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JACE – STOLEN SEASON

(2005 – durée : 46'32" - 12 morceaux)

Jace est un trio composé des musiciens issus de la famille Pawlalk (les frères Jason et Trevor et leur  père Dennis) qui se complaisent dans un rock parfois teinté d'AOR. C'est bien interprété, même si une ou deux fois, les parties vocales auraient mérité plus de précision, sans que cela entame la qualité de ce cd. Selon le direction musicale du morceau, l'on est en présence soit de parties de guitares pop rock ("Out Of Reach", "Let Me Sleep") alors qu'au contraire les titres plus calmes bénéficient du soutien de guitares acoustiques ("When October Comes") ou de claviers ("The Edge Of Goodbye", "Should've Been You", ..). Mené par Jason qui tient le chant, la guitare acoustique, les claviers, la basse, la batterie, tout en ayant écrit tous les textes, en plus de s'occuper de l'enregistrement, de la production et du mixage, "Stolen Season" est un album qui bénéficie d'un son correct, un peu fin des années quatre vingt, qui ne déroute pas trop. On est loin du son aseptisé des grosses productions et on sent que le trio a mis toutes ses tripes pour sortir cet album qui a nécessité quand même trois années de travail avant d'arriver au résultat final qui tient autant de Brian Howe que de Jude Cole ou encore Bryan Adams, Brett Walker et consorts. A conseiller à toutes celles et ceux qui sont à la recherche de petits groupes de qualité qui associent rock avec finesse et qui se battent pour défendre leur conception de la musique. Disponible chez : www.targetrecords.de  (Yves)

 

 

JACK FOSTER III – RAPTOGNOSIS

(2005 – durée : 62'28" - 12 morceaux)

Après un premier album "Jazzraptor" sorti en 2004, le compositeur Jack Foster continue dans son cheminement musical avec "RaptorGnosis". Pour l'accompagner dans sa quête, l'homme s'est entouré à nouveau de Trent Gardner dont on connaît le travail extraordinaire dans Magellan et Robert Berry. Les trois, accompagnés de deux autres musiciens, nous proposent un voyage dans le progressif teinté de pop, de rock et même parfois de vagues réminiscences jazzy. Cela groove pas mal à certains moments ("Worst Ennemy"), d'autant plus que les trois musiciens en plus de jouer des instruments savent chanter, Jack Foster étant celui ayant la voix la plus posée. Cet opus renferme également des moments très calmes, comme sur "Tremble", titre acoustique juste relevé par la flûte. Trent Gardner participant à cet album, il n'est pas étonnant de retrouver des cuivres sur "Sense Of Static" et comme dans Magellan on accroche ou pas, tant cette alliance prog/trombone surprend. L'étonnement se retrouve également sur "Strange New Muse" qui après un début calme se voit agrémenté d'un refrain chanté à plusieurs avant de repartir sur des bases plus classiques. En résumé, un album d'une grande richesse qui se situe entre Magellan et Spock's Beard. (Yves)   

  

 

THE JACKSON STONE BAND – RISIN'HIGH

(2004 – durée : 34'42" – 8 morceaux)

Je vous propose ce mois-ci de découvrir un groupe de rock sudiste "The Jackson Stone Band" au talent indéniable qui séduira à coup sur les adeptes des Outlaws, de Point Blank ou de Lynyrd Skynyrd. Ce dernier groupe étant l'influence principale du groupe du fait notamment de Dave Verno Jr. qui rappelle sans problème au niveau de son chant celui de Johnny Van Zandt du groupe précité. Le reste de la formation n'est pas en reste, ainsi que les nombreux invités qui viennent prêter main forte au groupe, car les nombreux solos et les duels de guitares qui sont une des composantes du style sont bien présents ainsi que les chœurs féminins, les pianos et les orgues aux sons bien charpentés. Petit clin d'œil appuyé également à Lynyrd Skynyrd sur le titre "Take Me Back" qui est bâti un peu à l'identique de "Free Bird". Le plus étonnant dans cette formation est qu'elle est née en Californie, région plus connue pour le hard à paillettes, glam en tête, que pour le rock sudiste. Les musiciens composant ce groupe viennent tous d'horizons musicaux différents, mais ont réussi, grâce à leur amour du "southern rock" à capter avec dextérité et talent, l'essence même de cette musique. (Yves) www.targetrecords.de

 

 

JACOBS DREAM  – DRAMA OF THE AGES

(2005 – durée : 70’57” – 14 morceaux)

Il aura fallut attendre quatre années pour découvrir le nouveau Jacobs Dream, car depuis "Theater Of War" sorti en 2001, le groupe ricain figurait aux abonnés absents. Il reste que la formation a subi un changement puisque un nouveau vocaliste intègre les rangs du groupe, en la personne de Chaz Bond, également chanteur du groupe de hardcore mélodique Biogenesis, groupe dans lequel il continue d’officier en parallèle. Ce changement n’affecte néanmoins pas le style du groupe qui reste du heavy métal progressif influencé par Queensrÿche, notamment au niveau du chant puisque Chaz évolue dans un registre similaire à Geoff Tate du groupe de Seattle. Il est d’ailleurs amusant à noter que Chaz a un timbre de voix très proche de son prédécesseur David Taylor sauf sur un ou deux titres (la fin de "Stand Or Fall" "Tempest"), où il se lance dans un chant plus agressif. Pour le reste, on est en plein dans l’univers heavy mélodique avec un son de guitares qui surprend de temps en temps, car il est parfois lourd (Third Way) et semble manquer par moment de patate, la faute en incombant à une production manquant de relief. Il reste que cet album se laisse écouter avec plaisir grâce à des musiciens compétents (les guitaristes se complètent idéalement), des titres variés, qui même s’ils ne sortent pas du lot, vous feront passer un moment agréable. Pour être complet, il reste à rajouter que le groupe nous propose en morceau caché une belle interprétation d’un titre classique, morceau en dehors du style du groupe, mais qui mérite le détour.  (Yves)    

 

 

JADED HEART – TRUST

(2004 – durée 61’56’’ – 13 morceaux)

Jaded Heart représente pour moi toute l’excellence du hard fm au même titre que des groupes comme Harem Scarem, Drive She Said et consorts, car le groupe est passé maître dans l’art de nous offrir des compositions mélodiques de premier ordre avec toujours la puissance adéquate. Et oui, on est en présence d’un groupe hard mélodique qui sait ce que le terme hard implique. Il n’est pas inutile de rappeler que Jaded Heart est dans le circuit depuis le début des années quatre vingt dix et a déjà sorti quelques albums d’anthologie (Inside Out, IV, …), lui permettant d’occuper une place de choix dans le cœur de tous les fans de hard rock mélodique. Soutenu par un nouveau management et un nouveau label (ulfTone Music), cet album est une vraie réussite avec des titres "killer" (Anymore, Feels Like Home, Hating You…), des refrains accrocheurs (Burning Heart, Let It Rain…) des ballades somptueuses (If I Lose, Love Is Magic) qui prouvent que la flamme sacrée du rock mélodique brûle toujours au fond de Jaded Heart et surtout de Michael Bormann (chant/guitare) qui a toujours eu confiance dans le groupe, même lorsque le hard mélodique était au plus bas. Cette période étant passée, Jaded Heart peut de nouveau espérer briller au firmament du rock mélodique. (Yves)

 

 

JADED HEART – HELLUVA TIME

(2005 – durée : 61'32" – 12 morceau)

Cela a été un peu l'émoi, lorsque Michael Bormann a annoncé qu'il quittait Jaded Heart pour se consacrer à une carrière solo, car ses performances vocales et son charisme avaient réussis au fil des sept albums précédents ("Inside Out", "Slaves & Masters", "Mystery Eyes", "IV", "Diary 1990 – 2000", "The Journey Will Never End" et "Trust") à séduire un public adepte de hard rock mélodique assez péchu.  Ne pleurez pas, Jaded Heart a réussi à trouver un successeur digne de remplacer Michael, en la personne du suédois Johan Fahlberg (ex-Scudiero) qui n'a rien à envier à personne. Mélodique et puissant à la fois, le timbre de Johan pourrait être un croisement entre Harry Hess d'Harem Scarem et Danny Vaughn de Tyketto. Très à l'aise dans tous les registres, du morceau bien puissant ("Tomorrow Comes") au morceau hyper mélodique "Who's Foolin' (à la) au refrain "leppardien" (en référence  à Def Leppard, pour ceux qui n'ont pas suivi) en passant par la balalde de rigueur au titre prédestiné ("Without You"). Un album qui devra donc séduire les fans de Jaded Heart à qui je conseille de se déplacer le 30 octobre prochain pour voir le groupe lors du "United Forces Of Rock" à Ludwigsburg, festival qui permettra également de voir Pump,  Blanc Faces, Casanova, Legs Diamonds, Seventh Key, Wetton/Downes et Pride Of Lions. Un festival que tout fan de rock mélodique se doit d'assister. (Yves) 

 

 

JADED HEART – SINISTER MIND

(2007- durée : 54’59" – 12 morceaux)

Malgré une pochette assez agressive, Jaded Heart n’a pas changé de style, qui reste toujours du hard mélodique, tout au plus, peut on noter que les morceaux sont un peu plus puissants depuis l’arrivée de Johan Fahlberg (ex-Scuderio) au chant sur l’album précédent "Helluva Time". L’arrivée de  Peter Östros aux guitares en remplacement de Barish Kepic apporte également un plus, car son touché fin et précis s’intègre très bien au style du groupe avec également l’incursion de nombreux solis. Les compos restent très mélodiques ("Justice Is Deserved") avec des claviers discrets, mais néanmoins indispensables ("Going Under"). A l’instar de son précédent opus, Jaded Heart confirme donc sa volonté de continuer sur un registre plus puissant sans quitter néanmoins les rivages du hard rock mélodique. (Yves)

 

 

JAKE E LEE – RETRACED

(2005 – durée : 50'36" – 11 morceaux)

Qui se souvient encore de Jake E Lee ? Peu de monde, à part les fans d'Ozzy Osbourne, car tous savent que ce guitariste a eu la lourde tâche de remplacer Randy Rhoads lorsque ce dernier a disparu. Remplacer Randy s'avérait impossible, tant son style était inimitable, mais Jake E Lee a néanmoins réussi a relever ce challenge, grâce à un talent et une virtuosité incroyables qui ont permit à Ozzy de nous offrir des albums d'anthologie, dont je citerais pour mémoire "Bark At The Moon" (1983) ou "The Ultimate Sin" (1986). Puis Jake a quitté "le madmann" pour monter le super groupe "Badlands" avec notamment Ray Gillen (malheureusement disparu) pour disparaître peu  à peu dans l'anonymat. Tout juste, on se souviendra de son album solo instrumental "A Fine Pink Mist" mais dont l'approche n'était pas aisée du fait de son côté expérimental et c'est donc avec un réel plaisir que j'ai vu arriver cet album solo de Jake E Lee qui suit un peu les albums de Leslie West et Schenker & Pattison, dans le sens où cet album est uniquement composé de reprises des seventies et cela dépote pas mal. Jugez par vous mêmes (pour les plus anciens !!!) : Procol Harum, Cactus, Trapeze, Grand Funk Railroad,  Montrose, Free, … que de l'ancien, du tout bon. Cet album se déguste comme un nectar qui nous plonge avec délice dans le passé, grâce évidement au talent de Jake (il n'a rien perdu de sa verve) mais aussi de ses acolytes : Chris Logan : chant – Tim Bogert : basse – Aynsley Dunbar : batterie. Cette équipe de choc dépoussière ces standards avec un groove détonnant et une approche très rock qui diffère sensiblement de celle adoptée par Leslie West qui de son côté a choisi d'insuffler un côté plus hard à ses reprises. (Yves). 

 

 

JAYHAWKERS – FROM HERE TO THERE

(2004 – durée : 53'55" – 12 morceaux)

Il est bien dommage que le hard rock mélodique soit un peu délaissé du coté des maisons de disques, car comment expliquer qu'un combo comme Jayhawkers ne soit pas signé. Ce groupe vient de Belgique, mais c'est du côté des Usa qu'il faut chercher les influences de ce trio qui assurément a beaucoup écouté les combos ricains, car sa musique peut aussi bien se réclamer de celle joué par Great White (The Wrong Way, Angels), Bon Jovi (Woman), Lynnyrd Skynyrd (Too Many), Tesla et consorts. Cette démo, qui bénéficie d'un son correct,  respire la fraîcheur avec un chant vraiment carré, voir pro de Ben Venet qui sait insuffler l'émotion ou la puissance selon la tonalité des compositions. Le reste du trio, Olivier DeRie et Didier DeRie se chargent de tous les instruments et leurs compétences sont également bien présentes avec un son bien root au niveau de la gratte d'Olivier. Que souhaiter à Jayhawkers pour 2005 : tout simplement un label afin qu'il enregistre au plus vite son premier album avec une production adéquate, car assurément ce trio a un potentiel qui ne cherche qu'à exploser.  www.jayhawkers.4t.com (Yves)

 

 

J.C. JESS – MATTER IN YOUR HAND

(2007 – durée : 45’37" – 10 morceaux)

Originaire de la même région, la Savoie, que l’excellent groupe Eternal Flight, J.C. Jess est un guitariste qui nous propose dix morceaux de sa composition que l’on retrouve sur "Matter In Your Hand". Plusieurs constats s’imposent à l’écoute : le son est bon, JC est un bon guitariste dans la lignée des Yann Armellino, Chris Savourey et consorts et l’album s’écoute agréablement. Les influences sont diverses allant du power métal ricain ("Matter In Your Hand") façon Helstar, en passant par le heavy classique "Never Be The Same" ou le hard rock parfois lourd ("Free In My Head"), un peu dans la lignée de Black Sabbath. De plus, alors que le guitariste aurait pu nous proposer un opus uniquement instrumental, il a inclus judicieusement du chant sur ces compos, du chant aigüe  ("Matter In Your Hand") au chant presque country rock sur le titre semi-acoustique "On The Track", titre très accrocheur. Un album "self made" mais qui vaut le détour. www.myspace.com/jcjessmetal (Yves)

 

 

JESUS ON EXTASY – HOLY BEAUTY

(2007 – durée : 49’31” – 11 morceaux)

Derrière une pochette racoleuse, se cache un combo qui pratique une mixture musicale incluant des éléments électro ("Assassinate Me"), parfois même "dance" ("Nuclear Bitch", "Drowning"), cette approche assez légère n’empêchant pas le groupe de nous envoyer des riffs plus métal ("2nd Skin")avec des cotés indus faisant penser à Marilyn Manson ("Neochrome"). La palette musicale est donc assez large avec en toile de fond de belles mélodies et une mélancolie latente ("Alone"), et devrait attirer un vaste public gothique, du fan de Depeche Mode, en passant par Him, grâce notamment à des vocaux profonds et graves, calibrés pour ce style.  (Yves)

 

 

JET 68 – SUPERQUEEN

(2004 – durée : 35’23’’ – 10 morceaux)

Cet album me fait l’effet d’une cure de jouvence car Jet 68 avec un son bien chaud me rappelle un peu l’époque où Guns N’Roses lançait un pavé dans la mare avec son album "Appetite For Destruction". A cet époque, le rock semblait vierge de toutes les pressions imposées plus tard par les décideurs des grands labels et le rock portait haut et fort l’étendard de la rébellion comme les punks l’avaient fait en 1977 avec les Sex Pistols. Bénéficiant d’une production "nickel chrome" grâce au travail de Phil Soussan (ex Ozzy Osbourne, Billy Idol), les compositions accrochent l’oreille par des riffs efficaces, cela étant lié au fait que les musiciens composant Jet 68 sont tous aguerris au rock puisqu’ils ont fait partie de divers groupes de Los Angeles avant de se réunir pour donner vie à ce groupe. SuperQueen est donc un coktail de rock torride avec des influences allant du groupe à Axel Rose en passant par L.A. Guns, The Cult, les Beatles et American Dog. A remarquer que ce cd sort avec un dvd bonus comprenant entre autres un clip, un reportage et un dessin animé retraçant les aventures du groupe. (Yves)

 

 

JET TRAIL – EDGE OF EXISTENCE

(2007 – durée : 51’17" – 13 morceaux)

En voyant la pochette de Jet Trail, je m’attendais à découvrir un groupe de true ou de symphonique métal, mais dès les premières secondes, je me rendis compte de mon erreur : en effet, ce combo suédois a choisi de nous offrir du hard rock avec un chant féminin et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça déménage à l’image du premier titre "War Zone". Carolina Lindwall, sous des aspects de gentille petite fille dévoile un timbre de tigresse qui n’est pas sans rappeler des formations telles que Vixen, Headpins ou Lita Ford. C’est groovy ("Killing Ghost"), parfois acoustique ("Gorham’s Cave"), tout en restant hard ("Dark Night", "Never Say Never"). En tout cas, un album de hard rock "classique" avec une chanteuse des plus endiablées qui pour la petite anecdote à même séduit Ritchie Blackmore, lorsqu’il a entendu la voix de Carolina en ouverture d’un concert de Blackmore’s Night à Stockholm. (Yves)  

 

 

JIGSORE TERRORWORLD END CARNAGE

(2004 – durée : 35’25" – 15 morceaux)

Je vous parle avec un peu de retard de ce disque, mais il est impossible de passer sous silence cette petite merveille. Et comme ça, ça jouera le rôle d’une piqûre de rappel ! Ce trio suédois n’a qu’une seul intention : rallumer le flambeau des dieux du grind old school qu’étaient Repulsion ou Terrorizer. A l’écoute de ce vibrant hommage on ne peut que se dire : putain, comme ça fait du bien ce petit retour dans le passé ! Ceux qui connaissent le "World Downfall" de Terrorizer (et qui ne le connaît pas ?!) et qui le considèrent comme un album majeur (ha ha ha , comme si le contraire était possible !) vont se régaler ! Les blast sont les mêmes, les structures des morceaux sont similaires, le coté parfois limite punk/hardcore est reproduit à la perfection, mais avec un son énorme très actuel. C’est le regretté Mieszco Talarczyk de Nasum qui s’était occupé de la production de ce disque, il n’y a donc aucune crainte à avoir, ça dépote les cactus ! Une énergie exceptionnelle, avec parfois de petits clins d’œil aux groupes originaux (comme ce riff qui introduit le blast de "Gorging on exposed arteries" directement emprunté à Terrorizer) que seuls les connaisseurs reconnaîtront. Pour compléter le tableau, les textes gore sont eux proches des vieux Carcass, histoire de rester dans le trip ! Il faut par contre se méfier : hommage bien entendu, mais plagiat, sûrement pas. Jigsore Terror applique une recette connue et glorieuse, mais y ajoute une touche de folie, à l’image des groupes de grind nordiques (Nasum, Rotten Sound, Relevant Few, etc.), ce qui en fait un album absolument moderne ! Une sauce remise au goût du jour, qui rendra fous les vieux fans du genre, mais qui explosera aussi la tronche des nouveaux venus sur la scène extrême. Sérieusement, si je n’ai qu’un album à vous conseiller ce mois, c’est celui-ci. (Stench)    

 

 

JK NORTHRUP – BEST OF – PLAY IT ON 11 

(2002 – durée : 64’16’’ – 15 morceaux)

JK Northhrup est un musicien qui a participé à de nombreux projets, mais qui n’a pas eu pour diverses raisons le succès qu’il mérite. Pour rattraper le temps perdu, vous pouvez jeter une oreille (où plutôt les deux !!!), sur ce best of qui est un résumé assez complet et relativement long (plus d’une heure !!!)  de la carrière de ce guitariste. D’ailleurs, la liste des musiciens qui ont œuvré aux côtés de JK Northrup est assez impressionnante puisque vous pourrez retrouver entre autres au chant Paul Shortino (Rough Cutt, Quiet Riot), Johnny Edwards (Montrose, King Cobra, Foreigner, …), Terry Ilous (XYZ, Cage, Flynn), à la batterie Vinnie Appice (Dio, Black Sabbath), Carmine Appice (King Cobra, Ozzy Osbourne, Blue Murder, …) ou encore au poste de bassiste Tony Franklin (The Firm, Blue Murder, …), Jeff Pilson (Dokken, Cage, War and Peace, …). Certaines compositions sont fortement influencées par les seventies et conservent ce coté très "roots" qui font tout leur charme et lorsque JK Northrup nous propose deux instrumentaux "Remember Me" et "I.M.N.U.", on se dit que ce musicien à compris comment associer feeling et technique. (Yves)

 

 

JOHN 5 – SONGS FOR SANITY

(2005- durée : 42’59’’- 12 morceaux)

Si ce nom ne vous dit rien, John 5 n'en a pas moins été le guitariste de Marylin Manson. Le voilà seul à l’écriture et il nous le prouve. C’est avec une envie indéniable de nous montrer ce qu’il sait faire qu'il a composer cet album. Plus besoin de se contenter de longue rythmique, c’est un album de guitare héros. Ce n’est pas son premier opus en solo, mais celui-ci le détache définitivement de son ancienne étiquette. Tous les styles y passent, ses influences et son plaisir de gratter, nous emmène dans un voyage où la musique viendrait de partout. Dans ces méandres musicaux, de la country, du métal très mélodique, une imitation de slide guitare et une piste dont la rythmique s’apparente au style Hendrix, John zappe au gré de ses envies de guitariste solitaire. (Yann)

 

 

JOHN 5 – THE DEVIL KNOWS MY NAME

(2007 – durée : 55’02" - 11 morceaux)

Surtout connu pour avoir été le guitariste de Marilyn Manson, John 5 nous propose ici son deuxième album solo, bien plus abouti que "Songs For Sanity" et surtout plus varié. En effet, cet album instrumental se situe au niveau des opus de Vinnie Moore, Paul Gilbert, Joe Satriani, ce dernier apparaissant d’ailleurs sur le titre "The Werewolf Of Westeria". Deux autres invités viennent épauler John 5, Jim Root et Eric Johnson, pour deux titres survitaminés où les solos fusent de partout. Ne vous fiez cependant pas au 1er titre de l’album qui se trouve être le moins intéressant, car les dix titres sont très attractifs, du titre country rock "Young Thing", à la reprise de "Welcome To The Jungle" des Guns N’ Roses, au dernier titre planant tout en passant pas quelques morceaux bien puissants, malgré la présence de quelques samples. (Yves)  

 

 

JORN – OUT OF EVERY NATION

(2004 – durée : 47’37’’ – 10 morceaux)

Le point fort de ce troisième album solo de Jorn après "Starfire" et "Worldchange", c’est qu’il est beaucoup plus accessible et beaucoup moins aventureux que par le passé. Beaucoup plus rentre dedans également, mais cette évolution est certainement liée au fait que Jorn soit partie intégrante dans Masterplan, le groupe monté par l’ex-Helloween Roland Grapow qui développe un coté plus métal. Toujours aussi impressionnant vocalement, Jorn Lande a su garder cette chaleur dans sa voix, à la manière de David Coverdale, la tête de proue de Whitesnake, dont il a hérité un timbre de voix assez comparable (Something Real). Ces capacités vocales lui permettent d’ailleurs d’être à l’aise dans tous les domaines (ce que l’on avait déjà pu constater dans Ark, super groupe, malheureusement disparu) aussi bien sur les morceaux heavy (Young Forever), que sur les titres aux influences seventies (Out To Every Nation) ou sur les titres plus lourds ou fm. L’homme ne se cantonne pas à un style et c’est justement ce qui fait sa force surtout que sur chaque titre il se donne à 100% avec toujours une densité vocale très forte.  Du bon boulot, comme d’habitude. (Yves)

 

 

JORN – THE DUKE

(2006 – durée : 44'30" – 12 morceaux)

Nouvel album pour ce "workaholic" (nb : bourreau de travail) qu'est Jorn Lande qui en plus d'avoir chanté dans de nombreux combos (Vagabond, Ark, Beyond Twilight, The Snakes, …) et d'avoir illuminé de toute sa classe les deux Masterplan, nous revient avec son quatrième album solo ("Starfire" en 2000, "Worldchanger en 2001 et "Out To Every Nation" en 2004) qui est une vraie réussite. Déjà l'homme s'est entouré d'une équipe de tueurs pour l'accompagner avec deux guitaristes absolument ébouriffants de talent : Tore Moren et Jorn Viggo Lofstad qui dégainent leurs riffs à tout va, un peu à l'image de Doug Aldrich et Reb Beach dans Whitesnake. Je n'oublierai pas de citer également Morty Black de TNT, Willy Bendiksen à la batterie et surtout Don Airey, le clavier de Deep Purple qui vient apporter son concours à ce superbe album. Jorn Lande chante toujours aussi divinement et la comparaison avec David Coverdale de Whitesnake (tiens, tiens !!) s'impose sur plusieurs titres ("Duke Of Love", "Starfire", …) avec la même propension à nous filer des frissons, grâce à une voix qui marie avec harmonie puissance, délicatesse et feeling. Certains titres sont de véritables hymnes comme "Stormcrow" avec sa puissance mélodique dévastatrice alors que dans un même temps de nombreux titres bénéficient de tempos plus lourds ("End Of Time" "Midnight Madness"). Un album indispensable qui comprend également une reprise explosive du fabuleux "Are You Ready" de Thin Lizzy. (Yves)

 

 

JORN – UNLOCKING THE PAST

(2006 – durée : 49'17" – 10 morceaux)

Ce deuxième album de Jorn nous permet de découvrir le chanteur dans l'art difficile des reprises, mais comme à l'accoutumée, l'homme s'en sort avec les honneurs, cela n'étant pas étonnant quand on connaît le nombre de groupes qu'a fréquenté le norvégien. Sa voix possède une texture assez large qui lui permet de reprendre notamment du MSG ("On An On"), du Whitesnake ("Fool For Your Loving" - cette reprise n'est d'ailleurs pas étonnante, puisque Jorn possède un voix parfois semblable à celle de David Coverdale), du Thin Lizzy ("Cold Sweat"), du Black Sabbath, du Deep Purple (2 titres), du Bad Company, du Rainbow,  du Kiss et du City Boy. En résumé, à part ce dernier groupe, le reste n'est que du haut calibre puisque chacun de ces groupes a écrit un épisode de l'histoire du hard et reprendre des titres de ceux-ci fait la preuve, premièrement que Jorn a du goût, mais surtout qu'il reste un chanteur d'exception. (Yves) 

 

 

JORN – THE GATHERING

(2007 – durée : 77'49" – 16 morceaux)

Les fans de Jorn Lande vont être comblés début fin janvier 2007, car ce ne sont pas moins que deux albums qui sortent du chanteur norvégien. Le premier album "The Gathering" est un condensé des premiers titres que Jorn a composé avant d'intégrer Masterplan. Certains de ces titres ont donc été réenregistrés et bénéficient de nouveaux arrangements afin de leur donner une seconde chance. L'ensemble est extrêmement compact et bénéficie d'une production très claire qui met en valeur la voix de Jorn. Plusieurs titres sont extraits des albums solos "Worldchanger" et "Starfire" de Jorn, mais du fait de leur "relifting" et de la présence d'autres musiciens valent néanmoins le détour. Les titres sont assez lourds et denses et permettent à Jorn de mettre en avant sa voix si intense qui a déjà fait le bonheur de nombreux combos tels que Millenium, Ark, Beyond Twilight, Masterplan, …. Un disque qui pourra donc plaire aux anciens et aux plus récents fans du chanteur.  (Yves)

 

 

JORN – LIVE IN AMERICA

(2007 cd1 : durée : 39’54" – 9 morceaux / cd2 : durée : 55’12" – 9 morceaux)

Alors que l’on n’avait plus trop de nouvelles de Jorn Lande depuis son départ de Masterplan, voici le chanteur norvégien de retour avec un double cd live enregistré lors de son premier concert aux Usa lors du festival ProgPower VII, où le chanteur était headliner la journée du 16 septembre 2006. La set liste est composée de titres de la carrière solo du chanteur mais également de plusieurs reprises comme "Are You Ready" et "Cold Sweat" de Thin Lizzy, "Straight To You Heart" de Dio, "Perfect Strangers" de Deep Purple et un superbe medley de Whitesnake de plus de 17 minutes, où la voix de Jorn se rapproche très fortement de celle de David Coverdale comme sur le titre bonus "Out To Every Nation". A noter que deux autres titres studio sont également présents, petit plus destiné à renforcer l’aspect commercial de ce double cd qui au final nous démontre que Jorn reste un chanteur d’exception qui allie justesse et feeling, le tout étant supporté par un groupe carré qui propose en plus des solos de batterie et de guitare. (Yves)

 

 

JOURNEY – GENERATIONS

(2005 – durée : 69'20" – 13 morceaux)

Ce nouvel album de Journey est attendu par tous les fans de rock mélodique car le groupe ricain a sorti entre 1973 et 1987 quelques unes des plus belles pièces musicales de ce style : "Infinity" (1978), "Evolution" (1979), "Frontiers" (1983), "Raised On Radio" (1986) avant de se séparer (certains membres formant le super groupe Bad English), se reformer, changer de line up, nous offrir notamment "Trail By Fire" en 1996 et "Arrival" en 2001, le maxi "Red 13"en 2002 et revenir enfin cette année avec un nouvel album studio. Les adeptes de rock mélodique qui auront été déçus par l'approche très moderne de Soul Circus, super groupe comptant dans ses rangs, Neal Schon guitariste de Journey, retrouveront assurément le sourire avec cet album qui est un condensé du meilleur Journey. L'entente semble être revenu au sein du combo, puisque chaque musicien a composé un voire deux titres de "Générations", album qui voit également plusieurs membres du groupe se relayer au micro, puisque outre Steve Augeri qui est le chanteur principal du groupe au timbre de voix pas très éloigné de son prédécesseur Steve Perry, ce sont Neal Schon, Jonathan Cain (claviers, guitare), Ross Valory (basse) et Dean Castronovo (batterie) qui donnent de la voix sur cinq titres de l'album avec une aisance remarquable. Cet opus voit également le retour sur le devant de Neal qui semble en état de grâce sur cet album, tant ses solis sont beaux et travaillés tout en étant assez longs. Du beau travail comme les deux titres d'ouverture "Faith In The Heartland", "The Place In Your Heart" qui nous remémore le grand Journey. Evidement, comme sur chaque album du groupe, les ballades ne manquent pas ("A Better Life", "Butterfly", …) et sont toujours aussi belles. Croisons maintenant les doigts pour que le groupe vienne de ce côté de l'Atlantique donner quelques shows, surtout que le groupe est sur le label italien Frontiers. (Yves)

 

 

THE JOYSTIX – PLAYIN' WITH FIRE

(2006 – durée : 38'15 – 12 morceaux)

Avec une moyenne de trois, quatre minutes par morceau, inutile de s'attendre à du progressif mais plutôt à du glam/hard rock énergique que nous a concocté The Joystix. Originaire de Hongrie, ce trio nous invite à découvrir sa musique brûlante qui de surcroît bénéficie d'une bonne production, le mastering ayant été effectué en Finlande. Il faut cependant savoir que Blondie (chant/guitare) et Jimi se connaissent depuis pas mal de temps puisqu'il ont été membres de Sonicdollz, de 2001 à 2005, date à laquelle ils ont décidé de changer de nom et de devenir The Jostix. Incisive et nerveuse la musique du trio tient autant de Billy Idol ("Sure Thing") que des Backyard Babies ("Hoodoo Lovin") tout en conservant une énergie punk qui n'aurait pas déplu aux défunts Ramones, le tout en avec des riffs typiquement hard/rock'n'roll ("Kinky"). C'est direct, fun, rafraîchissant, en un mot c'est du hard/punk/rock'n'roll/glam de qualité et ça mérite largement une écoute. (Yves)

 

 

JUDAS PRIEST – ANGEL OF RETRIBUTION

(2005 – durée : 52’46’’ - 10 morceaux)

Quel métalleux digne de ce nom n’a pas poussé un énorme “enfin!” quand il a tenu entre ses mains l’album qui marque le retour de Rob “métal god !” Halford au sein de Judas Priest ? C’est un rêve qui devient réalité, et il fallait que ce cd soit à la hauteur de l’espérance que des milliers de fans de par le monde lui portaient. Cela paraît évident, le groupe s’est visiblement fait plaisir en sortant un album qui lui plaisait, sans écouter les attentes d’une grosse part du public. En effet, pour éviter bien des déceptions, il faut préciser que le groupe a eu la sagesse, contre toute attente, de ne pas nous pondre un “Painkiller 2”. Ce disque est un condensé de ce que Judas a fait de mieux pendant sa longue carrière. “Deal With The Devil” a la patate d’un bon vieux morceau de “British steel”, “Judas Rising” est direct et n’aurait pas fait pale figure sur “Painkiller”, “Wheels Of Fire” sent bon les années 80, mais le tout est mis au goût du jour, en particulier grâce à une production en béton armé. Souvent mélodique (l’excellent “Worth Fighting For” et son break final de toute beauté par exemple), tout le temps heavy métal jusqu’à l’os, Judas s’est permis quelques innovations qui peuvent surprendre, comme cet étonnant “Lochness” qui approche les quatorze minutes, ou le très puissant “Demonizer” qui pourrait être tiré d’un album d’Halford, ou encore les chœurs de “Worth Fighting For”… Comme il fallait s’y attendre, Rob transcende ce disque en y posant des parties vocales tout simplement exceptionnelles, entre puissance et émotion.  Un excellent disque, un très bon retour, même si deux titres vraiment nazes sont à jeter vite à la trappe (“Revolution” et son refrain Mansonnien et la balade pourrave “Angel”…). Dommage, j’aurais bien attendu deux mois de plus, si ça avait permis au groupe de nous pondre dix titres de la même trempe. Un très grand Judas malgré tout, un futur classique dans la discographie du groupe, qui marque le retour des duels de grattes qui ont fait la réputation du combo…(Stench)