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BACKSTAB – EL TIEMPO (CD 2 titres)

Petite émotion, Backstab fait partie des 5 premiers groupes que j’ai chroniqué à mes débuts de kro-niqueur. Backstab est un groupe français bien à part. Un style néo-métal avec des influences électro et orientale, du jamais vu et pourtant c’est tellement bon…Merci les mecs….(Pilou)

 

 

BACKWASH –FEEL ROCK

(2003 – durée : 19’18’’ – 5 morceaux)

J’ai découvert Backwash très récemment lors de leur prestation live au Z7 (avec Lunatica, Shakra et Pure Inc) et le moins que l’on puisse dire c’est que ces suisses vivent et respirent le rock. Résolument glam sur scène, ce combo est un condensé d’énergie qui propose un cocktail de rock hard survitaminé avec un chanteur Bob qui a assimilé tous les gimmicks du genre aussi bien scéniquement que vocalement. Très pro, avec des refrains et des riffs accrocheurs, ce quintette a tout pour réussir et l’on ne peut espérer qu’ils pourront rapidement nous proposer un album complet, car ils le méritent bien et comme me l’a souligné mon ami Mousse il y a peu, Backwash serait le groupe idéal pour ouvrir pour Backyard Babies sur leurs dates en Suisse. Puisse-t-il être entendu !!! www.backwash.ch (Yves)

 

 

BACKYARD BABIES – STOCKHOLM SYNDROME

(2004 – durée : 37’38’’ – 11 morceaux)

Le nouvel album des suédois de Backyard Babies est une vraie bombe qui a réussi à enthousiasmer toute l’équipe de Passion Rock : aussi bien Stench (le fan d’extrême) que moi-même (adepte de musique écoutable !). Les Backyard Babies savent tirer la quintessence du rock, grâce à des refrains et des riffs facilement mémorisables. S’inscrivant dans la lignée des groupes qui ont su façonner leur succès sur des titres simples mais efficaces, les suédois respirent la sueur et l’urgence du rock et ce n’est pas par hasard qu’ils ont ouverts dans le passé pour AC/DC. Les onze morceaux sont de la pure dynamite, même si l’influence punk se fait plus discrète que par le passé, et incitent vraiment à se remuer le cul, à la manière de Billy Idol qui rencontrerai Hanoi Rocks. D’ailleurs, sur le titre "Friends", de nombreux potes au groupe sont venus pousser la chansonnette, comme Michael Monroe (Hanoi Rocks, tiens, tiens !!!), Tyla (Dogs D’amour), Nina Hagen,… prouvant que Backbyard Babies est un groupe reconnu et surtout qui distille (voir la photo du groupe avec les bouteilles de Jack Daniels) du putain de bon rock’n’roll. (Yves)

 

 

BACKYARD BABIES – PEOPLE LIKE PEOPLE LIKE PEOPLE LIKE US

(2006 – durée : 38'43 – 12 morceaux)

Ayant toujours la même aisance à composer des titres courts et facilement assimilables, les suédois de Backyard Babies reviennent avec leur nouvelle galette qui est un condensé de pur rock. Ce "People like…" s'inscrit dans la ligné de ses prédécesseurs avec des titres courts (entre deux minutes et quatre minutes) et des compositions où soit l'orientation punk ressort ("People Like…", "Dysfunctionnal Professional" avec son influence Sex Pistols) soit l'approche plus hard ("Hold' Em Down") est mise en avant, soit l'approche rock tout simplement ("Roads"), certains titres comprenant des ingrédients de ces trois courants ("Heroes & Heroines"). Les mélodies sont toujours imparables et même si les compositions semblent d'un point de vue technique relativement simples, elles n'en sont pas moins construites avec un certain talent, car le groove transpire tout au long de cet opus. Pas étonnant qu'AC/DC ai pris les Backyard Babies en première partie lors de l'une de ses précédentes tournées, car ce quatuor originaire de Nässjô, en Suède, a tout compris à l'essence même du rock'n'roll. (Yves) 

 

 

BACKYARD BABIES – BILLION DOLLAR BABIES

(2008 – durée : 45’10’’ -13 morceaux)

Depuis plus de deux décennies, les suédois de Backyard Babies développent un hard rock foncièrement punk/glam/rock et même si au fil des albums le coté punk a été minimisé au profit d’un rock plus mainstream, cela reste toujours puissant. Cet album respire le rock’n’roll ("Degenerated") avec toujours un côté rebelle ("Fuck Off And Die") même si les quatre tatoués se lancent aussi dans le rock moderne sur le titre "Abandon" qui commence comme une ballade acoustique pour ensuite se diriger vers un rock mélodique. Cela n’empêche pas le combo de nous balancer des titres plus hard dans la tronche à l’instar de "Voodoo Love Bow" alors que "The Ship" démontre que le combo n’a pas oublié son amour pour le punk rock. Nul doute qu’avec ce sixième album studio, les Backyard Babies vont acquérir encore de nouveaux fans, car ce sleaze rock punk hard a de quoi séduire un public très large. (Yves) 

 

 

BAD HABIT – (HEAR-SAY)

(2005 – durée : 45'04" – 12 morceaux)

Même si les crinières ont disparues avec les années, le talent des musiciens de Bah Habit est resté intact et même si le groupe ne retrouvera plus son succès de la fin des années quatre vingt, nul doute qu'il saura séduire les adeptes de belles mélodies d'autant plus que la guitare d'Hal Marabel sait se montré volubile ("To Love You", "Take Control") tout en restant empreinte de douceur quand il le faut ("I Want To Know"). Ne voulant pas capitaliser uniquement sur son passé, le groupe a de nouveau intégré, comme sur son précédent album "Adult Orientation" paru en 1998, des samples qui apportent une touche moderne au rock mélodique du combo. Il reste que cette reformation aura de quoi séduire ou de quoi irriter les puristes, car Bad Habit propose deux visages sur cet album, l'un rentre dedans ("I Can't Help Myself") et l'autre plus mélodique, ce dernier restant heureusement majoritaire. A vous de choisir votre camp selon votre ouverture musicale. (Yves) 

 

 

BAL-SAGOTH – THE CHTHONIC CHRONILES

(2006 – durée : 60' – 12 morceaux)

Parfois il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Ce groupe anglais qui cherche depuis un paquet d’années à marcher dans les pas de Cradle Of Filth pousse le concept si loin que l’on est en droit de se demander s’il ne s’agit pas d’une parodie, genre de Spinal Tap du black métal. Pour résumer, ce disque est une sorte de black métal dont l’élément le plus présent est le clavier, qui par sa prédominance plombe absolument toute possibilité aux titres d’avoir le moindre intérêt autre que la rigolade. On a l’impression d’entendre la bande originale d’un remake du pauvre de « Conan le barbare », un narrateur racontant ses textes comme si on écoutait une bande annonce (oui, j’ai bien dit "il raconte", sorte de voix off… j’ai d’abord cru que c’était un message anti-piratage qu’on trouve parfois sur les cds promo, c’est dire !). Alors bien entendu, il y a des riffs de gratte, un chant criard, mais tout cela est complètement éclipsé au second plan par le ridicule de la démarche. Franchement, écouter un mec parler pendant soixante minutes sur des mélodies niaises au clavier, c’est sans doute l’idée la plus naze que j’ai entendue. Tout sent la parodie, même les titres absurdes à rallonge du type "Sixscore and ten oblations to a malefic avatar". Cela pourrait presque être drôle, si tout cela n’était pas si dramatiquement pris au sérieux. J’ai rarement eu honte en écoutant un disque, mais là, j’ai dû baisser le son de peur qu’on me surprenne à m’infliger ça… (Stench)

 

 

BALANCE OF POWER – HEATHEN MACHINE

(2003 – durée 56’43’’ – 9 morceaux)

L’accentuation du changement de cap effectué depuis quelques années par ce groupe est encore plus nette sur ce nouvel album et l’on est bien loin du hard fm des premiers albums. Le groupe évolue maintenant dans un hard technique dans la lignée des premières pièces des américains de Sealtle, Queensrÿche, avec notamment un chant dans la lignée de Geoff Tate. L’inspiration est vraiment au rendez-vous et devraient combler les fans de ce hard de haute volée. Balance Of Power propose des compositions plus enlevées, avec des changements de rythmes fréquents permettant au groupe de revendiquer un petit côté Dream Theater. On se rend compte que le groupe est très à l’aise dans cette nouvelle direction, puisqu’il se permet même le luxe de nous offrir des morceaux longs puisque sept titres sur neufs dépassent les six minutes trente. Un groupe à découvrir ou à redécouvrir (Yves)

 

 

BALROG – ARS TALIONIS

(2007- durée : 48’51’’- 12morceaux)

Le son de certains disques peut dérouter un auditeur non averti. S’il existe un style au monde où l’on apprécie cette imperfection sonore, c’est bien le black métal. A part de rare moment, on perçoit des bruits de fond, sorte d’amalgame entre la batterie, la basse et la guitare. Même le chant, qui en plus d’être éraillé à l’extrême, gratte à nos oreilles. La masse caverneuse ainsi formée se tue pour toutes les apparitions des mélodies de guitares qui n’ont rien de plus joyeuses. Le style reste dans des dissonances sombres et  envoûtantes. Au fur et  à mesure de l’écoute, on plonge dans le moule du son crade et au-delà de cette idée reçue on déniche des moments acadabrentesques de breaks, de blasts de riffs typiques black et de chant maléfique.  Pour "The left hand of god" le riff est lourd et gras. Il instaure un rythme de marche avec des accents jazz fusion au début puis on retombe dans le même univers noir et dense du reste du cd. Le groupe français guidé par un seul homme, Balrog, oscille entre langue anglaise, française et hébraïque. Ars Talionis plaira aux puristes, la production va à l’encontre des standards commerciaux.  N’étant pas un puriste, je n’ai qu’un regret, c’est de ne pouvoir percevoir l’impact des différentes parties avec un son si brut, rappelant la vieille enceinte qui traîne à la cave. (Yann)

 

 

BANG TANGO – READY TO GO

(2004 – durée : 54'06" – 12 morceaux)

Le nom de Bang Tango me fait toujours penser à mon deuxième voyage à Los Angeles en 1994, car c'est sur une station de radio de la Cité des Anges en 1993 que j'ai eu mon premier contact avec ce groupe par l'intermédiaire du titre "New Génération" qui m'avait littéralement scotché tant le groove qui se détachait de ce morceau était impressionnant au même titre que le chant d'écorché vif de Joe Leste. C'est donc avec joie que j'ai appris que le groupe se reformait, même si de la formation des débuts ne subsiste que Joe justement et le bougre n'a pas perdu sa verve. Toujours aussi énervé, l'homme possède cette urgence que l'on retrouve dans des groupes comme Junkyard, Little Caesar, le tout sur des riffs de hard classique, certes mais qui sont d'une efficacité redoutable, même lorsque le tempo ralentit comme sur "Rainy Day" qui n'est pas sans rappeler Guns & Roses ou sur le groovy "She Knows Better". Une galette de bon hard rock'n'roll ricain, tout simplement. (Yves)

 

 

BARCODE – SHOWDOWN

(2005 – durée : 34'30" – 16 morceaux)

En moins de trente cinq minutes pour seize titres (je vous laisse calculer la durée moyenne d'un titre !), Barcode nous envoie à travers la tronche un condensé de hardcore brut. Pour ce quatrième album, ce qui est relativement peu puisque le groupe s'est formé en 1995, le combo continue sur la lancée de ces précédents opus avec des titres courts, où le groupe déverse toute sa rage, grâce à des vocaux hurlés, un peu à la manière des meilleurs combos punks. Même si le groupe comprend deux guitaristes, les riffs de guitares sont simplistes tout en étant néanmoins très puissants. Pour ceux qui souhaiteraient des solos, il faudra qu'ils aillent voir ailleurs, car il n'y en pratiquement pas. Dans le hardcore, il n'y a point de place pour le superflu, tout est destiné à vous faire pogoter un max, avec des titres aux noms évocateurs : "Fanatics", "No Lust For Life", "In The Pit", … Ces danois nous réservent même une surprise en fin d'album, puisque le dernier titre n'est autre que la cover de "I'm The Rebel" d'Accept. Etonnant mais surtout détonnant. (Yves)

 

 

GARY JOHN BARDEN – THE AGONY AND XTASY

(2006 – durée : 43'51" – 10 morceaux)

Gary Barden est sans conteste l'un des vétérans de la scène hard rock britannique puisqu'il a été le premier chanteur de MSG en 1980, le groupe formé par Michaël Schenker lorsqu'il a quitté Scorpions. Après deux albums studio et un superbe double live "One Night At Budokan", Gary a continué sa carrière dans d'autres combos dont Statetrooper, Praying Mantis, Silver, tout en débutant une carrière solo sous son propre nom, sans omettre de noter sa participation à divers projets dont Radioactive avec Tommy Denander.  Pour ce nouvel album, Gary s'est entouré de son ami guitariste Michael Voss de Casanova avec qui il a monté Silver, du batteur Bertram Engel ainsi que plusieurs invités dont Tommy Demander, Michael Schenker, Axel Kurse (Jaded Heart), pour un album estampillé "hard rock classique" assez varié avec des titres bien punchy ("Hot Daze"), voire boogie ("Let Me Down"), des ballades ("Wounded", "In & Out Of Love") et même un composition 100% bluesy ("Need Of Some Love"). Le son est moderne tout en conservant un côté oldies, grâce notamment à la présence d'un  clavier style "hammond" et de cuivres. En clair, si vous appréciez Gary, qui n'est certes pas le meilleur chanteur au monde, mais qui par contre possède un vrai feeling, aucune raison que cet album vous déplaise. (Yves)

 

 

GARY JOHN BARDEN – LOVE & WAR

(2007 – durée : 42’05’’ – 11 morceaux)

Chanteur au cv impressionnant (MSG, Silver, Statetrooper, …), Gary John Barden est reste ancré dans un hard rock classique, avec un nouvel album studio basé essentiellement sur des mi-tempos. Bénéficiant d’un timbre grave, Gary marque de sa personnalité les titres qu’il interprète toujours dans un registre médium avec son feeling comme sur la ballade "In Love & War" ou sur "Dragon’s Fire" introduit par une flûte et dont le groove vous fera taper du pied. Faisant toujours confiance à son compère de Silver, Michael Voss pour la production qui sonne à l’ancienne renforçant le coté "british old school hard rock", Gary démontre son savoir faire sur cet album sympathique. (Yves) 

 

 

PHILIP BARDOWEL – IN THE CUT

(2005 – durée : 43'51" – 10 morceaux)

Philip Bardowel est connu pour avoir été le chanteur du dernier Unruly child "UCIII", mais la carrière de cet artiste a débuté bien plus tôt puisqu'il a joué dans Magdalen, combo qui comprenait également des membres de House Of Lords (Chuck Wright, Lanny Cordola et Ken Mary) ainsi que dans "Criss" le groupe créé par les deux membres de  Kiss, Peter Criss et Ace Frehley.  Auteur également d'un premier album solo "In A Perfect World…", "In The Cut" est donc son deuxième album dont les titres ont été composés par Stan Bush, Jim Peterik (Survivor, Pride Of Lions), Mark Spiro, …. et au final il ressort que Philip a juste composé un titre. Cette diversité de compositeurs ne nuit absolument pas à la qualité de cet album, puisque tous viennent du milieu mélodique. La voix de Philip peut être comparée à celle de Lou Gramm (Foreigner) ou de Mark Free (quand il n'avait pas encore changé de sexe). Le résultat est empreint d'émotions avec de nombreuses ballades ("Through My Eyes", "I Gotta Believe", "It's A Long Road", "Voices Of The Heart", …) et des titres qui satisferont les adeptes de belles mélodies suaves ainsi que des compositeurs précités car de nombreuses compositions font penser à leur combo respectif  : Survivor, Stan Bush, …(Yves)

 

 

MARKUS GROSSKOPF’S BASSINVADERS – HELLBASSBEATERS

(2008 – durée : 59’40’’ – 14 morceaux)

Initié par Markus Grosskopf, bassiste d’Helloween, Bassinvaders est un projet bien particulier, car cet album ne comprend aucune guitare, puisque en dehors de la batterie, c’est la basse qui tient le premier rôle et qui est mise en avant tout au long de cet opus. Alors, évidemment si vous aimez cet instrument, vous allez être servis, d’autant que Markus a demandé à trois autres bassistes de venir l’épauler et c’est ainsi que l’on retrouve Schmier de Destruction, Peavy de Rage et Tom Angelripper à ses côtés. Mais ce n’est pas tout, car à côté de ces quatre piliers, une quinzaine de bassistes ont été invités, tels que Billy Sheehan (Mr Big), Rudy Sarzo (Ozzy Osbourne, Quiet Riot, Dio, …), Jens Beckers (Grave Digger), Dennis Ward (PC 69), Tobias Exxel (Edguy), …Au niveau chant, l’on retrouve en plus des chanteurs bassistes,   Schmier, Peavy, … Apollo Papathanasio (Firewind, Time Requiem) et Jesper Binzer (DAD) pour un album heavy, lourd (normal avec des basses), parfois trash ("Godless Gods") et même fun ("The Asshole Song"). C’est surprenant, très original, comme la reprise du titre "Eagle Fly Free" d’Helloween, mais pas évident à appréhender au premier abord. A écouter avant achat. (Yves)   

 

 

BATTALION – THE FIGHT FOR METAL

(2006 – durée : 39’50" – 9 morceaux)

Tout est dit le titre de l’album : "Fight For Metal" (le combat pour le métal), car ce groupe suisse pratique un métal old school qui s’inscrit dans la continuité de combos comme Grave Digger, Running Wild, Paragon, Accept …. Les titres sont explicites ("Headbangers", morceau que l’on retrouve sous deux versions, l’une bénéficiant d’un chant rauque, "Gods Of Metal", …), comme dans la manière de faire sonner son métal : direct, à base de chevauchées rapides, avec des refrains chantés à plusieurs. C’est très bien fait, le chant est à sa place, dans un créneau médium qui va bien à ce métal classique qui s’essaye néanmoins à la ballade acoustique sur "Through The Night", sans être ridicule, comme sur le titre "Stalingrad" qui dure prêt de huit minutes et qui se veut plus progressif. (Yves)

 

 

BATTLELORE – THIRD AGE OF THE SUN

(2005 – durée : 49'54" – 13 morceaux)

Le troisième album de Battlelore après "…Where The Shadows Lie" (2002) et "Sword's Song" (2003) se situe toujours dans un univers inspiré par Tolkien à qui l'on doit (est-il utile de le rappeler ?) la trilogie "Des Seigneurs des Anneaux". La musique du groupe est un condensé de différentes influences dans lesquelles on retrouve aussi bien du black, de l'atmosphérique que du heavy. Les parties les plus calmes sont l'œuvre de Kaisa qui peut être comparée dans son approche vocale à celle développée par Candice dans Blackmore's Night. Sa voie fluette est en fait le contrepoids idéal aux vocalises brutes sortant de la gorge de Tomi Mykkänen, chant qui risque d'ailleurs d'irriter les personnes non adeptes des courants extrêmes.  Utilisant de nombreux instruments médiévaux (harpes, flûte,…), la musique de Battlelore se révèle riche, un peu à l'image de Finntroll, mais demandera néanmoins une ouverture d'esprit pour être appréciée, car la mixité chant viril et chant cristallin n'est pas facile à appréhender au premier abord. (Yves)  

 

 

BATTLELORE – EVERNIGHT

(2007 – durée : 42’55’’ – 9 morceaux)

Apres un très bon disque intitulé "Third age of the Sun" les 7 Finlandais n’ont pas d’autres choix que de se surpasser pour ce 4ème album. Les deux chanteurs forment la particularité du groupe. Le chant féminin, tel un elfe, s’oppose à la brutalité des vocaux masculins de l’orque. De prime abord “Evernight” ressemble à son aîné. Une courte introduction, pour poser l’ambiance, relayée par une composition rapidement mémorisable. Malgré ces ressemblances, le nouvel album est plus mélancolique et moins extravagant. Les titres accrocheurs laissent la place à des titres plus progressifs ("Ocean’s Elysium""Summon the Wolves", "We are the Legions" …) Pour ces 2 derniers, la fin est à coupé le souffle, le rythme s’accélère, toutes les pensées négatives sur l’album sont balayées. "We are the Legions" et "Beneath the wave" incorporent des éléments de black symphonique. La voix légère de Kaisa Jouhki fait flotter sur les rafales de batterie. Plusieurs écoutes seront nécessaires et la patience est de rigueur pour apprécier ce nouvel opus autant que son prédécesseur. (Yann)

 

 

BEAUTIFUL SIN – THE UNEXPECTED

(2006 –durée : 46'05" – 11 morceaux)

Les temps évoluent, car s'il y a encore quelques années, il était très rare qu'un musicien joue dans plus d'une formation, cela est devenue chose courante depuis quelques années. Le batteur Uli Kusch (Masterplan, ex-Helloween) fait partie de ces musiciens qui se complaisent dans différents styles et qui n'ont de cesse d'essayer de nouvelles associations afin de trouver un nouveau terrain d'expression à leur créativité. Uli a donc monté le projet Beautiful Sin, pour lequel il a réussi à enrôler son compère de Masterplan, Axel Mackenrott (claviers), le guitariste de Pagans Mind, Jorn Viggo Lofstad, ainsi que Steinar Krokmo, mais surtout la chanteuse belge Magali Luyten qui pourrait être un mélange vocal de Lana Lane, de Kimberly Goss de Sinergy et de Nina, la tigresse de Skew Siskin, mais en version un peu apprivoisée. La qualité du chant est vraiment le point qui saute à nos oreilles, d'autant que le premier titre annonce la couleur : orientation générale heavy, parfois directe, parfois tout en retenue, le tout conservant une coloration mélodique, grâce notamment au travail des claviers.  Et hop, encore un groupe pour lequel il va falloir ouvrir le porte monnaie. (Yves)

 

 

JEAN BEAUVOIR – CHAMELEON

(2004 – durée : 48'26'' – 12 morceaux)

Le nouveau album solo de Jean Beauvoir, chanteur de Crown Of Crowns, ne pouvait porter un titre plus approprié pour décrire la musique interprétée dans cet opus. Jean a écrit pour des artistes aussi différents que Kiss, The Ramones, Lionel Richie, N-Sync et il n'est donc pas étonnant de retrouver cette diversité sur ce nouvel album, même si ses albums précédents étaient plus compacts et plus orientés rock. Jean brouille les pistes avec un début légèrement rock aseptisé "I Wanna Know", enchaîné avec un titre qui pulse pas mal "Higher", puis un détour par le rock funk "I Don't Need Ya" avec en continuité un titre plus léger, faisant penser aux îles "Where The River Runs Deep"  et cela continue de cette manière jusque la fin de l'album. Le chanteur est multi-instrumentiste (Jean joue de tous les instruments sur cet album) et se rapproche dans sa démarche (mais d'une manière plus soft) de celle instaurée par Dan Reed Network qui lui aussi mettait en avant les métissages musicaux. Très bon chanteur, Jean Beauvoir nous dévoile ainsi un aspect plus vaste de son amour de la musique. Le temps du punk rock des Plasmatics (Jean fut guitariste de ce groupe sulfureux) est bien loin et même de Crown Of Thorns, mais comme d'habitude, Jean a choisi de jouer la musique qui l'inspirait et c'est ce qui fait le charme de "Chameleon". (Yves)

 

 

ROBIN BECK – LIVIN’ ON A DREAM

(2007 – durée : 51’21" – 13 morceaux)

Après des débuts explosifs en 1989, avec l’album "Trouble Or Nothing" et qui reste encore à ce jour un must pour tous les fans de rock mélodique, Robin Beck a continue à enregistrer plusieurs albums, plus ou moins passés inaperçus, tout en collaborant avec plusieurs artistes de renom (Cher, Michael Bolton, ... ) pour signer chez Frontiers, collaboration qui se voit concrétisé par ce nouveau cd, très accrocheur, avec plusieurs compos qui nous ramènent aux belles heures du hard fm. Quelle voix, avec un coté Cher ("Nothing’s Gonna Change Your World"),  couplé avec un aspect plus rauque, style Bonnie Tyler, Robin envoie la purée avec des titres qui sont des hits en puissance ("Show Me The Way"), tout en dévoilant sa sensibilité sur les ballades ("Always") qui vous mâchent le boulot, si vous voulez draguer. Accompagné de son mari, James Christian ("House Of Lords") qui tient la basse et les claviers, sans oublier la production, tout en accompagnant son épouse sur la ballade "Till The Past Tear Drop Falls", ce 7ème album de la belle new yorkaise fera plaisir aux amateurs du style hard fm/rock mélodique. (Yves)    

 

 

BEFORE THE DAWN – 4.17 AM

(2004 – durée : 46’54’’ – 10 morceaux)

Quand j’ai mis ce cd dans ma platine, j’ai vite découvert la provenance de ce groupe, car ce type de dark metal ne pouvait provenir que d’une contrée froide en l’occurrence la Finlande. Cette musique sombre, triste est l’apanage des pays nordiques et Before The Dawn ne fait pas exception à la règle avec un métal atmosphérique qui mélange voix grave avec un chant plus léger et moins profond. Il faut reconnaître que ce quintette maîtrise son sujet, car il existe depuis 1999 et a déjà sorti une démo (To Desire) en 2000, un mini cd (Gehenna) en 2001 et enfin un album complet (My Darkness) en 2003. Les mélodies sont accrocheuses et paradoxalement même si cette musique est sombre, on ressort apaisée de son écoute, car elle est reposante et les parties de claviers apposées sur les riffs de guitares sont vraiment bien en place. Entre Dark Tranquility (tiens ce sont des anglais !!!) pour certaines parties de chant et l’approche assez métal et The 69 Eyes, pour les mélodies, Before The Dawn a assurément des  atouts pour vous convaincre. (Yves)

 

 

BEHOLDER – LETHAL INJECTION

(2004 – durée : 40'39’’ – 10 morceaux)

Au premier abord en voyant la pochette de cet album et en écoutant le début de cet album, j’ai d’abord cru avoir affaire à un groupe de power métal classique et banal, surtout qu’après l’intro, le premier morceau démarrait sur des bases déjà entendues, mais très vite l’apparition d’un chant féminin a poussé ma curiosité à aller plus loin. Bien m’en pris, car ce groupe de Milan, a vraiment des choses à dire et ce troisième album qui marque le retour de ce combo italien devrait permettre au groupe de prendre son envol. Les titres sont rapides, mais ne négligent pas des moments de répits (parties acoustiques) avec des claviers toujours présents. La dualité du chant féminin de Leanan Sidhe et du chant masculin de Patrick Wire apporte un plus et même si le chant masculin reste prédominant, voir le seul sur certains titres (Blackout Of Mind), l’apport d’un chant moins "mâle" est vraiment réussi. Les textes n’ont pas été négligés et vous feront voyager dans les méandres de la nature humaine, avec des références aux maîtres du thriller comme Stephen King ou Andrew Klavan. Beholder réussi donc son retour avec un album qui juxtapose rapidité (Mr. Grady), technique, feeling (Far Away) et chants émotionnels. (Yves)

 

 

BELENOS CHANTS DE BATAILLE

(2006 – durée : 47’50 – 14 morceaux)

Troisième album seulement pour ce groupe français formé en 1995, et on peut dire que malgré le petit nombre de productions à son actif, Belenos est parvenu à devenir un des groupes leader de la scène black métal française. C’est donc avec beaucoup de pression que ce disque sort, parce qu’il est attendu au tournant et que le faux pas ne pardonnerait pas. Qu’ils se rassurent, c’est loin d’être le cas, ce cd est excellent. Qualifié de Pagan Black Métal, ce qui frappe le plus en fait c’est l’aspect épique des compositions. Chaque morceau évoque des chevauchés dans les brumes d’un paysage glacé, et les ambiances sont travaillées à grands coups de chœurs, de rythmes lancinants, de riffs mélodiques, le tout dans une approche qui n’est pas sans rappeler le "Blood fire death" de Bathory. Cette volonté de représenter musicalement ces "Chants de bataille" de la façon la plus épique possible est prouvée par l’insertion de plages instrumentales entre chaque titre, dans une alternance haine/douceur du meilleur effet. Ne vous attendez donc pas à un black bassement primaire, car même si certains rythmes sont bien rapides, c’est avant tout l’émotion et l’ambiance qui est recherchée, le chant haineux se détachant parfaitement de ces odes froides, en opposition avec des chants clairs qui résonnent comme des hymnes sur des terres à conquérir, résonance amplifiée par l’utilisation de la langue française. Un album aux qualités indéniables qui permettra sans doute au groupe d’asseoir sa réputation, à écouter le soir, le soleil se couchant sur une plaine ravagée par le passage des troupes ennemies. (Stench)

 

 

BELLADONE - BELLADONE

(2001 - durée : 17’22’’ - 5 morceaux)

 Hummm....Un groupe comme je les aime...Du pur son français...Un bon rythme basé sur une bonne alliance de la basse et de la batterie, un chanteur qui ne se la joue pas, qui donne tout ce qu’il a, ni plus ni moins. Un genre de Static-X qui toucherait à un petit plus bourrin...La guitare qui tient sa place...Bref tout ce qui faut pour faire un bon groupe de Fusion comme Pilou les aime. J’attend la suite les gars, et je suis sûrement pas le seul..(Pilou)

 

 

BELPHEGORLUCIFER INCESTUS

(2003 – durée : 36’11 – 9 morceaux)

Une pochette ornée de nones à poil, un démon chevauchant une sainte, une intro satanique, pas de doute, c’est bien le nouveau Belphegor ! Respectant la tradition, les quatre autrichiens nous offrent un disque encore plus extrême que leurs précédentes productions, et nous pondent l’album le plus barbare de ce début d’année. Si le groupe nage comme d’habitude entre le black et le death, en se rapprochant de plus en plus de ce que Behemoth font de plus violent actuellement, il semble que cette fois-ci l’approche est encore plus franchement black métal et que l’aspect death diminue comme une peau de chagrin . En effet, les ambiances glacées, les vocaux principalement criards, les blasts, font très souvent penser à du Dark Funeral ou à ce genre de formations supersoniques. Reste que quelques parties de chant plus gutturales, des solos foudroyants et des structures plus complexes évitent au groupe de sombrer corps et âme dans le black pur, et c’est tant mieux, car c’est justement cette particularité qui donne toute sa classe à cette galette impressionnante. Un disque vicieux qui impose le respect, et qui s’annonce déjà comme un des disques de l’année ! (Stench)

 

 

BELHPEGOR – PESTAPOKALYPSE VI

(2006-durée 38’06’’- 9morceaux)

Le style Supreme Death / Black Metal Art peut tout cacher ou ne rien dire mais avec nos Autrichiens on saisi mieux ce que signifie cet enchaînement de style. Ayant vu Belphegor lors des Xmas, je savais à quoi m’attendre, mais cela date maintenant. Pourtant je n’avais pas mémorisé la précision dans ce déchaînement apocalyptique. Le son est massif et puissant, il vous prend à la gorge et vous l’a matraque ! Bien sur il y a une autre gorge bien en verve. Helmuth (chant et guitare) offre une hargne direct souvent en harmonie avec des mélodies de guitares bien sombres "Seyn Todt In Schwartz" où dès le début, le rythme est très élevé, et nous saute aux oreilles ! Mais les morceaux les plus inquiétants sont ceux qui prennent le temps de poser cette atmosphère de "Pestapokalypse". Un coté de messe funèbre sur joué par des solos aux accents de fin du monde et les paroles dans la langue de Goethe ajoute une connotation inquisitrice ("Bluhtsturm Erotika", "Das Pesthaus"). En tournée avec les Xmas en décembre (à Pratteln et à Strasbourg) ils sont déjà annoncés pour le Wacken 2007 ! (Yann)

 

 

BENEDICTUM – SEASONS OF TRAGEDY

(2008 – durée : 59’04’’ - 11 morceaux)

Même si "Dawn Of Seasons" qui ouvre ce deuxième opus des ricains de Benedictum peut prêter à confusion avec sa guitare acoustique et ses violons, dès le 2ème titre, on sait que l’on a affaire à du gros heavy power métal, et même si quelques claviers s’intègrent à ce morceau, cela ne modifie en rien la puissance du morceau. Entre tempos rapides ou plus lourds, Veronica Freeman qui officie au poste de chanteuse, chante avec ses tripes à la manière de Doro, Kimberly Goss (Sinergy) ou d’Angela Gossow (Arch Enemy), son timbre éraillé étant cependant plus axé heavy que métal extrême. Quelques invités, et non des moindres, viennent apporter leur concours au combo comme les guitaristes Manu Schmidt (Grave Digger), Georges Lynch (ex Dokken, ex Lynch Mob) ou encore Graig Goldy (Dio) qui apparaît sur l’édition digipack dans une version acoustique du "Catch The Rainbow" de Rainbow. Une autre cover est également présente sur l’édition normale, avec le titre "Balls To the Wall" d’Accept. C’est assez bien fait sans atteindre la qualité de l’original et cela s’écoute bien au même titre que l’ensemble de cet opus qui se clôt sur  "Seasons Of Tragedy", titre qui à travers ses 11 minutes nous dévoile une facette plus épique du combo de San Diego. (Yves)  

 

 

BENIGHTED – INSANE CEPHALIC PRODUCTION

(2004 – durée : 35’07 – 10 morceaux)

Un miracle a eu lieu. Non, les cheveux d’Yves n’ont pas repoussé, non, la star académie n’a pas décidé de recruter de vrais musiciens, c’est encore mieux : une des nouvelles références en matière de death métal est née, et elle est française !! Espérons que cela fera bouger les choses au niveau international (même si ça a l’air mal parti, voir interview du groupe dans ce numéro). Bon, soyons clair, ce disque est une tuerie ! La production monstrueuse vous saute à la gueule, les titres sont variés, les ambiances nombreuses, bref, c’est une perle inattendue du brutal death que nous ont pondue les quatre gars. Techniquement, les mecs savent de quoi ils parlent, et touchent assez pour produire un brutal death de qualité, mais sans complexifier de trop, de façon à ce que l’ensemble reste direct. Un travail particulier a été effectué au niveau du chant, puisque Julien est à l’aise autant dans les vocaux très graves et brutaux, que dans ceux plus criards, proches du black. Les compos, bien que précises et sans fioritures inutiles, savent se faire sinueuses au bon moment, et les breaks surprenants sont nombreux. Comme quoi, un album irréprochable français, c’est possible ! Que tout le monde en prenne de la graine ! (Stench)

 

 

BENIGHTED – IDENTISICK

(2006 – durée : 41’11" – 11 morceaux)

Dur challenge que de donner un successeur au terrible "ICP" qui a dévoilé à toute la scène death métal un groupe terriblement efficace, et qui a contribué à former une fan base assez importante. C’est donc ce "Identisick" qui a la lourde tache de ne pas décevoir, et qui doit prouver que "ICP" n’était pas qu’un coup de bol. Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que les choses ont évoluées , puisque dès les premières secondes le chant de Julien met les choses à plat : ils ont durcit le ton ! Bien plus extrême que par le passé, la voix est maintenant dans la tradition la plus gutturale du pur brutal death, ce qui ravira les fans d’extrêmes, mais qui me déçoit un peu ; en effet, le chant m’avait fait halluciner sur "ICP", là ce n’est plus qu’un grogneur parmi d’autres. Il est toujours secondé par une deuxième voix plus criarde, et en fait on est assez proche de Haemorrage ou Gut au niveau des vocaux. Bien exécuté, mais terriblement banal. Musicalement, leur death métal est toujours à tendance très brutal, souvent proche du grind, avec ce qu’il faut de plans étonnants pour ne pas lasser (l’intro de "Sex addicted" et son riff en harmoniques, les mélodies de "Mourning affliction" bien old school, le solo qui ouvre "Identisick"). Ce qui est évident, c’est que Benighted est devenu un groupe qui maîtrise parfaitement la brutalité rythmique, et le son énorme est là pour appuyer cet aspect du death métal. En effet, tout est basé sur des rythmes directs et violent, que ce soit des plans mosh, ou d’autres plus brutaux (l’intro de "Identisick" pour n’en citer qu’un), on ne s’emmerde pas avec du superflu, faut que ça rentre dans le lard, et c’est bien efficace. Ne cherchez donc pas de raffinement, les riffs sont simples et tapent là où ça fait mal. Les fans les plus extrémistes seront donc ravis de cette radicalisation, ceux qui avaient trouvé en Benighted un groupe à la personnalité marquée resteront sur leur faim, avec ce nouveau formatage de la formation qui sonne plus "banal". Plus violent, mais au détriment d’un style propre. Notons au passage que c’est la reprise de Napalm Death "Suffer the children" qui clôt le disque (et là encore, ce chant trop grogné gâche la composition…). Pas de contre performance ce coup-ci, mais pas non plus de quoi sauter au plafond, simplement un bon disque efficace qui se place bien au-dessus du lot… en attendant le suivant. (Stench)

 

 

BJORN BERGE – LIVE IN EUROPE

(2008 : cd : durée : 75’24’’ – 19 morceaux / dvd : durée : 59’00’’ – 14 morceaux)

Impressionnant par sa carrure, mais aussi par son culot et son talent, Bjorn Berge est un musicien norvégien qui officie dans un cadre assez unique, puisque l’homme dévoile sa musique, sans autre accompagnement que sa guitare acoustique et sa voix. Pari pas gagné d’avance, mais on se laisse vite prendre par la voix rauque et profonde de Bjorn et sa manière de jouer sa guitare, tout en feeling, mais aussi par une attaque franche et puissante, parfois relayée par l’utilisation d’un bottleneck. L’esprit hard bluesy est bien présent et cela se ressent aussi bien sur le cd live enregistré à l’Ancienne Belgique à Bruxelles le 22 février 2007, le cd se terminant sur deux titres enregistrés en mars 2005 au Nouveau Casino à Paris, que sur le dvd filmé à Oslo avec en prime deux titres filmés lors d’un festival en Italie, où le guitariste reprend "Ace Of Spades" de Motörhead !! Intercalant également d’autres reprises dans ses shows ("Give It Away" des Red Hot Chili Peppers"), Bjorn nous fait vite oublier qu’il est seul sur scène, et de plus en acoustique, grâce à son entrain, un sens de la communication avec le public, mais surtout un grand talent. (Yves)

 

 

ROBERT BERRY – PRIME CUTS

( 2006 – durée : 53’53” – 10 morceaux )

Magna Carta, de la même façon qu’avec  Jordan Rudess, sort ce "Prime Cuts" sous l’égide de Robert Berry. Outre 3 titres de Robert Berry, le reste est un hommage à des groupes incontournables du rock progressif et mélodique. On trouve sur ce disque des compos de Yes (avec la participation de Steve Howe guitariste du groupe pour "Roundabout"), Jethro Tull ("Minstrel in the Gallery"), Pink Floyd ("Brain Damage"), Genesis ("Watcher of the Skies"), ELP ("Karn Evil 9 1st Impression") et Rush ("Different Strings"). Entouré de virtuoses comme Stu Hamm à la basse, Vinnie Moore à la guitare, Mike Mangini à la batterie et même Jordan Rudess aux claviers, cette compil est ficelée de main de maître. Le chant est intégralement assuré par Berry. Il amène sa touche folk obtenue par la mandoline, son jeu de guitare et le violon. Pourtant bon nombres de morceaux sont alourdis par des accompagnements "kitch" typé années 80’s alors qu’une vision plus moderne aurait été souhaitable. Cela nous rappelle tout simplement la richesse du rock, de ces légendes qui nous gratifièrent de compos folles rarement égalées par les pseudos rockeurs actuels. (Yann)

 

 

BERSERK – RITES OF SUPREMACY

(2003 – durée : 42’53’ – 7 morceaux)

Ce groupe espagnol ne nous offre là que son deuxième album, et pourtant ce pagan black metal est maîtrisé d’un bout à l’autre. Je suis vraiment tombé sous le charme de ce quartet. Leur musique est proche de tous ces groupes païens comme Graveland, et on peut trouver des influences nordiques comme Enslaved. Le vrai point fort de Berserk, c’est que contrairement à beaucoup de groupes de black, la plupart des titres sont lents, ce qui fait que le coté majestueux et épique est décuplé. Les riffs bien entendu suivent cette ligne de conduite ; ils sont très simples, mais bourrés d’émotions, les mélodies donnant la chaire de poule, dans l’esprit des passages les plus lents d’Enthroned. Il y a bien sûr des parties rapides, mais elles ne viennent jamais surcharger le tout. Il découle de ce disque une profonde impression de tristesse et de mélancolie, effet encore augmenté par la présence de chœurs qui tombent toujours au meilleur moment. Si musicalement l’œuvre est parfaite, j’ai un peu plus de mal avec le gros logo "Fight for your land" inséré dans l’artwork… Il paraît que c’est lié aux combats des troupes ibériques contre le christianisme…Mouais, ça reste une faute de goût pour moi ! Pour ceux qui passeront outre ce détail, l’album les enchantera, parce qu’il est vraiment magnifique ! (Stench)

 

 

BESEECH – DRAMA

(2004 –durée 40’12’’ – 8 morceaux)

Ne connaissant pas Beseech ni d’Adam ni d’Eve, j’ai été très surpris par la maturité qui se dégage de "Drama", mais en faisant des recherches sur ce groupe, j’ai vite découvert que le groupe n’en était pas à son coup d’essai puisque ce nouvel skeud est le quatrième de ces suédois. Développant des ambiances sombres très travaillées, les parties de claviers sont très bien posées et donnent tout leur reflet (Drama) lorsqu’elles sont associés aux performances vocales de Lotta Höglin (qui n’est pas sans rappeler Annecke de The Gathering) et Erik Molarin (qui pour ma part me fait penser à l’ancien vocaliste de The 69 Eyes) qui se partagent les textes. Ne cherchez pas à headbanguer sur la musique du groupe, celle-ci est très calme et cérébrale même si le fond reste métal (Bitch, Addicted) grâce notamment au travail des guitares. Mélangeant atmosphérique et gothique, le sextette développe une mélancolie poétique qui s’adapte donc parfaitement à la tristesse et en même temps à la beauté de la saison hivernale. (Yves)

 

 

BESTIAL MOCKERY GOSPEL OF THE INSANE

(2006 – durée : 32’15"– 13 morceaux)

Ah, rien que la pochette met de bonne humeur : avec ce type de représentations en noir et blanc qui renvoie directement à Beherit, on sait qu’on ne va pas faire dans la dentelle… et c’est tant mieux ! Deuxième album pour Osmose Production, quatrième de sa discographie, ce "Gospel of the insane" reprend exactement là où "Evoke the desecrator" s’était arrêté (on retrouve même la fameuse tronçonneuse !), avec un son un peu plus clair cependant. Alors qu’attendre de Bestial Mockery ? Facile : du crade, du décadent, du primitif. Le groupe propose une sorte de black/thrash dans sa plus simple expression, croisement entre Impaled Nazarene des débuts et Deathwitch. Rythmes effrénés suivis par des riffs ultra simplistes sur lesquels surnage un chant criard et haineux qui dégueule des textes satanistes ("Tyrant of hells lans", "Hells vociferation", "Satans devilsaw", etc.), solos hystériques, le tout avec un énergie et une agressivité sans borne. Le coté cru et direct fait penser au "Oath" de Bererith, même si la production est loin au dessus. Une base de black bien primitif, avec des passages parfois métal classique ("Selfdestructive salvation"), des plans thrash simplistes, et des titres qui par leur provocation touchent déjà au culte. Comment ne pas succomber aux charmes rageurs de "Black metal slaughter" ou "Father in heaven" ? High speed black thrash, fin comme un crachat de tuberculeux, poétique comme une flaque de vomi, le degré zéro de la classe, et pourtant… que c’est bon ! Pas de prise de tête, juste une dose de violence assumée. J’aime ! (Stench)

 

 

BETWEEN THE BURIED AND ME - COLORS

(2007 – durée : 64’35’’ - 8 morceaux)

Tout commence sur des notes de piano accompagnées d'une sublime voie aérienne fleurant bon le rock progressif. Mais après deux minutes, la violence reprend ses droits et les riffs orientent le tout vers une expérience intense et rare. 8 plages pour 64 minutes, voila qui devrait déjà faire fuir les moins aventureux. Des structures à tiroirs où le death, le jazz, le prog, le thrash, le hardcore fusionnent pour un disque surprenant aux vocaux parfaits soutenus par des parties instrumentales bluffantes d'originalité. On se surprend à accepter les enchaînements qui s'opèrent le plus naturellement du monde entre des parties deathcore et des moments directement hérités du progressif pour déboucher sur des outros à la limite de la musique tribale. Au détour des plages, on croisera tour à tour un break jazz manouche, un autre dans un esprit cabaret, des échappées bal musette, country, ou heavy neo-classique. Toutes ces escapades restent succinctes et s'intègrent à merveille dans cette longue pièce de plus d'une heure. Rafraichissant et détonant, un CD à écouter avec attention. (David)

 

 

BEYOND FEAR

(2006 – durée : 47'19" – 12 morceaux)

Après avoir été reconnu pour ses capacités vocales dans Judas Priest, groupe dans lequel il a remplacé de 1996 à 2003, Rob Halford et enregistré deux albums studio et deux lives, sans avoir à rougir de la comparaison, puis dans Iced Earth où il a également remplacé avec talent Matthew Barlow et enregistré le très bon "Glorious Borden" en 2004, Tim 'Ripper' Owens revient avec Beyond Fear. Bien que cet album ai été en grande partie composé par Tim, ce dernier n'assimile pas Beyond Fear à un projet solo mais plutôt à un groupe jouant ses propres compositions. Nuance minime, mais qui a son importance, car l'on ressent vraiment une unité au sein du combo qui nous délivre des compositions que n'aurait pas renié Judas Priest ("Scream Machine") avec une approche résolument heavy ("And…You Will Die"). Certains titres sont plus axés sur des tempos lourds ("Save Me", "I Don't Need This" qui fait penser à Black Sabbath), alors que Tim se livre sur le titre autobiographique "Dreams Come True", composition qui se décline sous la forme d'une power ballade.  Partant en tournée avec Anthrax, reformé pour l'occasion avec son line up original, Beyond Fear aura certainement hâte de défendre son nouvel album, mais au vu des ingrédients qualitatifs qu'il renferme, nul doute que l'on va assister à des concerts mémorables. Rendez vous donc le dimanche 16 avril 2006 à la Laiterie de Strasbourg.(Yves)

 

 

BEYOND TWILIGHT – SECTION X

(durée : 44’50’’ – 8 morceaux)

Alors que l’on pouvait s’attendre à ce que le départ de Jorn Lande de Beyond Twilight ralentisse la progression du groupe, c’est pratiquement le contraire qui s’est produit, car ce deuxième opus est encore plus impressionnant que son prédécesseur "The Devil’s Hall Of Fame". Cette réussite provient en premier lieu de Finn Zierler, aux claviers qui a entièrement composé cet album, s’est occupé de la production et a recruté Kelly Sundown Carpenter du groupe texan Outworld qui arrive à remplacer avec talent Jorn Lande, grâce à une voix qui possède de nombreuses qualités : puissance, émotion, registre varié passant d’un chant grave à un chant plus aiguë le tout avec une facilité déconcertante. L’intégration d’un nouveau guitariste rythmique, Jacob Hansen a contribué également à compléter la formation qui peut se prévaloir d’être très  éclectique puisque suédoise, danoise et américaine, éclectique comme ce concept album qui est composé d’une variété de titres mélangeant parties heavy, double voix, chœurs (on pense parfois à Therion sur "Sleeping Beauty") avec des intermèdes plus calmes joués aux claviers avec des incartades dans le domaine du classique ("Portrait F In Dark Waters"). Vocalement cela suit le même schéma avec des parties chantées très heavy alors que d’autres sont résolument mélodiques. L’imagination du groupe n’a pas de limites et les idées fourmillent, faisant de cet album l’un de mes gros coups de cœur de cette année dans le domaine du métal progressif. (Yves)

 

 

BEYOND TWILIGHT – FOR THE LOVE AND THE MAKING

(2006 – durée : 37'52" – 43 morceaux)

Troisième album du combo suédois Beyond Twilight et troisième chanteur Björn Jansson qui comme ses deux prédécesseurs (Jorn Lande et Kelly Sundown) s'intègre parfaitement bien au métal progressif torturé du groupe. Cet album est certainement le plus complexe composé par Finn Zierler, clavier et tête pensante de Beyond Twilight, car l'imprégnation de cet album demande plusieurs écoutes, d'autant que celui-ci se décompose en 43 morceaux qui s'enchaînent sans temps mort avec de nombreuses ambiances différentes : parties classiques avec de belles partitions de piano, moments symphoniques, chants grégoriens, break, parties heavy, bruitages, chant halluciné ou hard, …le tout formant un puzzle qui s'assemble dans nos esprits au fil des écoutes. Novateur ou ennuyeux, Beyond Twilight qui avait été l'un des mes coups de cœur avec son précédent opus studio "Section X", reste un groupe unique et rien que pour cela il mérite que vous y prêtiez une oreille. (Yves)

 

 

ERIC BIBB – SPIRIT I AM

(2008 cd1 : durée : 42’32’’– 12 morceaux /cd 2 : durée : 24’41’’ -7 morceaux)

Regroupant deux cds distincts dans un beau digipack, "Spirit I Am" est une invitation à découvrir l’univers bluesy d’Eric Bibb. Enregistrés tous les deux à Nashville, le premier cd "Get Onboard" nous dévoile douze nouvelles compositions qui s’inscrivent dans un registre blues qui fait penser aussi bien à Eric Clapton, Chris Rea ou JJ Cale. C’est chaloupé, très agréable à écouter, plein de feeling, la voix d’Eric apportant un coté chaud à l’ensemble, renforcé par l’harmonica ("Stayed On Freedom") ainsi que par la présence de Bonnie Rait pour un solo en slide ("If Our Hearts An’t In Iti") et Ruthie Foster pour un duo sur le titre "Conversation" qui semble avoir été enregistré dans un club de Chicago. Très "roots", comme le 2ème cd qui nous propose sept titres, où Eric Bibb, juste accompagné de sa guitare, s’immerge dans les racines du blues, avec dextérité. C’est très pur et cela vaut le détour, d’autant qu’on retrouve également une vidéo de 18 minutes pour PC. (Yves)     

 

 

BIOCIDE - NARKOSIA

Dernier album du groupe, et là Biocide tape un bon coup sur la table, s'affirme tout en gardant son propre style : De la fusion mélancolique limite dépressive...Bref en 2 ans le groupe a fait une réelle avancée... Ca reste un style bien à part, et bien que d'explorer des terres inconnues n'est pas chose facile, Biocide y parvient sans problème. Le groove est quelque peu délaissé au profit d'une ambiance lourde, oppressante voire malsaine. A la première écoute, ça choque, mais en prêtant plus l'oreille au contenu on découvre la subtilité de la fusion des métaux qu'ils forgent avec mélancolie... Une belle progression. (Pilou)

 

 

BIOHAZARD – KILL OR BE KILLED

(2003 –durée : 36'35" - 10 morceaux)

Oups, j'me le suis bien pris dans les gencives, celui-là !! Faut dire que la pochette aurait du me mettre en garde : si Biohazard ressort les pit-bulls à collier à clous, emblèmes de la célèbre scène New York Hard-core (Madball, Agnostic front, etc.), c'est qu'il y a forcement anguille sous roche. Le titre ensuite, "kill or be killed" aurait du, lui aussi, me faire sortir mon protège-dents. Alors les gars, toujours en colère ? C'est le moins qu'on puisse dire, et pour nous le prouver, le groupe nous sort tout simplement son disque le plus violent et le plus intense de sa discographie ! Fini le coté neo-metal commercial d'Uncivilization, au revoir les mix hip-hop, retour au Brooklyn Hard-core! Et là, pas de fioritures, les titres, passées les 30 secondes d'intros pesantes, sont rapides, sans concession, frappent là où ça fait mal (le morceau Beaten senseless est le titre le plus speed jamais écrit par le groupe). Les voix de Billy et Evan se font plus graves, plus énervées que jamais, et les refrains dans la pure tradition NYHC (putain, écoutez Never forgive, nerver forget!!!) vont provoquer des pogos monstrueux. A mon avis, lors de leur prochaine tournée, la fosse devant la scène sera un endroit dangereux! La production reste dans cette volonté d'aller au plus direct, l'album ayant été enregistré en 10 jours, chez eux, à Brooklyn. Un album comme on n'osait plus en espérer, un retour en force du vrai Hard-core. Les animaleries feraient bien de se fournir en pit-bulls, la demande va être forte ces prochains temps! (Stench)

 

 

BIRTH CONTROL – HOODOO MAN

(1973 – durée: 42’13’’ – 6 morceaux)

Birth Control fait parti de ces groupes cultes des années ’70 à compter parmi les précurseurs du hard rock. Le groupe allemand fondé en 1968 joue dans un style assez proche de celui de Deep Purple et de Led Zepplin, avec des passages entre claviers et guitares grandioses. “Hoodoo Man” est le troisième album du groupe et celui qui réussi le mieux à transmettre l’essence même de la musique du groupe, qui se situe sur la ligne étroite séparant le hard rock des seventies et le progressif. Les guitares et les claviers sont sur le même pied d’égalité (“Buy !”, “Hoodoo man”), et l’originalité du jeu de batterie est à noter lors de certains titres (“Gamma ray”, “Suicide”). Les influences de Deep Purple se ressentent le plus sur le titre “Get down to your fate”, et le titre instrumental de fin, “ Kaulstoss ”, affiche des influences Ecossaises suggérée avec l’utilisation originale d’une cornemuse. A savoir que le titre “Gamma ray” a été repris par le groupe de Kai Hansen du même nom sur l’album “Insanity And Genius” (de façon un peu plus musclée certes). Le groupe de Bruno Frentzel reste donc l’un des groupes les plus innovateurs et associant le mieux hard et prog, et “Hoodoo Man” reste un album indispensable et incontournable des années ’70. (Sebb)

 

 

BISS – FACE – OFF

(2005 – durée : 41'25" – 10 morceaux)

Le moins que l'on puisse dire c'est que les chanteurs se succèdent au sein de Biss, puisque sur le premier album "Biss", c'est Fernando Garcia (ex-Victory, Wicked Sensation, Godiva) qui tenait le micro pour être remplacé ensuite par Michael Bormann (ex-Jaded Heart) sur "Joker In The Deck" qui est mis de côté sur ce nouvel opus qui voit l'arrivée du chanteur de Krokus, Marc Storace, et l'on aurait pu croire que vu le style de voix du suisse, l'on allait se trouver en présence d'un album style "AC/DC" alors que l'on est en plein dans un hard rock assez commercial, loin de la patate développée au sein de Krokus. C'est beaucoup moins rentre dedans, moins direct, mais l'efficacité est néanmoins bien présente, car Marc a su adapter sa  voix aux compositions qui sont très mélodiques et qui font de cet album le plus réussi des trois "Biss". Les refrains sont typés "Def Leppard, Bonfire, Casanova", cela étant flagrant sur des titres comme "Pyromania" (petit clin d'œil à l'album de Def Lep ?) ou "Raise the Hammer". Mais n'allez pas croire que cet album est de la guimauve, car les riffs sont bien présents et donnent envie de taper du pied ("D.S.O.D."), faisant de cet album un point de rencontre idéal entre le hard européen et le hard mélodique ricain. (Yves)

 

 

BISS – X-TENSION

(2006 – durée : 42’13" – 10 morceaux)

Même si l’album commence par une partie symphonique, le reste de ce nouvel opus de Biss se révèle être du hard mélodique, où la voix de Mark Storace, se révèle moins éraillée et plus mélodique qu’avec Krokus et peut même faire penser à Dokken sur " V Card", ce qui n’est pas la moindre des surprises. Au chapitre des surprises, notons également la reprise de "Barracuda" des canadiens de Heart. Les riffs de Ralf Heyne se révèlent toujours aussi puissants tout en ayant un côté festif ("Always", "Blood On Sand"), le tout contribuant à rendre cet album très agréable à l’écoute. (Yves)

 

 

BLACKBURN – FIRE

(2000 – durée : 16’27’’ - 5 morceaux)

Blackburn est un groupe suisse qui existe depuis plus de nombreuses années et que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un festival de Noël organisé dans le petit village suisse de Bätterkinden à côté de Berne. Nos voisins helvétiques m’étonneront toujours car à côté de l’incontournable Z7, ils arrivent à organiser des concerts dans toutes sortes d’endroits avec des affiches alléchantes, comme ce 20 décembre dernier où Blackburn partageait l’affiche avec Sideburn, Kirk, Shakra et Doro (qui au passage jouait pour la quatrième fois en Suisse en 2002, les trois précédentes ayant eut lieu au Z7 au nouvel an, aux Metal Days et en octobre). Incroyable, mais vrai !!! C’est ainsi que j’ai découvert le rock torride de Blackburn dont la caractéristique principale est le chant féminin qui est confié à Gaby Schön dont le timbre de voix n’est pas sans rappeler la canadienne Lee Aaron avec une pincée de Doro. D’ailleurs, Gaby n’est pas la seule représentante de la gente féminine puisque c’est Corinne Frei qui tient la basse. Pour le reste, Andy Keller tient le rôle de guitariste aux côtés de Steve B qui suite à des problèmes de santé a été remplacé fin décembre par Smuti  et enfin Marco Meier se tient derrière la batterie. Le groupe a pour l’instant  sorti deux cds auto-produits avec une production tout à fait correcte, "All Night Long" et "Fire" ainsi qu’un promo cd "Black Limousine". Les trois proposent du rock dans la lignée de Gotthard à ses débuts, Sideburn, Shakra, c’est à dire du hard qui ne se prend pas la tête mais qui au contraire nous apportera notre dose de plaisir et qui nous incitera à taper du pied après une dure journée de boulot. Espérons seulement que leur dernier cd promo leur permettent enfin de trouver un label qui leur donnera l’opportunité d’enregistrer un album entier, car ils le méritent. Contact : www.blackburn.rockt.de  (Yves)

 

 

BLACKBURN - POKER FACE

(2004 – durée 47’53’’ – 13 morceaux)

Lors de la chronique du mini album du groupe suisse Blackbuurn dans un précédent numéro de Passion Rock, je terminai en espérant que le groupe allait trouver un label afin que leur musique soit enfin reconnue. C’est chose faite puisque le groupe a été signé par Point Music, ce qui va permettre à tout un chacun de pouvoir écouter le hard rock chauffé à blanc du groupe. A l’image de la pochette de leur album, la musique est du même acabit et lorgne vers des combos tels que AC/DC, Doro, Shakra… Heureusement, ce n’est pas de la copie conforme, mais sachez que si vous aimez les groupes jouant ce style de hard, vous apprécierez Blackburn. L’album a été produit par Michael Bordmann (qui est également chanteur de Jaded Heart, un super groupe de hard fm, malheureusement peu connu), ce dernier ne se contentant pas uniquement d’être derrière les manettes, puisqu’il a également participé à l’écriture de deux titres et chante sur la ballade "Coming Home". La voix de Gabi Schön est toujours aussi déchaînée et pourrait être le juste milieu entre Lee Aaron et Doro. D’ailleurs, ayant eu l’occasion récente d’être invité pour la party donnée par le groupe pour fêter la sortie de cet album, je peux vous assurer que le groupe est vraiment au carré sur scène et que son avenir est devant lui. (Yves)

 

 

BLACK LABEL SOCIETY – THE BLESSED HELLRIDE

(2003  - durée : 45’07’’ – 11 morceaux)

Zakk Wylde et son groupe Black Label Society sont de retour avec une nouvelle offrande au dieu metal et le moins que l’on puisse dire, c’est que le cadeau est imposant : les compositions sont tranchées et vous sautent à la gueule dès le premier morceau  "Stoned And Drunk". L’ambiance de cet album est noire à l’image du livret et des titres qui composent cet opus (Funeral Bell, Final  Solution, Destruction Overdrive, We Live No More, …), mais c’est justement cette noirceur qui rend cet album s’y attachant. Le guitariste d’Ozzy Osbourne a réussi au fil des enregistrements à nous offrir un festival de riffs et de solos qui sont sa marque de fabrique : le tout est dense sans être pesant, à l’image des albums de Black Sabbath. On est collé au mur par le son de la gratte de Zak qui ne laisse aucun répit à nos petites oreilles. Son ami Ozzy Osbourne n’hésite pas également à venir faire les chœurs sur le morceau "Stillborn". Il est d’ailleurs étonnant de remarquer que le timbre de Zak sur plusieurs compositions (The Blessed Hellride morceau acoustique, Final Solution, …) ressemble à celle du Madman. Un album imposant à l’image du moteur Harley qui orne la pochette de cet album. (Yves)

 

 

BLACK LABEL SOCIETY – HANGOVER MUSIC – VOL. VI

(2004 – durée 66’55’ – 15 morceaux)

Ce nouvel album de Black Label Society, le groupe de Zakk Wylde (guitariste d’Ozzy Osbourne), n’a apparemment pas convaincu les canards français, car ils ont dû s’attendre à des titres heavy au vu du passé de Zakk et surtout de la pochette assez hard et "destroy",  ce qui est loin d’être le cas puisque "Hangover Music" s’inscrit plutôt dans la lignée de l’album solo de l’américain "Book Of Shadows", opus acoustique qui nous dévoilait un Zakk intimiste. Cet album va dans la même direction avec une majorité de titres assez calmes avec de belles parties au piano (Yesterday, Today, Tomorrow, Damage Is Done…) et de nombreuses parties acoustiques (Won’t Find It There, …) où la voix de Zakk, qui est en mélange entre l’australien Jimmy Barnes et Ozzy, fait mouche. En fait pour apprécier cet album a sa juste valeur, il est nécessaire d’en connaître le contenu avant afin de ne pas être déçu, car cet album est tout sauf un album de hard (sauf quelques riffs disséminés au gré des morceaux comme dans House Of Doom), la preuve la plus évidente étant la reprise très réussie du standard de Procol Harum "A White Shape Of Pale". Cet album, au feeling débordant, s’apprécie donc au calme et c’est là que l’on pourra en découvrir toute la profondeur. (Yves)

 

 

THE BLACK LEAGUE – MAN’S RUIN REVISITED

(2004 – durée : 45’01’’ – 12 morceaux)

Ce troisième album des finlandais laissera dans vos oreilles la même sensation qu’un bon bourbon qui passerait dans votre gorge : c’est rude, râpeux mais que c’est bon. Hard  rock roll, man !!! Si vous êtes friand de rock torride à la Little Caeser, Motörhead, Delta Rebels, en bref des combos qui privilégient  l’accroche directe, The Black League pourra vous contenter. Toujours dans les tours, les deux guitaristes apportent cette chaleur sur des compos "rentre dedans" (Hot Wheels, The Healer, …). La durée des compositions ne dépasse jamais les quelques minutes, mais l’intensité est telle que l’on y retrouve l’essentiel : de nombreux solos qui explosent un peu partout avec cerise sur le gâteau, la voix travaillée au papier de verre de Taneli Jarva (ex. Sentenced) qui donne consistance à l’ensemble. Beaucoup plus direct et plus compact que les deux précédents albums du groupe, ce nouvel album devrait donc plaire à tous les graisseux tatoués de la planète et à tout fan de musique "non aseptisée". (Yves)

 

 

BLACK MESSIAH – OF MYTHS AND LEGENDS

(2006 – durée: 51’48’’- 11 morceaux)

Avec son logo qui fait référence aux drakkars et cette pochette qui fait revivre les légendes vikings, les allemands de Black Messiah nous livrent leur 2ème album. Le tout sonne un peu moins casserole, sans trop de bouleversements par rapport au premier opus. Cela matraque toujours aussi bien pour un black qui donne des sensations de grandes étendues sombres et des touches de joie. "Erik, Der Rote" allie cuivre (trompette) pour ce côté joyeux et un black traditionnel. D’autres influences se font sentir, "Father of War" intègre des mélodies russes jouées sur une balalaïka. La touche folklore est renforcée par "Saufied" chantée en allemand, on croirait entendre des chœurs de Russie. Black Messiah garde un côté brut, propre au black métal comparé aux formations très prolifiques du viking ou pagan metal. (Yann)

 

 

BLACKMORE’S CASTLE – VOL. II

(2005 – durée : 57’57’’ – 12 morceaux)

Même si Ritchie Blackmore a depuis quelques temps délaissé le hard rock pour se consacrer à la musique médiévale dans le cadre de Blackmore’s Night, son héritage dans le hard reste unique puisque l’homme en noir a écrit quelques uns des plus beaux riffs dans le cadre de Deep Purple, l’un des groupes fondateurs du hard, ou de Rainbow, groupe qu’il a fondé après avoir quitté Deep Purple. Pas étonnant dans ses conditions de retrouver périodiquement des albums “Tribute”, comme c’est encore le cas avec le volume II de Blackmore’s Castle qui à la particularité de nous proposer des reprises des deux groupes alors que pour l’instant la majorité des albums hommage se contentaient de reprendre principalement des morceaux de Deep Purple. C’est ainsi qu’à côté des incontournables “Stormbringer”, “Burn”, “Maybe A Leo”, … de l’ère Deep Purple, l’on retrouve nombre de standards de Rainbow : “I Surrender”,  “Kill The King”, “Starstruck”, …. repris par un florilège de groupes reconnus dans le milieu du hard mélodique (Domain, Blatimmore, Man On Fire, House Of Shakira, Takara, …) et d’artistes plus underground (Dogpound,  Chris Catena, Chris Heaven,…) qui chacun à leur façon rendent de bien belle manière hommage à l’une des légendes du hard. (Yves)      

       

 

BLACKMORE’S NIGHT – BEYOND THE SUNSET – THE ROMANTIC COLLECTION

(2004 – durée : 55’25’’ – 14 morceaux)

Autant les quatre albums studio de Blackmore’s Night s’inscrivait ouvertement dans une ligne folk médiéval assez calme, autant cette compilation est encore plus apaisante puisqu’elle contient les moments les plus calmes de la discographie du groupe. Il faut cependant reconnaître que ce que l’on prenait au départ juste pour un projet de plus de l’homme en noir, Ritchie Blackmore, qui a laissé sa trace indélébile dans le livre du hard rock mondial grâce à ses riffs et ses solos distillés au sein de Deep Purple, s’est structuré au fil du temps pour prendre sa vitesse de croisière avec un style reconnaissable grâce notamment à la voix très pure de sa compagne Candice Night et des tournées, qui évitent certes les salles de concerts classiques pour s’arrête