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F5 – A DRUG FOR ALL SEASONS

(2005 – durée : 36'25" – 12 morceaux)

F5 ne dira rien à personne, si ce n'est qu'un certain David Ellefson tient la basse et la guitare rythmique au sein du combo et cela fait vraiment du bien de retrouver David surtout que depuis son éviction de Megadeth, l'homme s'était fait discret. La musique interprétée par le combo ne cherche pas à s'inscrire dans la lignée de ce que propose Dave Mustaine dans Megadeth, mais s'oriente plus vers un rock moderne qui alterne parties de grattes assez lourdes avec des passages plus calmes. Le schéma est identique au niveau chant avec successions de chant mélodique/chant énervé. Parfois cela ressemble à Anthrax ("Fall To Me"), le tranchant des guitares allant comme un gant à ce type de métal moderne qui joue parfois sur la retenue ("What I Am" avec un gros travail de David à la basse) avant d'attaquer franchement. C'est moderne,  parfois limite néo, calibré pour plaire au maximum (sauf aux fans de Megadeth qui ne risquent pas d'adhérer à ce style), mais comme le niveau technique des mecs est excellent, l'écoute de cet album se fait sans difficulté et de manière très agréable. (Yves)  

 

 

FAHRENHEIT – CHAIN REACTION

(2004 – durée : 40’03’’ – 11 morceaux)

Encore une des découvertes du label Perris Records, puisque Fahrenheit œuvre dans un hard rock teinté par les eighties et surtout par le métal joué de l’autre côté de l’Atlantique. Le plus surprenant dans ce combo est qu’il a été formé pendant l’été 2001 au Chili, preuve que notre musique préférée a su conquérir une grande majorité de la planète. Se reposant sur une production, nickel chrome, Fahrenheit se complait dans un hard prenant ses influences dans des combos tels que Skid Row ou Leatherwolf. Les compositions sont vraiment excellentes et même si l’on est à des années lumières de la violence des combos extrêmes qu’affectionnent tant mon ami Stench, les riffs sont puissants (Prom Nite, Unleash The Love, No News, Good News, …) et les solos ne manquent pas et éclatent à de nombreuses reprises à la face de l’auditeur. Le chant est carré, puissant et ne souffre d’aucune critique. Le genre d’album idéal pour retrouver la patate. www.perrisrecords.com (Yves)

 

 

FAIR HAVEN – RIDE

(2005 – durée : 31'51" – 11 morceaux)

Encore un groupe suisse de qualité (eh oui, ces temps-ci nos voisins helvétiques sont très productifs – Crystal Ball, Shakra, Felony, …), encore qu'il faut que j'apporte une précision sur ce combo, puisque le chanteur/guitariste Don réside à Halifax au Canada, ce qui explique certainement pourquoi le groupe est allé enregistrer son quatrième album à Vancouver au Canada chez le producteur Darren Grahn, dont on retrouve également le travail chez Metallica, Bon Jovi, Nickelback, … L'écrin étant réussi, il était nécessaire de mettre les compositions également d'équerre afin de bénéficier des bienfaits de la production. Résultat probant, puisque les compositions s'écoutent avec plaisir dans un registre très mélodique avec des touches modernes, surtout au niveau des guitares, un peu à l'identique des dernières productions des canadiens d'Harem Scarem. La comparaison peut s'appliquer également au niveau du timbre de voix de Don qui n'est pas très éloigné de celui d'Harry Hess. Comme ses compatriotes de Gotthard, le groupe n'a pas omis d'inclure deux power ballades "Ride Into The Sun" et "No One's Home" qui devraient permettre au quatuor de toucher un public plus généraliste. Les titres plus puissants sont néanmoins bien présents ("Into The Unknown", "Chaincruser", …) avec toujours un break, une ligne de chant ou un refrain mélodique, alors que trois petits instrumentaux assez sympas (avec le surprenant titre "Polish My Ferrarri" dont je cherche toujours la signification puisque le titre est composé seulement d'un superbe passage au piano !!!) viennent s'intercaler entre les compos chantées. Le seul bémol concernant cet album est lié à sa durée, car trente minutes cela passe très vite et c'est un peu court surtout quand la musique est bonne. www.fairhavenrocks.com (Yves)     

 

 

FAIR HAVEN – NOT EVEN CLOSE

(2006 – durée : 49'59" – 13 morceaux)

"Not Even close" n'est pas à proprement parler un nouvel album de Fair Haven mais une compilation des albums "Master In The Mirror" et "Altruism" édités en 2000 et 2001. Les morceaux de cette compilation sont en majorité sympas, même si je pense qu'ils sont inférieurs à ceux présents sur "Ride" (2005) qui pour moi reste à ce jour le meilleur album de cette formation helvétique. Les compositions de "Not Even Close" restent ancrées dans un créneau hard classique, parfois poussifs sur deux ou trois morceaux avec heureusement l'insertion de tempos plus variés et de passages assez calmes, comme la première moitié de "Kings Of Empty Castles" ou "Shadow Of A Dream" qui est une power ballade.  Certains titres sonnent même un peu Gotthard comme "The Conscious And The Brave" ou se révèlent assez heavy comme "Victim Or Masters" sans bénéficier malheureusement de la qualité de production présente sur "Ride". De ce fait, je conseillerai à ceux qui veulent connaître Fair Haven d'acquérir en premier lieu  l'album "Ride" qui reste une réussite à tous les niveaux et seulement après de se pencher sur "Not Even Close". (Yves)

 

 

FAIR WARNING – BORTHER'S KEEPER

(2006–durée : 70'25" – 13 morceaux)

2006 sera l'année Fair Warning, car le combo germanique que l'on croyait dissous bénéficie d'une actualité brûlante cette année : une reformation, la sortie d'un nouvel album studio, le premier depuis "IV" en 2000, la parution du dvd live "The Call Of The East" tiré d'un concert enregistré au Japon en 1993, la tête d'affiche du festival "United forces Of Rock" et la réédition des deux premiers albums du combo. Cette reformation est assez exceptionnelle, car tous les membres d'origine sont présents, à l'exception du guitariste Ule W. Ritgen, son absence ne se faisant pas trop sentir, puisque Helge Malecek s'en sort avec les honneurs, dextérité et précision étant au rendez-vous dans un style particulier, un peu dans la lignée d'Uli John Roth. Le style du combo est toujours le même, du bon hard mélodique pas mou pour un sous, le groupe ayant retrouvé tous ses automatismes, à l'instar de Winger et cela fait plaisir à entendre, d'autant que certaines reformations n'ont pas réussi immédiatement à retrouver la magie du passé, comme House Of Lords à qui il a fallut deux albums pour retrouver tous les ingrédients pour sortir un bon album mélodique. La voix de Tommy Heart est toujours aussi puissante, pas autant que dans Soul Doctor, son autre combo nettement plus hard, mais elle n'a pas oublié sa sensibilité comme sur les ballades ("All Of My Love", "Wasted Time"). Bref rien de bien nouveau chez Fair Warning, à part quelques violons par ci, par là, (c'est à la mode actuellement) et un ou deux titres plus modernes, mais cela suffira à combler les fans de mélodique, d'autant que l'on reste dans l'excellence. (Yves)   

 

 

FAIRYLAND – OF WARS IN OSYRHIA

(2003 – durée : 60’57’’ – 11 morceaux)

Quand vous écouterez cet album, il vous sera impossible de savoir de quel pays viennent les musiciens composant Fairyland. Faites le test et vous verrez de vous même, vous serez surpris de découvrir que ce groupe est français. Au premier abord, vous penserez avoir affaire au nouveau Rhapsody, mais ce n’est pas le cas, car bien que le groupe soit grand fan des italiens comme me l’a confié Will le batteur lors d’une récente interview, les musiciens essayent de développer leur propre style. La différence principale permettant de différencier les deux groupes est la présence d’Elisa au chant malgré un timbre de voix très proche de Fabien Lione (chanteur de Rhapsody) sur certains morceaux. Le niveau technique des musiciens est impressionnant et permet au groupe de ne pas paraître ridicule par rapport à Rhapsody. Le groupe a également travaillé les ambiances et l’on se retrouve en pleine époque médiévale sur plusieurs morceaux (Morgan The Enlightened, The Stroryteller…). Fairyland possède également sa propre personnalité qui apparaît au travers de plusieurs compositions (The Storyteller, Rebirth, …) et qui lui permet de se différencier de son influence principale et surtout d’entrevoir l’avenir sereinement surtout que le groupe fera la première partie de Sonata Artica sur la tournée française qui débute ce mois. (Yves) 

 

 

FAIRYLAND – THE FALL OF AN EMPIRE

(2006 – durée : 62'43" – 13 morceaux)

A l'instar de "Of Wars Of Osyhria", le premier album de Fairyland, "The Fall Of An Empire" devrait séduire tous les fans de métal symphonique épique dans la lignée de ce que fait Rhapsody Of Fire. Grosses orchestrations, rythmes rapides, chœurs majestueux, rien ne manque pour se retrouver dans cette ambiance grandiose que l'on retrouve notamment dans les films comme le "Seigneurs des Anneaux". Par rapport au premier album, on notera une légère atténuation des rythmes rapides ainsi que le départ d'Elisa remplacé par Maxime Leclercq dont le timbre de voix se situe dans un registre parfois assez proche (comme Elisa d'ailleurs, bien que cela était plus flagrant) de celui de Fabien Leone de Rhapsody Of Fire, bien que Maxime s'en éloigne à plusieurs reprises comme sur "Eldanie Uellë" où sa voix se fait plus grave. A noter, que sur ce titre, une voix féminine vient l'épauler afin d'apporter le petit plus à ce morceau. Bénéficiant de nombreux solos de claviers, dans différents registres, fruit du travail de Philippe Giordana, qui est d'ailleurs le créateur de Fairyland, "The Fall Of An Empire" s'impose donc comme l'un des meilleurs albums dans le style "héroïc métal". (Yves).

 

 

EDU FALASCHI – ALMAH

(2007 – durée : 42’09’’ – 11 morceaux)

Si ce nom ne vous dit rien c’est normal. Par contre si les artistes qui y participent n’éveillent pas votre attention je ne peux rien faire pour vous ! Emppu de Nightwish à la guitare, le batteur de Kamelot, le bassiste de Stratovarius, la participation du guitariste de Queensrÿche’s et surtout Edu Falashi chanteur d’Angra qui a composé presque la totalité de l’album. Dès le début on sent le mélange des genres. "King" matraque d’entrée, la touche d’Emppu est perceptible dès la première note. La marche est lancée. La voix est absolument parfaite sur celle-ci. Edu est à l’aise, et les adjectifs ne manquent pas pour décrire son chant. Une autre piste survole l’album, "Children of Lies". Mélange entre Kamelot et le dernier Tarot, le refrain simple et efficace vous poussera à la chansonnette. Les qualités vocales d’Edu s’expriment aussi bien pour les ballades ("Forgotten Land", "Primitive Chaos" et "Almah") que pour les compos rock (" Box of Illusion"). Pour chaque morceau, des nappes de claviers forment une atmosphère enchanteresse, à la longue ce point donne le tournis. L’univers d’Almah est divers et chaque piste crée son propre style. La pop est atteinte avec "Breathe" sonnant comme du U2. (Yann)

 

 

FALCONER – GRIMES VS . GRANDEUR

(2005 – durée : 52'47'' – 10 morceaux)

Qui aurait misé un kopeck sur Falconer : peu de monde en fait, car le groupe semblait ne plus faire preuve de créativité, d'autant plus que le nouveau chanteur Kristoffer Göbel, en remplacement de Mathias Bald, n'avait pas fait l'unanimité sur le précédent opus de groupe. Mais le temps aidant le groupe a retrouvé la forme et cela se ressent dès le premier titre "Emotional Skies", que l'on reçoit comme un uppercut dans l'estomac : on retrouve des riffs puissants, actuels au départ pour arriver vers des plages plus heavy, avec néanmoins des parties de batterie résolument trash avec un refrain chanté à plusieurs sur lesquels vient même se greffer une voix féminine. Etonnant et très rafraîchissant surtout que le reste de l'album est à l'avenant avec un métal qui oscille entre heavy métal (Purgatory Time) et speed métal (Humanity Overdose) avec un chant grave qui s'impose sans difficulté et monte avec aisance quand il le faut. Le groupe arrive même à mélanger les deux sur certains titres (The Assailant) alors qu'il met en avant la lourdeur des riffs sur d'autres (I Refuse) ou qu'il privilégie les mélodies sur d'autres, grâce à des guitares bien en avant (No tears For Strangers). Un album, certes assez classique dans son contenu, mais qui permet à Falconer de se repositionner dans le groupe des outsiders. (Yves)   

 

 

FALCONER – NORTHWIND

(2006 – durée : 54'21" – 14 morceaux)

Quand on écoute ce nouvel album de Falconer et que j'entends les commentaires élogieux de nombreux fans, on ne peux que saluer l'initiative de Mathias Blad de réintégrer les rangs de Falconer, car le chanteur apporte vraiment un plus à ce métal médiéval épique. Sa voix toujours aussi proche de celle de Ian Anderson de Jethro Tull sied à merveille à ces compositions qui tiennent principalement du métal sans négliger un aspect folk médiéval et quand les deux se mélangent cela donne un vraiment un résultat probant. L'intelligence du combo est d'avoir su combiner ces deux éléments avec parfois des parties vraiment métal ("Spirit Of The Hawk", "Catch The Shadows") le tout enchaîné à des parties plus légères, où l'on se croirait dans un château au coin du feu en train d'écouter un ménestrel ("Tower Of The Queen").  Les anciens fans sont conquis, il reste à séduire de nouveaux et cela ne devrai pas être trop dur, vu la qualité de cet album. (Yves)

 

 

FARMER BOYS – THE OTHER SIDE

(2004 – durée : 46’28’’ – 12 morceaux)

Le label Nuclear Blast se fait fort depuis belle lurette de nous offrir à intervalles réguliers des combos hybrides (Die Apokalyptischen Reiter, The Kovenant, Deathstars, …) qui sortent du cadre du combo métal classique. Les allemands de Farmer Boys ne font pas exception à la règle en offrant à nos petites oreilles, un rock hybride qui intègre des éléments pop au niveau du chant avec des riffs lourds pouvant être assimilés à Metallica (Once And For All). D’ailleurs le groupe maîtrise vraiment son sujet, résultat de nombreux concerts donnés notamment en ouverture de Metalicca, Rammstein, Marilyn Manson, … ce qui explique également que le groupe a pris le temps de réaliser ce quatrième album, puisque ce sont trois années qui se sont écoulées depuis "The World Is Ours", leur précédent opus. Utilisant à bon escient la mélancolie (Where The Sun Never Shines, Stay Like This Forever), le quintette maintient une puissance sous adjacente tout au long des compositions en n’oubliant pas de faire appel à des aspects plus modernes (The Other Side) du métal. Un album à forte personnalité.  (Yves)

 

 

FAR'N'HIGH - DAY OFF

(2005 – durée : 60'50" – 11 morceaux)

Avant d'entamer la chronique de ce cd, il me paraît important de signaler l'initiative du groupe qui a rajouté après chaque texte en anglais, un petit texte explicatif en français. C'est bien vu, surtout pour les auditeurs ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare et cela permet de comprendre que les textes du groupe traitent des problèmes de nos sociétés actuelles (individualisme, orgueil, pouvoir, ..). L'histoire du groupe débute en 1991, lorsqu'il s'appelait encore Fahrenheit jusqu'en 1995. Après un premier album autoproduit "I Promise You Heaven" (1995), un mini album toujours autoproduit "Still Alive" (1997), le groupe a sorti son premier album, en distribution normale, "Attraction Of Fire" en 1999. Malheureusement après cet album, le groupe a failli disparaître, mais c'était sans compter sur la pugnacité de Stéphane (guitares) qui a réussi à remonter le combo avec trois nouveaux musiciens pour un album de métal progressif assez bien ficelé et qui me ferait penser à un croisement entre les allemands de Vandenplass (notamment parfois au niveau du chant – "Contact me Now", "Crossing Ways") et les américains de Shadow Gallery avec les différents passages aux claviers. La production manque un poil de dynamisme, mais heureusement cela n'est pas un frein à l'écoute des compositions qui sont un peu comme des montagnes russes, c'est à dire que les rythmes changent souvent, mais de manière ordonnée. L'on se retrouve donc souvent en présence d'un break qui apporte une ambiance différente. Chaque instrument est bien en place, surtout la basse que l'on a trop souvent tendance à oublier et qui fait ici un boulot remarquable ("Not a World", "Break The Wave" avec son intro celtique). Chapeau donc à Stéphane d'avoir eu le courage de continuer l'aventure, car cet album représente l'œuvre la plus aboutie du groupe. (Yves)  

 

 

FARO - DAWN OF FOREVER

(2003 – durée : 47'26" – 11 morceaux)

C'est avec un peu de retard qu'est publiée cette chronique de Faro, mais la qualité musicale de ce projet est telle, qu'il aurait été injuste de l'ignorer plus longtemps. Monté par le ski lankais Chitral Somapala (dont a d'ailleurs parlé le mois denier, puisque Chitral est également chanteur de Moonlight Agony) au chant, l'espagnol Frank Rohles à la guitare (un session man connu pour son travail à la télé en Allemagne), un chilien résidant en Suède, Daniel Flores (également batteur dans Minds Eyes) et l'allemand Peter Hahn à la basse, Faro nous offre plus de quarante cinq minutes de hard rock mélodique de haute volée. L'excellence de cet album réside sur le fait qu'il intègre diverses influences et qu'on passe d'un morceau hyper mélodique (Living In Extremes) à un morceau au début hard (I remember) mais dont les claviers viennent étoffer l'efficacité, claviers qui sont d'ailleurs présents sur la majorité des morceaux. "Coast To Coast" est quand à lui beaucoup plus calme, avec même l'utilisation d'un accordéon et me fait vraiment penser à Gotthard.  Cet album est donc un condensé de qui se fait de mieux en hard mélodique en passant par Fair Warning, Jaded Heart ou Bonfire. (Yves)

 

 

FATAL SMILE – NEO NATURAL FREAKS

(2006 – durée : 41'50" – 10 morceaux)

C'est en première partie du concert que Wasp a donné le 19 octobre dernier au Z7 que j'ai pu découvrir Fatal Smile, combo suédois qui s'adonne à un hard rock fortement teinté d'influences ricaines. C'est rock, les grattes sont lourdes ("Bleeding Kiss"), l'ensemble donne envie de taper du pied ("Neo Natural Freaks", "Crash & Burn") avec un chant éraillé. Fatal Smile tire ses influences de combos variés, comme Black Sabbath sur "Quiet Chaos" ou Zakk Wylde sur "Practise What You Preach", tout en proposant des titres plus rapides ("Dead Man Walking") qui commencent souvent par des tempos assez en retrait pour nous exploser ensuite en pleine face ("Common People") pour un résultat heavy rock détonnant. (Yves) 

 

 

FATES WARNING – X 

(2004 – durée : 52'17" – 10 morceaux)

Il est assez étonnant de constater que pendant des années Fates Warning n'a intéressé que peu de monde malgré une discographie assez fournie et que c'est grâce à Dream Theater qui a cité le groupe comme une des ses influences majeurs, certains de ses membres étant d'ailleurs même apparus en "spécial guests" sur les albums de Fates Warning, que le public a commencé à s'intéresser au groupe américain, faisant de ce dernier un groupe culte. Ce statut semble d'ailleurs tout à fait justifié au vu de certains albums du groupe comme le magistral album concept "A Pleasant Shape Of Gray"  ou encore "Inside Out" ou ce nouvel album "X" qui encore une nouvelle fois est le reflet de la créativité de ce groupe hors norme.  Intense, cet album est dans l'ensemble assez sombre et basé sur des rythmes ciselés par Jim Matheos qui axe ses interventions sur la puissance et la lourdeur de ses riffs (Left Here, Simple Human, …)  tout en conservant une finesse qui fait défaut à beaucoup de combos. Ray Adler, comme à son habitude, semble habité par les textes et sa voix fait merveille (Heal Me, A Handful Of Doubt) aussi bien sur les parties denses que sur les nombreuses parties plus calmes qui sont des ballons d'oxygène dans ces titres au climat si lourd. Créatif au même titre Dead Soul Tribe, Fates Warning a réalisé à nouveau un album "intellectuel" et intemporel qui sera encore d'actualité dans de nombreuses années. (Yves)       

 

 

FAT NANCY – PURE AMERICAN MUSCLE , BABY

(2005 – durée : 47'58" – 12 morceaux)

L'ancien hurleur de Circus Of Power, Alex Mitchell, revient avec un album solo sous le bras qui est un peu une collection de différents styles de rock : certains titres ("Dance Little Suzy") s'inspirent du rock australien, version "Rose Tattoo", d'autres prennent leurs racines dans le rock sudiste ("Hot Lottie"), alors que d'autres sont ancrés dans les seventies teintées Jimmy Hendrix ("Just Another Mother"), alors que "Candy Cane Girl" qui est parlé plus que chanté fait référence à Loud Reed. Dans un autre registre, si vous aimez Jim Morrison et les Doors, le titre "Secret Love" pourra capter votre attention. L'ensemble de cet album a donc une orientation plus axée sur le rock des trois dernières décennies avec un son, un brin crade pour faire bonne mesure. Attention, cela ne veut pas dire que "Pure American Muscle, Baby" ne peut pas s'écouter, au contraire, on a juste l'impression que l'ensemble a été enregistré en prise directe sans retouche. C'est brut, c'est varié et pourra satisfaire un public large. (Yves)

 

 

FEAR FACTORY –TRANSGRESSION

(2005 – durée : 65’04 – 14 morceaux)

Le quatre mecs de Fear Factory n’ont pas fini de changer de chemin, et c’est encore le cas avec ce nouvel album. Apres un "Digimortal" que beaucoup trouvaient trop soft, puis un "Archetype" qui marquait un retour au métal plus violent de leurs débuts, voici venir ce "Transgression" qui change de nouveau de cap, en dirigeant le groupe vers des rivages une nouvelle fois plus doux. Il faut bien le dire, cette fois, c’est le chant clair de Burton qui semble être le plus présent, en laissant de coté les approches vocales les plus violentes. Le titre d’ouverture "540000° Farenheit" est d’ailleurs emblématique de ce choix, puisque tout le premier couplet est chanté en voix mélodique. Il reste bien entendu des titres plus rentre dedans, comme "Transgression" ou "Spinal compression" qui mettent bien la patate avec une rythmique et un riff typique de Fear Factory. Mais la mélodie est vraiment omniprésente, que ce soit sur les refrains (la quasi totalité des morceaux, avec en tête "Contagion") ou sur le titre en entier, et certains sont vraiment éblouissants à l’image de "Echo of my scream". Un album qui peut surprendre, et qu’on détestera si l’on attendait de la violence; par contre, ce coté plus doux du groupe, une fois qu’on s’y est habitué, est vraiment plaisant. Apres plusieurs tentatives décevantes (les parties limites néo bof…), j’ai fini par apprécier cette galette, qui demande quelques efforts quand même. Un disque accessible, moins glauque que par le passé, enrichi de deux reprises, une de U2 et une de Killing joke, très réussies (c’est toujours le cas, avec Fear Factory, donc pas de surprise) et de trois morceaux live au son atroce, pire que beaucoup de bootlegs du groupe, qu’il conviendra d’oublier et de zapper. Avec le temps, on parlera d’un "grand" Fear Factory, j’en suis sûr ! (Stench)

 

 

FEELX – CAPTURED BY THE MIND’S EYE

(2006 – durée : 46’30" – 10 morceaux)

Deuxième album pour le suisse FeelX qui comme sur son premier opus a su s’entourer d’une pléiade de musiciens pour venir l’épauler. Toujours aussi ouvert musicalement, "Captured by the mind’s eye", nous propose des titres instrumentaux ("Major Meets Magsiter"), des compos chantées soit par une voix féminine soit par un chant masculin, le tout mélangeant les styles. On passe en effet d’ambiances jazzy ("UKW scratch") avec saxophone à des passages soft ("Dancing in The Rain)", pop rock groovy ("Until you sleep"), voir planant ("Timelapse (Chapter 1)" très influencé par Pink Floyd). Multi instrumentiste (batterie, clavier, piano,…) et compositeur très éclectique, FeelX vous invite donc à venir découvrir sa fusion musicale qui en outre bénéficie d’un son, d’arrangements et d’une production plus élaborés que par rapport à son premier album. www.feelxmusic.ch (Yves)

 

 

FEINSTEIN – THIRD WISH

(2004 – durée 58’38’’ – 11 morceaux)

Encore un retour d’un des piliers du hard des années quatre vingt, en l’occurrence David "Rock" Feinstein, ancien guitariste d’Elf (premier groupe de Ronnie James Dio) et des Rods, groupe que les plus âgés d’entre nous connaissent, puisque ce groupe avait sortis dans le passé quelques albums bien puissants (Wild Dogs, Let Them Eat Metal – ahhh quelle pochette !!! - une femme avec des habits sexy effeuillant une belle banane). Pour l’accompagner, l’américain a convaincu John West, le chanteur de Royal Hunt qui apporte tout son talent et son panache à cet album. Le mélange du style de Feinstein, basé sur le hard classique et de John West, plus mélodique, est réussi et permet selon les morceaux de faire ressortir l’une ou l’autre influence. Ainsi "Streaming Star" ou "Masquerade" sont des titres de pur hard, rapides, influencés par le hard classique alors que d’autres morceaux comme "Far Beyond" jouent plus sur les nuances pour nous séduire. Un album surprenant au niveau de ses protagonistes mais qui est vraiment réussi. (Yves)

 

 

FELONY – THE FIRST WORKS

(2005 – durée : 63'39" – 12 morceaux)

Grosse surprise ce mois avec ce premier album de ce groupe helvétique qui m'a littéralement scotché tant le contenu musical présent dans "First Works" est de qualité. Tout commence par la qualité de production qui est vraiment d'un haut niveau avec un mixage qui est le fruit du travail de Sascha Paeth, bien connu pour son implication avec Kamelot, Rhapsody, Epica ou Edguy. Le son étant d'un haut niveau, il fallait que les compositions le soient également et dans ce domaine, les cinq membres du groupe ont fait très fort. Il faut néanmoins préciser que ses origines remontent en 1992 avec un line up qui a évolué pour se stabiliser en 2004 lorsque Andreas Wildi a pris le poste de chanteur. Ce dernier s'intègre vraiment bien au hard rock mélodique du combo qui un peu à l'image de Royal Hunt mise beaucoup sur les claviers qui sont accommodés à différentes sauces, même un peu techno sur le très entraînant "Say Goodbye" ou dans la ligne des canadiens de Saga sur "My Way". D'ailleurs certains titres ("Tonite", "Freedom") sont dans la lignée des premiers albums des danois précités de Royal Hunt, lorsque DC Cooper tenait encore le poste de chanteur. Un des points forts du groupe réside dans le fait qu'il a eu l'excellente idée de faire appel à la chanteuse "Andrea Richner" de Lunatica (qui a participé aux sessions, mais ne fait pas partie intégrante du groupe) pour appuyer le chant masculin et l'alliance des deux fait des étincelles. Remarquable, tout simplement, surtout que le combo varie énormément les rythmes, sans aller dans des cassures brusques, tout se fait naturellement, comme sur le titre "Disappointed" qui débute sur un rythme très heavy, guitares en avant, pour ensuite partir sur une partie hyper mélodique alors que sur "After The Rain" dès que l'on croit le morceau fini, cela repart sur une autre rythmique. Mon coup de chœur de ce mois et assurément un groupe qui mériterait de figurer au catalogue des labels mélodiques (Frontiers, MTM, …) www.felony.ch (Yves)

 

 

FELSKINN

(2006 – durée : 37'03" – 10 morceaux)

J'ai découvert Felskinn en ouverture de la récente "release party" du deuxième album de Pure Inc. et leur prestation m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur ce combo suisse. Les choses étant bien faites, j'ai reçu quelques jours après, sans avoir rien demandé, le premier album du groupe. Si je devais retenir qu'un titre, cela serait assurément la ballade "Stay Together" chantée en duo par Andy Portmann et Annie Kaser qui mérite à elle seule l'achat de cet album. Parfait de bout en bout, ce morceau pourrai faire assurément un carton s'il passait sur les ondes. Le reste de l'album est également intéressant avec un mélange de différents rock, comme sur "170105" qui commence tout en subtilité pour nous éclater en pleine face quelques instants après ou  "But It's Like" ou "Life was Better" qui sonnent plus rock torride alors que bien que chanté en allemand le titre "Stillstand" accroche tout de suite l'oreille grâce à son refrain. Bénéficiant de l'expérience de son chanteur Andy Portmann (Ain't Dead Yeat, …), également compositeur, Felskinn nous offre donc un premier album vraiment sympa. www.felskinn.ch (Yves)     

 

 

FIFTY ONE'S – ZONE 51

(2004 – durée : 51'02" – 12 morceuax)

Les mecs de Fifty One's sont des extra terrestres (ok, c'est facile au vu de la pochette), mais il serait injuste de ne pas reconnaître le talent de ce quatuor français, qui m'avait déjà scotché avec son précédent opus "Mind Game". Ce groupe me fait vraiment penser dans sa démarche à Ark, car il a réussi à créer une musique vraiment unique qui mélange heavy avec de nombreuses autres influences qui n'apparaissent pas de prime abord, mais sont disséminées tout au long de l'album. Ainsi le titre "Preacher (on TV), débute sur un rythme syncopé, sur lequel vient se greffer un cri, puis les sons électroniques font leur apparition pour être entrecoupés de sons de grattes bien senties, avec un chant hargneux qui devient mélodique par intermittence. Comme sur le précédent opus, on assiste à une fusion de styles à la manière de Faith No More qui rencontrerait Simple Minds (Evil Fakes And Stupids) que télescoperait Dream Theater avec Paradise Lost, Ministry (Unexpected Guest) et Queensrÿche en embuscade. A noter en bonus, la reprise live du standard "Help" de Beatles. Un album qui propose donc un mélange détonnant. Je terminerai en dédiant cette chronique à Damien Brouillard, le batteur du groupe, qui a tragiquement trouvé la mort sur la route après que cet album fut enregistré. Paix à son âme et courage à ses proches et au groupe. (Yves)

 

 

FIINKY PIE

(2003 – durée 37’13’’ – 9 morceaux)

Avec le retour en grâce du vrai rock avec de vrais instruments, certains musiciens français n’hésitent plus à jouer fièrement la carte du bon hard sans fioritures. C’est le cas de Fiinky Pie, combo monté en septembre 2002 par Raymz Fiink qui après s’être entouré de Church à la basse et Sleazy Foxx à la batterie a enregistré cet album en mai 2003. Difficile de faire plus rapide, mais comme les musiciens ont déjà bourlingué, inutile de perdre son temps et le résultat est ce premier album, très direct, chaud, composé dans l’esprit us avec en toile de fond des influences telles que Kiss (Raymz est un grand fan des quatre maquillés et le montre d’ailleurs en posant sur la pochette avec un tee shirt de Gene Simmons et en reprenant le titre "Hard Times" des américains), Alice Cooper ou encore Mötley Crüe. Les guitares sont vraiment incisives et possèdent le son qu’il faut alors que le chant en anglais ne souffre d’aucune critique. En attendant de voir le groupe en tournée avec Snake Eyes début 2004, poussez le volume à fond et bonne bourre !!! (Yves)

 

 

FIINKY PIE – FREE & WILD

(2005 – durée : 44’49’’ – 11 morceaux)

Nouvel hommage de Fiinky Pie au hard "classique" avec la parution de "Free & Wild", un album composé presque dans son intégralité par Raymz Fiink du groupe. Le chanteur et bassiste est vraiment le leader du groupe puisqu’il a également changé les musiciens qui l’accompagnaient sur son premier album pour les remplacer par Vid’da à la guitare et Eric à la batterie, ce changement n’affectant en rien la musique du groupe qui suit celle instaurée sur le premier album, à savoir du bon heavy rock influencé par Kiss, Mötley Crüe et AC/DC ("Animal"). De toute façon, Fiinky Pie remercie dans son livret de nombreux artistes des années soixante dix et des années quatre vingt, période que le groupe qualifie d’ailleurs "de période dorée du hard rock". On est loin donc des groupes de néo actuels et l’on se retrouve avec des rythmiques plombées assorties des solos directs, le tout avec des textes mettant en avant la fête, le rock, le fun et le sexe, ambiance d’ailleurs parfaitement décrite par la pochette de l’album. Deux petites surprises sont néanmoins présentes sur l’album, la présence de Steeve "Zuul" de Zuul Fx sur "Liar" et une reprise du titre "Au Nom Du Rock’n’Roll" des basques de Killers en bonus caché, unique titre chanté en français sur l’album. Fiinky Pie, c’est du rock sans fioriture, qui fleure bon les racines et c’est bien interprété et sans prétention : que demander de plus ? (Yves)

 

 

FIINKY PIE – RUST

(2007 – durée : 39’19" – 10 morceaux)

Troisième album pour ce combo français qui a introduit quelques nouvelles influences dans son métal. Plutôt ancré hard ricain us avec pas mal de groove sur ces deux précédents albums ("Fiinky Pie" et "Free & Wild"), Fiinky Pie a décidé de mettre en avant sur "Rust", un côté plus heavy, notamment au niveau des guitares rythmiques qui sonnent plus actuelles ("Welcome To The Show"), tout en ayant parfois un côté plus sombre qui n’oublie pas de conserver un petit côté AC/DC (certains riffs sur "Tale Of  A Wolf "). Le côté direct et festif (le swinguant "So Beautiful") du combo reste néanmoins présent ainsi que le côté rock us ("Little Devil"), grâce notamment au timbre de voix grave de Raymz, fondateur du combo et également bassiste. On ressent également poindre l’influence de Motörhead ("Hurricane"), sur cette galette qui nous fait découvrir un Fiinky Pie plus varié mais qui a su conserver ses atouts qui sont le côté direct et urgent dans sa musique.  (Yves)

 

 

FIREWIND – BETWEEN HEAVEN AND HELL

(2002 – durée : 53’01’ – 12 morceaux)

Composé d’anciens membres de Kenziner, Stephan Fredrick au chant et Brian Harris à la batterie, ce nouveau groupe est dirigé par Gus G. un guitariste au talent indéniable qui du haut de ses vingt et un printemps illumine les compositions de ce premier album. Les mélodies sont puissantes et alliées au chant assez grave de Stephan donnent une teinte heavy aux morceaux mais où la mélodie n’est pas absente. L’originalité n’est pas la première qualité du groupe, mais  l’interprétation est telle que l’on oublie vite ce détail. Et puis comment critiquer un groupe qui reprend un morceau de Scorpions en l’occurrence "Pictured Life", époque Uli John Roth, une des influences de Gus G. qui apprécie également Michaël Schenker, Yngwie Malmsteen et Vinnie Moore. (Yves)

 

 

MICHAEL LEE FIRKINS – DECOMPOSITION

(2003 – durée : 42’01’’ – 9 morceaux)

Nous voilà en présence de l’album type du "guitar héro", celui qui incitera ou découragera tous les apprentis de la six cordes, car pour arriver à ce niveau, il est clair que Michael a du bosser son instrument de manière assidu et que sans passion, il ne serait pas arriver à ce niveau là. L’intérêt de ce cd est que Michael nous propose de somptueuses reprises blues (Still Alive Well - Rick Derringer) chantées de main de maître par Sonny Reece (on pense à Paul Rodgers sur I Need You) qui cohabitent avec d’autres covers torrides (Manic Depression, Little Wing - Jimmy Hendrix) qui confirment toutes les capacités guitaristiques de l’homme. Ce dernier n’est d’ailleurs pas dénué d’humour puisqu’il reprend le thème de la panthère rose (Pink Panther) à coté du seul morceau qu’il a composé (The Window). Un album à écouter pour prendre une belle leçon de guitare. (Yves)

 

 

FISSION – CRATER

(2004 – durée : 42’46’’ - 11 morceaux)

Voilà un groupe bien énigmatique que nous propose Napalm Records : pochette très étrange dans des teintes peu fréquentes dans notre musique préférée, titres scientifiques ("Accelerator", "The Chaos Algorithm", "Magnetism", etc.), patronyme qui ne laisse pas présager du style du groupe (Fisison), bref la première approche intrigue, et c’est plutôt une bonne chose, enfin un groupe qui sort du lot par le visuel. C’est donc avec curiosité que j’ai pressé sur la touche play, et j’ai vite compris que la musique du groupe est à l’image de l’artwork : originale, mais franchement très intéressante. On devrait dire que le style principal est death métal, mais j’ai peur que ce résumé réducteur ne fasse fuir certains, ce qui serait une grosse erreur. Death métal par l’agressivité du chant, assez criard dans l’esprit de Carnal Forge ou Soilwork, par la vitesse de certains tempos, et par des riffs bien violents;  mais cette base de travail est déclinée en de nombreuses formules. En effet, chaque titre est composé autour de passages très mélodiques, réellement beaux, mis en valeur par une guitare solo qui accompagne ces plans plus légers de phrasés simples mais extrêmement mélodiques. Un chant clair est aussi présent sur chaque titre, mais contrairement à ce qui se passe pour d’autres formations, il est ici vraiment indispensable et remplit parfaitement son rôle : celui de faire passer l’auditeur d’un monde à l’autre, passage de la violence du death à la légèreté mélodique de ces plans aériens. Ajoutons à cela l’usage réfléchi de claviers très discrets, et vous obtenez un disque excellent, et très intelligent dans sa conception. Comme les disques proposant un truc original sont plutôt rares, je vous le conseille. (Stench)

 

 

FLESHCRAWL – MADE IN FLESH

(2004 – durée : 40’40” – 10 morceaux)

Retour des allemands de Fleshcrawl, et ce qui saute aux oreilles, c’est qu’ils sonnent encore plus suédois que d’habitude ! L’album s’ouvre sur un titre assez lent, bien sûr typiquement suédois, avec ce son si caractéristique qui avait à l’époque distingué Dismember et Entombed. Lancinant, épique, presque mélodique, ce premier titre permet de headbanger, et pose les bases d’un death metal très solide. Deuxième morceau, et changement radical : si c’est toujours du gros suédois qui tâche qu’on nous propose, c’est cette fois le coté violent qui est mis en avant, avec un titre vraiment bourrin qui dépote les cactus. Le reste de l’album va ensuite osciller entre ces deux tendances, faisant de ce disque une rondelle variée, magistrale leçon de death sauce suédoise. Terriblement précis, Fleshcrawl parviennent à se hisser au niveau de leurs modèles, voir même à les dépasser ! Cerise sur le gâteau, le groupe a composé des refrains qui finissent par se coller dans notre tête, chose assez rare dans un style aussi brutal que celui offert par nos allemands (après quelques écoutes de cet excellent disque, on se surprend à effrayer les passants en chantant  "Flesh bloody flesh", hymne death métal, et déjà classique du groupe !). Un album de pur death, qui devrait combler les plus exigeants ! (Stench)

 

 

FLESHDOLL W.O.A.R.G.

(2006 - durée : 31’01" – 8 morceaux)

Au départ, je n’étais pas très emballé pour écouter ce disque, le nom du groupe m’évoquant plus un groupe de glam, et la pochette n’est vraiment pas intéressante (un truc moche centré autour de photos nazes du groupe en répète, qui donne un coté démo à ce cd…) En fin de compte il a bien fallu s’y mettre, j’insère l’objet dans la fente (ah, je sais, je fais fantasmer certaines…mon émail est au dos !) et là, surprise, c’est plutôt pas mal ! Très loin de l’univers à paillettes que je soupçonnais, c’est un groupe de death métal qui me saute à la gueule. Pas original pour un sou, Fleshdoll connaît la recette par cœur et livre un death métal plutôt old school, classique, qui ne surprendra personne, mais qu’en même temps il est très dur de critiquer, puisqu’il est exécuté de façon exemplaire. On passe du blast au gros passage lourd, le chant est archi classique, grogné sans excès, de courtes poses mélodiques, des plans glauques qui renvoient aux vieux Cancer, bref, une réelle ambiance pour un death qu’on s’écoute avec plaisir. A la longue, la succession de trucs déjà entendus peut commencer à gaver, c’est vrai, et le son de batterie est plat et monotone ; reste que le groupe prouve souvent qu’il sait faire monter la sauce, et, même si ce n’est pas encore avec ce disque, risque bien de passer à l’échelle supérieur un de ces jours. Un peu plus d’audace, et le tour sera joué. (Stench)

 

 

THE FLOWER KINGS – THE SUM OF NO EVIL

(2007 – durée : 75’01’’ – 6 morceaux)

Si un groupe représente l’essence du progressif, c’est bien The Flower Kings, car ce combo puise ses influences dans les premiers Genesis, Camel, King Crimson et Yes ("One More Time") avec un son "seventies" tout en n’hésitant pas à interpréter des titres à rallonge pouvant aller jusqu’à 24 minutes. Proposer de telles durées n’est pas chose aisée, car alors qu’elles étaient communes au début du prog., elles ont eu tendance à disparaitre, car souvent liées à une répétitivité des thèmes, ce qui n’est pas le cas avec The Flower Kings qui ont su créer des ambiances variées au sein de leurs compositions. Proposant des solos de guitares assez développés, ces suédois essayent toutefois d’apporter un peu de nouveauté, comme sur "Love Is the Only Answer" avec une petite partie de chant plus agressif en opposition au reste du titre où le chant se fait moins âpre. The Flower Kings continuent donc leur bonhomme de chemin sur la route du rock progressif avec toujours un niveau qualitatif élevé. (Yves)   

 

 

THE FORCE

(2005 – durée : 51'02" – 12 morceaux)

J'ai découvert en décembre 2005, The Force en ouverture des ex-Whitesnake M3 au Z7 et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce trio, qui bénéficie depuis peu de l'adjonction d'un deuxième guitariste, m'a foutu une grosse claque. C'est bien simple, si vous adhérez au fait que la musique doit vous apportez du plaisir, celle-ci devant passer par votre cerveau pour arriver à vos tiags pour battre la mesure, The Force ne pourra que vous plaire. Leur musique sent l'électricité, le blues rock sale ("Bad Luck") qui fait honneur à feu Stevie Ray Vaughan and Double Trouble ("Boogie On Down", "Double Trouble" tiens tiens !!!) avec toujours un son bien brut relayé par le timbre de voix grave de Mark Elliot qui arrive également à caresser sa six cordes avec dextérité. Cela vibre comme un bon V-Twin Harley et ça sent le Jack Daniels et cela fait bien du bien à nos neurones. Ce genre d'album devrait être remboursé par la Sécurité Sociale, car écouter The Force remplace toute prise d'anti-dépresseur. A bon entendeur, salut. www.theforcewebsite.com (Yves)

 

 

FOREIGNER – LIVE IN'05

(2006 – durée : 74'17" – 12 morceaux)

Evidemment, on pourra reprocher au Foreigner version 2005 d'être très différent de celui qui a engendré les perles discographiques que sont "Foreigner" (1977), "Double Vision" (1978), "Head Games" (1979) et "4" (1981) puisque seul Mick Jones (guitare, clavier) subsiste de la formation originelle. Il reste que de toutes les line up qui se sont succédés, celui présent sur ce live est certainement celui qui a réussi à capturer le mieux la magie de l'age d'or du groupe. Il faut également reconnaître que les musiciens présents sont tous des grosses pointures : Kelly Hansen (Hurricane, Unruly Child) au chant, Jason Bonham (fils de regretté John Bonham, batteur de Led Zeppelin) à la batterie,  Jeff Pilson (Dokken, Dio) à la basse, …Les versions interprétées lors de ce concert enregistré à Las Vegas le 26 novembre 2005 sont tout simplement grandioses, d'autant plus que ce ne sont que des hits : "Head Games", "Cold As Ice", "Waiting For A Girl Like You", "Juke Box Hero" enchaîné à une version dantesque de  "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin, "I Want To Know What Love Is". Conclusion: si vous souhaitez acquérir un live de Foreigner, c'est celui-ci qu'il vous faut, d'autant plus qu'un dvd avec extraits live et interview accompagne ce cd. (Yves)

 

 

FOREST OF SILENCE – PHILOSOPY OF WINTER

(2006 – durée : 35’54’’– 5 morceaux)

Dans une forêt hongroise, Winter de Sear Bliss nous invite dans un monde apathique et douloureux. Pas de blast, pas de rapidité extrême mais une distorsion épaisse qui noie l’auditeur dans un monde lointain et pesant. Les mélodies paraissent lointaines, comme des points de repère pour garder espoir. Nos oreilles balancent entre doom et black mais ce dernier trouvera ses attributs dans des rythmiques martiales et une double pédale qui ne bouleverse pas cette descente dans cette "Philosophy of Winter". Ils arrivent à nous donner froid, plus que notre hiver à nous. Certes un peu court, leur premier album qui succède à 3 démos, est très propre et ne dénature pas le style. Les mélodies pures et tristes s’opposent à des véritables cris de souffrances tant les paroles sont calmes et dégoulinantes. En somme, le parfait disque de méditation pour tout amateur de black/doom. (Yann)

 

 

FOREST STREAM – TEARS OF MORTAL SOLITUDE

(2003 - durée : 68'58" :  9 morceaux)

Nouvelle signature du label anglais Earache (qui semble vouloir revenir à des choses plus death après quelques expérimentations...), le groupe russe Forest Stream officie dans le doom/black très atmosphérique, tellement dépressif qu'il risque bien de faire augmenter dans les statistiques le nombre de morts par suicide. Tous les ingrédients du style sont employés avec brio : titres très longs (entre 9 et 12 minutes), breaks aériens, arpèges acoustiques, variations du chant qui passe du death au black, voix claires, etc. Chaque note est destinée à toucher l'auditeur au plus profond, et je crois n'avoir rien entendu d'aussi beau et mélancolique depuis les premiers Summoning ou Septic Flesh. Les titres "Whole" et "Black swans" par exemple sont de pures merveilles, des perles à donner le frisson qui justifient à elles seules l'achat de ce disque. Il y a bien entendu quelques (petits) défauts inévitables pour un premier album (le clavier souvent trop présent ou des passages déjà entendus), mais ce sont des détails en comparaison de l'émotion que ce disque suscite. Ne cherchez plus la référence en musique atmosphérique, elle est russe ! (Stench)

 

 

FOREVER SLAVE – ALICE'S INFERNO

(2005 – durée 54'08" – 10 morceaux)

"Alice's Inferno" est l'un des albums dans le style gothique les plus accrocheurs qui soit sorti ces dernières semaines. L'idée de ce groupe repose sur deux personnes, Lady Angellyca, chanteuse soprano et Servalath, guitariste qui ont donné forme à Forever Slave qui a réussi à marier de nombreuses orchestrations classiques avec des parties assez heavy. L'incursion d'un chant masculin, assez rauque, aux frontières de l'extrême apporte un contre poids assez saisissant au chant très fragile de Lady Angellyca, rehaussée par des parties de claviers assez nombreuses, le tout relayé par un violon tenu par Ignacio. C'est vraiment bien fait et prouve que le métal gothique/atmosphérique n'est pas l'apanage des groupes nordiques puisque Forever Slave vient d'Espagne. Entre Theater Of Tragedy, Leave's Eyes, Forever Slave a donc sa place, surtout que le groupe a également soigné le contenu de son album qui est basé sur l'histoire fictive d'une adolescente accusée du meurtre de ses parents. Ne se rappelant de rien, cette dernière devra chercher au fond de soi–même et de son subconscient les réponses à ses questions.  Histoire classique au même titre que la musique du combo, mais quand le tout est bien mis en forme, cela peut s'avérer payant. (Yves)

 

 

FORGIN'FATE – ANTARES

(2005 – durée : 61'29" – 9 morceaux)

Maîtrisant très bien son sujet, Forgin' Fate a d'ailleurs pris son temps (six années) pour réaliser son premier cd "Antares" (qui était le nom du groupe avant qu'il choisisse de s'appeler Forgin' Fate) qui propose un métal progressif assez réussi. J'ai choisi le terme "assez" au lieu de "très", tout simplement parce que la production de cet album aurait pu être plus dynamique et que le groupe aurait pu éviter certains passages "double caisse à fond" à la batterie. A part ces deux points, qui sont des défauts de jeunesse, liés aussi à un aspect financier pour le premier point, la production d'un album coûtant très cher, c'est très bien fait, rempli de breaks, de nappes de claviers judicieusement placées avec un chant bien en place notamment sur la très belle ballade "The Time That Goes By". Les compos sont assez longues, la plus courte faisant 5'14", la plus longue 9'53, durées qui imposent plusieurs écoutes pour apprécier toutes les subtilités du heavy prog de ce combo français qui possède tous les ingrédients pour réussir à condition d'améliorer les points précités. (Yves)

 

 

FORGOTTEN TALES – THE PROMISE 

(2001 – durée : 45’44’ – 10 morceaux)

Forgotten Tales est un groupe qui vient du Québec et qui mérite mieux que d’être juste considéré comme une curiosité venant de ce pays, car nos cousins canadiens nous proposent avec "The Promise" un album très réussi et qui n’a pas à craindre la comparaison avec les meilleures réalisations européennes dans le créneau power mélodique. Les claviers, de style néo-classique, sont utilisés à bon escient, et les tempos rapides alternent avec des tempos plus lents et apportent ainsi plus de relief au morceaux. Cet album se démarque également de la masse, et il est important de le signaler car cela est très rare dans le style, que le chant est féminin et est assuré par Sonia Pineault qui apporte le petit plus au groupe. Faisant parfois penser à Candice Night de Blackmore’s Night Proche sur l’intro médiéval du morceau "Far Away", la belle se révèle tigresse lorsque les circonstances l’imposent. D’ailleurs, la biographie du groupe précise que Sonia a suivi une formation poussée (classique, jazz, ..) au même titre d’ailleurs que les autres membres du groupe qui disposent également d’un bagage technique conséquent, le tout mis au service de la musique de Forgotten Tales. Le groupe propose également une pièce ambitieuse "The Tale Of Neeris" décomposé en quatre morceaux et qui confirme que le groupe a beaucoup travaillé et mérite qu’on le soutienne. www.forgottentales.com  (Yves)

 

 

FORGOTTEN TALES – ALL THE SINNERS

(2004 – durée : 51'30" – 10 morceaux)

Cela fait plusieurs mois que j'ai reçu cet album des canadiens de Forgotten Tales, mais l'actualité ayant été si dense ces derniers mois, la chronique de cet album a été décalée à début 2005. J'avais déjà chroniqué le premier album "The Promise" sorti en 2001 de ce quintette québécois qui joue un power métal symphonique avec un chant interprété par Sonia Pineault qui possède une puissance vocale très impressionnante. Cet album se décompose en deux parties distinctes puisque les six premiers morceaux composent un concept album alors que les quatre derniers n'ont pas de lien entre eux. A l'aise dans les moments rapides ("Lady Of The Forest", "The Message") avec riffs speed et batterie à fond la caisse, Forgotten Tales montre également son talent dans des morceaux plus épiques (All The Epiques) ou plus mélodiques, où le ralentissement des tempos permettent de mettre plus en valeur la voix de Sophie (le calme "Wind Oh Wind). Les arrangements ont été également travaillés ainsi que les ambiances (chœurs, bruitages d'orage, …) pour un résultat qui sent le travail de passionnés mais qui aurait mérité une production plus dynamique afin que le résultat soit parfait. www.forgottentales.com (Yves) 

 

 

FORGOTTEN TOMB – SPRINGTIME DEPRESSION

(2003 - durée : 46'48" - 6 morceaux)

Il semble qu'Adipocere rec. a décidé d'être en première ligne pour le retour actuel du black metal sous les feux des projecteurs, avec la signature de nombreux groupes aussi variés que compétents. C'est le cas des Italiens de Forgotten Tomb qui hissent fièrement le blason du black metal doom et dépressif. Cet album est constitué de 6 titres très longs, oscillants entre sept et douze minutes chacun, et on se régale d'un bout à l'autre. La référence est sans conteste le premier album de Burzum, dont on peut renifler l'odeur putride derrière chaque note ; les arpèges sont sombres, les riffs simples et noirs de crasse, les tempos sont d'une lenteur et d'une lourdeur étouffante, et cette voix surtout, haineuse, torturée, désespérée, fait froid dans le dos. La grande qualité de ce disque est de rester fidèle au black originel, c'est-à-dire que toutes ces ambiances claustrophobiques et maladives sont créées sans la moindre trace de clavier, sans la plus petite voix de pucelle, juste une putain de gratte au son crade ; voilà l'essence même du black, une vraie réussite à ne pas mettre entre toutes les mains. (Stench)

 

 

FORGOTTEN TOMBLOVE’S BURIAL GROUND

(2004 – durée : 65'12" - 9 morceaux)

J’avais vraiment adoré la sortie de l’album précédent de ce groupe italien, il y a plus ou moins une année. Le black /dark métal dépressif de "Springtime Depression" m’avait en effet fait très forte impression, et j’attendais avec impatience la suite. C’est chose faite (et plutôt rapidement !) avec ce nouveau "Love’s Burial Ground". Alors, si la recette reste la même, ce nouveau disque me semble malgré tout moins torturé. Toujours aussi sombre et franchement dark, je trouve qu’il est plus direct. Le titre d’ouverture "Kill Life" est bien représentatif : très rapide, il se rapproche plus d’un black métal assez traditionnel, toujours mené par ce chant ultra saturé. Si la musique est toujours dans sa majorité très lente et pesante, avec une utilisation poussée des arpèges, elle est moins négative; j’entends par là que le groupe n’a pas réussi à reproduire la pulsion de noirceur et de désespoir qui guidait son opus précédent. Sans proposer une mauvaise galette, loin de là, je trouve que ce disque est très bon, ce cd est moins exceptionnel que ce qu’on était en droit d’attendre. Malgré tout ce qui est fait pour faire frissonner l’auditeur (murmures, piano, hurlements divers, etc.) les mélodies ne touchent pas autant, et ce disque est un peu trop convenu d’avance, dans un style moins personnel qui rappelle Burzum ou Brisen par exemple. Il y a bien sûr malgré tout de quoi passer un très mauvais hiver, et ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe devraient être charmés par l’ambiance qui règne dans ce "Love’s Burial Ground". (Stench)

 

 

FREAK GUITAR – THE ROAD LESS TRAVELED

(2004 – durée : 58’46’’ – 23 morceaux)

Si vous êtes à la recherche d’un disque axé sur la guitare et foncièrement original, le troisième album solo de Mattias Ia Eklundh devrait combler vos attentes. Ce suédois est vraiment impressionnant lorsqu’il a une gratte entre les mains (les personnes présentes lors de la venue de son groupe Freak Kitchen en mars 2003 à la Laiterie peuvent l’attester) car il possède un style unique qui couvre un registre très large. Aussi bien en électrique qu’en acoustique, Mattias maîtrise et il est d’ailleurs remarquable de noter que même si le niveau technique est hallucinant, l’homme évite de nous en mettre plein la vue avec des solos interminables. Mais l’intérêt principal de cet opus se trouve dans son originalité, car un peu comme Steve Vai, Mattias est vraiment un fou furieux qui n’hésite pas à innover et à expérimenter de nombreux sons, ce qui fait que l’écoute de cet album peut paraître un exercice de haute voltige au premier abord, car l’on passe d’un plan hyper classique à un passage regorgeant de sons distordus utilisant différents bruitages (imprimante, …).  Pour ma part, j’ai réussi à apprécier vraiment cet album en l’écoutant par parties afin de comprendre où Mattias voulait en venir. Chose importante à souligner, Mattias nous explique chaque titre à l’intérieur du livret avec des textes et de nombreuses illustrations assez fun. La diversité des titres est vraiment une constance chez ce guitariste. Ainsi, par exemple, il sait être poignant sur "The Woman In Seat 27A", fun sur "Ketchup Is A Vegetable" ou encore surprenant dans son interprétation du standard "Smoke On The Water" de Deep Purple. Mattias reste donc un musicien à part que l’on attend avec impatience pour sa venue avec Freak Kitchen le 17 novembre prochain à la Laiterie de Strasbourg, concert qu’il partagera avec Patrick Rondat et Yann Armellino. Les fans de guitares vont être servis !!! (Yves)

 

 

FREAK KITCHEN - MOVE

(2002 – durée 46’37’’ – 12 morceaux)

Découvrir un nouvel album de Freak Kitchen est toujours une aventure musicale enrichissante et surprenante, car Mathias Ia Eklundh nous étonne à chaque fois avec de nouvelles surprises musicales. Pour ce cinquième album, le guitariste et chanteur a même changé d’équipe, puisque c’est désormais Christer Örtefors qui tient la basse et qui assure même le chant sur le morceau "Razor Flowers", alors que c’est Björn Fryklund qui tient les baguettes derrières les fûts. Mathias m’indiquait d’ailleurs lors d’une récente interview qu’il était très satisfait de cette nouvelle équipe, car celle-ci étant tellement performante, il pouvait se permettre d’aller encore plus loin dans ses délires. Cet album présente un aspect plus groovy de la musique du suédois, comme d’ailleurs l’indique le titre de l’album "Move" (bouge). Cet album regorge d’idées et comme à l’accoutumée, Mathias a d’abord mis en avant les mélodies pour ensuite intégrer des plans techniques ahurissants. Les parties de guitare jouées par Mathias sont d’ailleurs d’un niveau très élevées et le plus étonnant, c’est qu’on a l’impression que cela est fait avec une facilité déconcertante. Les idées sont nombreuses et définir la musique interprétée par le trio est tout simplement impossible, car on passe d’un morceau mélodique "Nobody’s Laughing" à un morceau plus lourd "Snap" pour repasser ensuite à un morceau plus dense "Humiliation Song". Ces changements se succèdent d’ailleurs tout au long de l’album et c’est cette diversité qui fait la force du groupe et en fin de compte son style (Yves).

 

 

FREAK KITCHEN - ORGANIC

(2005 – durée : 45'50" – 12 morceaux)

Cela fait toujours plaisir de retrouver ces barges de freak Kitchen, car aussi bien en live (remember les deux dernières prestations du groupe à la Laiterie – où ils reviendront d'ailleurs le 22 octobre prochain) qu'en studio, ces mecs nous en mettent plein les oreilles, grâce à une technique hallucinante accompagnée d'un humour décapant notamment au niveau des textes, le tout au service d'un métal unique. Le trio maîtrise son sujet et grâce à une connaissance impressionnante de ses instruments se permet toutes les audaces instrumentales avec toujours un groove omniprésent ("Speak When Spoken To"). Cela booste pas mal, grâce notamment à une section rythmique en béton, dont on retiendra évidemment le jeu très impressionnant de Christer Örterfors couplé à un look déjanté, puisqu'il joue avec un casque !!! L'homme se débrouille également bien au chant puisqu'il chante en lead le titre "Infidelity Ghost". Le métal du groupe reste donc toujours aussi innovant, mélangeant ces riffs de guitares, lourds, aériens et même parfois distordus. Il faut reconnaître que Mattias IA Eklundh s'affirme au fils des albums comme l'un des guitaristes les plus inspirés et créatifs de la planète, un peu à la manière de Steve Vai. Son jeu est unique et peut se prévaloir d'être toujours évolutif alors que les refrains sont toujours mélodiques ("The Rights To You", "Look Bored") apportant un peu le contre poids à certaines parties plus denses. Vivement le concert d'octobre !!! (Yves)  

 

 

FREDERIKSEN-DENANDER – BAPTISM OF FIRE

(2007 – durée : 53’40" – 12 morceaux)

Avec Frederiksen-Denader, l’on s’attaque à du gros calibre en hard fm, car les deux compères ont à leur actif, un passé conséquent aussi bien au niveau composition que participation à différents groupes et projets (Toto, Radiocative, Le Roux, Trillion, Fredriksen/Philips…). Alors évidement, cette association aurait pu s’avérer stérile, car souvent les égos des musiciens entament la créativité des intervenants, mais dans le cas présent, la réussite est totale. Tous les fans d’AOR trouveront leur bonheur, car les compositions tiennent la comparaison avec Pride Of Lions, Journey, Survivor ("Crossing Over") Toto ("My saving Grace"), groupe dans lequel a officié Frederiksen  le temps de l’album "Isolation". (Yves) 

 

 

FREEDOM CALL – ETERNITY

(2002 – durée : 48’03’’ – 11 morceaux)

Bienvenue à Cédric Dupont au sein de Freedom Call en remplacement de Sacha. Le guitariste suisse, qui officie également au sein de Symphorce est venu renforcé l’équipe de choc mené de main de maître et de voix par Chris Bay. On note au premier abord que les compositions ont été encore plus travaillées, surtout les refrains et les chœurs, ces deux éléments étant les marques de fabrique du groupe. Cet album est la continuité de "Crystal Empire" qui avait permis d’asseoir la notoriété des allemands après leur premier album "Stairway To Faryland". Les morceaux sont variés et le feeling est palpable à l’image de la ballade "Bleeding Heart". Le but de ce dernier opus est de confirmer le groupe dans le peloton de tête des formations heavy speed mélodique du vieux continent. Le but est atteint, car les morceaux vont à l’essentiel et le groupe à l’image d’un Gamma Ray ou d’un Blind Guardian (tiens, le groupe a tourné avec eux ce printemps) arrive à chaque album à nous surprendre grâce à une amélioration qualitative de sa musique. (Yves)

 

 

FREEDOM CALL – THE CIRCLE OF LIFE

(2005 – durée : 51’05’’ – 12 morceaux)

Cela faisait maintenant trois années que Freedom Call ne nous avait plus proposé de matériel neuf, puisque son précédent opus studio “Eternity” datait de 2002, même si entre temps le combo mélodique nous avait offert le “Live Invasion”. L’attente n’a pas été vaine, puisque dès le morceau d’ouverture “Morther Earth ” jusqu’au dernier titre, le morceau épique “The Circle Of Life” qui débute sous forme de power ballade pour se développer sous un aspect très dynamique avec des aspects un peu fm faisant même penser à Europe, l’on retrouve un combo toujours aussi inspiré et créatif au niveau des arrangements. Tout au long de cet album, le style “Freedom Call” se retrouve avec des refrains toujours aussi travaillés (“Carry On”, “Kings & Queens”) même si les tempos rapides des premiers albums ont été un peu délaissés pour un métal plus ouvert. On ne manquera pas de remarquer également que la vague Rammstein a laissé des traces au sein du groupe avec notamment le titre “The Rhythm Of Life” où Chris n’hésite pas à chanter dans un registre plus grave alors que Cede donne une coloration plus lourde à ses riffs. Il est d’ailleurs à noter que ce dernier apporte vraiment sa touche à cet album avec son style très varié qui englobe aussi bien les seventies que des sons plus actuels, sa collaboration avec Symphorce n’étant certainement pas étrangère à cet état de fait. Le travail des claviers a également évolué avec un panel de sons beaucoup plus large, la démonstration la plus flagrante étant le morceau pop “Starlight” avec ses réminiscences Crystal Ball. Du bon boulot qui confirme de manière éclatante que Freedom Call est un groupe sur lequel il faudra compter dans l’avenir. (Yves)

 

 

MARTY FRIEDMAN – LOUDSPEAKER

(2006 – durée : 47'16" – 11 morceaux)

Depuis son départ de Megadeth, Marty Friedman avait été relativement discret de par chez nous (son album solo précédant "Music For Speeding" étant d'ailleurs disponible uniquement en import) se consacrant beaucoup sur le marché japonais où le guitariste est très populaire. "Loudspeaker"étant sorti chez Mascot Records, il sera donc beaucoup plus facile à tout un chacun de découvrir ou redécouvrire ce guitariste virtuose qui s'est entouré de la "crème" des musiciens pour son album puisque l'on retrouve, notamment à la basse Billy Sheehan (David Lee Roth, Mr Big), aux guitares John Petrucci (Dream Theater), Steve Vai ou encore aux claviers Jens Johanssen (Stratovarius).  Presque entièrement instrumental à part le titre "Coloreas Mi Vida" chanté en espagnol par Geri Soriano-Lightwood, l'album démarre sur les chapeaux de roues avec "Elixir" et "Street Demon" qui s'inscrivent dans le style heavy Megadeth alors que "Black Orchid" démarre sur des riffs punk. Fort de son succès au pays du soleil levant et appréciant d'ailleurs ce pays au point d'en parler couramment la langue, Marty n'a pas hésité à intituler deux de ses titres en  japonais et à utiliser les services de Ryuichi Nishida à la batterie. Plutôt orienté métal moderne avec de nombreuses parties heavy, cet album bénéficie néanmoins de solos mélodiques. Il y a même deux titres entièrement dans ce style, "Glycerine Flesh" et "Viper" qui rappellent les premiers albums solos de l'américain au même titre que la superbe ballade "Devll take Tomorrow" qui clôt cet album. Déroutant, au premier abord par son orientation plus heavy, cet album nécessitera donc une ouverture d'esprit assez large pour en appréhender toutes les subtilités. (Yves)

 

 

FRONTLINE – AGAINST THE WORLD

(2002 – durée : 47’25’ – 11 morceaux)

Après un début en fanfare en 1983, par l’intermédiaire de l’album "State Of Rock", Fronline n’a pas réussi à confirmer tous les espoirs entrevus avec ce premier album et après un album acoustique "Two Faced" paru en 1994 et l’album "Heroes" paru uniquement au Japon en 1997 et enfin un quatrième album, les nouvelles concernant le groupe se sont fait de plus en plus rares. Et ce fut avec étonnement que j’ai écouté ce nouvel album où de la formation originale, seuls Stephan Kämmerer au chant et Robby Boebel aux guitares sont encore présents entourés par une équipe motivée dont le clavier de Bonfire, Chis Lausmann qui apporte son expérience au reste de la formation. L’objectif de ce nouvel album est de repositionner le groupe sur le marché du rock mélodique et cela ne devrait pas poser trop de problèmes, car les compositions, qui évoquent parfois Def Leppard, sont racées et aptes au même titre que les morceaux distillés par Honeymoon Suite (album également chroniqué dans ce numéro) de relancer l’intérêt pour ce type de musique. (Yves)

 

 

FROM THE INSIDE

(2004 – durée : 48’11’ – 11 morceaux)

Tyketto a marqué à tout jamais le cœur de nombreux amat