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ICED EARTH – HORROR SHOW

(2001 – durée : 60’35" – 11 morceaux)

Au départ Iced Earth était pour moi un groupe de plus sans réel intérêt jusqu'à ce que je découvre les musiciens sur scène lors d’un festival en 1998 au Z7 où ils remplacèrent au pied levé Savatage. Il était plus d’une heure du matin quant le groupe pris possession de la scène et malgré la fatigue que j’avais accumulé au cour de la soirée, je dois reconnaître que les musiciens furent impressionnant me faisant oublier mes petites courbatures. Un grand moment. A partir de cet instant là, j’ai commencé à suivre la carrière de ce groupe qui nous propose, après son triple live album "Alive in Athens" sorti en 1999, son dernier joyau dont le fil conducteur est l’horreur. Les plus grands noms de l’horreur sont présent tels Jack l’Eventreur, Frankenstein, etc… et servent de support à des musiciens au sommet de leur art pour nous proposer des morceaux heavy mais où la finesse n’est pas absente par l’intermédiaire de superbe chœurs présent sur plusieurs morceaux ainsi que la vois de Matt Barlow et des riffs de Jon Schaffer qui savent ralentir le tempo à la limite de la rupture pour repartir de manière plus furieuse quelques instant plus tard. Vivement leur concert début 2002, où un show de trois heures est annoncé !!! (Yves)

  

 

ICED EARTH THE GLORIUS BURDEN (edition limitée)

(2004 – cd1 : durée : 46’01’’ - 11 morceaux – cd2 : durée 31’54’’ – 3 morceaux)

L’actualité du métal extrême étant assez morne, je me penche sur des styles plus accessibles ;après tout, Yves s’est bien permis de chroniquer Exodus le mois dernier, non ? (Mais non, je ne t’en veux pas…Ah bon, quelqu’un a crevé les pneus de ta voiture… ?). De plus j’attendais beaucoup de ce nouvel Iced Earth, ce n’est donc que justice ! Alors qu’en est-il ? Pour être honnête, la première écoute m’a un peu laissé de marbre, à mon grand désespoir…Mais ce n’était qu’une question de temps, et les titres tournant sur ma hi-fi ont vite fait de se graver dans mon crane, au point que, mine de rien, cet album est devenu mon préféré du groupe ! Tous les éléments propres à la formation américaine sont présents, les riffs surpuissants ("Greenface"), les refrains bétons ("The Reckoning"), les power ballades (les superbes "When The Eagle Cries" et " Hollow man"), bref le fan ne sera pas déçu. Et que dire des performances du fraîchement débarqué Ripper Owen… ok, je suis un grand fan du gars, mais là j’ai particulièrement adoré son travail ; il semble en effet beaucoup plus à l’aise qu’avec Judas Priest, et nous offre une palette vocale impressionnante ! Je pense vraiment que le groupe a gagné avec ce changement ! Et si je vous dis que le meilleur est à venir ? Eh ben oui, la grosse claque vient du deuxième cd, grande fresque nous narrant la bataille de Gettysburg (hum, Gettysburg, bien sûr, c’est… bon…faisons semblant de savoir de quoi il s’agit…une ville !), trois titres pour trente minutes de bonheur, des compositions impeccables relevées par un orchestre symphonique au complet ! Magistral, époustouflant, d’une telle richesse qu’on en vient presque à passer l’éponge sur le fait que les rares solos sont plus que moyens…merde, on va pas chipoter, non !?! (Stench)

 

 

ICON - JOHN WETTON – GEOFFREY DOWNES – ACOUSTIC TV BROADCAST

(2006 – durée : 56'19" – 13 morceaux)

Après un premier album rempli d'émotions, Icon remet ça avec un opus entièrement acoustique qui nous permet de découvrir les meilleurs titres d'Asia en version "unplugged" et connaissant les capacités vocales de John Wetton couplé au talent de Geoffrey Downes aux clavier, inutile de préciser que l'ensemble s'écoute avec délectation. Cela est d'autant plus vrai que les titres choisis sont "Heat Of The Moment", "Voice Of America", Sole Survivor", "Don't Cry", …morceaux d'Asia qui ont connus leur heure de gloire et qui même en version minimaliste, comme c'est le cas en acoustique, ne perdent rien de leur verve, preuve qu'un bon morceau s'accommode aussi bien dans différentes configurations. Feeling, émotion sont donc au rendez vous de cet album qui nous permet de réécouter des standards d'Asia avec des titres  d'Icon, preuve que ce duo ne capitalise pas seulement sur son passé glorieux, mais possède toujours une capacité créatrice hors du commun. (Yves)

 

 

IGNITE OUR DARKEST DAY

(2006 – durée : 35’26" – 14 morceaux)

Que l’attente fut longue, putain! Cinq longues années depuis la sortie de l’excellent "A place called home", ça commençait à sérieusement me manquer, d’autant que dans le créneau il n’y a pas énormément d’autres formations à la hauteur pour nous faire patienter. Mais c’est maintenant réglé, ce "Our darkest day" valait largement qu’on l’attende. Ignite n’a pas changé la donne, et c’est un groupe au sommet de son art qu’on retrouve là où on l’avait laissé en 2001. Sa musique est immédiatement reconnaissable, pour plusieurs raisons : déjà, ce hardcore mélodique et énergique se distingue par une générosité et une sincérité impressionnante, chaque refrain nous touche et nous entraîne ; ensuite, un coté un peu mélancolique qui surprend, même si cet aspect est moins présent que sur la précédente galette ; enfin, et surtout, ce chant mélodique assez étonnant dans ce registre, souvent aiguë, à l’aise dans tous les domaines, et qui a de quoi faire pâlir beaucoup de chanteurs de heavy. Toujours parfaitement à l’aise dans tous les domaines, que ce soit le hardcore speed ou les morceaux plus lents, les mélodies sont excellentes, souvent soutenues par des chœurs efficaces. Assez proche des tout premiers Offspring dans une version plus adulte, Ignite est une référence du hardcore mélodique. Ajoutez à cela des textes intelligents (Straight Edge oblige !) et une reprise de U2 pour finir ("Sunday bloody Sunday"… ils doivent l’aimer ce titre, puisqu’ils l’avaient déjà repris sur le dernier disque) et vous aurez l’un des meilleurs disques de l’année. J’adhère à 100% (Stench)

 

 

IHSAHN – THE ADVERSARY

(2006 – durée : 50'10" – 9 titres)

Quelle surprise cet album pour moi. En effet, alors que je m'attendais à un album vraiment orienté black métal, puisque l'œuvre de Ihsahn, chanteur/guitariste d'Emperor, cet album solo est une véritable claque tant sa diversité et sa créativité et ses mélanges d'influences sont réussis. Les connotations "black" sont présentes mais ne sont pas majoritaires de telle manière quelles ne devrait pas effrayer les réfractaires au style, car "The Adversy" est un album d'une grande richesse avec des plans typiquement Mercyful Fate, des parties de claviers et symphoniques vraiment bien placées, de belles harmonies vocales entre voix claires et plus violentes, le tout sur des rythmiques cartons. Les changements sont fréquents et sont vraiment créatifs, car peu auraient pu assembler avec tant de dextérité tous ces styles, du plus violent, le black, au plus calme, l'atmosphérique avec des parties classiques tout en conservant des parties hyper heavy. Un album dont il serait dommage de passer à côté tant son côté créatif est intéressant. (Yves) 

 

 

ILLDISPOSED – BURN ME WICKED

(2006 – durée : 41’12" – 11 morceaux)

Déjà neuf albums… Il est étonnant parfois de voir des formations à qui beaucoup ne laissaient aucune chance arriver aussi loin dans le business ! Seulement un an et demi après leur plutôt moyen "1-800 vindication" les Danois de Illdisposed sont de retour avec un disque beaucoup plus impressionnant : si vous avez aimé le prédécesseur, celui là va vous combler ! Le disque s’ouvre sur un morceau bien speed, death métal jusqu’à l’os, qui ratisse le terrain comme un bulldozer, soutenu par un son ultra massif. C’est toujours encore le chant de Bo Summer qui fait la plus forte impression, facile de comprendre pourquoi on l’appelle "Subwoofer" depuis des années… La suite est dans un trip death métal très heavy, souvent mid-tempo, écrasant, étouffant, et l’album défile comme une procession de rouleaux compresseurs, les grattes accordées très bas y étant pour beaucoup. Le chant guttural est souvent doublé d’une voix plus criarde, proposée par Mikkel du groupe Mercenary. Ce "Burn my wicked" est donc à la fois facile d’accès, parce qu’on ne tombe jamais dans le métal trop extrême, et terriblement accrocheur, ces brûlots lourds n’en restant pas moins terriblement entraînants, et le headbanging malsain guette à chaque détour de riff. De petites surprises se cachent çà et là, comme de très légers sons électroniques, des solos mélodiques, ou de rares et discrètes chorales qui viennent contrebalancer la lourdeur du disque. Notons pour le fun que le disque s’arrête sur une auto parodie sympa, puisque "Illdispunk’d" sonne comme du punk rock chantant, évoquant Onkle Tom. Un très bon moment à passer, qui se prend comme une chape de plomb sur la tronche. Heavy !!! (Stench)

 

 

ILLDISPOSED – THE PRESTIGE

(2008 – durée : 40’50’’ – 12 morceaux)

Illdispsed fait partie de ces groupes auxquels je n’ai jamais vraiment prêté attention et qui ne m’attiraient pas vraiment plus que ça. C’est donc une agréable surprise que j’ai eu lors de l’écoute de ce nouvel album du groupe danois. Le combo œuvre dans le death métal, rapide et violent, aux blast omniprésents, et au chant grave et guttural doublé par une voix plus criarde et plus typé black. Les guitares apportent cette touche plus mélodique, à l’instar des groupes de death suédois, qui apporte des moments de légèreté au milieu de riffs plus lourds et brutaux. “The weak is your god”, “Working class zero”, “Like cancer”, A child is missing” ou encore “… your devote slave”, tous les titres présents sont de la même trempe, de celle qui fait le bon death violent sans superflu désagréable. Le groupe conclu cet album avec un titre dans la langue de Goethe, “Ich bin verloren in Berlin”, qui donne juste l’envie d’appuyer une nouvelle fois sur la touche play de la Hi-Fi. Une très bonne découverte comme j’aimerai en faire plus souvent ! (Sebb)

 

 

IMAGO MORTIS – VIDA : THE PLAY OF CHANGE

(2003 – durée : 60’49’’ – 11 morceaux)

Cet album a été élu meilleur album métal brésilien au Brésil par les médias du pays démontrant que nous avons affaire ici à un album qui mérite une écouté approfondie. Celle-ci est d’ailleurs recommandée pour pouvoir entrer dans ce concept album dont l’approche n’est pas aisée, car proposer un thème central lié à la mort n’est pas d’une facilité évidente et c’est justement cette complexité tant dans le thème abordé que dans la manière de l’appréhender que réside la réussite de cet opus. Il est d’ailleurs important de souligner que le groupe a construit son album sur la base de témoignages de personnes ayant côtoyé la mort. Dense et utilisant autant les ambiances propres au métal atmosphérique (Three Parchae) qu’au métal progressif associé au death (Pain), Imago Mortis nous propose une œuvre élaborée qui demandera une ouverture d’esprit certaine pour être appréhendé dans sa globalité. S’adressant aux fans de métal extrême (Stench !), cet album saura séduire également les fans de heavy métal pur et dur, grâce à des amalgames surprenant entre les deux musiques (Envy) comme si Immortal rencontrait Savatage (The Silent King), le tout sur fond de classique avec une petit pincée de Thérion. Inutile de rajouter que le niveau des musiciens est excellent leur permettant toutes les fantaisies. (Yves)

 

 

IMMOLATION - UNHOLY CULT

(2002 – durée 41’46’’ - 8 morceaux)

Mine de rien, ça fait super plaisir de voir les vieux (les vrais?...) groupes de death metal revenir sur le devant de la scène. Après Malevolent Creation le mois dernier, voici le come-back des new-yorkais d'Immolation avec un cinquième album absolument remarquable. Pas de panique, le groupe a toujours la haine (et ce n'est pas leur récente prestation au X-mas festival qui me contredira !!). On nage ici dans les eaux glacées du pur death metal; l'ambiance y est nauséabonde du début à la fin, les riffs sont très sombres, (pas si éloignés du grand Morbid Angel des débuts). Il suffit d'écouter les 8 minutes bourrées de solos sinistres du titre Unholy cult pour s'en convaincre. Le chant caractéristique de Ross Dolan fait froid dans le dos, grave et hargneux à souhait ! Mais ne croyez pas que ces mecs jouent du doom: les tempos sont souvent vertigineux ! On se prend un blast en pleine gueule juste après un passage hyper lourd, là où on l'attendait le moins, histoire de nous choper pas surprise, de ne nous laisser aucune chance ! OK, il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer au son très brut, très sombre, mais on finit par s'y faire, et je crois que ça amplifie l'atmosphère du disque. Cet album est finalement une belle leçon à certains qui croient savoir ce qu'est le death metal ! Malsain au possible ... mais c'est si bon de se faire mal ! (Stench)

 

 

IMPALED NAZARENE – ALL THAT YOU FEAR

(2003 – durée : 42’50’’ – 13 morceaux)

Huitième album pour le groupe le plus fêlé que la Finlande ait pondu, et comme on pouvait s’y attendre, pas de réelle surprise, la recette reste la même et fonctionne toujours à merveille. Cependant, bien que ce disque soit (heureusement !) plus violent que son prédécesseur "Absence of war…", avec notamment un Mika déchaîné au chant, il est aussi beaucoup plus varié. Les titres les plus brutaux comme "The maggot crusher" côtoient des morceaux plus mélodiques, mais toujours dans cette vision très punk du black ; entre les deux, on retrouve des bombes proches d’un Motörhead sous  amphétamines (dans un style qui avaient déjà fait mouche sur le classique "Latex cult"). On reste donc bien en terrain connu, les fans retrouverons leur groupe fétiche là où ils l’avaient laissé. Un vrai effort a par contre été fourni pour ce qui est des compositions, plus travaillées, et mises en valeur par les solos vraiment excellents du nouveau guitariste Tuomi. De même, la production est absolument parfaite, confiée à Mikko Karmila, connu pour avoir bossé avec… Nightwish !!! Ca a du lui faire drôle, au gaillard ! Un album dans la tradition, qui a su éviter le piège de la répétition. (Stench)

 

 

IMPALED NAZARENE – DEATH COMES IN 26 CAREFULLY SELECTED PIECES

(2005 – durée :  68’04" – 26 morceaux)

Il était temps! La réputation d’Impaled Nazarene comme groupe impérial sur scène s’est rarement démentie, et peu de ceux qui ont vu le groupe en live peuvent honnêtement nier ceci. C’est donc avec un immense plaisir qu’on avait appris l’annonce du premier album live du groupe finlandais. C’est maintenant chose faite, et le disque devrait bientôt se trouver dans les bacs pour fêter les 15 ans de  malaxage auditif d’un des groupes les plus furieux des contrées nordiques. On s’y attendait, et pourtant la claque est immense : c’est 70 minutes de déflagration que nous balancent le combo, et ces hymnes hybrides entre black métal et "nuclear punk" prennent une nouvelle dimension dans l'atmosphère crade et survoltée de ce gig enregistré chez eux, à Helsinki, en décembre dernier. Le son retranscrit parfaitement l’ambiance d’un concert d’Impaled Nazarene, puissant, la basse bien claquante, la caisse claire à fond, et surtout le chant de possédé de Mika qui pousse son organe dans ses derniers retranchements. Il se dégage de tout ceci une agression constante, une violence débridée, avec cette impression de se prendre un mur dans la tronche pendant plus d’une heure. Le choix des titres est lui aussi emblématique de cette volonté d’aller à l’essentiel, en passant souvent par le plus furieux. Ainsi, une grosse majorité des morceaux joués sont des classiques qui feront baver les plus vieux fans ; jugez plutôt : "Goat perversion", "The horny and the horned", "Sadhu satana", "Coraxo", "Sadogoat", "Soul rape", "Motorpenis", "Total war", etc. Des titres plus récents sont bien entendu présentés, avec les petits derniers "Armageddon death squad" et autres "Maggot crusher", mais pas un seul dont l’impact ne soit décuplé par ces interprétations nihilistes qui sentent bon l’urgence et la haine. Prenez donc les classiques d’Impaled, augmentez le facteur "folie" par 10, et vous avez ce live sulfurique. Les fans seront comblés, et je conseille aux sceptiques de tenter l’expérience ; ils devront bien se rendre à l’évidence : Impaled rules ! (Stench)

 

 

IMPALED NAZARENE – PRO PATRIA FINLANDIA

(2006 – durée : 38’15" – 14 morceaux)

Chroniquer un disque d’Impaled Nazarene est en fin de compte un truc assez galère : le groupe reste si fermement rivé à son style qu’on a l’impression de toujours dire la même chose. Si au moins ils sortaient un album à chier, qu’on puisse changer le mouvement... Bah non, ils se complaisent à sortir des disques similaires, et à chaque fois ça bute, ça latte, ça défonce, et on en redemande. Revigorés par leur album live qui possédait une énergie brute, le groupe nous propose 14 nouveaux morceaux qui représentent du très grand Impaled Nazarene, toujours ce mélange entre black et punk crade, la basse bien mise en avant, avec cette touche de folie et de frénésie qu’on aime chez les finlandais. Cette fois, de petits changements (petits, hein, pas de fausse joie…) avec des rythmes qu’on n’a pas trop l’habitude d’entendre chez eux, des mid tempos soutenus qui font mouche ("Goat sodomy" et son riff d’ouverture très métal des eighties, "Neighbourcide", etc.), des tempos placés de façon bancale entre le blast et le mid (l’excellent "Something sinister" qui grâce à ce rythme provoque le headbanging le plus violent) intercalés entre les classiques morceaux hyper speed ("Weapons to tame a land", "kut", "Contempt", etc.). Même s’il est très rapide, ce disque n’est pas le plus speed de la formation, et c’est tant mieux, puisque l’efficacité n’est pas qu’issue de la vitesse d’exécution. Que les fans se rassurent, Impaled n’est pas devenu mou du genou, c’est au contraire, et bien paradoxalement, sans doute le disque le plus rentre dedans qui nous est proposé, en partie grâce à ces variations de tempos. Un excellent disque, varié, fou furieux, soutenu par des riffs partagés entre le old school à deux accords et l’accroche plus complexe. Un classique ! (Stench)

 

 

IMPELLITTERI – SYSTEM X 

(2002 – durée : 40’58’ – 10 morceaux)

Chris Impellitteri est beaucoup plus connu Japon que dans le reste du monde, mais peut-être que cela va changer avec son nouvel album "System X". Le guitariste a recruté pour l’occasion Graham Bonnett qui avait officié sur l’album "Down To Earth" de Rainbow et surtout avait déjà collaboré avec Chris sur l’album "Stand In Line" sorti en 1988 et qui avait récolté pas mal d’éloges surtout au pays du Soleil Levant . Après cet album, Graham Bonnet avait été remplacé par l’américain Rob Rock qui a accompagné Chris pendant plus de dix années. Aujourd’hui Graham est revenu et on peut dire que les deux hommes ont fait des concessions, car Chris a modifié son jeu et n’aligne plus les notes à une vitesse supersonique sur chaque morceau, à l’image d’Yngwie Malmsteen. Ce travail a été fait en partie pour coller à la voix de Graham. Ce dernier a également fait des efforts et n’essaye plus de chanter comme il le faisait du temps de Rainbow, bien que le morceau "She’s A Nighttime Lover" soit du pur Rainbow. Sa voix se fait assez rauque et heavy  sur certains morceaux. De plus, certaines compositions comme "Why Do They Do That" innovent par leur lourdeur et se démarquent du style classique d’Impellitteri ou encore le morceau "What Kind Of Sanity" dont le riff d’ouverture fait penser à Edward Van Halen. Néanmoins, que les fans du guitariste se rassurent, ils trouveront toujours la marque du guitariste, grâce à des riffs et des solos de premier ordre. Par contre, comme souvent, on pourra reprocher au guitariste que ses albums soient aussi courts.   (Yves)

 

 

IMPERANON – STAINED

(2004 – durée : 38’26’’ – 10 morceaux)

Stench avait raison en indiquant le mois dernier que certains groupes encore inconnus arrivent avec un premier album qui bouscule tout et qui pourrait être l’œuvre de formations plus aguerris. C’est le cas d’Imperanon qui m’a vraiment étonné, tant leur maîtrise instrumentale est impressionnante, malgré le jeune âge des musiciens qui composent Imperanon prouvant que le talent peut-être précoce. Venant d’Oslo, les gars venant du froid ont réussi à composer plusieurs hymnes (Memories To Dust, Stained, The End…) et même si vous êtes réfractaire aux vocaux extrêmes (sauf sur "Hollow Man" et "Shadowsouls" où des vocaux clairs font leur apparition), la musique vaut le détour. Les solos de guitares sont ultra techniques, rapides tout en étant mélodiques, au même titre que les parties de claviers et s’affichent dans la lignée du style interprété par Children Of Bodom. Ces derniers étant partis sur une major, Nuclear Blast a réussi à dénicher la perle rare, car il est clair que si Imperanon continue sur sa lancée, il risque de devenir aussi célèbre que Children Of Bodom. (Yves)

 

 

IMPERIAL SODOMY – DEMOLISHED

(2004 – durée : 36'47" - 10 morceaux)

Deuxième album pour ce groupe français, et il confirme ce qu’on pensait depuis un moment : le death métal est bien de retour dans notre hexagone! Et quel retour ! Ce disque est vraiment dévastateur. Il commence par ce qui est sans doute l’un des titres les plus violents de l’opus, le terrible "Cool Shit", extrêmement rapide, qui nous balance à la tronche trois minutes de blasts . Mais alors que l’album se poursuit, la démarche du groupe devient plus claire : il s’agit en fait d’un death très typé US old school, mais en plus rapide. On peut donc s’imaginer un Malevolent Creation en bien plus speed, sorte de mélange entre le "In Cold Blood" de Malevolent et le dernier Kataklysm. L’avantage énorme que possède ce disque est donc de ne pas se contenter d’être juste brutal comme trop de groupes actuels, mais de proposer des plans plus classiques et plus sombres qui mettent en place un vrai putain de death métal. La durée des titres, qui oscillent entre trois et quatre minutes, laisse largement le temps de poser ces parties plus sombres, et c’est excellent. Avec sa voix très extrême, mais là encore sans tomber dans l’excès ridicule du pur brutal death actuel, le chanteur a trouvé son créneau et l’exploite de magnifique façon. Un disque donc très brutal, qui, à l’instar de bands comme Sepsism, est susceptible de conquérir les fans de death old school comme ceux de brutal death moderne. Une très bonne surprise ! (Stench)

 

 

IMPIETY – PARAMONT EVIL

(2005 – durée : 41'52" - 8 morceaux)

J’avais laissé Impiety après leur premier album de 96, et je pensais même que le groupe avait disparu… quelle grosse erreur! Revoilà donc ces maniaques avec leur…quatrième album ! J’ai loupé quelques épisodes il me semble, mais il est temps de se rattraper avec ce "Paramont Evil" tout simplement bestial. Fini le black très approximatif que je connaissais sur le moyen "Asateerul Awaleen" pour balancer une mixture vraiment extrême entre un death metal super speed et un black métal haineux et crade. Comprenant des membres de Hacavitz et Disgorge, que pouvait-on attendre d’autre ? Officiant dans un registre proche de celui inventé par les regrettés Angel Corpse, en particulier pour ce qui concerne les vocaux et l’agression quasi constante, ce disque est d’une intensité assez rare et les nombreux changements de riffs ainsi qu’une mise en place parfaite font de cette galette un sommet de la violence. Des titres comme "Sunrise Defloration" ou "Carbonized" sont absolument hallucinants, et nous déchiquettent avec un mélange entre la folie des groupes d’Amérique du Sud et la furie du death métal américain. L'année a commencé il y a moins d’une semaine, et déjà on peut dire qu’il sera difficile de faire plus intense que ce "Paramont Evil" qui semble avoir été enregistré dans l’urgence. Une bombe, et le plus incroyable transformation puisque de banal groupe black Impiety est devenu une quasi référence du métal extrême. (Stench)

 

 

IMPIOUS – HOLY MURDER MASQUERADE

(2007 – durée : 37’37” – 11 morceaux)

Tout commence de façon à faire couler une douce larme de bonheur au coin de mon vieil œil ridé, Impious est de retour, fidèle à lui-même. Et en ces temps de disette musicale en matière de sorties valables, l’émotion est à son summum. Les Suédois font toujours dans le thrash bien violent, et pour leur nouvel album, se sont lancés dans le concept-album. En effet, tous les onze titres du cd comptent une seule et unique histoire, illustrée dans le livret sous la forme d’une bd, dont les textes des bulles sont les paroles des chansons. Original ! Impious en profite aussi pour varier un peu plus son jeu et ses influences. Le groupe qui pouvait être taxé par le passé de trop rapide et répétitif, ne le pourra plus cette fois. Le titre éponyme de l’album est un morceau au tempo très lent et à l’ambiance lourde et intensément noire. Le suivant, "Death On Floor 44", est lui un véritable brûlot de thrash, associant riffs speed et blast tout au long de son exécution. "Three Of One" est quant à lui le plus original des titres du cd, Impious y joue la carte de la surprise en y introduisant un break totalement acoustique aux ambiances ibériques. Dernière constatation, chaque titre comporte au moins un élément musical appartenant au death métal, du chant au riff de guitare, apportant encore un peu plus cette sensation de violence propre au groupe. Le reste se compose de rapides solis et mélodies très nettes, propre aux groupes de thrash et de death nordique. Impious réalise la meilleure sortie de ce début 2007, et par la même occasion sa meilleure performance studio. (Sebb)

 

 

INCISION REVEALED AND WORSHIPPED

(2004 – durée : 34’22’’ – 11 morceaux)

Bon, là on a vraiment à gérer une bande de malades... La Suède avait l’habitude de nous pondre des combos mélodiques, ben là, c’est loupé. On peut même dire qu’avec Incision on a l’album le plus violent du mois… On sent que le groupe a des affinités avec leurs compatriotes de Deranged, parce que musicalement, dans le genre "c’est bon, ou je te mets encore une dizaine de coups de gourdin dans la gueule ?", les deux groupes ont ce sens aigu de la brutalité, et la douce subtilité d’un coup de pompe dans les burnes. Non seulement extrêmement violent, mais aussi très technique, le groupe peut donc être comparé aux très vieux albums de Suffocation, avec un sens de la mise en place ahurissant, des rythmiques terribles, des changements toutes les dix secondes…La voix est une des plus violente de la scène actuelle, monstrueusement gutturale, dans le style de ce que proposaient  les bouchers d’Infernal Torment. Bref tout est fait dans ce disque pour nous proposer un produit le plus extrême possible, et ce n’est pas la production démente signée Talarczyyk aux Soundlab studio (Nasum…) qui va me contredire. Incision nous chie une galette terrassante, et a choisi pour ouvrir les portes de la scène death internationale de les exploser au bulldozer. Un grand disque, pour un futur groupe référence. (Stench)

 

 

INCRAVE – DEAD END

(2008 – durée 43’12” - 10 morceaux)

Même si le look "costumes cravates" des musiciens peut faire penser à un nouveau combo à la Rammstein, la musique de ce combo suédois se situe dans une veine heavy mélodique. La voix de Johan Falk est d’ailleurs  très proche de celle de Chitral Somapal (Avalon, Faro, Firewind, Civilization One, …).  Les titres sont très mélodiques et même si les deux guitares donnent un côté métal ("Shattered", "The Touch Of Death"), parfois basé sur des mi-tempos ("The Forgotten"), la présence de claviers attenue ce côté rentre dedans, tout en apportant un coté sensible sur le power ballade "Shades Of Me". La production résolument moderne, notamment au niveau rythmique ("A Shadow In The Dark") donne aussi un coté réussi à cet opus. Il est important également de préciser que malgré le jeune âge de ses musiciens (moyenne de 22 ans), le combo maîtrise déjà son sujet, "Dead End", étant le deuxième opus du groupe, le 1er étant sorti en 2006 sous le nom d’Evergrace pour être ensuite réédité sous le nouveau nom du groupe Incrave. A noter que même si le combo a été comparé à des formations telles que Tad Morose, Dream Evil, ou Nocturnal Rites, sa musique se révèle néanmoins moins heavy mais plus mélodique grâce à la présence des claviers. (Yves)    

 

 

INCUBATOR – LIEBISSLIEDER

(2008 – durée : 49’55’’ – 11 morceaux)

Cocorico, un fusil se recharge, et la décharge de métal pénètre dans le sang à grand coup de double pédale. Le résultat de la couveuse métallique teutonne ne donne pas dans la normalité. Ce métal allemand a subit quelques modifications génétiques. Pas de finesse dans ce death très moderne qui trouve pourtant son commencement en l’année 1989. Un cœur figure sur la pochette, mais il est maltraité et les morceaux reflètent cet amour bafoué ("F**k mich"). La masse est très homogène, les riffs se noient dans la distorsion ("Fur Immer"). La batterie, avec un son très propre, en sort plus assassine que jamais. Les arrangements de « S » notamment, sont lugubres ou stressants avec la doublure de la voix par un chant féminin, très sensuel cela dit, et la partie narrative tout en allemand comme le reste de l’album. C’est différent et sans influence, ça bastonne sec, mais les schémas rythmiques se ressemblent vite. (Yann)

 

 

INCUBUS – MAKE YOURSELF

(Durée : 48'10'' – 13 morceaux)

Mon premier contact avec Incubus revient à un titre de cet album "Pardon Me" en version acoustique. Depuis, je me rends compte que je devais vraiment être en retard avec ce groupe qui aurait presque tendance à agacer dû au fait que le chanteur joue au mac et que la gente féminine fantasme sur lui. A part ça, Incubus reste un groupe de qualité. Le groupe navigue entre électro, pop et metal. Pour les connaisseurs, on pourrait les comparer à Orgy. L'album contient des ballades, quelques délires de musiciens et d'autres titres plus rock. Le genre de CD pas indispensable mais nécessaire à connaître...(Pilou)

 

 

INCUBUS – MORNING VIEW

(Durée : 58'20'' – 13 morceaux)

Sans vouloir offenser les fans, je vois pas grande différence entre cet album et le précédent. Les mêmes qualité, le même style, ça reste du bon, mais à moins que le groupe soit un tueur, c'est toujours assez lourd de voir qu'il y a peu de différence entre chaque sortie...Bref ça reste du bon. (Pilou)

 

 

INDIGO DYING

(2007 – durée : 52’25’’ – 12 morceaux)

Indigo Dying est le projet monté, sur l’idée du boss de Frontiers, par la chanteuse chilienne Gisa Vatcy, artiste qui a collaboré avec divers artistes de renom tels que Andrea Bocelli, Pacido Domingo, Melissa Etheridge ou encore Meat Loaf. Bien que n’étant pas à proprement ancré dans le milieu métal, Gisa a invité pour l’accompagner plusieurs musiciens qualifiés ainsi que deux chanteurs, Michael Kiske (ex Helloween) sur une ballade très réussie ("Breathe In Water") alors que Mark Boals (ex-Yngwie Malmsteen, Ring Of Fire) tient le micro à deux reprises sur des titres plus énergiques. L’orientation de l’album est hard rock mélodique avec un chant posé qui possède de larges influences, du chant à la Tori Amos ("Real Life Fairytale", "Shattered Life") en passant par des intonations faisant penser aux sœurs Wilson du combo canadien Heart. Il reste que même si la palette de chant de Gisa est assez large, avec même des parties heavy ("Better ", "Far Enough"), nul doute que c’est sur les mi-tempos et les titres les plus mélodiques qu’elle est le plus à l’aise. (Yves)

 

 

INFEST – FEEL THE RAGE

(2007 – durée : 28’06” – 11 morceaux)

Découvert lors de leur passage au Soul Grinding Festival, et étant l’un des groupes de la soirée m’ayant laissé un très bon souvenir, c’est avec une certaine joie que j’ai accueilli la venue de ce cd d’Infest. Les Basques ont en live une patate hors du commun et leur musique colle parfaitement à leur jeu de scène : brutale, rapide et ne laissant aucun répit ! C’est donc avec une certaine curiosité quand à la retranscription sur cd de toute cette puissance que j’insère le cd dans la platine. L’album commence immédiatement par un titre très rentre dedans, mêlant parties rapides et brutales, et passages plus saccadés. La deuxième chose qui m’a tout de suite sauté aux oreilles est la qualité de l’enregistrement. Ici, pas de son crade propre au grind, tout sonne très professionnel et soigné, ce qui permet d’apprécier un peu plus les parties musicales assez en verve sur certains morceaux. Une petite intro faisant office de pause (serait pas tirée de Snatch celle-là?), et le groupe repart de plus belle avec "Urban Guerilla".  Suite avec "Like A Strayt Dog" qui laisse apparaître de petites influences rappelant Napalm Death et les groupes précurseurs du style. Les deux titres démontrant le mieux le potentiel du groupe sont "Oxido" et "Immortal Code" qui réunissent toutes les facettes du groupes de façon à en tirer un condensé de violence pure et brutale. Même le chant, qui m’avait pourtant agacé lors de la prestation live du groupe à Strasbourg, se voit agrémenté de plus de parties grognées, et permet ainsi un meilleur équilibre avec le chant criard. Encore un groupe de grind Français dont il faudra retenir le potentiel, tant sur cd que sur scène ! J’attends la suite avec impatience ! (Sebb)

 

 

INFINITE DREAMS – TOUCH MY SKIN

(2003 – durée : 48’06’’ – 12 morceaux)

Après le chocolat et le fromage,  il apparaît de plus en plus que la Suisse s’est faite une réputation supplémentaire, celle de nous fournir des groupes de qualité, car ce petit pays recèle de nombreuses formations musicales qui possèdent une qualité constante quelle que soit le style abordé. Le hard fm est déjà représenté dans ce pays, mais il faudra dorénavant également compter avec Infinite Dreams. Le groupe existe depuis février 1997 et après avoir enregistré plusieurs démos et avoir écumé de nombreuses salles de concerts et festivals, dont l’édition 2003 des Métal Days, a décidé de passer au stade supérieur en enregistrant cet album qui comprend douze compositions. Le groupe a investi sur ses propres deniers et bénéficie ainsi d’un produit de qualité à la production nickel. Faisant abstractions des styles à la mode, le groupe se complait ainsi dans un hard fm très bien interprété qui nous fait immanquablement penser au groupe canadien Heart, groupe qui reste l’un des piliers du rock mélodique avec des voix féminines. La comparaison est inévitable surtout que le timbre de voix de Miriam Pürro n’est pas très éloigné des sœurs Wilson. Loin d’être fades, les compositions se révèlent entraînantes et variées et permettent à ce premier album de marquer nos esprits. www.infinitedreams.ch  (Yves)

 

 

IN FLAMES – REROUTE TO REMAIN

(2002 – durée : 51’41’’ – 14 morceaux)

Quoi, ce n’est pas possible : est-ce dû au retrait de Pilou de Passion rock que Yves se croît obligé d’écrire une chronique d’un groupe extrême. Pas du tout, car j’apprécie In Flames et je n’ai pas honte de le dire, car In Flames est un putain de bon groupe qui a su apporter à son métal extrême des débuts, des éléments extérieurs : d’ailleurs, les sceptiques n’auront qu’a écouter le deuxième morceau de l’album "System" pour se rendre compte que In Flames n’est pas qu’un groupe brutal : une entrée sauvage qui est suivie d’une partie de chant clair et le mélange de deux fonctionne à 100%. Dans le même ordre idée, les guitares sonnent même parfois heavy et on peut même discerner des petites touches mélodiques au cours des morceaux et les refrains sont souvent chantés et non hurlés. Le morceau "Cloud Connected" est également surprenant avec son intro aux claviers avec en toile de fond le chant mélancolique d’Anders de même que le morceau "Dawn Of A New Day" avec ses ambiances gothiques. Je sais que l’apprentissage pour aimer cet album sera long voir impossible pour certains, mais appréciant In Flames depuis plusieurs albums, je dois reconnaître que le groupe fait à chaque album des efforts supplémentaires pour éviter de se répéter et  surtout il est l’un des seuls à avoir ouvert les portes de l’extrême à d’autres styles afin de permettre aux novices de découvrir leur musique. (Yves)

 

 

IN FLAMES – COME CLARITY

(2006 – durée : 48'06" – 13 morceaux)

Peu de temps après la sortie du double dvd et double cd live "Used & Abused : In Live We Trust" (chroniqué dans le Passion Rock 53), In Flames remet le couvert avec "Come Clarity", son nouvel opus studio qui prouve de manière incontestable qu'il reste un combo original qui a réussi à créer son propre style, mélange de rythmiques puissantes avec un chant violent qui est toujours contrebalancé par des refrains hyper mélodiques. A l'instar de Children Of Bodom, In Flames fait partie de ses combos qui font avancer le métal, car ils réussissent à associer des courants différents à priori incompatibles, l'extrême avec des parties plus accessibles, notamment au niveau des refrains. Depuis leur premier album "Lunar Strain" en 1994, le combo n'a jamais cessé de progresser pour devenir l'un des groupes les plus appréciés dans le milieu, le combo se permettant même de donner de nombreux show "sold out", preuve qu'à force de talent et de travail et avec le soutien d'une bonne promo, on peut y arriver. Ce nouvel opus tout en restant dans la lignée de ses prédécesseurs, permet de découvrir quelques nouveautés, comme le chant féminin grâce à la participation de Lisa Miskovsky sur "Dead End" ou "Come Clarity" un titre où l'acoustique joue un grand rôle au même titre que le chant d'Anders Friden qui prend tour à tour des intonations torturées à la Marylin Manson pour ensuite partir sur registre plus soft, le tout agrémenté de solos très mélodiques. Vraiment réussi. A noter que la version définitive comprendra un dvd avec les titres de cet album enregistrés lors des répétitions.  (Yves)

 

 

INFLUENCES & CONNECTIONS – VOLUME ONE : MR. BIG

(2004 – durée : 59’38’’ – 13 morceaux)

Cet album est le premier de la série "Influences & Connections" qui réuni des musiciens talentueux qui rendent hommage à un groupe ayant eu une influence importante dans l’histoire de notre musique préférée. Chaque musicien apportant bien sur son feeling et son vécu dans l’interprétation des compositions. Pour débuter cette série, c’est Mr Big qui est mis à l’honneur, groupe qui a laissé son empreinte dans nos esprits grâce à plusieurs albums détonants (Lean Into It, Bump Ahead) qui ont réussi l’alchimie d’associer technique hors pair grâce à des musiciens d’exception (Billy Sheenan à la basse, Paul Gilbert à la guitare et Pat Torpey à la basse) avec des mélodies imparables (qui ne se souvient pas d’Alive And Kickin ou Price You Gotta Pay) sublimés par la voix d’Eric Martin, notamment sur les ballades (Just Take My Heart, Wild World, …) qui ont fait le tour de la planète. Pour interpréter ces standards, il a été fait appel au gratin mélodique puisque l’on peut noter la présence de vocalistes de haut vol comme Paul Rodgers (Bad Company), Joe Lynn Turner (HTP), John Waite (ex. Bad English), Glenn Hughes (HTP), Ann Wilson (Heart)… associés à des grosses pointures musicales comme Ritchie Kotzen, Stevie Salas, Ty Tabor (Kings X), Marty Friedman, Yngwie Malmsteen, Steve Lukather (Toto)…qui apportent toute leur expérience à la réussite de cet album. A noter qu’apparaissent également sur cet album, deux membres de Mr Big (Billy Shenan, Pat Torpey) qui en plus d’avoir participer à cet album l’ont également produit. Vu la qualité de ce premier volet, l’on ne peut que attendre avec impatience la suite de cette série. (Yves)

 

 

INHUMATELIFE

(2004 – durée : 41’36 – 16 morceaux)

Si un groupe français mérite vraiment l’étiquette "groupe culte underground", c’est bien Inhumate, tant leur attitude vis-à-vis de l’industrie du disque est restée honnête. Présents depuis presque 15 ans sur la scène hexagonale, les strasbourgeois nous prouvent une fois encore qu’auto production et "do it yourself" ne rime pas forcement avec production de merde, et on peut dire qu’avec "Life" c’est même très loin d’être le cas. Avec ce quatrième album le combo ne trompe pas son monde, et nous propose un pur condensé de violence sous la forme d’un grindcore dans sa forme la plus radicale. Ne cherchez pas la comparaison avec la mode grind-debilos de Gronibard et autres formations crétines, Inhumate prend sa musique au sérieux et leur approche du bruit est plus à chercher du coté des plus grands noms internationaux comme Agathocles ou Rot. Blasts monstrueux, festival de vocaux extrêmes du grognement aux hurlements hystériques, riffs hyper rapides, la sauce est classique mais fonctionne à merveille, d’autant que le son parfait rehausse les qualités des compos, leur évitant de sombrer dans une bouillie sonore pourtant courante dans le style. Enfin, pour ne pas faire les choses à moitié, le cd comprend un live de 10 minutes, trois vidéo live et une plage cd-rom…Que dire, sinon précipitez vous ! Ils le méritent amplement ! (Stench)

 

 

INHUME – IN FOR THE KILL

(2003 – durée : 31’58’’ - 16 morceaux)

Ce groupe avait troué le cul de la scène death underground avec son album "Decomposing from inside" sorti en 2000, et les plus grands espoirs étaient permis. Eh bien ce premier album est tout simplement pulvérisé par la qualité de ce nouvel opus! Là où le premier jet nous donnait l’agréable impression de plonger en apnée au fond des chiottes, ce nouveau "In for the kill" nous fait boire cul-sec tout le contenu de la fosse sceptique ! La musique s’est radicalisée de façon vraiment extraordinaire, et le brutal death d’alors semble presque doux face à ce gore/grind de barges ! Le chant est beaucoup plus extrême, et se rapproche plus du grind, gutturale au possible, et usant parfois de cris hystériques. C’est simple, la comparaison qui me vient spontanément à l’esprit c’est Dead Infection, mais avec un son vraiment parfait où chaque instrument est repérable ( je n’irai pas jusqu’à dire reconnaissable, c’est du grind quand même…) ! Chaque titre fait à peu près le même effet qu’une compétition de coups de boule contre un rhinocéros, et pourtant on en redemande…Pour l’instant le meilleur album de gore/death/grind de 2003 ! (Stench)

 

 

INNER CHAOS – DIFFERENT STORIES

(2005 – durée : 50’11’’ – 12 morceaux)

Alors que pendant pas mal d’années, la France ne possédait que très peu de représentants dans le courant heavy prog, voici que déboule presque en même temps les albums d’Inner Chaos, d’Hyskal et Ashes and Dust. Comme ses collègues, cet album souffre d’une production un peu étouffée qui limite l’impact des morceaux qui conjuguent complexité musicale avec puissance. Inner Chaos existe depuis 1997 et après un premier album “Néopolis” sorti en 2003, le  groupe revient avec douze nouvelles compositions qui oscillent entre prog, power et passages assez calmes dont j’ai retenu tout particulièrement l’instrumental “Letter From Home” avec le très beau solo de guitare de Bertrand Drécourt qui tient également le micro. A noter que le groupe n’oubliant pas qu’il est bien de chez nous, nous propose un morceau entièrement chanté en français et l’on se dit qu’au vu de la qualité du texte, il aurait peut-être été judicieux de chanter plus de titres dans notre langue. Mais bon, cela n’est que mon propre avis et il est clair que pour les pays étrangers, le chant en français est certainement limitatif et même si Manigance s’exporte très bien, cela reste encore l’exception.  Inner Chaos est donc un groupe de heavy prog avec pas mal de contre temps mais qui lorgne également vers des rivages plus extrêmes avec des plans à la Pantera/Fear Factory (The Stomp, Darkness) et des relents un peu gothique au niveau des claviers et même un plan techno sur “Night Terrors” (c’est bizarre et cela n’apporte rien de plus au morceau, qui est par ailleurs bien foutu) (Yves)  

 

 

INNUENDO – RAINING IN MEXICO (AN ACOUSTIC COLLECTION) 

(2002 – durée : 61’13’’ – 17 morceaux)

Innuendo est un groupe américain, basé à Phoenix en Arizona, région qui est réputée pour son climat chaud, voir très chaud (d’ailleurs, ce n’est pas les 40 degrés et plus que nous avons eu mon épouse et moi lors de notre voyage de noces en 1993 qui me contrediront). Ce groupe ne risque cependant pas de nous donner des sueurs froides, car les musiciens cultivent avec bonheur le rock mélodique, musique qui est parfaitement adaptée aux chaleurs de cette région et qui nous incite à nous installer confortablement pour écouter les compositions de ces américains. De plus pour ce deuxième album "entier", (le groupe ayant déjà sorti en 1999 son premier album "Three" et deux mini albums "Ain’t Like It Used To Be" en 1997 et "Let Me Out"), les trois américains ont choisi de nous offrir un album entièrement acoustique et bien que ce choix puisse paraître ennuyeux, cela n’est absolument pas le cas ici. Ces musiciens ont compris que pour éviter la lassitude, il vaut mieux varier les tempos et les ambiances. Un travail conséquent dans ce sens a donc été effectué et à l’image de l’album "Good Acoustics" de Firehouse, l’album s ‘écoute d’un bout à l’autre avec plaisir. Cet album a été produit par les musiciens eux-mêmes et enregistré dans leur propre studio, ce qui leur a permit de peaufiner leur son. Le matériel composant cet album est tiré d’anciens morceaux et de nouvelles compositions. Celles-ci sont mises sont mises en valeur par des  belles parties de guitares, de claviers, de violons, le tout servant  d’écrin pour les voix très suaves d’Andy Watts, Brett Richey et Mike Whitman. Je n’oublierai pas de mentionner que cet album est rempli de feeling et permet de prouver une nouvelle fois que quand la compétence musicale est présente, la formule du trio est une formule gagnante. www.innuendorocks.com  (Yves)

 

 

INSERT COÏN – RASTAFAROCK

(2005 è durée : 64'19" – 16 morceaux)

Cinquième album (comprenant la compilation – EST EP COLLECTION – où l'on retrouve quatre groupes dont Insert Coïn – chacun interprétant quatre titres) pour ce groupe alsacien qui a réussit à se créer un style bien à lui, "le Rastafarock" qui juxtapose ou mélange différents styles à priori incompatibles, comme le rock, la chanson française, le reggae, le classique, le progressif… D'ailleurs, les cinq musiciens l'avouent eux-mêmes, ils ne s'imposent aucune limite musicale. Le titre "Sonate" est un peu un condensé du melting pot musical du groupe avec un mix de musique classique inspiré par Beethoven avec du reggae et en prime quelques riffs rock qui s'incrustent par-ci par-là. Les textes ont une place prépondérante dans le groupe, car loin des paroles sans sens, Insert Coïn s'inscrit dans la vraie chanson française (le titre "Les Champions de l'anonymat" est d'ailleurs dédié à Léo Férré) avec des mots qui n'hésitent pas à mettre en lumière certains maux de notre société qui abrutissent les masses (pouvoir des médias, grosses multinationales, politiciens, …). Je sais, ce genre de textes peuvent paraître "clichés", mais ils sont vraiment bien écrits et méritent d'être écoutés surtout que la musique légère et festive est à l'opposée de la "gravité" de certains textes, ceux-ci étant parfois également plus fun et léger, comme l'emblématique "J'suis alsacien man..." (les paroles sont hilarantes et l'idée d'inclure un violon donne un côté festif au tout). Titre que l'on retrouvait déjà ainsi que deux autres morceaux sur le mini album "Amour me demande…" Seul petit reproche, le son des guitares un peu seventies qui sont en décalage avec la production du reste de l'album. A part ce bémol, le rock multi-influences à textes d'Insert Coïn s'écoute sans anicroche. www.theinsertcoin.com (Yves) 

 

 

B.O. : IN THE NAME OF THE KING

(2007 – durée : 76’53" – 19 morceaux)

Bande son du film "Au Nom du Roi", ce cd édité par Nuclear Blast comprend outre deux morceaux symphoniques qui se trouvent en début et fin de cd, pas moins de 17 groupes de métal, une majorité provenant du label allemand (Blind Guardian, Avantasia, Hammerfall, Nightwish, Amorphis, After Forever, Threshold, Epica,…). Les autres formations présentes ne sont pas des inconnues, puisque l’on retrouve des groupes aussi variés qu’Him, Dream Theater, Pantera, …mais qui même pour les plus violents proposent des titres accessibles au grand public rendant cet album assez homogène.  Et même si aucun titre inédit figure sur cet opus, je ne saurai que trop le conseiller à ceux qui veulent découvrir la scène métal, car en 76 minutes, ils pourront se faire une idée assez précise d’une partie de la scène métal actuelle avec ses différents courants : true, progressif, symphonique, dark, gothique, … (Yves)       

 

 

INTO A … COMPILATION

(2004 – 4 volumes, 69 groupes, 5 heures !!)

Alors là , excellente initiative de l’association "Le Cercle" qui nous propose en quatre compilations ce qui se fait actuellement en France dans tous les styles de métal. Composée de quatre cds, chacun proposant un style particulier afin de donner la possibilité de n’acheter que le genre qu’on apprécie le plus, il est possible d’acheter les différents volumes individuellement pour 5 euros chaque, ou l’ensemble pour 15 euros auprès de l’asso (contactez l’adresse suivante : lecerclemetal@yahoo.fr). On a donc entre les mains Into a heavy circle (15 groupes heavy, sympho, rock, progressif, 73 minutes), Into a black circle (18 groupes de black metal, 79 minutes), Into a death circle (18 groupes death, grind, brutal death, 74 minutes) et Into a thrash hardcore circle (18 groupes thrash, power, hardcore, speed, 74 minutes) et on peut dire que ce document est assez exceptionnel, tant par la quantité de groupes proposés, que par la qualité de l’ensemble. Alors bien entendu, dans chaque genre on retrouve des groupes qui ne répondent pas vraiment aux attentes de l’auditeur niveau qualité, mais il faut bien admettre que ces groupes sont très rares, et l’immense majorité surprend par la qualité des compositions. Croyez moi, en cinq heures de musique, l’horizon balayé par ces compils est bien vaste et démontre que la France possède bel et bien une scène puissante, et ce dans tous les domaines du métal. Je ne vais pas vous les citer tous, mais énormément de groupes valent leur pesant de cacahuètes, et vue la somme modique, je ne peux que vous conseiller de faire l’effort et d’acheter ces disques. Pour les plus connus et tous genres confondus, vous trouverez Furia, Broken Edge, Benighted, Recueil Morbide, Malleus Maleficarum, Himinbjorg, Moonstone, Phenix, Ellipsis, Awaks, etc., etc. 69 groupes qui valent le détour. Alors pour une fois qu’on nous prouve qu’il y a des choses qui se passent, ne faites pas la fine bouche ! Sinon, il ne faudra plus venir pleurer que rien ne bouge en France… on a une scène active, à nous de la soutenir ! (Stench)

 

 

INVICTUS – BLACK HEART

(2003 – durée 51’23’’ – 12 morceaux)

Né des cendres de Quark 7, Invictus confirme de manière éclatante que le métal français est en train de bouger puisque l’on retrouve le groupe signé chez un label allemand (LMP). Quand on connaît la concurrence actuelle et le nombre de groupes qui sortent des albums, cette signature est déjà un premier succès et qui prouve que les quatre musiciens ont beaucoup bossé afin de frapper fort dès ce premier album. Il est vrai également que les groupes n’ont souvent pas de deuxième chance et qu’il vaut mieux réussir dès le premier coup, sous peine de retomber dans l’anonymat. D’ailleurs, les complexes ont été mis au placard et le groupe n’hésite pas à mettre ses atouts en avant :  des compositions travaillées qui sont rapides sans être speed avec des parties symphoniques réussies (Miracle). Les compositions se rapprochent parfois de Kamelot tout en conservant leurs originalités propres surtout à partir du quatrième morceau, le début de l’album étant assez rapide mais assez commun. Les ambiances ont été peaufinées (le morceau "Since de Day" avec le solo de guitare de Mikael en intro sur fond de pluie avec ensuite le clavier qui apparaît le tout enchaîné avec une guitare acoustique est très réussi et très représentatif du travail fourni par Invictus). Le groupe a également eu recours à des claviers pour accentuer le côté mélodique de ses morceaux et renforcer leur attractivité. Un groupe qui au même titre que Fairyland possède le potentiel artistique pour s’imposer sur le marché du métal international. (Yves).

 

 

INVOCATORTHROUGH THE FLESH TO THE SOUL

(2003 – durée : 54’07’’ – 11 morceaux)

Encore une reformation…Si j’étais grand fan du groupe lors de la sortie de leur premier album en 1991, la photo au recto du cd m’a fait craindre le pire…Cheveux courts, fringues style "Boys band", difficile de croire que ces mecs font encore du métal…J’aurais dû me méfier des apparences (qui croirait aujourd’hui qu’Yves un jour avait les cheveux longs, des bracelets à clous et des pantalons moules-burnes striés rouges et noir à la Steve Harris … ?) parce que ce disque est une bombe ! Hésitant entre le heavy couillu d’un Soilwork et le fureur thrash metal d’antan, la puissance du groupe est assez étonnante. Si la production y est pour quelque chose, le son extrêmement carré pouvant facilement servir de test anti-sismique, c’est bien sûr le travail de la base rythmique du quatuor qui défonce tout. On peut dire que ces gars ont compris l’art du riff qui tue ! Mais l’intérêt réside aussi dans des refrains superbement menés, qui nous trottent dans le tête pour la journée à venir. Techniquement ultra précis (ouch, ces solos !!!), un poil mélodique, et très compact, ce disque marque un nouveau retour en force du thrash, avec le come-back amplement justifié d’un de ses meilleurs représentants ! (Stench)

 

 

IRON HORSE - BRING IT ON

(2004 – durée : 50'43" – 12 morceaux)

Ron Keel, l'ancien chanteur de Steeler et de Keel, combos qui avaient marqué les fans de heavy ricain dans le milieu des années quatre vingt, n'a pas comme on pouvait le croire en Europe, disparu du circuit musical, mais a continué à faire de la musique, notamment au sein d'Iron Horse, formation qui nous offre pour ce deuxième album (le premier album éponyme étant sorti en 2001) des titres qui fleurent le rock pur, le rock sudiste et même un peu de country, trois courants immuables faisant partie du patrimoine musical du pays à la bannière étoilée. Ron Keel pousse beaucoup moins sa voix par le passé et cela lui réussit plutôt bien, car ce type de musique entraînante, parfois plus calme ("Rescue") s'adapte très bien à son timbre de voix qui est parfois relayée par l'harmonica de Dean Lehman. Les textes parlent bien sur des Usa ("American Thunder" avec même une référence à Lynyrd Skynyrd au niveau des paroles), de bécanes (Harley of course !!!) , de nanas, de cowboys ("Haunted Saloon")  et prouvent que le combo est fier de sa culture. Les guitares électriques sont de mises, mais elles savent également se faire acoustiques sur quelques titres ("I Can't Stop You") à la manière de Bon Jovi, mais avec une coloration country/sudiste plus prononcée. Remarquable également le duo avec Henry Paul (Ex-Outlaws, BlackHawk – un des plus belles voix du rock sudiste) et la reprise de "The Other Kind" de Steve Earle. Enfin, je ne manquerai pas de préciser que cet album comprend également trois clips assez sympas, où l'on peut voir les titres "American Thunder" en live, de "The Best Move"  en studio ainsi qu'un dernier clip présentant le groupe. En résumé, un très bon album qui nous permet de retrouver Ron Keel, dans un registre qui fait table rase de son passé, mais dont la reconversion est vraiment réussie. Album disponible chez : www.targetrecords.de (Yves)

 

 

IRON MAIDEN – POWERSLAVE

(1984 – durée : 50’35” – 8 morceaux)

Faute de place, et laissant la priorité aux news, le Classic Corner à quelques peu été mis de côté ces derniers temps. Pour son retour, quoi de plus juste que de rendre hommage au plus grand groupe de heavy métal, fondateur d’un style bien à lui, souvent copié mais jamais égalé, et influence de nombreux groupes actuels et passés, Iron Maiden. Parler de Maiden est très difficile, car il doit y avoir autant de fans que d’anti-Maiden, mais il faut tout de même admettre certaines choses : les anglais ont réussi une formidable carrière, les musiciens sont tous des virtuoses et  "Powerslave" est leur album le plus complet. Tous les titres de cet album, datant d’il y plus de 20 ans, sont de véritables brûlots qui n’ont pas pris une ride avec les années. "Acces Hight" et "2Minutes To Midnight" sont devenus des hymnes incontournables de la vierge de fer. "Losfer Words (Bid Orra) ", morceau instrumental, démontre tout le savoir des musiciens, les soli n’y étant ni superflus, ni surabondants. Et il faut admettre qu’à l’époque de la sortie de cet album, Maiden est certainement le groupe qui a en son sein la plus belle paire de guitaristes, à savoir Dave Murray et Adrian Smith. Les parties de guitares des morceaux sont à la fois complexes et variées sans tomber dans la surenchère ou apporter des passages portant des longueurs. L’apothéose du cd arrive lorsque sonne les premières notes de "Rime Of The Ancient Mariner", dernier morceau de l’album, qui dure plus de 13 minutes. Ce titre épique rassemble tous les différents aspects musicaux de Maiden La section rythmique y pose les grandes lignes, Steve Harris démontrant une fois de plus qu’il compte parmi les meilleurs bassistes du métal, et les guitaristes transmettent toutes les émotions et les moments épiques, enchaînant les soli les uns derrières les autres sans laisser retomber la tension. Les autres morceaux du cd sont un peu moins connus, du fait que certains n’ont été que rarement, voire jamais été joué live. Ceci ne nuit naturellement pas du tout à la qualité des titres, "Powerslave", "Flash The Blade", "Back In The Village", tous font partis du gratin de Maiden.  "Powersalve" tire aussi profit de l’aisance de Bruce Dickinson à pousser un chant en symbiose parfaite et entièrement adapté aux différents titres. Le chanteur atteint sa maturité vocale avec cet album et permet à l’ensemble des compos d’en profiter. Maiden frôlera presque la perfection atteinte par cet album lors des sorties de deux albums studios suivants sans jamais y parvenir complètement. "Powerslave" reste donc l’album incontournable d’Iron Maiden que seul "Brave New World" pourrait prétendre égaler. (Sebb)

 

 

IRON MAIDEN – DEATH ON THE ROAD

(2005 – durée : 94'26"– 16 morceaux)

Que ceux qui pensent encore que Maiden ne prend pas ses fans pour des vaches à lait lèvent le doigt… bon, bah, il reste pas grand monde! Donc voici venir ce nouveau live de la Vierge de Fer, mais attention, pas de méprise, il ne s’agit aucunement d’un enregistrement de leur dernière et excellente tournée estivale lors de laquelle le groupe n’avait joué que des morceaux des quatre premiers albums (ce qui est prévu pour plus tard, bien entendu, tant qu’on peut tirer sur la corde, hein…) mais bien de la tournée précédente qui faisait la promo à l’album "Dance of death". Alors comme d’habitude, une grosse majorité des titres de ce dernier album sont joués, puisqu’on en  trouve 7 morceaux sur ce live. Les autres sont des ultras classiques qu’on trouve tout le temps, avec "Fear of the drak", "Iron Maiden", etc. Verdict? Bah quelques surprises en fait, des bonnes comme des mauvaises. Déjà, ce qui frappe, c’est que les nouveaux morceaux passent extrêmement bien en live, sans aucun doute encore mieux qu’en studio. Il faut dire que le public très présent, par ses chœurs, donne une dimension énorme à des titres comme "No more lies" ou "Dance of death" qui foutent le frisson. L’ambiance en général de ce disque est parfaite. Seulement, il y a un mais… Comment admettre un live qui n’apporte en soit pas grand chose, quand en plus Dickinson s’avère chanter certains passages de façon très limite ? Disons le clairement, "Can I play with madness" est massacré par son chant qui est faux par moment…Le mixage aussi est étonnant. Les rythmiques sont presque trop légères, alors que les solos sont placés très haut, ce qui provoque une sensation désagréable à force. Disons le clairement, sur ce coup là, et ça devient une habitude, ce live est loin d’être indispensable, et à part les ultra fans qui se régaleront des versions scéniques des nouveaux titres , je ne vois pas qui peut encore trouver son compte là dessus. Et que dire du DVD qui suivra…(Stench)

 

 

IRON MAIDEN – A MATTER OF LIFE AND DEATH

(2006 – durée : 72’24” – 10 morceaux)

Comme tout fan de Maiden qui se respecte, je me suis rendu en Suisse le vendredi 25 août afin de me procurer le nouvel album de la Vierge de Fer cinq jours avant sa sortie française. L’édition double, bien entendu, comprenant un dvd bonus contenant le making of de l’album, deux clips et des photos, et qui est comme toujours une arnaque de premier ordre (à préciser que l’intégralité du dvd est en anglais sans V.F., ni sous-titres). Ce quatorzième opus commence par une onomatopée de Monsieur McBrain, et le titre d’ouverture est un pur produit Maiden. C’est toute la suite de l’album qui diffère des habitudes du groupe, en nous proposant des riffs inaccoutumés et faisant sonner Maiden comme jamais auparavant. Les morceaux varient entre quatre et neuf minutes, et rares sont ceux sous la barre des sept. Cela permet au groupe d’expérimenter de nouveaux horizons notamment sur ″The Reincarnation Of Benjamin Breeg″, avec ses riffs pas 100% Maiden, ou encore sur ″The Legacy″, qui sonne comme une nouvelle aux accents dramatiques. Les influences égyptiennes passées ressurgissent avec ″The Pilgrims″, et celles plus épiques et beaucoup plus progressives sur ″For The Greater Good Of God″. Je ne parlerai pas des musiciens qui sont irréprochables, mais de préférence de la participation très active d’Adrian Smith à l’écriture qui n’est sans doute pas innocente à cette évolution, à la création de ce Maiden beaucoup plus complexe, progressif et sombre. Cependant… car il faut bien l’admettre, même un fan n’est pas aveugle (heu, plutôt sourd), et qui aime bien châtie bien, donc châtions ensemble je vous prie. Cependant, cet album m’a paru bien en dessous de mes espérances, et une impression de déjà-vu s’est manifestée à de nombreuses reprises. Presque toutes les intros se ressemblent, et pire, ressemblent à celle de ″Dance of Death″ (″These Coulours Don’t Run″, ″The Pilgrims″). Dickinson, au sommet de son art, chante continuellement au plus haut dans les aiguës, ce qui fini par être agaçant par moment. De plus, même s’il y a des passages fait spécialement pour être scander live, aucun refrain n’est un ces grands hymnes à faire headbanger un paraplégique. Et que dire de ″Out Of The Shadows″, un pseudo slow, qui fait penser à ″Wasting Love″ sans en avoir la grandeur, et qui caresse les limites du morceau chiant ? Il va sans dire que je vais réécouter cet album et peut-être changer d’avis sur certains points dans les prochains temps, mais une chose est sure, ″A Matter Of Life And Death″, qui demeure un bon album, ne surpassera ni ″Powerslave″, ni ″Brave New World″. (Sebb)

 

 

IRON MASK – HORDES OF THE BRAVE

(2005 – durée : 59'32" – 11 morceaux)

Monté par Dushan Petrossi, également guitariste du groupe Magic Kingdom, "Hordes Of The Brave" est le deuxième album d'Iron Mask qui évolue dans un registre métal néo classique et dans ce style, le groupe n'a aucun conseil à recevoir, car cet album est tout simplement excellent. On est dans la lignée des albums d'Yngwie Malmsteen, Majestic, avec un niveau technique du même acabit, ce qui fait que l'on se retrouve avec de nombreux solos et des descentes de manches vertigineuses. Bon quand, on regarde les autres membres du groupe, l'on n'est pas étonné par le niveau atteint, car les claviers sont tenus par Richard Anderson (Majestic, Time Requiem) alors que le chant est assuré sur trois titres par Oliver Hartmann (ex At Vance) et Goets Mohre qui n'est pas sans rappeler Graham Bonnet (Rainbow, Impellitteri, …) avec une pincée de Rob Rock. On pense également à David Coverdale sur "The Invisible Empire" avec son approche empreinte de feeling. Dushan a d'ailleurs eu le nez creux en convaincant ces deux chanteurs charismatiques à participer à cet album car ils s'intègrent idéalement à ce power métal aux refrains accrocheurs grâce à leur chant puissant qui ne s'époumone pas au fil des titres. Technique (mais sans vouloir nous en mettre plein la vue), mélodique, varié et inspiré, cet album d'Iron Mask a tout pour plaire. (Yves)    

 

 

IRON SAVIOR – CONDITION RED

 (2002 – durée : 66’44’’ – 13 morceaux)

Après le départ de Kai Hansen parti se consacrer à temps plein à Gamma Ray, beaucoup de monde se demandait quel allait être l’avenir du groupe monté par Piet Sielk. En effet, il serait illusoire de dire que la participation de Kai aux précédents albums n’a pas favorisé le potentiel tant artistique que commercial du groupe. Néanmoins, privé de la popularité de Kai, Iron Savior n’a pas à rougir de ce nouvel album, car celui-ci est certainement l’une des meilleures réalisations du groupe, comme-ci se dernier avait mis les bouchées doubles afin de prouver au plus grand nombre ses qualités musicales. Les refrains ont été travaillés et les riffs de deux guitaristes sont acérés et les morceaux sont puissants tout en étant speed, juste ce qu’il faut, comme tout bon groupe allemand qui se respecte. Le groupe prend également le parti de nous surprendre avec la reprise du morceau "Crazy" de Seal. Piet peut donc être satisfait, l’avenir d’Iron Savior s’annonce radieux avec des albums de cette trempe. (Yves).

 

 

IRON SAVIOR – MEGATROPLIS

(2007 – durée : 45’36" – 9 morceaux)

Même si la pochette du nouvel album lorgne vers le futur (comme d’ailleurs toutes les autres pochettes du groupe), la musique d’Iron Savior n’évolue pas, puisque l’on reste ancré dans du métal rapide, typiquement teuton et ce, depuis les débuts du groupe qui remontent à 1997. C’est efficace, à défaut d’être original, mais je pense que c’est ce que l’on cherche lorsqu’on écoute ce type d’album, car il ne déçoit pas et fera headbanguer tout un chacun. "Megatropolis" est constitué de succession de riffs sur lequels vient se greffer un chant efficace et même si Kai Hansen a quitté le navire pour s’occuper à temps plein de Gamma Ray, il y a déjà plusieurs albums, Iron Savior poursuit son bonhomme de chemin, à l’instar de Running Wild, pour continuer à défendre sa vision du power métal. (Yves) 

 

 

ISOR - POST MORTEM PEEP SHOW

(2004 - durée : 37'19 - 10 morceaux)

Quand Yves me tend un CD, un petit rire aux coins des lèvres, en me disant "ça devrait te plaire", je sais d’avance que ça va chier ! Et c’est bien ce qui s’est passé avec ce disque d’Isor, un truc complètement barge, mais vraiment innovant. Les deux acteurs de ce projet (oui, ils ne sont que deux, pourquoi se faire chier avec un line-up, après tout ?) font ce qu’ils veulent, et n’ont mis aucune limite à leur créativité. Le résultat est un disque complètement débridé, qu’il m’a fallu un moment pour comprendre. Dans l’ensemble on peut sans doute dire qu’on est en présence d’un hardcore bien déstructuré, dans l’esprit de Botch, ou même d’un Fantomas. Les passages les plus violents, hurlés et saccadés, feront le bonheur des fans d’Agoraphobic Nosebleed. Seulement ces moments de folie sont coupés par des parties unplugged, avec voix claire (pour un peu, on se croirait autour d’un feu de camp scout !). En fait, ce disque est difficilement descriptible, parce que les deux gars s’amusent à brouiller les pistes. Les dissonances renforcent les passages très lourds, la guitare acoustique laisse la place à un plan hardcore de barge, etc, etc. Un disque original, bourré de groove, qui marque une recherche artistique et une liberté créatrice certaine. Le temps d’adaptation passé, ce disque est un régal ! (Stench)

 

 

IVORY MOON – HUMAN NATURE

(2007 – durée : 61’04" – 11 morceaux)

Combo italien, Ivory Moon possède deux vocalistes, Cécilia Sierra dont le timbre de voix se rapproche des chanteuses lyriques (Nightwish, Visions Of Atlantis, Within Temptation) tout en proposant des parties de chant plus "mainstream" alors que Sandro Manicone office dans un registre plus mélodique, un peu à l’identique de ce qui se pratique dans le combo suisse Felony. Définir Ivory Moon, comme un combo de métal symphonique est réducteur, car le combo propose aussi des passages assez techniques, avec des parties rythmiques typiques du métal progressif ("Crimson Horizon") tout en ayant des côtés power métal. En dehors de la voix de Cécilia vraiment très impressionnante ("In The Deep Forest"), un autre point du combo concerne ses claviers qui proposent vraiment de belles mélodies et qui apportent une coloration très variée aux compos, tout en alternant aspects symphoniques avec des côtés "classiques" ("Reign Of Time"). Métal symphonique prog possèdant un côté épique, Ivory Moon  m’a bien accroché, d’autant que pour une fois, ce n’est pas une voix extrême qui accompagne le chant féminin, association typique dans de nombreuses formations de ce type. (Yves)