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STEVE HACKET – WILD ORCHIDS

(2006 – durée : 57'28" – 13 morceaux)

Sur chaque album de Steve Hackett, l'on retrouve un petit sticker "guitariste de Genesis" afin de rappeler que le guitariste n'est pas le premier venu. C'est effectivement le cas, car l'homme n'a pas hésité à quitter Genesis en pleine ascension pour se consacrer à sa propre musique qui n'arrête pas d'évoluer au gré des albums. C'est encore le cas, sur "Wild Orchids" qui est un patchwork musical qui comprend des titres qui sont le point de rencontre entre soft rock et classique ("A Dark Night In Toytonwn"), la musique orientale et le rock ("Water Of The Wild"), le groove à la Barry White ("Down Street) avec une fin à nouveau en classique, le soft rock ("To A Close"), le rock (Ego And Id") avec un super solo de guitare, une reprise de Bob Dylan ("Man In The Long Black Coat", où l'on croirait Chri Rea chanter), … bref, ce n'est pas la diversité qui manque sur cet album. Pour l'accompagner, Steve n'a pas fait dans la demi mesure, puisque l'on retrouve un orchestre ("The Underworld Orchestra") ainsi qu'une pléiade d'invités jouant de nombreux instruments (flûte, claviers, … ) afin de retranscrire au mieux son univers musical qui mérite une écoute approfondie. (Yves)     

 

 

HAEMORRAGE – APOLOGY FOR PATHOLOGY

(2006 – durée : 32’15" – 14 morceaux)

Quatre ans depuis le dernier album des espagnols "Home sweet morgue", et ce ne sont pas les quelques split et autres 7’ep qui auront facilité l’attente. On voulait du neuf, du sanglant, du crade, bref, une tranche de gore capable de rivaliser, voire de surpasser, la galette précédente : c’est chose faite. Sortez les tabliers, ça va tacher ! Les descendants directs de Carcass font ce qu’ils savent faire de mieux : le gore/grind baveux qui prend aux tripes. Le mélange vocalique est encore plus détonnant qu’à l’accoutumé, les chants graves avec effets et le chant criard se partagent à merveille le premier rôle, braillant ou dégueulant leurs textes suivant l’humeur, pendant que derrière, c’est la boucherie ; blast, gros riff gras, violence glaireuse, mini breaks morbides, accélérations surprises, c’est le "Symphonies of sickness" revu et corrigé dans une version 2006 qu’on se prend dans la tronche sans avoir le temps de mettre sa bavette, et c’est regrettable, parce que devant tant de débauche sonore, c’est un sourire niais, le regard vide, la bave sur le menton qu’on ressort de cette écoute. Un truc est certain, les groupes qui officient dans le même registre doivent se chier dessus s’ils avaient prévu la sortie de leur album cette année, parce qu’il sera très dur de faire mieux dans le registre. Les fers de lance du grind chirurgical ont encore réussi leur opération, c’est les oreilles béantes qu’ils nous abandonnent… jusqu’à la prochaine consultation. Pour moi, c’est tout de suite, le temps de placer mon lecteur sur la fonction "repeat". (Stench)

 

 

SAMMY HAGAR – COSMIC UNIVERSAL FASHION

(2008 – durée : 43’44 -10 morceaux)

Pouvant être considéré comme l’un des vétérans du rock, puisqu’il a débuté sa carrière dans Montrose en 1973, avant d’entamer une carrière solo prolifique (l’album "Danger Zone" est un must) tout en intégrant Van Halen de 1985 à 1996, Sammy Hagar n’a jamais cessé de chanter et de jouer de la guitare. Son nouvel album solo étonne par sa fraicheur, le "rockeur rouge" (surnom donné à Sammy en référence au titre "Red" de son album éponyme sorti en 1977) ayant réussi à nouveau à sortir des compos qui pulsent et qui rockent à tout vent. C’est entraînant ("Loud", le titre à écouter en bagnole en pensant aux highways ricaines), parfois ancré dans les seventies ("Peephole" entre Led Zep et Mountain), teinté de blues groovy ("Switch On The Light"), de country rock ("When The Sun Don’t Shine") et surtout l’ensemble respire le fun. L’on a d’ailleurs souvent l’impression que le combo a tout enregistré en live ("Flight For Your Right To Party" et son coté fêtard au même titre que la compo "24365") et même si l’ensemble peut-être pris au second degré, certains textes ainsi que les images de l’album sont là pour nous rappeler que la terre est en danger. Un album malgré tout festif, direct, magnifié par la voix profonde de Sammy mais aussi par ses solis inspirés. (Yves)    

 

 

HAGGARD  - TALES OF ITHIRIA

(2008 – durée : 42’48’’ - 11 morceaux)

Bâtie sur l’association surprenante de musique classique, musique médiévale et de métal, la musique d’Haggard se révèle toujours aussi surprenante. Asis Nasseri (guitare et chant) a de nouveau convié plus d’une vingtaine de musiciens "classiques" à venir l’accompagner (en plus d’une dizaine d’invités), des violonistes, des sopranos, un ténor, des flutistes, …mais aussi trois musiciens "rock" (basse, guitare, batterie). Comme sur ses deux précédentes réalisations ("Awaking The Centuries" – 2000 et "Eppur Si Muove" – 2004), on se laisse emporter par cette musique inspirée du passé, avec chants grégoriens, parties de chant en anglais, allemand et italien, le tout agrémenté de quelques riffs métal et du chant rauque d’Asis. C’est assez unique et c’est encore une fois la preuve que le métal est une musique qui arrive à se mélanger avec d’autres composantes musicales et cela pour notre plus grand plaisir. (Yves)

 

 

HAIL OF BULLETS – …OF FROST AND WAR

(2008 – durée : 57’38” – 12 morceaux)

Combien de nos chers lecteurs se souviennent encore de Asphix? Pestillence sera certainement plus familier à quelques-uns uns d’entre vous, les plus vieux certainement… Pourquoi cette question ? Hé bien tout simplement car Martin Van Drunen, le chanteur au timbre inclassable et inimitable est de retour avec un nouveau groupe !! Le style joué par Hail Of Bullet est dans la lignée des groupes cités précédemment et devrait satisfaire tous les fans de death old-school issu du mouvement né à la fin des années ’80. Les riffs sont lourds et gras, la batterie martèle la rythmique de façon crue et brutale, les titres sont sauvages (et lourds à la fois), en somme on a droit à du putain de bon death ! “Ordered eastward” ouvre l’album avec le mélange de ces différents tons, “General winter” est un morceau superbement lourd et glauque qui explose au bout de deux minutes, “Red wolwes of Stalin” est un titre rapide et brutal… Les titres, largement inspirés par la seconde guerre mondiale, s’emboitent les uns après les autres sans que l’on prenne le temps de s’ennuyer un seul instant. Un très bon album de death old-school à conseiller en premier choix ! (Sebb)

 

 

HALF THE WORLD – BIGGER THAN YOU

(2003 – durée : 62’57’’ – 15 morceaux)

Quand j’ai contacté ce groupe afin d’en parler dans Passion Rock, je ne m’attendais pas à recevoir un album complet de plus d’une heure avec une production digne des albums que l’on trouve dans les bacs des disquaires. Il faut savoir que ce quintette ricain a souhaité mettre toutes les chances de son côté afin de trouver un label qui puisse distribuer son album, même si une distribution confidentielle existe sous forme de licence en Europe. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour lancer à un appel aux labels qui seraient intéressés par ce groupe. Qu’ils me contactent et je leur ferai parvenir l’album, puisque le groupe, toujours dans un souci de promotion, m’a fait parvenir plusieurs exemplaires de son album. La musique du groupe sonne moderne avec des compositions qui mélangent un son métal actuel avec de belles mélodies, un peu à la manière de Die Happy, avec également une chanteuse, la sulfureuse Mary Magill, originaire d’Hollande. Un autre critère qui rend le groupe intéressant est qu’il est composé de cinq compositeurs, ce qui permet de sortir des classiques textes traitant des histoires d’amour basique. Le son des guitares n’est pas aseptisé rendant l’ensemble brut, tout en conservant son authenticité et sa densité, ce qui peu lui permettre d’être classifié dans la catégorie nu-métal et séduire les métalleux adeptes des sons modernes. Le groupe commence d’ailleurs à se faire un nom de l’autre côté de l’Atlantique puisqu’il est régulièrement programmé et cité dans de nombreux magazines. Un groupe dont on entendra parler peut-être, si un responsable de label prête une oreille attentive à sa musique. www.halftheworld.cc (Yves)

 

 

HALLOWS EVE – HISTORY OF TERROR

(réédition 2006 – 3 cd et 1 dvd – 98 morceaux)

Non, je suis désolé pour les quelques crises cardiaques que je viens de provoquer, il ne s’agit pas d’un nouvel album de Hallows Eve (certains ont le bon goût de ne pas se reformer et de laisser la légende intacte) mais de la réédition de l’intégralité du catalogue du groupe, et c’est une merveille. 1985, ça évoque Metallica, Slayer, Mais aussi Hallows Eve. Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas (ou les plus vieux qui ne s’en souviennent plus, pauvre d’eux) Hallows Eve a été l'un des plus grands groupes de thrash, même s’il n’a pas dépassé le stade des plus connus. Prolifique entre 85 et 87 surtout, cette formation était géniale, entre le "Show no mercy" de Slayer et Agent Steel pour les premiers albums, plus dans la lignée des vieux Anthrax sur la fin, Hallows Eve incarnait le thrash /speed métal dans toute sa splendeur. Comment réagir alors quand on voit ce coffret qui regroupe les trois albums ("Tales of terror", 1985, "Death of sanity" 86 et "Monument", 86) tous remasterisés, auxquels on a ajouté des enregistrements de répétitions de mai et juin 84 et la démo "Tales of terror" ? Que dire quand en plus on a droit à des live inédits (NY 85, Essex 85 et Montréal 85, York 86) et un dvd avec des concerts inédits eux aussi (NY 88, NY 86, York 86 et Brooklyn 86) ? Alors ok, les live sont des bootlegs, le son est souvent atroce, le dvd regroupe des concerts filmés par des amateurs, à l’image vraiment laide, parfois même filmé du coté de la scène, mais quand on se dit que ce ne sont que des bonus, et que l’important est d’avoir les trois albums à un prix dérisoire, on ne peut que se jeter dessus. Qu’il est bon de retrouver ces perles chez son disquaire, et de se dire que les kids vont redécouvrir ces hymnes ! Bravo Metal Blade pour cette initiative ! Incontournable ! (Stench)

 

 

HAMMERFALL – CHAPTER V : UNBENT, UNBOWED, UNBROKEN

(2005 – durée : 50’50’’ – 10 morceaux)

Comme, le titre le précise, ce nouvel album des suédois d’Hammerfall correspond à leur cinquième livraison de métal destinée à tous les “true métalleux” adeptes du “true métal du groupe”. Le visuel propre au groupe reste toujours présent avec le guerrier d’acier qui est la mascotte du groupe au même titre qu’Eddie dans Iron Maiden permettant à tous les fans de reconnaître aisément chaque nouvel album des suédois. Le style du groupe reste aussi identifiable avec quelques nouveautés, comme sur le premier titre “Secrets” qui sur des bases classiques, riffs en avant, voit l’adjonction d’un break avec des claviers, ceux-ci apparaissant quelques instants plus tard pour accompagner les guitares de Stefan et Oscar. Petite nouveauté, mais nouveauté tout de même au même titre que la voix de Joacim qui sur le très entraînant “Fury Of The Wild” prend des intonations halfordienne démontrant que le groupe cherche à apporter des nouveautés à son style même si sa marge de manœuvre reste réduite. On remarquera également que le groupe nous propose en fin d’album, son morceau le plus long “Knights Of The 21st Century” qui voit notamment la participation de Cronos du mythique Vénom pour 12 minutes de métal lourd qui n’est pas sans rappeler les guerriers de Manowar. A côté de ces nouveautés, l’on retrouve comme à l’accoutumée un flot de morceaux aux refrains immédiatement mémorisables (Blood Bound, The Templar Flame) qui feront headbanguer toutes les têtes lors de la venue du groupe à Pratteln les 20 et 21 avril prochains en compagnie de Mystic Prophecy, Firewind, Thunderstone et Lordi. (Yves)

 

 

HAMMERFALL – THRESHOLD

(2006-durée 50’15’’- 11 morceaux)

HF reste fidèle à son marteau ! Dans l’ensemble, les chansons sortent du même moule. Des refrains facilement mémorisables, reprenant le titre des chansons à l’aide du chœur Hammerfallien, mais non dépourvus de lignes de chants très harmonieuses comme sur "Natural High" suivi de la ballade "Dark Wings, Dark Words". Le rythme ne varie (presque) jamais au sein du même titre à part pour le refrain. Cette structure répétitive ennuie rapidement malgré de très bonnes idées générales. La longue intro de "Carved in Stone" au synthé ne vient pas donner l’envergure d’une orchestration classique. Celle-ci aurait apportée plus de dimension et de profondeur au morceau. Mais "Reign of the Hammer" vient redonner de la vitesse, l’instrumental du cd a un riff très typé maiden, dommage qu’il soit si court (2’50"). Ce disque ravira les fans du groupe mais laissera une grande sensation de frustration pour toute personne s’attendant à une innovation, à un heavy un peu moins  "true"  mais plus audacieux. Le clip de "Fire Burns Forever" consultable sur Internet est un très bon condensé de l’album, une très bonne rythmique heavy, des refrains puissants et un très bon Joacim Cans au chant. A noter qu’HF sera en concert au Z7 le 04/02/07. (Yann)

 

 

HAMMERFALL – NO SACRIFICE, NO VICTORY

(2009 – durée : 49’44’’ - 11 morceaux)

On ne change pas une formule qui gagne et ce, depuis 1997, date de parution du 1er opus du combo "Glory To The Brave" et même si Stefan Elmgren est partit vers d’autres cieux (le suédois ayant quitté son poste de guitariste pour être pilote de ligne), son remplaçant, Pontus Norgren (ex-Talisman, ex The Poodles) s’est intégré avec merveille au hard rock d’Hammerfall (il démontre d’ailleurs son talent sur l’instrumental présent sur l’album), certes classique, mais d’une efficacité redoutable avec ses refrains qui vous poussent à sortir vos cordes vocales. Entre titres heavy, ballades habituelles (avec même un orgue d’église qui donne un côté plus dark) et même une reprise  ("My Sharona" de The Knack), "No sacrifice, no victory" accrochera dès la première écoute, et même si les titres peuvent toujours prêter à sourire avec leurs côtés "true métal " comme "Bring The Hammer Down", nul doute que sur scène cela veut dépoter. (Yves)

 

 

HAMMERFALL – STEEL MEETS STEEL – TEN YEARS OF GLORY

(2007 cd 1 : durée : 69’50’’- 15 morceaux / cd 2 – durée : : 67’21’’ – 14 morceaux)

En quelques années, Hammerfall a réussi à se hisser au firmament du métal européen, ascension concrétisée par de nombreux fans fidèles et des tournées souvent sold out, le groupe jouant à chaque tournée à guichets fermés notamment au Z7. Ce best of qui se décline sous la forme de deux cds nous offre tous les hits du combo et même si l’on a souvent reproché au combo son accès facile, ses riffs "classique", son image "chevaliers, défenseurs du métal", force est de reconnaître que son "true métal" est efficace et que ne pas headbanguer sur des titres comme "Steel Meets Steels", "Let The Hammer Fall", "Hearts of Steel", en fait presque tous leurs titres sauf sur la superbe ballade "Glory To The Brave", relève de l’exploit, car les refrains sont imparables et d’une efficacité redoutable. Très complet et très long (plus de 2h15 de musique), ce best of permettra à tous ceux qui sont passés à côté du phénomène "Hammerfall" de se rattraper à un coût moindre sans avoir à acquérir la discographie complète, tout en incitant les fans ultimes à acquérir ce double cd qui renferme aussi trois nouveaux titres, une nouvelle version du classique "Hammerfall", deux bonus live, le tout présenté avec un très beau livret. (Yves).

 

 

HANG LOOSE – REST OFF…

(2003 – durée : 58’28’’ – 16 morceaux)

Comment un groupe, comme Hang Loose, avec son potentiel n’a-t-il pas réussi à rencontrer le succès qu’il méritait. Cela reste un mystère, quoi qu’il en soit le groupe suisse, lassé de galérer, a décidé de tirer sa révérence et de nous offrir en guise de testament ce sixième album composé de nouvelles compositions et de morceaux qui ont marqué l’histoire du groupe depuis 1991 ainsi que deux vidéos avec notamment une, retraçant le périple du groupe aux Usa en 1991. Ayant à son actif de nombreuses compositions (Turn On Your Radio, Foolish, …) qui auraient pu être des hits, le groupe s’inscrit dans le sillage d’artistes rock américain comme Bon Jovi. Bénéficiant de l’apport d’une voix féminine sur certaines compositions, la voix de Roger est un régal pour nos oreilles aussi bien sur les morceaux enlevés (Sandy Beach avec son intro irlandaise), sur les ballades (Wonder Why, Have A Drink On Me,…) et surtout sur "Sos" d’Abba qui reste à ce jour pour moi la meilleure reprise de ce tube. A noter que c’est Eric St Michaels qui tient le micro sur la ballade "Glow Of Candle" et c’est d’ailleurs lui qui a tenu le poste de chanteur sur le dernier show du groupe qui a eu lieu le 30 janvier dernier dans les montagnes Suisses à Engelberg, show auquel j’ai eu la chance d’assister et qui fut un véritable feu d’artifice avec plusieurs invités et de nombreux hits du groupe entrecoupés par des reprises éternelles (Status Quo, Rolling Stones, Steppenwolf…). Un grand moment qui ne fait que renforcer le sentiment de tristesse lié à l’arrêt de ce groupe.  www.hang-loose.org (Yves)

 

 

HANOI ROCKS – STREET POETRY

(2007 – durée : 44’25" – 13 morceaux)

L’un des groupes précurseurs du glam rock est de retour, j’ai bien sur nommé Hanoi Rocks avec toujours aux commandes Michael Monroe au chant, harmonica, sax (qui constitue d’ailleurs l’une des particularités du combo et qui apporte un réel plus), piano et Andy Mc Coy aux guitares et piano, les deux rescapés des débuts du groupe et le terme de survivants, peut leur être appliqué car le combo a connu le succès, la gloire, mais aussi des tragédies (la mort de leur guitariste Razzle en 1984 entraînant le split du groupe) et leur retour en 2002 avec l’album "Twelve Shots On The Rocks " (puis "Another Hostile Takeover" en 2005) tient du miracle. Mais le plus important, c’est que le groupe a toujours quelque chose à dire et lorsqu’on écoute ce nouvel opus et des compos comme "Street Poetry" ou "Highwired" ou "This One’s for Rock’n’Roll", l’on comprend que des formations comme les Guns ou Backyard Babies aient cité Hanoi Rocks comme l’une de leurs influences majeures. Cet album est sulfureux, d’autant que l’ex Electric Boys, Conny Bloom aux guitares apporte un coté groovy ("Power Of Persuasion", "Walkin’ Away") au rock du groupe, qui fait aussi penser aux Stones sous acides ("Powertrip"). Un album jouissif qui je l’espère réhabilitera ce groupe dans le cœur des vrais rockeurs, tout en attirant de nouveaux. (Yves)

 

 

H.A.R.D. – TRAVELER

(2008 – durée : 54’29’’ – 12 morceaux)

"Traveler" est l’œuvre du groupe H.A.R.D. composé de musiciens aguerris de la scène hongroise. Le combo joue un hard classique mélodique avec des guitares soutenues par des claviers très présents ("Troublemaker") avec une pointe d’originalité à travers les sonorités orientales sur "Call Of the Wild". A l’écoute des compos, nos oreilles pensent à Fate, Treat, Pretty Maids, Rainbow, Zinatra. La voix de Zoltan Batky Valentin (Stonehenge, Wendigo, After Crying) passe très bien aussi bien sur les compos puissantes ("Two Hearts") que sur les mi-tempos ("Light The Flame") ou les titres plus fm ("Dreamworld"). La production est de qualité puisque c’est Beau Hill (Europe, Winger, Ratt, …) qui s’en est occupée, point important qui devrait vous inciter à prêter une oreille  attentive à ce groupe venu de l’Est. (Yves) 

 

 

HARDCORE SUPERSTAR

(2006 – durée : 48'49" – 12 morceaux)

Avec ce quatrième album éponyme, Hardcore Superstar, dont les débuts remontent à 1997, nous prouve une énième fois que les pays nordiques sont devenus des spécialistes du hard/glam déjanté, à l'instar des sulfureux Backyard Babies ou Hanoi Rocks, le sax en moins. Ces combos maîtrisent l'art d'écrire des compositions qui font mouche et qui atteignent leur but en quelques accords : nous faire bouger et nous donner l'impression que nous sommes en plein milieu du strip à Los Angeles, car le combo se nourrit de cette scène californienne qui a enfanté tant de combos torrides, dont les chefs de file se nomment Mötley Crüe, Faster Pussycat, L.A. Guns qui ont porté le glam rock au firmament. On pense également à Guns N' Roses ("Wild Boys") ou Tesla ("Hateful"), notamment du fait du timbre du chanteur Jocke Berg qui possède une voix éraillée qui sied à merveille à ce rock énergique. Un album qui débouche les neurones et qui associe musique avec haedbanging et fête et si vous ne tapez du pied sur ce type d'album, c'est que vous êtes trop vieux ou sourd tout simplement !!! (Yves)

 

 

HARDCORE SUPERSTAR – DREAMIN’ IN A CASKET

(2007 – durée : 50’44" – 12 morceaux)

Mettre un cd de Hardcore Superstar, c’est l’assurance de passer un bon moment de hard rock’n’roll sleaze, car ces suédois sont passés maître dans l’art de faire headbanguer tout un chacun et ce depuis 1997. Les albums se suivent (le dernier tout simplement intitulé "Hardcore Superstar" est paru en 2005) et la pression ne baisse pas et même si l’intro du premier morceau, nous ferait croire que les suédois se sont mis à l’atmosphérique, c’est pour mieux nous surprendre quelques instants plus tard, avec une déferlante de riffs et la voix excitée de Jocke Berg, un hurleur né, un peu dans la veine de Jeff Keith de Tesla. Nous rappelant les débuts de Faster Pussycat, L.A. Guns et Mötley Crüe, ce quatuor de Göteborg est vraiment explosif. (Yves)  

 

 

HARDCORE SUPERSTAR – BEG FOR IT

(2009 – durée : 48’21’’ – 12 morceaux)

Après un premier titre, pour le moins surprenant, puisque instrumental et très mexicain (le titre "This Worm’s For Ennio" est d’ailleurs un clin d’œil à Morricone), on retrouve toute la force de Hardcore Superstar à travers ce sixième opus : du sleaze métal, puissant, qui se décline à travers des morceaux "straight in your face" mais qui ont conservé une bonne dose de mélodie. Le groupe suédois possède toujours une accroche immédiate et la voix de "chat écorché" de Joachim "Jocke" Berg est toujours aussi sleaze, dans la lignée du meilleur hard ricain des eighties. L’arrivée du guitariste Vic Zino, ex-Crazy Lixx, à la place de Thomas Silver n’a pas changé la donne, les riffs restent directs et les connotations Guns N’ Roses, Skid Row et Mötley Crüe restent bien présentes. Et même lorsque le quatuor nous sert un titre semi-acoustique ("Normal For A Normal Life") avec un solo très rock’n’roll, il est impossible de ne pas taper du pied. A l’image de toute sa discographie, dont le premier opus remonte à 2000, le combo de Göteborg n’a jamais lâché prise et sa signature sur le gros label Nuclear Blast devrait enfin permettre à ce combo de récolter le succès qu’il mérite. (Yves)

 

 

HARDLINE – II 

(2002 – durée : 46’48’’ – 11 morceaux)

Les aficionados de hard fm sont en ébullition. En effet, depuis quelques mois, le bruit courrait que Hardline allait se reformer. Le groupe était rentré dans la légende du hard fm avec son unique album "Double Eclipse" paru en 1992 qui avait marqué fortement les esprits par son hard mélodique et des morceaux d’anthologie (Dr. Love, Hot Cherie, ..).  Et le miracle est arrivé, puisque le groupe a été remonté par les frères Gioeli, Johhny au chant (c’est également lui qui tient le micro au sein du combo allemand Axel Rudi Pell) et Joey (guitariste) et les deux hommes ont su s’entourer de musiciens de premier ordre, dont le guitariste Josh Ramos (The Storm, Two Fires – certains regretteront l’absence de Neal Schon, mais Josh se débrouille très bien) ou encore Bob Rock à la batterie (Neslon, Vinnie Vincent Invasion). Après un premier morceau très rock et un poil moderne, on retrouve tous les ingrédients qui avait fait le charme de leur premier album : des mélodies servant de fil conducteur à des morceaux puissants que l’on n’oublient pas (Paralyzed, Do or Die) et plusieurs superbes ballades (Face The Night, This Gift). Un album qui ne pourra que combler les fans du premier album. (Yves)

 

 

HARDLINE – LIVE AT THE GODS FESTIVAL 2002

(2003 – durée : 75’11 – 17 morceaux)

Il semble que le label Frontiers veuille profité au maximum du festival des Gods en 2002 pour sortir des albums de ses protégés. Ainsi après Harem Scarem, Jeff Scott Soto, c’est au tour des américains d’Hardline de voir leur prestation gravée pour l’éternité. Il est bon de rappeler que chaque sortie cd est suivie quelques semaines  plus tard par la parution d’un dvd retraçant la prestation du groupe. Très bonne initiative surtout que ces groupes viennent très rarement dans nos contrées (exception faite de Jeff Scott Soto qui jouera à Eloyes le 24 octobre prochain – un concert à ne pas rater) et que la musique jouée par ces musiciens met en émoi à chaque fois les papilles des fans de hard fm. Hardline est l’un des monstres du genre, grâce à leur premier album "Double Eclipse" sorti en 1992 et qui reste une des références du style. La set liste du concert jouée comprend une majorité de titres de cet album qui sont entrecoupés de compositions de leur deuxième album sorti en septembre 2002. La discographie du groupe n’étant pas énorme, nous avons droit à deux solos, un de batterie, le deuxième de clavier. L’organe vocal de Johnny Gioeli, qui est également le vocaliste d’Axel Rudi Pell, est toujours aussi expressif et l’on ne peut que croiser les doigts pour que le groupe se décide à venir nous rendre visite. En fin d’album, vous aurez droit à  trois titres studio en bonus : le titre "Hypnotized" assez lourd à l’influence Black Sabbath, une version acoustique  de "Only A Night" ainsi qu’une ballade "Mercy" (Yves)

 

 

HARDLINE – LEAVING THE END OPEN

(2009 – 11 morceaux)

Tout fan de hard mélodique ne pouvait qu’être impatient de retrouver Hardline, car l’album "Double Eclipse" paru en 1992 reste encore à ce jour, un must du genre et même si l’album de reformation intitulé "II" sorti en 2002 était bon, il n’égalait pas le 1er opus.  Ce troisième album montre un visage encore plus mélodique avec un mix parfait entre morceaux entrainants et belles ballades. La voix de Johnny Gioeli (également dans Axel Rudi Pell) est impériale jouant soit sur la puissance, soit sur la subtilité pour coller au mieux à la musique du combo, alors que Josh Ramos avec ses solos plein de feeling nous fait presque oublier le grand Neal Schon. Un album, qui même s’il est enregistré par un nouveau line up (seul Johnny reste le seul membre de la formation de départ), ne souffre d’aucun point faible. (Yves)

 

 

HAREM SCAREM – HIGHER

(2003 – durée : 37’41’’ – 10 morceaux)

Je ne sais pas si c’est le retour en force du vrai rock qui pousse Harem Scarem à nous proposer un nouvel album studio qui sent bon le retour aux sources, quoi qu’il en soit, ce n’est pas moi qui vais me plaindre, car je trouve que ce groupe canadien possède avec Harry Hess, un chanteur hors pair et avec Pete Lesperance un guitariste du même acabit qui savent composer des morceaux de hard fm de haute volée. Les deux hommes produisent également cet album et leur association fait vraiment merveille. Ce changement d’orientation est sensible depuis plusieurs albums notamment avec leur dernier album studio "Weight Of The World" et comment ne pas saluer l’heureuse initiative de leur label Frontiers d’avoir sorti au mois de mai de cette année l’album "The Early Years" qui est composé de morceaux de leur début. Sur ce nouvel album, les refrains et les mélodies, marque de fabrique du groupe, sont superbes et l’album s’écoute d’une traite, les doigts de pied en éventail. Les fans des deux premiers albums du groupe peuvent donc se réjouir, car ce nouvel album aura de quoi les satisfaire. (Yves)

 

 

HARMONY – DREAMING AWAKE

(2003 – durée 53’39’’ – 11 morceaux)

Alors que le groupe mythique TNT revient faire parler de lui après de nombreuses années de silence arrive sur le marché Harmony qui n’est pas sans rappeler TNT notamment au niveau du chant, car en effet le chant d’Henrik Bath n’est pas très éloigné de Tony Harnel, le chanteur de TNT. En ce qui concerne la musique d’Harmony, celle-ci est néanmoins suffisamment riche pour éviter toute assimilation hâtive. En effet, alors que le titre "Eternity"  peut être classé dans la catégorie métal symphonique (école Malmsteen), le titre "Dreaming Awake" nous ramène vers les terres mélodiques avec passages acoustiques suivi d’un retour symphonique avec un superbe solo de Markus Sigfridsson. La ballade "Without You" est vraiment réussie et devrait vous permettre de séduire vos copines et prouver que le hard est vraiment le terrain idéal pour ce type de morceau (remember Scorpions Gotthard,  Whitesnake…).  Comme bon nombre de formations suédoises, le niveau technique est imposant (Glenn Hughes n’est-il pas entouré de musiciens suédois) et contribue à la réussite de ce premier album. (Yves)

 

 

LAUREN HARRIS – CALM BEFORE THE STORM

(2008 – durée : 47’11’’ – 12 morceaux)

Evidement être la fille de Steve Harris, bassiste et tête pensante d’Iron Maiden doit faciliter les choses, mais cela ne doit pas empêcher la chronique d’être objective. Alors que trouve-t-on sur ce premier album de Lauren Harris ? Pas mal de choses, un peu de hard rock classique ("Steal Your Fire") avec en bonus track une reprise d’Ufo ("Natural Thing"), mais aussi pas mal de rock ("Let Us Be") qui fait parfois penser un peu à Pat Benatar surtout sur les mi-tempos ("From The Bottom To The Top"). C’est assez classique dans l’interprétation, mais cela ne souffre d’aucune lacune, d’autant que les mélodies sont mémorisables rapidement un peu à la manière de Bryan Adams ("Hit Or Miss", "See Through"), Lauren possédant un timbre de voix agréable. A elle maintenant de faire ses preuves sur scène pour voler ensuite de ses propres ailes. (Yves)   

 

 

HARTMANN – OUT IN THE COLD

(2005 – durée : 52’31’’ – 12 morceaux)

Alors que l’on pouvait s’attendre à un album de heavy de la part de l’ancien chanteur d’At Vance, l’on se retrouve avec un album très varié. Cela peut paraître surprenant, mais dès que l’on s’attarde sur le parcours musical d’Oliver l’on se rend compte que l’homme a été toujours attiré par différents courants musicaux avec plusieurs participations dans des projets aussi divers que le groupe de rock progressif Centers ou les opéras rock “Avantasia” ou “Genius”. Oliver Hartmann a choisi de nous offrir pour son premier album solo un condensé de ses influences avec une prédominance pour le rock mélodique qui met parfaitement en valeur son timbre de voix qui n’est pas sans rappeler Rob Lamothe de Riverdogs, Dan Huff de Giant ou David Coverdale de Whitesnake. Evidemment au vu des noms qui précèdent, vous l’aurez compris le feeling est au rendez vous surtout sur les superbes ballades (I Will Carry On, Can You Tell Me Where Love Has Gone) qui ne manqueront pas d’attendrir votre douce moitié. Comportant également de nombreuses orchestrations classiques (Out In The Cold) au service de morceaux rock, ce premier album d’Oliver Hartmann nous permet de découvrir un chanteur doté d’un sens mélodique aigu associé à une forte sensibilité. (Yves)  

 

 

HARTMANN – HOME

(2007 – durée : 47'58" – 11 morceaux)

Ancien chanteur dans le combo heavy At Vance, puis interprète dans plusieurs projets ("Avantasia," Genius", "Rhapsody") ou en guest sur divers albums dont le dernier Lunatica, Oliver Hartmann poursuit sa carrière solo avec "Home" qui fait suite à l'excellent "Out In The Cold" (2005). Preuve du talent de ce chanteur, ce dernier a d'ailleurs été choisi par Toto pour assurer certaines dates sur leur tournée 2006. Toujours aussi expressif au niveau vocal, sa voix se fond dans des compositions rock ("The Sun's Still Rising"), des mi-tempos ("Somewhere Someday"), des titres groovy ("Just For You", "Why Do I"), des ballades ("My Everything Is You", "I Don't Wanna To Know", "Lay All Your Love On Me"). Feeling et sensibilité sont donc au rendez vous de belles compositions et nul doute que les personnes ayant appréciés "Out In The Cold" achèteront cet opus qui est tout juste un poil un peu plus rock que son prédécesseur. Pour les autres, ce sera l'occasion de découvrir un chanteur qui sait véhiculer de vraies émotions. (Yves)

 

 

BARCLAY JAMES HARVEST FEATURING LES HOLROYD REVOLUTION DAYS

(2003 – durée 67’31’’ – 12 morceaux)

Le fan de Barclay James Harvest aura bien du mal à s’y retrouver, car entre les albums où le nom du groupe est utilisé par John Lees (chant et guitares) et d’autres albums où c’est le nom de Les Holroyd (chant, guitares et basse) qui est mis en avant, il y a de quoi s’égarer. De plus, cet album "Revolution Days" est déjà sorti en 2002, mais avec de nouvelle pochette et un titre bonus "Love On The Line", morceau qui était déjà présent sur l’album "Eyes Of The Universe" sorti en 1979. Eh oui BJH n’est pas né de la dernière pluie puisque le groupe existe depuis les années soixante dix et à connu dans les années quatre vingt son heure de gloire avec des tournées mondiales et des salles combles (le groupe a d’ailleurs rempli plusieurs fois, le Palais des Sports de Mulhouse), grâce à un rock progressif assez cool, avec des harmonies vocales de toute beauté grâce à l’association des voix de John Lees et Les Holroyd. Cette époque est révolue,  mais cet album de BJH avec Les Holroyd maintient malgré tout le cap, grâce des très belles mélodies, le tout dans un registre assez calme (à part quelques incursions rock) avec des solos de guitares très planants et des parties de claviers reposantes qui donnent une douceur à l’ensemble au même titre que la voix de Les Holroyd toujours aussi sensible. A noter que le groupe sera en tournée prochainement et qu’il fera un halte le 5 décembre prochain au relais culturel de Thann. (Yves)

 

 

HATE AWAKENING OF THE LIAR

(2004 – durée : 31’37’’ – 10 morceaux)

Ca fait un peu cliché, mais franchement le niveau des groupes, tous styles confondus, ne cesse de monter. C’est comme ça qu’on reçoit ce qui devrait être le disque d’un petit groupe sans prétention, et qu’on se retrouve avec un des tout meilleurs albums de death métal (de l’année, ça c’est sûr, mais bien plus encore !!), capable d’écraser les plus grands groupes actuels. Il n’y a rien à jeter sur cette rondelle, tout, chaque détail, chaque riff, chaque changement de tempo mérite sa place et pourrait servir d’exemple pour les générations à venir ! Entre les vieux Morbid Angel et Vader, mais en gardant une identité propre, ce disque est LA nouvelle référence ! Ultra violent, mortellement rapide, écouter cet opus d’un bout à l’autre se révèle être le même genre d’expérience que de se passer les couilles au mixeur. Inventif, mais sans exagération pour rester purement death métal, techniquement impressionnant, et un avec sens de la mise en place ahurissant, toutes linéarité est évitée, et bien que l’ensemble soit extrêmement rapide, les quelques passages plus lents sont d’une qualité à couper le souffle, et rehaussent des solos qui savent se faire morbides et glauques. Le batteur a visiblement été élevé au Vader, mais injecte dans son jeu une plus grande variété, ce qui lui permet de dépasser le maître. Une claque que je conseille à tous. Vous êtes prévenus : honte au death métalleux qui ne possédera pas ce disque dans sa collection ! (Stench)

 

 

HATEBREEDTHE RISE IS BRUTALITY

(2003 – durée : 34’28’’ – 13 morceaux)

Précis comme un métronome, les quatre tatoués de Hatebreed nous pondent un album tous les ans depuis maintenant quatre ans, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à chaque fois c’est une claque. Le groupe, pourtant relativement jeune encore, connaît parfaitement son affaire et nous défonce la tronche avec un album de hardcore impressionnant. Souvent proche de Madball (qu’ils remercient d’ailleurs dans le booklet et citent comme influence) le hardcore du groupe se fait souvent écrasant de lourdeur, surpuissant, avec toute la finesse d’un rouleau compresseur, sans toutefois négliger les tempos rapides, qu’il utilise toujours à bon escient. Par certains cotés rentre-dedans, on pense parfois à Pro-pain aussi. La grosse particularité du groupe, c’est l’utilisation de riffs thrash du meilleur effet, très à leur place dans ce contexte radical, et qui montrent que les deux styles ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Et que dire de la production…jamais un disque de hardcore n’a aussi bien  sonné! Excellent d’un bout à l’autre ! Straight to your face ! (Stench)

 

 

HATE ETERNAL – I, MONARCH

(2005 – durée : 42’32" – 10 morceaux)

Un album de Hate Eternal, c’est toujours un grand moment d’hallucination, ne serait-ce que par les démonstrations que nous propose Derek Roddy derrière ses fûts. Ce nouveau disque ne fait pas exception à la règle, et on va tous s’en prendre plein les oreilles. Les batteurs déjà, qui vont comme d’habitude assister à un festival de blasts, de variations, de roulements à n’en plus finir, le tout d’une précision diabolique. Les gratteux en prendront aussi pour leur grade, puisqu’Erik Rutan (ex Morbid Angel) n’a pas l’habitude de faire de la figuration ; déluge de riffs à la fois rapides et entraînants, solos supersoniques, breaks à se taper la tête dans les murs, etc. Mais en fait, ce sont tous les fans de gros death métal en général qui vont aimer, puisque cet opus monstrueux est une perle de violence sonore. Que tous ceux qui ont pour habitude de s’exploser le cul à la dynamite en profitent, ce disque est au death métal US ce que la choucroute est à la gastronomie alsacienne : un classique ! Il faut peut-être un temps d’adaptation, parce qu’il se passe tellement de choses dans ces 40 minutes que la première approche peut se révéler un poil indigeste ; en effet, il faut être sacrément doué pour comprendre du premier coup toutes les rythmiques que Roddy met en place, et au départ l’ensemble sonne peut-être un peu confus, malgré une production très claire, en béton. Ce n’est qu’au bout de quelques écoutes qu’on réalise l’ampleur et la qualité de ce "I Monarch" dévastateur. Tout en restant dans une brutalité excessive, le groupe a introduit juste ce qu’il faut de mélodies mémorisables (le refrain de "Behold Judas" par exemple) ou de passages plus glauques ("I, Monarch", "Faceless One") pour rendre cela parfaitement entraînant, et hautement intéressant. Un redoutable disque de death métal qui parvient à allier violence et finesse, et le résultat est exemplaire. Les ricains savant y faire, putain, y’a pas à dire ! (Stench)

 

 

HATESPHERE – SERPENT SMILES AND KILLER EYES

(2007 – durée: 40’44’’ - 9 morceaux)

Le nom du groupe m’évoquait plus du hardcore mais j’ai été scotché dès les premiers coups de batterie. "Lies and Deceit" ouvre le bal trash/death. Les chansons sont pleines de ressources, elles évoluent continuellement. Hatesphere sait comment enchaîner différentes rythmiques destructrices de pits ! Le son est très lourd. La batterie claire et les cymbales cristallines donnent beaucoup de légèreté à l’ensemble. La voix hurlée laisse place à du guttural ("The Slain", "Damned below Judas") pour les parties lentes. Les 5 danois ne foncent pas têtes baissées dans des plans prévisibles, j’avoue être surpris toutes les minutes. En ajoutant des effets avec parcimonie, le groupe renforce l’identité de chaque morceau. C’est ainsi que "Drinking with King of Dead" nous emporte sur le style de Zakk Wylde. Pas de finesse lorsqu’on est bûcheron, mais pourtant ça groove ! Sans doute Hatesphere souhaite nous donner l"Absolution". Cette dernière chanson termine à 130 à l’heure un album technique et féroce. (Yann)

 

 

HATE SQUAD – DEGUELLO WARTUNES

(2008 – durée: 47’33’’ – 11 morceaux)

Hate Squad sort avec ce “Deguello Wartunes” son cinquième album qui célèbre aussi le quinzième anniversaire du groupe allemand. Comme à l’accoutumée, le groupe officie dans le hardcore parsemé d’influences tirées du thrash ou du death. Ce nouvel opus a le mérite d’être plus cru et donc plus violent que ses prédécesseurs, le propulsant au rang d’album le plus musclé du groupe (“Rise up”, “Aggro manticore”, “My war”). La participation de quelques invités, le plus connu étant Marcus Bischoff de Heaven Shall Burn,  apporte aussi un petit quelque chose de neuf dans la musique du groupe, tout en appuyant le fait d’“album particulier et plein de surprises pour les 15 ans du groupe”. Cependant et malgré tout ses efforts, le combo n’arrive pas à avoir ce petit plus tellement rare qui le ferait passer au statut de groupe incontournable. Hate Squad est certainement le groupe de hardcore allemand le plus populaire, le plus consciencieux et le plus accompli, mais ils ne sont pas encore au même rang qu’un Agnostic Front par exemple. Leur nouvel album est donc parfait pour tous ceux qui désirent découvrir le groupe, et pour les inconditionnels du genre. Les simples amateurs de hardcore ou ceux qui possèdent déjà un album du groupe pourront attendre la suite des réjouissances sans trop de peine. (Sebb)

 

 

THE HAUNTED - ONE KILL WONDER

(2003 - durée : 38'16" - 11 titres)

J'avoue avoir eu du mal à dissimuler l'énorme érection provoquée par l'écoute du nouveau The haunted (et dire que m'a femme pensait être l'unique responsable...). Je vais être clair : c'est une tuerie non stop de 38 minutes que le groupe de l'ex-gratteux de Seance nous propose. Ce troisième album studio (seulement !) ne fait que confirmer ce que je pensais déjà de ce combo : l'avenir du thrash metal est entre leurs mains! Des titres comme "Godpuppet" ou "Everlasting" auraient très bien pu figurer sur n'importe quel album de Slayer, et les grands noms comme Testament ou Exodus nous viennent à l'esprit, avec cependant juste ce qu'il faut d'arrangements (des mélodies suédoises, de courts blasts...) pour sonner plus moderne et ne pas faire dépassé, à l'image de Dew scented par exemple. Il n'y a que le chant, violent à souhait (à la Lock-up), qui se détache de ces influences, et cela ne fait que renforcer l'impression d'agression continue. La production signée Nordstrom au Fredman studio (encore !) est bien entendu monstrueuse. Une bonne baffe dans la gueule qui me rappelle celle prise avec un certain Reign in blood...si ça c'est pas de la référence !(Stench)

 

 

THE HAUNTED - VERSUS

(2008 – durée:35’15’’+ 13’41’’ – 11 + 4 morceaux)

Ayant été un peu déçu par la direction très mélodique prise sur leur album "The dead eye" en 2006, j’avoue que j’abordais cette écoute à reculons, sans vraiment m’attendre à quelque chose de transcendant. Et c’est peut-être la meilleure façon de se manger une bonne torgnole. "Versus" synthétise le meilleur de la carrière des suédois, on y retrouve des délices de thrash bien speed comme à leurs débuts, des mélodies bien cadrées et des chansons mid-tempos écrasantes de puissance. Pas passéïstes pour un sou, les maudits incorporent toujours des touches de modernité bienvenues tels que les influences hardcore du chant, la présence discrète de chœurs féminins sur un titre ou encore une plage tribale et planante en milieu de parcours. Les solos comme les riffs sont toujours affutés (en même temps, il ne pouvait en être autrement d’ex-At The Gates), la voix possédée et mélodique à la fois est reconnaissable entre mille et le batteur frappe comme au premier jour. L’album passe bien trop vite, et le CD 4 titres offert dans la version limitée n’est pas superflu pour prolonger son plaisir. Un album efficace et varié que vous me ferez un plaisir de découvrir en live cet hiver lors de leur tournée avec All That Remains et les jeunes allemands talentueux de Deadlock. (David)

 

 

HEADCHARGER – WATCH THE SUN

(2007 – durée : 45’31’’ – 11 morceaux)

Frenchy again, promis je l’ai pas fait exprès mais ce mois-ci ce sont deux groupes nationaux qui ont retenus mon attention. Après Eths, Headcharger vient confirmer tout le talent des formations françaises de ce troisième millénaire. Préparez-vous à un voyage au pays du rock’n’roll qui sent les aisselles, du bourbon macéré dans une marmite aux effluves métal et hardcore pour le plus grand bien de l’humanité. Motörhead n’est parfois pas loin et Nashville Pussy pointe le bout de ses tétons dans ces titres aux riffs furieusement accrocheurs et AC/DCiens par moments. Le batteur "claque ses peaux" là où il faut, ca swingue, ca groove, ca pète, ca déchire grave comme disent les djeun’s. Le chanteur dispose d’une voix de crooner arraché aux intonations hard rock bluesy pour arriver parfois aux frontières gutturales du death. On tape du pied tout du long dans un headbanging furieux entrainé par le vrombissement gras de la basse. Bref, si vous êtes encore assis, relisez cette chronique et interrogez-vous intérieurement sur le profond bien-être que pourrait vous procurer l’écoute d’une pareille baffe rock’n’roll-metal. (David)

 

 

HEADHUNTER – PARASITE OF SOCIETY

(2008 – durée : 50’28‘’ – 12 morceaux)

Pour réunir ses trois personnages il faut bien avoir des talents de chasseur de tête. Le premier, le plus connu, la voix et la basse, n’est autre que Schmier (Destruction) accompagné de Schmuddel à la guitare (Talon) et de Jörg Michael derrière les fûts (ex-Stratovarius entre autres). Un trio comme c’est curieux, en plus celui-ci montre très vite de quoi il est capable, faire du thrash ("Parasite of Society", "Doomsday for the Prayer"). Mais très vite, on comprend mieux pourquoi ce projet a vu le jour au début des années 90 avec la sortie de  trois 3albums remasterisés, il y a peu. Le trio est influencé par ce que l’on a appelé la nouvelle vague du heavy metal britannique, cela se ressent dans le côté mélodique. L’intérêt du cd réside dans cette richesse, les influences. Destruction et Stratovarius ont imposé leur vision, ici l’on ne retrouve pas de schéma propre aux formations initiales des musiciens mais une sorte d’exutoire collectif où l’on retrouve des chansons progressives ("Remission"), influencées par le hard "18 and Life". Les riffs et les refrains donnent envie de participer aux chœurs ("Silverskull"). L’album profite d’une cadence musclée pour être entraînant jusqu'à la fin. (Yann)

 

 

HEARTPLAY

(2001 – durée 35’55’’ – 9 morceaux)

Malgré le fait que cet album soit sorti en 2001 et qu’il ne soit pas très connu, il mérite un petit coup de pouce de la part de Passion Rock, car cette galette est un pur régal pour les amateurs de rock fm. Le son est très pro. et permet d’entendre avec plaisir la voix d’Urban Tale, le talentueux Kimmo Blom qui a la manière de Peter Cetera, d’Eric Russel ou Brett Walker savent insuffler toute leur personnalité et leur feeling aux morceaux qu’ils interprètent. Mélodique à souhait, le rock d’Heartplay est facile d’accès et apporte un plaisir immédiat. Le groove est bien présent (Masters Of Your Mind, Take My Word) au même titre que les morceaux cools (I’ll Be Your Shelter, Vision, …) ou plus enlevés (Don’t Let Them Fade Away) et nous démontrent que le rock fm n’est pas l’apanage du pays de l’Oncle Sam mais peut venir aussi de Finlande. Album provenant du catalogue de Target Records qui contient de nombreux autres albums de rock mélodiques méconnus mais qui valent le détour. www.targetrecords.com  (Yves)

 

 

HEAVEN & HELL – RADIO CITY – LIVE ! – MUSIC HALL

(2007 – CD1 : durée : 59’47" – 8 morceaux / CD2 : durée : 56’21" – 7 morceaux)

Témoignage de la tournée exceptionnelle qu’on entamé en début d’année, Ronnie James Dio (chant), Tony Iommi (guitare), Geezer Butler (basse) et Vinnie Appice (batterie) sous le nom d’Heaven & Hell, ce double cd regroupe les titres des albums de Black Sabbath auxquels Dio a contribué. L’on retrouve ainsi plusieurs titres de l’immense "Heaven And Hell" ("Children Of The Sea", "Die Young", "Heaven And Hell" dans une version de prêt de quinze minutes, …), l’incontournable "Mob Rules" ("Mob Rules", "The Sign Of The Southern Cross", "Voodoo") ou du moins connu "Dehumanizer" ("After All (The Dead)") ainsi que deux titres inédits. L’interprétation est sans faille, la voix de Dio est imparable et n’a rien perdu de son incroyable capacité à nous faire voyager dans les plus hautes sphères métalliques, les riffs de Tony toujours aussi inspirés et sombres, alors que la section rythmique enfonce le clou. Du très bon live, enregistré dans une très belle salle et qui démontre que les légendes ne meurent jamais. (Yves)

 

 

HEAVEN & HELL – THE DEVIL YOU KNOW

(2009 – durée : 54’04’’ - 10 morceaux)

On aurait pu croire que le retour sur scène de la formation (en dehors du batteur Bill Ward remplacé par Vinny Appice) ayant engendré des albums aussi mythiques que "Heaven & Hell" et "Mob Rules" sous le nom Heaven&Hell (le nom de Black Sabbath n’ayant pu être utilisé) n’allait être que le temps d’une tournée, afin d’enregistrer un live ainsi qu’un dvd, mais il n’en est rien, puisque le quatuor a décidé de nous offrir un nouvel album métallique (accompagné d’un dvd bonus de vingt minutes incluant des interviews du combo). Et quelle réussite, car les dix compos qui figurent sur "The Devil You Know" vont très vite faire figure de classiques, tant elles sont réussies. On retrouve toute la lourdeur du groupe, magnifié par une section rythmique de plomb, la basse de Geezer Butler faisant trembler les murs, soutenue par la batterie de Vinny. Tony Iommi, fidèle à lui-même, imperturbable, apporte tout son génie à travers ses riffs, reconnaissables entre mille, le guitariste n’oubliant pas de nous mettre à genoux avec ses solos, notamment sur celui de "Rock And Roll Angel", l’ensemble étant magnifié par la voix unique de Ronnie James Dio et dire qu’il a 66 ans !!! Un album monstrueux, tout simplement. Vivement le concert du groupe à la Volkhaus de Zurich le 17 juin et le Graspop quelques jours après !!! (Yves).

 

 

HEAVENLY – SIGN OF THE WINNER

(2001 – durée : 54’09 – 10 morceaux)

Quelle baffe !!! Le nouveau Heavenly déboule ce mois sur vos platines et le seul mot qui me vient à l’esprit est : magnifique. De l’intro "Break the silence" jusqu’au dernier morceau "Until the end" tout est parfait. Les morceaux sont rapides, mélodiques, puissants et très variés évitant a l’auditeur de ressentir une certaine répétitivité. Les deux nouveaux Fred à la guitare et Pierre Emmanuelle à la basse se sont très bien intégrés et contribuent à reforcer la cahesion du groupe. Bien sûr, le style développé n’est pas révolutionnaire puisque l’on peut retenir ici et là des influence de Stratovarius, Gamma Ray, Rhapsody ou encore Helloween, mais cela est interpreté avec une telle maestria que l’on ne peut que s’incliner devant les compositions du groupe. A noter, que le groupe comme pour son premier album est signé chez Noise, label international très dynamique dont la renommé n’est plus à faire. Le visuel a également été très travaillé, puisque la pochette et tout simplement magnifique. Pour terminer, sachez que le groupe assurera la première partie de la tournée européenne de Edguy dont plusieurs dates sont prévues en France alors que Nightmare fera la première partie des concert de Saxon en France : cocorico !! (Yves)

 

 

HEAVENLY – DUST TO DUST

(2003 – durée : 70’19’’ – 13 morceaux)

Après déjà deux albums réussis, sans être foncièrement originaux, Heavenly devrais réussir avec « Dust to dust » (qui sortira le 12 janvier 2004) à franchir un pallier supplémentaire, car le travail réalisé sur ce nouvel album est remarquable. Le style du groupe s’est affiné, les tempos rapides sont encore présents, mais ne constituent plus la majorité de l’ossature des morceaux. Les parties de claviers sont nombreuses et apportent les changements qui manquaient dans le passé, le groupe nous proposant même des plans calmes avec des solos de guitares en finesse (Miracle) avec des influences Queen disséminées tout au long de l’album (Illusion part 1, Fight for deliverance, …) et même Rhapsody (le morceau symphonique « Hands of darkness »). L’évolution la plus notable concerne Ben Soto qui module beaucoup plus sa voix (on pense parfois à André Matos – ex Angra, Shaaman) et qui ne se contente plus de chanter dans des registres aussi aigue que par le passé. Les chœurs ont également progressés sur de nombreux morceaux à l’image de Nightmare qui ont su les mettre en avant, la comparaison ne s’arrêtant pas là, puisque à l’instar des grenoblois, Heavenly nous propose un concept album décomposé en plus chapitres dont le thème est basé sur l’histoire d’un homme qui après avoir été mordu par un vampire traverse le temps en refusant de devenir à son tour vampire. Un grand album de métal mélodique qui prouve sue la confiance accordée aux français pas son label Noise est vraiment justifiée. (Yves)

 

 

HEAVENLY – VIRUS

(2006 – durée : 50'22" – 9 morceaux)

Alors que pas mal de monde pensait qu'Heavenly avait disparu suite au départ de trois de ses membres, suite au très bon "Dust To Dust", le voici de retour avec un album qui va marquer les esprits car il surpasse encore son prédécesseur. Il faut dire que les moyens ont été mis pour que cet album soit une réussite en commençant tout d'abord par la production monstrueuse, puisque c'est Mika Jussila qui s'est chargé du mastering et quand on sait que l'homme a déjà bossé pour Stratovarius, Nightwish ou Children Of Bodom, l'on comprend mieux le résultat figurant sur "Viurs". Ensuite, les compositions en elles-mêmes sont de petites perles avec de nombreux arrangements et un duo de guitaristes (Charley Corbiaux et Oliver Lapauze) qui s'en donnent à cœur joie avec des rythmiques percutantes ("The Drak Memories") et de nombreux solos. Dans son ensemble, le chant de Ben Sotto se veut plus nuancé, puisqu'il module plus son timbre et monte moins souvent dans les aiguës, ce changement s'accompagnant également de tempos moins rapides ("Spill Blood On Fire"), même s'il reste quelques titres rapides (The Power & Fury"). Il est à souligner que cette évolution était déjà présente sur "Dust To Dust", mais celle-ci s'est encore accentuée sur "Virus". Les refrains ainsi que les chœurs se  révèlent hyper précis ("Virus"), un peu à la manière de Nightmare. Pour couronner le tout, ce ne sont pas moins que Tony Kakko, chanteur de Sonata Arctica qui apparaît sur "Wasted Time" et Tanja chanteuse de Lullacry qui intervient sur la reprise disco de "When The Rain Begins To Fall". Plus varié, impressionnant de maîtrise, le retour d'Heavenly s'annonce déjà comme gagnant. (Yves)  

 

 

HEAVEN’S CRY – PRIMAL POWER ADDICTION

(2002 – durée : 51’14’’ – 11 morceaux)

Encore plus que Freak Kitchen, Heaven’s Cry formation venant du Québec joue une musique difficile à définir. On pense parfois aux premiers Genesis aux niveaux des arrangements (2K Awe Tick) alors que d’autres morceaux sont plus métal (Masterdom’s Profit, A Higher Moral Ground). Les changements de rythme sont fréquents, parfois surprenants, mais toujours d’un haut niveau technique. Les harmonies vocales sont abouties (Divisions) et surtout ne sont pas toujours basées sur le même modèle. Le chant est partagé entre deux chanteurs alors que trois guitaristes sont présents au sein du groupe. La partie rythmique n’est pas en reste, car à l’inverse de beaucoup de productions, la batterie et la basse sont bien mises en avant et font même quelques incursions dans le jazz rock teinté de métal (Komma). Espérons seulement que cet album soit le point d’un nouveau départ pour le groupe afin que nous n’ayons plus cinq années à attendre un nouvel album comme ce fut le cas entre le premier album sorti en 1997 "Food For Thought Substitute" et "Primal Power Addiction". (Yves)

 

 

HEAVEN SHALL BURN ANTIGONE

(2004 – durée : 48’49” – 12 morceaux)

Il faut bien avouer que le death métal mélodique est un peu entré en hibernation, au grand désespoir des fans. Qu’ils se rassurent, ils auront au moins cet "Antigone" à se mettre sous la dent ! La première référence nous semble être une évidence : Heaven Shall Burn ont beaucoup écouté At The Gates et semblent en avoir retenu beaucoup! Exactement dans le même créneau, les allemands ont peaufiné leur style jusqu’à nous pondre cette œuvre magistrale, dans la continuation des deux premiers albums des défunts At The Gates. Riffs très mélodiques, jeu d’harmonies à deux guitares, chant très criard, on croirait presque que le groupe s’est reformé. Heaven Shall Burn a même réussi à restituer cette ambiance dramatique qui imprégnait les disques de leur groupe fétiche, entre haine et mélancolie. Mais qu’on ne se trompe pas : il ne s’agit pas d’une simple copie ; loin d’un plagiat, le groupe allemand a travaillé ses compositions pour finalement mêler ses influences à une approche plus moderne. Ainsi l’ombre d’un Soilwork par exemple plane sur cet "Antigone" et la puissance que développe le combo est bien celle des groupes contemporains. Très belle démonstration, ce disque excellent réanime et réactualise un style un peu endormi. Pas de doute qu’avec de telles bombes, ça ne va pas durer ! (Stench)

 

 

HEAVEN’S TOUCH – THE BEST 1988 – 1995

(2009 - durée : 68’01’’ – 17 morceaux)

Il arrive que certains combos, totalement inconnus, se voient proposer l’occasion d’éditer leurs anciennes démos parues, il y a de nombreuses années, la technologie actuelle facilitant ce genre de transfert sur cd.  C’est le cas, du groupe Heaven’s Touch, groupe italien de Trieste en Italie qui entre 1988 et 1993, a sorti pas moins de quatre démos sous différentes line up, le tout influencé par le glam métal, scène dominée par Mötley Crüe, Poison, Bon Jovi, …L’intérêt de cet album réside donc de retrouver ces titres rares et même si la production est d’époque, l’on se rend compte que si ce groupe avait bénéficié à l’époque du soutien d’un gros label, il aurait pu faire un carton, car ces compositions sont intéressantes dans un créneau glam/fm. Gros claviers, soli nerveux, refrains accrocheurs, look adéquat, ballades réussies, tous les ingrédients pour plaire à un grand nombre. Disponible sur www.targetrecords.de (Yves).   

 

 

HEAVY LORD – FROM COSMOS TO CHAOS

(2006 - durée : 41’10" - 5 morceaux)

Découverts lors du DSR IV festival, ce groupe m’a mis sur le cul, tant par leur jeu de scène que par leur musique impressionnante. Je me suis donc jeté sur ce cd cinq titres, et putain, que c’est bon. Du doom joué par des passionnés, lourd, fucking heavy même, mais en même temps puissant. Comment réaliser cet exploit ? Déjà à l’aide d’un chant graveleux varié, qui n’hésite pas à pousser la hurlante quand il faut, pas très loin de Phil Anselmo si on veut comparer. Ensuite par le jeu du batteur qui assomme ses fûts, brise ses cuivres comme un malade. Enfin, par ce subtil mélange entre passage très lourds (un titre comme "Elephaunt" porte bien son nom, à l’évidence, lent et lourd, mais aussi vif par moment, et parfois presque acoustique : une symbiose parfaite) et d’autres plus rapides et bondissants. Des mélodies elles par contre classiques au possible viennent encore aérer cette galette bien diversifiée. En fait ce disque peut plaire à presque tous les fans de métal qui cherchent à entrer dans l’univers obscure du doom : les ingrédients sont les meilleurs, mais mélangés à des choses plus accessibles, de façon à rester digeste pour le débutant. Un album que j’adore, vraiment, et un son terrible pour une autoproduction. Il faut découvrir ça, Electric Wizard (pour le doom psyché) meets Cathedral (pour le rock pur). www.heavylord.nl (Stench)

 

 

HEAVY METAL NATION – II

(2006 – durée : 74'33" – 19 morceaux)

Je ne pense pas que la Suisse soit la nation du heavy métal, il reste cependant que ce petit pays possède un nombre important de bons groupes, proportionnellement beaucoup plus que certains autres pays européens. Cette compilation nous permet donc de découvrir un panel assez large de combos helvétiques, tout en sachant que les combos confirmés (Gotthard, Cristal Ball, Shakra, Pure Inc., Lunatica, …) ne figurent pas sur ce support qui est plu axé "groupes underground", mais qui pourraient passer à l'échelon supérieur avec une bonne promo et un peu de chance. C'est le cas pour un bon nombre des groupes qui possèdent déjà des albums à leur actif et qui figurent sur ce "Heavy Metal Nation", mais qui n'ont pas encore rencontré le succès. Le niveau est vraiment élevé et la majorité des styles sont ici abordés avec une dizaine de groupes dont le style est plutôt axé métal "mainstream" avec du métal mélodique avec notamment "Crown Of Glory" aux relents Stratovarius, du rock plus fm avec Fair Haven (dont j'ai d'ailleurs récemment chroniqué leur excellent dernier album "Ride"), du hard rock plus classique avec Nighthunter et Ad Lacum, ou encore du rock lourd et moderne avec Motu Proprio et Redcandy. Une autre partie de l'album est plus orientée "métal extrème et courants associés" avec le black de Petrified, caractérisé par un chant guttural, le trash métal très technique de Punish, le rap métal de 784Itch ou encore l'électro métal fusion avec Prograss. Evidemment j'aurai pu parler de tous les groupes présents, mais ils sont quand même dix neuf à être présents sur cette compilation et à part un ou deux combos un peu faiblards parfois à cause d'une production moyenne, l'ensemble est d'un bon niveau et s'écoute avec plaisir, à condition évidemment d'avoir une ouverture métal assez large. Petit plus non négligeable, cette compilation comprend une partie multimédia qui permet d'avoir de nombreuses informations sur les groupes (biographies, textes, …). (Yves)

 

 

HEAVY METAL NATION – III

(2006 – durée : 74'20" – 19 morceaux)

Troisième volume de cette sympathique série de compilations de groupes suisses, qui chacun à sa manière essaye de nous faire découvrir sa vision du métal. Avec 19 groupes au compteur, le choix est de nouveau large et propose un panel assez vaste de styles : du hard mélodique avec chant féminin avec Infinite Dreams ou masculin avec Ravenheart, Powerhill, du hard rock avec Painkiller, Altol, Hollyhock, du métal un brin indus avec Ever Since, du hard orienté US avec D.D.Dogz, Tin Pan Alley, du hard corrosif avec Shake Appeal, Aziz, du métal plus virulent avec Drive, du hardcore avec Aggressive Fear, du black métal avec Sege, Coït, du modern rock avec Middlecage, du heavy metal avec Scythe & Fury, du hard médiéval avec Soul Keepers et enfin du hard symphonique avec Legenda Auréa, avec là aussi un chant féminin. Comme sur les autres volumes, la qualité de production n'est pas constante, certains groupes  ayant déjà à leur actif un album alors que d'autres sont plus novices dans la matière. Quoi qu'il en soit, cette compilation vous permettra de constater que la scène suisse est bien vivante et qu'à côté des Gotthard, Krokus, Crystal Ball, Pure Inc., Samael, Shakra et consorts, il existe une scène underground bien vivante. www.quamlibetrecords.ch (Yves)

 

 

HEAVY METAL NATION – IV

(2008 – durée : 76’55’’ – 18 morceaux)

Quatrième compilation de la série "Heavy Metal Nation" qui regroupe à nouveau une pléiade de combos suisses qui œuvrent tous dans la sphère métallique. On peut noter qu’au fil des années, le niveau s’est élevé, cette amélioration ne provenant pas uniquement des moyens d’enregistrement plus perfectionnés, mais aussi par la capacité des groupes à proposer des compositions plus abouties et plus mûres. Musicalement, l’on retrouve entre autres du hard classique (Gonoreas), du heavy médiéval  teinté de pagan à chanteuse (Dystera), du hard rock classique et épique (Pertness, Emerald, chroniqué le mois dernier, Soul Line), du heavy rock (Silver Dirt), du métal symphonique (Lordren), du métal moderne groovy (Grey Monday), du trash (Secondhand Child, Surrealist), du métal extrême (Bulwark), de l’indus (Agressive Sound Painters), …Chacun fan de métal y trouvera donc son compte en fonction de sa sensibilité musicale tout en permettant à chacun de découvrir d’autres styles vers lesquels il ne se serait pas forcément tourné. A noter que la majorité des groupes présents ont déjà au moins un album à leur actif. (Yves) 

 

 

HEAVYNESSIAH – DREAMERS GLORIOUS FATE

(2005 – durée : 64'13" – 12 morceaux)

Il aura fallu du temps pour que cet album d'Heavynessiah sorte, car cela faisait de nombreux mois qu'Emmanuel, le chanteur du combo, me parlait de la sortie de ce premier album. J'avoue que je n'en attendais pas grand chose dans le sens où leur démo édité en 2003 m'avait laissé plutôt une image négative, mauvaise production, chant limite, … Grande à donc été ma surprise à l'écoute de "Dreamers Glorius Fate", car il est tout simplement très bon. Le jour et la nuit avec la démo !!! Il faut reconnaître que le groupe a eu la bonne idée d'aller voir Renaud Hebinger, déjà responsable de la production des deux albums de Karelia, afin d'avoir un son correct (sans avoir la richesse et la finesse de celui de Karélia), car je persiste à croire qu'un groupe qui sort un album avec une mauvaise production, même s'il comporte de bonnes idées musicales, verra certainement son avenir compromis. La production n'entravant pas l'écoute des titres, il reste à analyser ces derniers qui lorgnent ouvertement vers le hard classique, un brin "old school" popularisé par des combos comme Iron Maiden, Manowar, Black Sabbath, …, mais avec des influences plus récentes comme Blind Guardian, Hammerfall,…L'on se retrouve avec un patchwork des influences précitées avec un chant convaincant qui a fortement évolué depuis la démo puisque Emmanuel se lance même dans l'exercice de la ballade ("A Night To Remember") avec parfois un timbre de voix qui n'est pas sans rappeler celui de Blaze ("Another Life" "On The Wings Of The Night"). Le fait d'inclure des solos par ci, par là, parfois en duo ("Another Life") un peu à la manière de Thin lizzy permet d'apporter un petit plus au groupe qui aborde au niveau des textes les thèmes récurrent dans le métal (honneur, gloire "Fight For Glory", "Alive To Be The King",…). Classique, bien interprété, et bénéficiant d'une bonne expérience scénique, la musique Heavynessiah devrait rapidement trouver son public aussi bien dans l'hexagone qu'en dehors à condition de bénéficier d'une distribution et d'une promotion en conséquence. (Yves)

 

 

MAXIMILIAN HECKER – ONE DAY

(2009 – durée : 44’28’’ – 11 morceaux)

Chanteur, guitariste et pianiste, Maximilian Hecker est un artiste complet qui nous dévoile son cinquième opus composé de morceaux cool qui vous apporteront certainement le calme et la plénitude. En effet, la voix sensible de Maximilian se révèle très reposante sur des compos mélancoliques qui sont parfois entrecoupées de titres pop ("Misery", "Summerwaste"). Cet artiste allemand voue une admiration à des groupes comme Oasis, Nick Drake, Ryan Adams, Radiohead, ces influences ressortant à travers des lignes mélodiques épurées. Doté d’un grain de voix fragile et sensible, donnant un ton très romantique à l’ensemble, Maximilian a su créer un univers à part, non dénué de charme. (Yves)    

 

 

HELFAHRT – WIERDERGANG

(2008 – durée : 48‘ 59‘’ – 10 morceaux)

Ah l’hiver, la neige, le black métal, c’est toute une histoire ! Le black Pagan de la formation bavaroise prend effet dès la visualisation de la pochette, boisée et sombre grâce à ce personnage inquiétant. De cette noirceur apparente ressort une musique très riche et variée capable de placer sans violence extrême des mélodies inhérentes au style, notamment à la basse. Le groupe bénéficie d’une bonne production d’ensemble, propre et agréable à l’écoute pour du black/pagan. Les envolées de double pédale de "Nu Distel, Nu Dorn" nous rappellent des airs de Moonsorrow avec une omniprésence de la basse qui jouit d’un niveau sonore très élevé. Les guitares doublent la mélodie et n’oublient pas d’étendre cette nappe brumeuse de distorsion qui rend les mélodies forestières et gelées. Les compositions s’enchaînent à merveille avec de temps à autres des incartades acoustiques mélancoliques ("Altsommer", "Winter"). "Wierdergänger" ou " Herbst expriment parfaitement la démarche du groupe. Un tempo de marche imprime un rythme martial mais néanmoins léger puis un développement progressif vient booster le morceau en gardant, toujours, le souci de la mélodie. (Yann)

 

 

HELLEBARD VALKYRENVLUCHT 

(2006 – durée : 51’00" – 8 morceaux)

Deuxième album pour ce duo qui regroupe deux membres du défunt groupe In Ruins, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’artwork sent bon l’amateurisme. En recevant ce cd, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une démo tant la pochette et l’impression sont de piètre qualité. C’était une erreur, tant de ma part que de la leur : comment proposer de nos jours un disque avec une telle horreur pour le représenter ? Même le logo ressemble à celui d’un vieux groupe de heavy métal underground des années 80. Dommage, d’autant que ce n’est pas du tout ce qu’on retiendra de cet album, puisque la musique en elle même est plutôt intéressante. Dans un trip très mélodique et médiéval, le duo envoie une sorte de black épique aux influences clairement folkloriques. Tous les instruments y passent, du clavier à la flûte en passant par des reproductions de cuivres et de cornes en tout genre, dans une approche très simple de ce qu’on peut imaginer de la musique du 11ème ou du 12ème siècle. Le coté black métal est lui réservé aux vocaux hargneux (pas terribles en fait, un des points faibles de ce disque) ainsi qu’à la gratte et aux rythmes lancinants. Les influences médiévales ont pour effet de rendre le tout plutôt joyeux, et même si je ne suis pas certain que ce soit le but recherché, je trouve ça sympa, ce "Valkyrenvlucht" sonnant comme une version approximative et gaie des disques de Summoning. Sans doute pas ce qui se fait de mieux dans ce domaine, loin de là même, mais malgré tout un effort intéressant qu’il fait bon écouter en ce moment : gai, coloré et kitsch comme ce début de printemps ! (Stench)

 

 

HELL N’ DIESEL – PASSION FOR POWER

(2007 – durée : 44’07" – 11 morceaux)

Chanteur fort en voix, guitares acérées, riffs brûlants, Hell N’ Diesel conjugue avec bonheur un hard sleaze rock’n’roll qui vous retournera. Pas besoin, d’une longue chronique, ces suédois ont été élevés au rock ricain, celui qui s’est développé dans les eighties aux Etats Unis, principalement sur la côté ouest et son centre Los Angeles. Mélangeant le meilleur de cette scène qui était représentée par L.A. Guns, Bang Tango, Heaven’s Edge, Guns N’ Roses, Britny Fox (qui eux venaient de la côté Est) ce quintet a pris aussi le meilleur de la vague nordique, comme Backyard Babies pour le côté rebelle afin de le restituer sous la forme de ce "Passion For Power", décapant, transpirant l’authenticité et le feeling (la power ballade "Fallin"). (Yves)

 

 

HELLOWEEN – KEEPER OF THE SEVEN KEYS – THE LEGACY

(2005 – durée : 76’ 36" – 13 morceaux)

Voici donc le disque qui devrait marquer le retour des citrouilles de la grande époque. Alors véritable come back vers des sonorités qui ont fait la gloire de la formation allemande, ou gros coup marketing ? Il y a sans doute un peu des deux dans ce double album… Introduction du premier cd, et c’est la claque. "The king for a 1000 years", du haut de ses 14 minutes, dépasse d’une tête tout ce qui se fait actuellement en matière de métal mélodique. Très varié (le titre commence par une intro acoustique, avant de lancer la patate sur un mid tempo qui enfin accélère sur du vrai speed mélodique), on retrouve sans aucun doute l’ambiance des années 80, avec ces petites blagues typiques, ces refrains majestueux, ces chœurs (ici un chant féminin vient renforcer le coté magique du titre, là une chorale vient foutre le frisson), mais aussi des plans tirés du métal moderne à la Rhapsody, ainsi qu’un son énorme. Un morceau excellent qui rassure quant à ce retour. La suite surprend, avec une intro à la basse et un riff vraiment moderne en mid tempo un peu sombre, qu’on attendait pas d’Helloween, et pourtant, là encore, le groupe retombe sur ses pieds. Une fois lancé, le tout sonne joyeux, typique même, avec un autre refrain en béton (qui rappelle Freedom Call en fait). Et l’album est de cette trempe, un savant mélange entre classique qu’il fait bon retrouver et modernité, avec ces refrains monstrueux ("Pleasure drone", "Born on judgement day". Certains titres peuvent choquer comme le très surprenant  "Mrs Gold", qui pourtant est excellent une fois qu’on s’y est habitué. Un premier cd parfait qui m’aurait largement suffit, sans doute ce qu’Helloween a fait de mieux depuis une quinzaine d’années. Le second cd est lui plus anecdotique, et sent plus le remplissage. Le long "Occasion avenue" n’apporte rien, la ballade avec Candice Night "Light in the universe" est chiante comme la mort, bref, un résultat plus mitigé. Le premier cd est fabuleux, le second sent le forcé, et c’est dans ce sens que j’hésite à parler de retour, ou d’opportunisme. En piochant dans le meilleur de ces titres, on aurait tenu l’album de métal mélodique par excellence. Virez les bouches-trous et dégustez l’un des meilleurs albums du groupe. (Stench)

 

 

HELLOWEEN – LIGHT THE UNIVERSE

(2006 – durée : 14'19" – 3 morceaux + un clip)

Pour nous faire patienter jusqu'au leur double album live qui sortira sous la forme cd + dvd, Helloween nous propose ce maxi cd comprenant le single "Light The Universe", ballade qui voit la participation de Candice Night de Blackmore's Night, ce morceau se retrouvant également en vidéo clip. Pour nous mettre l'eau à la bouche pour le cd live, c'est le titre "If I Could Fly" enregistré à Sao Paulo que l'on retrouve, alors que le titre "Revolution" qui était réservé au départ uniquement au marché japonais complète ce cd qui loin d'être indispensable, ce révèle néanmoins bien sympa, d'autant plus qu'il est présenté en version digipack. (Yves)

 

 

HELLOWEEN – GAMBLING WITH THE DEVIL

(2007 – durée : 57’40’’ – 12 morceaux)

Est-ce que Helloween a changé de style sur ce nouvel album ? Non, le groupe germanique reste ancré dans un style heavy power, mais si on prête une oreille attentive à ce nouvel opus, l’on remarquera l’intégration de nouvelles influences, comme sur de "Kill It" où le fait d’avoir intercalé des parties symphoniques (également sur "Fallen To Pieces") donnent un tout autre relief au titre, d’autant que Andi Deris se lâche plusieurs fois dans des montées dans les aigues à la manière de Rob Halford. Les claviers sont également plus présents sur certains titres, comme sur "The Saints", très rapide, où ils donnent une coloration plus légère au titre et même fm sur "Final Fortune" avec néanmoins des parties bien heavy. Parfois discrets, ces claviers étoffent le son du combo qui privilégie toujours les rythmiques rapides ("Paint A New World"). Un album qui au premier abord se révèle assez "classique", mais qui au fil des écoutes nous dévoile de nombreuses surprises (l’aspect sombre puis très moderne de "The Bells Of The 7 Hells"), prouvant la vitalité de ces vétérans du hard germanique. (Yves)

 

 

HELLSAWCOLD

(2009 – durée : 46’53’’ – 11 morceaux)

Avec ce troisième opus, les black métalleux Autrichiens de Hellsaw marquent leur ambition de passer au niveau supérieur. Les compositions du cd sont plus mures et plus abouties que par le passé, appuyant plus les émotions et les transmettant de façon plus propre, donnant aux morceaux plus de richesses. Le groupe n’arrive pas encore à égaler ses compatriotes de Belphegor, mais est en bonne voie pour jouer les seconds couteaux. (Sebb)

 

 

HELLS CRACK – FLESH & STEEL

(2004 – durée : 2004 – 13 morceaux)

Depuis belle lurette, ce combo français écume de nombreuses salles de concert, des pubs et des festivals (le groupe a d’ailleurs ouvert pour des groupes aussi prestigieux que The Pogues, Inmates, Alvin Lee, …), ce qui lui a permis de mettre en place son rock teigneux, agressif qui n’est pas sans rappeler les groupes comme les Ramones, Rose Tattoo, The Stooges… Le quatuor trouve ses marques dans des plans guitares rock avec des riffs incisifs et des solos rapides et courts, le chant rauque s’adaptant d’ailleurs parfaitement à ce type d’agressivité. Existant depuis 1988, Hells Crack est passé par plusieurs styles (psychobilly, punk rock, hard core, …) afin de trouver sa propre voix. Son passé et ses influences ressurgissent d’ailleurs au fil des titres de cet album qui respire la fraîcheur du rock. A part deux titres, le reste des compositions ne dépassent d’ailleurs pas les trois minutes. Très pro, le groupe a monté son propre studio d’enregistrement afin d’avoir le temps de réaliser son album et d’offrir son power rock’n’roll’ avec le maximum d’atouts en main. (Yves)

 

 

HELLTRAIN – ROUTE 666

(2004 – durée : 41'33")

Helltrain, s'inscrit un peu dans une démarche similaire à celle de Cradle Of Filth qui avec son dernier album a jeté un pont entre le death et le heavy,  puisque Helltrain a réussi à associer le death avec une attitude purement punk rock'n'roll. Les membres de ce trio (la formule idéale qui évite tout superflu) ont d'abord œuvré dans des formations suédoises de black et death comme Defleshed Scheitan, Battelust, … avant de monter ce groupe en 2002. Développant des morceaux vraiment groovy qui n'ont d'autres prétentions que de vous botter le cul, Helltrain pourrait donc être la réponse extrême à leurs compatriotes The Backyard Babies qui ont également réussi à combiner des titres chauds avec des refrains catchy le tout sous fond d'urgence. (Yves) 

 

 

HELLVETIC ROCK

(2004 – cd 1 : durée : 77'37" – 18 morceaux – cd 2 : durée : 56'29" – 14 morceaux)

Basé sur le même principe que la compilation double "Révolution Hard-Rock" sortie, il y a quelques années, sur le défunt label Axel Killer, et qui présentait les groupes français de hard des années quatre vingt, Hellvetic Rock nous propose des groupes exclusivement  suisses. A la différence de la compilation française, ce double cd nous propose des groupes qui sont encore en activité à part quelques exceptions (Allison, Black Angels, Coroner, …). Cette compilation se décompose en deux parties bien distinctes définies par les cds. Le premier cd nous propose des groupes "mainstream" avec des grosses pointures (Crystal Ball, Gotthard, Shakra, Krokus, …) mais également des groupes qui sont en train de prendre leur envol (Mines, Pure Inc…). Le deuxième cd suit également ce principe mais avec des groupes plus alternatifs (Redwood, Pronchild, Samael, , …). Une double compilation qui a donc le mérite de donner un aperçu assez  large de la scène rock helvétique, même si de nombreuses autres formations auraient méritées d'être présentes sur la compilation (Lunatica, Excelsis, Emerald,…), mais cela sera peut-être le cas lors d'un volume 2. (Yves)

 

 

HELSTAR – SINS OF THE PAST

(2007 – durée : 62’54’’ – 13 morceaux)

Encore un album de réenregistrements pour un des vétérans du power des eighties. Helstar s’attelle comme bon nombre de ses comparses au dur labeur de la mise au goût du jour de ses anciens titres. Pour ce qui est des titres pas trop de surprises, tous sont tirés des quatre premiers albums, agrémentés de deux inédits. "Burning star", "Witch’s eyes" et "Dracula’s castle" de "Burning Star" ; "Evil reign", "Suicidal nightmare", "Face the wicked one" et "Angel of death" de "Remnants Of War" ; "The king is dead" et "Tyranicide" de "A Distant Thunder" ; "Baptises in blood" et "Harker’s tale" de "Nosferatu". Les deux titres inédits, "Tormentor" et "Caress of the dead", restent toujours dans le style des anciens morceaux. Quand au line up, il est identique à celui de 1986 ("Remnants Of War"), exception faite du batteur. Une compilation dont le track list est le talon d’Achille, car pour faire découvrir ou redécouvrir un groupe sur le retour, il est de bon ton de présenter ses plus belles œuvres, ce qui n’est pas le cas ici. Nombres de titres sont des morceaux de seconde catégorie, et nombres de titres cultes et rageurs ont été oubliés. Musicalement les morceaux ne se voient pas excessivement changés sauf pour le son beaucoup plus gros et clean évidemment. Un album de renaissance qui risque fort de pas faire l’unanimité, mais qui permettra au moins de patienter jusqu'au prochain album prévu pour 2008, et qui j’espère sera moins frileux. (Sebb)

 

 

HELSTAR – THE KING OF HELL

(2008 – durée : 50’07’’ – 9 morceaux)

Fini les réenregistrements d’anciens titres laissant deviner le manque d’inspiration et l’envie hâtive de revenir au sein de la confrérie métal. Helstar revient pour de bon avec un vrai nouvel album cette fois ! Le groupe de power Américain renoue avec sa gloire passée et ne décevra pas les fans de la première ni de la dernière heure en sortant un cd de très bonne qualité. Les deux guitaristes se taillent la part du lion en proposant des riffs inspirés et un jeu de guitares irréprochable. Entre solo, lead et duels, les deux gratteux en mettent plein les oreilles tout en conservant une musique fluide (“The plague called man”, “When empires fall”). La section rythmique n’est pas en reste pour autant, et apporte son soutient à l’ensemble, posant l’ambiance et la puissance des titres (“Tormentor”, “Pain”).  Cependant je dois avouer que cet album, aussi bon soit-il, laisse un arrière goût de déjà–vu. Ceci étant la cause directe de la similarité entre tous les groupes où John Rivera officie. Non pas une similarité de style, quoique les différents groupes opèrent tous dans des registres proches, mais dans celle du chant à proprement parler toujours ancré dans la même veine et sans surprise d’un groupe à l’autre. Helstar réussi son come back et sort avec “The King Of Hell” son meilleur album depuis 1989, mais j’ai bizarrement l’impression de l’avoir déjà douze fois dans ma cdthèque… (Sebb) 

 

 

KEN HENSLEY – BLOOD ON THE HIGHWAY

(2007 – durée : 53’14" – 14 morceaux)

Après avoir connu la gloire dans les années 70 avec Uriah Heep, Ken Hensley a ensuite intégré Blackfoot, groupe culte de rock sudiste, pour mener enfin une carrière solo en dent de scie et tel un phénix renaissant de ses cendres, l’anglais revient avec un excellent album qui est un concept album basé sur l’histoire de sa vie. Musicalement, on sent les influences des seventies, mais ce qui fait la force de cet opus, outre l’intérêt des textes, c’est la présence de Jorn Lande sur cinq titres, Glenn Hughes sur deux compos (dont "The Last Dance" ou l’association de la voix de Glenn, tout en justesse, avec des parties symphoniques fait merveille), John Lawton (qui fut chanteur d’Uriah Heep pendant plusieurs années) ou encore la chanteuse Eva Gallagher qui intervient sur "Think Twice" dont le timbre fait penser à Tina Turner. Ken en plus de tenir les claviers, pose sa voix sur plusieurs titres, dont l’émouvant "I Did It All". Un album empli de feeling et qui reste l’une des très belles surprises de ce mois. (Yves)

 

 

HESS – JUST ANOTHER DAY

(2003 – durée : 38’12’’ – 10 morceaux)

Juste quelques semaines avant la sortie de l’album "The Early Years" d’Harem Scarem, son chanteur Harry Hess nous propose son premier album solo qui navigue entre pop et rock mélodique. Le style des compositions de cet album se différencie des albums d’Harem Scarem dans le sens où cet album est beaucoup plus calme et nous révèle la sensibilité du canadien et nous confirme que Harry est vraiment un grand chanteur (mais les fans d’Harem Scarem le savait déjà !). Ce dernier a su s’entourer de Pete Lesperance (guitariste de Harem Scarem) ainsi que de nombreux invités prestigieux dont Eric Martin (ex Mr Big), Mike Turner (ex Our Lady Peace) ou encore Ray Coburn (ex Honeymoon Suite) qui apportent chacun leur contribution aux morceaux écrits par Harry qui s’est occupé également de la production et qui pour ce premier album a également repris le morceau "Sentiment Blvd" présent sur l’album "Mood Swing" d’Harem Scarem. Un album qui devrait ravir les fans d’Harem Scarem ainsi que les adeptes de belles mélodies. (Yves)

 

 

HIBRIA - DEFYING THE RULES

(2004 – durée : 52'30" – 10 morceaux)

Malgré le fait que ce groupe existe depuis 1997, ce n'est qu'aujourd'hui qu'il nous est possible d'entendre la musique d'Hibria, combo brésilien, grâce à une distribution plus accessible qui coïncide avec la sortie de leur nouvel album "Defying The Rules" qui derrière une pochette symbolisant un monde livré à la violence nous délivre pendant un peu plus de cinquante minutes un heavy métal estampillé 100% "pur jus" ou pur houblon !!! Rapide, puisant ses références dans le heavy traditionnel européen  (Iron Maiden sur "Living Under Ice"), Hibria peut compter sur l'équation idéale : une rythmique béton  - une paire de guitares qui tissent des riffs rapides, le tout sous le couvert d'un chanteur, Luri Sanson, qui grâce à un registre assez étendu puisqu'il arrive à chanter de manière grave tout en montant dans les aigus avec fluidité donne la patine finale à cet album qui vous fera headbanguer sans difficulté. (Yves)  

 

 

HIGHEST DREAM

(2009 – durée : 44’53’’ – 11 morceaux)

Entre le moment, où j’ai reçu ce cd et la publication de cette chronique, Leon Mendes, leader (claviers, guitares, programmation, arrangements, ..) d’Highest Dream, m’a annoncé la signature de ce combo brésilien sur le label Escape qui sortira cet album fin de ce mois. Cela ne m’étonne pas, car ce groupe possède des qualités musicales qui s’inscrivent dans la lignée des meilleurs combos mélodiques, comme Journey, Pride Of Lions, Survivor, Toto, … avec un chanteur Riq Ferris vraiment impressionnant de justesse. L’homme n’est d’ailleurs pas le premier venu, puisqu’il a collaboré notamment avec Ted Poley, John Lynn Turner ou Tony Martin. Il est à noter que ce combo est le résultat de l’association de Leon et Riq, les trois guitaristes Marcello, Marcio et John intervenant chacun à leur tour en tant que spécial guests. Claviers au premier plan ("Far Away From Here" dans la ligné d’Asia) avec des guitares pas en reste, le tout au profit de mélodies subtiles comprenant des belles ballades ("Love Makes You Cry", "Never Be Apart"), le cocktail idéal pour un album AOR/FM réussi. (Yves)

 

 

HIGH IMPACT - EXIT WOUNDS

(2003 – durée : 34'29" – 8 morceaux)

Internet est vraiment un outil formidable, car malgré son principal aspect négatif qui est le téléchargement, il permet de découvrir des groupes remarquables qui sans le support du web n'aurait jamais été connu de ce côté de l'Atlantique, ce qui est cas de High Impact qui comme le suggère son nom, m'a fait très forte impression. Originaire de l'Ontario,  ce quatuor pourrait être la réponse canadienne à Def Leppard, car ce quatuor tire son inspiration du rock mélodique instauré par Joe Elliot et sa bande. Il est d'ailleurs intéressant de noter que Shawn Kaye possède un timbre de voix proche de Joe, ce qui accentue encore la comparaison avec le géant anglais au même titre que les refrains des morceaux (Inner Child - la ballade "Tears you Cried"). Il serait cependant injuste de cantonner High Impact dans le style Def Leppard, car le groupe peut également se réclamer des ricains de Boston (Sometimes) ou de Y&T. Il reste à espérer qu'une maison de disques prête une oreille attentive à cet album, car celui-ci mérite assurément autre chose qu'une distribution confidentielle. (Yves)  Contact : www.high_impact@hotmail.com

 

 

HIGHLAND GLORY – FROM THE CRADLE TO THE BRAVE

(2003 – durée : 53’50’’ – 9 morceaux)

Né des cendres de Phoenix Rizing (groupe norvégien de power métal qui avait sorti deux albums "Rise From The Ashes" en 1998 et "Eternal Crusade 2000), Highland Glory est l’un des groupes les plus prometteurs sorti cette année. Leur premier album est extrêmement bien foutu par la richesse des mélodies et des tempos. La Norvège déjà connue pour le niveau technique élevé de ces musiciens (Highland Glory ne fait pas exception à la règle) peut se vanter d’avoir également des chanteurs de premier ordre, à l’image de Jan Thore Grefstad qui par sa voix puissante (mais non criarde) mais remplie d’émotions (The Promise I Swear) permet au groupe toutes les audaces (passages acoustiques, belles envolées de clavier), car son timbre de voix s’adapte à toutes les situations musicales. Le groupe est influencé par l’Ecosse (le nom du groupe, la pochette de l’album qui n’est pas sans rappeler "Braveheart") et l’on retrouve des petites touches musicales celtiques bien sympas disséminées sur l’album. Les claviers sont prépondérants et se marient à merveille aux autres instruments et permettent au groupe de proposer un heavy mélodique de choix. (Yves)

 

 

HIGH-SCHOOL MOTHERFUCKERS – BACKSEAT EDUCATION

(2009 – durée : 34’28’’ – 11 morceaux)

Compos ne dépassant pas les trois voire quatre minutes, soli concis, rythmiques sautillantes, High-Scholl Motherfuckers distille un hard punk rock’n’roll influencé par les Backyard Babies, Hardcore Superstar ou The Hellacopters. Pas de place à de longs développements musicaux, ici c’est l’urgence qui prime et l’énergie n’est pas sans nous rappeler celle que développait la vague punk instaurée par The Clash ou les sulfureux Sex Pistols. C’est bien produit, ça respire le rock’n’roll et c’est français !!! Alors pourquoi se priver ? (Yves)

 

 

HIGHWAY CHILE – KEEPER OF THE EARTH

(2008 – durée : 54’37’’ – 12morceaux)

Très actif dans le début des eighties à travers les albums "Storybook Heroes (1983) et "Fever" (1984), Highway Chile, suite à des changements de musiciens, n’a plus fait parler de lui pendant de nombreuses années. C’est donc avec surprise que j’ai inséré ce nouvel opus studio de ce combo hollandais qui nous dévoile un hard "classique" avec un chanteur puissant et des guitaristes qui se complaisent à nous balancer des riffs dont la fonction première est de nous faire headbanguer et cela fonctionne très bien ("Endless Trail"). On pense parfois au heavy ricain (Amored Saint, Helltsar) tout en conservant un coté hard traditionnel, parfois lourd ("Stealing With Pride"). A noter que le groupe se débrouille correctement dans l’exercice de la ballade ("Headbangers), mais aussi dans la cover, avec une interprétation convaincante du "Long Live Rock’N Roll" de Rainbow.  Un retour inattendu, mais loin d’être ridicule. (Yves)

 

 

HIM - LOVE METAL

(2003 – durée 52’53’’ – 10 morceaux)

Him n’a plus rien à prouver et c’est dans cette optique que s’inscrit "Love Metal" qui permet au groupe de pas froisser son public et continuer d’acquérir des fans qui sortent du cercle classique "métal". Le groupe finlandais qui connaît depuis quelques années un succès conséquent puisque certains morceaux ont même été programmés en radio doit conforter sa position, car de nombreuses formations gothiques, dont les plus connues ont pour nom The 69 Eyes, Lucyfire, Entwine, commencent à se faire connaître et obtenir la reconnaissance du public métal. Ville Valo au chant qui reste la figure emblématique du groupe ainsi que ces acolytes ont donc du ressentir pas mal de pression lors de la composition de cet album, mais encore une fois, ils ont réussi à sortir un album intéressant, où la touche gothique est encore présente mais de façon plus nuancée qu’auparavant afin de ne pas se répéter. Les guitares sont bien présentes et savent se faire incisives ou non selon la tonalité du morceau (Buried Alive By Love, Soul On Fire, …). Le groupe ayant bâti une part de son succès grâce à des morceaux à la beauté froide et mélancolique propres aux pays scandinaves, "Love Metal" ne fait pas exception avec des compositions calibrées dans cette optique. Il est amusant de remarquer que l’album se décompose en deux parties A et B, comme au temps de nos vieux vinyls. A noter que le groupe jouera le 19 septembre prochain à Zurich avec Ozzy Osbourne et Godsmack. Une belle soirée en perspective avec une mélange de genres musicaux. (Yves)

 

 

HIMINBJORG – EUROPA

(2005 – durée : 51’56" – 14 morceaux)

Voilà un titre idéal à quelques semaine du referendum sur la constitution européenne ! Trêve de plaisanterie, c’est  d’un vieux groupes français que nous allons parler maintenant, puisque ce "Europa" est déjà la cinquième galette d’une des formations les plus connues de pagan black métal. Et ce qui est agréable, c’est que ce disque, plutôt que de se dévoiler dès la première écoute comme beaucoup d’autres enregistrements faciles d’accès, se laisse découvrir et apprécier petit à petit. Il est en fait tellement riche et varié qu’il est impossible de tout remarquer dès le début. La qualificatif Pagan correspond bien à ce style, puisque les éléments mis en relations renvoient à une époque passée et guerrière. Ainsi l’utilisation de chœurs masculins (pas si loin des œuvres les plus épiques de Bathory), d’instruments acoustiques, de chants clairs, d’ambiances moyenâgeuses créent un paysage digne des champs de batailles nordiques. Ces éléments sont mélangés à des passages franchement black, dont le chant criard équilibre la balance vers des horizons plus haineux ; de même, les plans mélodiques sont entrecoupés de blasts froids proches du black métal norvégiens, (ce qui n’est pas sans évoqué les vieux Satyricon par exemple). Ces différents aspects dessinent une sorte de fresque épique, dans laquelle on se surprend à rêver à de vastes plaines verdoyantes, jonchées de cadavres d’hommes morts au combat… Je ne suis pas fan de black en général, mais cette production m’a vraiment agréablement surpris, et les images qu’elle parvient à créer sont vraiment le fruit d’un travail d’arrangement musical très bien mené. Les black métalleux puristes crieront au scandale, moi je m’en branle, je trouve ce mélange entre Bathory et Satyricon vraiment excitant ! Je courre m’acheter un cheval pour prendre d’assaut les châteaux vosgiens ! (Stench)

 

 

DAVE HOLE – THE LIVE ONE

(2003 – durée : 73’23’’ – 12 morceaux)

Sans le blues, il y a fort à parier que le monde musical serait différent et l’influence de cette musique a été prépondérante pour de nombreux groupes qui ont contribué à la naissance du hard rock comme Led Zeppelin. Le blues existe depuis des lustres et partout dans le monde entier des musiciens passionnés continuent à maintenir la flamme vivante de cette musique qui est née dans les champs de cotons aux Usa. Le blues se vit sur scène et c’est d’ailleurs sur les planches de Perth en Australie et Chicago aux Usa (un des berceaux du blues) qu’a été enregistré cet album qui permet à Dave Hole de démontrer que le blues coule dans ses veines. Dave Hole a un timbre de voix assez proche du défunt Rory Gallagher (un autre grand bluesman qui a réussit à mélanger hard et blues), et il met toute son énergie dans son chant, mais le plus important dans le blues c’est la guitare et dans ce domaine Dave est certainement l’un des musiciens les plus talentueux à l’heure actuelle. Il a parfaitement assimilé toute les subtilités de cette musique et il n’a pas son pareil pour faire crier sa guitare de plaisir et les occasions ne manquent pas sur cet album torride.  (Yves)

 

 

HOLLENTHON – OPUS MAGNUM

(2008 – durée : 46’15’’- 8 morceaux)

Parfois, il est difficile de trouver une accroche ! Pour faire simple, disons que ce disque à de quoi dérouter par sa qualité. Le nom lui-même n’est pas trait attirant, pas très "frais" … Au delà de ces considérations de bas étage, décryptons les richesses dont regorge cet album. Tout d’abord, il ne vole pas son titre, il s’agit bel et bien d’une pièce de maître. De "On the Wings of a Dove" et son entré aux vertus accélérantes, à "Misterium Babel" et son jeu mystique, autant dire du début à la fin, les oreilles dégustent un met d’une qualité rare. Plusieurs images traversent notre esprit. Elles sont relayées en grande partie par la pochette, sombre et surnaturelle. Tout d’abord, je pensais à The Vision Bleak puis au groupe de métal à chanteuse pour les nombreux chœurs et à Dimmu Borgir pour la voix. Pourtant, la pièce maîtresse du groupe n’est pas inconnue, il s’agit de Martin Schirenc (Chant et Guitare) anciennement leader de Pungent Stench. La voix est donc rocailleuse, grasse, mais très discernable grâce à une articulation proche de Shagrath de Dimmu. Je fais cette comparaison car souvent l’on croirait entendre les norvégiens au grand damne des fans de Pungent Stench qui eux ne trouveront aucun élément de l’ancienne formation. Le style épique colle bien à l’image du groupe, les morceaux sautent à l’oreille comme un bruit de bouchon de champagne. Cela claque et on est immédiatement enivré par ces titres inoubliables qui pétillent. "Opus magnum" est sans doute le cd qui m’a le plus cloué le bec à l’écoute. Tragique, death, black, gothique, thrash, heavy, tous ces styles montrent à quel point le tout est bien ficelé et livré par des techniciens et des compositeurs de génie. J’ai l’impression de n’avoir rien dit car aucun mot ne remplacera l’écoute d’un tel chef d’œuvre, hormis une analyse plus longue que le cd lui-même. (Yann)

 

 

HOLLYWOOD HAIRSPRAY – VOL. 5

(2006 – durée : 59'51" – 16 morceaux)

Comme l'indique le numéro de ce Hollywood Hairspray, nous sommes en présence de la cinquième compilation du label Perris qui regroupe des groupes oeuvrant dans le créneau glam/hard rock'n'roll. L'intérêt de ce type d'album réside dans le fait que tous les groupes choisis sont tous plus ou moins underground et sans ce support, pour certains nous ne pourrions découvrir leur musique puisque c'est leur premier enregistrement. Les groupes sélectionnés viennent d'horizons géographiques différents, avec une majorité de groupes ricains (5), ce qui est normal puisque le genre est né au pays de la bannière étoilée, trois groupes suédois, deux groupes anglais, deux brésiliens et un représentant des pays suivants : Australie, Hollande, Italie, Suisse. Constat habituel : pas de groupe français, mais vu la situation musicale de notre pays, cela n'est pas étonnant, malgré le fait qu'il existe des groupes pratiquant ce style dans l'hexagone. Certains groupes sur ce volume 5 ont plus choisi la carte glam pur comme Chris Laney (guitariste de Zan Clan), RadioVipers, Sweet Cheater, alors que le combo Hollywood a choisi de mettre en avant des aspects plus fm, alors que d'autres formations ont choisi l'urgence brûlante du hard rock (Dirty Rig avec Kory Clarke de Warrior Soul, Bastardz, Alter Ego X, ces deux derniers combos appréciant Rose Tattoo et AC/DC), qui fait taper du pied ("On Parole"). Allez pas besoin de tergiverser, si vous aimez le glam et le hard rock chauffé à blanc instauré par Mötley Crüe, Warrant, Heaven's Edge et consorts, cette compilation est pour vous. (Yves)

 

 

HOLLYWOOD PARTY – LIKE A TATTOO

(2005 – durée : 46’52’’ – 13 morceaux)

J’avais déjà chroniqué en son temps, la démo de ce combo de la région de Valentigney, démo qui souffrait d’une production moyenne, mais qui contenait de bonnes idées. Cette démo a d’ailleurs surtout servi comme carte de visite au groupe afin de lui permettre de décrocher des dates de concerts et l’on ne peut être qu’admiratif du travail fourni par le groupe sur les planches, car celui-ci a porté ses fruits et de l’interprétation des titres en anglais par Rémy, jusqu’aux compositions en elles-mêmes, l’on sent que le groupe a énormément progressé.  De la pochette très réussie, en passant par l’album qui est proposé en digipack, tout a été soigné. La production est également beaucoup plus dynamique, ce qui permet d’aboutir à un résultat très réussi qui prend ses sources de l’autre côté de l’Atlantique (Back To L.A., American Life) avec un hard rock’n’roll glam qui se nourrit de toute cette culture qui mélange allègrement riffs et donnent envie de taper du pied (Rock’n’ Roll Band), avec des textes qui mélangent sexe et fête. Comme l’indique le titre "Just Have Fun", le groupe est là pour s’amuser et pour ceux qui  hésiteraient, il reste la possibilité de "Take It Or Leave It" (prendre ou laisser), mais il faut bien reconnaître que cela serait dommage, car le quatuor a le sens de la fête qui a été instauré en son temps par des combos comme Mötley Crüe, Kiss, The Darkness, Great White (Whiskey River) et consorts. (Yves) 

 

 

HOLOPHONICS – A LAND TO END MY FLIGHT

(2007 – durée : 64’24’’ – 14 morceaux)

Je ne suis pas fan extrême de néo métal, mais je dois reconnaître que j’apprécie certains combos, comme Holophonics qui part sa capacité à juxtaposer parties métal, chant clair avec un peu de chant énervé, le tout enrobé de belles mélodies m’a tout de suite accroché. La production est parfaite, claire et puissante, alors que le chant en anglais est vraiment maîtrisé. Et oui, c’est normal, c’est un groupe étranger, et bien non, Holophonics vient de Grenoble et arrive à partir de mélodies imparables, des refrains catchy et une bonne dose de feeling, à mettre tout le monde d’accord, alternant passages calmes pour après nous remettre une grosse couche de guitares bien métal. Assurément, un groupe qui devrait exploser et je suis certain que s’ils sont bien entourés, un avenir international s’ouvrira rapidement devant eux, ce type de rock entre Muse, Linkin Park et Placebo étant très en vogue. (Yves) 

 

 

HOLY HELL

(2009 – durée : 70’59’’ – 70’59’’)

HolyHell est un combo américain qui bénéficie du soutien de Joey De Maio de Manowar (le bassiste a d’ailleurs produit l’album des new yorkais) et c’est à l’occasion du Earthshaker festival en 2005 où Manowar assurait la tête d’affiche que j’avais découvert HolyHell sans pouvoir me faire une idée précise sur le groupe. C’est maintenant chose faite à travers son premier album éponyme et il faut reconnaître, que c’est un très bon opus avec une bonne chanteuse Maria Breon qui n’est pas sans rappeler Andrea de Lunatica avec quelques petits passages faisant penser à Anette de Nightwish avec quelques petites influences gothique en début de certains titres. Musicalement, c’est du métal symphonique avec des claviers et des guitares très présentes, notamment au niveau des soli survoltés de Joe Stump (Reign Of Terror) guitariste surdoué influencé par le style néo-classique. L’album est très puissant, tout en restant très mélodique, et l’on ne s’ennuie pas un seul moment, ce qui n’est pas un mince exploit, vu le nombre de combos présents sur ce créneau, preuve de la qualité de cet opus. (Yves)

 

 

HOLY MARTYR – STILL AT WAR

(2007 – durée : 50’08’’ – 8 morceaux)

Holy Martyr est un combo italien qui se plait à jouer dans la grande famille du true métal. Après une intro inutile et vraiment casse couilles, bref typique au true métal, mêlant ode guerrière et musique épique, le premier titre commence. Ce "Vis Et Honor" pose immédiatement les bases du cd, le groupe fait du true métal épique, et la seule étape difficile à passer est l’accoutumance au chant, pas qu’il soit mauvais, mais il est plutôt dans un registre un peu singulier pour ce genre de groupe. Pour tout le reste, les italiens se débrouillent comme si ce cd n’était non pas le premier mais le dixième, tant pour les compos que pour la production sans une fausse note. "Hatred Is My Strength" morceau mid-tempo, le très rapide "Warmonger" et tout les autres titres présents sonnent comme aux grandes heures du true métal d’il y a 20 ans, et on sent à travers tout ça les influences de vieux briscards tel Manilla Road, Cirith Ungol ou Manowar. Certes cet album ne révolutionnera pas le métal, mais un bon cd de true métal de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal. (Sebb)

 

 

HOLY MOSES - STRENGHT, POWER, WILL, PASSION

(2005 – durée : 50'04" - 12 morceaux)

Tenez vous bien, c’est le 10eme album que nous pondent les allemands de Holy Moses ! Mais il faut se rendre à l’évidence, à part les plus vieux (dont je fais partie) qui encensaient le groupe dans les années 80, tout le monde s’en bat les couilles et la reformation du combo il y a deux ans a eu l’impact d’un pet de libellule… J’espère que ce nouveau disque marquera plus les esprits, d’autant qu’il est bien meilleur ! Déjà, gros changement chez les teutons : le membre fondateur, leader, compositeur et producteur Andy Classen n’est plus de la partie, et cela donne du sang neuf à la formation. Son remplaçant est Mickael Hankel du groupe Erosion, et l’album est produit par Schrödey, qui était guitariste aux cotés de Sabina Classen dans Temple Of The Absurd. C’est en quelque sorte une grosse famille qui se retrouve, et je ne sais pas si c’est l’explication, mais cet album est vraiment très bon. Puissamment thrash, dans la grande tradition des vertes années du métal allemand, ce disque n’est pas sans rappeler les albums classiques de Holy Moses "World chaos" et  surtout "Terminal terror", c’est à dire une alternance de titres rapides, parfois Slayeresques, avec des passages plus lents, heavy, métal quoi ! Bien entendu, la particularité du groupe reste la voix étonnante de Sabina, qui continue à montrer de quoi elle est capable en dégueulant des vocaux agressifs que certains mecs ne peuvent même pas reproduire en rêve. Pour ceux qui ne connaissent pas, imaginez une version féminine de John Tardy… Très entraînant, particulièrement bien torché, doté d’une production puissante, de refrains et de mélodies qui s’incrustent sans problème dans votre crane (le très bon "Examination" par exemple et son refrain majestueux), ce disque est une parfaite réussite, un achat qui s’impose pour les fans, mais surtout pour ceux qui veulent découvrir ce groupe mythique. Holy Moses, ou l’expérience au profit d’un album 100% métal ! Content de vous revoir en pleine forme, messieurs dame ! (Stench)

 

 

HOLY MOSES – AGONY OF DEATH

(2008 – durée : 70’02’’ – 12 morceaux)

Deux ans après la reformation de Holy Moses et l’album qui en a découlé, Sabina Classen revient avec un nouvel album toujours ancré dans le thrash old-school typique du groupe Allemand. Mais cette fois, Sabina revient avec un line up complet ! Fini les cumuls de postes et les musiciens de studio, place à un groupe entier. Seuls subsistent Michael Hankel présent aux guitares depuis l’album de 2005, et bien sûr la tête de proue du combo, Sabina, au chant. Ce nouvel album débute de façon très agressive avec “Imagination” puis “Alienation” qui  donnent de suite le ton général du cd. Les titres sont rapides, rageurs et violents, les parties musicales et les solos transpirent le thrash old-school à grosses gouttes, et Sabina excelle toujours autant au chant (“World in darkness”, “Schizophrenia”, “Delusional denial”). Les morceaux ne sont pas sans rappeler les premiers albums du groupe, “Finished With The Dogs.” et “The New Machine Of Liechtenstein”,  par leur coté cru et brut. Le seul défaut du cd réside dans la surabondance des intro post-plages. Une intro de-ci de-là peut créer une atmosphère particulière, mais en abuser démoli cet effet. Or sur cet album, chaque titre comporte son intro ce qui nuit considérablement à la spontanéité et à la violence des enchaînements, et donc à la puissance globale du cd. Dommage, sans çà, Holy Moses aurait sorti un album incontournable du thrash ols-school ! (Sebb)

 

 

HOLY TERROR – TERROR AND SUBMISSION

(1987 – durée : 42’24’’ – 9 morceaux)

C’est lors de nos soirées bien arrosées chez Kubi Hubi (desquelles je ne ressors pas très souvent sain et digne) que je (re)découvre certaines vieilleries et raretés sorties de sa collection. Kubi Hubi étant mon ainé d’une dizaine d’années, il possède parmi ses albums quelques enregistrements qui méritent de poser une oreille attentive dessus. Holy Terror fait parti de ces pièces majeures du métal que j’ai revisité grâce à lui. Ce groupe de thrash Américain fondé par Kurt Colfelt (dont le patronyme varie ici en Killfelt, surement pour faire plus “méchant“) qui n’est autre que l’un des guitaristes originels d’Agent Steel, sort en 1987 son premier album qui est sans aucun doute une des pièces essentielle au thrash old-school ! L’ensemble des compos est de très haut niveau, permettant d’apprécier pleinement le talent des musiciens du groupe. Les guitares sont rageuses et rapides, la rythmique soutenue (dont les baguettes ont été dans un premier temps tenues pas Jack Schwarz ex-Dark Angel) et les solos incisifs et stridents (dans lesquels Kurt Colfelt n’hésite pas à prouver sa capacité à jouer vite, n’ayant rien perdu de ses prouesses datant du premier album d’Agent Steel). Le chant de Keith Deen permet à l’album de passer un cap supplémentaire et est tout simplement incroyablement bien adapté aux morceaux. Il suffit d’écouter un titre au hasard sur l’album pour se rendre compte de sa qualité, “Evil's rising”, “Distant calling”, “Blood of the saints”, “Terror & submission”… Un classique du thrash/speed Américain aussi délectable qu’un Grand Cru Rangen ! (Sebb)

 

 

HONEYMOON SUITE – DREAMLAND

(2002 – durée : 47’51’’ – 12 morceaux)

Retour en force du groupe canadien Honeymoon Suite, grâce aux efforts du label Frontiers.  Les deux principaux membres fondateurs du groupe Johnie Dee au chant et Derry Grehan sont toujours à la barre et ont réussi à trouver des nouveaux membres qui ont la même approche du rock mélodique, pour mener le bateau à bon port. Ainsi  Peter Nunn (Alannah Myles, Gowan, Brighton Rock) aux claviers, Rob Laidlaw (Lee Aaron, Kim Mitchell, Rik Emmett) à la basse et Brett Carrigan à la batterie complètent la formation qui  essaye à travers ces douze nouvelles compositions de redonner le lustre d’antan à ce groupe mélodique qui a écrit l’un des plus belles pages du rock mélodique, grâce à quatre albums studio (dont le premier est sorti en 1983, album indispensable au même titre que leur deuxième album "The Big Prize") et un album live. Le but est atteint et on a l’impression que le marché du rock mélodique est en train de renaître grâce à des albums de cette qualité, bien qu’il a toujours existé, mais de manière underground ces dernières années. L’album alterne les morceaux rock avec les morceaux plus calmes et l’écoute de ceux-ci s’avère très relaxante prouvant une nouvelle fois les vertus thérapeutiques de la musique contre le stress quotidien auquel  nous sommes confrontés. (Yves)

 

 

HORD – REBORN FROM CHAOS

(2006 – durée : 44’30” – 11 morceaux)

Parmi les cd promo envoyés par les maisons de disques, il y parfois quelques très bonnes surprises. Hord fait parti de ces heureux hasards, petite découverte qui vaut son pesant de cacahuètes. Les Nîmois jouent dans un style où l’on sent resurgir des influences proches de Strapping Young Lad, Machine Head et Ministry, en y mélangeant à la fois tous les ingrédients du métal indus, des samples, et y ajoutant quelques scratches qui accentuent encore plus la violence des morceaux ("Master Life Down"). Puis, sur certains titres, le groupe pousse encore plus loin en incorporant des parties techno, accentuant encore plus l’agressivité dégagée par les compos ("Soul Apocalypse"). La musique est soutenue par une batterie agressive, des guitares enchaînant riffs rapides et passages saccadés, et un chant hurlé arrivant néanmoins à sortir son épingle du jeu lors des passages plus calmes et plus modulés des titres. Hord joue dans la même catégorie que Punish Yourself, et la scène indus française ne s’en trouvera que renforcée et crédibilisée. (Sebb)

 

 

HORRORSCOPETHE CRUSHING DESIGN

(2005 – durée : 44’45’’ – 11 morceaux)

Horrorscope, ça vous dit rien? Si si, replongez vous dans vos classiques… Voilà, ça vous revient ? C’est le titre d’un album d’Overkill. Et à mon avis, ce n’est pas un hasard, le brailleur porte sur la photo un tee shirt de ce groupe culte, et c’est une mise en bouche parfaite pour ce que l’album va nous offrir : l’un des meilleurs albums de thrash que j’ai entendu depuis un putain de moment ! La plupart des rythmiques, bien mid tempo, soutiennent des riffs complexes et ultra précis, et c’est dans un style musical très proche des vieux Annihilator que le groupe se situe. Entre le speed métal d’époque et le pur thrash d’Exodus, flirtant souvent avec les plans burnés proches de Testament, Horrorscope symbolise ce que j’attends d’un vrai putain d’album de métal, avec des morceaux puissants, intéressants, qui entraînent le headbanging sans répit, des solos rapides, pleins de hargne, la wah wah à fond. Le chanteur s’en sort avec les honneurs, sa voix puissante (croisement entre Billy de Testament et le grogneur de Xentrix) peut se faire plus mélodique, comme le prouve l’audacieuse reprise de Dio “Between Two Hearts”… Oser s’attaquer au répertoire d’un des plus grands vocalistes du métal, fallait avoir des couilles grosses comme des pastèques, et franchement le pari est gagné ! Inutile d’en dire plus, tout ce qui se rapporte à un excellent album de speed/ thrash métal est présent dans ce disque, allez y les yeux fermés ! Cela fait quatre fois que je l’écoute à la suite, et il n’y a rien à jeter !! (Stench)

 

 

HOTWIRE – DEVIL IN DISGUISE

(2006 – durée : 45'50" – 11 morceaux)

Encore un album qui s'est fait désirer par les fans de hard mélodique, puisque le combo germanique Hotwire aura mis quatre années pour donner une suite au très réussi "Middle Of Nowhere". L'attente n'aura pas été vaine puisque "Devil In Disguise" est un cran au dessus de son prédécesseur avec un côté rentre dedans plus accentué ("Waterfalls", "Skytrain" ) mais sans supprimer les ballades qui restent l'un des points forts du combo ("Wonderland", "Here I Am", "Feelings", titre acoustique qui fait penser à Extreme). Petite reprise sympa, très groovy, le titre "Hot Love" de T.Rex que démontre que le combo d'Ingolstadt est plus d'être très talentueux a très bon goût, d'autant que certains titres ("Devil In Disguise") nous font un peu penser à White Lion. Un must pour les adeptes du style mélodique. (Yves)

 

 

HOUSE OF LORDS – THE POWER AND THE MYTH

(2004 – durée : 43,37 – 10 morceaux)

La question que tous les fans de hard fm se pose est la même : est-ce que la cuvée 2004 de House of Lords est-elle aussi somptueuse que celle qui avait enflammé tous les aficionados de hard fm avec un premier album éponyme sorti en 1988 puis "Sahara" en 1990 et enfin "Demon’s Down" en 1992. La réponse n’est pas évidente, surtout que Greff Giuffra aux claviers, dont l’apport était important au sein du combo, n’a pas souhaité faire partie de la reformation de House Of Lords. Heureusement, il a été fait appel à quatre musiciens de talents pour le remplacer comme Derek Sherinian (Dream Theater), Allan Okuye (Rat Bat Blue) Sven Martin (Tattoo) et Ricky Phillips (Bad English, Styx). L’ensemble de l’album sonne comme du House Of Lords traditionnel, avec de nombreuses touches plus diverses (la voix de James Christian modifiée sur Living In Silence), le morceau instrumental prog qui porte d’ailleurs le titre de l’album, les influences arabisantes sur "The Rapture", les rythmes saccadés sur "Mind Trip" … Bref, vous l’aurez compris cet album nous présente une nouvelle facette de ce super groupe qui demandera quand même quelques écoutes pour être apprécier dans sa globalité. (Yves)

 

 

HOUSE OF LORDS – WORLD UPSIDE DOWN

(2006 – durée : 57'17" – 13 morceaux)

Après "The Power And The Myth" en 2004 qui avait marqué le retour d'un des fleurons du hard mélodique, House Of Lords, ce nouvel opus devrait vraiment les remettre sur le chemin du succès, car cet album à l'inverse de son prédécesseur, qui naviguait dans plusieurs directions, est très orienté hard rock mélodique. James Christian est impérial au micro et le retour de Gregg Giuffra aux claviers apporte le petit plus pour que le groupe redécolle. Aussi bien sur les morceaux entraînants ("These Are The Times" "I'm Free" très moderne, "Rock Bottom") que sur les mi-tempos ("All The Way To Heaven", Million Miles"), que sur les superbes ballades ("Field Of Shattered Dreams" avec son intro à la guitare acoustique style hispanique, "World Upside Down"), le House Of Lords qui avait enflammé les foules à la fin des années quatre vingt ("House Of Lords", "Sahara") est de retour et prêt à en découdre sur scène puisque le groupe sera présent au Rock Of Ages le 28 juillet et au United Forces Of Rock le 1er octobre 2006. (Yves)

 

 

HOUSE OF LORDS – LIVE IN THE UK

(2007 – durée : 60'46" – 13 morceaux)

Premier live du groupe ricain House Of Lords, ce cd a été enregistré lors du festival Firefest à Nottingham en Angleterre le 26 novembre 2005, concert qui marquait le come back du groupe hard fm avec ses membres d'origine, excepté Greff Giuffria aux claviers, retour finalisé par la sortie en 2004 de l'album "The Power And The Myth" et quelques concerts, dont ce show anglais. Car depuis, les choses ont évoluées, puisque sur l'album studio suivant, le très bon "World Upside Down" paru en 2006, seul subsiste James Christian au chant. La track liste de "Live In The Uk" fait la part belle aux standards du groupe avec notamment les imparables "Sahara", "Love Don't Lie", "I Wanna Be Loved", "The Edge Of Your Life". On remarquera également la reprise sympa du titre "Can't Find My Way Home" de Blind Faith. 8 titres sont donc issus de deux premiers albums du combo, alors qu'un seul titre est extrait de "Demons Down", les autres étant tirés de "The Power And The Myth".  L'interprétation est sans faille, avec des solos parfois plus longs que sur les versions studio et un James Christian à la voix toujours aussi belle, légèrement éraillée. Un live donc assez sympa qui bénéficie aussi d'un titre studio bonus "Havana" correct sans être exceptionnel. (Yves)      

 

 

HOUSE OF LORDS – COME TO MY KINGDOM

(2008 – durée : 57’42’’ – 14 morceaux)

Après un "World Upside Down" paru en 2006 et qui remettait House Of Lords sur les rails de rock mélodique de tout premier ordre, "Come To My Kingdom" enfonce le clou avec une formation qui a trouvé ses marques et qui à l’instar de White Lion a retrouvé des couleurs. Les compos correspondent à ce que recherchent les fans de mélodique : des titres où la dualité guitares/claviers tissent des mélodies imparables ("I Need To Fly"), où se pose la voix majestueuse de James Christian qui évidemment casse la baraque sur les ballades mais aussi sur les mi-tempos qui émaillent cet album. Et même si cet album est estampillé "hard rock mélodique", celui-ci réserve aussi de beaux solos, Jimi Bell n’étant pas avare sur ce point. Un groupe qui nous offre ici l’un de ses meilleurs albums qui peut s’intercaler sans problème avec ses meilleures réalisations datant de la fin des années quatre vingt. Un groupe qui viendra au Z7 le 23 mars 2008, avec je l’espère une audience plus fournie que lors de leur dernier passage en 2007. (Yves)

 

 

HOUSE OF MIRRORS - DESOLATION

(2006 – durée : 45'44 – 11 morceaux)

Remaniement chez le groupe finlandais House Of Mirrors, puisque du premier l'album "Nightflight To Paradise" restent uniquement Pekka Rautiainen au chant et Jaakko Niitemaa aux guitares. Ce changement s'accompagne également d'un durcissement du ton, un peu moins fm et un peu plus hard ("Desolation", "On The Red Line") avec des guitares plus agressives, le tout restant cependant mélodique. Il reste que le groupe ouvre sa musique à de nouvelles influences, comme sur "Broken Soul" qui nous fait penser à Artension, le voix de Pekka se rapprochant de celle de John West. Ce titre ne doit pas occulter de pures perles estampillées "100% fm", comme la belle ballade "Where Are You Know" ou des mi-tempos, faisant penser aux premiers Europe ("Waiting In The Wings"). Accrocheur, puissant, parfois cajoleur, ce combo réussi donc à nous proposer un panachage de divers styles le tout sans anicroche. (Yves)

 

 

HOUWITSER – DAMAGE ASSESSMENT

(2003 – durée : 31’30’’ – 8 morceaux)

Quelques mois seulement après la sortie du nouvel album de SINISTER, revoilà Aad et Alex (respectivement bassiste et batteur du groupe Hollandais), déjà de retour pour nous proposer le quatrième cd de leur projet parallèle Houwitser. Il faut tout de suite faire un étonnant constat : sur ce coup là, Sinister est écrasé, et de loin ! Ce nouveau "Damage assessment" est sous doute le meilleur album de death metal classique sorti depuis longtemps. C’est vraiment agréable de pouvoir écouter un disque de death metal traditionnel de cette qualité, qui ne cherche pas à tout prix la rapidité, mais qui cultive l’ambiance qui avait marqué les années 80. Les riffs sont donc entraînants, les breaks utilisés à bon escient, les changements de rythmes sont nombreux, les accélérations ne servent qu’à rehausser des passages très lourds, bref, on est confronté à une vision "old school" du death (avec tout ce que ça comprend d’élogieux venant d’un vieux fan de death comme moi !), totalement différent de ce qui se fait actuellement aux Usa, et c’est un retour aux sources vraiment bienfaiteur. Bien entendu, la voix est, comme il se doit, très grave et assez impressionnante. Un album à conseiller à ceux qui veulent découvrir ce que le death classique peut être. Franchement, quelle grosse erreur ça serait de ne pas vouloir ! (Stench)

 

 

BRIAN HOWE – TOUCH

(2003 – durée 47’52’’ – 11 morceaux)

Le nom de ce chanteur n’est pas trop connu, malgré le fait qu’il ai chanté sur plusieurs albums de Bad Company et Ted Nugent (époque Penetrator). Son passé permet de comprendre que l’on n’a pas affaire au premier venu et que Brian sait ce que chanter veut dire. L’écoute de cet album s’avère très reposante à l’image du premier morceau "I Remember" qui donne le ton de cet album : une intro au piano sur laquelle vient se greffer la voix de Brian. Vous l’aurez compris cet album est dans l’ensemble un recueil de morceaux calmes, compositions sur lesquelles Brian met toute sa conviction et son feeling. On peut néanmoins regretter l’absence de morceaux plus rock, surtout quand on connaît le passé du chanteur. Il est important de signaler que cet album est déjà sorti en 1997 sous un autre titre mais non distribué en Europe et que c’est grâce au label MTM que l’on peut enfin le trouver chez nous. (Yves)  

 

 

HTP –GLEN HUGHES/JOE LYNN TURNER

(2002 – durée : 61’18’ – 11 morceaux)

 Retrouver deux des plus grands chanteurs hard ensemble, en l’occurrence Glen Hughes (ex-Deep Purple, Hughues & Thrall, …) et Joe  Lynn Turner (ex-Rainbow, Deep Purple, …) relevait du rêve et bien celui-ci s’est concrétisé sous la forme du projet HTP et je dois reconnaître que le résultat correspond à mes attentes. Les deux monstres ont participé ensemble à l’écriture des morceaux (sauf un morceau écrit uniquement par Glenn Hugues) et l’on ressent effectivement une certaine complicité entre les deux hommes tout au long des onze morceaux. L’on retrouvera évidemment l’influence des groupes où on officié les deux chanteurs, mais cela vous incitera à vous replonger dans vos vieux vinyls et de redécouvrir ces groupes qui ont écrit de belles pages de l’histoire de notre musique favorite. Bien que le style de chaque chanteur soit différent, hard/soul pour Glenn et hard/fm pour Joe, les deux hommes sont arrivés à créer une certaine osmose et l’alternance des chants ou les parties chantées en commun ne choquent absolument pas. De plus, les musiciens qui les accompagnent sont des pointures d’un point de vue technique, sans être dénués de feeling, ce qui permet de dérouler le tapis rouge pour Glenn et Joe. Ces derniers ont également réussi à avoir sur leur projet, la présence de guitaristes d’exception tels que John Sykes, Paul Gilbert ou Akira Kajiyama. Une belle brochette de stars pour un des albums de hard mélodique les plus réussis de cette année. Ne ratez surtout pas leur venue le 19 septembre prochain au Z7 de Pratteln. (Yves)

 

 

HTP – 2

(2003 – durée : 58’07’’ – 11 morceaux)

L’association de deux des plus grands chanteurs de hard, en l’occurrence Glenn Hughes (Deep Purple, Hughes & Thrall, …) et Joe Lynn Turner (Rainbow, Deep Purple, …) continue de fonctionner et la preuve nous en est donnée de la manière la plus éclatante avec ce deuxième album de HTP. Les deux hommes se connaissent mieux et la tournée qu’ils ont effectués en 2002 n’a pu que renforcer leur complicité. Les deux hommes continuent en parallèle leur carrière solo mais ont néanmoins réussi à composer ensemble une partie de ce nouvel album d’HTP. A part l’arrivée d’un nouveau clavier Ed Roth, le reste des musiciens entourant les deux chanteurs reste identique. Les morceaux sont puissants et nous entraînent vers des rivages proches de Led Zeppelin avec le titre "Losing My Head", morceau qui voit la participation de Steve Vai et Chad Smith (Red Hot Chili Peppers) à la batterie. Les fans de Deep Purple et de Rainbow ressentiront également des frissons en écoutant cet album, car ces deux personnalités que sont Glenn et Joe n’ont pas oublié leur passé, mais le transcendent avec bonheur tout en intégrant un son actuel. Les deux voix se combinent et se complètent à merveille et se superposent même de manière éclatante (Lost Dreams).  Un album pour tous les fans de bon hard rock mélodique et pour tout fan de rock, tout simplement. (Yves)

 

 

GLENN HUGHES – SOULFULLY LIVE IN THE CITY OF ANGELS

(2004 – durée cd1 : 42'10" – 6 morceaux / cd : 2 : 47'55" – 6 morceaux)

Depuis plus d'une dizaine d'années, Glenn Hughes, "The Voice" a retrouvé vraiment la patate, notamment avec sa collaboration avec Joe Lynn Turner dans HTP. Exit les problèmes de dépendance à diverses substances, place uniquement à la musique et c'est cette confiance retrouvée qui lui donne des ailes et lui permet de nous offrir ce témoignage live de l'une de ses prestations. Mais attention, ce live est un peu particulier dans le sens où il n'a pas été enregistré dans une salle de concert mais dans un studio d'enregistrement le 11 janvier de cette année devant un public de potes et d'invités triés sur le volet. En 11 morceaux live, le grand Glenn reprend des morceaux emblématiques de sa féconde carrière. Ainsi, on passe par des morceaux de ses albums solos en faisant un crochet par Deep Purple (Mistreated, Gettin' Tigher, You Keep On Moving), Trapeze (Seafull), Hughes & Trall avec toujours cette aisance vocale aussi bien quand il chante dans les aiguës que dans les parties plus classiques. Entourés de grosses pointures dont Chad Smith des Red Hot Chili Peppers à la batterie, JJ Marsh et George Natos aux guitares, Kevin Du Brow (Quiet Riot) aux chœurs, Glenn peut nous faire ressentir toute la profondeur de son chant aussi bien dans les moments les plus rock que ceux plus groovy. A noter que l'album comprend également deux morceaux studios qui complètent ce double live qui sort 10 ans après le mythique "Burning Japan Live". (Yves)    

 

 

GLENN HUGHES – MUSIC FOR THE DIVINE

(2006 – durée : 52'20" – 11 morceaux)

Possédant l'une des plus belles voix dans le hard rock, l'ex-bassiste chanteur de Deep Purple, Trapeze, ect… n'a jamais caché son ouverture d'esprit, puisque tout au long de sa carrière, il a toujours intégré des éléments extérieurs à la sphère purement hard. Son amour du rock au sens large du terme n'a jamais été un secret ainsi que son attirance pour la soul ("Steppin On") et même le funk, courants certes différents mais qui se retrouvent avec bonheur sur "Music For The Divine" qui bénéficie également d'arrangements symphoniques ("The Valiant Denial", "Frail"). L'association avec Chad Smith (batterie) des Red Hot Chili Peppers fonctionne à nouveau à plein et nous offre un résultat varié comprenant des titres electriques ou acoustiques. La basse de Glenn claque, caresse, un peu à l'identique de sa voix qui nous emmène dans un voyage musical groovy qui attirera les fans de "The Voice" et tous ceux qui n'ont pas de frontières musicales. (Yves)

 

 

GLENN HUGHES – FIRST UNDERGROUND NUCLEAR KITCHEN

(2008 – durée : 50’48’’ - 11 morceaux)

Sur ce nouvel album de celui que l’on a surnommé la "voix de rock", Glenn Hughes a mis de côté justement son coté rock au profit d’une musique funky ("We Go To War"), utilisant des cuivres ("F.U .N.K"). La basse claque toujours ("Crave", "Love Communication"), mais les compos sont plus chaloupées ("Satellite", "Imperfection") avec toujours une énorme part de groove ("We shall Be Free") rehaussé par les parties de batterie de Chad smith (Red Hot Chili Peppers). Le hard puissant a été volontairement occulté sauf sur "Never Say Never" et il est clair que lorsque Glenn déclare qu’il n’est plus à sa place lors des festivals de métal, il ne ment pas, car le bassiste chanteur a choisi une autre direction musicale sur "Funk" (déjà appréhendé sur ces albums précédents mais pas d’une manière aussi franche), plus soul funk, mais le talent faisant le reste, cela est intéressant à condition d’avoir une grande ouverture musicale. (Yves)   

 

 

HUMAN FORTRESS – DEFENDERS OF THE CROWN

(2003 –durée : 52’16’’ – 12 morceaux)

Auteur d’un premier album (Lord Of Earth And Heavens Heir) en 2001, Human Fortress,  qui nous vient d’Hannovre, remet le couvert en cette fin d’année 2003 avec un album qui sent bon le heavy et qui donne l’envie immédiate de headbanguer. Produit par Tommy Newton (Victory), le son bénéficie d’une production béton qui vous colle au mur. L’originalité du groupe réside dans le fait qu’il est attiré par le Moyen-Age et n’hésite pas à incorporer (avec parcimonie cependant) des guitares acoustiques ou des flûtes sur certains titres afin de donner une coloration médiévale à la musique du groupe. Ce dernier a l’image de Mob Rules distille également des compositions marquées par la dualité puissance/mélodie, grâce notamment au chant de Joti Parcharidis qui sans forcer, démontre ses compétences vocales. Soutenu par les claviers de Dirk Marquardt, et par des refrains inspirés, les deux guitaristes (Torsten et Volker) effectuent leur boulot avec minutie et renforcent cette impression de travail bien fait.  Et hop encore un album à acquérir pour nous tenir au chaud cet hiver. (Yves)

 

 

HUMAN ZOO – OVER THE HORIZON

(2007 – durée : 47’02" – 12 morceaux)

Après leur premier album "Precious Time", les allemands de Human Zoo reviennent avec un deuxième opus énergique de hard mélodique, comme le démontre le titre "Cryin’" en ouverture du cd juste après une courte intro. Composé notamment de membres de Glenmore et de Subway, Human Zoo maîtrise toutes les ficelles du rock mélodique, en passant par les refrains "killer" ("Over The Horizon"), les ballades ("Be The One") tout en ayant un petit plus, en la présence d’un saxophone qui donne un côté inédit aux compos ("Lovin’ You") sans oublier le titre acoustique ("Endless Road"). Un album dans la lignée de Bonfire, Pink Cream 69, Bon Jovi et Gotthard. (Yves)

 

 

HYDROGYN – BOMBSHELL

(2006 – durée : 50'44" – 14 morceaux)

Typé hard rock classique, Hydrogyn se situe dans la droite lignée de groupes à chanteuse(s) comme Vixen, Headpins, Allison ou Heart et même Evanescence avec son côté plus actuel ("Breaking Me Down"). C'est hyper mélodique, tout en bénéficiant de solis incisifs, de riffs puissants mais qui savent jouer sur l'alternance de rythmes ("Vesper's Song"). La production de cet album est imparable, pas étonnant quand l'on sait que c'est le célèbre Michaël Wagener (Metallica, Mötley Crüe, Alice Cooper, …) qui s'en est chargée. La voix de Julie est vraiment expressive, puissante, tout en montrant son côté sauvage quand il le faut, comme sur la reprise de "Back In Black" d'AC/DC.  Carré sur les titres hard aux refrains imparables,  faisant preuve de sensibilité sur les ballades ("Whisper", "Come Back To Me"), Julie prouve qu'elle sait utiliser son timbre de voix à bon escient, mais cantonner Hydrogyn à sa chanteuse et à son côté sexy (cf pochette de l'album) serait réducteur, car le groupe possède de vrais atouts et sait composer de très bon titres de hard mélodique. (Yves) 

 

 

HYDROGYN – DEADLY PASSIONS

(2008 – durée : 41’38’’ – 10 morceaux)

Ce deuxième album d’Hydrogyn, même s’il est paru en 2008, méritait une petite chronique, car son contenant est sympa à écouter. Ne vous fiez pas à la pochette, le groupe n’a pas évolué vers le rock gothique depuis "Bombshell", le style joué reste toujours ancré dans le hard ricain. Les compos sont puissantes et mélodiques, à l’instar du titre "Rejection" qui nous attire par son côté direct, la voix chaude de Julie se chargeant d’apporter un côté plus mélodique tout en restant musclé. On sent que sur ce nouvel opus, le groupe a voulu montrer un coté plus rageur ("Your Life") avec un feeling qui donne envie de taper du pied, tout en conservant une facette mélodique, à l’instar de la reprise très réussie du titre "You Oughta Know" d’Alanis Morissette ou de l’intro en acoustique tout en finesse sur le titre "Candles Light Your Face", titre mi tempo au refrain accrocheur. Digne successeur de "Bombshell", ce nouvel opus d’Hydrogyn accrochera à coup sûr, les fans de hard féminin mais aussi de hard de qualité. (Yves)

 

 

HYPNOS – THE COLLECTION 1999-2003

(2004 – durée : 44'20" - 11 morceaux)

Comme le laisse entendre le titre de l’album, c’est une sorte de best of que nous propose le label Metal Age. Pour ceux qui ne connaissent pas Hypnos, sachez que le nom du groupe a été choisi à cause du morceau du même nom de Pungent Stench, et que c’est un ancien Krabathor qui a fondé ce combo. Pas besoin de vous faire un dessin, c’est bien de death métal qu’il est question. Par contre, pas de dérive techniciste, pas d’ultra violence, juste un bon death old school très basique et bien speed comme on en trouvait au début des années 90 dans les pays de l’est. Pas mal de blasts viennent rehausser cette musique fort simple, et au demeurant bien sympa. Cette compil regroupe donc deux titres du promo de 2003 (très violent, presque black par moment… un changement de cap reste à prévoir !), trois live de 2002 au son assez moyen mais qui retransmettent bien l’ambiance d’un concert d’Hypnos, un titre du second album "The Revenge Ride" de 2002 (sans aucun doute le meilleur titre de la compil, proche du premier Hypocrisy), un titre du premier album "In Blood We Trust" de 2000, et les trois morceaux de la première démo "Hypnos", là encore un son bien moyen, mais qui reflète bien le coté old school à mort de la formation. Ce groupe est très peu connu chez nous malgré les différentes sorties sur le label Morbid Records, et cette compil tombe à point pour rafraîchir la mémoire des fans du death métal ultra old school, qui se régaleront sans aucun doute. J’adore, même si pour beaucoup ça sonnera bien vieux je pense… bah, tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qui est bon… (Stench)

 

 

HYPOCRISYTHE ARRIVAL

(2004 – durée : 40’26’’ – 9 morceaux)

Je ne l’attendais que moyennement ce nouvel Hypocrisy, m’étant royalement fais chier lors de leur concert en première partie de Dimmu Borgir (je sais, la honte…). Et pourtant… ben, il est vraiment pas mauvais ce disque (il est même franchement bon, mais ça, je ne peux pas l’avouer, je ne me trompe jamais !). Comme tout le monde le sait, le groupe a changé de style très souvent (avec plus ou moins de réussite…) et nous propose là une sorte de best of de ses meilleures périodes. On a donc des titres très violents et death (Born dead buried alive, New world, par exemple), d’autres beaucoup plus lents, presque gothiques, avec de très belles mélodies qui renvoient à l’époque The fourth dimension (Eraser, Slave to the parasites, etc.) et enfin des morceaux franchement doom (The abyss, et ses chœurs magnifiques, un des grands moments de cette galette !). Ce qui est très intéressant, c’est qu’un album complet dans chacun de ces styles m’aurait vite fait chier, mais là, la variation de l’un à l’autre permet de ne pas s’ennuyer, et fait de ce disque un très agréable moment, très hétérogène et plein de surprises. Je vous le conseille ! (Stench)

 

 

HYPOCRISY VIRUS

(2005 – durée : 44'33" - 11 morceaux)

Un nouvel Hypocrisy, ça se prend avec précaution. Déjà, parce qu’on ne peut pas dire du mal de Peter Tragten sans avoir une meute de fans prêts à vous défoncer la tronche, et ensuite parce que ses albums s’apprécient souvent sur la longueur. Premier constat, le groupe n’a pas spécialement cherché à évoluer, et continue dans la ligne directrice de "The Arrival". On est donc certain d’avoir un album de qualité, qui allie à merveille le lent et mélodique ("Fearless" sonne comme du Samael époque "Passage" !) avec le très violent ("Warpath") ou le thrash ("Scrutinized"). Lorgnant parfois vers le black, non seulement grâce à ce chant si typique qui peut passer du death grave au black criard, mais aussi par ces ambiances soulignées de claviers et de parties orchestrales, ce "Virus" est varié et ne lasse pas. Mais paradoxalement, la qualité ne fait pas tout, et même si l’album est excellent, super bien produit, et pas lassant pour un centime, reste qu’un truc dérange. Le hic , c’est qu’on était habitué à voir un Peter courageux, qui prenait des risques, et qui innovait sur ses albums. Là, on sent parfois que la machine roule en pilotage automatique, et même si ces titres sont tous d’excellente qualité, on remarque vite un auto plagiat, et il y a fort à parier que d’ici quelques semaines on les aura oubliés, au profit des originaux. Bref, les fans de death , de Peter, et de métal extrême trouveront certainement leur bonheur dans ce disque excellent. Moi, en grand admirateur du bonhomme, j’apprécie le disque, mais j’attendais un peu plus d’audace quand même. Mais c’est bien connu : je suis un casse couilles ! (Stench)

 

 

HYSKAL – INSIGHT

(2005 – durée : 66’34’’ – 12 morceaux)

La chronique de cet album m’a demandé pas mal d’énergie et d’écoutes, cela étant du au foisonnement d’idées dont regorge cet album qui est un concept album décomposé en un prologue, trois épisodes et un épilogue. La musique du groupe peut être cataloguée dans le courant heavy progressif avec des plans complexes faisant penser à Symphony X et Planet X avec des côtés Dream Theater. Originale, la musique du groupe en possède toutes les caractéristiques, puisque la formation comprend un saxophone qui apporte vraiment une coloration inédite à ce style au même titre que le chant en français qui est peu utilisé dans le heavy prog. La voix d’Adrien Gautier est très claire se rapprochant de celle de Didier Delsaux de Manigance, cette comparaison se faisant le plus sentir sur les titres les plus heavy de l’album (Rouge, Vertige, Ira). Le seul reproche concernant cette galette pourrait être lié à la production qui me paraît un brin sèche et qui aurait mérité plus de rondeur notamment aux niveaux des guitares. A part ce bémol, le reste de l’album est vraiment réussi avec des compositions techniques et un livret de qualité qui vient illustrer avec panache la musique de ce groupe français prometteur. (Yves)