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(2004 – durée : 65’33’’ – 14 morceaux) Pour beaucoup de personnes, le nom de Kee Marcello est automatiquement associé à Europe car le suédois fut le guitariste du groupe sur deux albums (Out Of This World et Prisoners In Paradise) et le temps de trois tournées mondiales. Il reste que le guitariste a également participé à pas mal de groupes soit avant d’intégrer Europe (Easy Action) soit après (Red Fun) et à même sorti un album "Shine On" assez soft sous son nom. Pour son nouveau projet, Kee a choisi la formule du trio, formule qui ne laisse pas de place aux approximations et qui va directement à l’essentiel. On est loin du hard rock mélodique d’Europe puisque que K2 s’oriente plus vers le hard traditionnel teinté seventies matiné avec en même temps une approche moderne le tout enrobé dans une bonne couche de groove. Dans sa démarche, Kee me fait d’ailleurs penser un peu à Mattias Eklundh de Freak Kitchen, car les deux guitaristes et chanteurs composent des morceaux intemporels qui se dévoilent seulement après plusieurs écoutes. En fin d’album, Kee nous offre même une leçon de guitare avec un instrumental aux relents de Led Zeppelin pour ensuite nous enflammer sur un morceaux caché assez long avec une entrée acoustique pour virer ensuite à une démonstration électrique bien sympa. (Yves)
(2005 – durée :79'18" - 10 morceaux) Après "Keyholder" sorti en 2003, les suédois de Kaipa nous proposent aujourd'hui le fruit de leur travail qui saura certainement séduire les amateurs de Yes, Camel (pour ses solos aériens) et Flowers Kings, dont on retrouve d'ailleurs Roine Stolt (guitares, percussions) et Jonas Reingold (basse). Très progressif et regorgeant d'idées, le rock de Kaipa a l'avantage de bénéficier de deux chants, l'un féminin interprété par Aleena, alors que la partie masculine est le fait de Hans Lundin, le fer de lance du groupe, qui s'occupe également des claviers et s'est chargé d'une bonne partie de la production de l'album. Le point d'orgue de cet opus est évidement le morceau qui porte le nom de l'album qui est une pièce ambitieuse de vingt cinq minutes qui est une leçon en bonne et due forme de rock progressif avec ses divers changements de rythmes, breaks et contre breaks avec des petites incursions vers le jazz rock. Chose récurrente dans le style, plusieurs titres frisent frôlent les sept/huit minutes, ce qui permet au groupe de développer certaines idées et même si parfois l'on a l'impression d'écouter plusieurs chansons au sein d'un même titre, l'ensemble reste très structuré. Un album qui comme tout album de rock progressif mérite plusieurs écoutes avant d'être appréhendé dans son intégralité. (Yves)
(2007 – durée : 64’24" – 10 morceaux) Voici un album qui devrait séduire tous les adeptes de rock progressif, car le nouvel opus de cette formation suédoise, comme son prédécesseur "The Tangent" paru en 2006, se révèle très riche et très créatif. On retrouve des compositions alambiquées, avec différentes ambiances, comme sur le titre "Angling Feelings" qui alterne prog classique, parties techniques, mais aussi des parties plus soft, avec la flûte qui apporte un côté léger, le tout suivi de plusieurs solis de guitares, d’abord planant puis jazzy, entrecoupés d’un chant masculin (Hans Lundin) puis féminin (Alena Gibson). Ces changements, ces breaks se retrouvent d’ailleurs tout au long de cet opus qui possède aussi parfois un petit côté groovy des plus agréables. On pense aussi parfois aux vieux Genesis, période Peter Gabriel, ou à Yes pour les harmonies vocales ou aux plus récents Spock’s Beard qui alternent aussi parties très techniques et mélodies mémorisables, tout en ayant un petit côté Jethro Tull du fait de l’utilisation de la flûte. En résumé, un album qui se situe dans les meilleures réalisations prog. de ce semestre. (Yves)
(2003 - durée : 37'47" - 8 morceaux) La grosse claque du mois (qu'est-ce que je dis ? Le putain de coup de batte de base-ball dans les burnes, oui !! ) se nomme KAIZEN, et elle a fait prendre un sacré coup de vieux aux autres albums écoutés depuis... Quand en plus on sait qu'il s'agit d'un groupe français et que cette bombe est leur premier album, ça finit de nous foutre sur le cul. Alors de quoi parle-t-on ? Tout simplement de la nouvelle référence de death indus !! Pour une fois qu'on ne se contente pas de pomper les groupes de heavy Allemands ou Italiens ! La musique de Kaizen regarde du coté du tout premier lp de Fear Factory (oui, l'excellent "Soul of a new machine", avant qu'ils ne fassent de la pop...), en beaucoup plus puissant, plus saccadé (genre Meshuggah), et plus indus (on trouve pleins de plans à la Godflesh...). Si ce tableau cauchemardesque ne vous effraie pas encore, sachez que le groupe se permet, entre deux dissonances indus, de balancer un blast et un riff digne de Napalm death, de brouiller les pistes comme Strapping youg lad, bref, ces mecs misent uniquement sur la puissance. La production écrase les derniers Machine head, de quoi faire péter vos baffles en quinze secondes. Et quand on sait que "Kaizen" signifie en japonais "processus d'amélioration continue", on n'a pas fini de s'en prendre plein la gueule ! Vous savez ce qui vous reste à faire... Kaizen comme tube de l'été, ça le ferait bien, non ? (Stench)
(2005 – durée : 41'40" – 10 morceaux) Dans une veine rock fm soft/aor, Kalista est un trio ricain composé de Ron Kalista (chant), de Mark Lamar, multi-instrumentiste (guitare, basse, claviers) et John Croarkin (basse). Le style se veut assez aéré avec des influences empreintes aux eighties où la voix de Ron peut démontrer toutes ses subtilités. Ces musiciens sont dans le milieu depuis pas mal d'années, ce qui leur permet d'avoir déjà une expérience conséquente afin de nous proposer un album assez abouti. Le créneau musical se rapproche de Toto ("Boulevard"), des Eagles ("Ordinary Man") et de Steely Dan avec des passages tantôt calmes ("Out Of Body"), tantôt plus rock ("Bad Girl"). La production est vraiment correcte et permet à cet album d'être écouté assis au fond de son relax en sirotant tranquillement une bonne bière. Disponible chez : www.targetrecords.de (Yves)
(2003 – durée 52’19’’ – 16 morceaux) L’année 2003 vient juste de débuter et déjà arrive sur nos platines (le 14 janvier exactement) le nouveau Kamelot qui risque d’être l’une des sorties marquantes de cette nouvelle année. En effet, Kamelot a réussi au fil des années à force de travail et d’albums somptueux (The Fourth Legacy, Karma,…) à créer son propre style qui est le parfait mélange entre mélodie et puissance. Le groupe est toujours aussi perfectionniste dans ses moindres détails et pour s’en convaincre il suffit d’écouter les orchestrations présentes tout au long d’Epica. Khan s’affirme également de plus en plus comme un chanteur d’exception, la preuve flagrante étant les morceaux calmes comme "Wander" ou "On The Coldest Winter Night". Le groupe comme à son accoutumée essaye d’apporter des éléments nouveaux à sa musique, comme le chant féminin sur le morceau "Center Of The Universe", le petit clin d’œil au dirigeable (Led Zepellin) sur "The Edge Of Paradise", les parties de guitares acoustiques sur " On The Coldest Winter Night" ou encore les sons d’accordéon sur "Lost & Damned". L’intérêt de ce nouvel opus réside également dans le fait que Thomas Youngblood a pour la première fois écrit un concept album. De ce fait, les ambiances ont été également peaufinées afin de créer une unité entre les morceaux. En définitive, certainement le meilleur album de Kamelot à ce jour. (Yves)
KAMELOT – GHOST OPERA (2007 – durée : 44’05" – 11 morceaux) Après un album de la trempe de "The Black Halo" et le fabuleux témoignage live "One Cold Winters Night", je me demandais si Kamelot pouvait encore aller de l’avant. Et bien, c’est encore le cas avec "Ghost Opera" qui nous fait découvrir un combo toujours aussi heavy, mélodique, mais dont le principal changement se situe au niveau de l’utilisation presque systématique de parties symphoniques, parfois couplés à des influences orientales ("Rule The World"). Le groupe nous fait découvrir également une facette plus progressive sur "The Human Stain", alors que le chant féminin est de nouveau présent sur deux titres ("Love You To Death", "Mourning Star"). Comme à l’accoutumée, la voix de Khan se révèle toujours aussi précise et sensible, surtout sur les passages les plus calmes. Moins heavy, moins direct, mais plus grandiose au niveau des orchestrations, "Ghost Opera" est encore une réussite à porter au crédit de Kamelot. (Yves)
(2008 – cd2 : durée : 58’02’’ – 14 morceaux) Surfant sur le succès rencontré par son dernier album studio "Ghost Opera", Kamelot nous propose une nouvelle édition comprenant le même album agrémenté d’un nouveau livret, d’un vidéo clip ("Human Stain") ainsi que d’une vidéo live "Memento Mori" enregistrée à Belgrade, concert que l’on retrouve en intégralité sur le 2ème cd et qui constitue le véritable plus de cette nouvelle sortie. En effet, le concert donné par Kamelot en Serbie en 2007 est excellent, le public soutenant véritablement le groupe pour sa première venue à Belgrade. Le son est très bon, le groupe survolté, la set liste faisant la part belle au titres de "Ghost Opera", tout en n’oubliant pas quelques titres tirés de "Black Halo" (la belle ballade "Abandoned", "March of Mephisto" et "The Haunting" chanté en duo avec Simone Simmons d’Epica). Un témoignage live de qualité d’un des meilleurs groupes de métal mélodique et comme si cela ne suffisait pas, le groupe nous propose après ces dix titres live, en bonus un remix électro du titre "Rule The World", ainsi que trois inédits dont deux superbes ballades, où Khan avec sa voix si fragile nous file les frissons. En tout cas, les personnes n’ayant pas encore "Ghost Opera" feront d’une pierre deux coups, alors que les autres se devront d’acquérir cette nouvelle édition, tant les bonus ainsi que le live valent le détour. (Yves)
(2003 – durée : CD1 : 67’46’’ 12 morceaux – CD2 : 32’01’’ – 6 morceaux) Etant fan depuis les années quatre vingt de ce groupe américain, qui avant l’heure avait réussi à mélanger avec bonheur différents instruments (guitares, claviers, violon) sur des albums qui ont marqué à tout jamais l’histoire de la musique actuelle (Leftoverture, Point Of Know Return, Monolith , …), c’est avec joie que j’ai appris que le groupe avait sorti un nouvel album live (le troisième de sa carrière). De plus, pour augmenter mon plaisir, la formation ayant enregistré cet album est presque la même qui avait enregistré le double live culte "Two For The Show". Kerry Livgren à la guitare ainsi que Dave Hope à la basse manquent à l’appel, mais ne boudons pas notre plaisir car ce live est d’un haut niveau avec toujours ce violon de Robby Steinhardt qui apporte son originalité à la musique du groupe et lorsque les claviers se mélangent aux guitares, le plaisir est complet, d’autant que Steve Walsh, qui avait quitté Kansas, un certain temps, semble depuis plusieurs années de nouveau bien intégré au groupe. J’aurais néanmoins bien apprécié une apparition en guest de Steve Morse, qui a fait partie de Kansas pendant quelques temps avant de rejoindre Deep Purple, afin d’entendre son touché de guitare sur les standards du groupe. Il ressort néanmoins que la set liste de ce concert enregistré le 15 juin 2002 à Atlanta est parfaite, car c’est un best of des premiers albums de Kansas (normal, car c’est Steve Walsh qui chantaient sur ceux-ci), avec des morceaux comme "Song For America", "Point Of Knew Return", "Point Of Know Return", "Dust In Wind" (ballade qui a fait le tour du monde), "Carry On Wayward Son"… Le groupe n’oublie néanmoins pas de reprendre deux morceaux de l’ère Elefante (albums : Vinyl Confessions et Drastic Measures), morceaux que John reprend d’ailleurs très bien. Cet album est donc une parfaite introduction à la musique de Kansas pour les novices et pour les autres une superbe préparation au dvd de ce concert qui devrait sortir prochainement. (Yves)
(2004 – durée : 50’34’’ – 10 morceaux) J’avais déjà entendu parler de Karélia à maintes reprises (notamment par Chris Savourey qui avait fait partie du groupe et qui vient apporter sa contribution sur quatre titres de l’album) et les échos que j’avais récolté disaient le plus grand bien de ce jeune groupe, mais je dois reconnaître que j’ai été bufflé par la qualité de leur premier album. Le groupe ayant débuté sa carrière en 1996, il a pris le temps de bien se mettre en place afin de mettre tous les atouts de son côté. Bien lui en pris, car cela lui a permit de signer chez Drakkar/BMG (label international qui a découvert Nightwish, Lordi), label qui devrait favoriser la reconnaissance du groupe, grâce à un réseau promotionnel développé. L’album sort également sous la forme d’un digipack avec un artwork très soigné qui prouve que l’importance a été donnée aussi bien à la forme qu’au fond. Ambitieux, le groupe nous offre dix morceaux qui forment un concept lié aux différentes étapes de la vie d’un être humain à travers ses différentes expériences. L’histoire est sombre et tragique et est mise en musique avec talent par les musiciens du groupe qui ont utilisé de nombreuses orchestrations et des chœurs d’opéra (il a d’ailleurs été fait appel à cinq choristes – on pense parfois à Thérion) pour donner son envergure à l’album. La musique mélange heavy et symphonique (petit clin d’œil à Rhapsody), les guitares se faisant parfois lourdes alors que l’instant suivant elles se font plus distantes, accompagnant les claviers de Bertrand Maillot dont l’apport est conséquent au niveau des mélodies. L’originalité du groupe se situe également au niveau du chant de Matthieu Kleiber qui arrive à passer d’un chant dark, profond à un chant un peu aigu sans irriter nos oreilles. C’est d’ailleurs dans cette richesse de changements avec des parties très calmes au clavier, puis des moments plus rapides que ce situe véritablement l’identité de Karélia, qu’il conviendra de venir soutenir massivement lors de leur concert qui fêtera la sortie de cet album, concert qui aura lieu avec Northwind (le groupe de Chris Savourey) et Black Hole au Grillen de Colmar le 12 mars prochain. (Yves)
(2005 – durée : 50’09’’ – 10 morceaux) Les choses vont vite pour Karélia, puisque peu de temps se sera écoulé entre la sortie du premier album "Usaul Tragedy" sorti en 2004 et la parution du nouvel album "Raise" qui permet au groupe de confirmer son potentiel musical déjà développé l’année précédente. On ne peut pas parler de révolution pour ce nouvel album mais plutôt d’évolution puisque le groupe n’a pas cherché à copier les recettes du premier album mais plutôt à les diversifier et à les améliorer. La production est de nouveau "nickel chrome" mettant en avant les diverses orchestrations du groupe qui sont avec les arrangements l’un des points forts du groupe. A l’inverse du premier album qui était un concept album, "Raise" se veut être un condensé très varié de métal symphonique. Le début de l’album débute avec le titre de l’album, une composition très forte émotionnellement comprenant différents samples dont des extraits d’un discours d’Hitler. La tristesse de ce titre est rehaussé par un break très réussi aux claviers interprété par Bertrand Maillot et la voix de Mathieu Kleiber qui s’avère plus mûre que par le passé. C’est d’ailleurs sur les parties les plus calmes que son timbre de voix est le plus impressionnant (Cross & Crescent) et la transition avec sa voix plus heavy se révèle toujours aussi réussie. L’intégration d’une chant féminin en la personne de Céline Flota sur le titre très rythmé "Child Has Gone" est également bien vu. Toujours aussi perfectionniste, le groupe a également fourni un gros travail sur les chœurs qui viennent étoffer de nombreux titres ("Breakdown" avec son solo de guitare aérien). Karélia nous offre également sur ce deuxième album, son titre le plus heavy "Disharmonic Dogmas", tout en restant symphonique, mais où un léger break dark vers la fin du titre permet au groupe de ne pas être taxé de Rhapsody bis. On notera que le groupe a également eu la bonne idée d’inclure le titre "High Hopes" de Pink Floyd, reprise que le groupe jouait l’année dernière lors de leurs concerts. L’album sort à nouveau chez Drakkar, preuve que la label allemand croît plus que jamais au fort potentiel de ce groupe et cela s’explique aisément vu la qualité de "Raise". (Yves)
(2008 – durée : 37’28’’- 10 morceaux) Ce troisième opus de Karelia risque de surprendre énormément, car le combo a pris un virage musical assez prononcé. Le métal symphonique des deux premiers albums est bien loin, place à des sons nouveaux provenant de l’univers techno ("Mirror Mirror") et électro ("Please Come On In"). Ce changement est également visible au look des musiciens qui abordent un visuel plus ambigu. Les guitares sont plus discrètes mais toujours présentes, les solos ont pratiquement disparus, mais alors que cela aurait pu s’avérer "casse gueule" cette prise de risque se révèle réussie. La production est à nouveau impressionnante de justesse, mettant en valeur le travail des samples, des claviers, des orchestrations, permettant d’accrocher à ce rock teinté de mélancolie, magnifié comme à l’accoutumée par la voix tout en finesse de Mat Kleiber qui fait penser parfois à Goeff Tate de Queensrÿche, même si quelques vocaux plus bruts font deux ou trois très petites apparitions ("Give It Away"). Deux reprises réussies, sont également au menu, la 1ère issue du répertoire de Moby ("Lift Me Up") alors que la 2ème provient de REM ("Loosing My Religion""). Un album surprenant, sombre, aux multiples facettes, à la croisée du métal et de l’électro, mais qui devrait plaire à un public beaucoup plus large que celui uniquement métal. (Yves)
(2007 – durée : 54’02’’ – 12 morceaux) Karnysera est un groupe originaire de Dunkerque qui a été fondé en 1999. Le groupe évolue dans un style assez spécial, mélangeant thrash et électro, mixture qui n’aura pas les faveurs de tous les auditeurs potentiels. Le chant est composé de textes en français, aux sujets intenses et divers, dont la puissance vocale est très présente (me faisant même penser à Rueno lors de certains passages). La musique est elle lourde en intensité et s’accorde parfaitement au chant. Les structures s’accordent implacablement entre elles pour donner un résultat à la fois mélodique et puissant. “La voix du mal”, “Le messager” ou “La dernière heure” illustrent parfaitement le style du groupe. D’un autre côté, on a aussi droit à des titres entièrement musicaux comme “La morsure du soleil” intenses et très bien réalisés. Le seul reproche à faire au groupe est la répétitivité présente lors de l’écoute du cd. Le point faible général de l’album vient de la prod, le son ne me convient pas du tout. Le chant est trop en avant, et la musique trouve uniquement sa juste force lors des passages ne comportant pas de vocaux. Dommage, sans ça Karnysera aurais fait un sans faute dès son premier album. N’hésitez pas à y jeter une oreille, certains risqueront d’être surpris ! (Sebb)
(2004 – durée : 38’29 – 10 morceaux) Comme le groupe m’a planté il y a quelques jours, annulant une interview qu’on avait prévue ensemble, j’aurais bien voulu profiter de cette chronique pour leur casser du sucre sur le dos…Manque de bol, j’aurais du mal à trouver un truc négatif à dire parce que ce disque est excellent d’un bout à l’autre! Voilà une bonne baffe dans la tronche, de celles qui laissent des traces de nombreuses semaines. Les choses reprennent logiquement là où le groupe les avait laissées avec le précédent opus "Shadows & dust", mais en poussant plus loin le concept. Les titres alternent donc entre passages lents proches de Six Feet Under, voire même mélodiques à la Hypocrisy, et des blasts proprement ahurissants. C’est bien simple, le rythme d’un titre comme "The resurrected" est sans doute le plus rapide jamais utilisé dans un titre de metal ! Cette alliance brutalité/ douceur est tout à fait géniale, et je ne doute pas que le groupe va cette fois encore gagner de nouveaux fans, puisqu’il s’impose comme le chaînon manquant entre le (très) brutal death et le death mélodique. Impressionnant ! (Stench)
(2006 – durée : 41’00" – 9 morceaux) Vous avez aimé "Serenity in fire"? Vous adorerez "In the arms of devastation". Vous regrettez les albums comme "Sorcery" ou "Temple of knowledge" ? Bah c’est pas aujourd’hui que vous retrouverez la joie alors… Kataklysm reprend là où il s’était arrêté avec son album précédent, et propose donc un gros death métal plutôt mélodique parcouru de rythmes speed, comme de ces fameux hyperblast qui ne servent pas souvent à grand chose ("To reign again" par exemple : quelle utilité de blaster si vite alors que ça n’apporte aucune puissance ?). Encore une fois, Kataklysm essaie de mêler violence et mélodie, encore une fois il s’en sort plutôt bien, même si cette fois on commence à saturer. En effet, on peut dire objectivement que ce disque n’est pas mauvais, au contraire, ce death métal est impressionnant par bien des aspects, mais à trop vouloir se rapprocher de ce que fait déjà Hypocrisy, on en arrive à avoir deux groupes pour une seule place, et je ne suis pas certain que ce soient les canadiens qui remportent le combat. Un disque tel que celui-ci serait sorti il y a 10 ans je l’aurais accueilli comme un disque énorme, là, ce n’est plus le cas. Loin d’être un échec (le chant est d’ailleurs bien meilleur sur cet album que sur le précédent), ce disque malgré ses qualités ne laisse pas une impression indélébile, parce qu’il sent le réchauffé. Petite déception donc, un groupe de cette envergure peut faire bien mieux . (Stench)
(2002 – durée : 51’48’’ – 11 morceaux) Le guitariste Micahel Katon est de retour et dès les premiers accords de son nouvel album "Bad Machine", on est tout de suite frappé par la puissance qui se dégage du jeu de l’américain. Le son est très brut et l’on est loin des sons aseptisés des productions actuelles, mais cela n’implique en aucune façon un son brouillon, mais un son chaud qui prend au tripes. L’homme aime l’Amérique (comment peut-il en être autrement quand on est ricain ?), et tout ce qui se rattache à ce pays : le blues-rock, le whisky, les belles américaines, … et ces textes nous invitent à un voyage au cœur des States. L’invitation est belle et très vite on se prend au jeu, car Michael est devenu un maître au fil des années pour concocter des petits brûlots qui ne sont pas sans rappeler les premiers albums du trio de barbus de ZZ Top. Un disque à déguster avec un bon petit Jack Daniels !!! (Yves)
(2008 – durée : 49’08’’ – 12 morceaux) Avec une chanteuse Katra Solopuro dans un style qui se situe entre Tarja Turunen (ex Nightwish) et Simone Simons (Epica), Katra, groupe finlandais s’inscrit d’emblée dans le style métal symphonique, mais fort heureusement le combo a pris soin de mélanger ses influences afin de s’extirper de la masse des combos œuvrant dans ce style. On navigue ainsi dans différentes teintes musicales, arabisantes ("Grail Of Sahara", "Flow" avec l’apport d’une deuxième voix féminine), hard ("Beast Within","Swear"), symphonique ("Forgotten Bride"), techno ("Fade The Gray" avec un break piano classique très réussi) le tout intégrant des solos de guitare. Voilà en tout cas un groupe qui à partir d’un style archi encombré a su proposer une vision différente du métal lyrique. (Yves)
(2007 – durée : 61’25" – 13 morceaux) Batteur de Nightranger, mais également compositeur et chanteur, Kelly Keagy nous délivre ici à travers son nouvel album solo treize nouveaux titres avec pour l’accompagner notamment Jim Peterik (Survivor, Pride Of Lions, …) à la guitare, basse, claviers et Reb Beach (Winger) aux guitares. Le travail de ce dernier est d’ailleurs à saluer, car le guitariste nous enfile des solis très réussis. La voix de Kelly se révèle plaisante dans un registre médium, ni trop aigue, ni trop grave. Entraînantes ("When Nobody’s Looking"), groovy ("I’m Alive"), même heavy tout en restant mélodiques ("Stolen") ou plus calmes (l’acoustique "Back Of Your Mind", "Re-Imagine"), les compos sont très variées et ne jouent pas sur la facilité, comme sur "Where Are We Now" et son ambiance africaine mise en valeur par les percussions. Un album d’une grande richesse et qui se révèle plus aventureux que le dernier Nightranger. (Yves)
(2004 – durée : 54’04’’ – 8 morceaux) Suivant la voix tracée par Anathema ou Tiamat qui sont passés d’un death brutal à une musique plus calme et atmosphérique, le groupe français Kemet arrive avec un passé assez extrême et un album sombre qui prouve que notre pays possède maintenant également un nouveau représentant de ce style, même si Kemet joue une musique plus rentre dedans. Grâce à une production de première qualité permettant de discerner toutes les subtilités de sa musique, Kemet nous surprend par une maîtrise du style qui en plus fait appel à différents musiques, comme le gothique (les voix), ou la pop ou même le progressif (certains solos de guitares) avec toujours des guitares heavy comme support (Sister Sorrow). Maîtrisant les ambiances dépressives qui sont renforcées par des claviers omniprésents, le groupe a fait appel à Adeline Gurtner du groupe Akin sur plusieurs morceaux pour apporter une coloration féminine à l’ensemble. Ayant travaillé les textes ainsi que la pochette pour coller au plus prêt à la musique du groupe, le groupe nous propose un album abouti qui est beau comme un poème de Baudelaire et demandera une écoute recueillie pour en saisir toute la densité. (Yves)
(2003 – durée : 44’46’’ – 12 morceaux) Ce nouveau projet incluant Steve Walsh (chanteur de Kansas) et Daniele Liverani (Empty Tremor et compositeur de l’opéra rock Genius) est une parfaite réussite, car il est beaucoup plus accessible que Genius ou le dernier album solo de Steve Walsh. L’approche est beaucoup plus directe (Strike Like Lightning, Shadows) grâce à des morceaux écrits par la crème des compositeurs : Jim Peterik (Survivor), Russ Ballard, Kip Winger, Mark Spiro, Johnny Gioeli, …les fans de hard fm auront compris qu’il est pratiquement impossible de faire mieux en matière d’écriture. Les deux hommes ont également réussi à s’entourer de chanteurs au top pour les refrains : Joe Vana et Thom Griffin (Mecca) et Billy Greer (Seventh Key, Kansas). L’intérêt de cet album est bien sûr de pouvoir à nouveau écouter la superbe voix de Steve tant sur les morceaux rock où le feeling respire en permanence que sur les morceaux les plus calmes de l’album (Who’s Gonna Love You Tonight, Bless A Brand New Angel, …) en attendant un nouvel album de Kansas. (Yves)
KHYMERA - A NEW PROMISE (2005 – durée : 49'56" – 13 morceaux) Toujours mené de main de maître par Daniel Liverani (l'homme tient les claviers, la basse et à participé à la production de cet album !!!), qui est l'instigateur de Khymera, ce deuxième opus différent sensiblement du premier album qui était plus dans un courant mélodique progressif. Exit également Steve Walsh (Kansas) qui ne tient plus le micro mais qui est remplacé par Dennis Ward (bassiste de Pink Cream) et pour ses débuts en tant que chanteur, on ne peut que reconnaître que l'homme se débrouille très bien dans un registre de rock mélodique, à tel point que l'on se demande pour qu'elle raison, il n'a pas pris le micro plus tôt. Bon, on sait que l'homme est très occupé dans Pink Cream 69 et par ses activités de producteur, mais il reste à espérer que cette expérience dans Khymera ne reste pas unique. Nouvelle recrue également dans le groupe, Tommy Ermolli, tient la guitare avec brio et ses solos bien placés apportent selon le cas soit l'émotion soit la puissance qui sied aux morceaux qui ont été composées par différents intervenants : Robin & Judithe Randall ("If You Dare To Dream"), Jeff Scott Soto ("You Can't Take Me"), Don Barnes de 38 Special ("Looking For You", "After The Way"), … Dans un style proche de Steelhouse Lane, Pride Of Lions ou encore Place Vendome, Khymera est l'une des bonnes surprises de ce mois dans le créneau mélodique. (Yves)
(2008 – durée : 54’41’’ – 13 morceaux) Avec ce troisième album, Khymera s’inscrit dans la lignée des House Of Lords, Winger, Giant, et consorts. Depuis que Dennis Ward (Pink Cream 69) a pris le micro sur le deuxième album, le groupe a pris de l’assurance et a développé son style mélodique qui n’a plus aucun complexe à marcher sur les plates bandes des plus grands. Ce rock basé sur des superbes mélodies vous enchantera dès les premières mesures et aussi bien au niveau des claviers tenus par Daniele Liverani (claviers) qui est le fondateur du projet qu’au niveau des guitares de Tommy Ermolli, cela s’écoule comme un nectar. Il faut reconnaître que le combo a mis le paquet pour séduire le plus grand nombre avec des compositions faciles d’accès, rehaussées par de bons refrains, et un chant qui fait penser à James Christian (House Of Lords), le tout étant enveloppé dans une production parfaite. (Yves)
(2003 – durée : 43’17’’ – 12 morceaux) Quel coquin ce Markus Grosskopf : alors que tout le monde le croyait bassiste à temps plein dans Helloween, le bassiste jouait en même temps dans Kickhunter, groupe de Hambourg qui conjugue avec bonheur rock, groove et fun. Loin des contraintes de son groupe principal, Markus, qui a également produit cet album, s’éclate dans Kickhunter combo qui a compris que sans fun, la vie serait bien triste et c’est dans cette optique qu’il faut écouter cet album. Les musiciens ne se prennent pas la tête et ont composé des compos bien rock avec des refrains soutenus par des chœurs féminins. Entre Van Halen, Rose Tattoo, AC/DC et consorts, le rock de Kickhunter possède cette urgence (un peu dans la veine de Little Caesar) et cette pêche, tout en restant très pro, qui font défaut à bien des groupes qui ont vite oublié que le rock se doit d’être fun avant tout. (Yves)
(2003 - durée : 73’51’’ 16 morceaux) Quand on met un cd de Killers, il n’y pas de risque d’être surpris, car au même titre que lorsque l’on ouvre une bonne kro, l’on sait à quoi s’attendre et cela fait du bien par là où ça passe. Pas de paillettes, juste un groupe fidèle au speed métal qu’il affectionne depuis ses débuts et c’est sur scène que la musique s’apprécie le mieux (d’ailleurs tous les graisseux présents en septembre au Guardian Festival à Strasbourg pourraient en témoigner), car le groupe est vraiment carré sur les planches. Tel un rouleau compresseur, il met tout le monde ko et c’est donc tout naturellement qu’il nous propose ici son deuxième enregistrement live (le premier étant sorti il y a sept ans) agrémenté d’un superbe livret (une habitude du groupe) qui comprend les textes des morceaux (avec une traduction des morceaux chantés en basque), une interview de Bruno Dolheguy (chant, guitare), les sites internet, …Débordant d’énergie, les basques ne ralentissent jamais le tempo et font plaisir à leur public autant qu’à eux mêmes. Il n’y a plus de distance entre le public et le groupe, juste une réunion de potes avides de célébrer l’amour du métal français. L’intérêt de cet album est également d’offrir aux auditeurs l’occasion d’écouter le Killers version 2003 interpréter des morceaux jouées par le passé mais avec une formation différente. Enregistré sur une seule date, le 22 mars 2003 à la bastide Clairence, nos oreilles ont l’occasion d’entendre un concert complet du groupe avec un medley de quatre titres pour débuter le show qui est suivi des titres phares du groupe (Le Côté Sombre, Le Fils de la Haine, …) pour terminer en beauté par la reprise de l’Aigle Noir de Barbara. (Yves)
(2007 – durée : 69’15" – 22 morceaux) Pas de doute : avec les basques de Killers, pas de risque d’être déçus : 22 titres de speed métal pur jus en une heure et dix minutes. L’énergie est toujours présente et l’on sent que le combo malgré plus de vingt ans au compteur n’a rien perdu de sa hargne avec même deux reprises explosives. La première "Black, Wind Fire And Steel" de Manowar qui devient "Habemus Metal" et "Overkill" de Motörhead qui se transforme en "Overkillers". Les textes sont toujours aussi explicites, avec des paroles qui parlent des maux de notre société ("La Ronde des Couillons", "www. misère" qui sonne au niveau rythmique comme du Judas Priest, "No Future", …), tout en n’oubliant pas au passage des textes en forme de profession de foi ("Je veux faire du métal"). Musicalement, ça dépote également comme le démontre l’intense "Trajectoire", un instrumental de premier ordre, sans oublier quelques petites passages trash et death insérés avec parcimonie, démontrant au passage que Killers reste ouvert à de nouvelles influences tout en restant un pilier du métal français. (Yves)
(2008 – durée : 53’23’’ – 15 morceaux) Retrouver Kill Hannah sur le label Roadrunner est assez surprenant, car alors que le label a dans son catalogue des groupes comme Dream Theater, Megadeth ou Cavalera Conspiracy, Kill Hannah pourrait être étiqueté "rock pop moderne". Cela sonne parfois comme du Linkin Park en plus soft ("Lips Like Morphine"), c’est rempli de mélodies imparables un peu dans la lignée de The Rasmus, le tout incluant parfois des passages électro ("Kennedy"). La force du combo ricain réside également dans le fait que les tempos sont assez variés, tout en incluant parfois de minimes influences punk ("Love You To Death"). Les claviers sont également discrets, mais toujours présents et nul doute que ce combo va faire un malheur auprès des adeptes de ce rock moderne mélodique. (Yves)
(2006 – durée : 44'38" – 11 morceaux) C'est simple : on enlève le chant parfois hurlé et l'on est en plein heavy avec des influences plus modernes, mais justement le propos de Killswitch Engage, c'est le mélange des deux, d'autant qu'un peu comme In Flames ou Soilwork, des vocaux clairs sont aussi présents à plusieurs reprises ("Daylight Dies"). Les parties de guitares sont vraiment typiques du style heavy ("This Is Absolution") et forment le parfait terrain pour les vocaux plus agressifs. Evitant toute linéarité, le combo se permet aussi des petits écarts au niveau des intros qui donnent un côté plus "light" à l'ensemble ("My Curse"), même s'il reste une majorité de petits brûlots qui mélangent hardcore, death et heavy ("Still Beats Your Name") et qui donnent sa personnalité à ce combo ricain formé en 1999 dans le Massachusetts et qui démontre ici un vrai potentiel avec ce quatrième album. (Yves)
(2008 – durée : 36’21’’ – 10 morceaux) Kingbaby a été créé en 2004 par Lance Bullen, chanteur guitariste connu pour avoir participé aux deux excellents albums de Baton Rouge ("Shake your Soul" en 1990 et "Lights Out" en 1991 ) puis monté ensuite le combo Puzzlegut. Associé à Alex Irwin (batterie) et Allan Hearn (basse), Lance nous emmène sur les sentiers musicaux suivis précédemment par Aerosmith, Lynyrd Skynyrd ou Bad Compagny ("Lay It On Me"). L’album est très mélodique mais la force du trio, en dehors de la voix très chaude de Lance, se trouve dans sa capacité à avoir su intégrer toutes ses influences pour les restituer sous sa propre forme. Cela sonne très rock, souvent très entraînant, avec un côté blues, le tout étant parfois décliné sous forme groovy ("Slompin’") ou sous une forme plus intimiste comme sur la ballade piano/voix/violons "You" ou à travers l’autre ballade de l’album "New Orleans". Un cd de hard rock ricain bourré de feeling comme on les aime. (Yves)
(2007 – durée : 54’07 – 13 morceaux) Enfin du nouveau du côté de chez King Diamond, qui revient avec un nouvel album plein de bonnes choses, et ce après un interminable silence qui dure depuis 2003. Alors quoi de neuf pour ce nouvel opus de notre Baron Samedi Danois ? En fait rien de vraiment innovant… La musique du groupe est reconnaissable entre mille et la voix du chanteur aussi. Andy LaRoque est toujours à la six cordes, continuellement avec le même talent, et le reste du line-up reste aussi identique à l’ancien, line-up qui date de 2002 et l’album "Abigaïl II". Ce nouveau concept album conte une histoire cette fois-ci basée sur la mort d’une petite fille et de son frère, tous deux tués par leur père et réincarnés en esprits. Les riffs et les solos de guitares feront frissonner l’auditeur ("Is anybody here ? ", "Picture in red"), et les vocaux tellement uniques arrivent à transmettre les émotions d’horreurs et d’angoisses des textes au point de faire dresser les cheveux aux moments les plus adéquats (sauf chez Yves, lui c’est ses poils du torse et ses tétons qui se dressent). A noter tout de même l’excellent travail des deux guitaristes, qui livrent ici les plus belles envolées du groupe depuis bien longtemps ("Mirror mirror", "Give me your soul"), ainsi que la production qui a mis les lignes de grattes plus en avant par rapport aux albums passés. Un nouvel album brillant, qui démontre encore une fois que folie et génie sont indissociables. (Sebb)
(2004 – durée 59’53’’ – 12 morceaux) Est-ce que ce nouvel album va remettre Lenny Wolf sur les rails. Je ne peux que l’espérer car Lenny, fondateur de Kingdom Come, après un début fracassant en 1988 avec un superbe album éponyme est tombé petit à petit dans l’anonymat, mais malgré un certain désintérêt du public, Lenny a continué à donner des concerts avec à chaque fois d’autres musiciens l’entourant. Il semble néanmoins que Kingdom Come reprenne des couleurs cette année puisque le groupe a participé au Bang Your Head à Balingen et au Deep Impact de Munich, où le groupe a vraiment donné un concert carré avec une formation très motivée. Cet album est donc important pour Lenny, car il devrait lui permettre de retrouver un certain succès, à condition d’être ouvert musicalement, car les compositions proposées sur "Perpetual" demandent plusieurs écoutes pour être appréciées à leur juste valeur. En effet, le hard du groupe est vraiment à part, car sur cet album, point de riffs faciles, juste des sons assez surprenants, parfois orientés métal moderne, parfois planants mais plein de feeling et toujours entrecoupés de riffs purement hard, lorgnant même parfois vers les seventies avec des petites touches atmosphériques. Lenny s’est totalement investi dans ce disque, de l’écriture en passant par la production et il serait juste qu’il obtienne le soutien du public en récompense de ses efforts déployés. (Yves)
(2005 – durée : 47'50" – 13 morceaux) "Ogre Tones" marque le retour du trio texan King's X qui signe ici son onzième album, qui je l'espère rencontrera un peu plus de succès que ses prédécesseurs, car King's X malgré un succès d'estime n'a jamais réussi à séduire le grand public. Il faut reconnaître que la musique du combo est unique et pas toujours facile d'accès, car naviguant entre plusieurs courants (hard, heavy, pop) en mélangeant des riffs lourds ("Alone", "Fly"), parfois lents ("Hurricane") avec des harmonies vocales qui se rapprochent parfois des Beatles, un peu à l'instar de ce que pratique Enuff Z'nuff. Groovy à souhait, la musique de Ty Tabor, Doug Pinnick et Jerry Gaskill empreinte également aux seventies ("Fly") avec un son assez brut, alors que dans le même temps, on retrouve des titres très pop avec un très beau titre acoustique ("Honesty"). Les amateurs de rock psychédélique se précipiteront pour écouter "Sooner Or Later" où la guitare les fera voyager dans un espace musical "zen". La seule faute de goût se trouve à la fin de l'album sur le titre "Bam" et le long monologue dans la deuxième partie du titre. A part, ce petit bémol, cet album vous réservera bien du plaisir à condition d'apprécier les groupes hors normes. (Yves)
(2005 – durée : 54’59’’ – 10 morceaux) Les associations de musiciens de rock progressif ne sont pas si fréquentes et c’est donc avec intérêt que j’ai découvert Kino qui est ce que l’on pourrait qualifier un super groupe puisque l’on retrouve le bassiste de Marillion (Pete Trewavas), le guitariste d’Arena (John Mitchel), l’ex-batteur de Porcupine Tree (Chris Maitland) et le chanteur et le clavier de It Bites (John Beck). L’album débute avec un titre de neuf minutes qui représente un peu la carte de visite du groupe et qui est un condensé de ce que représente le rock progressif avec ses mélanges musicaux, ces breaks surprenants (à un moment au pense aux Beatles), avec ses passages de moments calmes à des parties plus furieuses. Le reste de l’album est néanmoins plus accessible pour les non initiés avec des compositions faisant un peu penser à Genesis, la voix de John n’étant pas étrangère à cette comparaison, puisque elle ressemble à celle de Ray Wilson. Les titres regorgent d’idées qui donnent envie de taper du pied (Telling To Tell You) ou au contraire envie de se relaxer (Swimming In Women, All You See). Ce rock progressif n’est d’ailleurs pas très éloigné de celui pratiqué par Spock’s Beard (avec qui ils ont joué récemment notamment au Z7) par sa variété qui puise aussi bien son inspiration dans le progressif des eighties que dans le rock actuel avec ses arrangements pop (Perfect Tense). Au vu de la qualité de cet album, on espère bien que Kino ne sera pas seulement le projet d’un seul album. (Yves)
(2003– durée : 49’57’’– 11 morceaux) Kirk est un groupe suisse qui existe depuis plusieurs années et qui a force de travail et de volonté voit enfin son travail récompensé sous la forme de ce premier album qui s’avère être une totale réussite. D’ailleurs, je pense que certains labels doivent se mordre les doigts de n’avoir pas signé le groupe, car les compositions possèdent un réel potentiel et devraient accrocher tous les adeptes de métal mélodique. Les idées sont nombreuses sur cet album et aucun morceau ne ressemble à un autre, ce qui n’exclue pas une certaine unité générale. Le point central des morceaux restent des mélodies envoûtantes avec à chaque fois un petit plus qui fait la différence avec la masse des autres groupes. Ainsi, le morceau "Shattered Dreams" est entrecoupé par une superbe partie de claviers, claviers qui sont présents sur tous les morceaux et qui apportent différentes palettes de sons aux morceaux. Les parties de guitares de Sammy Lasagni sont également très variées (rapides sur l’intro de "Shattered Dreams" pour se faire plus lourdes sur le même morceau, heavy sur d’autres morceaux ou caressantes selon l’ambiance des compositions) au même titre que les parties jouées par la section rythmique avec Daniel Pfister à la basse qui n’hésite pas à se mettre en avant sur certains morceaux comme sur "The Final Dance", morceau qui donne son nom à l’album et qui mérite à lui seul l’achat de l’album. D’ailleurs, le groupe ne s’y est pas trompé sur le potentiel de ce morceau puisque l’on retrouve ce titre en fin de cd sur la plage onze de l’album (puisque sur le livret on ne retrouve que dix morceaux) et qu’il existe un clip très réussi du même titre. Un album qui mérite notre soutien (Yves)
(2006 – durée : 72'03" – 15 morceaux) Michael Kiske, que tous les hardos connaissent de part sa participation à quelques une des œuvres emblématiques de Helloween, nous présente son nouvel album solo, quelques mois après la sortie de Place Vendome, projet mélodique dans lequel Michael était accompagné de membres de Pink Cream 69 et Vanden Plas. Toujours mélodique, "Kiske" se veut néanmoins beaucoup plus calme et à part quelques exceptions, l'ensemble se situe plus un registre pop rock avec de nombreuses ballades ("Kings Fall", "The King Of It All", "Silently Craving") ainsi qu'une majorité de titres joués à la guitare acoustique. Loin de son passé métal, Kiske fait ressortir sur cet album toute sa sensibilité et même sa mélancolie en concluant sur un morceau au titre explicite : "Sad As The World" (Triste comme le monde). A noter qu'en parallèle, Frontiers ressort "Instant Clarity" le précédent album solo de Michael, album qui sonne beaucoup plus rock et qui se voit gratifier de quatre titres supplémentaires. (Yves)
(2005 – durée : 42'25'' – 8 morceaux) L'originalité n'est pas un vain mot pour les finlandais, car à l'instar de Noumena qui mélange chant death sur des rythmiques heavy, Kiuas a suivi un peu le chemin inverse puisque sur des fondements death, le groupe a rajouté un chant clair et pas n'importe lequel puisque Ija Jalkanen est un vocaliste très à l'aise dans le registre heavy. Son timbre de voix est très puissant et ne déparerait pas dans un combo classique heavy, surtout que le gars sait moduler son timbre de voix avec des parties plus mélodiques au gré des titres. Ce combo me paraît beaucoup plus accessible que Noumena, car même si l'aspect death est bien présent, notamment aux niveaux de certaines parties rythmiques (Warrior Soul), il reste cependant minoritaire permettant à tout un chacun d'apprécier cet album, surtout que Mikko "Illmarinen" alterne solos endiablés avec riffs rapides. L'influence de Children Of Bodom est également présente au détour des titres avec des claviers qui viennent alléger le tout. L'originalité du groupe provient également du fait qu'il sait proposer une diversité de rythmes (rapides puis break avec un solo de clavier au beau milieu de "Until We Reach The Shore") dans un même titre avec même un air du flûte sur "Across The Snow" suivi d'une rythmique death qui s'enchaîne sur un tempo heavy. Et que dire de l'épique "Thorns Of A Black Rose" qui associe puissance et mélodies imparables qui confirme que notre musique fétiche peut nous réserver encore de belles surprises. (Yves)
(2008 – durée : 51’28’’ – 10 morceaux) Après "The Spirit Of Ukko" en 2005, nous retrouvons les finlandais de Kiuas avec 10 nouveaux titres qui sont à la croisée du heavy, du power et du death . Le groupe a mélangé toutes ses influences pour nous proposer sa mixture, d’où il ressort un travail conséquent notamment au niveau des guitares ("Conqueror") aussi bien en rythmique que sur les solos, mais aussi des claviers qui sont en appui. Les rythmiques utilisent parfois quelques plans extrêmes ("Kiuas War Anthem", "The New Dark Age"), très vite relayés par des riffs heavy le tout permettant à Ilja Jalkanen de poser sa voix puissante et mélodique. Le groupe excelle donc à brouiller les pistes (à comme sur "To Excell And Ascend" avec son côté oriental et la juxtaposition d’un chant death avec un plus heavy, ou "Black Rose Withered" et son côté symphonique). Un album à découvrir. (Yves)
(1983 – durée : 41’35’’ – 10 morceaux) Pour choisir mes Classic Corner, j’opéré selon trois type de schémas. Le premier détermine le type d’album à chroniquer (hard des ’60 ou ’70, groupe peu ou au contraire très connu, groupe extrême précurseur…). Le second a lieu lorsque je retombe par hasard sur un cd qui me file une trique d’enfer. Et le dernier est tout simplement lié l’actualité d’un groupe. Pour ce mois-ci, ces trois schémas coïncident, car en effet je comptais chroniquer un groupe connu (et Kiss doit faire parti des cinq groupes de métal les plus célèbres au monde), j’ai redécouvert ce “Lick It Up” (qui reste pour moi l’album ultime et le plus abouti des Américains), et en plus le groupe est en tournée en Europe (chose assez rare pour être marquée d’une pierre blanche). C’est donc tout naturellement que cet album de Kiss se trouve dans ma rubrique mensuelle. Le premier constat a lieu sur la pochette, car en effet le groupe qui était en perte de puissance et de popularité avec ses albums précédents veut à nouveau marquer le pas et veux afficher son retour à du hard plus cru et plus proche de ses débuts, donc exit le maquillage et retour à une image et une musique plus directe et plus brute. Dès le premier titre “Exciter”, on sent le changement et le retour au rock. Fini le disco métal dégoulinant de guimauve qui prédominait depuis “Dynasty” ! Retour au hard avec des bombes comme “Not for the innocent”, “Lick it up”, “Young and wasted”, “Gimme more” et “Fits like a glove”. Retour aux influences primaires du hard avec des morceaux comme “And on the 8th day”, aux accents rappelant les premiers Alice Cooper. “Lick It Up” reste l’album studio de Kiss le plus hard, le plus abouti et le seul en 35 ans où aucun titre n’est à jeter ! Incontournable ! (Sebb)
(2004 – durée : 47’25’’ – 10 morceaux) Le métal français se porte de mieux en mieux, la preuve la plus tangible étant le nombre de sorties d’albums qui peuvent sans problème supporter la comparaison avec leurs homologues étrangers. Il reste néanmoins du chemin à faire surtout en ce qui concerne la fréquentation des concerts qui bénéficient toujours d’un manque d’intérêt par rapport à l’étranger. Mais il faut y croire et les frenchies de Kob y croient dur comme fer et leur deuxième album marque vraiment une progression dans le heavy métal qu’il avait initié sur "Mekanism Of Time", leur précédent album. Plus professionnel tout en étant plus puissant, le groupe a sorti l’artillerie lourde et même si cela manque parfois de finesse, un peu comme certains combos germaniques, le résultat est vraiment réussi. Putain, ça décoiffe, et certains titres comme "Strafe The Underdogs" ou "Love To Love" vous collent vraiment au mur. Stéphane Graziani s’avère être un chanteur idéal pour ce type de métal avec une voix faisant parfois référence à Rob Halford (Judas Priest) ou Bruce Dickinson (Iron Maiden). Les deux guitaristes sont vraiment convaincants et font parfois penser à Grave Digger. Tout est en place, sauf la ballade qui clôt l’album et qui n’est pas vraiment convaincante, mais à part ce petit écart, le reste se déguste d’un seul trait. (Yves)
(2003 – cd 1 : durée 57’32’’ – 13 morceaux / cd 2 – durée : 56’41’’ – 12 morceaux) Ce double album de Greg Koch est un reflet fidèle de l’amour que porte ce musicien à la guitare (il n’hésite d’ailleurs pas à indiquer dans le livret du cd que les guitares Fender et les gens qui les fabriquent et les commercialisent font parties des meilleures personnes au monde !) et son attachement à cet instrument n’est pas récent, puisqu’il l’apprécie depuis de nombreuses années. Les morceaux de ce double album englobent d’ailleurs une période de dix ans et montrent que Greg possèdent un sens de la composition variée. En effet, son style d’écriture comprend aussi bien du blues - sous toutes ses formes : rock (Beg, Borrow and Steal, Ain’t Got Problems), blues pur revenant aux origines du styles (Too Brooke, The Damn Thing), de la country rock (Dr. Jekyll, Flyover Country), du rock plus aérien (Forever At Last), du jazz rock (Foolish Mortals)…L’homme possède également une voix qui colle bien à ses compositions, mais il a néanmoins fait appel à un des ses potes, Gary Koehler pour poser sa voix sur quatre titres. Entourés de nombreux musiciens talentueux, Greg Koch devrait donc réussir grâce à des compositions de haut vol et une maîtrise de son instrument à vous captiver tout au long des vingt cinq titres qui composent "13X12", dont une reprise du "Red House" de Jimmy Hendrix. (Yves)
(2006 – durée : 42'35" – 10 morceaux) Festif, tirant son inspiration du folklore de son pays, les finlandais de Korpiklaani nous invitent à faire la fête grâce à leur troisième album composé de morceaux très entraînants, l'une des constances de ce style dénommé "folk métal". A l'instar de Finntroll, Runic, In Extremo les instruments traditionnels sont de la partie (accordéon, cornemuse, …) et même si les guitares sont omniprésentes ("Väkirauta"), c'est bien la juxtaposition de tous qui fait le charme de ce type de métal. Cette musique venue du froid à vraiment toutes les qualités pour réchauffer même le plus réfractaire métalleux, d'autant plus que les rythmiques sont souvent très enlevées avec un chant grave, mais non guttural. Mettez les chaises de côté, reculez les tables, invitez vos voisins, remplissez le frigo de bières et entrez dans l'univers de Korpiklaani. (Yves)
(2007 – durée : 42’38" – 11 morceaux) Pour ce quatrième nouvel album de Korpiklaani, les Finlandais nous proposent rien de bien nouveau et ce n’est pas plus mal, car leur folk métal, qu’ils qualifient d’ailleurs de "Finnish Humppa Folk Metal" est toujours aussi réussi et festif. Même si quelques riffs ("Tervanskanto", "Veriset Äpärät") bien heavy lancent les compos, très vite l’on se retrouve dans ce métal entraînant avec flûte, accordéon, instruments traditionnels qui invitent à se lever et à entrer dans la farandole, d’autant que le chant grave, typique viking est là pour supporter le tout. (Yves)
(2008 – durée : 60’14’’ - 14morceaux) Les cornes de cerfs réapparaissent, ils sont déjà de retour avec ce nouvel opus, 5ème du nom. Les premiers albums étaient pleins de fougue et la fête se transformait vite en frénésie, je dois bien l’avouer. Ecouter un album entier des finlandais était un défi. L’exécution rapide des titres les rendait plats. Je préfère nettement la dernière mouture avec ces cadences plus lentes. On y perçoit désormais une influence russe, tant grâce au folklore finlandais qu’à la nostalgie qui se dégage de chanson comme "Keep on Galloping". On s’imprègne plus facilement de l’ambiance folklorique et du coup on franchit plus facilement la porte de l’auberge de ces bardes. Avec l’accordéon et le violon à des vitesses plus mesurées, les morceaux instrumentaux ont un arrière goût de déjà vu de formations celtiques. La dernière piste du cd est assez inexplicable, plus de 10 min de tambour de galère ça fait long. Mais la particularité de Korpiklaani reste ce chant rauque et cette rythmique rapide et saccadée avec une guitare bien grasse et sans fioriture en arrière plan. Ce qui avant, paraissait comme un défi, c’est progressivement transformé en une expérience assez plaisante qu’il faudra traduire en expérience live au Z7 lors du Pagan Fest du 10 avril prochain. (Yann)
(2007 – durée : 44'15" – 12 morceaux) Etant donné que j'avais vraiment accroché sur l'album de Green Dollar Colour, j'ai évidement été déçu lorsque j'ai appris que les deux leaders du groupe, le français Anthony De Lemos aux guitares et l'australien Lex Kortini au chant s'étaient séparés, mais ma déception n'a été que de courte durée, car quelques mois après, l'on apprenait que le chanteur continuait sous son propre nom. L'homme nous offre donc ici un album qui s'inscrit dans la droite lignée de son précédent combo, avec des compositions de hard rock pur jus, et un gros feeling, dans la lignée parfois d'AC/DC ("Never Say Goodbye) au niveau des riffs, de Jimmy Barnes ("Red Light Joint", "I See The Light) et de Steven Tyler" d'Aerosmith ("Sick Again"), pour ce qui est de la voix. Kortini possède en effet une voix éraillée qui s'intègre parfaitement à ce rock sulfureux, surtout que derrière lui, ça ne chôme pas avec des jeunots aux dents longues qui ont parfaitement compris l'esprit de ce type de musique, d'autant que l'album a été de nouveau mixé par Mike Fraser (Van Halen, AC/DC, Aeromsith) pour un son ni trop crade, ni trop aseptisé, juste entre les deux. On remarquera aussi le choix judicieux de Lex, d'avoir repris "Got To Get You Into My Life" des Beatles qui sonne vraiment très rock. A noter qu'une édition limitée à 2000 exemplaires sortira avec un dvd live et que le groupe sera en tournée française en mars 2007 avec une halte à la Laiterie le 22 mars prochain. (Yves)
(2004 – dureé : 42’25’’ – 10 morceaux) Après "Waiting Of The Dawn" sorti il y a deux ans, Timo Kotipelto nous propose son deuxième album solo qui nous confirme à quel point ce vocaliste est un chanteur hors pair. D’ailleurs, même si l’histoire de Stratovarius est en train de se transformer en un énorme gachis, l’on ne peut que reconnaître que le succès de Stratovarius est lié pour une grande part au talent de Kotipelto qui a su magnifier les morceaux écrits par Timo Tolki. Quoi qu’il en soit, "Coldness" nous permet de retrouver le timbre de voix unique du chanteur qui a su s’entourer d’une équipe de tueurs dont des membres de divers groupes comme Children Of Bodom, Stratovarius (Jari Kainulainen), Thunderstone et même Michael Romeo de Symhony X. L’ensemble de l’album est assez varié avec des titres très mélodiques (Reasons, Around, …), des titres dans la lignée de son précédent groupe (Can You Heard The Sound), des mi-tempos (Snowbound), des compositions hard (Journey Back), lourdes (Here We Are) qui prouvent que notre homme est à l’aise dans toutes les situations, tout en sachant que l’on reste dans le métal mélodique. Kotipelto ne cherche donc pas à nous étonner en s’adonnant à des nouveaux styles, il reste simplement fidèle à ces convictions musicales. A noter que l’album comprend en bonus le clip vidéo du titre "Reasons" ainsi qu’un making off du tournage. (Yves)
(2007 – durée : 45’28’’ – 10 morceaux) Nouvel album solo du chanteur de Stratovarius, "Serenity" a la lourde tâche de succéder au très bon "Coldness" sorti en 2004. Après les deux premiers morceaux, mon jugement initial n’est pas trop mauvais, "Once Upon A Time" et "Sleep Well" sont de bons titres autant sur le point musical que pour le chant (il faut dire que de ce côté-là je ne m’inquiétais nullement, Timo Kotipelto reste tout de même un des chanteurs de heavy parmi les plus performants). Le groupe joue un heavy très typé finnois et très souvent mid-tempo, comportant tous les éléments primaires à ce style : passages aux claviers mélodiques, solos rapides, et rythmiques entraînantes. Seul morceau cassant le rythme du cd, "Angel Will Cry" apporte un moment de folie à l’ensemble en augmentant le tempo. Le dernier titre, "Last Defender", du haut de ses huit minutes donne l’occasion aux musiciens et au chanteur de démontrer tout leur savoir-faire, et Kotipelto en profite pour étaler toute sa palette vocale. Un album moins sombre et froid et que son prédécesseur, beaucoup plus linéaire et neutre dans son écriture, et sur lequel on peut noter le remplacement de Jari Kainulainen par le bassiste actuel de Stratovarius, Lauri Porra (la boucle est bouclée de ce côté-là aussi…). En conclusion, ce nouvel album solo de Kotipelto lui permet de réaliser ce qu’il n’arrive plus à faire chez Stratovarius depuis quelques années déjà, sortir un bon album ! (Sebb)
(2004 – durée : 39'50" – 11 morceaux) Juste un an après "Change" son précédent album solo, onze nouveaux morceaux viennent nous démontrer que Richie Kotzen est un musicien accompli puisqu'il à composé "Get Up" en intégralité, joué de tous les instruments et enfin produit le tout. On n'est jamais mieux servi que par soi même, tel pourrait être la maxime s'appliquant au guitariste de Mr. Big. qui nous propose un hard au goût prononcé pour les seventies avec un chant faisant penser à David Coverdale (Whitesnake). Empreint de feeling et composé de vraies chansons, "Get Up" devrait permettre à Richie de se faire connaître en dehors du cercle restreint des fans de guitare. (Yves)
(2007 – durée : 57’21’’ – 12 morceaux) Guitariste de talent, ayant fait les beaux jours de nombreux groupes tels que Poison ou Mr Big tout en collaborant avec de nombreux musiciens tels que Gene Simmons de Kiss, en m’omettant pas d’ouvrir pour les Stones lors de leur tournée japonaise en 2006, Richie Kotzen est un musicien passionné aux multiples facettes. Cela est démontré à nouveau sur ce nouvel opus qui est très axé hard classique, ancré dans les seventies, avec une grosse dose de groove qui enrobe le tout. C’est même un brin funky/soul ("You Know That"), tout en ayant une approche très bluesy/funky sur "Fooled Again" qui fait penser à Eric Clapton ou sur "Faith" plus axé blues pur. Doté d’une voix chaude qui colle parfaitement à ce type de musique, Richie nous dévoile un petit coté plus intimiste sur le très calme "Chase It", alors qu’à l’inverse "Do It To Yourself" se montre plus rentre dedans, Richie démontrant qu’il reste l’un des guitaristes les plus doués, tout en feeling. (Yves)
(2003 – durée : 67’36’’ - 12 morceaux) Le cyber métal est une appellation qui a été donnée à une nouvelle forme de métal. Les labels se surpassent pour donner des étiquettes aux groupes mais quoi qu’il en soit cela reste toujours à la base du métal et surtout cela reste très intéressant au niveau de la créativité. En effet, The Kovenant arrive à nous proposer une mixture tout à fait digeste, dont le premier morceau (Cybertrash) est tout à fait représentatif : cela commence comme du Rammstein puis une voix féminine vient se greffer sur les riffs de guitares puis les vocaux masculins apparaissent avec des aspects très new wave/gothique avec des refrains faisant penser à Therion. Un mélange surprenant, mais le résultat est vraiment réussi. Ce style de métal est profondément original et surtout se démarque de la majorité de ce qui se fait dans le métal actuel. Les sons électroniques sont présents dans la musique du groupe (Via Negative), mais le support reste métal à l’image des guitares qui restent bien présentes au sein des morceaux (Planet Of The Apes). On remarque bien que les quatre musiciens maîtrisent bien ce métal hybride, car "Seti" est déjà leur quatrième album. Les atmosphères sont vraiment travaillées et l’influence de Depêche Mode n’est pas loin sur plusieurs morceaux dont "Star By Star". Un album surprenant qui par sa diversité et son aspect pop/métal pourra plaire à un public beaucoup plus large que le public métal traditionnel. (Yves)
(2004 - durée : 52'00" – 12 morceaux) J'ai connu Kragens en 2000 par l'intermédiaire de sa démo qui présentait un groupe jouant un heavy des plus classiques et n'ayant qu'un intérêt limité. Heureusement, le groupe a mûri et réussi maintenant à nous délivrer un heavy puissant très structuré, dense et original qui est le résultat des expériences passées (Demon Eyes, Lynx, Dirty Side, Ace, …) de certains de ses membres avec la jeunesse de leur guitariste Ludwig Laperche qui a apporté ses influences modernes au groupe. On se retrouve ainsi avec un métal qui fait le joint entre le heavy des années quatre vingt dix (Judas Priest, Accept, …) avec le power métal plus moderne à la Nevermore, Brainstorm avec même la participation en "guest" d'Alex au chant (Agressor, Loudblast). La formation a également comprit que pour avoir un son béton, il était nécessaire de se déplacer et c'est ainsi que l'album a été enregistré au NSR Studios et mixé par Stéphane Buriez (Loudblast, …) tout en intégrant de nombreux arrangements afin d'étoffer et rendre plus puissant le métal du groupe. Avec un album de cette trempe sous le bras et une prestation live très réussie aux Guardians Of Métal à Strasbourg en septembre dernier, l'avenir s'annonce donc sous les meilleurs auspices pour la formation niçoise. (Yves)
(2005 – durée : - 9 morceaux) Fans de Nevermore, jetez une oreille sur "Seeds Of Pain", le deuxième album, (le premier album "Dying In A Desert" étant sorti en 2003), du combo français Kragens, car cet album est un gros pavé dans la marre du métal français, à l'instar du dernier Nightmare. D'ailleurs, comme les grenoblois, les niçois de Kragens ont reçu les éloges de la presse internationale : 8,5/10 : Metal Heart (Allemagne) 5/7 : Metal Hammer (Allemagne), 4/6 : Metal Hammer (Italie), …preuve que ce groupe a vraiment un potentiel international. Très moderne dans son approche, le power métal heavy trash de Kragens est très varié, avec des riffs puissants à la Nevermore, mais aussi à la In Flames avec même des plans death notamment sur "The Last" ou "Darkness". Le son est également à l'avenant avec une grosse puissance dû au mixage confié à Tue Madsen au Danemark connu pour son travail notamment sur les albums de The Haunted ou Mnenic. Le chant de Renaud Espeche crédibilise le tout grâce à des capacités étonnantes qui lui permettent de passer d'un chant hyper mélodique à la Geoff Tate (Queensÿche), notamment sur le titre "Choose To Die" pour arriver un chant plus méchant et rauque sur d'autres compositions ("Reconquista"). Un des meilleurs vocalistes de notre hexagone, tout simplement. A noter que deux invités, Franck Garcia de Spheric Universe Experience et Julien Truchan de Benighted, apparaissent en "special guest" sur l'album. Secondé par une section rythmique très intense et par deux guitaristes affutés, Kragens confirme avec ce deuxième opus qu'il faudra compter avec lui au niveau métal européen. (Yves)
(2007 – durée : 47’12" – 9 morceaux) Accompagné d’un dvd live (que je n’ai pas eu l’occasion de visionner) enregistré lors du Killer Fest, ce troisième album, après "Dying In A Desert" 2003 et "Seeds Of Pain" en 2005, des nicois de Kragens marque encore par sa densité et sa production très puissante, fruit du travail de Tue Madsen (Mnemic, The Haunted, …). Toujours dans la lignée de Nevermore, Kragens demontre sa volonté d’aller de l’avant en combinat des aspects heavy avec des parties power le tout entrecoupé de rythmes propres aux groupes extrêmes, tout en ayant des claviers en arrière plan mais néanmoins indispensables. Les titres sont autant d’uppercut ("Lake Of Fire") qui vous arrivent en pleine face, le chant crédibilisant le tout avec Renaud qui tient autant de Chris Boltendahl de Grave Digger ("Angels Among Monsters"), que Warrel Dane de Nevermore ("Ten Treasons To Fight") et même de Geoff Tate de Queensrÿche sur le très long et épique "The Falling Man", alors qu’au niveau solis c’est carré et incisif au même titre que la rythmique qui vous colle au mur. (Yves)
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