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(2005 – durée : 78’44” – 18 morceaux) Saxon qui est pourtant l’un des piliers de la scène heavy métal depuis plus de vingt ans n’a bénéficié que de très peu de "tribute album". L’initiative du label "Remedy Records" d’avoir proposé à un panel important de groupes de métal (dix huit groupes sur l’édition simple et trente et un sur l’édition limitée) est une bonne idée, surtout que cela permet de voir comment se frottent ces groupes au répertoire du géant british et cela fait également un coup de pub aux groupes présents, ce qui n’est pas négligeable vu que beaucoup sont encore "underground" (Noise Forest, Runamok, Undercode, Xiron, …). Le niveau d’interprétation est correct et nombre de standards de Saxon sont présents aussi bien du début du groupe ("Wheels Of Steel", "Dallas 1 PM", Princess Of The Night") que des périodes plus récentes ("Crusader", "Solid Ball Of Rock", "Machine Gun", "Dogs Of War"). Evidement, les morceaux repris par les groupes de heavy "pur jus" (Paragon, Predator, Seventh Son) collent plus au style "Saxon" que ceux interprétés par des combos plus extrêmes (Dark Age, Necronomicon) qui s’écoutent néanmoins avec facilité. (Yves)
( 2005 – durée : 41’05" – 13 morceaux) Voici le genre de cd qu’on n’attend pas de la part d’Adipocere records! Tout étonne dans cette galette ! Que ce soit le nom du groupe, la pochette, le booklet ultra coloré où se côtoient des images très typé 70ies et d’autres plus sombres et gothiques, la première approche est rendue ardue par un manque d’habitude. Avouons que c’est dans ces cas là qu’on remarque notre manque d’ouverture d’esprit ! Il est donc temps de profiter de ce disque pour entendre un peu autre chose. Et là encore, étonnement… Comment définir ce groupe complètement à contre courant ? Première impression, le son n’est pas top, un peu sourd, dans une ambiance plus démo que album. Mais très vite on s’y fait, et on peut chercher plus loin ce qui se cache derrière tout ça. En fait, il s’agit d’un mélange entre ce qu’on entendait de plus calme des Sex Pistols (avec cette basse vrombissante bien en avant, ces riffs ultra simples) et les premiers groupes gothiques ou batcave des années 70. Les mélodies très simples à la guitare ainsi que le chant plutôt glam rock renvoient à un univers de vie nocturne, d’asphalte trempé, de néons de bars à putes se reflétant dans les vitrines de sexes shop… En fin de compte le son qui semblait moyen renforce l’impression qu’on tient entre les mains un vieux disque tout droit sorti de la scène de 77 ou 78… Osmose étrange entre le punk rock limite garage et la claustrophobie de The Cure, ce cd devrait faire remonter un tas de souvenirs chez les plus vieux qui fréquentaient les endroits obscurs et dépravés des bas fonds urbains il y a une bonne paire d’années. Ca surprend, mais j’adhère à 100% ! (Stench)
Apres avoir signé aveuglement tout ce qui venait de Pologne, parfois au détriment de la qualité, le label Adipocere est allé piocher au Danemark pour nous trouver un groupe qui cette fois ci est vraiment excitant. Autant le dire tout de suite, cet album de Eciton est sans doute un des meilleurs albums de death que j’ai reçu ces dernières semaines. Très old school dans l’âme, c’est gras, c’est puissant, c’est efficace. Alors bien entendu, les plus chiants diront que ça n’apporte rien, que l’originalité est proche du zéro, et ils n’auront pas vraiment tort ; reste qu’un death de cette qualité, capable de reproduire un feeling que seuls certains groupes des années 80/90 proposaient, moi je ne peux que m’incliner. Cette galette fait beaucoup penser aux premiers Sinister par exemple, par les mélanges de riffs speeds et de passages plus lugubres, la double à fond. Le chant très grave et les structures torturées sont aussi dans l’esprit du "Once upon the cross" de Deicide, et c’est vrai que certaines intonations vocales semblent être directement inspirées par Glen Benton. Accélérations ravageuses, blasts utilisés de façon raisonnable, plans puissants, parfois même morbides, on retrouve ici tout ce qui faisait un bon album de death métal avant que la vague d’hyper brutalité de vienne changer la face de ce style. Les riffs sont simples mais vont droit au but, et c’est tout ce qu’on demande : avoir les poils des avant-bras qui se dressent à l’écoute de ce death entraînant. Le son est de plus assez puissant pour soutenir cette louable initiative, les grattes sont bien puissantes et placées en avant, la batterie sonne comme une batterie (pas ces grosses caisses en plastique made in US actuelles…). Pour les nostalgiques, ou tout simplement pour les fans de vrai death headbanging métal, ce disque est une vraie cure de jouvence. Merci Adipocere de nous prouver que des groupes sont encore capable de comprendre d’où vient le death ! (Stench)
(2004 – durée : 40’32’’ – 11 morceaux) Après un premier album très réussi "The Truth And A Little More" paru en 2001 mais qui n’avait pas bénéficié d’une promotion digne de ce nom, Eclipse se retrouve aujourd’hui chez Frontiers, lui permettant un d’espérer un auditoire plus large pour son deuxième album. Le groupe a également évolué puisqu’il est passé d’un trio à un quatuor (dont deux nouveaux membres) avec Mats Olausson (clavier de Malmsteen) qui tient les claviers en qualité d’invité sur "Second To None". Venant de Stockholm, Eclipse a été bercé par le hard mélodique scandinave dont Europe reste l’une des icônes et il n’est pas étonnant que cette influence ressurgisse dans la musique du groupe au même titre que Talisman et même Pink Cream 69 au niveau du chant et de la structure des morceaux. Souhaitant maîtriser le son du groupe, Eclipse s’est également occupé de la production de cette galette qui est très réussie. Mélodique à souhait, cet album contient certains perles fm (Streets Of Gold, Road To Forever) qui se juxtaposent avec des morceaux plus hard (Nothing Between Us, Body And Soul) avec toujours les ballades de rigueur (Light Of Day,…) qui feront craquer votre douce moitié. (Yves)
(2003 - durée : 57'40" : 11 morceaux) Soyons francs, les groupes à chanteuse ne me branchent pas des masses (à part bien sur les "death metalleuses" de Sinister, Holy moses ou Acrostichon, mais on change de sujet, là...), et on peut dire qu'Edenbridge est l'exception qui confirme la règle. Contrairement à beaucoup d'autres groupes plus gothiques, la base ici reste très heavy metal, les grattes sont toujours au premier plan et le clavier est assez discret, utilisé surtout pour souligner les ambiances. On peut même dire que musicalement les rythmes speeds, la double grosse caisse et les riffs énormes de "Deadend fire" ou "Fly at higher game" (entre autres) auraient leur place sur un album de Stratovarius. De même, la place laissée aux refrains nous fait penser à ce genre de groupes. Et que dire des solos... à la fois techniques et pleins d'émotion, ils sont simplement géniaux ! La voix est touchante, sans monter dans un lyrisme larmoyant pourtant fréquent dans ce style, et s'accorde parfaitement aux parties instrumentales. Bien entendu, on a droit à de superbes passages atmosphériques, mais c'est cette alternance titres heavy puissants / titres plus gothiques qui fait la force et la variété de ce disque, et qui fera qu'il plaise un peu à tout le monde. Pour info, c'est un duo avec D.C.Cooper qui clôt ce très bon album. Merde, commencerais-je à aimer les femmes ? C'est Valentin qui va être déçu...(Stench)
(2004 – durée : 59'57" – 11 morceaux) Au niveau des sorties d'albums, il se produit parfois des choses étonnantes, comme la parution il y a quelques jours du nouvel album studio des autrichiens d'Edenbridge alors qu'il y a peu sont sortis le live et le dvd "A Livetime In Eden". Je pense que pour ma part, qu'il aurait été plus judicieux de décaler ces sorties dans le temps. Il reste que les fans vont apprécier, car à chaque nouvel album, le style du groupe s'affirme un peu plus avec un travail plus fourni au niveau des arrangements et des ajouts (l'influence celtique très marquée sur "Wild Chase", la lourdeur sur "And The Road Goes On") qui contribuent à façonner le métal épique et symphonique du groupe. Sabine Edelbascher confirme d'album en album qu'elle reste l'une des voix les plus fines du métal féminin surtout lorsque le tempo se ralentit (Centenial Legend, Elsewhere). En parallèle son chant a plus pris d'ampleur comme sur le titre "Move long Home". Comme à l'accoutumée, la pochette a été très soignée comme la production qui a réalisé par le très connu Dennis Ward ainsi que par Lanval, la tête de proue du groupe. (Yves)
(2007 – durée : 68’11" – 14 morceaux) Fans de métal, nous avons vraiment de la chance, car alors que les radios n’arrêtent pas de nous abreuver des mêmes artistes à longueur d’année, les nouveautés "métalliques" ne cessent de s’accumuler pour notre plus grand bonheur et pour le plus grand le malheur de nos finances. De plus, le niveau s’est vraiment élevé, comme ce premier opus d’Eden’s Curse, combo mélodique monté par Paul Logue (bassiste de Cry Havoc) et le chanteur Michael Eden et qui ont réussi à s’entourer de compagnons efficaces comme Ferdy Doernberg aux claviers (Axel Rudi Pell, Rough Silk, …) ou Thorsten Koehne (Code Of Perfection) aux guitares qui ne se gène d’ailleurs pas pour nous envoyer tout au long de cet l’album des solos éclatants. Mélodies accrocheuses ("Judgement Day"), compos efficaces, refrains très travaillés, ballade au top ("The Voice Inside"), backing vocaux très élaborés et voyant la participation de David Readman (Ping Cream 69) et Dougie White (Rainbow, Cornerstone), Eden Curse réussi un coup de maître qui nous rappelle le meilleur de Fair Warning, Heaven’s Edge, Steelheart, Treat, Jaded Heat et Bonfire. (Yves)
- I DO IT FOR LOVE (2003 - durée : 43’25’’ - 13 morceaux) - STAND TALL – DIG DOWN DEEP (2003 – durée : 65’59’’ – 18 morceaux) Merci à Targett Records d’avoir réédité, ces albums d’Eddie and The Tide, car sans la pugnacité de ce label, jamais nous n’aurions eu l’opportunité d’écouter le rock fm de ce groupe. Heureusement qu’il reste des passionnés d’A.O.R qui continuent de perpétuer la flamme de ce rock mélodique. Ce groupe de San Francisco a longtemps galéré avant d’être reconnu à sa juste valeur et c’est grâce à son single "Running Wild Running Free" que le groupe a commencé en 1983 a être programmé sur les ondes californiennes. Ce succès leur a permit de rentrer en studio pour enregistrer leur premier album studio qui est rapidement devenu l’album le plus vendu par un label indépendant. D’ailleurs, cet album a permis au groupe de recevoir un award pour le meilleur disque d’un label indépendant en 1984. Cela n’est d’ailleurs pas étonnant quand on écoute cet album qui propose des morceaux mélodiques avec un chant qui se situe entre Bruce Springsteen et Eddie Money. D’ailleurs pour cette réédition, l’album a été remastérisé par Alan Goldwater au Magic Sound en Californie et trois morceaux supplémentaires ont été rajoutés. Pour la deuxième réédition, on reprend les mêmes avec toujours le même bonheur. Cette réédition comprend deux albums d’Eddie and The Tide, qui ont été enregistrés à la fin des années quatre vingt sur des petits labels quand le groupe n’était plus sur une major. Ces deux albums ont continué à développer le rock mélodique du premier album avec des morceaux forts et des ballades sublimes, mais au fil des années ces albums sont devenus introuvables. C’est pour cette raison que Target Records a également décidé de sortir ces albums afin que les amateurs de belles mélodies soient comblés. Je ne peux donc que remercier ce label pour ces rééditions et espérer qu’il continue dans cette voie, car il existe encore de nombreux trésors enfouis qui ne demandent qu’à être écoutés. (Yves)
(2006 – durée : 58'52" – 16 morceaux) Jeune artiste alsacienne, Sarah Eddy est une chanteuse à la voix suave, très douce qui pour son deuxième album (le premier "Dans Nos Regards" est sorti en 2004 ) s'est associée avec Thierry Carlin aux guitares et Nicolas Brehm à la batterie formant ainsi le groupe "Outsiders". On notera également que c'est Jean-Baptiste Mersiol (ex Insert Coïn) qui complète le groupe à la basse, le musicien étant d'ailleurs déjà présent aux côtés de la chanteuse sur son premier album. En complément, quelques autres artistes de la scène locale viennent épauler le groupe pour un résultat pop/jazz/variété assez soft qui tire également vers la chanson à textes avec quelques soupçons de rock, les guitares étant dans l'ensemble plus orientées acoustique/rock que électricité pure. La présence de percussions, d'un violon, de claviers et d'un piano permet à l'album d'avoir une variété plus large. La voix de Sarah s'épanouit évidement dans ce contexte assez calme, dont on n'oubliera pas de mentionner la reprise du titre "L'Oppression" de Léo Ferré. (Yves)
(2004 – durée : 50'36" – 10 morceaux) Edge Of Forever est un combo qui a pris naissance en Italie en 2002 avec notamment Alessandro Del Vecchio, dont le travail aux claviers a déjà accompagné des musiciens aussi talentueux que Glenn Hughes, Tony Franklin, Patrick Rondat, … Composé également de Matteo Carnio à la guitare, dont le touché très inspiré et influencé par Yngwie Malmsteen est un atout supplémentaire pour le groupe, les italiens ont surtout réussi à convaincre Bob Harris (du mythique combo ricain Axe) de venir chanter sur "Feeding The Fire", dont la voix se situe entre Joe Lynn Turner, ex-Rainbow, HTP et John West de Royal Hunt. L'album est donc un patchwork de hard mélodique avec des grosses guitares en avant, le tout sur des relents néo-classiques. Point supplémentaire, Jeff Scott Soto vient chanter en duo sur "Prisonner" et s'occupe de la majorité des "backing vocals" de cet album. Produit par Marcel Jacob (Talisman, …), cet album possède ainsi tous les ingrédients pour se faire une place au soleil sur le devant de la scène du hard mélodique. A noter en bonus track, la vidéo du morceau "Feeding The Fire". (Yves)
(2001 – durée : 64’26 – 11 morceaux) Le nouveau Edguy est encore tout chaud et il ne souffre en aucun cas des projets parallèles développés par Tobias Sammet (Avantasia) et Tobias Exxel (Taraxacum). En effet, alors que le groupe aurait pu se trouver amoindri par les escapades de son chanteur et de son bassiste, Edguy se retrouve au contraire beaucoup plus soudé et nous propose ici son meilleur album : les compositions sont superbes alternant moments rapides avec des parties plus calmes et le groupe n’hésite pas à nous proposer des morceaux plus long qu’à l’accoutumée avec en point d’orgue le morceau "Pharaoh" et ses 10 minutes 36 secondes. Edguy est à l’image du Bordeaux : plus le temps passe plus il se bonifie. (Yves)
(2004 – durée : 70’54’’ – 14 morceaux) L’air de rien, Edguy est en train de devenir au fil des albums un groupe majeur sur la scène métal. En effet, après "Mandrake" et surtout un très réussi double live, le groupe nous propose un nouvel opus très complet et très riche qui s’avère être leur meilleur album à ce jour. A chaque nouvelle parution, le groupe franchit une étape et s’affermit aux niveaux des compositions et développe son propre style, ce qui lui permet d’être considéré comme locomotive dans le milieu métal, c’est à dire d’être une influence pour des nouvelles formations. "Hellfire Club" comprend tous les ingrédients propre au groupe, des morceaux rapides (Mysteria), des morceaux plus longs bâtis sur différentes ambiances (The Piper Never Dies), des titres mélodiques aux refrains accrocheurs (Down To The Devil, King Of Fools avec son petit clin d’œil à Rammstein au niveau de certains riffs), des ballades (Forever), des morceaux humoristiques (Lavatory Love Machine)… Le groupe est véritablement devenu maître dans son art et chaque musicien est vraiment à sa place avec en point de mire Tobias Sammet qui s’avère vraiment être un chanteur exceptionnel en plus d’être un très bon frontman, ce que vous pourrez vérifier le week-end de Pâques puisque le groupe se produira le 10 avril au Z7 et le lendemain à la Laiterie de Strasbourg. (Yves)
(2004 – cd 1 : durée : 77'11" – 13 morceaux / cd 2 : durée : 39'13" – 8 morceaux + 2 vidéos) Ce double album "best of" d'Edguy est relativement intéressant, car ce n'est pas seulement du "copier/coller", car tous les titres sont remastérisés et même si le premier cd comprend uniquement des morceaux tirés de la féconde discographie du groupe allemand avec de nombreux hits à la clé ("Tears Of A Mandrake", "Out Of Control", "Vain Glory Opera", …), le deuxième cd est plus attractif pour les fans du groupe car il est composé de morceaux rares et de deux clips vidéos (All The Clowns & The Headless Game). Pour les raretés, on pourra découvrir cinq titres inédits ou sortis uniquement sur des supports différents que sur les albums studio avec notamment la célèbre "Marche des Gendarmes" (personne n'a oublié Louis de Funès !) ainsi que trois titres live dont "Avantasia", tiré du projet parallèle de Tobias Sammet, le chanteur du groupe dont on retrouve également la plume sous la forme de nombreux commentaires écrits à l'intérieur du livret de ce double cd, qui a le mérite de nous proposer plus de 130 minutes de musique d'un des groupes phares du heavy métal mélodique européen. (Yves)
(2006 – durée : 60'12" – 12 morceaux) Je sais que beaucoup d'entre-vous doivent avoir une appréhension concernant ce cd qui fait suite au maxi "Superheroes" qui nous faisait découvrir un Edguy résolument fm avec des titres hypers mélodiques comprenant une reprise absolument sublime du morceau "The Spirit" de Magnum. A noter que le titre "Superheroes" se retrouve d'ailleurs sur cet album, choix judicieux, car cette composition est tout simplement excellente avec son intro à la James Bond et son refrain à chanter sous la douche. Que tous se rassurent, ce cd saura combler tout le monde, du fan de speed typiquement germanique à l'adepte de titres plus mélodiques. Edguy reste l'un des groupes les plus intéressants dans le sens où il a su se créer son propre style qu'il étoffe à chaque nouvelle sortie d'album. Cela commence d'ailleurs très fort avec le titre "Sacrifice" qui tout au long de ses huit minutes nous fait découvrir un Edguy ambitieux qui n'hésite pas à inclure un piano en intro très vite relayé par les guitares pour repartir sur une partie plus calme pour ensuite partir en accélération, le tout agrémenté d'orchestrations classiques avec même une fin à la "Kashmir" façon Led Zep. Assurément l'un des titres les plus forts que le combo allemand ai jamais composé. Evidemment, Edguy ne serait pas Edguy sans des rythmes rapides et cet album en contient plusieurs dans ce registre mais avec toujours quelques breaks bien vus ("Rocket Ride "). Toujours aussi humoristique, le groupe n'hésite pas à se moquer de lui-même, comme sur la fin de "Catch Of The Century" ou Tobias Sammet est rappelé à l'ordre par ses compares qui lui indiquent que le morceau est fini. Fun, comme le titre "Trinidad" avec son air "exotique". Petite incursion dans le rock moderne avec "Matrix" qui porte bien son nom et qui prouve une nouvelle fois qu'Edguy est inventif tout en restant fidèle à ses racines. Du très bon boulot qui saura séduire les fans tout en attirant des nouveaux. (Yves)
(2003 – durée : 41’47’’ – 10 morceaux) Original, innovant et créatif sont les trois termes qui désignent la musique de ce projet monté par Loïc Tézénas et Eilera qui à l’image de The Kovenant (dans la démarche, pas dans la musique) et surtout Theatre Of Tragedy (au niveau vocal) explose les barrières musicales. Les repères disparaissent et l’on se retrouve plongé dans un kaléidoscope musical mélangeant électronique (The Strength Of My Hate, …), influences classique et celtique (Never-Ending Tale, …), techno (Great Men’s Work) avec des clins d’œil succincts au métal (Eleira et Loïc ont d’ailleurs un passé métal puisqu’ils ont été entre autres membres du groupe Chrysalis). Les deux protagonistes se permettent toutes les audaces (le souffle du vent sur Inside My Cave couplés aux violons), tous les mélanges musicaux tout en gardant une unité d’ensemble remarquable. Il faut reconnaître que le groupe possède un atout de poids en la personne d’Eleira qui avec sa voix cristalline illumine les compositions de cet album. Un très bel album qui je l’espère saura attirer un label afin que le groupe rencontre le succès, car il est certain que cet album ravira toutes les personnes appréciant la musique au sens large du terme. www.eilera.com (Yves)
(2007 – durée : 50’34’’ – 10 morceaux) Eilera c’est ce que l’on pourrait aisément appeler la surprise du chef. J’ai été charmé par le voyage dans des terres peu explorées, teintées de nostalgie. Impossible de ne pas s’y attacher, à vrai dire dès les premières notes, on tombe sous un envoûtement qui ne cesse de s’étendre tant les sentiments véhiculés par Eilera sont forts. En regardant la pochette, je m’aperçois que le tout a été produit et réalisé au célèbre studio Finnvox et par Spinnefarm. Avec un riff rugueux dans le plus pur style d’Apocalyptica (Max Lilja, un ancien membre assure les parties de violoncelle) sur "Healing process", force est de constater que les finlandais possèdent de grandes qualités musicales. Heureusement ce ne sont pas les seuls ! Loïc Tézénas et Eilera ont réussis quelque chose de grand. Deux français qui ont bénéficié de ce que la Finlande pouvait leur livrer de mieux. La voix est fragile avec de légères brisures. Mais elle vous fera penser à Dolores, (ex-Cranberries) car lorsqu’il le faut, Eilera sait accentuer avec un punch peu banal. Une "fusion" avec la nature s’opère à nos oreilles et le violon vient pousser la rêverie celtique à son paroxysme avec "The angel you love…The angel you hate". Cette dernière se clôt par un déchirement vocal qui laisse entrevoir les entrailles métalliques profondes du groupe. Une énergie positive se dégage lors de l’écoute et au lieu de répondre "Non Merci" comme le suggère Eilera face à la nostalgie du premier titre, je dis simplement merci ! (Yann)
(2006 – durée : 53'05" – 13 morceaux) Né sur les cendres de Megaherz, Eisbrecher est un projet monté par Alexx Wesselsky (chant) et Noël Pix (guitares) qui ont réussi à convaincre quatre autres musiciens de les suivre afin de proposer un rock électro qui serait un peu à la croisée entre le rock à la Rammstein et la pop gothique instaurée par la vague nordique représentée par The 69 Eyes ou Him avec un petit côté new wave propre à Depeche Mode. La voix d'Alexx se situe entre les deux avec des intonations à la Till tout en ayant des relents gothiques, le tout donnant une ambiance froide à cette musique qui se voit rehaussée de claviers sombres. Entre musique qui alterne compositions aux riffs à la "Rammstein" ("Leider", "Entlassen") et des titres plus "cold" ("Ohne Dich"), Eisbrecher est l'un des groupes les plus prometteurs du style indus/électro/rock/gothique. (Yves)
(2006-durée : 38’’51’ - 12morceaux) Apres les avoir subi en première partie de Children of Bodom, Ektomorf revient à la charge. Décrié par beaucoup de monde comme un clone raté de Sepultura ou Soufly, ce n’est pas avec cet album que la comparaison cessera. Un son lourd et une batterie sonnant très néo metal annoncent des structures très répétitives. De nombreuses intros "gipsy" donnent une couleur particulière à leur musique, car deux des membres du groupe sont des frères d’origine gitane. Seulement, la transition entre une musique sombre et mystique est gâchée avec des enchaînements trop basics et prévisibles. Néanmoins "Ambush in the Night" est réussie, doté d’un rythme effréné aux accents indien elle apporte un grain de folie psychédélique. Pleine de haine et d’incompréhension "Who can i trust" se démarque par un accompagnement acoustique et traditionnel dans la veine indie/gipsy. "Chamundo" clôture l’album en douceur. Proche de la bande son de "Gladiator", elle permet d’oublier toutes les autres pistes qui n’ont vraiment rien d’intéressantes avec, en prime, un martèlement du titre de chaque chanson, sans parler du temps réduits de l’ensemble. (Yann)
(2006 – durée : 45'24" – 11 morceaux) Eldritch a commencé sa carrière en 1991 et malgré plusieurs albums de qualité ("Headquake", "El Nino", "Reverse", …) n' a pas encore vraiment réussi à percer. J'espère que la côte de popularité de combo transalpin va monter en flèche, car ce sixième album est très intense et propose un heavy trash ("Still Screaming") de plus bel effet, d'autant que le groupe a inclus quelques plans death ("Save Me") tout en conservant son côté mélodique. Alors, que ce dernier aspect était mis en avant au début du groupe avec des éléments plus progressifs qui se sont dissipés au fil des années, celui-ci est utilisé avec plus de parcimonie, afin de mettre en avant la puissance du combo que l'on pourrait comparer à Annihilator ("Bless Me Now") avec ses nombreux breaks. Le combo se calme néanmoins sur "More Than Marylin" ou sur "Standing Still" plus heavy que trash et sur "Zero Man" mi-tempo chantée par une chanteuse et Terence Holler qui possède toujours un superbe timbre, aiguë sans être blessant. Trash, un peu death, tout en restant heavy, Eldritch a trouvé une nouvelle voie avec cet album qui risque de tout dévaster sur son passage. (Yves)
(2004 – durée : 54’44 – 6 morceaux) Tout le monde le sait, je suis fan de métal extrême; mais voilà, extrême ne veut pas seulement dire bruit et vitesse. En parlant du nouveau Electric Wizard, on va sombrer dans l’extrême opposé : la pesanteur extrême du doom métal le plus vicieux. Cinquième album pour ce groupe culte de la scène doom anglaise, et à mon avis une de leurs pièces maîtresses. Oubliez les pseudos groupes de death métal qui croient faire du doom parce qu’ils sont lents et chiants, et plongez vous dans la noirceur totale du vrai doom, celui qui pue le caveau. Titres très lents bien entendu (entre 8 et 15 minutes par morceau), très heavy, très crades, avec ce son typique des formations les plus ultimes, larsens à fond, basses granuleuses, voix hallucinée et plaintive, paroles éructées par un dépressif drogué, bref, une expérience musicale qui se vit plus qu’elle ne s’écoute. Mixé à L.A. par Schneeberger, célèbre pour avoir bossé avec les plus grands noms du doom (St-Vitus, The Obsessed, Goatsnake), ce disque est un condensé de lourdeur, et l’ambiance y est tellement irrespirable qu’on a l’impression d’avoir plongé sa tête dans une fosse à purin. Un régal sans doute réservé aux initiés, fans de sludge et de doom, qui laissera les autres dans un bain d’incompréhension… Qu’ils dégagent écouter leur musique joyeuse qui sent bon les fleurs des champs (la seule qu’ils peuvent comprendre ?), nous on reste vautrés dans la crasse en s’explosant le crâne avec cette nouvelle bible du doom ! Fucking heeeaaavvvyyyyyyyy !!!!! (Stench)
(2003 – durée : 51’45’’ – 12 morceaux) L’origine d’Elektrika, groupe brésilien, remonte en 1998, mais c’est qu’en 2001 que le groupe réalisa son premier opus sur le label brésilien Eldorado. La surprise fut au rendez vous, car c’était la première fois qu’un groupe brésilien mélangeait riffs plombés et des aspects électroniques, mais l’effet de surprise dissipée, le groupe rencontra le succès. Peu de temps après le groupe connut des problèmes internes, mais le créateur du groupe, Claudio Munayer (connu pour avoir été le leader et guitariste du groupe Overdose) réussit à remonter une équipe de choc. Le résultat est ce second album qui nous propose douze morceaux toujours dans le style rock alternatif. Les compositions regorgent d’idées et de breaks et alternent chants calmes avec des parties plus virulentes. La section rythmique n’est pas en reste et assure un boulot conséquent. L’usage du portugais sur quatre titres ne dénote pas et apporte au contraire une chaleur à la musique d’Elektrika. Mélodique, groovy, tout en ayant la patate, le groupe a des atouts à faire valoir et risque de ratisser plus large que dans le cercle des fans de métal moderne. (Yves)
(2007 – durée : 35’04’’- 10morceaux) Les français d’Element signent ici leur début en matière d’album. Après une première démo, ils tournent avec la vague néo française et ils s’en inspirent fortement. Je pense qu’il ne faut pas cataloguer Element. Sorte d’électron libre, ils ont un son taillé pour le gros gibier. Un passage mid-tempo sur "Graine mortelle" me fit penser à du Amon Amarth. Autre caractéristique du groupe hexagonal, les solos. Je ne pensais pas en entendre d’aussi mélodiques et péchus en zieutant leur fiche de présentation. Du coup, ils sont un mix au combien réussi et efficace de métal moderne. Les paroles en français trouvent leur place avec une diction énergique et percutante. On y trouve aussi des brides de hardcore "Je donne" avec des riffs costauds et mélodiques. Le titre "Poussière d’étoile" fera plaisir au fan d’Aqme mais pas seulement car leurs compositions n’hésitent pas à explorer des figures plus violentes. 35minutes c’est peut être court mais l’énergie déployée peut satisfaire l’auditeur et il aura même un avant goût de la sueur live, surtout avec l’apaisante balade de fin "A jamais éteint". (Yann)
(2008 – durée : 51’41’’ – 11 morceaux) Combinant les efforts combinés de Johan Bergquist (chant/claviers/basse) et Andreas Broden (guitare/batterie), Elevener est un projet mélodique orienté AOR. Musicalement, cela s’inscrit dans la lignée de Toto avec une pincée de Michael Bolton d’un point de vue vocal. L’ensemble est assez soft, les claviers ayant la prédominance et même si les guitares sont présentes avec des solos sympas, la manière de sonner est typiquement AOR. L’album est bien produit, mais ne se démarque pas assez, car l’impression d’avoir déjà entendu certains plans se retrouve sur plusieurs titres. (Yves)
(1972 – durée : 34’30" – 8 morceaux) Ce qui peut ressembler à un groupe de plus dans la masse des formations rock du début des années soixante-dix est en fait bien plus que ça, et Roger Glover (Deep Purple) ne s’y est pas trompé puisque c’est lui qui découvrit et signa ELF sur son label. Quelle est la grosse particularité de ce groupe ? Tout simplement que sous le nom de Ronald Padanova, qui s’occupe ici du chant et de la basse, se cache l’un des plus grands vocalistes du rock et du métal : Ronnie James Dio himself ! Encore loin du métal de "Holy diver" ou de Black Sabbath, ce disque respire le rock blues, avec des ambiances boogie. Un piano souligne le très blues "First avenue", alors que "Dixie Lee junction" lorgne du coté du rock sudiste. Quelques titres sont vraiment hard rock, comme l’excellent "Hoochie koochie lady" ou "Gambler gambler". Bien entendu, le point fort de ce disque, outre la chaleur des compositions, c’est la voix de Dio, reconnaissable immédiatement, autant sur les titres plus rock que sur la fabuleuse ballade "Never more", visiblement inspirée par les Beatles, où son organe vocal fait preuve de toute la maîtrise qu’on lui connaît aujourd’hui encore. Un disque énorme, qui certes n’est plus du tout à la mode, mais qui nous donne un témoignage touchant sur l’origine musicale de cette icône du rock actuel. "Elf" est trop peu connu, et mérite qu’on y revienne, ce boogie rock brûlant étant sans doute la bande son idéale de vos soirée d’été, une boisson fraîche à la main, et, pour Yves, le vieux regard nostalgique de celui qui, un jour, écoutait cet album alors qu’il avait des cheveux. (Stench) N.B. : Bien vu !!! (Yves)
(2006 – durée : 52’35" - 12 morceaux) Cet album aurait pu ne jamais voir le jour, car suite au décès de sa chanteuse Sabine Dünser d’une attaque cérébrale survenue pendant les répétitions en juillet 2006, le groupe aurait pu choisir de ne pas le sortir, mais il a néanmoins décidé de le sortir en mémoire à sa chanteuse, l’album étant enregistré avant cette tragédie. Malgré ce coup du sort, il est important de garder le recul nécessaire afin de faire une critique objective de cet album qui se situe dans une mouvance pop/gothique/symphonique. La voix très claire de Sabine est assez classique et se situe un peu dans le style de Liv Kristine de Leaves Eyes. Les morceaux sont basés sur des rythmes parfois assez énergiques ("Show Me The Way", "Remember The Promise") alors que d’autres sont presque atmosphériques comme "How Long" ou l’entrée de "Brothers" et ses parties symphoniques avant que les guitares apportent une coloration plus rock, un peu dans le style de Within Temptation. Originaire du petit état de Liechenstein, Elis affiche sa différence en interprétant deux titres en allemand, choix qui n’apporte néanmoins rien de plus à la musique du combo qui se montre déjà attrayante sans ce choix. Ce troisième opus d’Elis se révèle donc très bien ficelé et rend hommage de bien belle manière à la mémoire de Sabine. R.I.P. (Yves)
(2004 – durée : 53’46’’ – 10 morceaux) J’avais accueilli l’album précédent du groupe avec pas mal de réserves, n’accrochant pas du tout au style bizarre du combo qui semblait encore se chercher ; la nouvelle livraison d’Ellipsis m’a donc fait craindre le pire…à tort ! Le groupe a gagné en maturité, et ce qui semblait être un coup d’essai est maintenant un style personnel bien maîtrisé. Pas facile de décrire la musique de ce groupe français hors normes, je vais donc me fier à la fiche bio qui définit Ellipsis comme du "Psycho métal prog symphonique"… Symphonique, sans aucun doute, avec la présence certaine de très nombreux passages orchestraux. Progressif aussi, dans le sens où le groupe propose des idées révolutionnaires qu’il développe dans des structures alambiquées pas toujours faciles à suivre (et c’est bien ce qui fait la richesse de ce disque), le tout souvent couplé à un sentiment de tristesse, ou plutôt de mélancolie. On peut pour s’en rendre compte écouter le magnifique "Mother Apocalypse", qui le long de ses sept minutes propose des passages vraiment métal, d’autres plus planants, et même un break central limite jazz… Heureusement pour rendre l’accès au disque un peu plus aisé, certains titres plus directs et axés métal plus classique sont présents (le très efficace "Divination") sur lesquels le chant proche d’un Blaze colle à merveille. Un groupe multi-facettes, qui peut se réclamer autant du métal que d’un Marillion ou Pink Floyd, et qui semble avoir trouvé sa voie…On dit souvent que le troisième album est celui de la maturité : si le groupe continue à progresser aussi vite, le prochain Ellipsis sera une bombe alors ! (Stench)
(2007- durée : 55’13’’-8morceaux) Retournons voir ce qu’il se passe au sein de nos frontières. A votre avis, que pourrait donner un groupe constitué de personnes issues du conservatoire ou d’une fac de musicologie ? Un groupe de prog me dit on ? Effectivement ! Ne soyons pas réducteurs car ce groupe de prog utilise ses connaissances pour instaurer des ambiances, des lignes mélodiques et des chants peu prévisibles mais rapidement mémorisables. La preuve sonore arrive d’entrée avec le premier titre "Gravitation control System". Bien entendu on se dit par ci et là, tiens du SymphonyX ("Living the anthill") mais ce ne sont que des effets de style car l’on ressent tout de suite une patte très caractéristique. Le solo de cette dernière est un petit bijou comme les passages acoustiques et les rythmiques syncopées. Un accent français vient gâcher le chant mais vu le niveau instrumental du groupe et la rage donnée à l’ensemble on l’oubli très vite. "Losing control" compo instrumentale de 5’ est un tour de force technique du groupe avec une vraie perte de l’équilibre et une exécution sans reproche. Beaucoup de cordes à cet arc, lorsqu’on écoute leur musique, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de couches. L’harmonisation est réalisée par de véritable pros comme sur la dernière "The Slingshot effect". (Yann)
(2006 – durée : 51'46" – 13 morceaux) Il n'y a pas à tortiller : si l'on veut se démarquer de la masse des combos qui sont présents actuellement sur le marché du métal, soit il faut essayer de choquer, soit il faut apporter quelque chose de nouveau ou peu utilisé et les italiens d'Elvenking l'ont bien compris, puisque le combo compte un violoniste qui tient également les claviers. Voulant mettre tous les atouts de leurs côtés, les musiciens ont également pris des pseudonymes (Dammagoras, Aydan, …) pour renforcer le côté un peu mystique de leur musique, ambiance renforcée par des textes fantastiques et une pochette en adéquation avec ceux-ci. Ce troisième album nous emmène sur les terres festives du folk métal déjà foulées par les espagnols de Mago de Oz. Les refrains à plusieurs s'intègrent très bien à ce métal qui est construit sur des bases heavy, avec de nombreux solos de guitares, mais qui grâce à l'apport du violon se voit agrémenté d'une ambiance celtique. Le seul point à améliorer se situe au niveau du chant qui s'emballe à un ou deux moments, alors que parfois il colle parfaitement au style, d'autant plus que sur les titres plus calmes, comme sur la belle ballade "On The Morning Dew", sa voix se voit appuyée par un chant féminin, et là il n'y a rien à redire, même les fans de Blackmore Night vont adorer. Métal folk, teinté de heavy, avec même un clin d'œil au death sur "Rats Are Following" avec deux ou trois beuglements, Elvenking est un groupe festif qui vous ouvre son monde. (Yves)
(2005 – durée : 37’46’’ - 9 morceaux) Ce groupe grec existe depuis plus de 10 ans, et ceux qui n’en ont jamais entendu parlé risquent d’être vraiment surpris, et je pèse mes mots! On connaît en effet les diversité de la scène grecque, et sa capacité à nous pondre des groupes furieusement originaux, et The Elysian Field ne déroge pas à la tradition. Jugez plutôt : ce groupe pratique du "death metal electronic" ! Et quand je dis électronique, ce n’est pas juste quelques samplers et boite à rythmes qui meublent ce cd, c’est vraiment une symbiose entre le death à tendance mélodique, avec tous les éléments qui lui sont propres (chant grogné, puissance des riffs, rapidité, voire blasts) et l’electro de Wumpscut ou YelworC. Les claviers sont donc omniprésents, jouant sur l’impact de petites mélodies au synthétiseur, pendant que les grattes se présentent comme un mur de son. Au départ, ça surprend, c’est évident, avec cette impression, comme m’a dit mon pote Sebb, que Jean Michel Jarre s’est mis au death, et petit à petit on se prend au jeu, et on doit admettre que ce groupe est vraiment à part. Imaginez un croisement entre In Flames et Diabolos Rising ! Mélodique, sans aucun doute, puissant et inventif, c’est sûr, ce disque ne laisse pas indifférent ; reste que ces sonorités souvent presque joyeuses vont représenter un frein pour les plus puristes d’entre vous qui auront du mal à accepter ce mélange hérétique. Si pour ces mêmes raisons je ne deviendrai pas un fan du combo (le clavier, très peu pour moi) je dois avouer que j’ai rarement entendu un album aussi audacieux, et qui au moins cherche à sortir des plans déjà entendus des centaines de fois. Peut-être un moyen de réunir deux mondes que tout oppose? J’ose l’espérer. (Stench)
(2003 – durée 66’14’’ – 15 morceaux) Comme je l’ai déjà mentionné à plusieurs reprises, le label Nuclear Blast s’est fait le spécialiste au fil des années, en plus des sorties d’albums classiques, des albums qui rendent hommage à des groupes connus. Ainsi après Accept, Iron Maiden, Judas Priest, Scorpions, Abba, …, c’est au tour du groupe culte de Thin Lizzy d’être repris par des groupes de métal. L’album se présente sous la forme d’un digipack de belle facture et est composé de quinze groupes qui reprennent les standards des irlandais. Phil Lynott, le leader charismatique n’est pas plus, mais sa musique continue d’influencer bon nombre de nouveaux combos. D’ailleurs, le groupe s’est reformé depuis plusieurs années et essaye de maintenir la légende vivante (le groupe sera d’ailleurs au Z7 le 29 juin prochain). La palette des groupes présents est assez large (Primal Fear, Anthrax, Sinner, Running Wild, Prettty Maids, Steel Prophet, Therion, …) et devrait contenter toutes les courants du monde métal : hard, heavy, black, …D’ailleurs cette multitude de groupes est l’atout de ces albums (bien que cette diversité risque de choquer les sectaires), car il permet d’écouter des groupes interpréter des morceaux tout à fait différents de leur répertoire habituel. (Yves)
(2004 – durée : 52’04’’ – 11 morceaux) Après "Rebels in Our Time" et "Calling The Knights", le groupe Suisse Emerald continue son parcours dans le milieu du métal avec un troisième album abouti qui nous permet de retrouver une formation bien carrée qui maîtrise son heavy métal. Et oui, malgré ce que laisse penser le titre de l’album, nous ne sommes pas en présence d’un groupe de doom, mais bien d’un quintette de pur heavy métal dans la lignée des groupes comme Iron Maiden, Virgin Steele, Fates Warning, …. Le groupe se lâche et étoffe sa musique (le solo de clavier sur "Until Freedom Returns", les nombreux solos de guitares, les refrains) au fur et à mesure des albums et nous propose des titres entraînants (Tears Of A Warrior, On The Wings Of The Night) avec toujours de nombreuses mélodies ciselées par les deux guitaristes Michael Vaucher et Jvo Julmy, ce dernier s’occupant aussi des lignes de chant avec une voix dans un registre aiguë mais pas trop avec notamment une belle ballade "Forever". L’aspect mélodique est également renforcé par les claviers de Thomas Vaucher qui oeuvrent en parallèle des harmonies développées par les guitaristes. A l’image de la pochette, les textes s’inspirent de l’époque médiévale et nous prouvent que tout a été peaufiné par nos voisins helvétiques. Un album qui mérite notre soutien car il est vraiment le fruit du travail de passionnés de métal. www.emerald.ch (Yves)
(2007 – durée : 57’41’’ – 12 morceaux) Nouvel opus pour le combo Suisse Emerald qui continue depuis presque une décennie à défendre son heavy métal épic. Après "Rebels Of Our Times" (1999), "Calling The Knights" (2001), "Forces Of Doom" (2004), voici arriver "Hymns Of Steel", un album qui fait la part belle aux chevauchées de guitares ("Revenge") avec des textes faisant l’éloge du métal à la manière de Manowar ("Hymn To Steel"). La principale évolution du combo se situe au niveau du chant de Jvo Julmy (également guitariste) qui offre une palette plus large, les montées dans les aiguées côtoyant un chant dans un registre plus grave. Les points forts du combo restent inchangés avec de nombreuses parties de guitares qui font parfois penser à Iron Maiden, alors que les claviers discrets donnent une coloration mélodique ("Empire Of Lies") à l’ensemble, tout en jouant un rôle prépondérant sur la ballade "Will you ever return" aux accents celtiques. A noter que figure également une reprise réussie du titre "Azrael" du groupe ricain Crimson Glory. Emerald ayant signé sur le label allemand Pure Steel Records, il reste à espérer que cela permettra au groupe de mieux se faire connaître, car il le mérite amplement. (Yves)
(2008 – durée: 38’12’’ – 10 morceaux) Voici un groupe que je connaissant ni d’Eve ni des dents (©Valentin) avant l’écoute de ce cd. Mon impression générale pour cet album fut tout d’abord mi figue, mi raisin. La musique du groupe stylée métal indus (rappelant assez Fear Factory) se compose pratiquement toujours de la même façon : un passage brutal suivit d’un passage plus mélodique. Toutefois, j’ai été agréablement surpris lors de certains passages brutaux à la limite du death et du thrash (ces derniers faisant parfois penser au Sepultura époque “Arise”). On a même droit par moment à des vocaux grind qui apportent un brin de folie supplémentaire aux compos. Même si la structure des morceaux ne donne pas entièrement satisfaction car on a le sentiment que tout aurait pu être plus travaillé et plus abouti, la galette comporte quelques bons passages notamment avec les titres “Resistance”,“Injected lies”, “Written in dust” et “Snake beat”. Chose curieuse, l’album se bonifie sur la fin, et à partir de la sixième plage les titres s’enchaînent pour un finish rageur. Au final, ce nouvel album des brésiliens m’a relativement plu, mais n’hésitez pas à y jeter une oreille avant achat. De mon côté, j’attends la suite pour juger de l’évolution du groupe, et j’espère assister à son affermissement. (Sebb)
(2004 – durée : 37’05’’ – 10 morceaux) Ce nouveau groupe ricain nous dévoile le fruit de son labeur, par l’intermédiaire de son album "Leeches" qui nous propose une musique qui se décline sous plusieurs facettes : parfois hard rock’n’roll torride ("Leeches", "Tiger Claws" et son groove ébouriffant) ou parfois pop avec des réminiscences faisant penser aux Beatles (You’re Right Son – She’s Gone) où à Andy Taylor. Le combo a d’ailleurs eu l’idée sympa d’inclure par ci par là des cuivres ("American Wet Dreams", Wicked Woman") qui apportent une tonalité swinguante à ses compositions et nous rappelle avec plaisir le rock joué par The 38 Special. Ce type d’album sent donc vraiment le vrai rock ricain et cela fait vraiment du bien à nos conduits auditifs. (Yves)
(2007 – durée : 48’22" – 10 morceaux) Pour ce quatrième album ("Hypnotica" en 2001, "Trading Souls" en 2003, "The Raven Ride" en 2006), le guitariste allemand Rolf Munkes a modifié une grosse partie de son line up, car on retrouve Doogie White au chant (ex-Rainbow, Cornerstone) à la place de Tony Martin ainsi que l’arrivée de Mike Terrana (Axel Rudi Pell, Masterplan, ex-Rage) à la batterie pour un album axé sur une majorité de mi-tempos le tout ancré dans le hard traditionnel. On sent le professionnalisme des musiciens et la musique du combo peut se rapprocher de celle distillée par Allen/Lande avec même quelques colorations "Rainbow" ("Manic Messiah") ou Whitesnake ("Angel And The Gambler"). (Yves)
(2003 – durée 49’44 – 9 morceaux) C’est lors des Metal Days à Pratteln en août dernier que j’ai découvert End Of Green sur les planches et bien que l’envie d’aller boire une bière me tenaillait, je suis resté sous la chaleur pour voir ce combo allemand. Entre dark, new wave, gothique, atmosphérique, hard, End Of Green a créé son propre mélange fusionnel pour un métal hybride et inspiré. Les guitares sont tourmentées et bien que le chant de Michelle Hu-Burn comme son apparence physique se rapproche de celui de Ville Valo de Him avec des relents de The 69 Eyes, le groupe a su intégrer d’autres éléments (les parties de guitares plus heavy ainsi qu’une mélancolie palpable sur "Queen Of My Dreams") qui évitent tout rapprochement hâtif. Bien que la musique du groupe se cantonne dans un registre sombre avec des textes noirs (Tormented Sundown, Tragedy Insane, Melanchoholic, …), le groupe parvient à nous prouver une nouvelle fois que la musique est vraiment un vecteur d ‘émotions. (Yves)
(2007 – durée : 40’12’’ - 9 morceaux) Edensands est né en 2006 et pour son premier méfait métallique, le combo français nous dévoile neuf compositions ancrées dans un heavy rock traditionnel avec des titres rapides ("Path Of Live") comprenant quelques variantes, comme les moins directs mais plus groovy "Golden Fangs Hungry Dogs" et "Run". L’intro tout en finesse avec guitare acoustique sur "Scream" avant d’enchaîner sur une partie hard traditionnel éclaire également la musique du combo sous un aspect assez varié. On notera également un coté plus moderne sur "You’ll Sink", alors que "Mother", montre le coté agressif du combo. L’ensemble est bien produit, le chant est puissant et ne souffre d’aucun défaut, Stefan Tudela assurant avec talent son rôle derrière le micro, permettant aux deux guitaristes d’asséner des riffs directs, le tout soutenu par une partie rythmique sans faille. (Yves)
(2007 – durée : 53’33’’- 13morceaux) Quelle est la signification d’ennemi du soleil ? La musique est tellement sombre, se croirait-on dans les abysses ? Enemy of the sun fait partie des groupes qui se délectent à faire tourner l’auditeur en bourrique. Les pistes sont riches en couleurs et ne manquent pas d’idées lumineuses. "Burning Bridges" (à ne pas confondre avec un autre Enemy) et "Feel the beating", sur fond de rythmique espagnole exécuté par une guitare acoustique, le groupe lance des salves de solos et de parties saccadées toujours énergiques rappelant Anthrax ou Dimmu Borgir sur quelques secondes. Le groupe aime s’amuser notamment avec "Lives Based on Conflicts", morceau très lourd qui dérive vers un couplet rock/reggæ. Les idées éclatent au fur et à mesure du cd avec toujours, un léger avant goût au début de la piste des réjouissances à venir. Vous pouvez être certains d’une chose, aucune piste n’est ennuyeuse. Les morceaux sont des milles feuilles, "Carousel" oscille entre Opeth (pour l’explosion de rage) et System of a Down (pour le phrasé décalé) dans l’esprit et la façon de faire. Je ne peux pas classer le groupe dans un style. Ils ne connaissent pas de limites et ils ne se posent pas non plus de barrière. On pourrait confondre "Satisfied by ego purposes" avec du Strapping et "Lost in Time" a des relents de thrash/death qui entérine la thèse ombragée des ennemis du soleil. Tout simplement, une production fraîche, corsée, innovante et authentique qui nous vient d’Allemagne. (Yann)
ENNEADE – REMEMBRANCE (2006 – durée : 49'10" – 4 morceaux) Derrière ce nom étrange, se cache un groupe lyonnais fort prometteur qui s'inscrit dans un style progressif classique/métal progressif actuel avec des influences très larges qui vont de King Crimson, en passant par Saga, Pink Floyd, Genesis tout en ayant des influences plus récentes comme Anathema ou Opeth. Le combo bénéficie de deux chants, un masculin majoritaire, soft mais qui prend parfois des colorations plus rentre dedans, qui est secondé par un chant féminin, les deux vocalistes s'assemblant ou se relayant parfaitement. Les titres sont très longs et sont agrémentés de nombreuses plages musicales, soit très alambiquées, typiques métal progressif alors que d'autres sont construits sur des ambiances plus feutrées, guitares acoustiques et claviers en tête. Le terme progressif est parfaitement adapté à la musique d'Enneade, car les ambiances et climats se modifient, parfois en quelques secondes, au gré des compositions qui oscillent entre neuf et dix sept minutes, pour le bonheur de tout fan de ce style de musique. Un album vraiment intéressant et qui démontre que notre patrimoine musical s'enrichit lentement mais sûrement grâce à des groupes de cette trempe. (Yves)
(2004 – durée : 43’15’’ – 10 morceaux) Je me marrais d’avance en lisant sur la fiche promo que ce groupe se proposait de nous jouer du "Folk death metal "… J’imaginais déjà du Cannibal Corpse avec des accordéons ! Eh ben, c’était injuste de ma part, et je regrette d’avoir été mauvaise langue, parce que ce groupe a un talent certain ! Pas d’accordéon ici, du vrai métal, mais amélioré par des idées géniales. Le disque commence par une longue intro (plus de trois minutes) qui aurait pu être la bande originale d’un film d’heroic fantasy style "Conan le barbare", puis le groupe se lâche…en même temps que mon sphincter : je me chie dessus ! Putain, ces jeunes ont du talent, et leur mélange parvient l’exploit d’être tout sauf ridicule ! L’influence majeure des finlandais est sans doute Children Of Bodom (le chant, les mélodies, etc.) mais avec une approche plus posée, plus mélodique et bourrée de plans tirés de la musique traditionnelle. Breaks acoustiques, chœurs virils qui nous transportent quelque part dans les terres du milieu (et d’ailleurs n’importe où dans l’univers de Tolkien !), solos inspirés, passages vraiment originaux, la grande classe ! Si en plus je vous dis que ce disque est produit et mixé par Flemming Rasmussen (qui a produit les "Ride The Lightning" et "Master Of Puppets" de qui vous savez) et masterisé par Jussila aux Finnvox studio (Children Of Bodom, justement !) vous pourrez vous imaginer que ces jeunes en veulent ! Pour moi une très bonne découverte, qui prouve une fois encore que le m2tal est un style extrêmement riche qui permet à tout le monde de trouver un style qui lui convienne. Idéal pour les beuveries en forêt, entre potes, dans une orgie de chansons paillardes et de métal ! (Stench)
(2007 – durée : 50’02" – 9 morceaux) A l’inverse de Yann, je dois reconnaître que je suis un peu néophyte pour tout ce qui concerne cette vague de groupes qui mélangent le folklore traditionnel de leur pays avec le métal, sous toutes ses formes. Je ne saurai donc comparer ce nouvel Ensiferum avec ses prédécesseurs, mais ce que j’ai noté c’est que ce combo d’Helsinki a su allier des rythmiques entraînantes avec un chant hyper violent, mais parfois mélodique ("Wanderer"), un peu dans la lignée de Finntroll. Ce type de métal invite à l’évasion comme sur le titre d’ouverture qui nous emmène vers des ambiances tirées de l’univers de Tolkien. Rythmiques rapides, hymnes guerriers à tout va, le métal d’Ensiferum nous ramène au temps de chevaliers avec alternance de parties très rapides et quelques tempos plus reposants. Très varié grâce à de nombreux instruments, cet album se termine par le titre "Victory Song" qui entre guitares acoustiques, folk, heavy, death, vous fera voyager pendant 10 minutes dans l’univers "Ensiferum". (Yves)
(2004 – durée : 44'41'' - 10 morceaux) Et encore un nouvel album du plus célèbre groupe belge de black métal. Il faut bien admettre que quand on pense black métal, ce n'est pas la Belgique qui vient immédiatement à l’esprit, et c’est sans doute ce qui freine ce groupe pourtant largement à la hauteur des formations nordiques. Enthroned a même un truc en plus, puisque ce combo a une vraie identité, et dès les premières secondes on reconnaît la "touche" Enthroned. Rares sont les groupes qui ont su se créer un son aussi personnel et tout de suite identifiable. La voix de Sabathan y est sans doute pour beaucoup, et sur cet album encore on peut se délecter de ses vocaux très criards et malsains. Musicalement "Xes Haereticum" nous propose un petit retour aux sources, puisque cette offrande fait songer à la toute première production du groupe "Prophecies Of Pagan Fire". On retrouve en effet, à coté de la furie black métal hyper speed, des plans beaucoup plus mélodiques. Le plan central de "Last Will" par exemple est somptueux, de même l’intro à la basse de "Vortex Of Confusion" ravira les fans de la première heure. C’est donc avec plaisir que je constate que le groupe a un peu laissé tomber la brutalité stérile des derniers albums pour se pencher plus à nouveau sur des ambiances mélodiques qui correspondent à merveille avec l’image que je me fais du black métal. Soyons honnêtes, ce disque n’a pas la prétention d'apporter quelque chose de neuf au métal, mais a le mérite de proposer un album vraiment bon, ultra ancré dans le black du début des années 90, et dont l'exécution est parfaite. Du très grand Enthroned, et c’est un putain de référence ! Je ne sais pas s’il va convertir de nouveaux fans (je le leur souhaite !) mais en tout cas il va ravir les plus anciens. (Stench)
(2003 - durée : 43’53’’ – 13 morceaux) Si on reproche à certains groupes de ne pas évoluer, on pourrait presque critiquer Entombed pour la raison inverse ! Ils ont à ce point tout essayé qu’on n’ose même plus acheter leurs albums de peur qu’ils aient soudain décidé de faire du reggae ! Apres avoir marqué le death metal en inventant le "son suedois" sur Left hand path, ils ont viré vers le thrash/hardcore avec Wolverine blues, puis vers un mélange de death et rock’n’roll (death’n’roll ?) sur Uprising pour finir comme un clone de Slayer sur Morning star…Et aujourd’hui me direz vous ? Un gros mélange de tout ça ! Apres tout, quel que soit l’ordre dans lequel tu manges, tout finit quand même par une grosse flaque de vomi sur le sol, non ? Alors pourquoi se prendre la tête ? " Fix is in" et "incinerator" sont des bombes thrash hardcore qui dépotent les cactus, "Children of the underworld", titre lourd tout en distorsion est rock stoner, "Nobodaddy" est pur metal puissant, "intermission" est un solo de piano, " Young and dead" est death de la grande époque, etc. la liste s’allonge comme ça pendant 13 titres. Au final , Entombed ont gardé ce qu’ils avaient fait de mieux, et nous accouchent d’un album extrêmement varié ; la seule garantie, que les titres soient lents ou speeds, c’est que le résultat sera puissant ! Un groupe qui n’écoute que ses goûts, et qui joue donc avec passion, que demander de plus ? (Stench)
(2003 – durée : 51’53’’ – 9 morceaux) Si à l’écoute de cet album, vous ne manquerez pas de faire le parallèle avec After Forever, autre combo hollandais (qui nous a d’ailleurs offert un fabuleux show à Eloyes en janvier dernier), sachez que cette comparaison n’est pas fortuite, car Epica a été fondé par Mark Jansen après son éviction d’After Forever. Il n’est donc pas étonnant de retrouver des similitudes avec son ancien combo, comme la voix féminine mélangée avec parcimonie à un chant masculin plus brutal. Quoi qu’il en soit, Mark a réussi à dénicher la perle rare en la personne de Simone Simons, une jeune soprano qui avec sa voix magnifie cet album et nous donne les frissons (Cry For The Moon). Les arrangements classiques ont été peaufinées au maximum permettant à Simone de trouver l’écrin de velours adapté à ses capacités vocales. Il est d’ailleurs interessant de noter que les conflits entre Mark et son ancien groupe sont apparues du fait que Mark souhaitait mettre plus en avant les parties symphoniques. La séparation avec After Forever ayant été consommée, Mark a donc laissé libre cours à ses idées et a pû composer la musique qu’il souhaitait avec de nombreuses parties classiques sublimes (Run For A Fall). Le résultat est époustouflant, certaines compositions faisant penser à Nightwish (Feint) alors que d’autres nous rémémorent les meilleurs morceaux de Thérion avec néanmoins des petits clins d’oeil à son ancien groupe After Forever. Un album impressionant de maturité. (Yves)
(2005 – durée : 63'34" – 20 morceaux) Epica a le vent en poupe, car après la sortie très récemment de son deuxième album "Consign To Oblivion" le voilà qui remet le couvert avec cet album qui est néanmoins un peu particulier. Même si le nom Epica est inscrit sur la pochette, il ne s'agit pas au sens propre du terme du troisième album "chanté" du groupe, car "The Score" est un album où le style d'Epica ressort, mais sans la voix de Simone et sans instruments électriques habituels (guitare, basse batterie). Attention, cette dernière phrase est à nuancer car l'on retrouve néanmoins la chanteuse sur trois titres ("Trois Vierges" - une fois chanté et une fois uniquement instrumental, "Solitary Ground" et "Quietus" - ces quatre morceaux figurant sur le dernier album studio). Pour le reste de l'album, l'on se retrouve avec des titres de classique que n'auraient pas renier des compositeurs habitués à ce genre de compositions et très vite l'on se laisse emporter par la beauté des compostions dont certaines serviront de fond musical au film "Joyride". Certains titres comme "Unholy Trinity" ou "Mystica" nous font voyager dans un univers enchanté qui n'est pas sans rappeler l'univers de Tolkien ou celui propre de George Lucas ("Star Wars"). La majorité de l'album a été composée par Mark Jansen (guitares), Yves Huts (basse) et Coen Janssen (claviers) prouvant qu'Epica est un nom avec lequel il va falloir compter dans un futur proche et pas seulement dans le cercle "restreint" du métal. (Yves)
(2007 – durée : 75’35’’ – 13 morceaux) Parler d’un retour en force serait un euphémisme, le nouveau Epica est de loin le plus direct. Le nouveau batteur (God Dethroned) fait claquer chaque chanson comme jamais. Mark parlait de chansons "heavy". Il avait raison, elles sont lourdes et en même temps, très aériennes, un savant mélange sans doute impossible sans la voix de Simone. Les changements de rythmes nombreux font la par belle aux chœurs et au synthé. Seul petit bémol, les orchestrations sont réalisées au synthé mais la vitesse des compos vous le fait vite oublier ("Menace of Vanity"). Epica innove avec son premier solo (" Beyond Belief"), plus inspiré que la tentative de Within Temptation. Vous vous demandez si Epica garde cette sensation de fragilité avec des titres plus lents et très émouvants. Ecoutez "Chasing the Dragon", la nouvelle "Run for a Fall" vous charmera par son refrain très réussi. Et "Safeguard to paradise" prendra le rôle de la ballade. Les vocaux de Mark sont eux aussi différents et s’adaptent sans faille à cette nouvelle donne. Mais il y a un projet qui lui existe depuis After Forever, "The Embrace That Smothers". Mister Jansen donne une belle suite à ces titres parlant de religion. Plus de chansons (et que des bonnes !), des titres plus longs, une dernière de 13min, Epica est un groupe qui partage et qui donne beaucoup à ses fans. (Yann)
(2002 – durée : 20’28’’ – 4 morceaux) Eternal Flight est le nouveau projet de Gérard Fois qui avait participé aux deux albums de Dream Child en qualité de chanteur avant que le groupe n’arrête son parcours dans le monde musical début 2001. D’ailleurs, Gérard n’oublie pas de rendre hommage à son ancien groupe par l’intermédiaire du nom du groupe qui est l’un des titres du premier album de Dream Child. Pour mettre le maximum d’atouts de son côté, Gérard a fait appel à Pascal Fournier, illustrateur qui s’était déjà distingué pour son travail sur les pochettes d’Edguy, Nightmare, Immortal,…pour dessiner la pochette de cette démo. Le son de cette démo a été également travaillée avec le plus grand soin afin de ne pas dénaturer le travail effectué par le groupe. Les morceaux sont relativement longs (sauf le premier morceau qui dure 42 secondes et qui est en fait une intro) puisque la durée moyenne se situe aux alentours des six minutes. Gérard n’a pas modifié son timbre de voix, mais on sent que l’homme a de l’expérience et que l’influence de Geoff Tate de Queensrÿche ressort sur les compositions du groupe. De plus, le groupe évite de proposer trois morceaux à l’identique afin de permettre au maximum de personnes de voir l’étendue des capacités des musiciens. Le morceau "Beyond (The Golden Gates)" est un morceau rapide de speed mélodique à l’inverse du morceau "Back Into The Light (Renaissance) " qui est un morceau plus progressif. D’ailleurs, c’est sur ce morceau que j’ai trouvé le seul point faible de la démo à savoir une petite baisse de régime au milieu du morceau. Le troisième morceau "Guardians" est un mix des deux précédents morceaux et permet au groupe de proposer au final une carte de visite des plus intéressantes qui permettra, je l’espère, au groupe de décrocher rapidement un contrat avec une maison de disques. Contact : Eternal Flight - BP 259 - 74007 Annecy Cedex – France / E.mail : eternalflight@ifrance.com (Yves)
(2004 – durée : 64’20’’ – 11 morceaux) Il a fallu pas mal de temps pour qu’Eternal Flight décroche un contrat puisque j’avais chroniqué la démo du groupe en novembre 2002, mais suivant, l’adage “rien ne sert de courir, mieux vaut arriver à temps”, Eternal Flight a pris son temps afin de trouver le meilleur label, en l’occurrence les italiens de Cruz Del Sur Music, pour promouvoir sa musique qui se situe de plein pied dans le heavy métal teinté de power. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de lire la précédente chronique, il n’est pas inutile de rappeler que le groupe compte dans ses rangs, Gérard Fois qui fut le chanteur de Dream Child, combo à qui il rend hommage puisque Eternal Flight est tiré d’un titre du premier album de Dream Child. Comme sur la démo, dont on retrouve d’ailleurs les titres sur l’album, le groupe nous propose des titres assez différents dans leur construction qui vont du heavy classique (The Mask Will Flow) à l’efficacité immédiate grâce à des riffs rapides et des titres plus alambiqués (Morphoenix – à la Dream Theater, the Moon King), le tout sous couvert d’une partie rythmique “classique” avec ses parties de double grosse caisse. Ne pouvant être qualifié de groupe heavy à 100% du fait de la variété des titres (par exemple “Secret Place” avec son tempo lent tout à l’opposé de “All We Are” plus orienté power mélodique), de nombreux changements de rythmes et la présence d’un clavier, Eternal Flight bénéficie en outre de deux points forts : un guitariste Christophe Offredi qui connaît bien son instrument, avec des parties très denses au niveau rythmique et une belle fluidité au niveau des solos et le chant de Gérard Fois qui est très carré dans un registre ni trop grave ni trop aiguë. Après ce premier essai assez réussi, l’on ne peut que souhaiter une production plus dynamique pour le futur et plus de prises de risques afin de démarquer le groupe de la masse. (Yves)
(2007 – durée : 60’47’’ – 11 morceaux) Après une première démo éponyme en 2002, un 1er opus "Positive Rage" en 2004, Eternal Flight nous livre ici son nouvel album de heavy power métal progressif qui marque encore une étape de plus dans la progression du combo. La production s’avère déjà plus puissante alors que les compos révèlent un coté prog métal plus accentué ("Deaf , Dumb, Blind") tout en conservant la puissance du power avec des rythmiques rapides ("Next One On The List"). La voix de Gérard Fois (ex Dream Child) possède un coté accrocheur et direct, tout en ayant toujours un coté Geoff Tate (Queensrÿche) sur "The Curse" parfois couplé à une touche Rob Halford sur les aigues. Continuez sur cette voie et dans quelques temps, Annecy ne sera plus connu uniquement pour son lac mais aussi pour Eternal Flight. (Yves)
(2006 – durée : 46’48’ - 10morceaux ) |