musicien. Les morceaux calmes sont même de retour (Be With You Awhile, This House Is Haunted avec son ambiance glauque) démontrant le changement de cap avec ce nouvel album. L’homme s’essaye même à un morceau aux relents punk (époque Clash) du plus bel effet (Man Of The Year), prouvant qu’il est à l’aise dans tous les domaines. Certainement, le meilleur album d’Alice depuis des lustres. (Yves)

 

 

ALICE COOPER – DIRTY DIAMONDS

(2005 – durée : 46'53" – 13 morceaux)

C'est un vrai retour au sources que nous propose Alice Cooper, puisque avoir touché le rock très moderne avec des relents indus sur l'album "Brutal Planet" puis sur "Dragontown", l'homme a ensuite opéré un virage avec l'album "The Eyes Of Alice Cooper" qui nous permettait de retrouver le style "classique" de l'homme au serpent, mais ce n'est rien, comparé à "Dirty Diamonds", que l'on croirait tout droit sorti des années soixante dix. Le son des grattes est vraiment "old school" et l'on retrouve cette rugosité propre au son "seventies". L'ouverture de l'album est un bond dans le passé, car des titres comme "Woman Of mass Distraction" ou "You Make Me Wanna" (avec son riff pompé sur "I'm Eighteen"), "Perfect" n'auraient pas fait mauvaise figure sur les mythiques "School's Out"(1972), "Billion Dollar Babies" (1973). Cet album bénéficie également d'une production très moderne, mais avec un côté très "roots". Très à l'aise, Alice retrouve la diversité de ses productions anciennes, avec entre autres "Pretty Ballerina", une ballade avec flûte qui est à cent lieux de ce que faisait Alice en 2000, "Zombie Dance" légèrement bluesy avec l'harmonica en prime. Alice Cooper nous réserve également deux titres, dans des registres qu'il n'avait jamais adopté. Le premier sur "The Saga Of Jesse James", une ballade country, où la voix du chanteur est méconnaissable, puisque l'on croirait entendre vraiment un chanteur de country et la deuxième surprise se trouve en fin d'album, sur le bonus track "Stand" où Alice tape le duo avec Xzibit, un rappeur, preuve de l'ouverture d'esprit de ce grand chanteur qui par sa carrière et son excentricité a été l'inspirateur de bons nombres d'artistes actuels, Marilyn Manson en premier. (Yves) 

 

 

ALICE COOPER – ALONG CAME A SPIDER

(2008 – durée : 44’24’’ – 11 morceaux)

Avec son 25ème album (le temps passe!!!), Alice Cooper nous propose un concept album qui musicalement nous plonge dans les seventies avec un son "old school" (avec néanmoins un coté plus moderne notamment sur le titre "Catch Me If You Can", un peu dans la continuité de l’album "Brutal Planet") qui s’inscrit dans la lignée du son des vieux albums d’Alice ("Killer", "Billion Dollar Babies", "Welcome To My Nightmare", …). Cette production s’adapte parfaitement à l’aspect théâtral de ce concept album qui raconte l’histoire d’un serial killer nommé "Spider". Les ambiances et les bruitages sont nombreux et renforcent le coté sombre de l’histoire. Il est à noter que comme à l’accoutumée, Alice s’est entouré de musiciens expérimentés à l’instar de Slash qui pose ses riffs sur "Vengeance Is Mine". Un album étonnant qui séduira à coup sur les vieux fans du chanteur tout en permettant aux autres de découvrir l’univers si spécifique de cette légende du hard rock. (Yves)

 

 

ALIEN - DARK EYES

(2005 – durée : 46'06" – 11 morceaux)

Cela fait toujours plaisir de retrouver un groupe pour lequel l'on a craqué par le passé, ce qui est le cas avec les suédois d'Alien et leur premier album sorti en 1988 et qui avait mis tout le monde d'accord tant le hard mélodique de ce groupe était empreint de finesse tout en possédant une pêche communicative.   Plusieurs albums sont sortis après mais sans jamais retrouver la magie de ce premier opus. Même si cet album n'a pas été composé par la fine fleur du premier album, il permet néanmoins de retrouver son noyau dur, Tony Borg à la guitare et Jim Jidhed au chant, ce dernier ayant quitté le groupe après ce premier album éponyme. Après dix ans loin des studios, Alien est donc de retour avec onze titres de pur AOR mélodique dont on retiendra évidemment les deux ballades "Oh Sarah" et Sherylee". Du bon boulot, d'autant que les autres compos ne sont pas en reste avec une fraîcheur et un entrain faisant plaisir à voir avec des solos qui explosent un peu partout ("Are You Ready") et des refrains entraînants ("Don't Fight It") avec même parfois un penchant hard traditionnel ("Lethal Woman") avec un son de clavier assez vintage. On pourra certes reprocher à cet album son côté conventionnel, mais il saura d'un autre côté ne pas décevoir les fans du premier album et tous les fans de mélodique en général. (Yves)

 

 

ALIENATION MENTAL – PSYCHOPATICCOLORSPECTRUM

(2005 – durée : 36’22" - 8 morceaux)

Alors voici un album qui fait couler beaucoup d’encre (et de larmes ) en ce moment. Parce que les leaders de la scène death/grind tchèque ont sorti une bombe ? Parce qu’ils ont atomiser la concurrence ? Pas du tout. Tous simplement parce qu’avec cette album, le groupe a eu des couilles ! Et il fallait en avoir des énormes pour prendre un tel risque, et nous proposer un album dont ils savaient qu’il allait leur mettre à dos tous leurs anciens fans. En effet, Alienation Mental ont choisi d’évoluer plutôt que de stagner dans leur trip. Et le résultat est déroutant. Ultra déstructuré, ça part un peu dans tous les sens, et même si la base est death grind (et encore, même pas sûr…), avec grosse voix, blasts et toute la panoplie, les quatre mecs ont complètement changé de direction, dans une volte face rarement égalée. On trouve donc dans ces structures torturées du chant clair, qui va parfois jusqu’au chœur planant limite Machine Head ("Wreck"), des ambiances bizarres ("Psychopathicolorspectrum"), des plans neo métal (non, vous ne rêvez pas !!!), voire hardcore dépressif, des disharmonies presque indus, etc. Fini la vitesse, l’agressivité, la groupe est entré dans une nouvelle peau, et je comprends que les puristes soient déstabilisés. D’ailleurs, même un auditeur découvrant le groupe avec ce disque aurait du mal à le suivre dans ces paysages tortueux. Qu’en conclure ? Que ceux qui attendaient le disque de grind ultime vont gerber, que ceux qui aiment Alienation Mental depuis le début ne vont plus rien y comprendre, mais que les quelques-uns qui cherchent un album profondément moderne, novateur, même s’il faudra du temps pour le reconnaître, seront aux anges. La démarche risquée du groupe qui évite de stagner en jouant à contre courant me plait beaucoup, et à force d’écouter ce disque, je trouve qu’il fourmille d’idées géniales. A prendre avec des pincettes, mais il faut se forcer à dépasser le premier flot de vomi pour comprendre qu’après tout, la vraie démarche artistique réside sans doute dans la volonté d’aller au bout de ses expériences, sans se soucier de la réception de l’œuvre. C’est ça l’intégrité musicale, non ? Et pour ça, bravo messieurs ! Fallait oser ! (Stench)

 

 

ALKEMYST – MEETING IN THE MIST

(2003 – durée 60’35’’ – 10 morceaux)

Premier album et surtout signé sur le prestigieux label allemand Nuclear Blast, on ne pourra pas dire que les français d’Alkemyst ont fait les choses à moitié. Pourtant si le groupe est signé à l’étranger, ce n’est pas parce qu’il est français, mais bien parce qu’il possède le talent pour écrire une musique heavy speed mélodique qui est très aboutie. En ce qui concerne le chant qui constituait encore il y a quelques années le point faible des français (cela s’est depuis heureusement grandement amélioré), les musiciens d’Alkemyst ont résolu le problème en intégrant au sein du groupe l’italien Ramon Messina qui officie également dans Secret Sphere. Influencé par Crimson Glory (première période) ou encore Queensrÿche au niveau du chant, les parties rythmiques font néanmoins référence à des groupes plus rapides et plus heavy évitant à Alkemyst d’être classifié dans un style particulier. (Yves)

 

 

ALKIMYA – THE OTHER SIDE

(2007 – durée : 11 morceaux)

Avec "The Other Side", le groupe toulousain Alkimya s’impose comme l’un des meilleurs combos français de prog métal, grâce à des compos fraîches qui peuvent faire penser à Dream Theater, ce qui est normal puisque les américains sont les maîtres du style. Mais cette comparaison même si elle est flatteuse, ne s’applique qu’à un ou deux morceaux, car Alkimya développe une forte personnalité tout en finesse avec plusieurs parties de pianos très calmes, comme sur "Forgotten People", titre qui comprend également une partie de guitare acoustique du plus bel effet. L’album comprend également le titre "The Other Side" qui se décompose en trois parties, avec une partie II, tout en justesse, me rappelant Pink Floyd, la voix de Pierre Placines (qui a remplacé Jérôme Semmartin, chanteur et co-fondateur du groupe,  décédé d’une maladie foudroyante en décembre 2006 – l’album lui est d’ailleurs dédié) se faisant d’abord caressante pour devenir un peu plus agressive à la fin. Mention également à Pierre Boscardin qui n’hésite pas à nous proposer des solis longs et bien posés. Une surprise vous attendra sur la plage 10, puisque le groupe se fend d’une reprise convaincante du titre "Kahsmir " de Led Zeppelin. En tout cas, un bien bel album qui prouve que la scène prog métal française a les dents longues et devrait se faire rapidement connaître même en dehors de l’hexagone. (Yves)

 

 

PASCAL ALLAIGRE –TIMELESS

(2002 – durée 55’54’’ – 10 morceaux)

Après un premier album auto-produit "Out Of Nowhere" en 2002, Pascal remet le couvert avec "Timeless" qui est la continuité de son premier opus et qui reste un album instrumental dont l’objectif premier est de mettre en avant l’instrument favori de Pascal : la guitare. Celle-ci est mise en valeur à travers dix morceaux qui lui rendent hommage : tour à tour la guitare se fait métal (Timeless – clin d’œil à Joe Statriani période Surfing With The Alien), enivrante (Forgotten Kings), rapide (The Pursuit),  rugueuse (100'000 Tons), caressante, expérimentale, sans jamais lasser. L’auditeur a droit à une leçon de guitare mais sans avoir besoin de recourir à de l’aspirine pour faire passer la pilule, car Pascal intègre sur chaque morceau des belles mélodies et beaucoup de feeling. Pascal étant perfectionniste, il s’est occupé également de la programmation des parties de basse, de batterie et des claviers. On se demande d’ailleurs comment il y est arrivé, tant la réalisation de cet album a du lui prendre de temps, mais les journées passent peut–être moins rapidement en Nouvelle Calédonie qu’en métropole !!! Patrick n’oublie pas de saluer entre autres Patrick Rondat et Stephan Forte, deux guitaristes du même acabit. Je ne peux donc que souhaiter à Pascal que ce deuxième album lui ouvre enfin les portes du succès et d’une signature sur une maison de disques capable de promouvoir son talent. E-mail : mad_nc@yahoo.com (Yves).

 

 

ALL BORO KINGS – JUST FOR THE FUN OF IT

(2002 – durée : 36’58’ – 12 morceaux)

 Si vous êtes amateur de mélanges musicaux, All Boro Kings pourra vous séduire, car ce groupe utilise le verbe fusionner au présent. En effet, les quatre musiciens ont réussi un  breuvage détonnant de hardcore, rap, punk et de guitares heavy à travers leur premier album. Ces gars dont certains ont fait partie du légendaire combo Mucky Pup n’ont qu’une idée en tête : faire la fête à travers les douze morceaux de cet opus et partager ce plaisir avec le maximum de monde. En plus, les quatre musiciens ont réussi à faire venir des invités pour leur prêter main forte comme des membres de Dog Eat Dog ou encore l’ex-guitariste d’Anthrax , Paul Crook. Tout ce petit monde s’est donc réuni et a réussi entre deux fêtes à enregistrer cet album qui bouge, remue et invite à faire la fiesta cet été. (Yves)

 

 

ALLEN – LANDE – THE BATTLE

(2005 – durée : 60'41" – 12 morceaux)

Quand j'ai reçu cet album, je me suis tout de suite demandé si l'association de deux des plus grands chanteurs actuels dans le métal progressif allait tenir toutes ses promesses et quelle direction allait emprunter les deux vocalistes. Après plusieurs écoutes, je dois reconnaître que je ne me lasse pas de cet album qui dans un registre "métal mélodique" arrive en une heure à nous emballer. Il faut cependant ne pas oublier que les protagonistes présents sur cet album ne sont pas nés de la dernière pluie, puisque Russen Alen est le chanteur du combo ricain de Symphony X, auteur de perles de métal progressif ("The Divine Wings Of Tragedy", "V", "The Odyssey", …) alors que Jorn Lande après avoir fait parti de nombreux combos (Millenium, Ark, The Snakes, …) est fidèle depuis deux albums à Masterplan, dont le dernier album "Aeronautics" est en train de devenir un album de référence. Certains titres sont chantés soit par l'un ou l'autre chanteur, alors que d'autres sont chantés par les deux hommes. Ce qui est particulièrement intéressant dans cet album réside dans le fait qu'il n'est pas aisée de faire la différence entre les deux chants et que l'album est assez éloigné des structures alambiquées propres à Symphony X ou de la puissance développée dans Masterplan. On retrouve des passages qui peuvent être associés au progressif ("Hunters Night", "Ask You Anyway", "Universe Of Light") mais les refrains sont indubitablement liés au métal mélodique ("Wish For A Miracle"). L'album contient également deux superbes ballades ("Reach A Littel Longer", The Forgotten Ones") au feeling débordant. Pour compléter le tout, Russel Allen et Jorn Lande sont entourés de Magnus Karlsson qui abat un boulot de titan aussi bien aux claviers, guitare et basse. Chapeau bas ! Pour conclure, il est important de préciser que le contenant est à l'image de ce superbe album, puisque la pochette est l'œuvre de Rodney Matthews, connu pour son travail avec Asia, Diamond Head, Praying Mantis et Magnum. (Yves)

 

 

ALLEN – LANDE – THE REVENGE