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C-187 – COLLISION

(2007 – durée : 41’26" – 14 morceaux)

Projet initié par Patrick Mameli, guitariste de Pestilence qui a su s’entourer de musiciens haut de gamme dans le créneau métal extrême, comme Tony Choy (Pestilence, Astheist, …) à la basse, Sean Reinert à la batterie (Death, Cynic, …) et Jony Jelencovich (Mnenic, B-Thong,…) au chant pour donner forme à C-187 qui pratique un métal hybride qui est une sorte de fusion de techno death, de power et de trash. C’est hyper technique, très puissant, avec un travail hallucinant entre batterie et basse, le tout soutenu par un chant agressif mais néanmoins nuancé, avec un jeu de guitare parfois jazzy. Pas facile d’accès à la première écoute, le techno death trash moderne de C-187 vous demandera cependant plusieurs écoutes avant d’arriver à en saisir toutes les subtilités. (Yves)

 

 

CACTUS – V

(2006 – durée : 63’25" - 14 morceaux)

Quand de vieux briscards se remettent ensemble après de longues années de séparation, l’on peut  légitimement se demander s’ils ont retrouvé toute la magie d’antan. Cactus a en effet vu le jour en 1969 et nous a offert en très peu de temps trois albums studio "Cactus " (1970), "One Way.. Or Another" (1971), "Restrictions" (1971) et un live d’anthologie  "Ot ‘N’ Sweaty" (1972). Qualifié de super groupe, puisque composé de la section rythmique de Vanilla Fudge, Tim Boggert à la basse et Carmine Appice à la batterie, Cactus n’a pas tenu longtemps avant de splitter pour revenir plus de trente années après, avec un super album de rock, teinté de blues ("The Groover ", "Nite To Days"), le tout nageant dans un feeling omniprésent, parfois groovy (le très funk "Broothers Keeper"). A noter que par rapport à la formation originelle, c’est Jimmy Kunes (ex Savoy Brown) qui tient le micro avec talent et classe avec un timbre profond qui fait même penser à Robert Plant ("Livin’ For Today"), à Jimmy Barnes ("Shine") ou au très funky James Brown ("Broothers Keeper"). Puissant ("Doing Time" avec son harmonica), débordant d’énergie, jouissif, Cactus a donc retrouvé toute son panache. Chapeau bas. (Yves)   

 

 

CADAVERIA – IN YOUR BLOOD

(2007 – durée : 50’02’’- 12morceaux)

L’horreur, la douleur et tous ces sentiments glauques s’invitent pour ce troisième opus du tandem Cadaveria (chanteuse) et Marcelo Santos (batteur). Le premier titre du groupe révèle de part son intitulé "100 000faces" que Cadaveria déambule entre les styles pour servir son imagerie d’un univers décadent et sombre. Les changements de styles ont une trame commune, l’horreur. La pochette illustre à merveille et fait donc écho à la dramaturgie des compositions. Elle représente (Cadaveria, la chanteuse) en ange déchu se droguant pour retrouver des cieux sombres et sans avenir. La noirceur des compos est accentuée par un chant crié qui alterne avec un autre plus clair, plaintif et rempli d’amertume. Cependant, réduire la musique de Cadaveria à des ambiances glauques est réducteur car chaque instrument s’exprime sans retenue. Les solos de guitare le prouvent, offrant ainsi un moment d’apothéose sur "Memento Audere Semper") alors que dans d’autres formations du genre, seuls les riffs répétitifs trouvent leur place. Ce caractère se retrouve néanmoins sur " Exorcism to chaos" avec un riff hybride entre indus et hardcore, rappellant le Rammstein de la bonne époque. Malgré quelques incartades dans la violence, manifestées par des blasts à la batterie ("Anagram"), les pistes restent le plus souvent à une allure modérée, parfait pour faire ressortir le chant de caractère récitatif. (Yann)

 

 

CAEDEREMASS EMISSION

(2005 – durée : 31’10"– 10 morceaux)

Coup de cœur pour ce groupe hollandais que j’ai découvert en live, et dont la prestation scénique m’avait soufflé. Impossible de résister, je me dirige vers le stand pour acheter le cd, et le voilà qui tourne maintenant sur ma platine. Et c’est du tout bon ! Le son est très précis, chaque instrument est mis en valeur, de quoi déguster sans retenu ce brutal death de grande classe. Souvent dans une lignée death violent made in Suède, assez proche de celui des premiers Hypocrisy (dont ils font d’ailleurs une reprise en fin d’album avec l’excellent "Pleasure of molestation"), c’est à dire celui qui bute, qui n’est pas avare en blast, mais qui malgré tout sait développer un coté plus old school et des passages lents, voir lourds ("Rope to tie" est presque doom…). Ok, ça ne respire pas l’originalité, mais là n’est pas le but, les titres sont vraiment construits de façon intéressante, et on ne se lasse pas de cette galette qui tire sur les bonnes ficelles pour nous faire headbanguer, en proposant tour à tour des mid tempos, des putains de blast, bref en cherchant l’efficacité par tous les moyens. Le petit reproche peut être dirigé vers le chant qui, s’il impressionne sur un ou deux titres (il est très grave et assure vraiment dans ce registre) perd de son intensité après quelques minutes, parce que très linéaire. C’est le cas de beaucoup de formations, on ne va donc pas en faire un caca nerveux. Un excellent album de death pur jus, que je conseille à tous ! (Stench)

  

 

CHRIS CAFFERY – W.A.R.P.E.D.

(2005 – durée : 72'37" – 15 morceaux)

"W.A.R.P.E.D." est la version complète de l'album "God Damn War" qui accompagnait en tant que cd bonus, l'album "Faces" premier album solo de Chris Caffery paru en 2004. Cet album a été agrémenté de six nouveaux titres, cinq totalement inédits, le dernier étant disponible uniquement sur le marché ricain. Les textes traitent des horreurs de la guerre, conflits qui naissent souvent de problèmes religieux. Chris Caffery étant l'un des guitariste de Savatage, l'on retrouve évidemment l'influence du combo avec de nombreux breaks et de nombreuses montés en puissance, même si la musique écrite par Chris se révèle plus torturée et plus oppressante et surtout plus sombre, notamment par les thèmes évoqués. On savait Chris un guitariste talentueux et il le prouve de manière éclatante encore sur cet album, par contre l'on ne connaissait pas Chris chanteur, et je dois reconnaître que l'américian se débrouille très bien, avec un chant qui pourrait être un croisement entre un Alice Cooper sous amphétamines et le style "Savatagien" des premiers albums, celui où Jon Oliva tenait encore le micro. D'ailleurs, ce dernier vient prêté main forte à son collègue puisqu'il chante sur "Iraq Attack", titre écrit initialement pour Doctor Butcher en 1992, le projet parallèle à Savatage monté par Jon. Un album à conseiller à tous les fans de Savatage, mais aussi à tous ceux fans de heavy métal us de qualité. (Yves)

 

 

CHRIS CAFFERY – PINS AND NEEDLES

(2007 – durée : 57’08" – 14 morceaux)

Comme sur son précédent opus solo "Warped", Chris Caffery, guitariste de Savatage, nous dévoile un album assez complexe d’accès, avec des parties hyper techniques, des ambiances denses rendant le tout assez sombre. On sent poindre différentes influences, comme sur "Walls" qui débute comme du Marylin Manson pour ensuite nous faire penser à du Alice Cooper, cette comparaison pouvant également être faite   sur "Sad". Surprenant et demandant assurément une ouverture musicale large !!! Pour l’accompagner, le guitariste chanteur s’est entouré de quelques pointures comme Alex Skolnick (ex-Testament) qui envoie un solo sur "It’s Sad" ou Ferdy Doernberg (clavier d’Axel Rudi Pell) sur "Mettle Eastern".  Incluant également des violons, du saxe, des arrangements classiques, des samples, les compositions de Chris Caffery restent néanmoins toutes heavy avec de nombreux breaks. Surprenant mais très attachant au fur et à mesures des écoutes. (Yves) 

 

 

JASMINA CAIN – THE INSIDE

(2004 – durée : 36'01" – 11 morceaux)

Encore une artiste inconnue de part chez nous que Passion Rock a décidé de vous faire découvrir, car la belle américaine a réussi en un peu moins d'un an à ouvrir pour Joan Jett & The Blackhearts, Nazareth, 38 Special, Jackyl, …prouvant que son talent était bien réel. Possédant une timbre de voix bien chaud qui sied à merveille sur les mi-tempos (Washes You Away, Gettin' High, …), Jamine possède un groove et une sensualité animale qui n'est pas rappeler la canadienne Alannah Myles ou Darby Mills d'Headpins. Les influences sont larges et vont du hard en passant par le rock et même le blues et se distillent au fil des compos qui n'oublient jamais de jouer sur la sensibilité (November, Sweet Euphoria). www.targetrecords.de (Yves)

 

 

CALIBAN – THE AWAKENING

(2007 – durée : 45’15’’ - 12 morceaux)

Les allemands en sont à leur 9ème album depuis 1997 et ils se réveillent enfin (The Awakening). Sûrement atteint de suractivité, leur production d’albums concorde avec leurs sorties en festival l’été. Si vous êtes fan il sera facile de les voir. Leur musique traduit assez bien ce qu’il faut pour réussir du hardcore moderne. Des mélodies rapidement emmenées avec en arrière fond des guitares qui forment un épais brouillard de distorsion. Et comme il faut un passage pour reprendre son souffle, c’est là que le groupe baisse le rythme et descend dans les graves pour marteler un bon coup son voisin dans le pit. N’ayant pas une liste des morceaux qui correspond aux pistes du cd, je ne peux vous donner les titres, mis à part la première, "I Will Never Let You Down". Elle caractérise bien l’album mais n’en dévoile pas tout les aspects. Car il arrive aussi que des parties atmosphériques chantées de façon claire fassent leur apparition. Elles tranchent avec le schéma de base qu’est la voix hurlée (qui pousse à fond sur tous les muscles du coup !). Cette voix est très linéaire et ne bouge pas d’un fil malgré les changements de tempos. A confier aux amateurs du genre ou ceux qui veulent se donne un coup de speed. (Yann)

 

 

CALIFORNIA GUITAR TRIO – THE FIRST DECADE

(2003 – durée 53’20’’ – 19 morceaux)

Certains musiciens maîtrisent tellement leur art, qu’ils n’hésitent pas à sortir des albums entièrement instrumentaux, ceci grâce également à des labels qui sont d’abord des passionnés avant d’être des boites à fric. Heureusement dans le milieu du rock, bon nombre de responsables artistiques suivent cette démarche et nous permettent de découvrir des combos de la trempe de California Guitar Trio qui est tout sauf commercial. Ce trio comprend des passionnés de guitares qui l’assaisonnent à toutes les sauces, mais qui privilégient la légèreté à la lourdeur, ce qui permet à des néophytes de s’imprégner de cet instrument qui regorge de possibilités. California Guitar Trio allant au bout de sa démarche, déjà entamé sur leur précédent album, privilégie les guitares acoustiques aux guitares électriques rendant cet album encore plus intense. Les morceaux regorgent de mélodies et prouvent qu’avec très peu de choses, l’on peut arriver à un résultat convaincant. Un album rempli de douceur qui n’est pas seulement à réserver aux adeptes de la six cordes. (Yves)

 

 

CALLISTOTRUE NATURE UNFOLDS

(2005 – durée : 58’13 – 10 morceaux)

On en manquait, voilà donc l’OVNI du mois. Le genre de disque dont on ne sait que penser à première écoute, qui nous laisse perplexe, qu’on a même du mal à juger, au point d’être incapable de savoir si on aime ou non… Et petit à petit, écoute après écoute, les choses se mettent en place. Callisto nous vient de Finlande, et avec ce troisième album nous plonge dans un sludge /doom vraiment original et étonnant. Les morceaux sont très longs, pour le plupart ils consistent en de longs passages instrumentaux, parfois soutenus par un chant grave limite death old school. Mais la musique est à l’opposé du death. Très lents, les rythmes nous pénètrent avec patience, les riffs simples, les arpèges saturés, les nappes de claviers très discrètes forment des mélodies planantes qui nous font entrer dans un univers intimiste. Cette impression est encore accentuée par les nombreux passages accoustiques, limites jazz/easy listening (le morceau "Cold Stare" qui comprend un passage de saxophone par exemple) qui font poser l’album dans une douce torpeur. Un chant féminin est parfois employé pour encore plus nuancer cette approche. A la frontière donc du sludge et du post rock, ce disque s’apprécie dans le calme, avec une vraie volonté de décrypter une musique spéciale. A chaque fois que je l’écoute, mon avis se fait plus favorable, et je ne peux que lever mon red bull à ces mecs qui ont réussi à lier deux styles peu compatible : le métal lourd et le post rock ambiant. J’ai presque envie de continuer à l’écouter pour vous le chroniquer à nouveau le mois prochain, quand je serai sûr d’avoir tout compris ! En tous cas, excellent travail ! (Stench)

 

 

CANCER – CORPORATIONS

(2004 – durée : 21’15’’ – 5 morceaux)

Peut-être faut-il présenter Cancer pour les plus jeunes d’entre vous. Cancer était un groupe culte de death métal au début des années 90, qui a sorti deux premiers albums magistraux ("To The Gory End » puis le génialissime "Death Shall Rise"), qui a compté dans ses rangs James Murphy (ex- Death, Testament, Obituary, etc.). Apres quelques albums plus mitigés, le groupe a fini par splitter. Et les voilà donc de retour (comme tout le monde ai-je envie de dire, faut croire que les indemnités chômage sont arrivées à leur terme pour tout le monde en même temps…) avec ce mini cd supposé nous mettre l’eau à la bouche. Le problème c’est qu’il n’y a pas grand chose de neuf : le meilleur titre est en fait un ancien titre réenregistré ("Witchhunt")… On trouve aussi une reprise de Celtic Frost ("Dethrone Emperor"), qui si elle bien faite, ne fait pas vraiment avancer les choses. Pour le moment rien de nouveau…Et pour cause : il n’y a qu’un seul titre inédit ! Parlons donc de ce "Oil" : plus rien à voir avec le death, c’est une sorte de métal indus, pas si éloigné de Fear Factory. Si ce titre n’est pas mauvais, difficile de parler du futur du groupe ou d’une nouvelle direction artistique avec un seul nouveau morceau à se mettre sous la dent. Je résume, vous choisirez vous même ce qu’il faut penser de ce maxi : une reprise, un ré-enregistrement d’un vieux titre, un remix electro d’un vieux titre, un nouveau titre, et, le comble, un remix de ce même nouveau titre… Qui a dit que les fans étaient des vaches à lait ? Moi en tout cas, j’attends l’album complet pour lâcher des thunes ! (Stench)

 

 

CANDLEMASS

(2005 – durée : 58’35’’ – 10 morceaux)

L’histoire de Candlemass a été très mouvementée ces trois dernières années, car après la reformation en 2002, quelques concerts donnés (dont une halte remarquée au Z7 en août 2002 aux Metals Days), la parution du double dvd "Documents Of Doom" et du double live "Doomed For Life", le groupe a de nouveau décidé de séparer pour se reformer quelques mois après, réunion qui se voir concrétiser par sa participation annoncée notamment au Bang Your Head Festival en juin 2005 et ce nouvel opus tout simplement intitulé "Candlemass". Que retrouve t’on sur ce nouvel album ?  Du doom, tout simplement et du doom haut de gamme car Candlemass reste l’un des empereurs de ce style. Ce groupe a du génie dans l’art de jouer lourd sans être pesant.  Il se dégage une réelle atmosphère des galettes de ce combo et l’on ressent sa puissance dans les riffs lourds et lents distillés par Mats Bjorkman et Lars Johansson avec également des solos très réussis, qui associés au chant clair et inimitable de Messiah Marcolin font la réussite de ce cd qui est du niveau des meilleurs opus de la formation suédoise. C’est lourd, lent parfois plus sur certains titres que d’autres (Copernicus), mais pas statique et surtout très bien composé et interprété. Difficile d’extraire un titre plutôt qu’un autre, car l’ensemble de l’album est compact et forme un tout et confirme que Candlemass est certainement le fils spirituel des premiers Black Sabbath (Yves)

 

 

CANDLEMASS – KING OF THE GREY ISLANDS

(2007 – durée : 54’02" – 10 morceaux)

Evidemment, on pouvait s’inquiéter du nouveau depart de Messiah Marcolin, tant le chanteur "moine" avait su insuffler son style et son charisme au doom du groupe. Néanmoins, le choix d’intégrer Robert Lowe de Solitude Aeternus a un peu rassuré les fans du style et passé un moment de surprise, on adhère très rapidement au chant de Robert, moins ténébreux, mais plus heavy, tout en ayant l’impression qu’il vit à fond les textes. La musique du combo n’a pas évolué et c’est donc avec bonheur que l’on s’immerge dans ce métal lourd, dense, dont les racines remontent aux premiers Black Sabbath. Les suédois ont également su alterner les tempos avec des rythmiques certes lentes qui vous collent au plancher ("Devil Seed "), mais qui savent aussi à l’occasion accélérer avec parcimonie le tempo ("Demonia"), le tout bénéficiant toujours de solis ravageurs. Un album qui marque les 20 ans du groupe et qu’il conviendra d’écouter religieusement dans le noir avec juste quelques bougies pour s’imprégner au mieux de ce doom métal intense. (Yves) 

 

 

CANS – BEYOND THE GATES

(2004 – durée : 51’27’’ – 12 morceaux)

Je me demandais toujours pourquoi tant d’albums solos de chanteurs sortaient sur le marché et c’est Joacim Cans, le frontmann d’Hammerfall, qui m’a donné en partie la réponse à mon interrogation. Lors des précédentes tournées d’Hammerfall, Joacim était le seul après les shows à ne pas pouvoir fêter, sous peine de n’être pas au top vocalement les jours suivants. Bénéficiant ainsi de temps libre, pendant que les autres musiciens faisaient la fiesta, le chanteur a donc décidé d’écrire son premier album solo. Pour l’épauler dans son projet, le suédois a fait appel aux idées de Jeff Waters (Annihilator), David Chastain, Ronny Milianowicz (Dionysus, ex-Sinergy), ect… qui ont apporté chacun leur contribution à "Beyond The Gates". Il restait à enregistrer l’album et Joacim a réussi à convaincre Matt Sinner (basse - Primal Fear, Sinner), Mark Zonder (batterie – Fates Warning), Stefan Elmgren (guitare – Hammerfall) et Metal Mike Chlasciak (guitare –Halford) de venir immortaliser le tout pour un album qui s’inscrit dans une veine beaucoup plus dure que celle suivi par Hammerfall. En effet, Joacim a voulu faire ressortir le côté le plus dark et le plus heavy de sa personnalité avec néanmoins un côté mélodique toujours présent (Garden Of Evil, …). Une unité d’ensemble ressort de l’album même si ce dernier est différent selon les titres composés. Certains titres sont mêmes assez surprenants comme les chœurs sur le titre "The Key" ou la ballade "Forever Ends" composé par Jeff Waters qui sort vraiment du contexte de son groupe. Reste à espérer que le prochain album d’Hammerfall prévu pour 2005 soit du même niveau que cet album. (Yves)

 

 

CAPHARNAUM – FRACTURED

(2005 – durée : 29’40" – 8 morceaux)

Et une nouvelle excellente surprise, ce mois de mai aura été un très bon cru pour le métal extrême ! Capharnaum débarquent sans prévenir alors que leur dernier album date de … 97 ! Ok, nous voilà rassurés, on ne se frottera pas à des débutants. Et même s’il restait un doute, il est levé dès les premières secondes de cette galette. Le death métal de Capharnaum est divin ! L’approche du combo est assez similaire à celle des groupes de Tampa des années 90, du style Brutality, Monstrosity (dont un membre participe à ce projet) ou Disincarnate, c’est à dire très variée, passant du blast aux tempos lourds, et toujours avec un sens de la mélodie bien poussé. En fait les riffs sont très fluides, bien construits, et les nombreux solos, complexes, font penser aux bombes que nous concoctait James Murphy il y a 15 ans. Les éléments les plus techniques renvoient aux derniers albums de Death, avec des sonorités parfois vraiment surprenantes (contre temps, dissonances, etc.) mais toujours en alliance avec ce style de death métal pratiqué lors des heures glorieuses du métal ricain des 90ies. L’album est court, c’est clair, mais c’est un tel déluge de notes et de démonstration qu’il y a de quoi se régaler en repassant plusieurs fois ce disque, dont la richesse et la variété font qu’on ne s’en lasse pas. Du très grand death, qui branchera ceux qui cherchent plus un album hyper travaillé que très violent, qui n’a pas besoin de se cacher derrière une surenchère de blasts pour compenser un manque de technicité. Voici des musiciens qui savent de quoi ils parlent, et le résultat est parfait, entraînant, bien ficelé, et a de quoi frustré plus d’un guitariste en herbe. Du vrai, pur Tampa death métal  comme on en aimerait plus souvent!!! (Stench)

 

 

CAPRICORNS – RUDER FORMS SURVIVE

(2005 – durée : 48’05" – 7 morceaux)

Notre musique est vraiment d’une incroyable richesse, et celui qui veut vraiment trouver chaussure à son pied ne peut que dénicher un groupe à son goût, tant la diversité est de mise ; il suffit de chercher un peu… Voici donc Capricorns, qui ont l’audace de nous proposer un disque de doom instrumental. Tout est donc possible ! Ok, ce n’est pas le premier groupe à tenter cette prouesse, mais ce sont eux qui s’en sortent le mieux. C’est donc lent, lourd, mais en même temps très intimiste, presque tamisé. L’utilisation fréquente de passage extrêmement doux en acoustique y est pour beaucoup. En même temps, les mélodies d’une simplicité redoutable se développent petit à petit, et paradoxalement on se rend compte que ces quelques notes, de par leur minimalisme, donnent un aspect dramatique à l’ensemble, et on oublie même qu’il n’y a pas de chant, qui est d’ailleurs complètement inutile. Une seule plage est chantée, et honnêtement, même sans les vocaux, ce titre aurait fonctionné. Reste que cet instant de pure folie (le mec braille dans un registre dément, maladif) met encore plus l’accent sur le coté très autosuffisant de la musique du reste du disque. Un moment à déguster dans le calme, dans une impression de solitude et d’isolement, ou même en musique de fond, pour accompagner des temps de recueillement. Etonnant, mais vraiment indispensable, même s’il faut sans aucun doute commencer par balayer toutes nos habitudes avant de se risquer à ce long voyage cérébral. Une fois nos réflexes à la trappe, quel bonheur ! Original, simple, beau, du grand art. (Stench)

 

 

CARCASSCHOICE CUTS

(2004 – durée : 78’25’’ – 21 morceaux)

Non, ne faites pas comme moi! Inutile de vous vomir dessus de bonheur, ceci n’est pas un nouvel album de Carcass reformé, mais un best-of, le groupe n’existe vraiment plus…Les inventeurs du gore/death grind méritaient bien un hommage de ce style, d’autant que ce disque couvre bien toutes les périodes du groupe. Jugez plutôt : deux titres du premier disque barbare "Reek Or Putrefaction", deux de l’excellent "Symphonies Of Sickness", trois de "Necroticism", trois de "Heartwork" et trois de "Swansong". Ce panorama nous permet de redécouvrir ce groupe génial, mais surtout de mesurer l’ampleur de son évolution, histoire de regretter encore plus le split. Vue la direction vers laquelle se dirigeait le groupe, l’album suivant aurait été monstrueux. Cerise sur le cadavre, ce disque se termine en nous offrant ce qui fera le bonheur des collectionneurs : huit titres des « Peel Session », devenus très difficiles à trouver, on a donc droit à quatre titres de la Peel session du 02.01.89 (un régal !!!) et quatre de celle du 16.12.90 (excellent). Au final, les novices découvriront avec plaisir un groupe qui a marqué à jamais l’histoire du métal extrême, les fans se jetteront sur l’objet pour les titres des Peel session ! Tout le monde y trouvera son compte. Et qui sait, si les ventes sont bonnes, peut-être que le groupe songera à se reformer ! Tous chez votre disquaire ! (Stench)

 

 

CARNAL LUST – REBIRTH IN HATE

(2004 –  durée : 14'48" - 4 morceaux)

Ce mini cd fait suite à l’album "Whore Of Violence", et là encore on nage en plein death métal. Le problème principal de ce mini, disons le tout de suite, c’est un son un peu faible, qui, s’il ferait bien l’affaire pour une bonne démo, est en deçà de mes attentes pour une sortie officielle. Le résultat est donc un son de batterie un peu faible qui place l’instrument trop en retrait, et donc créé un manque de puissance assez flagrant. C’est bien dommage parce que le groupe a les arguments pour convaincre. Son death vraiment old school est varié, et vraiment bien torché : les solos sont excellents, les riffs sont bien death, les compos sont entraînantes, le chant est très varié, bref, même si la recette est très connue, c’est assez bien ficelé pour que l’écoute soit plaisante. Certains passages plus atmosphériques touchent droit au but en créant ce feeling particulier des groupes du début des années 90 (par exemple sur le très bon "Soulless Man", meilleur morceau de l’opus), entre violence et mélodie. Malgré le son, je suis arrivé à la fin de ce cd en me disant que quatre titres, c’est trop court… plutôt un bon signe, qui me laisse espérer que le groupe se concentrera plus sur la production la prochaine fois pour nous sortir un truc vraiment carton ! (Stench)

 

 

CARNIVAL IN COAL – COLLECTION PRESTIGE

(2005 – durée : 46'19" – 11 morceaux)

J'aime bien les mélanges musicaux, à la manière de ce que font Thérion ou d'une manière plus extrême die Apokalyptischen Reiter, mais je dois reconnaître que ce propose Carnival In Coal, dont les deux instigateurs sont Arno Strbol (chant) et Axel Wursthorn (instruments) et qui sont accompagnés d'invités pour les accompagner, dépasse et de loin tout ce qui a été fait par d'autres groupes, car définir la musique du groupe reviendrait à énumérer presque tous les styles musicaux, mais en les mélangeant. Il reste cependant qu'un style à mon avis se détache des autres, puisque l'on retrouve à de nombreux moments des parties plus extrêmes avec un chant black/death ("Satanic Disaster"). Pour le reste, on passe par différents rivages musicaux, avec toujours un côté brutal avec à l'opposé de la musique classique ("Promenade"), le tout entrecoupé de rythmes funk et même disco ("Fuckable", "Cartilage Holocaust" – on se croirait en pleine fièvre du samedi soir !!!) avec l'incursion par ci, par là, de riffs heavy, le tout entrecoupé de chant clair. C'est bizarre et cela parait déstructuré au premier abord, mais si l'on prend le soin d'écouter plusieurs fois cet album, l'on se rend compte qu'il y a un sacré travail derrière, surtout que le groupe a inclus plusieurs samples et des discours pour corser le tout. Voilà, certains crieront au génie, d'autres partiront à grandes enjambées, quoi qu'il soit, il est conseillé d'écouter afin de se faire sa propre opinion et surtout être très ouvert musicalement. (Yves)

 

 

CARPATHIAN FOREST – FUCK YOU ALL

(2006 – durée : 46’15" – 10 morceaux)

Encore un Carpathian forest? Ils doivent se faire chier en Norvège, c’est pas possible autrement ! Voici donc ce « Fuck you all » (hum, avec un titre pareil, je suis bien content de ne pas l’avoir acheté, celui-là…), qui pour information a été entièrement illustré par Nattefrost… quelle belle rigolade ! Coté musique, pas de grosse surprise, on reste dans l’ambiance propre au groupe, un black métal assez raw et classique, qui mêle morceaux lents, et passages frénétiques, une petite touche de claviers atmosphériques vient renforcer le coté obscure de la galette. Certains passages plus rock, au niveau des intros surtout, font parfois penser au Dark throne nouveau, le panache en moi. Très franchement, sauf à être vraiment fan, ce disque manque de quelque chose. Drôle d’impression d’écouter un disque qui remplit son cahier des charges, et qui pourtant n’allume pas la poudre… Le premier titre, du haut de ses six minutes, est juste chiant. Le second s’ouvre sur un riff qu’utilisait déjà Bathory sur "Blood fire death", c’est bon, c’est épique, mais c’est pompé… En fait, très vite la lassitude nous gagne, les accords et les riffs sont minimalistes au possible (tenir trois minutes sur deux notes, faut pouvoir, et malheureusement pour ce coup-ci, le brio n’y est pas), et même si certains disques fonctionnent et trouvent leur essence dans ce schéma, là ça ne prend pas. C’est peut-être que tout cela manque cruellement de conviction : le groupe n’a plus l’air d’y croire, et ce n’est pas la tonne de reverbe sur le chant qui lui donnera un air Evil. Dommage, mais là, vraiment, ce groupe n’est plus compétitif…(Stench)

 

 

THE CASANOVAS – ALL NIGHT LONG

(2007 – durée : 37’03" – 11 morceaux)

Venant de la région de Melbourne en Australie, The Casanovas est un groupe de pur rock’n’roll qui puise ses influences dans The Stooges ("Born To Run"), AC/DC (un autre enfant du pays), Aerosmith ("All Night Long" fortement influencé par le gang de Joe Perry et Steven Tyler), The Rolling Stones ("Too Much"), … L’intérêt de cet album réside dans le fait que le trio a intégré ces influences tout en réussissant à avoir sa propre personnalité comme sur "Shame On You", où l’utilisation des cuivres donnent une coloration groovy à cette composition. Rajoutez à cela que le guitariste est nerveux et vif ("Ain’t Coming Down"), que le chant est détonnant, des éléments supplémentaires qui rendent cet album réussi. (Yves)

 

 

CASKETGARDENTHIS CORRODED SOUL OF MINE

(2003 – durée : 37’03’’ – 10 morceaux)

La journée s’annonçait pourtant bien pour Yves ; le soleil brillait, et il n’avait pas trop la tête dans le cul malgré sa grosse cuite de la veille. C’est en sortant de chez lui que l’accident se produisit ; en effet, son loubard de voisin écoutait à fond le premier album de Casketgarden, et pour Yves le choc fut trop grand. Comment ses oreilles peu habituées à tant de virtuosité auraient-elles pu supporter ce death metal typiquement suédois, croisement génial entre Dissection et Dismember, à la fois brutal, rapide et magnifiquement mélodique ? Ce déluge de rythmes effrénés qui se calment juste le temps de laisser s’exprimer un solo mélancolique, ces ambiances que n’auraient pas reniées At The Gates, ces riffs tout en finesse, et la sincérité qui se dégage de ces compositions finement ciselées, tout frise la perfection, à l’image de la production parfaite du quintet. Et dire que ce disque grandiose n’est que le premier album du combo Hongrois ! Je vous rassure, Yves va mieux ; il paraît qu’il a réussi à articuler une phrase ce matin :  "Casketgarden, disque du mois !". Il est en bonne voie, j’vous dis! (Stench)

 

 

CATARACT - CATARACT

(2008 – durée : 46’31’’ - 10 morceaux)

La Suisse nous offre depuis quelques années des plaisirs métalliques divers et variés, souvent talentueux et parfois novateur. En vrac Celtic Frost, Nostromo, Gotthard, Shovel, Knut, Krokus, Samael, et plus récemment Cataract. Le début de carrière des gaillards étaient très ancré dans un hardcore-punk pêchu et efficace en live. Mais les années aidant, le quintette se métallise méchamment pour aboutir à un thrash-hardcore destructeur. La voix haineuse du chanteur accompagne à merveille les riffs des gratteux et la rythmique sait alterner passages mid-tempo, envolées speed et même quelques blasts beats dissimulés avec parcimonie dans les chansons. Apparition également de solos qui ne font qu’embellir le tout pour un peu plus de diversité musicale. Le disque idéal pour accompagner la destruction de vos murs ou le déracinement d’un tronc d’arbre récalcitrant. A noter que l’édition limitée contiendra un disque de reprises (Slayer, Sepultura, Pantera, Mötley Crüe, Obituary,…) fidèle aux bons goûts musicaux des protagonistes. Enfin les plus téméraires sauront dégoter le 33 tours limité à 500 exemplaires ! (David)

 

 

CATHEDRAL THE GARDEN OF UNEARTHLY DELIGHT

(2005 – durée : 70’25" – 10 morceaux)

Alors, quoi de neuf chez Cathedral? Bah un truc qui arrive rarement… En effet, même si les albums de Cathedral font souvent plaisir, même s’ils invitent à passer un agréable moment en compagnie de musiciens sincères, même s’ils ont toujours un truc sympa, ça ne va jamais plus loin. Et là, surprise, c’est le Cathedral nouveau qui nous colle la claque du mois, surpassant toutes les autres sorties ! Vous arrivez à y croire, vous ? J’en ai douté, j’ai dû le repasser, l’analyser, essayer de comprendre d’où venait ce phénomène incroyable, tout restait vain. Impossible de savoir pourquoi, mais ce disque est énorme. Parlons déjà de ce qui freine beaucoup d’auditeur : la lenteur du combo. Rassurez vous, ce nouvel opus est beaucoup moins doom que par le passé, les passages les plus lents rappellent ceux des très vieux Celtic Frost (c’est frappant sur "Upon Azrael’s wings"), et on y trouve même du mid tempo, plutôt bien venu, des influences seventies bien présentes, des morceaux de bravoure presque mélancoliques. Autre révolution, Lee Dorian n’a jamais aussi bien chanté, alternant différentes approches, même la voix très claire, c’est dire les efforts ! La production ensuite est très propre, chaque instrument est clairement mis en valeur. De petits arrangement rehaussent encore l’œuvre, comme des passages acoustiques, des ensembles à cordes, ou des chant féminins (très courts, pour ne pas plomber l’ambiance). Autre nouveauté, et pas des moindres, la grosse dose de mélodie qui couvre ce disque (le riff central de "Corpsecycle" par exemple), des refrains sympas, entraînant, balancés par des mecs qui aiment ce qu’ils font, qui semblent vivre pour nous pondre ces hymnes de stoner rock. Et si c’était ça ? Et si ce disque était simplement un putain d’album de rock, sincère, sans tricherie, juste du rock qui fait taper du pied, un grand sourire aux lèvres ? A force de chercher la perle, on finit par oublier l’essentiel, et il se trouve dans ce disque : le putain de rock’n’roll ! (Stench)

 

 

BOB CATLEY – SPIRIT OF MAN

(2006 – durée : 62'36" – 12 morceaux)

Pour ce nouvel album de Bob Catley, le chanteur de Magnum a "mangé du lion", car jamais lors des précédentes réalisations, il n'avait proposé des titres aussi hard. Il faut dire que pendant les deux dernières années, le chanteur s'est consacré à Magnum, laissant de coté volontairement sa carrière solo. Cette approche plus énergique ne se ressent pas au niveau de la voix de Bob, mais plutôt du côté des guitares de Vince O'Regan, qui coproduit également l'album avec Bob, qui sont vraiment rentre dedans aussi bien au niveau rythmique qu'en solo ("Heart Of Stone", Spirit Of Moment Of Truth"). Il serait cependant injuste de cantonner cet opus à un registre hard, car la tonalité mélodique est toujours omniprésente, et plusieurs titres auraient d'ailleurs pu être estampillés de l'étiquette "Magnum" ("Spirit Of A Man"). L'aspect mélodique est mis en valeur par la voix de Bob à l'aise aussi bien dans les parties plus accentuées que sur les belles ballades qui émaillent "Spirit OF Man"  ("Last Snows Of Winter, Beautiful Mind). Du très bon boulot de la part de l'un des meilleurs chanteurs dans le style mélodique. (Yves) 

 

 

BOB CATLEY – IMMORTAL

(2008 – durée : 60’39’’ – 12 morceaux)

Considéré à juste titre comme l’un des meilleurs vocalistes du rock mélodique, notamment du fait de ses prestations au sein de Magnum, Bob Catley nous dévoile ici son sixième album solo. A l’image de tout ce qu’il réalise, le vocaliste anglais fait ici un sans faute grâce à des compos variées qui possèdent toutes de superbes mélodies. Les orchestrations symphoniques renforcent le côté majestueux des titres ("Dreamers Unite") sans que cela diminuent leur puissance, car les guitares sont toujours bien présentes ("We Are Immortal", "End Of the World") le tout étant juxtaposé avec de nombreux claviers. Les ballades sont également très réussies ("Light Up My Way", "Win The Throne") et s’insèrent parfaitement sur cet opus dont la réussite est aussi à mettre au crédit de Magnus Karlsson qui a composé les titres de cet opus. Un album à classer à coté des meilleurs albums de Magnum. (Yves) 

 

 

CATTLE DECAPITATION – KARMA.BLOODY.KARMA

(2006 – durée : 40'46"- 12 morceaux)

C’est avec leur précédant album, "Humanure", que j’ai découvert Cattle Decapitation. Et tout de suite leur mélange de grind/death associé à des textes pro-végétarien anti-humaniste m’a séduit. Je me suis donc procuré ce nouvel opus des Californiens lors de sa sortie avec une certaine avidité. Premier constat, la pochette est moins rentre-dedans que la précédente, ce qui me laisse un peu hésitant quant à la suite. Tout de suite, on remarque que le groupe reprend là où il s’est arrêté et continu logiquement son évolution musicale. Les passages tirés du death sont plus présents qu’auparavant, et cela apporte un coté plus technique aux morceaux et par la même occasion plus complexe. Le groupe a aussi introduit quelques riffs typiquement black dans leurs titres, "Unintelligent Design", ce qui rend leur musique encore plus riche. Malheureusement la sauce ne prend pas plus que ça… Là où tous ces nouveaux apports auraient dû augmenter la qualité du cd, une grosse impression de désordre subsiste. Comme si le groupe n’arrivait pas à structurer sa musique avec tous ces éléments nouveaux. C’est sur les titres les plus longs que ces nouvelles combinaisons sont les mieux assimilées et retransmises ("Suspended In Coprolite", "Alone At The Landfill"), les plus courts ne permettant pas au groupe de s’exprimer pleinement. Bien sûr le cd est parsemé de bonnes idées, mais dans l’ensemble le tout est assez décevant. Le prochain album confirmera si la transition stylistique est achevée ou non. (Sebb)

 

 

CAVALERA CONSPIRACY – INFLIKTED

(2008 – durée : 43’37’’ – 11 morceaux)

Grosse déflagration métallique, la réunion de deux frères Cavalera sous la forme de ce projet "Cavalera Conspiracy" ne laisse pas de moment de répit. Les deux frères, accompagnés de Marc Rizzo (Souffly) à la guitare et de Joe Duplantier (Gojira) à la basse nous proposent un pavé métallique à travers onze compos qui nous laissent pas le temps de souffler. Même Marc Rizzo, qui peut-être qualifié de "guitar héro" ("Sanctuary", "Black Ark")  va à l’essentiel et préfère ne pas trop en faire afin de permettre au quatuor de garder sa puissance dévastatrice et même si des samples indus font leur apparition sur "Inflikted", ce n’est que pour mieux souligner la force du titre. Les influences tribales ont été délaissées, certainement pour ne pas établir de lien avec Sepultura, cela n’entamant néanmoins pas la qualité de ce trash hardcore, ponctué de grosses accélérations ("Hex"), qui marque la reconciliation de Max (chant/guitare) et d’Igor (batterie), retour qui se verra concrétisé par des apparitions lors des festivals d’été (Graspop, les Eurockéennes, …). (Yves)      

 

 

CELLADOR – ENTER DECEPTION

(2006 – durée :  44'27" - 8 morceaux)

Composé de petits jeunots, puisque l'âge des musiciens oscille entre 17 et 23 ans, Cellador est un combo originaire d'Omaha aux Etats Unis qui a été influencé par le métal européen, notamment scandinave avec de forts relents Stratovarius ("A Sign Far Beyond", "Forever Unbound") avec un chant très proche de celui de Timo Kotipelto, mais sans omettre le speed métal germanique magnifié par Gamma Ray ("Leaving All Behind") avec un petit relent Iron Maiden ("Never Again"). Il est clair que pour l'originalité en dehors du fait que ce groupe soit basé aux Usa, que ce style soit vraiment underground la bas et que le bassiste soit originaire de Russie, Cellador n'a rien inventé. Par contre pour nous offrir une dose de métal épique avec des chorus en place, des solos impeccables, des rythmiques très rapides ("Seen Through Time"), ce combo s'en sort avec les félicitations du jury. (Yves)

 

 

CELTIC FROST – MONOTHEIST

(2006 – durée :  - 12 morceaux)

Dans la grosse déferlante des reformations, l’une semblait bien plus douteuse que les autres : celle de Celtic Frost. Un groupe aussi mythique, qui a influencé toute une série de formations de métal extrême a-t-il encore des choses à dire, alors que l’époque a changé ? Sans aucun doute si on écoute cette merveille. Cette immense œuvre se fragmente en deux styles bien différents ; en effet, certains titres sont du pur Celtic Frost des débuts, avec ces grattes crades, ces accords simples, ces rythmes lents, et surtout les vocaux de TG Warrior et ses "Hugh" classiques. Les deux morceaux d’ouverture par exemple appartiennent à ce registre qui ravira les vieux fans. L’autre aspect est beaucoup plus gothique, avec chant clair, parties orchestrales, voix féminine ( par exemple le superbe "Obscured") et tout le bordel, et là les fans des débuts risquent de se faire chier. Reste que ce disque s’écoute comme un tout, et que ces ambiances diverses ont pour effet de produire l’un des albums les plus glauques que j’ai pu entendre, une pièce malsaine, désespérée, touchante. Souvent aux limites du doom ("Synagoga" et ses 14 minutes), ce disque est lancinant et clou le bec à ceux qui crachaient sur cette réformation. Alors ok, ce n’est pas un "To megatherion 2" qui nous est proposé, mais franchement, un tel disque aurait-il encore sa place en 2006 ? Pas si sûr. Celtic Frost ont eu l’intelligence de pondre un produit qui correspond à son époque, qui porte les marques de fabriques évidentes d’un groupe mythique, mais en modernisant le tout. Un magnifique exemple de feeling malsain pour un disque exceptionnel. Parfait ! (Stench)

 

 

CENTINEXDECADENCE (PROPHECIES OF COSMIC CHAOS)

(2004 – durée : 40’27’’ – 9 morceaux)

Centinex fait parti de ces groupes injustement ignorés de la scène death métal, et cela depuis presque 15 ans. Non, vous ne rêvez pas, ça fait 15 ans que le groupe suédois fait son chemin dans l’indifférence générale, et il est vraiment temps que ça change parce que la musique du quintet mérite votre attention. Formé en même temps qu’ Entombed, Hypocrisy ou Dismember, Centinex est malheureusement resté dans l’ombre de ces grosses formations alors que la qualité de ses productions vaut largement celle de ces "gros vendeurs". C’est particulièrement vrai pour cet excellent Decadence, véritable condensé de death suédois que seuls des vétérans pouvaient nous offrir, au style forgé année après année avec passion. Brutal sans exagération, technique juste ce qu’il faut, varié, mélodique, ce disque renvoie bien entendu aux formations citées précédemment, mais dans un assemblage vraiment inédit, puisque chaque élément est utilisé à fond sans pitié. Ainsi les mélodies sonnent comme du Dissection, les accélérations font penser à du Hypocrisy old-school, certaines rythmiques thrash sentent bon Dew Scented, bref, chaque titre nous plonge dans une atmosphère différente, sans qu’il soit possible de trouver la moindre faille. Les deux chants (un criard, l’autre grave, à la Peter Tagtren) renforcent cette variété. Les fans de death suédois peuvent y aller les yeux fermés, pour les autres voilà un bon moyen de découvrir ce qui se fait de mieux en la matière. (Stench)

 

 

CENTINEXWOLRD DECLENSION

(2005 – durée : 38’50" – 9 morceaux)

Avec "Decadence (Prophecies Of Cosmic Chaos)", les suédois de Centinex avaient sorti l’an dernier ce qui était un des tous meilleurs albums de death métal de l’année, et ils n’ont pas perdu de temps pour nous pondre le successeur de ce petit chef d’œuvre. Il faut croire que composer dans l’urgence leur convient à merveille, puisque ce disque, qu’on pouvait craindre bâclé par trop de précipitation, est au contraire absolument fabuleux, et même si on manque encore un peu de recul pour l’affirmer pleinement,  il semble être encore supérieur à son prédécesseur.  Toujours dans un créneau death métal suédois, le groupe confirme et renforce les éléments qui font son identité. La puissance des breaks et des refrains (le plan à deux voix de "Victorious Dawn Rising", en gratte saccadées, la double au plancher, ou les breaks centraux de "The Destoyer") fait mouche à tous les coups, la vitesse des passages speeds (rythmes rapides typiquement suédois de "Purgatory Overdrive", mais aussi blasts intelligents et vraiment brutaux placés à droite et à gauche, comme dans l’ouverture monstrueuse de "Victorious Dawn Rising") comme des plans plus lents sonnent toujours juste. Le chant, très puissant, là encore typique des groupes à la suédoise comme Dismember par exemple, est en symbiose avec les parties instrumentales. Ce qui renforce la qualité de ce disque, c’est l’utilisation de mélodies, parfois mises en place par les riffs eux-mêmes, ou encore par des ambiances glauques qui peuvent sans doute réunir fans de death comme fans de black (un titre comme "As Legions Come" est parfaitement représentatif de cette osmose entre sombres parties lentes et passages frénétiques purement death métal). Quelques solos viennent encore mettre une touche de folie à l’ensemble. Un album en tout point excellent, qui recèle de petits plans audacieux (l’intro surprenante de "Sworn"), pour un groupe qui se place cette année encore en parfait challenger au poste de groupe death de l’année. (Stench)

 

 

CEREBRAL TURBULENCYGERM OF ERROR

(2004 – durée : 18'22" - 13 morceaux)

On sait de quoi sont capable les groupes de l’est, et recevoir un cd d’un groupe tchèque est toujours signe d’un mal de crâne à venir. Cerebral Turbulency est un groupe à la réputation énorme dans l’underground international, et il faut admettre que c’est largement justifié ! Extrêmement violent, ce mini-cd nous offre un grind bien entendu très rapide, mais parfois aux frontières du brutal death, sans que cela ne freine l’ensemble ! En effet, certains riffs beaucoup plus élaborés (sur "In It Itself" par exemple) sortent du cadre minimaliste du grind traditionnel, tout en gardant une frénésie rythmique proprement hallucinante ! Ce disque est sans doute un des trucs les plus brutaux qu’il soit donné d’écouter en ce moment, et pourtant c’est très loin d’être brouillon ou plat. Déjà, le groupe est audacieux, et se permet d’introduire des passages vraiment déroutants (comme des chœurs sur "Germ Of Error" ou des dissonances presque indus !) ; ensuite le festival vocal est très varié : le chant principal est proche de celui de Barney (Napalm Death), mais il se partage les textes avec pas moins de 5 ou 6 chants différents, du break parlé au hurlement criard en passant par le guttural extrême ou les lignes hardcore! Bref, en 18 minutes, il se passe un nombre assez incroyable de choses, et c’est en cela que l'on peut dire que ce disque est un exploit : très bref, il est pourtant très diversifié, tout en gardant une unité propre et en ne faisant jamais baisser la tension ! Le son est énorme, et ajouté à tout le reste, on peut dire que ce disque est l’un des meilleurs disques de grind de tous les temps. J’exagère ? Essayez, on en reparlera ! (Stench)

 

 

CHÂLICE CHAMELEONATION

(2002 – durée 50’50 – 12 morceaux)

Le hard mélodique de Châlice n’a pas encore récolté le fruit de ses efforts, malgré plusieurs albums sympas et un succès d’estime. Conscient de cet état de fait, les allemands ont décidé de changer de label et sont allés frapper à la porte du label mélodique MTM qui à tout de suite compris que Châlice a un potentiel artistique certain et en même temps commercial. Changement également de producteur puisque c’est Denis Ward qui a travaillé sur la production, permettant ainsi au groupe d’avoir un son plus direct sans renier son côté mélodique. Les riffs de guitare d’Oliver Scheer se mélangent avec bonheur aux parties de clavier de Burkhard Becker, le petit nouveau du groupe. La majorité des morceaux sont puissants et on ressent que les musiciens ont tenu à capturer l’énergie qu’ils dégagent lors de leurs concerts. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter "Run For Cover" ou encore le début du morceau "Now We Are One". Néanmoins comme tout groupe mélodique qui se respecte, Châlice n’oublie pas de nous gratifier de morceaux plus calmes à l’image de la ballade "Falling". Ce nouvel album, grâce à ces changements,  devrait donc permettre à ce groupe d’accroître son noyau de fans. (Yves)

 

 

CHAOSBREED - BRUTAL

(2004 – durée : 40’30’’ – 10 morceaux)

Ah enfin !! Depuis le temps qu’on l’attendait, on avait fini par croire que c’était peine perdue. Et pourtant le voilà, ce disque dont on rêvait en silence, ce retour du death métal old-school, le vrai, le seul, l’unique ! C’est Chaosbreed qui nous le pond, qu’ils soit bénis pour cela ! Avouons-le, le groupe a les arguments pour : il est formé du premier chanteur de Sentenced (oui, à l’époque où ils faisaient encore du vrai métal…), des gratteux et bassiste d’Amorphis et du batteur de Gandalf, qui sont loin d’être de nouveaux venus sur la scène extrême. Et la musique alors ? Un délicieux retour aux sources du death, bien gras, sombre et brutal, qui pue la viande en décomposition et le vomi de fin de soirée; un retour à l’essentiel, au crade, au vulgaire, comme savaient le faire Autopsy, avec un chant sale similaire à celui que dégueulait Chris Reifert, des mélodies sinistres d’outre-tombe à la Entombed, des plans dooms et sombres, bref, du pur death métal, provenant directement des origines du style, de ce bourbier en putréfaction d’où il n’aurait jamais du sortir! Si comme moi le death technique commence à vous gonfler, si avec moi vous pensez que le meilleur death metal date des années 80, si vous aussi, les "Scream bloody gore" de Death,  "Severed survival" d’Autopsy ou encore "Left hand path" d’Entombed vous vident les couilles de bonheur, préparez-vous à repeindre les murs de votre chambre avec cette perle! Death métal rules !! (Stench)

 

 

CHARING CROSS – BACK TO ATTACK

(2004 - durée : 19’28’’ – 5 morceaux)

Quel dommage que cet album soit composé seulement de cinq titres, car le hard rock de Charing Cross vaut assurément le détour et aurait mérité un album complet, mais il est clair que lorsque l’on n’est pas signé, il n’est pas évident de sortir un album entier et il faut avoir la foi pour persévérer car le groupe existe depuis 1993. Quoi qu’il en soit, cet album avec seulement dix neuf minutes au compteur est largement supérieur à bon nombre d’albums qui sortent dans le commerce, car les titres sont tous béton avec une production nickel chrome et c’est sur ce point que le groupe a fait le bon choix car plutôt que de sortir un album avec un son moyen, les suisses de Charing Cross ont préféré tout miser sur la qualité quitte à réduire la durée de l’album. Les titres sont très réussis avec un premier titre "Back For Attack" dans la veine de ce que faisait des combos américains comme Heaven’s Edge ou Babylon A.D. dans les années quatre vingt lors de la période faste du hard us. On assiste d’ailleurs un retour en force de ce type de musique, les exemples les plus récents venant du label américain Perris Records avec les chiliens de Fahrenheit ou les suédois de Loud’N’Nasty. Charing Cross possède tous les ingrédients du style avec deux guitaristes Pascal et Andy qui assurent, une section rythmique sans faille (Chris à la basse et Marcel à la batterie) et enfin Peter au micro dont le chant est puissant et bien mis en avant avec toujours des refrains bien accrocheurs. Ce mini album comprend également trois autres titres "Judgement Days", "Shadow" (aux influences un peu plus actuelles) et "Rumble" toujous toujours la veine gros hard us puissant et mélodique. On retrouve également une belle ballade "Still Inside My Heart" qui s’intègre parfaitement au répertoire du combo qui je l’espère trouvera rapidement un label prêt à le signer, car il le mérite. www.charing-cross.ch (Yves)

 

 

CHARON – SONGS FOR THE SINNERS

(2005 – durée : 44'02" – 10 morceaux)

Je découvre Charon avec cet album, qui est le cinquième de la discographie de ce combo finlandais et ce que j'ai écouté sur ce nouvel opus va m'inciter à me pencher un peu plus sur le passé de ce groupe qui navigue dans un rock mélodique, teinté de pop avec un enrobage mélancolique typiquement finlandais. Ce groupe s'inscrit dans la lignée de ses compatriotes de Him avec un chant de J-P Leppäluoto très proche de celui de Ville Valo avec une petite touche de Jyrki de The 69 Eyes. Il est à noter que le groupe a essayé d'apporter un petit complément à ce chant masculin, puisqu'une voix féminine, également dans un registre mélancolique, vient faire son apparition sur plusieurs titres ("Colder", "She Hates"…) L'ensemble de l'album oscille entre gros riffs ("Deep Water", "Rain"), avec parfois des intros très sombres (l'intro de "Bullet" avec ses violons) et des titres empreints de tristesse ("Air"), sentiment qui prévaut également au niveau des titres ("Ride On Tears"). A noter la présence en invités, de Sande et Tomi (clavier et sitar) d'Amorphis qui viennent épauler le groupe. Sentenced s'est arrêté et voilà déjà un nouveau nom avec lequel il va falloir compter, comme quoi l'intérêt suscité par la beauté froide des pays nordiques n'est pas prêt de s'éteindre. (Yves)       

 

 

CHICKENHOUSE – WILD CHILD

(2003 – durée : 20’13’’ – 5 morceaux)

J’ai découvert ce groupe lors de leur récent passage au Z7 en décembre en ouverture de Nazareth et j’ai tout de suite été séduit par leur musique, qui a l’image de la Harley figurant sur leur mini album, nous renvoie aux USA, au même titre que le nom du groupe, un peu limite d’ailleurs,  puisque Chickenhouse signifie "maison du poulet". Pas besoin de faire un dessin, ses suisses aiment la contrée de l’Oncle Sam et tout dans leurs morceaux nous rappellent la bannière étoilée avec son rock et son blues qui sont deux de ses fleurons. Le titre "Texas Blues" est d’ailleurs un titre blues rock qui tire son influence principale de feu Stevie Ray Vaughan. Les cinq titres de "Wild Child" bien que n’étant pas révolutionnaires, sont bien foutus et nous donnent envie de taper langoureusement du pied sur "The Medicine Man" ou d’une manière plus énergique sur "Wild Child".  Si vous aimez le rock us, le Texas, les cow-boys, Chikenhouse devrait donc vous plaire. www.chickenhouse.ch (Yves)

 

 

CHILDREN OF BODOM – TRASHED, LOST & STRUNG OUT

(2004 – durée : 14'23" - 4 morceaux)

Nouvel ep de COB, histoire sans doute de faire patienter les (nombreux) fans du groupe jusqu’à la sortie de leur nouvelle galette. Ce disque sortira donc sous deux versions, un cd-ep et un dvd-ep. Ce dernier contiendra une dizaine de pistes (les titres du cd en 5.1, des vidéos live, des clips) alors que le cd lui renferme deux nouveaux titres, deux reprises, et deux vidéos pour pc. Alors commençons par les nouveaux titres. "Trashed, Lost & Strungout" commence par un riff bien thrash, et  bien puissant (pour tout dire, ça ressemble à Exodus !) et bien vite le son Children se met en place, avec clavier bien en avant et ces harmoniques de grattes bien présentes. On peut dire que tout en gardant la sauce propre au groupe (les mélodies, la voix, les claviers) ce morceau sonne très moderne. Très bon titre mid tempo. "Knuckleduster" est bien plus lent, mais en même temps bien mélodique, et là encore, on ne peut qu’être surpris par la modernité du titre qui frôle les rythmiques hardcore ! Deux très bons titres qui laissent présager un truc sympa pour la suite. Coté reprises, une version sympa de "She’s Beautiful" de Andrew W.K., et surtout, LE morceau du disque, un magistral "Bed Of Nails" d’Alice Cooper. Putain, cette reprise est à couper le souffle, et justifie l’achat de ce mini cd. Parfait, c’est tout ce que j’ai à en dire ! Les solos sont repris à la perfection, le chant est réinvesti sans problème, et comme clin d’œil, un  blast final très fun. Un impératif de cette fin d’année, pour les fans comme pour les autres !! (Stench)

 

 

CHINCHILLA – TAKE NO PRISONNERS

(2004 – durée : 43'04" – 10 morceaux)

Encore un groupe qui ne chôme pas, puisque Chinchilla nous envoie en pleine tronche son cinquième album et le troisième en trois ans, puisque "Take No Prisoners" fait suite à "Madtropolis" sorti l'année dernière et "The Last Millenium" paru en 2002. La formule reste la même : du heavy métal teuton rapide, extrêmement puissant et qui cherche ses influences du côtés de ses compatriotes de Grave Digger pour la rapidité des riffs et des british d'Iron Maiden (The Call, The Ripper) pour certaines rythmiques. Ce groupe aime le métal et le jouer live puisque le groupe a donné deux concerts le même soir, le 13 novembre dernier, tout d'abord en ouverture de Saxon à Pratteln puis en tête d'affiche pour un deuxième show quelques heures plus tard à Lenzburg. Même si le heavy du groupe est archi classique, il reste très bien interprété, le groupe ayant néanmoins pris  soin d'innover en axant le visuel de son dernier album sur les années cinquante. Au moins, cela a-t-il le mérite de se démarquer des dragons et sorcières. (Yves) 

 

 

JAMES CHRISTIAN – MEET THE MAIN

(2004 – durée 52'20'' – 11 morceaux)

Il est évident que toutes les personnes qui écouteront le nouvel album solo de James Christian (le deuxième album après "Rude Awakening" sorti en 1994), le chanteur de House Of Lords, se demanderont pourquoi cet album n'est pas sorti sous le nom de House Of Lords, car cet album est du calibre des meilleurs albums du combo et de toute manière beaucoup plus accessible que le dernier album studio de House Of Lords qui était beaucoup plus aventureux et avait déstabilisé les fans de la première heure. Retour au hard fm de grande classe avec des mélodies à nous donner les frissons et des ballades (Surrender Your Love, Love Looked Into My Life, …) qui vous permettront d'emballer toutes vos copines. Mélodique, rempli de feeling, cet album de l'américain James Christian, originaire du Connecticut, est un pure joyau qu'il ne vous reste plus qu'à découvrir. (Yves)   

 

 

CHROME DIVISION – DOOMSDAY ROCK 'N ROLL

(2006 – durée : 46'05" - 12 morceaux)

Chrome Division est un combo un peu particulier dans le sens où son instigateur n'est autre que Shagrath, vocaliste du groupe de death métal symphonique Dimmu Borgir, le chanteur ayant réussi à convaincre Lex Icon de The Kovenant, Luna Of Ashes d'Ashes ainsi que deux autres musiciens de le suivre afin de monter ce projet. La question qui se pose d'emblée : quelle musique joue Chrome Division  ? : du hard rock tout simplement dont l'influence principale se nomme Motörhead, le timbre de voix grave de Eddie Guz n'étant pas très éloigné de celui de Lemmy, Shagrath tenant la guitare et non le chant au sein du groupe. Les compos tiennent la route et donnent envie de headbanguer, d'autant plus que les deux guitaristes s'en sortent très bien, bref, un album direct et sans fioriture. (Yves)

 

 

CHRYSALIS – BREAKING THE ILLUSIONS

(2003 – durée : 39’23’’ – 5 morceaux)

Depuis deux ou trois années, les albums de groupes français ont atteint un niveau qualitatif aussi bien au niveau des compositions que de la production comparable aux formations étrangères. Preuve en est la réussite de Nightmare, Heavenly, Invictus, Manignace,…, mais cette réussite restait confinée à certains styles du métal et aucun groupe aucun ne s’était attaqué avec réussite au métal progressif. C’est chose faite dorénavant avec Chrysalis qui n’a pas hésité pour son premier album à aller au Roko studio en Allemagne pour enregistrer et mixer "Breaking The Illusions" permettant à cet album de bénéficier d’un très bon son, pour un groupe non signé.  De plus, le groupe n’a pas lésiné sur le support puisque en outre, il est possible d’accéder à un plage multimédia avec notamment des photos du groupe (en studio, sur scène, …) les textes des morceaux et une vidéo du making off de l’album (avec une séance d’headbanging !). Il reste que l’important reste la musique et dans ce domaine Chrysalis se débrouille également très bien avec un métal progressif truffé de breaks mais qui reste influencé par les maîtres du genre (Dream Theater, Shadow Gallery). Les musiciens possèdent néanmoins leur originalité avec notamment la pièce "Torn", décomposée en deux parties, avec une ouverture tout en finesse sur la première partie. La pièce la plus longue de l’album (Hidden 9’55’) avec ses nombreux changements de rythmes confirme cette impression. Dotée de musiciens aux capacités techniques indéniables, la musique de Chrysalis ne souffre donc d’aucun défaut et devrait pouvoir trouver rapidement un label qui puisse les distribuer à une échelle plus importante. Site web :  www.chrysalis-band.net (Yves)

 

 

CINDERELLA – HEARTBREAK STATION

(1990-durée: 53’30" -11 morceaux)

Cinderella est un des plus grands groupes américains qui, à la grande époque, remplissaient des stades aux cotés de Mötley Crüe, Ozzy Osbourne et autres Skid Row. Ce troisième album marque un net changement dans la discographie de la formation, puisque le glam rock FM propre à tous ces groupes de l’époque (citons encore Poison) est un peu mis à la trappe pour être mélangé avec des ingrédients extérieurs qui montrent l’étendue du talent de compositeur de Tom, tête pensante du groupe. On trouve donc des influences rock, bien entendu avec l’endiablé "The more things change", mais aussi blues, soul, voire country. Ainsi presque chaque titre est soutenu par des sections de cuivres, saxophones et trompettes, dans une ambiance très soul, et souvent des chorales font une apparition pour mettre encore plus de swing dans tout ce mélange. Les titres plus groovy ("Loves got me doin’time", "Sick for the cure", "Make your own way" etc.) font taper du pied au rythme du pianiste, les plus touchants vont droit au cœur ("Heartbreak station", "wind of change"), le bottleneck est omniprésent, et certains hymnes à la guitare acoustique ne peuvent qu’émouvoir les rockeurs que nous sommes (qui résistera à "One for rock’n’roll" qui sent bon le sable chaud du Texas ?). Le chant de Tom est quant à lui tout simplement sublime, cette voix chaude et éraillée donne le frisson parce qu’elle est bourrée de feeling. Un des plus grands vocalistes, et un groupe qui avec ce disque sortait des allées commerciales pour se placer au panthéon du rock’n’roll. A découvrir d’urgence maintenant que le soleil va recommencer à chauffer nos cuirs le long de ces belles soirées d’été, en fredonnant ces textes magiques : "I don’t need to worry ‘bout the things I have not done, as long as I got Rock’n’roll, I’m forever young". Sublime et intemporel. (Stench)

 

 

CIRCLE II CIRCLE – THE MIDDLE OF NOWHERE

(2005 – durée : 59’15’’ – 11 morceaux)

Zak Stevens fut le chanteur de Savatage et il est clair qu’il a marqué de son empreinte vocale certains des plus beaux albums du groupe ricain ("Edge Of Thorns", Handful Of Rain", "Dead Winter Dead", …) et beaucoup ont été surpris de son départ du groupe pour se consacrer à sa famille puis de son retour quelques temps après, avec son projet solo "Circle II Circle" qui suit la ligne directe de Savatage, puisque son nouveau groupe œuvre dans un style identifiable à son ancien combo. Tout au plus, et cela avait été déjà le cas pour le premier album de Circle II Circle, la musique de son nouveau groupe est moins grandiloquente que dans Savatage, cette différence provenant du fait qu’il n’y pas de clavier dans Circle II Circle. L’accent a été mis sur les guitares sur ce nouvel opus qui se veut plus heavy que son prédécesseur "Watching In Silence" avec des titres comme "Open Season" ou "Pscycho Motor". Cette accentuation est certainement du fait de la nouvelle équipe qui entoure Zak, puisque le chanteur a choisi de jeunes musiciens pour l’épauler et ce choix s’avère payant puisque la comparaison avec Savatage s’éloigne (même si certains titres par leurs constructions et refrains y font encore penser) au profit d’un groupe qui se forge son propre style. Zak est toujours aussi fort vocalement et se permet même de nous offrir le titre "Hollow" aux riffs pompés sur Van Halen. Etonnant, mais cela nous prouve que Zak est bien dans sa peau et n’hésite plus à sortir de son registre "Savatage", tout en restant l’un des chanteurs les plus talentueux du cercle métal. (Yves)       

 

 

CIRCLE II CIRCLE – BURDEN OF TRUTH

(2006 –durée 49'53"–13 morceaux)

Sur ce nouvel album de Circle II Circle, Zak Stevens arrive enfin à s'éloigner un peu de son passé avec Savatage, influence majeure bien trop présente sur les deux premiers albums de son groupe. Evidemment, l'on retrouve certains idées propres à son précédent groupe dans lequel il a officié de 1992 à 2000, mais en quantité si minime que cela évite à Circle II Circle d'être taxé de clone du Tage. Cette évolution étant déjà présente sur "The Middle Of Nowhere" le précédent opus de CIIC. Sur ce nouvel opus, l'américain n'a pas modifié sa façon de chanter, heureusement d'ailleurs, car ce dernier possède vraiment un timbre de voix exceptionnel qu'il peut mettre en valeur sur "Burden Of Truth" et cela aussi bien sur des titres heavy ("Revelations") que sur des compositions plus épiques ("The Black") voir calmes. C'est très varié, cette modularité venant du thème de ce concept album qui nous ramène au "Da Vinci Code" avec le mariage supposé entre Jésus et Mary Magdalena et ce que cela a généré comme évènements au niveau de l'humanité. Les titres sont heavy, renforcés par de nombreux solos très incisifs qui sont le fruit du travail commun de deux guitaristes Andree Lee et Evan Christopher. Impressionnant de maîtrise, ce nouveau Circle II Circle risque de se faire une place de choix dans le cœur de bons nombres de fans de métal inspiré et épique. (Yves)

 

 

CIRCLE II CIRCLE – DELUSIONS OF GRANDEUR

(2008 durée : 45’05’’ – 10 morceaux)

Ce nouvel album de Circle II Circle, groupe de Zak Stevens, ancien chanteur de Savatage, marque un peu le pas, dans le sens, où même si tout est bien interprété, j’aurais bien aimé un peu plus d’audace. Ma réserve n’implique pas que l’album soit mauvais, tout simplement certains plans ont déjà été entendus et lorsque le groupe nous propose des plans avec double grosse caisse, cela n’apporte vraiment rien, à part un coté plus brut, qui minimise le côté épique du combo. Pour le reste, le timbre de voix de Zak reste toujours unique, alors que les deux guitaristes prouvent leur virtuosité tout au long de ce quatrième album qui s’avère être le moins inspiré de toute la discographie du chanteur floridien. (Yves)

 

 

CIRCUS MAXIMUS – ISOLATE

(2007 – durée : 54’43" – 9 morceaux)

Fans de métal progressif à la recherche de nouveaux talents, le deuxième album de Circus Maximus devrait satisfaire vos oreilles. Combinant des influences Dream Theater, Symphony X, Shadow Gallery, Vanden Plass (au niveau vocalement notamment), ce quintet est très à l’aise dans ce métal technique qui a conservé de nombreuses facettes mélodiques et c’est justement là que le groupe met en avant son originalité. Bourré de feeling comme sur la ballade mélancolique "Zero" ou sur le très long (12’42") et épique "Mouth Of Madness" qui nous fait penser à Pain Of Salvation, Circus Maximus démontre déjà un talent propre aux combos confirmés. (Yves)

 

 

CIVILIZATION ONE - REVOLITION RISING

(2007 – durée : 41’31" – 10 morceaux)

Dès le premier couplet de chant, je me suis dit "tiens cette voix me dit quelque chose" et je n’avais pas tort, car c’est Chitral Somapala qui après avoir œuvré notamment dans Avalon, Firewind, Faro, tient dorénavant le micro dans Domain, Red Circuit et Civilization One, groupe dans lequel on retrouve également Aldo Lanobile (guitariste de Secret Sphere) et Pierre-Emmanuel Pelisson, l’ancien bassiste d’Heavenly. Musicalement, c’est du métal puissant avec de gros claviers ("Life Of Agony"), parfois rapide ("16)", un brin symphonique ("The Lost Souls"), ou gothique ("Sacred"), le tout étant toujours relié par de belles mélodies. Le seul reproche et c’est minime, concerne l’utilisation de quelques brides de chant death qui n’apportent rien à l’ensemble. (Yves)

 

 

C.L.A.F.F. – DOUBLE FUCK

(2008 – durée : 70’41’’ – 16 morceaux)

Coopérative Libre des Artistes Fous Furieux : voici ce que signifie C.L.A.F.F., un rassemblement de treize musiciens d’horizons divers qui n’ont d’autre but que de composer de la musique ensemble. Parmi les différents intervenants, on notera tout d’abord l’instigateur du projet Claff Germain (ex- batteur de Malpertuis, Syncop, Jynx, Reverend Blues Gang, …), mais également deux chanteuses Alex Schroll (Alexx & The Moonshiners), Pascale Bigoude (X-Syndicate), trois chanteurs, Juan Rozoff, Lord Tracy (Jesus Volt), Marc Loy, quelques guitaristes (Yann Armellino, Stephane Bergeron, Mick  Ravassat, …) , un clavier….  Tout ce monde s’est réuni pour accoucher de compos assez diverses qui vont du hard rock classique ("Rebel Land"), au rock groovy à la Mother’s Finest ("Son of The Blues"), en faisant un détour par le rock lourd un brin psyché ("Need A Dose") avec une étape par la case rock sudiste ("Kill My Banker", on croirait entendre le chanteur de Molly Hatchet – d’ailleurs le chant en général sur cet album est vraiment carré et ne sonne pas franchouillard), le tout bénéficiant de bons solis sans oublier une bonne dose d’humour ("The Legend Of…") avec aussi un clin d’œil au boogie rock sur l’excellent "Boom Boom Boom". En plus des onze compos originales, ces furieux nous gratifient aussi de cinq reprises de Thin Lizzy, Deep Purple, AC/DC, Motörhead et Led Zep. A noter que cet album sort sous la forme d’un digipack agrémenté d’un dvd qui comprend le making off de l’album, des clips sketches, des interviews, … afin de vous faire passer un bon moment. Un projet vraiment original et dont le résultat se laisse écouter d’une traite. (Yves)