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DAATH – THE HINDERERS

(2007 - durée : 48’20’’ – 13 morceaux)

Quand la technique sert des idées farfelues ou tout simplement riches en couleurs, on arrive à quelque chose de certes complexe mais non sans dynamisme. Daath c’est avant tout une musique costaud, du death qui exploite plusieurs branches du métal, comme le black et l’électro. Dans les structures, ça sonne comme du prog à la différence de la longueur des morceaux, aucun ne dépasse 4’27. Parfois ça sonne comme du Samael, " Sightless" est un mélange de rythmiques à la  Reign of Light et possède le côté plus hargneux des albums précédents. "Subterfuge" qui ouvre l’album est une magnifique preuve du talent de Daath, mélodies au piano et solos de guitare ponctuent un morceau tapis de double pédales, d’un chant death bien grave et de distorsion oppressante. Je me suis bien amusé à l’écoute de "Dead on the Dance Floor" : composée d’une intro très techno/dance qui nous amène  tout naturellement vers le pit et non le dance-floor ! "Blessed Through Misery", "The Hinderers" expriment plus de noirceur que le reste de l’album, ces incursions dans le black sont réussies, l’atmosphère sombre et grandiloquente est instaurée avec beaucoup d’aisance et ça blast les oreilles ! (Yann)

 

 

DAGOBA – WHAT HELL IS ABOUT

(2006 – durée : 44 ’31" – 12 morceaux)

Il y a sans doute deux groupes en ce moment qu’on peut placer comme les plus grands groupes français, au niveau de la popularité en tout cas : Gojira, et Dagoba. Ces derniers n’en sont qu’à leur deuxième album, et pourtant l’impact est assez hallucinant, la grosse majorité des kids ont craqué sur cette formation du sud de la France. Alors, qu’a-t-il dans le ventre, ce "What hell is about" ? Déjà, et ça, c’est incontestable, un putain de gros son ! Dagoba s’est enfermé au Danemark en compagnie de Tue Madsen (Mnemic, Haunted, etc.) pour nous concocter ce disque, et le résultat valait bien le détour. D’une incroyable puissance, cette galette a un son énorme, les grattes pètent tout, la batterie est monstrueuse, et c’est sans doute un des arguments en leur faveur ; en effet, l’impression est positive dès le début, et on a envie de se claquer la nuque d’entrée de jeu, malgré… la relative pauvreté de la palette musicale. Qu’on soit bien clair, c’est loin d’être mauvais, mais ça sent quand même beaucoup le sous Fear Factory, que ce soit de par les rythmiques, le chant, ou l’utilisation de samplers à la texture similaire. Un peu de FF, de néo métal, et on envoie sans trop réfléchir. Alors certains passages sont plus innovants que d’autres (le piano à la fin de "What hell is about" par exemple), mais dans l’ensemble, rien de bien nouveau, et on finit même par s’ennuyer, parce que tout cela tourne vite en rond. Une très bonne impression de départ qui se désagrège lentement, au fur et à mesure qu’on constate que derrière un son monstrueux il n’y a pas grand chose d’excitant. Un disque à se balancer sans trop réfléchir, quand on cherche un truc direct et efficace. Notons au passage l’artwork sublime, avec boite en métal. Du bon boulot marketing, le public visé va adorer… (Stench)

 

 

DAMSEL FLY – WHAT LIES BENEATH

(2006 – durée : 36'34" – 11 morceaux)

Damsel Fly est un nouveau combo originaire de Vancouver au Canada pratiquant un modern rock dans la lignée d'Evanescence et Die Happy, avec également une chanteuse, puisque c'est Lisa qui tient le chant avec un timbre de voix très claire qui représente l'un des points forts du combo, surtout sur les morceaux utilisant des mi-tempos ("Buried Alive"). Les titres sont principalement axés sur des riffs rapides et tendus ("I Stay", "Anyway") avec parfois un son légèrement brut "Lie To Me" qui renforce l'aspect actuel de ce rock sautillant qui plaira à toutes les générations confondues. (Yves)

 

 

WARREL DANE – PRAISES TO THE WARMACHINE

(2008 – durée : 45’53’’ - 11 morceaux)

Pour son premier opus solo, Warrel Dane, chanteur de Nevemore, nous dispense des compos très différentes de celles distillées au sein du combo ricain. Point de métal agressif, très moderne, place à un métal plus classique avec une approche tout en nuance avec de nombreux mi-tempos ("When We Pray") et des parties calmes ("This Old Man" tout en feeling), avec néanmoins quelques tempos lourds ("Obey"). Ce métal a été taillé pour la voix de Warrel qui joue plus sur les intonations que sur l’attaque franche directe et cela lui réussit bien, un peu à la manière de Geoff Tate (Queensrÿche) avec même un timbre gothique sur "Lucretia My Reflection", cover des Sisters Of Mercy. A noter qu’une deuxième reprise figure au menu, à travers "Patterns" de Simon & Garfunkel. L’ensemble est vraiment bien ficelé, d’autant que l’américain a su s’entourer de musiciens compétents, à l’instar des guitaristes Peter Wichers (ex-Soilwork) et Matt Wicklund (ex-Himsa) ou du frenchy Dirk Verbeuren (Soilwork) aux futs. Un album réussi pour un premier essai en solitaire. (Yves)   

 

 

DANKO JONES – NEVER TOO LOUD

(2008 – durée : 38’24’’ – 1 morceaux)

Ce nouvel opus de Danko Jones étonnera de nombreux fans, puisque il est orienté rock moderne tendance groovy, mais le plus gros changement se situe au niveau vocal, puisque Danko Jones a délaissé son coté révolté pour proposer des lignes de chant fluide, tout en rondeur. Les rythmiques restent puissantes, mais au lieu d’attaquer de front, elles préfèrent souvent une accroche plus organique, qui vous donnent envie de taper du pied ("Let’s Get Undressed", "King Of Magazines") à la manière de Dan Reed Network, même si parfois le hard lourd reprend le dessus comme "Forest For The Tress" avec des riffs très "Black Sabbath". Des côtés pop sont également présents, "Take Me Home" en étant la parfaite illustration, avec son intro guitare acoustique qui lance ce hit en puissance. Pas de doute, le power trio canadien Danko Jones a rendu sa musique plus "grand public", mais au vu du résultat, ce changement se révèle un pari gagnant. (Yves)

 

 

DANZIG – THE LOST TRACKS OF DANZIG

(2007 – cd 1 : durée : 55’30 – 13 morceaux ; cd 2 : durée : 59’50 – 13 morceaux)

Dire que je suis fan de Danzig serait mentir, non pas car je n’aime pas leur musique, mais uniquement car c’est l’un des groupes de métal auquel je ne me suis jamais vraiment intéressé. Bien entendu, je connais quelques uns de leurs titres les plus célèbres, mais la musique jouée par le groupe californien ne m’a jamais assez séduit pour me pousser à suivre leur carrière. Ces quelques lignes afin de m’excuser par avance pour mes erreurs auprès des fans, et aussi pour souligner que mon avis sur ce cd sera livré sans aucune influence quand au passé du groupe (Glenn Danzig n’étant présent dans mes banques de données qu’en tant que premier chanteur de Misfits), et sera donc totalement frais et sincère. Première réaction assez enthousiaste de ma part lors de l’écoute du cd 1 qui comporte de nombreux titres de très bon calibre. Glenn Danzig a un timbre impressionnant et transmet aux titres une puissance et une atmosphère supplémentaire (en me faisant parfois penser à Peter Steele). Musicalement, les Américains se situent dans une tranche mélangeant stoner, doom, et gothic, ce qui apporte un cachet propre aux compos. "Pain is like an animal","Cold, cold rain" ou "When death had no name" reflètent l’impression d’ensemble que procurent les titres au fil de l’écoute. Mais, lors du passage au second cd, la bonne impression du début me quitte peu à peu pour laisser place à un sentiment de lassitude. Les titres sont moins bons, et on a vraiment le sentiment que le groupe à vidé ses fonds de tiroirs pas toujours irréprochables pour arriver à proposer un double album. Quelques bons morceaux tels "Bound by blood" ou "Soul Eater" arrivent à sauver, avec du mal, ce deuxième cd. A noter que le groupe a aussi enregistré trois cover, "Caught in my eyes" de The Germs, "Buick McKane" de T-Rex, et le grandiose "Cat people" de David Bowie, tous trois repris de manière impeccable et faisant partit des bonnes surprises de cet album. En conclusion, ce "The Lost Tracks" de Danzig tire assez bien son épingle du jeu, même si je suis persuadé qu’il aurait gagné à n’être qu’un simple album en supprimant les titres superflus. Mais bon, on ne peut pas à la fois satisfaire les fans et le grand public, et c’est bien connu, je suis un râleur… (Sebb)

 

 

DARE – BENEATH THE SHINNIG WEATHER

(2004 – durée : 43’37’’ – 10 morceaux)

Je ne m’explique toujours pas comme Dare n’est pas plus connu, car depuis l’album "Calm Before The Storm", le groupe de Darren Wharton a posé les jalons d’une musique intemporelle d’une grande beauté. Le groupe a d’ailleurs débuté sur les chapeaux de roue avec l’album de hard mélodique "Out Of Silence" en 1998, album qui permit au groupe de tourner en compagnie d’Europe, mais après l’album "Blood From Stone", Darren a fait un break pour trouver sa voix et sa recherche l’a poussé à composer une musique certes plus intime mais beaucoup plus forte émotionnellement. D’ailleurs toutes les personnes a qui j’ai fait écouter Dare ont immédiatement adhéré à la démarche musicale de ce groupe qui propose des compositions calmes, sans être langoureuses, qui vous plongent dans un état de béatitude. D’ailleurs et je me répète, même Stench à accroché à cet album qui fait suite à "Belief" qui a succédé à "Calm Before The Storm". Darren qui fut avant de monter Dare, clavier du défunt Thin Lizzy, a réussi à capturer la profondeur et l’essence même de l’Irlande et son chant très pur s’intègre à merveille à cet état d’esprit. En écoutant la musique du combo, on s’évade sans problème et notre esprit gambade rapidement entre lacs et montagnes. Comme le confiait récemment Darren Wharthon lors d’une interview, sa musique est composée sans contrainte et sans pression et bénéficie à ce titre d’une pureté exceptionnelle. A vous d’en profiter. (Yves)

 

 

DARGAARDRISE AND FALL

(2004 – durée : 56’20 – 9 titres)

Je vous vois venir : "C’est Stench qui chronique, ça doit être un truc inaudible ! " Eh bien détrompez vous, c’est très loin d’être le cas, ce disque est aussi violent que Gilbert Montagné est grind-core. Pour tout vous dire, c’est même difficile à qualifier de "métal"…Complètement symphonique, vous ne trouverez pas trace de guitare électrique sur ce disque, pas plus que de batterie en fait ! Cette dark wave atmosphérique est entièrement orchestrale, mais absolument sublime ! Des chœurs majestueux nous guident dans cet univers sombre, des envolées d’orgue nous surprennent, des ensembles de cordes nous émerveillent, et surtout un chant féminin mélancolique nous fout le frisson en nous plongeant dans un mélange de beauté et de tristesse. Et quand je dis tristesse, je pèse mes mots; en effet, s’il est bien à des années lumière du métal, ce disque n’en est pas moins composé par Tharen, maître d’œuvre de certains groupes de black les plus féroces comme Abigor ou Heidenreich, et le monsieur s’y connaît en sentiments sombres. Ces compositions lorgnent parfois vers la musique de film (la BO du "Seigneur des anneaux" en plus sombre), la wave gothique (les travaux de Lisa Gerrard), les groupes atmosphériques comme Dead Can Dance, mais sont vraiment un régal et le produit d’un musicien de génie qui parvient à nous conduire entre la beauté et la tristesse, dans cet état mélancolique si sombrement agréable qu’on recherche souvent sans le trouver…(Stench)

 

 

DARK AGE 

(2004 – durée : 40’48’’ – 10 morceaux)

La raison pour laquelle, Dark Age n’a pas donné de nom à son nouvel album reste un mystère surtout que le groupe a déjà sorti quatre albums (The Fall, Insurrection, The Silent Republic et Remonstrations), mais cela constitue juste une particularité qui pourrait faire croire aux gens que l’on a affaire à un premier album. Cela n’est donc pas le cas, puisque le groupe existe depuis huit années et possède un passé discographique qui lui a permit de jouer à côté de nombreux combos, comme Holy Moses, Die Apokalyptischen Reiter, The Crown…et de participer au festival du Wacken 2003. Le groupe a également fait partie du package itinérant "The Wacken Roadshow" qui a sillonné l’Europe ce printemps en compagnie de Metalium, Freedom Call et Primal Fear. Suivant la direction initiée par les suédois d’In Flames, Dark Age propose une musique intense bâtie sur une alternance de chant fort et mélodique, créant une dualité vraiment intéressante surtout que les refrains sont souvent mélodieux. Les riffs ainsi que les claviers suivent d’ailleurs cette voie. Il reste à préciser que cet album voit la participation de plusieurs invités comme Johan Edlund de Tiamat, Nachtgarn de Negator, …que le groupe reprend le titre "Suicide Solution" d’Ozzy Osbourne et enfin que cet album sort également avec un dvd de onze titres live, un clip et plusieurs bonus. (Yves)

 

 

DARKANE EXPANDING SENSES

(2002 – durée 40’22’’ - 9 titres)

Les fans de thrash metal, dont je fais parti, sont comblés en ce moment ; outre la reformation de leurs groupes vénérés des années 80 comme Exodus (quelle claque au X-Mas festival!!!), Death Angel, Nuclear Assault, ou Dark Angel, on assiste à l'explosion de nouveaux groupes de thrash plus modernes tels Dew Scented, Soilwork, No Return, et Darkane. Ces derniers nous proposent là leur troisième album, et je pense que ce sera celui de la reconnaissance. Tous les ingrédients sont réunis pour leur permettre de passer à l'échelon supérieur. En effet leur thrash est surpuissant, rythmiquement imparable, gorgé de breaks; mais, à l'instar de Soilwork, ils ont su l'enrichir de samples, de refrains bétons et de chants parfois plus clairs et mélodiques (à la Fear Factory par exemple), ce qui souligne encore plus les parties brutales, tout en aérant l'ensemble. Le son est a l'image de la musique déployée par le groupe: précis, puissant, carré. Un thrash moderne vraiment maîtrisé, définitivement tourné vers l'avenir. Darkane sera sans doute une référence dans peu de temps et il mérite qu'on y jette une oreille. (Stench)

 

 

DARK FORTRESS – SEANCE

(2006 – durée : 60’22" – 10 morceaux)

La vision d’un groupe de black sur la pile de cds n’est pas vraiment quelque chose qui me réjouit, et c’est souvent à contre cœur que je lance le disque, par crainte d’entendre encore un groupe pomper inutilement ses compères… Cette lassitude est heureusement balayée par des groupes vraiment excellents qui me prouvent que je suis mauvaise langue. C’est, par bonheur, le cas de ce quatrième album de Dark Fortress, qui est époustouflant de tous points de vue. Les titres tournent entre 6  et 7 minutes, et pourtant, pas une seconde de lassitude ne se fait sentir, tant ce disque pue le talent par tous ses orifices (ok, un disque n’a qu’un orifice, mais utilisé bon escient, ça peut être sympa). L’élément privilégié de cette galette est l’ambiance, et les gars savent y faire pour faire dresser les poils sur les avant bras d’une portugaise, que ce soit à cause de l’ambiance glaciale, ou d’envolées épiques lancinantes. En poussant même l’enthousiasme jusqu’aux limites de la mauvaise foi, certains passages glauques me font penser au "De mysteriis" de Mayhem, c’est dire si l’impression générale est bonne ! Le titre "Requiem grotesque" par exemple, avec ses raclements de gorges, ses arpèges, ses chœurs, est un monument de noirceur ! Il y a bien entendu certains passages très speed, typiquement suédois, mais le gros du disque ne réside pas dans ces parties violentes, mais bien dans le nihilisme glacial qui coule de chaque note, comme un cadavre qui refroidirait en se vidant de son sang. Un disque énorme tout simplement, qui n’hésite pas à chercher des moyens variés pour faire mouche (ici un solo triste, là du violon, ailleurs des plaintes maladives), et qui remplit parfaitement sa mission : toucher l’auditeur au plus profond de son âme. Chef d’œuvre ! (Stench)

 

 

DARK MOOR – BEETWEEN LIGHT AND DARKNESS

(2003 – durée 51’41’’ – 8 morceaux)

Ce groupe espagnol est la formation dans laquelle officiait Elisa C. Martin avant de partir rejoindre Fairyland, groupe dont Passion Rock vous a déjà dit le plus grand bien par le passé. La musique des deux combos est très différentes, car si Fairyland peut être rapproché de Rhapsody, c’est plutôt du côté de Blackmore’s Night avec un coloration classique que Dark Moor lorgne. En effet, le côté médiéval est présent tout au long de cet album et ce n’est pas la flûte qui vient renforcer certains morceaux (From Dawn To Dusk) qui me contredira. La voix d’Elisa est beaucoup plus posée et la présence de nombreux chœurs et d‘instruments classiques (harpe, violon) sur de nombreuses compositions notamment l’instrumental "Echoes Of The Sea" rendent cet album attachant bien que sortant du cadre classique "métal", malgré la présence parcimonieuse de guitares heavy (The Shadow Of The Nile) Album disponible chez : Metalword – Alex Fontanini P.O. Box 128 – CH  Oberentfelden (AG). (Yves) 

 

 

DARK MOOR DARK MOOR

(2004 – durée : 60’01 – 12 morceaux)

Je vous vois venir :  "Dark Moor, c’est pas cet excellent groupe de heavy symphonique qui, malheureusement, compte dans ses rangs une chanteuse qui nous casse les couilles avec sa voix lyrique?… " Si, mais les Espagnols ont eu la très bonne idée de la lourder !! Résultat : une bombe !!! Putain, que j’aime ce disque ! Proche de leurs confrères voisins de Labyrinth, mais en beaucoup plus symphonique, Dark Moor nous sort un album extrêmement riche et varié, mais toujours fortement inspiré par la musique classique (les solos, les chœurs, les mélodies, etc.) ; parfois bien speed ("A Life For revenge"), d’autres fois plus posé (le génial "Eternity" et son intro mortelle au clavecin !!), en tous les cas très mélodique, comme le prouvent TOUS les refrains, qui sont tous à pleurer ! C’est là qu’intervient le nouveau chanteur Alfred Romero (encore un ??) dont le timbre très doux colle parfaitement à l’ensemble des compos ; puissant quand il le faut, plus léger pour marquer les ambiances, il partage par moment le registres de Kahn (Kamelot) ou d’Apollo (Majestic), et ses lignes de chant sont magiques (écoutez "Philip The Second" pour vous faire une idée !) . Le disque se clôt sur un long morceau qui semble être inspiré directement par la bande son du "Nightmare Before Christmas" de Burton, tant il est symphonique. Excellent, tout simplement. Si vous ne devez en acheter qu’un, ce sera celui-là ! (Stench)

 

 

DARK MOORBEYOND THE SEA

(2005 – durée : demandez à Arise…- 10 morceaux)

Bon, encore un des ces cd amputés… passons. J’ai adoré le dernier album de Dark Moor, groupe qui, pour moi, a  gagné en prestige le jour où Elisa a été virée et remplacée par l’excellent Alfred Romero, dont je suis depuis devenu un fan absolu. Il est à mon avis un des chanteur les plus talentueux du moment, sachant faire passer des émotions à travers toute une palette vocale. Et sur ce nouveau disque je peux dire que je suis gâté, parce que ses prouesses sont encore plus impressionnantes. Musicalement, Dark Moor s’est un peu éloigné des influences baroques et classiques qui faisaient sa particularité, pour se concentrer sur un heavy plus direct, moins avare en riffs cartons qui maintenant fleurissent un peu partout. Alors bien entendu, des parties orchestrales, on en trouve encore à la pelle, avec orchestre et tout le bordel, mais cette fois ces éléments sont utilisés de façon plus nuancée, et l’effet en est renforcé. Les parties de piano sont plus discrètes, mais plus judicieuses ; idem pour les chœurs qui à présent se placent juste là où il faut, évitant l’overdose d’un album trop ambitieux. Les refrains, eux, et comme toujours chez la formation, sont vraiment magnifiques, toujours portés fièrement par le chant de Alfred, qui je me répète transcende ce disque. Dark Moor a donc recentrer ses effort pour miser plus sur l’efficacité que sur le tape à l’œil, et cette démarche renforce la crédibilité du groupe qui se démarque ainsi de ces combos à la mode qui se vautrent en misant sur la démesure (qui a dit Rhapsody… ah, moi !). Un album excellent qui a comblé mes attentes ! (Stench)

 

 

DARK MOOR – TAROT

(2007 – durée : 56’43" – 11 morceaux)

Ce sixième album des espagnols de Dark Moor confirme tout le potentiel de ce groupe qui délivre un heavy métal symphonique de grande classe, dont l’influence principale se situerait au niveau de Rhapsody Of Fire. Orchestrations symphoniques hyper travaillées qui donnent un cadre grandiose à ce métal qui juxtapose puissance et mélodie avec dextérité. Au niveau chant, Alfredo Romero confirme son talent et nul doute que ce gars a un potentiel énorme, son chant bénéficiant parfois d’un soutien féminin très judicieux. Entre chants grégoriens ("The Emperor"), rythmes puissants ("Death"), claviers omniprésents et solos très mélodiques, le quatuor ne laisse apparaître aucun point faible. Alors que la côté du combo était au plus bas début 2003, suite au départ de sa chanteuse Elisa C. Martin et de deux autres musiciens, il a su renaître de ses cendres et nul doute qu’après "Dark Moor" en 2003 et "Beyond the Sea" en 2005, cet opus risque de porter le groupe au firmament et ce n’est pas la dissolution de son ancien label "Arise Records" qui risque d’arrêter le combo hispanique, puisque c’est Scarlet qui s’occupe maintenant de Dark Moor et je pense doute qu’ils ont fait le bon choix, car "Tarot" est vraiment bon. (Yves) 

 

 

THE DARKNESS – PERMISSION TO LAND

(2003 – durée : 38’21’’ – 10 morceaux)

Ce groupe fait actuellement un tabac en Angleterre, où son premier album est en tête des charts depuis plusieurs semaines, ce succès ayant permit à The Darkness découler 400000 exemplaires de "Permission To Land". Pas mal pour un groupe encore inconnu, il y a quelques mois. Mais que recèle ce groupe qui attire les foules : tout simplement, la folie qui manque à pas mal des groupes actuels, grâce notamment au chant assuré par Justin Hawkins qui est tout simplement renversant : il est clair que l’on adhère ou pas à son style, car il est certain que quand l’homme monte dans les aigus, à la manière d’un chanteur lyrique déjanté, cela peut plaire ou pas. Il reste que c’est sur ce point que le groupe est unique. Pour le reste, les compositions utilisent les chemins tracés par les grands groupes  (Rolling Stones, AC/DC, Queen, The Who, …), cette démarche ayant réussie à remettre au goût du jour, un hard rock simple, énervé qui ne s’embarrasse pas de fioriture. Les anglais ont donc réussi à faire redécouvrir au grand public le son des guitares électriques. Démarche positive dans le sens où elle permet à tout un chacun de se rendre compte que la musique peut ne pas être seulement sombre et peut également être jouissive et constituer de ce fait un dérivatif à tous les problèmes que l’on peut rencontrer dans sa vie. Le groupe ayant bâti d’abord son succès sur scène, il sera possible de le vérifier de visu en allant voir les frères Hawkins et leurs deux compères lors de leur passage sur les planches de la Laiterie le 29 février prochain. (Yves)

 

 

MICHELLE DARKNESS – BRAND NEW DRUG

(2007 – durée : 53’18" – 12 morceaux)

Chanteur du groupe End Of Green, Michelle Darkness nous propose avec "Brand New Drug", son premier album solo qui se positionne immédiatement dans le créneau rock gothique. C’est sombre et s’inscrit dans la lignée de Him, Entwine ou The 69 Eyes, avec des similitudes vocales avec Jarki de ce dernier groupe. Cet album a été enregistré en Finlande, renforçant encore ce coté mélancolique qui sied si bien à ce pays froid, tout en ayant un coté brûlant au niveau des rythmiques ("Brand New Drug"), le tout soutenu par des claviers omniprésents. Sachant ce style assez surchargé, Michelle a essayé d’apporter un petit plus, à travers trois reprises. La première est "Love Will Tear Us Apart" de Joy Division chanté en duo avec Hanna Pakarinen , gagnante du concours finlandais TV "Idols", la deuxième "Pet Semetary" des Ramones, enfin "The Sound Of Silence" de Simon et Garfunkel, trois covers sur lesquelles la voix d’outre tombe de Michelle se pose avec délicatesse. En résumé, un album de gothic rock vraiment réussi. (Yves)   

 

 

DARK SKY – EDGE OF TIME

(2002 – durée : 43’12’ – 12 morceaux)

Après un premier album "Believe It" paru en 2000 et qui avait déjà laissé entrevoir des qualités mélodiques de bonne augure, les allemands de Dark Sky reviennent avec ce nouvel album qui a de fortes probabilités de permettre au groupe d’accéder à l’échelon supérieur. Le groupe a énormément progressé sans modifier son fusil d’épaule, c’est toujours du rock fm mélodique, mais un rock péchu ou l’énergie est présente à tous les niveaux. On pense d’ailleurs parfois à Craaft ou à un Europe musclé. D’ailleurs, les deux premiers morceaux de l’album sont représentatifs du style de ce nouvel opus : des riffs puissants de guitares accompagnés de claviers mélodiques sur lesquels viennent se greffer la section rythmique du groupe, le tout mis en valeur  par la voix puissante de Frank Breuninger. Les seuls moments de répit sont lorsque le groupe choisi de nous proposer des ballades et avec quel talent : le morceau "Hope Still Hasn’t Come" est vraiment la ballade parfaite, celle qui vous donnera les frissons et qui fera craquer votre copine. Du travail d’orfèvre, tout simplement. D’ailleurs, cet album est certainement l’une des bonnes surprises de cette année dans le créneau du rock mélodique. www.dark-sky.de   (Yves)

 

 

DARK SKY – LIVING & DYING

(2005 – durée : 47'55" – 13 morceaux)

Beaucoup de personnes ont découvert Dark Sky très récemment puisque ce sont eux qui avaient la lourde tâche d'ouvrir la soirée du 10 septembre dernier à Colmar, qui allait permettre de découvrir également Spehric Universe Experience, de revoir Uli John Roth et surtout de retrouver Scorpions pour un concert mémorable où leur ancien guitariste Uli John Roth monta sur scène pour interpréter avec eux plusieurs standards des débuts de leur carrière. Magique et inoubliable, mais qui ne doit pas nous faire oublier que Dark Sky s'en est sorti aussi avec les honneurs grâce à un set tonique et des compositions de hard mélodiques très entraînantes. Les plus anciens lecteurs se souviendront d'ailleurs que j'avais déjà chroniqué leur deuxième album "Edge Of Time" (2002) qui nous faisait découvrir un groupe mélodique des plus sympas. Pour ce nouvel album, qui voit le groupe changer de label, puisqu'on le retrouve maintenant sur AOR Heaven, le groupe continue dans la même lignée, même s'il a un tout petit peu diminué la contribution des claviers (qui restent bien présents néanmoins) afin de mettre un peu plus en avant les guitares ("Save Your Souls", "Cute Little Lies"). Toujours aussi imparable, lorsqu'il s'agit d'attaquer les refrains ("Living & Dying") ou les ballades ("You Are My Life", "Give Love To Everyone"), Dark Sky a franchi avec cet album, un nouveau pallier qui devrait lui permettre de ne plus être considéré comme un groupe de deuxième catégorie. (Yves)

 

 

DARKSUN – THE DARK SIDE

(2007 – durée : 43’27’’ – 11 morceaux)

Darksun est un groupe Espagnol formé en 2002 qui sort ici son troisième album, et le premier dans la langue de Shakespeare. Le groupe évolue dans un style proche de celui de Rhapsody Of Fire avec un chant moins lyrique. La pièce maîtresse du groupe, "Elegy", composée en trois parties, démontre tout le talent de composition du groupe, tant pour les parties musicales que pour les orchestrations. Petit bonus de l’album avec l’apparition de Peavy Wagner, tout de suite reconnaissable, en guest sur le titre "Prisoners of fate". Bref cet album aurait beaucoup d’atouts pour plaire, cependant je me suis très vite lassé de l’écoute de ce cd, et la fin (car oui chers lecteurs, je me suis fait torture pour réaliser une chronique complète par conscience processionnelle) fut un véritable calvaire. Tout d’abord le style abordé même s’il est bien joué est pompant et devient d’une lourdeur atroce au fil des titres, toujours surchargés au niveau musical. Puis le chant qui au début ne paraît pas trop mauvais devient rocailleux, nasillard et insupportable ("Echoes of the past" pour sado maso uniquement). Dernier point négatif avec le riff d’ouverture du titre "Slave of fear", qui est tout droit tiré de "Killing Road" de Megadeth et ne colle pas du tout au reste du cd, même en tant que clin d’œil. En conclusion, un album sur lequel les fans de Rhapsody Of Fire pourront jeter une oreille et peut être même y trouver leur compte, mais qui sera pour les autres totalement dispensable. (Sebb)

 

 

DAS ICH – ANTI CHRIST

(2002 - durée : 65’21’’ - 10 morceaux)

 Raaaaaaaaaaaaah!! Je venais de faire une super chronique quand WORD Office a fait planter tout l'ordinateur!!! Pu****!!! Merci Bill!!! Alors on recommence : Das Ich...Le groupe n'en est pas à son premier album. Je ne connaissais du groupe que sa renommée dans le monde électro teuton, je ne les avais encore jamais écouté, et je n'ai pas été déçu. C'est clair qu'il faut aimer : Mélange électro, instruments classiques, choeurs de mâles parfois, chant pop cadavérique, bref c'est un peu du n'importe ouak!! Ce qui me fait le plus rire, ce qui est peut-être dû au fait que je ne suis que peu initié à ce groupe, c'est son image pseudo satanique avec une bribe de symbole par-ci par-là, un look de pailette, et un titre d'album faussement démoniaque et trop utilisé pour une simple galette d'électro : Bref de vrais petits keupons en paillette jouant sur un clavier...(Pilou)

 

 

DAWNLESS  - A WAY OF ESCAPE

(2006 – durée : 43'53" – 10 morceaux)

Jeune formation helvétique aux dents longues, Dawnless se montre déjà à l'aise pour sa première offrande au dieu métal avec son heavy melodique qui nous fait penser aux premiers Stratovarius, Sonata Arctica et au récent Axenstar. La qualité d'interprétation, les solos bien en place et le fait d'intégrer certains passages purement black évite à Dawnless d'être taxer de copie des combos de la vague nordique, d'autant que certaines compositions sont construites sur des bases moins rapides ("Trying To Get Away") avec des claviers sur le devant et un chant moins haut perché, comme sur la ballade "Gotta Think Twice" qui par contre ne m'a pas vraiment emballé. A part ce petit défaut, le groupe se révèle à l'aise sur les tempos rapides ("Winds Of Fate", "No Shit Sherlock"). Pour terminer, l'album est bien produit, permettant à Dawnless de se révéler attractif dès son premier opus. www.dawnless.com (Yves)

 

 

DAWNLESS – WHILE HOPE REMAINS

(2008 – durée : 46’48’’ – 9 morceaux)

Après la sortie en 2006, de leur premier cd "A Way of Escape", Dawnless revient avec un album plus agressif qui se détache un peu de ses influences (Stratovarius, Sonata Arctica) pour nous dévoiler un visage plus sombre. Les claviers sont toujours mis en avant avec les guitares, le tout renforcé par le chant, légèrement éraillé de Bertrand, ce dernier prennant même des intonations extrêmes un peu à la manière de Shagrath de Dimmu Borgir sur "Dying Alone" (avec un break très réussi permettant à Lionel May de nous offrir un partie "classique" aux claviers) et "Shadow And Pain", deux titres très noirs, alors que la power ballade "Beyond Words" nous fait voyager par son coté épique. Un album sympathique qui permet au groupe de développer un peu sa personnalité musicale sans pour autant renier ses influences initiales. (Yves) 

 

 

DAWN OF AZAZEL THE LAW OF THE STRONG

(2004 – durée : 37'08" - 8 morceaux)

Ah, un groupe de Nouvelle Zélande... Je vais donc remettre à jour mon assurance habitation avant de presser play ! Bon, il fallait s’en douter, ce skeud de Dawn Of Azazel est extrêmement bruyant, et c’est plutôt un bon point ! Proche de la scène australienne, le brutal death/black que nous bastonne le groupe fait penser aux formations chaotiques que sont Abominator ou même Bestial Warlust, avec cette folie presque palpable qui les définit. Très rapide, avec cette touche guerrière qui caractérise ces groupes de war métal, les titres s’enchaînent en cassant tout sur leur passage, mais le combo a eu la bonne idée de caser quelques influences US bien venues, voire même grind par moment ; ainsi le titre "Triumph Upon Equinox" rappelle assez fortement Carcass, mais en plus agressif. Et l’agressivité joue bien entendu un rôle central dans cette musique, en particulier grâce aux vocaux très haineux et criards, dans la lignée de ce que faisaient Impaled Nazarene à leur début. S’il est évident que ce disque n’a rien qui le permette de sortir du lot de façon extraordinaire, la formation exécute son truc avec conviction et maîtrise, et ce "Law Of The Strong" se laisse boire comme un concentré de javel : excellent sur le moment, mais à la longue ça fait puer de la gueule ! (Stench)

 

 

DAWN OF SILENCE – MOMENT OF WEAKNESS

(2006 – durée : 51'16" – 12 morceaux)

Ce jeune groupe originaire de Finspang, petite village en Suède (allez un peu de géographie n'a jamais fait de mal) me rassure, moi le quadragénaire, sur l'avenir du hard classique, car malgré une moyenne d'âge pas très élevée (moins de 23 ans), Dawn Of Silence a déjà intégré toutes les subtilités du genre : des mélodies accrocheuses, des riffs hard pas trop virulents mais néanmoins rentre dedans, un chanteur avec un timbre vocal puissant. Ces quatre musiciens ont été fortement influencés par la vague british des années quatre vingt, avec en point de mire Iron Maiden au niveau de certaines rythmiques ("Fire & Ice", "Midnight") et Judas Priest ("Long Time Dead") sans oublier leurs compatriotes d'Hammerfall ("Misguided Life") qui ont su remettre au goût du jour ce hard traditionnel mais efficace. Alors, il est vrai que cela manque parfois d'originalité, mais comme c'est bien fait et bien produit, pourquoi s'en priver ? (Yves)

 

 

DAWNRIDER – FATE IS CALLING (PT.1)

(2005 – durée : 13 morceaux)

Ce projet est l'œuvre de Tarek Maghary, leader du groupe Majesty, qui pour concrétiser ses idées dans DawnRider a fait appel à différents intervenants et pas des moindres : James  Rivera (Helstar), Rob Rock, Michael Shelton, Ross The Boss (ex-Manowar, The Brain Surgeons),  …, je ne vais pas les citer tous, ils sont au nombre de dix neuf !!! Cet album est un concept album, basé sur le fantastique, concept qui fait référence à l'histoire développée en 2002 dans l'album "Sword & Sorcery" de Majesty. La musique de Dawnrider se veut épique et se situe dans un créneau faisant référence à Virgin Steele, Manowar et Demon. L'ensemble de l'album se veut très puissant ("When Our Troops Unite") alors que l'on retrouve quelques parties plus calmes et mélodiques comme sur "Fate Is Calling" où l'alliance claviers/chant féminin-masculin est assez réussie. En fait, cet album met en avant de nombreux riffs puissants ("Assasin"), mais avec toujours des petites touches plus fines ("Dawnrider"), le tout dans un registre purement heavy sur lequel vient se greffer une ambiance plus dramatique. Il reste que cet album aurait mérité une production plus claire, car l'ensemble sonne assez brut et manque souvent de finesse, au même titre que certains morceaux, ces défauts ne devant cependant pas vous empêcher d'écouter Dawnrider, un projet qui combine heavy épique avec tempos variés, grâce notamment à la présence de claviers. (Yves) 

 

 

DAY ELEVEN – SLEEPWALKERS

(2007 – durée : 39’33’’ – 10morceaux)      

"Dissonances Fading" le premier titre, révèle tout de suite l’atmosphère de cette galette. Sur fond de rythmique grunge/punk les 5 finlandais livrent un album énergique et en même temps apaisant. Les cassures de rythme très mélodiques ("Message") alternent avec des riffs caverneux, très présents dans le stoner, et les solos Rock’n’roll sont  bien trempés. Sans aucune prétention, l’album suit son court et libère une part du groupe à chaque titre. Comme l’excellente "Untitled", une marche progressive typée rock 70’s au refrain massif relayée tout du long par une batterie principalement axée sur ses fûts. Cet album est un condensé de ce qui pouvait sortir à la fin des 90’s entre musique punk, surfeur, skateur et nu metal avec un côté atmosphérique qui évite tout les clichés. (Yann)

 

 

DEAD MAN IN RENO

(2006 - durée : 43’30’’-10 morceaux)

Petite intro et pan du In Flames, ah bien non, pourtant tout y est : rythme saccadé à la batterie, voix death relayée de temps en temps par une voix claire notamment pour les refrains. C’est un death mélodique résolument moderne qui nous vient des Etats-Unis. Parfois teinté de hardcore ce groupe s’intègre parfaitement dans cette grosse vague "metal hardcore" qu’on croirait originaire d’outre atlantique. C’est vraiment le style de metal qui cartonne là-bas. Les amateurs du genre ne seront pas déçus, les nombreuses mélodies de guitares des passages instrumentaux et ce matraquage leur plaira mais peut vite donner une impression de déjà entendu pour les autres. (Yann)

 

 

DEADSOUL TRIBE – THE DEAD WORD

(2005 – durée : 46'59" – 11 morceaux)

Je me demande souvent pourquoi des groupes mettent en début de leur album, une intro, qui fréquemment se révèle inutile, comme c'est ici le cas avec un prélude de près de deux minutes. Pour le reste, Dead Soul Tribe réussi un sans faute avec un album toujours aussi innovateur, car en dehors de tous les courants actuels. Le groupe confirme son statut de créateur, car après le très réussi "The January Tree", le combo réussi encore à nous étonner avec une musique intemporelle, profondément originale au même titre que Pain Of Salvation. Accordant toujours autant d'importante aux parties rythmiques, le quatuor a travaillé ses parties basses/batterie qui donnent un relief tout particulier aux titres ("To My Beloved", "A Fistful Of Bended Nails"). La voix de Devon Graves est toujours aussi chargée d'émotion entre voix feutrée ou révoltée, avec une mention particulière au titre "Someday" où piano et voix forment un duo empreint de sensibilité. Les guitares ne sont pas en reste avec des riffs lourds qui prouvent bien que Dead Soul Tribe reste un groupe foncièrement métal tout en restant progressif. Comme sur les précédents opus du groupe, la flûte fait son apparition sur deux titres ("Waiting In Line", The Long Ride Home") pour un album qui redonne ses lettres de noblesse au mot créativité.  Hypnotique tout simplement. (Yves)

 

 

DEAD SOUL TRIBE – A LULLABY FOR THE DEVIL

(2007 – durée : 53’53’’ – 10 morceaux)

Avec Dead Soul Tribe, le métal progressif a encore de beaux jours devant lui, car "A Lullaby For The Devil" est à nouveau un voyage vers de nouveaux horizons musicaux avec une palette très varié d’ambiances. Entre le rock énervé de "Psychosphere" et l’hypnotique "A Stairway To Nowhere" (morceau presque atmosphérique qui se voit rehaussé par un riff à la Rammstein, surprenant mais envoutant), il y a un fossé musical, mais tout l’art du combo est d’avoir mis son empreinte dessus, de telle manière que l’on reconnaît immédiatement la signature musicale de Dead Soul Tribe. La voix de Devon Graves se montre tour à tour agressive, subtile, caressante, à l’instar  de sa flûte qui enchante l’instrumental "The Gossamer Strand" avant que la guitare vienne s’insérer avec délicatesse. Mention spéciale aussi à Roland Ivez dont le jeu de basse donne un feeling unique aux compositions torturées, mais oh combien réussies, de ce combo qui peu à peu est en train de faire son trou, à l’instar de Pain Of Salvation, une autre formation qui a repoussé le limites du style. (Yves).  

 

 

DEAFENING SILENCE – BACKLASH

(2007 – durée : 53’52" – 12 morceaux)

"Edge Of Life" sorti en 2003 marquait l’arrivée de Deafening Silence, confirmé par "Backlash" plus professionnel et plus abouti avec toujours un métal influencé par le hard traditionnel, et notamment par Iron Maiden, cela étant particulièrement mis en avant sur "The Seal Of The Damned" qui en sept minutes nous propose son morceau le plus épique avec une utilisation judicieuse des chœurs et des claviers. On pensera également à Edguy, Gamma Ray, Freedom Call, Helloween, avec un chant haut perché bien en place interprété par Nico qui s’en sort très bien entre Kai Hansen (Gamma Ray) et Tobias Sammet (Edguy). Seuls regrets, certains titres sont un peu faiblards et l’ensemble de l’album aurait mérité une production plus puissante, surtout la batterie, mais ces restrictions ne doivent pas occulter le fait que Deafening Silence possède des qualités évidentes qui vont encore se développer dans l’avenir. (Yves)

 

 

DEATH – LEPROSY

(1988 – durée : 38’54’’ – 8 morceaux)

Faire une chronique d’un album de Death est un désir délicat qui me taraude depuis longtemps. Mais comment choisir entre “Scream Bloody Gore”, crade et roots, “Spiritual Healing” ou “Leprosy”, les albums de la maturité du groupe ? J’ai jeté mon dévolu sur “Leprosy” pour deux raisons. Premièrement, la pochette est superbe et je reste encore admiratif devant la simplicité et la force du dessin de Edward Repka (connu pour ses travaux avec de nombreux groupe de métal dont Megadeth et Massacre). Deuxièmement, à cause des titres “Forgotten past”, “Pull the plug” et du cultisme “Open casket”. Death a trouvé sur ce deuxième opus sa marque de fabrique, titres mid-tempo parsemés d’accélérations soudaines, chant éraillé aux paroles toujours compréhensibles, et un putain de feeling ! “Leprosy”, le titre d’ouverture, en est l’illustration parfaite. Les compos, essentiellement signées par Schuldiner, sont de véritables brûlots du death métal old-school (“Born dead”, “Left to die”, “Primitive ways”, “Choke on it”). Tout dans les titres est jouissif, des solos stridents aux passages plombés de double pédale, des ralentissements lourds et gras aux breaks suivit de parties aux tempo rapides, on ne peut que se repaître de cet ensemble exécuté de main de maître par des musiciens talentueux, à savoir Schuldiner à la guitare en supplément du chant, Rozz à la seconde gratte, Andrew et Butler respectivement à la batterie et à la basse (ces trois derniers se retrouveront d’ailleurs après leurs départs de Death pour reformer Massacre). “Leprosy” reste mon favori des trois premiers albums de Death, tous aussi indispensables les uns que les autres ! (Sebb)

 

 

DEATH ANGEL – THE ULTRA-VIOLENCE

(1987 – durée: 43’49’’ - 8 morceaux)

Death Angel – The Ultra Violence, ou comment devenir culte en un album. Cette chronique aurait très bien pu porter ce nom là ! Death Angel, qui n’est plus à présenter à personne depuis leur come-back début des années 2000, a réussi la prouesse formidable de devenir un groupe culte en un temps record, et de livrer un album incontournable (et qui n’a pas pris une ride !) dès leur premier LP. Tout d’abord, un peu d’histoire. Le groupe est formé au début des années ‘80 à San Francisco par des ados entre 11 et 13 ans (tous issus de la même famille, deux frangins et trois de leurs cousins), dont les racines ethniques proviennent des Philippines. Dès leur seconde démo, ils reçoivent le soutien de Kirk Hammet, ce qui leur permet d’enregistrer leur premier album en 1987, "The Ultra-Violence", chez Enigma Records. Et tout de suite leur thrash fait mouche. Leur style édulcoré qui va directement à l’essentiel sans se perdre dans des ajouts quelconques qui alourdiraient leur musique séduit les masses, les kids et les métalleux à travers le monde en un temps record. Des riffs simples et rapides, quelques passages plus lents pour faire baisser la tension, des solos incisifs et tranchants, un chant une fois hargneux qui se transforme en hurlement strident, voilà la recette du thrash par Death Angel. Tous les titres de l’album sont des hymnes du métal, autant "Evil Priest" et "Kill As One" que "Mistress Of Pain" ou "Voracious Souls", ou encore "Thrashers" (dont le chant est tenu par Dennis Pepa et Rob Cavestany). "The Ultra-Voilence" permet au groupe de poser un titre instrumental de dix minutes en plein milieu de l’album (sans doute l’un de mes favoris de la galette), où pas un instant le chant de Marc Osegueda ne semblera absent, tant le morceau est puissant. Par la suite, le groupe donnera un très bon successeur à ce premier album avec "Frolic Through The Parc", puis changera un peu ses bases pour l’album "Act III" qui précédera le départ du chanteur. Les autres membres de Death Angel continueront sous le nom de The Organisation, suivant la voie du troisième album, mais ne perceront jamais vraiment comme auparavant. Début 2000, trois membres originaux se réunissent pour former Swarm. Enfin, le groupe se reforme avec quatre fondateurs sur cinq (Marc Osegueda,  Rob Cavestany, Dennis Pepa et Andy Galeon ; Gus Pepa laissant sa place à Ted Aguilar), et Death Angel reprend les choses où elles ont été laissées en 1988. "The Ultra-Violence" reste l’album incontournable, innovateur et parsemé de bonnes idées qui a permis à un groupe déterminé et effréné de devenir culte. (Sebb)

 

 

DEATH ANGEL – THE ART OF DYING

(2004 – durée : 55’13 – 11 morceaux)

Pas facile de chroniquer ce premier album de Death Angel en ... 14 ans !! Pas que la musique soit difficilement identifiable, puisqu’il s’agit toujours d’un putain de thrash métal qu’eux seuls savent faire, mais il n’est pas évident de voir le clavier du pc quand on a les yeux pleins de larmes ! Oui, les Death Angel sont de retour, et le résultat est à chialer tellement c’est bon ! Un arpège de trente secondes, le premier riff nous saute à la tronche, et premier constat : on retrouve le groupe là où il s’était arrêté, et c’est étonnant de voir comment en l’espace de trois disques pendant les années 80 le combo a réussi à définir un style qui lui est propre, et qui est aujourd’hui immédiatement reconnaissable. Ces nouvelles compos débordent d’énergie, et ne devraient décevoir ni les vieux fans qui retrouveront là leur groupe fétiche au plus haut niveau, ni les plus jeunes en mal de nouvelle sensation. Oscillant entre des joyaux thrash dignes du premier album "The Ultraviolence" ("Thrown to wolves", "Thocker than blood" etc, etc, parce que ce disque en regorge !) et des titres plus groove mais très puissants plus proches de l’époque "Act III" (l’excellent "The devil Incarnate" par exemple), cet album est une démonstration de thrash, et même de métal en général. Riffs speeds, guitares hurlantes pendant des solos mémorables, chant varié entre la mélodie et l’agression, pas de doute que ce retour est largement justifié, parce que le groupe a de toute évidence des choses à dire. La grande classe, mais franchement, pouvait-il en être autrement ? (Stench)

 

 

DEATH ANGEL – KILLING SEASON

(2008 – durée : 47’40’’ – 11 morceaux)

La première chose que je me suis empressé de faire en arrivant chez moi avec ce nouvel album de Death Angel a été de sauter sur ma Hi-Fi pour y insérer le cd gravé par Yves quelques minutes plus tôt (cd gravé oui, car un nouveau système de promo de plus en plus répandu oblige Yves à télécharger les nouveaux albums via site Internet sécurisé et mots de passe à rallonge, délaissant totalement tout le côté artwork, méthode dont je suis pas prêt d’être friand). “Killing Season” débute par une intro tout ce qu’il y a de plus calme, avant de laisser place à ce son typiquement signé Death Angel tout droit issu des années ’80. L’euphorie du moment retombe assez vite lorsque je me rends compte que le titre d’ouverture, “Lord of hate”, est bon mais sans plus. Malheureusement, ce sentiment persistera tout au long de l’écoute, et ce n’est qu’à de rares moments qu’un sourire de joie viendra effleurer mes lèvres. Ce nouveau Death Angel est plat. Ok, en connaissant le groupe on ne pouvait pas s’attendre à un renouvellement entier de leur style musical, le problème c’est que pas un titre ne donne envie de monter le son et de sauter partout en hurlant ! Il y a même des titres carrément chiants, en particulier “Sonic beatdown”, et des riffs risibles et minimalistes qui le sont tout autant ! Le cd ne peut pas non plus être comparé à “Act III” qui surprit par son originalité et ses dissemblances musicales tout en comportant du relief et du corps. Le seul titre à sauver est le dernier, “Resurrection machine”, un morceau mid-tempo avec de vrais riffs travaillés et un vrai feeling. J’achèterai cet album uniquement parce qu’il est estampillé Death Angel, sans quoi il serrait depuis longtemps passé à la trappe et d’une façon bien plus acerbe ! “Killing Season” est sans conteste le plus mauvais album de Death Angel à ce jour, et moi je me meurs doucement après cette lourde mais implacable vérité. (Sebb)

Contre chronique : En ce qui me concerne, ce nouvel opus de Death Angel est à nouveau une réussite et porte haut et fort l’étendard du trash ricain dans toute sa splendeur. Je dirais que j’ai trouvé ce que j’aime chez ce combo : des riffs puissants, des breaks toujours aussi surprenants, des rythmes syncopés, des accélérations fulgurantes, des intros acoustiques qui précèdent toujours une déferlante métallique, le tout avec une densité qui vous donne une baffe et une variété dans les compos que peu des groupes trash possèdent. La production, un brin plus axée "old school" que sur les précédentes réalisations du combo de San Francisco, renforce encore l’impact de cet opus que j’ai hâte d’entendre sur scène au Z7. (Yves)   

 

 

DEATH BY DESIGN DISCREATION

(2004 – durée : 44’47 – 10 morceaux)

Ce mois-ci, les fans de death metal sont gâtés, et on en bouffe sous toutes les formes ! Avec Death By Design, c’est l’aspect old-school qui est mis en avant, et les vieux groupes des années 90 sont à l’honneur avec cet hommage réussi. Premier album sous ce nom pour ces gars de la région parisienne (qui officiaient auparavant sous le patronyme No Sobriety), leur domaine de prédilection est donc le death des débuts de Grave ou Gorguts, celui qui allie technique, ambiances pesantes, mélodies sinistres, voire même passages purement doom, en même temps qu’accélérations subites et breaks assassins. La voix  death est vraiment gutturales, proche d’un Chris Barnes du début de Cannibal Corpse, et elle est secondée d’un chant plus aigu. Le groupe a en plus ajouté quelques passages plus expérimentaux (dissonances, plans planants) qui feront penser à Atheist ou aux dernières productions de Death. Bref, la preuve que le death métal peut de nos jours encore faire intervenir de l’émotion, et que la vitesse n’est pas forcement le seul élément qui définit un bon album de métal extrême. La scène française se porte plus que bien, et c’est un régal ! (Stench)

 

 

DEATHCHAIN DEATHRASH ASSAULT

(2005 – durée : 39’00" – 9 morceaux)

Je crois que ce n’est pas la peine de vous faire un dessin, tout est fait pour que la pochette mette l’auditeur en confiance : le logo qui est dessiné avec les mêmes caractères que celui de Destruction, le titre qui nous mêle Death et Thrash… Bah tout est dit ! On peut presque s’arrêter là… Sans avoir le tapage médiatique d’un Legion Of The Damned, les mecs de Deathchain ont moins fait parler d’eux, alors que leur album est de loin plus excitant. Que les amoureux de thash métal se procurent cet album, il est vraiment très bon. Les riffs sont terribles, les solos tiennent la route, tout ce qu’on attend d’un grand disque de thrash est caché sous cette pochette sombre. Musicalement, on pense par moment à Kreator, parfois à Testament, d’autres fois encore à Sepultura époque "Beneath the remains" mais cependant avec des éléments death qui remettent une couche de brutalité. Le chant par exemple est bien braillé, parfois guttural même, certaines ambiances reluquent vers le death, et de très rares mais efficaces blasts sont là pour rappeler que les cinq mecs étaient à bonne école. Des refrains simples se fixent dans notre crane ("Lepra lord", "Graveyard witchery" par exemple), pendant que les tempos les plus rapides enfoncent ce qui nous reste de boite crânienne. Un des albums de thrash death les plus efficaces du moment, laissez tomber les autres, celui-là les remplace sans aucun doute. (Stench)

 

 

DEATHSTARS – SYNTHETIC GENERATION

(2003 – durée : 44’49’’ – 12 morceaux)

Vous prenez une pincée de Ministry, vous rajoutez un peu de The Kovenant et vous saupoudrez le tout d’un peu de Rammstein et vous obtenez Deathstars, un nouveau groupe dans la mouvance "industriel métal". Le mélange de métal puissant avec des sons électroniques est assez réussi, grâce notamment au travail effectué par Nightmare Industries (!) qui tient la basse, la guitare (à noter qu’un deuxième guitariste est présent au sein du combo en la personne de Beast X Electric ! ) et qui s’est également occupé de la programmation des sons. La voix grave de Whisplasher colle parfaitement à la musique du combo au même titre que les textes sombres des morceaux (New Dead Nation, Modern Death, …) qui dépeignent la décadence du monde. En fin d’album, Deathstars nous propose sa vision musicale du standard "White Wedding"  de Billy Idol. Un nouveau groupe à suivre. (Yves)

 

 

DEATHSTARS – TERMINATION BLISS

(2006 – durée : 52'34" – 13 morceaux)

J'avais déjà craqué sur leur premier album "Synthetic Generation" paru en 2003, mais ce deuxième album enfonce encore le clou et devrait permettre rapidement à ces suédois de devenir immenses, car ils se situent à la croisée de plusieurs courants très en vogue, le rock industriel à la Rammstein ("Tongues"), Marilyn Manson ("Blitzkrieg Boom"), le tout avec leur propre touche. Comme les groupes précités, ces suédois ont également compris que le visuel est important, puisque le combo se présente avec une image très glauque et très travaillée. Un côté gothique ressort également au niveau de la musique ainsi qu'un petit côté Depeche Mode, influence que l'on ressent principalement au niveau de certaines parties de claviers, le tout avec une dose d'électro disséminée par ci, par là. La voix de Whiplasher Bernadotte (quand je vous disais que tout a été travaillé, du nom des musiciens à l'artwork) est envoûtante, très grave et se voit accompagnée sur quelques titres ("Tongues", "The Greatest Fight On Earth") d'une voix féminine très pure qui apporte un plus non négligeable à la musique du combo. Toutes les intros ont été peaufinées avec soin afin d'apporter des touches parfois sombres, parfois lugubres à l'album. Nul doute qu'avec un album de ce type, dont la force principale est d'avoir pris le meilleur de plusieurs styles pour les restituer sous une forme originale, Deathstars marquera l'année 2006. (Yves) 

 

 

DEATHWITCHVIOLENCE BLASPHEMY SODOMY

(2003 – durée : 41’44 – 14 morceaux)

Sixième album pour ce groupe suédois formé à la base pas un ex-Sacramentum, et comme le titre de ce disque sulfureux pouvait le laisser présager, il ne faut s’attendre à aucune finesse de la part du trio ! Musicalement déjà, cette mixture entre black crade et thrash simpliste privilégie les structures simples, presque minimalistes, nous donnant une vision quasi-punk du métal extrême, un peu à l’instar d’Impaled Nazarene. Ici, pas de prise de tête, de la violence, point final ;tout ce qui semble intéresser nos brutes est de jouer très vite et de la façon la plus vulgaire et provocante possible, avec comme mot d’ordre un puissant FUCK YOU envoyé dans la tronche de l’auditeur. Les textes éructés sont dans le même ordre d’idées ; avec des titres comme "Blood sucking fuck", "Necrosodomizer" ou "Fuck off and die" et un FUCK tous les trois mots (à mon avis, c’est le premier mot que Terror, le brailleur, a prononcé dans sa vie..), le groupe nous balance une zique très primitive, sorte de retour à l’essentiel, baignée d’arrogance et de vulgarité. Ce disque a autant de classe qu’un rot de camionneur gavé à la Kronenbourg, mais avouons-le, c’est bien ce qu’on aime dans le metal !  (Stench)

 

 

DEBAUCHERY – BACK IN BLOOD

(2007 – durée : cd1 : 37’30” cd2 : 25’11” – 11 morceaux)

Après une première écoute de ce nouveau Debauchery m’ayant plutôt laissé une bonne impression, je remets la galette afin d’en tirer toute la quintessence nécessaire à la rédaction de cette chronique. Hélas, la magie ne fait plus grandement effet…  Le cd passe certes pas trop mal, mais rien de bien particulier ne ressort de cet album. Debauchery est très fortement influencé par Six Feet Under, et n’arrive pas à trouver sa propre identité. Le chanteur, impressionnant par ses meuglements, s’inspire considérablement de Chris Barnes, le tout sur fond de guitares très heavy. Les titres s’écoulent sans qu’aucun ne sort plus qu’un autre du lot, oscillant toujours entre parties lourdes et parties plus rapides. Même certains morceaux aux titres prometteurs ne font pas plus mouche que les autres ("Masters Of The  Killing Art", "Death Metal Maniac"), reprenant toujours le même schéma musical. A la fin du compte, le premier cd est passé de façon assez anodine sans moments particuliers retenant l’attention de l’auditeur. Pour le deuxième cd, celui comprenant les bonus, le verdict est beaucoup plus dur… Debauchery s’est attelé à la reprise de morceaux de rock et de métal ("I Can’t Dance" Genesis, "Kings Of Metal" Manowar, "8 Days A Week" The Beatles, "Heavy Duty" Judas Priest). Pour certains, ces reprises seront de très bon augure, mais je dois dire qu’elles m’ont laissées plus que pantois. Musicalement les morceaux sont identiques aux originaux, ne changent que les vocaux, chantés dans le style guttural du groupe. Alors, écouter un morceau de Genesis ou des Beatles avec une voix death sur fond de guitares claires… ça fais plutôt ridicule… En conclusion un album ni bon, ni mauvais, qui satisfera les fans de Six Feet Under, et dont les autres pourront attendre et se le procurer d’occasion. (Sebb)

 

 

DEBAUCHERY – CONTINUE TO KILL

(2008 – durée : 44’41’’ – 14 morceaux)

J’ai personnellement demandé a Yves de me laisser la chronique de ce nouvel album de Debauchery, non pas car je suis fan du groupe, mais parce que je m’attendais de la part des allemands pour leur cinquième album à quelque chose de plus abouti qu’à l’habitude. Intuition malheureusement infondée, car le groupe n’a rien apporté de neuf pour ce “Continue To Kill”. Debauchery reprend la même recette et reste très proche de Six Feet Under. Cet album comporte donc de bons titres comme “Blood God rising” ou “Workship the violence”, et des titres singuliers et fantasques tels “Hard rockin’” ou “King of killing” qui donnent une impression de complète désunion entre le chant et la musique. L’album oscille égalitairement entre ces deux types de morceaux, et le seul titre échappant à ce bilan est la reprise de Slayer, “Slayer’s angel of death”, grâce à son état de cover. Dommage, car le superbe artwork de la pochette présageait un album vraiment bon, qui malheureusement s’avère être encore une fois juste moyen et réservé aux fans du genre. Peut-être que la prochaine sera la bonne ? (Sebb)

 

 

DECAPITATED – THE NEGATION

(2004 – durée : 32’55” – 9 morceaux)

Nouvelle galette de nos jeunes prodiges ; connaissant le potentiel de ces gamins, je ne me suis pas fait de soucis concernant ce "The Negation" et j’ai eu raison. Moins démonstratif que par le passé (peut-être n’ont-ils plus rien à prouver ?), la technique hallucinante des quatre gars est maintenant plus mise au profit des compositions, finement ciselées. Totalement death métal du début à la fin, le disque se partage diverses ambiances qui fonctionnent à merveilles. Du mid tempo "Three dimensional effect", tout en feeling et double grosse caisse à fond, à l’extrêmement rapide "The fury", un tour d’horizon de ce qui se fait de mieux en la matière est proposé ici. Entre Morbid Angel et Deicide, mais toujours avec une touche personnelle, le groupe semble avoir maintenant trouvé sa voie, avec des compos plus cohérentes et carrées. Le seul point négatif peut être formulé contre le chant. Si elle remplit parfaitement son rôle sur un ou deux titres, la voix monocorde n’offre aucune modulation, et devient vite chiante. C’est malheureux, mais elle finit par gâcher le travail de composition du groupe, parce que trop répétitive par rapport à l’extrême variété musicale. A noter que l’édition limitée comprend une reprise géniale de « Lunatic of god’s creation » de Deicide (bien entendu). Un album de death du haut du panier ! (Stench)

 

 

DECOY – CALL OF THE WILD

(2007 – durée : 52’08" – 11 morceaux)

Decoy, c’est l’association de Peter Sundell (ex Grand Illusion) au chant avec Torben Enevoldsen (Section A, Fatal Force) à la guitare mais aussi à la basse ainsi que Thomas Heintzelmann à la batterie pour un album très orienté hard mélodique avec des relents AOR ("Borthers In Arms", "Forever And Ever"), mais qui n’oublie pas de montrer, assez fréquemment d’ailleurs, ses griffes ("Call Of The Wild", "Heavy Metal Thunder"), en jouant même sur la lourdeur avec des riffs épais ("Make A Stand"). Les mélodies mettent très bien en valeur la voix de Peter qui arrive à monter dans les aigues quand il le faut, lorsque Torben fait chauffer les cordes de sa guitare ("My Religion"). Pas de doute, ces gars maîtrisent le rock mélodique. Un cd à intercaler entre ceux de Treat, Snakes In Paradise et Grand Illusion. (Yves) 

 

 

DEEDSBLOWN

(2002 – durée : 49’08’’- 9 morceaux)

A l’image de Thunder, Deeds est un groupe british qui perpétue le hard rock classique. A noter que ce groupe s’appelait auparavant Dirty Deeds et à part un changement de guitariste, la formation reste inchangée. Peut-être ce changement de nom va t-il permettre à se groupe de prendre un nouveau départ et d’être plus connu, car à l’heure où le vrai rock triomphe à l’image de Nickelback et The Creed, Deeds a une carte à jouer, car le rock interprété par ces quatre musiciens est direct et va droit au but. Les compos sont carrées et sont idéales pour passer un bon moment. Bien que ce groupe soit considéré comme l’un des protégés de Steve Harris, bassiste d’Iron Maiden, qui a également participé à cet album en qualité de producteur exécutif, l’influence de la Vierge De Fer n’est pas trop présente sur les neufs compositions de cet album. Tout au plus pourra-t-on trouver quelques clins d’œil à leurs compatriotes, à l’image de l’intro du morceau qui ouvre l’album "Fragments Of A Man". Un album qui est une cure jouvence dans le rock actuel. (Yves)

 

 

DEEDS OF FLESH – REDUCED TO HASHES

(2003 – durée : 46’35’’ – 8 morceaux)

Enfin du bon gros death metal capable d’éclater les dents à un tyrannosaure ! Deeds of Flesh existe depuis plus de dix ans, et si c’est pour beaucoup le nom qui vient immédiatement à l’esprit pour évoquer le brutal death américain, ça ne risque pas de changer avec ce sixième album. En effet, le groupe n’a pas vraiment cherché à innover,  et nous propose toujours ce qu’il sait faire de mieux : un death metal très complexe et surtout extrêmement rapide, à l’image de ce qu’on nous gerbe souvent de l’autre coté de l’Atlantique. Deeds of Flesh assume parfaitement son role de leader, et utilise avec intelligence tous les plans classiques du style : blasts omniprésents, passages lourds un peu plus fréquents que sur les précédentes réalisations du groupe (et c’est tant mieux !), chant guttural, le tout servi par un niveau technique sidérant. Le son est très propre, et pour une fois nous offre une caisse claire très présente, qui martèle sans arrêt nos pauvres neurones (sauf pour Sebb qui lui ne risque rien…). A noter un morceau étonnamment long pour ce style, puisque "The endurance" (il porte bien son nom…) dure 11 minutes de pur brutal death. Un album très violent qui remplit parfaitement sa mission : transformer votre chambre en un terrain vague ! (Stench)

 

 

DEEP PURPLE – LIVE AT MONTREUX 2006

(2007 – durée 67’34" – 12 morceaux)

Deep Purple est un habitué de Montreux, qui ne l’oublions pas apprécie cette ville, puisque l’on sait que l’immense hymne "Smoke On The Water" a été composé suite à un incident survenu dans cette ville. Les enregistrements live du groupe étant déjà  nombreux, avec notamment "Live At Montreux 1996", alors pourquoi proposer cet album ? Pour plusieurs raisons : plusieurs morceaux récents sont interprétés ("Rapture Of The Deep", "Wrong Man", …), certains standards ("Lazy", "Highway Star"), rarement sous cette formation avec Don Airey aux claviers qui a remplacé avec talent (son solo est excellent) John Lord en 2002, plusieurs morceaux comprennent des intros ou des solos différents et puis tout simplement parce que depuis l’arrivée aux guitares de Steve Morse en 1994, le groupe a retrouvé un nouveau souffle et prend plaisir à être sur les planches. Pour preuves, les nombreuses tournées que le groupe a effectué depuis ainsi, que cet excellent live. (Yves)  

 

 

DEFLESHED – ROYAL STRAGHT FLESH

(2002 - durée : 32'02" : 11 titres)

On peut dire que le trio suédois à le vent en poupe : après la réédition de leur back-catalogue, les voici de retour avec un nouvel album, et force est de constater que l'évolution n'est pas ce qui les préoccupe le plus, le groupe reprenant exactement là où il s'était arrêté (on ne change pas une recette qui fonctionne, non? ); les fans ne risquent donc pas d'être surpris. Defleshed nous propose une musique extrêmement violente, sans être vraiment death metal . En fait, leur style ressemble plus à du thrash hyper speed, la voix braillée de Gustaf Jorde sonne comme du Mille Petrozza (Kreator) sous acide, et les riffs semblent tirés de vieux albums de Kreator ou Destruction joués en accéléré ! L'ensemble est boosté au maximum, et peu de groupes ont proposé des blasts aussi rapides que celui qu'on trouve dans le titre "Friction" par exemple. Un album sympa, sorte de Kreator croisé avec une meute de pitt bull élevés au Napalm Death, mais qui aurait tout de même gagné à être un peu plus long...(Stench)

 

 

DEFLESHED RECLAIM THE BEAT

(2005 – durée : 36’00’’ – 12 morceaux)

Depuis un bon paquets d’années Defleshed poursuit son chemin, à grands coups d’albums corrects, efficaces, et pourtant, malgré toute leur bonne volonté, ils rament pour passer au stade supérieur. Est-ce dû à un problème de promotion ? C’est vrai que le groupe n’est pas du genre à passer sa vie sur les routes, et leur manque de prestations live peut jouer en leur défaveur. Heureusement que les suédois sortent des albums pour faire parler d’eux ! Ceux qui connaissent le combo ne seront pas du tout surpris, le groupe s’appliquant à utiliser la même recette depuis le début de sa carrière. Alors évidemment, à force, ils connaissent leur sujet sur le bout des doigts et savent nous torcher des titres accrocheurs. Toujours coincés dans une zone obscure entre le death et le thrash survitaminé, tous les morceaux de cette galette sont speed, pour ne pas dire frénétiques, entre rythmes thrash soutenus et blast très rapides. Les riffs lorgnent plus du coté du thrash hyper rapide, puisqu’on ne trouve ici aucun passage ni sombre, ni morbide, empêchant ainsi de qualifier cette musique de vrai death. Par contre, c’est intense, ça aucun doute, et le passages effrénés sont encore rendus plus agressifs par un chant assez criard, sorte de Mille Petrozza grippé (Kreator) à qui on enfoncerait un cactus dans le rectum. Si l’efficacité n’est pas du tout à remettre en question, l’absence de passages plus lents, ou de variété tout simplement, rendent l’écoute de ce disque longue. C’est violent, speed, joué avec conviction, mais un peu trop linéaire peut-être. Heureusement, une superbe reprise de Mötley Crüe ("Red hot" de l’album "Shout at the devil") version thrash death est placée en plein milieu du disque, et cette surprise fait du bien parce qu’elle casse un peu une certaine platitude qui commençait à se faire sentir. Bref, du pur Defleshed, avec ses nombreux bons cotés, et ce style qu’ils ont contribué à valoriser. Pour les fans de thrash death intense ! (Stench)

 

 

DEFORMED PROJECT TORTURE 005

(2005 – durée : 28’48" - 10 morceaux)

Deformed nous viennent de Pologne, on peut donc s’attendre soit à du black plus ou moins facho, soit à du brutal death… Sachant qu’il s’agit de la nouvelle production du label Skull Fucked, on peut d’office oublier la première alternative (tant mieux!) pour nous plonger dans le gras, le speed, l’extrême. Et il n’y a pas tromperie sur la marchandise ! Deformed, ça part dans tous les sens, et c’est vraiment, vraiment intense