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STEVE HACKET – WILD ORCHIDS

(2006 – durée : 57'28" – 13 morceaux)

Sur chaque album de Steve Hackett, l'on retrouve un petit sticker "guitariste de Genesis" afin de rappeler que le guitariste n'est pas le premier venu. C'est effectivement le cas, car l'homme n'a pas hésité à quitter Genesis en pleine ascension pour se consacrer à sa propre musique qui n'arrête pas d'évoluer au gré des albums. C'est encore le cas, sur "Wild Orchids" qui est un patchwork musical qui comprend des titres qui sont le point de rencontre entre soft rock et classique ("A Dark Night In Toytonwn"), la musique orientale et le rock ("Water Of The Wild"), le groove à la Barry White ("Down Street) avec une fin à nouveau en classique, le soft rock ("To A Close"), le rock (Ego And Id") avec un super solo de guitare, une reprise de Bob Dylan ("Man In The Long Black Coat", où l'on croirait Chri Rea chanter), … bref, ce n'est pas la diversité qui manque sur cet album. Pour l'accompagner, Steve n'a pas fait dans la demi mesure, puisque l'on retrouve un orchestre ("The Underworld Orchestra") ainsi qu'une pléiade d'invités jouant de nombreux instruments (flûte, claviers, … ) afin de retranscrire au mieux son univers musical qui mérite une écoute approfondie. (Yves)     

 

 

HAEMORRAGE – APOLOGY FOR PATHOLOGY

(2006 – durée : 32’15" – 14 morceaux)

Quatre ans depuis le dernier album des espagnols "Home sweet morgue", et ce ne sont pas les quelques split et autres 7’ep qui auront facilité l’attente. On voulait du neuf, du sanglant, du crade, bref, une tranche de gore capable de rivaliser, voire de surpasser, la galette précédente : c’est chose faite. Sortez les tabliers, ça va tacher ! Les descendants directs de Carcass font ce qu’ils savent faire de mieux : le gore/grind baveux qui prend aux tripes. Le mélange vocalique est encore plus détonnant qu’à l’accoutumé, les chants graves avec effets et le chant criard se partagent à merveille le premier rôle, braillant ou dégueulant leurs textes suivant l’humeur, pendant que derrière, c’est la boucherie ; blast, gros riff gras, violence glaireuse, mini breaks morbides, accélérations surprises, c’est le "Symphonies of sickness" revu et corrigé dans une version 2006 qu’on se prend dans la tronche sans avoir le temps de mettre sa bavette, et c’est regrettable, parce que devant tant de débauche sonore, c’est un sourire niais, le regard vide, la bave sur le menton qu’on ressort de cette écoute. Un truc est certain, les groupes qui officient dans le même registre doivent se chier dessus s’ils avaient prévu la sortie de leur album cette année, parce qu’il sera très dur de faire mieux dans le registre. Les fers de lance du grind chirurgical ont encore réussi leur opération, c’est les oreilles béantes qu’ils nous abandonnent… jusqu’à la prochaine consultation. Pour moi, c’est tout de suite, le temps de placer mon lecteur sur la fonction "repeat". (Stench)

 

 

HAIL OF BULLETS – …OF FROST AND WAR

(2008 – durée : 57’38” – 12 morceaux)

Combien de nos chers lecteurs se souviennent encore de Asphix? Pestillence sera certainement plus familier à quelques-uns uns d’entre vous, les plus vieux certainement… Pourquoi cette question ? Hé bien tout simplement car Martin Van Drunen, le chanteur au timbre inclassable et inimitable est de retour avec un nouveau groupe !! Le style joué par Hail Of Bullet est dans la lignée des groupes cités précédemment et devrait satisfaire tous les fans de death old-school issu du mouvement né à la fin des années ’80. Les riffs sont lourds et gras, la batterie martèle la rythmique de façon crue et brutale, les titres sont sauvages (et lourds à la fois), en somme on a droit à du putain de bon death ! “Ordered eastward” ouvre l’album avec le mélange de ces différents tons, “General winter” est un morceau superbement lourd et glauque qui explose au bout de deux minutes, “Red wolwes of Stalin” est un titre rapide et brutal… Les titres, largement inspirés par la seconde guerre mondiale, s’emboitent les uns après les autres sans que l’on prenne le temps de s’ennuyer un seul instant. Un très bon album de death old-school à conseiller en premier choix ! (Sebb)

 

 

HALF THE WORLD – BIGGER THAN YOU

(2003 – durée : 62’57’’ – 15 morceaux)

Quand j’ai contacté ce groupe afin d’en parler dans Passion Rock, je ne m’attendais pas à recevoir un album complet de plus d’une heure avec une production digne des albums que l’on trouve dans les bacs des disquaires. Il faut savoir que ce quintette ricain a souhaité mettre toutes les chances de son côté afin de trouver un label qui puisse distribuer son album, même si une distribution confidentielle existe sous forme de licence en Europe. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour lancer à un appel aux labels qui seraient intéressés par ce groupe. Qu’ils me contactent et je leur ferai parvenir l’album, puisque le groupe, toujours dans un souci de promotion, m’a fait parvenir plusieurs exemplaires de son album. La musique du groupe sonne moderne avec des compositions qui mélangent un son métal actuel avec de belles mélodies, un peu à la manière de Die Happy, avec également une chanteuse, la sulfureuse Mary Magill, originaire d’Hollande. Un autre critère qui rend le groupe intéressant est qu’il est composé de cinq compositeurs, ce qui permet de sortir des classiques textes traitant des histoires d’amour basique. Le son des guitares n’est pas aseptisé rendant l’ensemble brut, tout en conservant son authenticité et sa densité, ce qui peu lui permettre d’être classifié dans la catégorie nu-métal et séduire les métalleux adeptes des sons modernes. Le groupe commence d’ailleurs à se faire un nom de l’autre côté de l’Atlantique puisqu’il est régulièrement programmé et cité dans de nombreux magazines. Un groupe dont on entendra parler peut-être, si un responsable de label prête une oreille attentive à sa musique. www.halftheworld.cc (Yves)

 

 

HALLOWS EVE – HISTORY OF TERROR

(réédition 2006 – 3 cd et 1 dvd – 98 morceaux)

Non, je suis désolé pour les quelques crises cardiaques que je viens de provoquer, il ne s’agit pas d’un nouvel album de Hallows Eve (certains ont le bon goût de ne pas se reformer et de laisser la légende intacte) mais de la réédition de l’intégralité du catalogue du groupe, et c’est une merveille. 1985, ça évoque Metallica, Slayer, Mais aussi Hallows Eve. Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas (ou les plus vieux qui ne s’en souviennent plus, pauvre d’eux) Hallows Eve a été l'un des plus grands groupes de thrash, même s’il n’a pas dépassé le stade des plus connus. Prolifique entre 85 et 87 surtout, cette formation était géniale, entre le "Show no mercy" de Slayer et Agent Steel pour les premiers albums, plus dans la lignée des vieux Anthrax sur la fin, Hallows Eve incarnait le thrash /speed métal dans toute sa splendeur. Comment réagir alors quand on voit ce coffret qui regroupe les trois albums ("Tales of terror", 1985, "Death of sanity" 86 et "Monument", 86) tous remasterisés, auxquels on a ajouté des enregistrements de répétitions de mai et juin 84 et la démo "Tales of terror" ? Que dire quand en plus on a droit à des live inédits (NY 85, Essex 85 et Montréal 85, York 86) et un dvd avec des concerts inédits eux aussi (NY 88, NY 86, York 86 et Brooklyn 86) ? Alors ok, les live sont des bootlegs, le son est souvent atroce, le dvd regroupe des concerts filmés par des amateurs, à l’image vraiment laide, parfois même filmé du coté de la scène, mais quand on se dit que ce ne sont que des bonus, et que l’important est d’avoir les trois albums à un prix dérisoire, on ne peut que se jeter dessus. Qu’il est bon de retrouver ces perles chez son disquaire, et de se dire que les kids vont redécouvrir ces hymnes ! Bravo Metal Blade pour cette initiative ! Incontournable ! (Stench)

 

 

HAMMERFALL – CHAPTER V : UNBENT, UNBOWED, UNBROKEN

(2005 – durée : 50’50’’ – 10 morceaux)

Comme, le titre le précise, ce nouvel album des suédois d’Hammerfall correspond à leur cinquième livraison de métal destinée à tous les “true métalleux” adeptes du “true métal du groupe”. Le visuel propre au groupe reste toujours présent avec le guerrier d’acier qui est la mascotte du groupe au même titre qu’Eddie dans Iron Maiden permettant à tous les fans de reconnaître aisément chaque nouvel album des suédois. Le style du groupe reste aussi identifiable avec quelques nouveautés, comme sur le premier titre “Secrets” qui sur des bases classiques, riffs en avant, voit l’adjonction d’un break avec des claviers, ceux-ci apparaissant quelques instants plus tard pour accompagner les guitares de Stefan et Oscar. Petite nouveauté, mais nouveauté tout de même au même titre que la voix de Joacim qui sur le très entraînant “Fury Of The Wild” prend des intonations halfordienne démontrant que le groupe cherche à apporter des nouveautés à son style même si sa marge de manœuvre reste réduite. On remarquera également que le groupe nous propose en fin d’album, son morceau le plus long “Knights Of The 21st Century” qui voit notamment la participation de Cronos du mythique Vénom pour 12 minutes de métal lourd qui n’est pas sans rappeler les guerriers de Manowar. A côté de ces nouveautés, l’on retrouve comme à l’accoutumée un flot de morceaux aux refrains immédiatement mémorisables (Blood Bound, The Templar Flame) qui feront headbanguer toutes les têtes lors de la venue du groupe à Pratteln les 20 et 21 avril prochains en compagnie de Mystic Prophecy, Firewind, Thunderstone et Lordi. (Yves)

 

 

HAMMERFALL – THRESHOLD

(2006-durée 50’15’’- 11 morceaux)

HF reste fidèle à son marteau ! Dans l’ensemble, les chansons sortent du même moule. Des refrains facilement mémorisables, reprenant le titre des chansons à l’aide du chœur Hammerfallien, mais non dépourvus de lignes de chants très harmonieuses comme sur "Natural High" suivi de la ballade "Dark Wings, Dark Words". Le rythme ne varie (presque) jamais au sein du même titre à part pour le refrain. Cette structure répétitive ennuie rapidement malgré de très bonnes idées générales. La longue intro de "Carved in Stone" au synthé ne vient pas donner l’envergure d’une orchestration classique. Celle-ci aurait apportée plus de dimension et de profondeur au morceau. Mais "Reign of the Hammer" vient redonner de la vitesse, l’instrumental du cd a un riff très typé maiden, dommage qu’il soit si court (2’50"). Ce disque ravira les fans du groupe mais laissera une grande sensation de frustration pour toute personne s’attendant à une innovation, à un heavy un peu moins  "true"  mais plus audacieux. Le clip de "Fire Burns Forever" consultable sur Internet est un très bon condensé de l’album, une très bonne rythmique heavy, des refrains puissants et un très bon Joacim Cans au chant. A noter qu’HF sera en concert au Z7 le 04/02/07. (Yann)

 

 

HAMMERFALL – STEEL MEETS STEEL – TEN YEARS OF GLORY

(2007 cd 1 : durée : 69’50’’- 15 morceaux / cd 2 – durée : : 67’21’’ – 14 morceaux)

En quelques années, Hammerfall a réussi à se hisser au firmament du métal européen, ascension concrétisée par de nombreux fans fidèles et des tournées souvent sold out, le groupe jouant à chaque tournée à guichets fermés notamment au Z7. Ce best of qui se décline sous la forme de deux cds nous offre tous les hits du combo et même si l’on a souvent reproché au combo son accès facile, ses riffs "classique", son image "chevaliers, défenseurs du métal", force est de reconnaître que son "true métal" est efficace et que ne pas headbanguer sur des titres comme "Steel Meets Steels", "Let The Hammer Fall", "Hearts of Steel", en fait presque tous leurs titres sauf sur la superbe ballade "Glory To The Brave", relève de l’exploit, car les refrains sont imparables et d’une efficacité redoutable. Très complet et très long (plus de 2h15 de musique), ce best of permettra à tous ceux qui sont passés à côté du phénomène "Hammerfall" de se rattraper à un coût moindre sans avoir à acquérir la discographie complète, tout en incitant les fans ultimes à acquérir ce double cd qui renferme aussi trois nouveaux titres, une nouvelle version du classique "Hammerfall", deux bonus live, le tout présenté avec un très beau livret. (Yves).

 

 

HANG LOOSE – REST OFF…

(2003 – durée : 58’28’’ – 16 morceaux)

Comment un groupe, comme Hang Loose, avec son potentiel n’a-t-il pas réussi à rencontrer le succès qu’il méritait. Cela reste un mystère, quoi qu’il en soit le groupe suisse, lassé de galérer, a décidé de tirer sa révérence et de nous offrir en guise de testament ce sixième album composé de nouvelles compositions et de morceaux qui ont marqué l’histoire du groupe depuis 1991 ainsi que deux vidéos avec notamment une, retraçant le périple du groupe aux Usa en 1991. Ayant à son actif de nombreuses compositions (Turn On Your Radio, Foolish, …) qui auraient pu être des hits, le groupe s’inscrit dans le sillage d’artistes rock américain comme Bon Jovi. Bénéficiant de l’apport d’une voix féminine sur certaines compositions, la voix de Roger est un régal pour nos oreilles aussi bien sur les morceaux enlevés (Sandy Beach avec son intro irlandaise), sur les ballades (Wonder Why, Have A Drink On Me,…) et surtout sur "Sos" d’Abba qui reste à ce jour pour moi la meilleure reprise de ce tube. A noter que c’est Eric St Michaels qui tient le micro sur la ballade "Glow Of Candle" et c’est d’ailleurs lui qui a tenu le poste de chanteur sur le dernier show du groupe qui a eu lieu le 30 janvier dernier dans les montagnes Suisses à Engelberg, show auquel j’ai eu la chance d’assister et qui fut un véritable feu d’artifice avec plusieurs invités et de nombreux hits du groupe entrecoupés par des reprises éternelles (Status Quo, Rolling Stones, Steppenwolf…). Un grand moment qui ne fait que renforcer le sentiment de tristesse lié à l’arrêt de ce groupe.  www.hang-loose.org (Yves)

 

 

HANOI ROCKS – STREET POETRY

(2007 – durée : 44’25" – 13 morceaux)

L’un des groupes précurseurs du glam rock est de retour, j’ai bien sur nommé Hanoi Rocks avec toujours aux commandes Michael Monroe au chant, harmonica, sax (qui constitue d’ailleurs l’une des particularités du combo et qui apporte un réel plus), piano et Andy Mc Coy aux guitares et piano, les deux rescapés des débuts du groupe et le terme de survivants, peut leur être appliqué car le combo a connu le succès, la gloire, mais aussi des tragédies (la mort de leur guitariste Razzle en 1984 entraînant le split du groupe) et leur retour en 2002 avec l’album "Twelve Shots On The Rocks " (puis "Another Hostile Takeover" en 2005) tient du miracle. Mais le plus important, c’est que le groupe a toujours quelque chose à dire et lorsqu’on écoute ce nouvel opus et des compos comme "Street Poetry" ou "Highwired" ou "This One’s for Rock’n’Roll", l’on comprend que des formations comme les Guns ou Backyard Babies aient cité Hanoi Rocks comme l’une de leurs influences majeures. Cet album est sulfureux, d’autant que l’ex Electric Boys, Conny Bloom aux guitares apporte un coté groovy ("Power Of Persuasion", "Walkin’ Away") au rock du groupe, qui fait aussi penser aux Stones sous acides ("Powertrip"). Un album jouissif qui je l’espère réhabilitera ce groupe dans le cœur des vrais rockeurs, tout en attirant de nouveaux. (Yves)

 

 

HARDCORE SUPERSTAR

(2006 – durée : 48'49" – 12 morceaux)

Avec ce quatrième album éponyme, Hardcore Superstar, dont les débuts remontent à 1997, nous prouve une énième fois que les pays nordiques sont devenus des spécialistes du hard/glam déjanté, à l'instar des sulfureux Backyard Babies ou Hanoi Rocks, le sax en moins. Ces combos maîtrisent l'art d'écrire des compositions qui font mouche et qui atteignent leur but en quelques accords : nous faire bouger et nous donner l'impression que nous sommes en plein milieu du strip à Los Angeles, car le combo se nourrit de cette scène californienne qui a enfanté tant de combos torrides, dont les chefs de file se nomment Mötley Crüe, Faster Pussycat, L.A. Guns qui ont porté le glam rock au firmament. On pense également à Guns N' Roses ("Wild Boys") ou Tesla ("Hateful"), notamment du fait du timbre du chanteur Jocke Berg qui possède une voix éraillée qui sied à merveille à ce rock énergique. Un album qui débouche les neurones et qui associe musique avec haedbanging et fête et si vous ne tapez du pied sur ce type d'album, c'est que vous êtes trop vieux ou sourd tout simplement !!! (Yves)

 

 

HARDCORE SUPERSTAR – DREAMIN’ IN A CASKET

(2007 – durée : 50’44" – 12 morceaux)

Mettre un cd de Hardcore Superstar, c’est l’assurance de passer un bon moment de hard rock’n’roll sleaze, car ces suédois sont passés maître dans l’art de faire headbanguer tout un chacun et ce depuis 1997. Les albums se suivent (le dernier tout simplement intitulé "Hardcore Superstar" est paru en 2005) et la pression ne baisse pas et même si l’intro du premier morceau, nous ferait croire que les suédois se sont mis à l’atmosphérique, c’est pour mieux nous surprendre quelques instants plus tard, avec une déferlante de riffs et la voix excitée de Jocke Berg, un hurleur né, un peu dans la veine de Jeff Keith de Tesla. Nous rappelant les débuts de Faster Pussycat, L.A. Guns et Mötley Crüe, ce quatuor de Göteborg est vraiment explosif. (Yves)  

 

 

HARDLINE – II 

(2002 – durée : 46’48’’ – 11 morceaux)

Les aficionados de hard fm sont en ébullition. En effet, depuis quelques mois, le bruit courrait que Hardline allait se reformer. Le groupe était rentré dans la légende du hard fm avec son unique album "Double Eclipse" paru en 1992 qui avait marqué fortement les esprits par son hard mélodique et des morceaux d’anthologie (Dr. Love, Hot Cherie, ..).  Et le miracle est arrivé, puisque le groupe a été remonté par les frères Gioeli, Johhny au chant (c’est également lui qui tient le micro au sein du combo allemand Axel Rudi Pell) et Joey (guitariste) et les deux hommes ont su s’entourer de musiciens de premier ordre, dont le guitariste Josh Ramos (The Storm, Two Fires – certains regretteront l’absence de Neal Schon, mais Josh se débrouille très bien) ou encore Bob Rock à la batterie (Neslon, Vinnie Vincent Invasion). Après un premier morceau très rock et un poil moderne, on retrouve tous les ingrédients qui avait fait le charme de leur premier album : des mélodies servant de fil conducteur à des morceaux puissants que l’on n’oublient pas (Paralyzed, Do or Die) et plusieurs superbes ballades (Face The Night, This Gift). Un album qui ne pourra que combler les fans du premier album. (Yves)

 

 

HARDLINE – LIVE AT THE GODS FESTIVAL 2002

(2003 – durée : 75’11 – 17 morceaux)

Il semble que le label Frontiers veuille profité au maximum du festival des Gods en 2002 pour sortir des albums de ses protégés. Ainsi après Harem Scarem, Jeff Scott Soto, c’est au tour des américains d’Hardline de voir leur prestation gravée pour l’éternité. Il est bon de rappeler que chaque sortie cd est suivie quelques semaines  plus tard par la parution d’un dvd retraçant la prestation du groupe. Très bonne initiative surtout que ces groupes viennent très rarement dans nos contrées (exception faite de Jeff Scott Soto qui jouera à Eloyes le 24 octobre prochain – un concert à ne pas rater) et que la musique jouée par ces musiciens met en émoi à chaque fois les papilles des fans de hard fm. Hardline est l’un des monstres du genre, grâce à leur premier album "Double Eclipse" sorti en 1992 et qui reste une des références du style. La set liste du concert jouée comprend une majorité de titres de cet album qui sont entrecoupés de compositions de leur deuxième album sorti en septembre 2002. La discographie du groupe n’étant pas énorme, nous avons droit à deux solos, un de batterie, le deuxième de clavier. L’organe vocal de Johnny Gioeli, qui est également le vocaliste d’Axel Rudi Pell, est toujours aussi expressif et l’on ne peut que croiser les doigts pour que le groupe se décide à venir nous rendre visite. En fin d’album, vous aurez droit à  trois titres studio en bonus : le titre "Hypnotized" assez lourd à l’influence Black Sabbath, une version acoustique  de "Only A Night" ainsi qu’une ballade "Mercy" (Yves)

 

 

HAREM SCAREM – HIGHER

(2003 – durée : 37’41’’ – 10 morceaux)

Je ne sais pas si c’est le retour en force du vrai rock qui pousse Harem Scarem à nous proposer un nouvel album studio qui sent bon le retour aux sources, quoi qu’il en soit, ce n’est pas moi qui vais me plaindre, car je trouve que ce groupe canadien possède avec Harry Hess, un chanteur hors pair et avec Pete Lesperance un guitariste du même acabit qui savent composer des morceaux de hard fm de haute volée. Les deux hommes produisent également cet album et leur association fait vraiment merveille. Ce changement d’orientation est sensible depuis plusieurs albums notamment avec leur dernier album studio "Weight Of The World" et comment ne pas saluer l’heureuse initiative de leur label Frontiers d’avoir sorti au mois de mai de cette année l’album "The Early Years" qui est composé de morceaux de leur début. Sur ce nouvel album, les refrains et les mélodies, marque de fabrique du groupe, sont superbes et l’album s’écoute d’une traite, les doigts de pied en éventail. Les fans des deux premiers albums du groupe peuvent donc se réjouir, car ce nouvel album aura de quoi les satisfaire. (Yves)

 

 

HARMONY – DREAMING AWAKE

(2003 – durée 53’39’’ – 11 morceaux)

Alors que le groupe mythique TNT revient faire parler de lui après de nombreuses années de silence arrive sur le marché Harmony qui n’est pas sans rappeler TNT notamment au niveau du chant, car en effet le chant d’Henrik Bath n’est pas très éloigné de Tony Harnel, le chanteur de TNT. En ce qui concerne la musique d’Harmony, celle-ci est néanmoins suffisamment riche pour éviter toute assimilation hâtive. En effet, alors que le titre "Eternity"  peut être classé dans la catégorie métal symphonique (école Malmsteen), le titre "Dreaming Awake" nous ramène vers les terres mélodiques avec passages acoustiques suivi d’un retour symphonique avec un superbe solo de Markus Sigfridsson. La ballade "Without You" est vraiment réussie et devrait vous permettre de séduire vos copines et prouver que le hard est vraiment le terrain idéal pour ce type de morceau (remember Scorpions Gotthard,  Whitesnake…).  Comme bon nombre de formations suédoises, le niveau technique est imposant (Glenn Hughes n’est-il pas entouré de musiciens suédois) et contribue à la réussite de ce premier album. (Yves)

 

 

HARTMANN – OUT IN THE COLD

(2005 – durée : 52’31’’ – 12 morceaux)

Alors que l’on pouvait s’attendre à un album de heavy de la part de l’ancien chanteur d’At Vance, l’on se retrouve avec un album très varié. Cela peut paraître surprenant, mais dès que l’on s’attarde sur le parcours musical d’Oliver l’on se rend compte que l’homme a été toujours attiré par différents courants musicaux avec plusieurs participations dans des projets aussi divers que le groupe de rock progressif Centers ou les opéras rock “Avantasia” ou “Genius”. Oliver Hartmann a choisi de nous offrir pour son premier album solo un condensé de ses influences avec une prédominance pour le rock mélodique qui met parfaitement en valeur son timbre de voix qui n’est pas sans rappeler Rob Lamothe de Riverdogs, Dan Huff de Giant ou David Coverdale de Whitesnake. Evidemment au vu des noms qui précèdent, vous l’aurez compris le feeling est au rendez vous surtout sur les superbes ballades (I Will Carry On, Can You Tell Me Where Love Has Gone) qui ne manqueront pas d’attendrir votre douce moitié. Comportant également de nombreuses orchestrations classiques (Out In The Cold) au service de morceaux rock, ce premier album d’Oliver Hartmann nous permet de découvrir un chanteur doté d’un sens mélodique aigu associé à une forte sensibilité. (Yves)  

 

 

LAUREN HARRIS – CALM BEFORE THE STORM

(2008 – durée : 47’11’’ – 12 morceaux)

Evidement être la fille de Steve Harris, bassiste et tête pensante d’Iron Maiden doit faciliter les choses, mais cela ne doit pas empêcher la chronique d’être objective. Alors que trouve-t-on sur ce premier album de Lauren Harris ? Pas mal de choses, un peu de hard rock classique ("Steal Your Fire") avec en bonus track une reprise d’Ufo ("Natural Thing"), mais aussi pas mal de rock ("Let Us Be") qui fait parfois penser un peu à Pat Benatar surtout sur les mi-tempos ("From The Bottom To The Top"). C’est assez classique dans l’interprétation, mais cela ne souffre d’aucune lacune, d’autant que les mélodies sont mémorisables rapidement un peu à la manière de Bryan Adams ("Hit Or Miss", "See Through"), Lauren possédant un timbre de voix agréable. A elle maintenant de faire ses preuves sur scène pour voler ensuite de ses propres ailes. (Yves)   

 

 

HARTMANN – HOME

(2007 – durée : 47'58" – 11 morceaux)

Ancien chanteur dans le combo heavy At Vance, puis interprète dans plusieurs projets ("Avantasia," Genius", "Rhapsody") ou en guest sur divers albums dont le dernier Lunatica, Oliver Hartmann poursuit sa carrière solo avec "Home" qui fait suite à l'excellent "Out In The Cold" (2005). Preuve du talent de ce chanteur, ce dernier a d'ailleurs été choisi par Toto pour assurer certaines dates sur leur tournée 2006. Toujours aussi expressif au niveau vocal, sa voix se fond dans des compositions rock ("The Sun's Still Rising"), des mi-tempos ("Somewhere Someday"), des titres groovy ("Just For You", "Why Do I"), des ballades ("My Everything Is You", "I Don't Wanna To Know", "Lay All Your Love On Me"). Feeling et sensibilité sont donc au rendez vous de belles compositions et nul doute que les personnes ayant appréciés "Out In The Cold" achèteront cet opus qui est tout juste un poil un peu plus rock que son prédécesseur. Pour les autres, ce sera l'occasion de découvrir un chanteur qui sait véhiculer de vraies émotions. (Yves)

 

 

BARCLAY JAMES HARVEST FEATURING LES HOLROYD REVOLUTION DAYS

(2003 – durée 67’31’’ – 12 morceaux)

Le fan de Barclay James Harvest aura bien du mal à s’y retrouver, car entre les albums où le nom du groupe est utilisé par John Lees (chant et guitares) et d’autres albums où c’est le nom de Les Holroyd (chant, guitares et basse) qui est mis en avant, il y a de quoi s’égarer. De plus, cet album "Revolution Days" est déjà sorti en 2002, mais avec de nouvelle pochette et un titre bonus "Love On The Line", morceau qui était déjà présent sur l’album "Eyes Of The Universe" sorti en 1979. Eh oui BJH n’est pas né de la dernière pluie puisque le groupe existe depuis les années soixante dix et à connu dans les années quatre vingt son heure de gloire avec des tournées mondiales et des salles combles (le groupe a d’ailleurs rempli plusieurs fois, le Palais des Sports de Mulhouse), grâce à un rock progressif assez cool, avec des harmonies vocales de toute beauté grâce à l’association des voix de John Lees et Les Holroyd. Cette époque est révolue,  mais cet album de BJH avec Les Holroyd maintient malgré tout le cap, grâce des très belles mélodies, le tout dans un registre assez calme (à part quelques incursions rock) avec des solos de guitares très planants et des parties de claviers reposantes qui donnent une douceur à l’ensemble au même titre que la voix de Les Holroyd toujours aussi sensible. A noter que le groupe sera en tournée prochainement et qu’il fera un halte le 5 décembre prochain au relais culturel de Thann. (Yves)

 

 

HATE AWAKENING OF THE LIAR

(2004 – durée : 31’37’’ – 10 morceaux)

Ca fait un peu cliché, mais franchement le niveau des groupes, tous styles confondus, ne cesse de monter. C’est comme ça qu’on reçoit ce qui devrait être le disque d’un petit groupe sans prétention, et qu’on se retrouve avec un des tout meilleurs albums de death métal (de l’année, ça c’est sûr, mais bien plus encore !!), capable d’écraser les plus grands groupes actuels. Il n’y a rien à jeter sur cette rondelle, tout, chaque détail, chaque riff, chaque changement de tempo mérite sa place et pourrait servir d’exemple pour les générations à venir ! Entre les vieux Morbid Angel et Vader, mais en gardant une identité propre, ce disque est LA nouvelle référence ! Ultra violent, mortellement rapide, écouter cet opus d’un bout à l’autre se révèle être le même genre d’expérience que de se passer les couilles au mixeur. Inventif, mais sans exagération pour rester purement death métal, techniquement impressionnant, et un avec sens de la mise en place ahurissant, toutes linéarité est évitée, et bien que l’ensemble soit extrêmement rapide, les quelques passages plus lents sont d’une qualité à couper le souffle, et rehaussent des solos qui savent se faire morbides et glauques. Le batteur a visiblement été élevé au Vader, mais injecte dans son jeu une plus grande variété, ce qui lui permet de dépasser le maître. Une claque que je conseille à tous. Vous êtes prévenus : honte au death métalleux qui ne possédera pas ce disque dans sa collection ! (Stench)

 

 

HATEBREEDTHE RISE IS BRUTALITY

(2003 – durée : 34’28’’ – 13 morceaux)

Précis comme un métronome, les quatre tatoués de Hatebreed nous pondent un album tous les ans depuis maintenant quatre ans, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à chaque fois c’est une claque. Le groupe, pourtant relativement jeune encore, connaît parfaitement son affaire et nous défonce la tronche avec un album de hardcore impressionnant. Souvent proche de Madball (qu’ils remercient d’ailleurs dans le booklet et citent comme influence) le hardcore du groupe se fait souvent écrasant de lourdeur, surpuissant, avec toute la finesse d’un rouleau compresseur, sans toutefois négliger les tempos rapides, qu’il utilise toujours à bon escient. Par certains cotés rentre-dedans, on pense parfois à Pro-pain aussi. La grosse particularité du groupe, c’est l’utilisation de riffs thrash du meilleur effet, très à leur place dans ce contexte radical, et qui montrent que les deux styles ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Et que dire de la production…jamais un disque de hardcore n’a aussi bien  sonné! Excellent d’un bout à l’autre ! Straight to your face ! (Stench)

 

 

HATE ETERNAL – I, MONARCH

(2005 – durée : 42’32" – 10 morceaux)

Un album de Hate Eternal, c’est toujours un grand moment d’hallucination, ne serait-ce que par les démonstrations que nous propose Derek Roddy derrière ses fûts. Ce nouveau disque ne fait pas exception à la règle, et on va tous s’en prendre plein les oreilles. Les batteurs déjà, qui vont comme d’habitude assister à un festival de blasts, de variations, de roulements à n’en plus finir, le tout d’une précision diabolique. Les gratteux en prendront aussi pour leur grade, puisqu’Erik Rutan (ex Morbid Angel) n’a pas l’habitude de faire de la figuration ; déluge de riffs à la fois rapides et entraînants, solos supersoniques, breaks à se taper la tête dans les murs, etc. Mais en fait, ce sont tous les fans de gros death métal en général qui vont aimer, puisque cet opus monstrueux est une perle de violence sonore. Que tous ceux qui ont pour habitude de s’exploser le cul à la dynamite en profitent, ce disque est au death métal US ce que la choucroute est à la gastronomie alsacienne : un classique ! Il faut peut-être un temps d’adaptation, parce qu’il se passe tellement de choses dans ces 40 minutes que la première approche peut se révéler un poil indigeste ; en effet, il faut être sacrément doué pour comprendre du premier coup toutes les rythmiques que Roddy met en place, et au départ l’ensemble sonne peut-être un peu confus, malgré une production très claire, en béton. Ce n’est qu’au bout de quelques écoutes qu’on réalise l’ampleur et la qualité de ce "I Monarch" dévastateur. Tout en restant dans une brutalité excessive, le groupe a introduit juste ce qu’il faut de mélodies mémorisables (le refrain de "Behold Judas" par exemple) ou de passages plus glauques ("I, Monarch", "Faceless One") pour rendre cela parfaitement entraînant, et hautement intéressant. Un redoutable disque de death métal qui parvient à allier violence et finesse, et le résultat est exemplaire. Les ricains savant y faire, putain, y’a pas à dire ! (Stench)

 

 

HATESPHERE – SERPENT SMILES AND KILLER EYES

(2007 – durée: 40’44’’ - 9 morceaux)

Le nom du groupe m’évoquait plus du hardcore mais j’ai été scotché dès les premiers coups de batterie. "Lies and Deceit" ouvre le bal trash/death. Les chansons sont pleines de ressources, elles évoluent continuellement. Hatesphere sait comment enchaîner différentes rythmiques destructrices de pits ! Le son est très lourd. La batterie claire et les cymbales cristallines donnent beaucoup de légèreté à l’ensemble. La voix hurlée laisse place à du guttural ("The Slain", "Damned below Judas") pour les parties lentes. Les 5 danois ne foncent pas têtes baissées dans des plans prévisibles, j’avoue être surpris toutes les minutes. En ajoutant des effets avec parcimonie, le groupe renforce l’identité de chaque morceau. C’est ainsi que "Drinking with King of Dead" nous emporte sur le style de Zakk Wylde. Pas de finesse lorsqu’on est bûcheron, mais pourtant ça groove ! Sans doute Hatesphere souhaite nous donner l"Absolution". Cette dernière chanson termine à 130 à l’heure un album technique et féroce. (Yann)

 

 

HATE SQUAD – DEGUELLO WARTUNES

(2008 – durée: 47’33’’ – 11 morceaux)

Hate Squad sort avec ce “Deguello Wartunes” son cinquième album qui célèbre aussi le quinzième anniversaire du groupe allemand. Comme à l’accoutumée, le groupe officie dans le hardcore parsemé d’influences tirées du thrash ou du death. Ce nouvel opus a le mérite d’être plus cru et donc plus violent que ses prédécesseurs, le propulsant au rang d’album le plus musclé du groupe (“Rise up”, “Aggro manticore”, “My war”). La participation de quelques invités, le plus connu étant Marcus Bischoff de Heaven Shall Burn,  apporte aussi un petit quelque chose de neuf dans la musique du groupe, tout en appuyant le fait d’“album particulier et plein de surprises pour les 15 ans du groupe”. Cependant et malgré tout ses efforts, le combo n’arrive pas à avoir ce petit plus tellement rare qui le ferait passer au statut de groupe incontournable. Hate Squad est certainement le groupe de hardcore allemand le plus populaire, le plus consciencieux et le plus accompli, mais ils ne sont pas encore au même rang qu’un Agnostic Front par exemple. Leur nouvel album est donc parfait pour tous ceux qui désirent découvrir le groupe, et pour les inconditionnels du genre. Les simples amateurs de hardcore ou ceux qui possèdent déjà un album du groupe pourront attendre la suite des réjouissances sans trop de peine. (Sebb)

 

 

THE HAUNTED - ONE KILL WONDER

(2003 - durée : 38'16" - 11 titres)

J'avoue avoir eu du mal à dissimuler l'énorme érection provoquée par l'écoute du nouveau The haunted (et dire que m'a femme pensait être l'unique responsable...). Je vais être clair : c'est une tuerie non stop de 38 minutes que le groupe de l'ex-gratteux de Seance nous propose. Ce troisième album studio (seulement !) ne fait que confirmer ce que je pensais déjà de ce combo : l'avenir du thrash metal est entre leurs mains! Des titres comme "Godpuppet" ou "Everlasting" auraient très bien pu figurer sur n'importe quel album de Slayer, et les grands noms comme Testament ou Exodus nous viennent à l'esprit, avec cependant juste ce qu'il faut d'arrangements (des mélodies suédoises, de courts blasts...) pour sonner plus moderne et ne pas faire dépassé, à l'image de Dew scented par exemple. Il n'y a que le chant, violent à souhait (à la Lock-up), qui se détache de ces influences, et cela ne fait que renforcer l'impression d'agression continue. La production signée Nordstrom au Fredman studio (encore !) est bien entendu monstrueuse. Une bonne baffe dans la gueule qui me rappelle celle prise avec un certain Reign in blood...si ça c'est pas de la référence !(Stench)

 

 

HEADCHARGER – WATCH THE SUN

(2007 – durée : 45’31’’ – 11 morceaux)

Frenchy again, promis je l’ai pas fait exprès mais ce mois-ci ce sont deux groupes nationaux qui ont retenus mon attention. Après Eths, Headcharger vient confirmer tout le talent des formations françaises de ce troisième millénaire. Préparez-vous à un voyage au pays du rock’n’roll qui sent les aisselles, du bourbon macéré dans une marmite aux effluves métal et hardcore pour le plus grand bien de l’humanité. Motörhead n’est parfois pas loin et Nashville Pussy pointe le bout de ses tétons dans ces titres aux riffs furieusement accrocheurs et AC/DCiens par moments. Le batteur "claque ses peaux" là où il faut, ca swingue, ca groove, ca pète, ca déchire grave comme disent les djeun’s. Le chanteur dispose d’une voix de crooner arraché aux intonations hard rock bluesy pour arriver parfois aux frontières gutturales du death. On tape du pied tout du long dans un headbanging furieux entrainé par le vrombissement gras de la basse. Bref, si vous êtes encore assis, relisez cette chronique et interrogez-vous intérieurement sur le profond bien-être que pourrait vous procurer l’écoute d’une pareille baffe rock’n’roll-metal. (David)

 

 

HEADHUNTER – PARASITE OF SOCIETY

(2008 – durée : 50’28‘’ – 12 morceaux)

Pour réunir ses trois personnages il faut bien avoir des talents de chasseur de tête. Le premier, le plus connu, la voix et la basse, n’est autre que Schmier (Destruction) accompagné de Schmuddel à la guitare (Talon) et de Jörg Michael derrière les fûts (ex-Stratovarius entre autres). Un trio comme c’est curieux, en plus celui-ci montre très vite de quoi il est capable, faire du thrash ("Parasite of Society", "Doomsday for the Prayer"). Mais très vite, on comprend mieux pourquoi ce projet a vu le jour au début des années 90 avec la sortie de  trois 3albums remasterisés, il y a peu. Le trio est influencé par ce que l’on a appelé la nouvelle vague du heavy metal britannique, cela se ressent dans le côté mélodique. L’intérêt du cd réside dans cette richesse, les influences. Destruction et Stratovarius ont imposé leur vision, ici l’on ne retrouve pas de schéma propre aux formations initiales des musiciens mais une sorte d’exutoire collectif où l’on retrouve des chansons progressives ("Remission"), influencées par le hard "18 and Life". Les riffs et les refrains donnent envie de participer aux chœurs ("Silverskull"). L’album profite d’une cadence musclée pour être entraînant jusqu'à la fin. (Yann)

 

 

HEARTPLAY

(2001 – durée 35’55’’ – 9 morceaux)

Malgré le fait que cet album soit sorti en 2001 et qu’il ne soit pas très connu, il mérite un petit coup de pouce de la part de Passion Rock, car cette galette est un pur régal pour les amateurs de rock fm. Le son est très pro. et permet d’entendre avec plaisir la voix d’Urban Tale, le talentueux Kimmo Blom qui a la manière de Peter Cetera, d’Eric Russel ou Brett Walker savent insuffler toute leur personnalité et leur feeling aux morceaux qu’ils interprètent. Mélodique à souhait, le rock d’Heartplay est facile d’accès et apporte un plaisir immédiat. Le groove est bien présent (Masters Of Your Mind, Take My Word) au même titre que les morceaux cools (I’ll Be Your Shelter, Vision, …) ou plus enlevés (Don’t Let Them Fade Away) et nous démontrent que le rock fm n’est pas l’apanage du pays de l’Oncle Sam mais peut venir aussi de Finlande. Album provenant du catalogue de Target Records qui contient de nombreux autres albums de rock mélodiques méconnus mais qui valent le détour. www.targetrecords.com  (Yves)

 

 

HEAVEN & HELL – RADIO CITY – LIVE ! – MUSIC HALL

(2007 – CD1 : durée : 59’47" – 8 morceaux / CD2 : durée : 56’21" – 7 morceaux)

Témoignage de la tournée exceptionnelle qu’on entamé en début d’année, Ronnie James Dio (chant), Tony Iommi (guitare), Geezer Butler (basse) et Vinnie Appice (batterie) sous le nom d’Heaven & Hell, ce double cd regroupe les titres des albums de Black Sabbath auxquels Dio a contribué. L’on retrouve ainsi plusieurs titres de l’immense "Heaven And Hell" ("Children Of The Sea", "Die Young", "Heaven And Hell" dans une version de prêt de quinze minutes, …), l’incontournable "Mob Rules" ("Mob Rules", "The Sign Of The Southern Cross", "Voodoo") ou du moins connu "Dehumanizer" ("After All (The Dead)") ainsi que deux titres inédits. L’interprétation est sans faille, la voix de Dio est imparable et n’a rien perdu de son incroyable capacité à nous faire voyager dans les plus hautes sphères métalliques, les riffs de Tony toujours aussi inspirés et sombres, alors que la section rythmique enfonce le clou. Du très bon live, enregistré dans une très belle salle et qui démontre que les légendes ne meurent jamais. (Yves)

 

 

HEAVENLY – SIGN OF THE WINNER

(2001 – durée : 54’09 – 10 morceaux)

Quelle baffe !!! Le nouveau Heavenly déboule ce mois sur vos platines et le seul mot qui me vient à l’esprit est : magnifique. De l’intro "Break the silence" jusqu’au dernier morceau "Until the end" tout est parfait. Les morceaux sont rapides, mélodiques, puissants et très variés évitant a l’auditeur de ressentir une certaine répétitivité. Les deux nouveaux Fred à la guitare et Pierre Emmanuelle à la basse se sont très bien intégrés et contribuent à reforcer la cahesion du groupe. Bien sûr, le style développé n’est pas révolutionnaire puisque l’on peut retenir ici et là des influence de Stratovarius, Gamma Ray, Rhapsody ou encore Helloween, mais cela est interpreté avec une telle maestria que l’on ne peut que s’incliner devant les compositions du groupe. A noter, que le groupe comme pour son premier album est signé chez Noise, label international très dynamique dont la renommé n’est plus à faire. Le visuel a également été très travaillé, puisque la pochette et tout simplement magnifique. Pour terminer, sachez que le groupe assurera la première partie de la tournée européenne de Edguy dont plusieurs dates sont prévues en France alors que Nightmare fera la première partie des concert de Saxon en France : cocorico !! (Yves)

 

 

HEAVENLY – DUST TO DUST

(2003 – durée : 70’19’’ – 13 morceaux)

Après déjà deux albums réussis, sans être foncièrement originaux, Heavenly devrais réussir avec « Dust to dust » (qui sortira le 12 janvier 2004) à franchir un pallier supplémentaire, car le travail réalisé sur ce nouvel album est remarquable. Le style du groupe s’est affiné, les tempos rapides sont encore présents, mais ne constituent plus la majorité de l’ossature des morceaux. Les parties de claviers sont nombreuses et apportent les changements qui manquaient dans le passé, le groupe nous proposant même des plans calmes avec des solos de guitares en finesse (Miracle) avec des influences Queen disséminées tout au long de l’album (Illusion part 1, Fight for deliverance, …) et même Rhapsody (le morceau symphonique « Hands of darkness »). L’évolution la plus notable concerne Ben Soto qui module beaucoup plus sa voix (on pense parfois à André Matos – ex Angra, Shaaman) et qui ne se contente plus de chanter dans des registres aussi aigue que par le passé. Les chœurs ont également progressés sur de nombreux morceaux à l’image de Nightmare qui ont su les mettre en avant, la comparaison ne s’arrêtant pas là, puisque à l’instar des grenoblois, Heavenly nous propose un concept album décomposé en plus chapitres dont le thème est basé sur l’histoire d’un homme qui après avoir été mordu par un vampire traverse le temps en refusant de devenir à son tour vampire. Un grand album de métal mélodique qui prouve sue la confiance accordée aux français pas son label Noise est vraiment justifiée. (Yves)

 

 

HEAVENLY – VIRUS

(2006 – durée : 50'22" – 9 morceaux)

Alors que pas mal de monde pensait qu'Heavenly avait disparu suite au départ de trois de ses membres, suite au très bon "Dust To Dust", le voici de retour avec un album qui va marquer les esprits car il surpasse encore son prédécesseur. Il faut dire que les moyens ont été mis pour que cet album soit une réussite en commençant tout d'abord par la production monstrueuse, puisque c'est Mika Jussila qui s'est chargé du mastering et quand on sait que l'homme a déjà bossé pour Stratovarius, Nightwish ou Children Of Bodom, l'on comprend mieux le résultat figurant sur "Viurs". Ensuite, les compositions en elles-mêmes sont de petites perles avec de nombreux arrangements et un duo de guitaristes (Charley Corbiaux et Oliver Lapauze) qui s'en donnent à cœur joie avec des rythmiques percutantes ("The Drak Memories") et de nombreux solos. Dans son ensemble, le chant de Ben Sotto se veut plus nuancé, puisqu'il module plus son timbre et monte moins souvent dans les aiguës, ce changement s'accompagnant également de tempos moins rapides ("Spill Blood On Fire"), même s'il reste quelques titres rapides (The Power & Fury"). Il est à souligner que cette évolution était déjà présente sur "Dust To Dust", mais celle-ci s'est encore accentuée sur "Virus". Les refrains ainsi que les chœurs se  révèlent hyper précis ("Virus"), un peu à la manière de Nightmare. Pour couronner le tout, ce ne sont pas moins que Tony Kakko, chanteur de Sonata Arctica qui apparaît sur "Wasted Time" et Tanja chanteuse de Lullacry qui intervient sur la reprise disco de "When The Rain Begins To Fall". Plus varié, impressionnant de maîtrise, le retour d'Heavenly s'annonce déjà comme gagnant. (Yves)  

 

 

HEAVEN’S CRY – PRIMAL POWER ADDICTION

(2002 – durée : 51’14’’ – 11 morceaux)

Encore plus que Freak Kitchen, Heaven’s Cry formation venant du Québec joue une musique difficile à définir. On pense parfois aux premiers Genesis aux niveaux des arrangements (2K Awe Tick) alors que d’autres morceaux sont plus métal (Masterdom’s Profit, A Higher Moral Ground). Les changements de rythme sont fréquents, parfois surprenants, mais toujours d’un haut niveau technique. Les harmonies vocales sont abouties (Divisions) et surtout ne sont pas toujours basées sur le même modèle. Le chant est partagé entre deux chanteurs alors que trois guitaristes sont présents au sein du groupe. La partie rythmique n’est pas en reste, car à l’inverse de beaucoup de productions, la batterie et la basse sont bien mises en avant et font même quelques incursions dans le jazz rock teinté de métal (Komma). Espérons seulement que cet album soit le point d’un nouveau départ pour le groupe afin que nous n’ayons plus cinq années à attendre un nouvel album comme ce fut le cas entre le premier album sorti en 1997 "Food For Thought Substitute" et "Primal Power Addiction". (Yves)

 

 

HEAVEN SHALL BURN ANTIGONE

(2004 – durée : 48’49” – 12 morceaux)

Il faut bien avouer que le death métal mélodique est un peu entré en hibernation, au grand désespoir des fans. Qu’ils se rassurent, ils auront au moins cet "Antigone" à se mettre sous la dent ! La première référence nous semble être une évidence : Heaven Shall Burn ont beaucoup écouté At The Gates et semblent en avoir retenu beaucoup! Exactement dans le même créneau, les allemands ont peaufiné leur style jusqu’à nous pondre cette œuvre magistrale, dans la continuation des deux premiers albums des défunts At The Gates. Riffs très mélodiques, jeu d’harmonies à deux guitares, chant très criard, on croirait presque que le groupe s’est reformé. Heaven Shall Burn a même réussi à restituer cette ambiance dramatique qui imprégnait les disques de leur groupe fétiche, entre haine et mélancolie. Mais qu’on ne se trompe pas : il ne s’agit pas d’une simple copie ; loin d’un plagiat, le groupe allemand a travaillé ses compositions pour finalement mêler ses influences à une approche plus moderne. Ainsi l’ombre d’un Soilwork par exemple plane sur cet "Antigone" et la puissance que développe le combo est bien celle des groupes contemporains. Très belle démonstration, ce disque excellent réanime et réactualise un style un peu endormi. Pas de doute qu’avec de telles bombes, ça ne va pas durer ! (Stench)

 

 

HEAVY LORD – FROM COSMOS TO CHAOS

(2006 - durée : 41’10" - 5 morceaux)

Découverts lors du DSR IV festival, ce groupe m’a mis sur le cul, tant par leur jeu de scène que par leur musique impressionnante. Je me suis donc jeté sur ce cd cinq titres, et putain, que c’est bon. Du doom joué par des passionnés, lourd, fucking heavy même, mais en même temps puissant. Comment réaliser cet exploit ? Déjà à l’aide d’un chant graveleux varié, qui n’hésite pas à pousser la hurlante quand il faut, pas très loin de Phil Anselmo si on veut comparer. Ensuite par le jeu du batteur qui assomme ses fûts, brise ses cuivres comme un malade. Enfin, par ce subtil mélange entre passage très lourds (un titre comme "Elephaunt" porte bien son nom, à l’évidence, lent et lourd, mais aussi vif par moment, et parfois presque acoustique : une symbiose parfaite) et d’autres plus rapides et bondissants. Des mélodies elles par contre classiques au possible viennent encore aérer cette galette bien diversifiée. En fait ce disque peut plaire à presque tous les fans de métal qui cherchent à entrer dans l’univers obscure du doom : les ingrédients sont les meilleurs, mais mélangés à des choses plus accessibles, de façon à rester digeste pour le débutant. Un album que j’adore, vraiment, et un son terrible pour une autoproduction. Il faut découvrir ça, Electric Wizard (pour le doom psyché) meets Cathedral (pour le rock pur). www.heavylord.nl (Stench)

 

 

HEAVY METAL NATION – II

(2006 – durée : 74'33" – 19 morceaux)

Je ne pense pas que la Suisse soit la nation du heavy métal, il reste cependant que ce petit pays possède un nombre important de bons groupes, proportionnellement beaucoup plus que certains autres pays européens. Cette compilation nous permet donc de découvrir un panel assez large de combos helvétiques, tout en sachant que les combos confirmés (Gotthard, Cristal Ball, Shakra, Pure Inc., Lunatica, …) ne figurent pas sur ce support qui est plu axé "groupes underground", mais qui pourraient passer à l'échelon supérieur avec une bonne promo et un peu de chance. C'est le cas pour un bon nombre des groupes qui possèdent déjà des albums à leur actif et qui figurent sur ce "Heavy Metal Nation", mais qui n'ont pas encore rencontré le succès. Le niveau est vraiment élevé et la majorité des styles sont ici abordés avec une dizaine de groupes dont le style est plutôt axé métal "mainstream" avec du métal mélodique avec notamment "Crown Of Glory" aux relents Stratovarius, du rock plus fm avec Fair Haven (dont j'ai d'ailleurs récemment chroniqué leur excellent dernier album "Ride"), du hard rock plus classique avec Nighthunter et Ad Lacum, ou encore du rock lourd et moderne avec Motu Proprio et Redcandy. Une autre partie de l'album est plus orientée "métal extrème et courants associés" avec le black de Petrified, caractérisé par un chant guttural, le trash métal très technique de Punish, le rap métal de 784Itch ou encore l'électro métal fusion avec Prograss. Evidemment j'aurai pu parler de tous les groupes présents, mais ils sont quand même dix neuf à être présents sur cette compilation et à part un ou deux combos un peu faiblards parfois à cause d'une production moyenne, l'ensemble est d'un bon niveau et s'écoute avec plaisir, à condition évidemment d'avoir une ouverture métal assez large. Petit plus non négligeable, cette compilation comprend une partie multimédia qui permet d'avoir de nombreuses informations sur les groupes (biographies, textes, …). (Yves)

 

 

HEAVY METAL NATION – III

(2006 – durée : 74'20" – 19 morceaux)

Troisième volume de cette sympathique série de compilations de groupes suisses, qui chacun à sa manière essaye de nous faire découvrir sa vision du métal. Avec 19 groupes au compteur, le choix est de nouveau large et propose un panel assez vaste de styles : du hard mélodique avec chant féminin avec Infinite Dreams ou masculin avec Ravenheart, Powerhill, du hard rock avec Painkiller, Altol, Hollyhock, du métal un brin indus avec Ever Since, du hard orienté US avec D.D.Dogz, Tin Pan Alley, du hard corrosif avec Shake Appeal, Aziz, du métal plus virulent avec Drive, du hardcore avec Aggressive Fear, du black métal avec Sege, Coït, du modern rock avec Middlecage, du heavy metal avec Scythe & Fury, du hard médiéval avec Soul Keepers et enfin du hard symphonique avec Legenda Auréa, avec là aussi un chant féminin. Comme sur les autres volumes, la qualité de production n'est pas constante, certains groupes  ayant déjà à leur actif un album alors que d'autres sont plus novices dans la matière. Quoi qu'il en soit, cette compilation vous permettra de constater que la scène suisse est bien vivante et qu'à côté des Gotthard, Krokus, Crystal Ball, Pure Inc., Samael, Shakra et consorts, il existe une scène underground bien vivante. www.quamlibetrecords.ch (Yves)

 

 

HEAVY METAL NATION – IV

(2008 – durée : 76’55’’ – 18 morceaux)

Quatrième compilation de la série "Heavy Metal Nation" qui regroupe à nouveau une pléiade de combos suisses qui œuvrent tous dans la sphère métallique. On peut noter qu’au fil des années, le niveau s’est élevé, cette amélioration ne provenant pas uniquement des moyens d’enregistrement plus perfectionnés, mais aussi par la capacité des groupes à proposer des compositions plus abouties et plus mûres. Musicalement, l’on retrouve entre autres du hard classique (Gonoreas), du heavy médiéval  teinté de pagan à chanteuse (Dystera), du hard rock classique et épique (Pertness, Emerald, chroniqué le mois dernier, Soul Line), du heavy rock (Silver Dirt), du métal symphonique (Lordren), du métal moderne groovy (Grey Monday), du trash (Secondhand Child, Surrealist), du métal extrême (Bulwark), de l’indus (Agressive Sound Painters), …Chacun fan de métal y trouvera donc son compte en fonction de sa sensibilité musicale tout en permettant à chacun de découvrir d’autres styles vers lesquels il ne se serait pas forcément tourné. A noter que la majorité des groupes présents ont déjà au moins un album à leur actif. (Yves) 

 

 

HEAVYNESSIAH – DREAMERS GLORIOUS FATE

(2005 – durée : 64'13" – 12 morceaux)

Il aura fallu du temps pour que cet album d'Heavynessiah sorte, car cela faisait de nombreux mois qu'Emmanuel, le chanteur du combo, me parlait de la sortie de ce premier album. J'avoue que je n'en attendais pas grand chose dans le sens où leur démo édité en 2003 m'avait laissé plutôt une image négative, mauvaise production, chant limite, … Grande à donc été ma surprise à l'écoute de "Dreamers Glorius Fate", car il est tout simplement très bon. Le jour et la nuit avec la démo !!! Il faut reconnaître que le groupe a eu la bonne idée d'aller voir Renaud Hebinger, déjà responsable de la production des deux albums de Karelia, afin d'avoir un son correct (sans avoir la richesse et la finesse de celui de Karélia), car je persiste à croire qu'un groupe qui sort un album avec une mauvaise production, même s'il comporte de bonnes idées musicales, verra certainement son avenir compromis. La production n'entravant pas l'écoute des titres, il reste à analyser ces derniers qui lorgnent ouvertement vers le hard classique, un brin "old school" popularisé par des combos comme Iron Maiden, Manowar, Black Sabbath, …, mais avec des influences plus récentes comme Blind Guardian, Hammerfall,…L'on se retrouve avec un patchwork des influences précitées avec un chant convaincant qui a fortement évolué depuis la démo puisque Emmanuel se lance même dans l'exercice de la ballade ("A Night To Remember") avec parfois un timbre de voix qui n'est pas sans rappeler celui de Blaze ("Another Life" "On The Wings Of The Night"). Le fait d'inclure des solos par ci, par là, parfois en duo ("Another Life") un peu à la manière de Thin lizzy permet d'apporter un petit plus au groupe qui aborde au niveau des textes les thèmes récurrent dans le métal (honneur, gloire "Fight For Glory", "Alive To Be The King",…). Classique, bien interprété, et bénéficiant d'une bonne expérience scénique, la musique Heavynessiah devrait rapidement trouver son public aussi bien dans l'hexagone qu'en dehors à condition de bénéficier d'une distribution et d'une promotion en conséquence. (Yves)

 

 

HELLEBARD VALKYRENVLUCHT 

(2006 – durée : 51’00" – 8 morceaux)

Deuxième album pour ce duo qui regroupe deux membres du défunt groupe In Ruins, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’artwork sent bon l’amateurisme. En recevant ce cd, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une démo tant la pochette et l’impression sont de piètre qualité. C’était une erreur, tant de ma part que de la leur : comment proposer de nos jours un disque avec une telle horreur pour le représenter ? Même le logo ressemble à celui d’un vieux groupe de heavy métal underground des années 80. Dommage, d’autant que ce n’est pas du tout ce qu’on retiendra de cet album, puisque la musique en elle même est plutôt intéressante. Dans un trip très mélodique et médiéval, le duo envoie une sorte de black épique aux influences clairement folkloriques. Tous les instruments y passent, du clavier à la flûte en passant par des reproductions de cuivres et de cornes en tout genre, dans une approche très simple de ce qu’on peut imaginer de la musique du 11ème ou du 12ème siècle. Le coté black métal est lui réservé aux vocaux hargneux (pas terribles en fait, un des points faibles de ce disque) ainsi qu’à la gratte et aux rythmes lancinants. Les influences médiévales ont pour effet de rendre le tout plutôt joyeux, et même si je ne suis pas certain que ce soit le but recherché, je trouve ça sympa, ce "Valkyrenvlucht" sonnant comme une version approximative et gaie des disques de Summoning. Sans doute pas ce qui se fait de mieux dans ce domaine, loin de là même, mais malgré tout un effort intéressant qu’il fait bon écouter en ce moment : gai, coloré et kitsch comme ce début de printemps ! (Stench)

 

 

HELL N’ DIESEL – PASSION FOR POWER

(2007 – durée : 44’07" – 11 morceaux)

Chanteur fort en voix, guitares acérées, riffs brûlants, Hell N’ Diesel conjugue avec bonheur un hard sleaze rock’n’roll qui vous retournera. Pas besoin, d’une longue chronique, ces suédois ont été élevés au rock ricain, celui qui s’est développé dans les eighties aux Etats Unis, principalement sur la côté ouest et son centre Los Angeles. Mélangeant le meilleur de cette scène qui était représentée par L.A. Guns, Bang Tango, Heaven’s Edge, Guns N’ Roses, Britny Fox (qui eux venaient de la côté Est) ce quintet a pris aussi le meilleur de la vague nordique, comme Backyard Babies pour le côté rebelle afin de le restituer sous la forme de ce "Passion For Power", décapant, transpirant l’authenticité et le feeling (la power ballade "Fallin"). (Yves)

 

 

HELLOWEEN – KEEPER OF THE SEVEN KEYS – THE LEGACY

(2005 – durée : 76’ 36" – 13 morceaux)

Voici donc le disque qui devrait marquer le retour des citrouilles de la grande époque. Alors véritable come back vers des sonorités qui ont fait la gloire de la formation allemande, ou gros coup marketing ? Il y a sans doute un peu des deux dans ce double album… Introduction du premier cd, et c’est la claque. "The king for a 1000 years", du haut de ses 14 minutes, dépasse d’une tête tout ce qui se fait actuellement en matière de métal mélodique. Très varié (le titre commence par une intro acoustique, avant de lancer la patate sur un mid tempo qui enfin accélère sur du vrai speed mélodique), on retrouve sans aucun doute l’ambiance des années 80, avec ces petites blagues typiques, ces refrains majestueux, ces chœurs (ici un chant féminin vient renforcer le coté magique du titre, là une chorale vient foutre le frisson), mais aussi des plans tirés du métal moderne à la Rhapsody, ainsi qu’un son énorme. Un morceau excellent qui rassure quant à ce retour. La suite surprend, avec une intro à la basse et un riff vraiment moderne en mid tempo un peu sombre, qu’on attendait pas d’Helloween, et pourtant, là encore, le groupe retombe sur ses pieds. Une fois lancé, le tout sonne joyeux, typique même, avec un autre refrain en béton (qui rappelle Freedom Call en fait). Et l’album est de cette trempe, un savant mélange entre classique qu’il fait bon retrouver et modernité, avec ces refrains monstrueux ("Pleasure drone", "Born on judgement day". Certains titres peuvent choquer comme le très surprenant  "Mrs Gold", qui pourtant est excellent une fois qu’on s’y est habitué. Un premier cd parfait qui m’aurait largement suffit, sans doute ce qu’Helloween a fait de mieux depuis une quinzaine d’années. Le second cd est lui plus anecdotique, et sent plus le remplissage. Le long "Occasion avenue" n’apporte rien, la ballade avec Candice Night "Light in the universe" est chiante comme la mort, bref, un résultat plus mitigé. Le premier cd est fabuleux, le second sent le forcé, et c’est dans ce sens que j’hésite à parler de retour, ou d’opportunisme. En piochant dans le meilleur de ces titres, on aurait tenu l’album de métal mélodique par excellence. Virez les bouches-trous et dégustez l’un des meilleurs albums du groupe. (Stench)

 

 

HELLOWEEN – LIGHT THE UNIVERSE

(2006 – durée : 14'19" – 3 morceaux + un clip)

Pour nous faire patienter jusqu'au leur double album live qui sortira sous la forme cd + dvd, Helloween nous propose ce maxi cd comprenant le single "Light The Universe", ballade qui voit la participation de Candice Night de Blackmore's Night, ce morceau se retrouvant également en vidéo clip. Pour nous mettre l'eau à la bouche pour le cd live, c'est le titre "If I Could Fly" enregistré à Sao Paulo que l'on retrouve, alors que le titre "Revolution" qui était réservé au départ uniquement au marché japonais complète ce cd qui loin d'être indispensable, ce révèle néanmoins bien sympa, d'autant plus qu'il est présenté en version digipack. (Yves)

 

 

HELLOWEEN – GAMBLING WITH THE DEVIL

(2007 – durée : 57’40’’ – 12 morceaux)

Est-ce que Helloween a changé de style sur ce nouvel album ? Non, le groupe germanique reste ancré dans un style heavy power, mais si on prête une oreille attentive à ce nouvel opus, l’on remarquera l’intégration de nouvelles influences, comme sur de "Kill It" où le fait d’avoir intercalé des parties symphoniques (également sur "Fallen To Pieces") donnent un tout autre relief au titre, d’autant que Andi Deris se lâche plusieurs fois dans des montées dans les aigues à la manière de Rob Halford. Les claviers sont également plus présents sur certains titres, comme sur "The Saints", très rapide, où ils donnent une coloration plus légère au titre et même fm sur "Final Fortune" avec néanmoins des parties bien heavy. Parfois discrets, ces claviers étoffent le son du combo qui privilégie toujours les rythmiques rapides ("Paint A New World"). Un album qui au premier abord se révèle assez "classique", mais qui au fil des écoutes nous dévoile de nombreuses surprises (l’aspect sombre puis très moderne de "The Bells Of The 7 Hells"), prouvant la vitalité de ces vétérans du hard germanique. (Yves)

 

 

HELLS CRACK – FLESH & STEEL

(2004 – durée : 2004 – 13 morceaux)

Depuis belle lurette, ce combo français écume de nombreuses salles de concert, des pubs et des festivals (le groupe a d’ailleurs ouvert pour des groupes aussi prestigieux que The Pogues, Inmates, Alvin Lee, …), ce qui lui a permis de mettre en place son rock teigneux, agressif qui n’est pas sans rappeler les groupes comme les Ramones, Rose Tattoo, The Stooges… Le quatuor trouve ses marques dans des plans guitares rock avec des riffs incisifs et des solos rapides et courts, le chant rauque s’adaptant d’ailleurs parfaitement à ce type d’agressivité. Existant depuis 1988, Hells Crack est passé par plusieurs styles (psychobilly, punk rock, hard core, …) afin de trouver sa propre voix. Son passé et ses influences ressurgissent d’ailleurs au fil des titres de cet album qui respire la fraîcheur du rock. A part deux titres, le reste des compositions ne dépassent d’ailleurs pas les trois minutes. Très pro, le groupe a monté son propre studio d’enregistrement afin d’avoir le temps de réaliser son album et d’offrir son power rock’n’roll’ avec le maximum d’atouts en main. (Yves)

 

 

HELLTRAIN – ROUTE 666

(2004 – durée : 41'33")

Helltrain, s'inscrit un peu dans une démarche similaire à celle de Cradle Of Filth qui avec son dernier album a jeté un pont entre le death et le heavy,  puisque Helltrain a réussi à associer le death avec une attitude purement punk rock'n'roll. Les membres de ce trio (la formule idéale qui évite tout superflu) ont d'abord œuvré dans des formations suédoises de black et death comme Defleshed Scheitan, Battelust, … avant de monter ce groupe en 2002. Développant des morceaux vraiment groovy qui n'ont d'autres prétentions que de vous botter le cul, Helltrain pourrait donc être la réponse extrême à leurs compatriotes The Backyard Babies qui ont également réussi à combiner des titres chauds avec des refrains catchy le tout sous fond d'urgence. (Yves) 

 

 

HELLVETIC ROCK

(2004 – cd 1 : durée : 77'37" – 18 morceaux – cd 2 : durée : 56'29" – 14 morceaux)

Basé sur le même principe que la compilation double "Révolution Hard-Rock" sortie, il y a quelques années, sur le défunt label Axel Killer, et qui présentait les groupes français de hard des années quatre vingt, Hellvetic Rock nous propose des groupes exclusivement  suisses. A la différence de la compilation française, ce double cd nous propose des groupes qui sont encore en activité à part quelques exceptions (Allison, Black Angels, Coroner, …). Cette compilation se décompose en deux parties bien distinctes définies par les cds. Le premier cd nous propose des groupes "mainstream" avec des grosses pointures (Crystal Ball, Gotthard, Shakra, Krokus, …) mais également des groupes qui sont en train de prendre leur envol (Mines, Pure Inc…). Le deuxième cd suit également ce principe mais avec des groupes plus alternatifs (Redwood, Pronchild, Samael, , …). Une double compilation qui a donc le mérite de donner un aperçu assez  large de la scène rock helvétique, même si de nombreuses autres formations auraient méritées d'être présentes sur la compilation (Lunatica, Excelsis, Emerald,…), mais cela sera peut-être le cas lors d'un volume 2. (Yves)

 

 

HELSTAR – SINS OF THE PAST

(2007 – durée : 62’54’’ – 13 morceaux)

Encore un album de réenregistrements pour un des vétérans du power des eighties. Helstar s’attelle comme bon nombre de ses comparses au dur labeur de la mise au goût du jour de ses anciens titres. Pour ce qui est des titres pas trop de surprises, tous sont tirés des quatre premiers albums, agrémentés de deux inédits. "Burning star", "Witch’s eyes" et "Dracula’s castle" de "Burning Star" ; "Evil reign", "Suicidal nightmare", "Face the wicked one" et "Angel of death" de "Remnants Of War" ; "The king is dead" et "Tyranicide" de "A Distant Thunder" ; "Baptises in blood" et "Harker’s tale" de "Nosferatu". Les deux titres inédits, "Tormentor" et "Caress of the dead", restent toujours dans le style des anciens morceaux. Quand au line up, il est identique à celui de 1986 ("Remnants Of War"), exception faite du batteur. Une compilation dont le track list est le talon d’Achille, car pour faire découvrir ou redécouvrir un groupe sur le retour, il est de bon ton de présenter ses plus belles œuvres, ce qui n’est pas le cas ici. Nombres de titres sont des morceaux de seconde catégorie, et nombres de titres cultes et rageurs ont été oubliés. Musicalement les morceaux ne se voient pas excessivement changés sauf pour le son beaucoup plus gros et clean évidemment. Un album de renaissance qui risque fort de pas faire l’unanimité, mais qui permettra au moins de patienter jusqu'au prochain album prévu pour 2008, et qui j’espère sera moins frileux. (Sebb)

 

 

KEN HENSLEY – BLOOD ON THE HIGHWAY

(2007 – durée : 53’14" – 14 morceaux)

Après avoir connu la gloire dans les années 70 avec Uriah Heep, Ken Hensley a ensuite intégré Blackfoot, groupe culte de rock sudiste, pour mener enfin une carrière solo en dent de scie et tel un phénix renaissant de ses cendres, l’anglais revient avec un excellent album qui est un concept album basé sur l’histoire de sa vie. Musicalement, on sent les influences des seventies, mais ce qui fait la force de cet opus, outre l’intérêt des textes, c’est la présence de Jorn Lande sur cinq titres, Glenn Hughes sur deux compos (dont "The Last Dance" ou l’association de la voix de Glenn, tout en justesse, avec des parties symphoniques fait merveille), John Lawton (qui fut chanteur d’Uriah Heep pendant plusieurs années) ou encore la chanteuse Eva Gallagher qui intervient sur "Think Twice" dont le timbre fait penser à Tina Turner. Ken en plus de tenir les claviers, pose sa voix sur plusieurs titres, dont l’émouvant "I Did It All". Un album empli de feeling et qui reste l’une des très belles surprises de ce mois. (Yves)

 

 

HESS