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(2007 – durée : 42’24" - 11 morceaux) Pur groupe de hardcore français, L’Esprit du Clan nous vient de Saint Denis. Le groupe s’est principalement fait connaître en live, et c’est d’ailleurs là qu’il est le meilleur. Corpus Delicti est le troisième album, suivant l’album "Révérence", Chapitre II. Le groupe nous balance à nouveau sa rage et on comprend quand même les paroles…Pour un groupe de HxC, il fallait le noter ;). Le sextuor (oui, ils sont six, je ne parlais pas d’un sex toy ) explore ici des thèmes ouverts sur le monde, sur des sujets tels que l’oppression de cette société. Le langage n’est plus une plainte beuglée, mais de réelles réflexions mûries et réfléchies. Le groupe doute, aime, pardonne... mais garde les pieds bien sur terre et continue le combat. J’oserai même dire que les textes arrivent à être touchants. Le son hardcore est plus mélodieux, Stéphane Buriez doit y être pour quelque chose (Stéphane Buriez, ex-chanteur/guitariste de LoudBlast puis actuellement de Clearcut, ingénieur du son, directeur artistique, producteur, Stéphane sait tout faire et est un personnage incontournable sur la scène française). A noter aussi la présence de Big red, ex-Raggasonic qui se greffe parfaitement au groupe sur le titre "Un message de paix". En gros, un album qui pète bien, qui réconciliera les fans du groupe déçus des précédents et pour tout ceux qui aiment le bon son hardcore français…(Pilou)
(2005 – durée : 45'51" – 11 morceaux) Un peu de pop gentille ne fait jamais de mal, surtout lorsque cela est bien interprété, ce qui est le cas de Lab qui est un groupe de cinq finlandais composé d'une chanteuse, Ana qui avec un timbre de voix assez fluette arrive, à l'image de Liv Christine dans Leaves' Eyes, à retenir notre attention grâce à des compositions intéressantes. Comme Liv, Ana a compris que son timbre de voix correspondait plus à des tempos lents ("Danger", "Insane With Love", "Torture For Two") voir des mi-tempos assez entraînants ("Love Like Hell !") même si le groupe navigue parfois dans un style modern rock ("Raining Dogs"), limite gothique ("Dog Super Hero). Ce troisième album qui fait suite à "Porn Beautiful" (2000) et "Devil Is A girl" (2002) est dans l'ensemble assez mélancolique, ce sentiment général étant inspiré par la manière de chanter de Lab qui reste dans un registre assez médium, le tout distillé à travers des ambiances assez tristes. (Yves)
JAMES LABRIE – ELEMENTS OF PERSUASION (2005 – durée : 66’50’’ – 12 morceaux) Après deux albums sous le nom de Mullmuzzler qui étaient plus où moins les deux premiers albums solos de James Labrie, le chanteur de Dream Theater, nous propose aujourd’hui ce “Elements Of Persuasion” qui peut donc être considéré comme son troisième album solo accompagné des anciens Mullmuzzler, Matt Guillory (claviers), Mike Mangine (batterie) et Bryan Beller (basse), la guitare étant confiée à un petit jeune de vingt cinq ans l’italien Marco Sfogli qui illumine cet album avec ses prouesses. Ces riffs arrivent à sonner très modernes (“Freak”) tout en conservant une limpidité étonnante surtout en solo. Même si le premier morceau “Crucify” débute assez calmement avec des arpèges et un solo, cela s’enchaîne ensuite avec des riffs très puissants lançant l’un des titres les plus rapides et les plus heavy sur lequel James ai jamais chanté rejoignant par moment un peu le style des premiers morceaux du dernier opus studio “Train Of Tought” de Dream Theater. Mais les surprises continuent, car tout au long de l’album le canadien nous étonne par la variété des compositions comme sur le deuxième titre “Alone” où les samples et les loops font leur apparition. Cette modernité est présente tout au long de cet album qui permet à James de prouver qu’il est à l’aise dans tous les domaines et ce n’est pas une mince affaire à avoir réussi cet exploit dans un registre assez différent de Dream Theater. N’oubliant pas également qu’il possède une voix qui s’adapte très bien aux morceaux calmes, James nous offre trois titres assez cool (“Lost”, “Smashed”, “Slightly Out Of Reach”) où sa voix sensible, presque fragile fait merveille. Un album qui bénéficie de beaucoup d’arrangements variés et qui saura séduire aussi bien les fans de Dream Theater que ceux appréciant les albums “hors normes”. N’oubliez pas également que James viendra défendre son “bébé” sur scène le 23 avril prochain au Z7 avec rien de moins que les suédois d’Evergrey en première partie. (Yves)
(2003 – durée : 52’10’’ – 10 morceaux) Alors que son précédent album était sorti en 2000 (Sons Of Thunder), peu de monde croyait encore en l’existence du groupe italien Labyrinth. Heureusement, ce nouvel album vient prouver que le groupe est toujours vivant, avec un line up modifié et un nouveau label Century Media. Tout ce qui faisait le charme des premiers albums du groupe est toujours présent et l’on retrouve avec plaisir le charme du power métal speed mélodique joué par les italiens. Le groupe a beaucoup tourné et cela lui a permis d’affiner les détails de sa musique. Labyrinth se permet même de nombreux changements de rythme au sein d’un même morceau (Neverending Rest) rendant l’ensemble encore plus riche. L’arrivée de nouveaux musiciens a permit également au groupe d’intégrer de nouvelles idées, notamment au niveau des claviers et de la programmation qui sont l’œuvre d’Andrea De Paoli. Un seul guitariste au lieu de deux est maintenant présent au sein du groupe, mais ce changement n’est guère perceptible sur ces nouvelles compositions. Enfin le visuel a également été modifié puisque les références à l’Italie et notamment Venise ont disparu, puisque la pochette est l’oeuvre de Travis Smith qui a travaillé avec Nevermore, Jag Panzer, Opeth, …(Yves)
(2005 – durée : ? – 10 morceaux) Il était temps ! Si on exclut tout de suite le très moyen album éponyme sorti en 2003, il faut retourner jusqu’en 2001 et le “Gods Of Thunder” pour avoir un disque qui tienne la route… C’est donc en quelque sorte un retour gagnant que marquent les italiens, parce que les fans de la première heure, déçus par les dernières productions du groupe, vont être comblés (ceux, bien entendu, qui possèdent le disque complet, et pas cette merde de cd promo amputé…). Ce “Freeman” me fait penser à l’excellent “Return To Heaven Denied” parce que le jeu sur les atmosphères est à nouveau très présent, notamment sur les refrains aériens dont le groupe a le secret, avec l’aide du chant particulier et à fleur de peau de Robert Tiranti. Mais là où la formation fait fort, c’est qu’en même temps, tout en renforçant le coté mélodique, elle parvient à sensiblement durcir le ton avec des passages parfois limite thrash, des solos bien crades que ne renierait pas Zack Wilde, des rythmes speeds, etc. On a donc un parfait équilibre entre des moments d’émotions, et des plans plus durs ; c’est particulièrement marquant sur des titres comme “Deserter”, au refrain très soft, et au break instrumental puissant, et “M3”, qui débute très sagement par une harmonie proche de “Paschendals” de Iron Maiden, avant de s’emballer. L’alliance clavier aux sonorités modernes et batterie rapide, la double à fond, n’est pas sans rappeler le dernier Angel Dust. Labyrinth nous offre donc une vision moderne du heavy métal mélodique, qui devrait à la fois surprendre les fans, et leur apporter la preuve que le groupe est bien de retour. Il faudra sans doute un temps d’adaptation pour bien saisir la transformation du combo, mais une fois qu’on y a adhéré, plus moyen de s’en défaire ! (Stench)
( 2007 – durée : 57’13’’ – 14 morceaux) Un labyrinthe à la capacité de nous faire voyager à l’aveugle dans un monde que l’on ne contrôle pas. Les italiens de ce dédale ont bien choisi leur nom. Il est souvent difficile de savoir vers quoi mène une chanson et encore moins comment sera la prochaine. D’une base heavy, on se promène vers une multitude d’espaces. Les compositions plus directes que du prog n’en sont pas moins éloignées par leur forme. La très secouante "Lost" allie martelage, passages acoustique, refrain hard fm et passage thrash ! La rythmique percute sur chaque chanson avec de nombreux passages techniques et des contre temps. "Come Together" des Beatles se refait une peau neuve avec un accompagnement plus musclé et un chant débutant comme l’originale pour basculer vers le style du groupe. Les riffs s’enchaînent dans des sons tous différents et joue la carte de la diversité. "What ??? " débute avec un son typiquement Maiden. Elle ne perd pas une miette d’énergie avec comme apport des rafales de batteries et un refrain qui rappelle les chœurs d’Evergrey. Vous apprécierez sans vous ennuyez un album aux multiples facettes. (Yann)
(2004 – durée : 43’23’’ – 11 morceaux) Sixième album pour ce sextette allemand qui nous dévoile une musique sensible et romantique qui se découvre à la manière d’un tableau en noir et blanc avec toutes les subtilités liés aux différents ombrages. Cette profondeur musicale vient de la voix gothique de Christopher qui pourrait être comparé à Jyrki l’ancien chanteur du groupe gothique The 69 Eyes. Même si la musique jouée par le groupe est mélancolique notamment grâce aux claviers, elle ne manque néanmoins pas de puissance, car les rythmiques sont bien métal (Ave End, Sarah Lou, …). Succédant à "Fall, I Will Follow" (2002), album qui avait permit au groupe de jouer en compagnie notamment de Paradise Lost et d’Amorphis, "Ave End" devrait certainement permettre au "Rock’N’ Sad Music" de Lacrimas Profundere, comme aime le définir le groupe, de mieux se faire connaître encore. (Yves)
(2008 – durée : 44’12’’ – 12 morceaux) Alors que le 1er album du groupe se démarquait par son aspect sombre et mélancolique dans la lignée d’Anathema, le groupe a ensuite modifié son style pour nous dévoiler un rock gothique dans la lignée d’Him, The 69 Eyes ou Entwine. Ce nouvel album marque l’entrée de Rob Vitacca, dont la voix se rapproche énormément de celle de Jirky (The 69 Eyes). Un coté sombre se dégage de cette musique, ce qui est indispensable dans le gothic rock, alors que les riffs colorent le tout d’un soupçon de métal, avec même un coté rentre dedans au milieu du titre "A Pearl". Afin de se démarquer un peu de la masse, le combo a fait appel aussi à une voix féminine sur ce même titre. Le reste de l’album est bâti sur des ambiances sombres, mais l’entrain des rythmiques apporte un côté dynamique, sauf sur le calme "And God’s Ocean". Un album qui ravira les fans de gothic/rock métal, mais il reste aux allemands encore du chemin à parcourir pour atteindre le succès de leurs influences, qui sont arrivées à faire évoluer le style, car même si cet album est bon, il lui manque l’originalité. (Yves)
(2007 – durée : 53’46" – 11 morceaux) Comme The Ladder est composé notamment de Steve Overland, la voix de FM, nul doute que tous les fans de ce mythique groupe british, y retrouveront leur compte, car The Ladder de part justement son chant chaud, légèrement bluesy se situe dans le créneau hard mélodique qui était l’apanage de FM. Il est d’ailleurs à noter que le premier album "Future Miracles" de The Ladder paru en 2004, comprenait des titres inédits de FM. Le groupe essaye néanmoins d’apporter quelques petites nouveautés à ce rock mélodique, comme sur les deux premiers titres qui se révèlent être plus hard qu’à l’accoutumée, alors que le reste de l’opus oscille entre pop rock ("All Of My Life"), groove funk (" Believe In Me), AOR ("Run To You"), des styles dont le point commun sont de belles mélodies et une voix inoubliable. (Yves)
(2002 – durée : 39’16’ – 10 morceaux) Ce nouvel album de L.A. Guns marque le retour sur le devant de la scène des californiens, encore que utiliser le mot "scène" n’est pas le terme adéquat, car le groupe vient d’annuler sa tournée européenne, tournée qui devait s’arrêter au Z7 le 01 décembre prochain. Cela est dommage, pour tous les fans du hard californien qui attendaient le retour de ces musiciens de Los Angeles, car ce groupe qui dans les années quatre vingt était en concurrence avec les Guns & Roses avait un potentiel énorme, mais malgré des albums corrects n’a pas réussi à connaître le succès escompté. Il faut dire que les changements fréquents de personnels et les divers abus des différents membres du groupe n’ont pas favorisé la reconnaissance de L.A. Guns. Heureusement, trois des membres d’origine du groupe sont présent sur ce nouvel album et l’association de Tracii Guns à la guitare avec la voix de Phil Lewis fait des merveilles et le groupe tire ici ses cartouches les plus chaudes depuis leur premier album "Cocked & Loaded" sorti en 1988. Ils nous restent donc à croiser les doigts afin que le groupe reprogramme rapidement sa tournée européenne, afin que nous puissions les voir jouer live leur rock hard ensoleillé. (Yves)
(2003 – durée : 78’50’’ – 20 morceaux) L’histoire du groupe californien LA. Guns aurait pu être simple et couronnée de succès, mais le grand cirque du rock’n’roll en a décidé autrement et les divers abus du groupe (sexe, drogue, …) ont toujours généré des changements de personnel, des expérimentations musicales pas toujours évidentes et empêché le groupe de vraiment décoller, malgré le succès de ces deux premiers albums (LA. Guns - 1988 et Cocked And Loaed –1989) et de nombreux passages sur MTV. Néanmoins depuis peu, le groupe a retrouvé une partie de son lustre avec ses derniers albums studio (Man In The Moon en 2001 et Waking The Dead en 2002). Le moment est donc bien choisi pour sortir ce best of qui est donc une parfaite introduction pour découvrir ou redécouvrir le hard glam de ce groupe us avec toujours Tracii Guns aux guitares ainsi que Phil Lewis de retour au chant. Composé de titres issus des albums "Coked and Re-Loaded" et "Greastest Hits and Black Beauties", d’enregistrements live très chaud provenant de l’album "A Nite On The Strip" ainsi que du morceau "My Michelle" (avec un line up de rêve : Gilby Clarke, Randy Castillo, …) tiré de l’album "A tribute To Guns’n’Roses", Golden Bullets est donc un condensé ciblé de l’histoire tourmenté de ce groupe qui avec plus de chance aurait pu suivre la voie tracée par Mötley Crüe, Guns’n’Roses et consorts. (Yves)
(2004 – durée : 58’29’’ – 14 morceaux) S’il était un endroit au monde ou les californiens de L.A . Guns devaient enregistré un live, c’était bien à Los Angeles et de plus dans un club (le Key Club) sur Sunset Boulevard, club qui comme de nombreux autres dans la Cité des Anges a contribué dans les années quatre vingt à lancer toute la vague de hard glam us en passant par Mötley Crüe, Gun’s & Roses, Faster Pussycat, ….Ce live a été enregistré lors de la tournée de reformation du groupe en 1999 et est sorti aux Usa sous le titre "A Night On The Strip". L’ambiance est chaude et la set list jouée par les cinq américains fait la part belle aux standards du groupe (Over The Edge, Never Enough, Ballad Of Jayne…), ceux qui ont permit au groupe de connaître son heure de gloire lors des belles heures de ce style de hard rock. Cet enregistrement est donc un témoignage live d’une des meilleurs formations dans ce style, temoignage unique puisque le line up a fortement changé par la suite, avec notamment le départ de Tracii Guns parti fonder Brides Of Destruction avec Nikki Six de Mötley Crüe. (Yves)
(2004 – durée : 50'19''- 13 morceaux) De Rose Tattoo, en passant par Queen, Aerosmith, Led Zeppelin et consorts, le groupe de glam californien, L.A. Guns nous offre un album de reprises (il semble que le label Mascot Records se soit spécialisé dans ce genre d'album). Le plus étonnant, c'est que le groupe ne se contente pas de reprises standards, mais s'aventure dans un registre tout à fait différent avec notamment "Wheels Of Steel" des britanniques de Saxon et je dois reconnaître que les ricains ont parfaitement assimilés toutes les recettes du hard européen. Tout est en place, des rythmiques en passant par les solos que le chant. En fait, cet album a à mes yeux un double intérêt, celui de prouver que les groupes de glam sont vraiment des groupes composés de bons musiciens et d'apprendre aux fans de glam que le rock n'a pas débuté avec Mötley Crüe et consorts. (Yves)
(2006 – durée : 56'05" - 12 morceaux) L.A. Guns est certainement l'un des seuls survivants de la période glam dorée des années quatre vingt et à ce titre mérite le respect, car entre galères, drogues et rock'n'roll, le combo n'a jamais lâché prise et c'est donc avec plaisir que l'on retrouve sur les planches le groupe de Phil Lewis, à la voix travaillée au bourbon. Enregistré, sans aucune retouche, puisque l'on entend même un ou deux larsens, ce live nous permet de retrouver le combo de Sunset Boulevard nous interpréter les morceaux les plus torrides de son répertoire, le tout sans artifice et dans une ambiance chaude. Les deux premiers albums sont majoritairement représentés avec 4 compos du l'album éponyme et 4 de "Cocked & Loaded". Suite au départ de Tracii Guns, c'est Stacey Blades qui tient les guitares et l'homme ne fait aucun complexe, n'hésitant pas à se lancer dans des impros sympas et c'est ce qui fait le charme de cet album, puisque les versions présentes sur ce live ne sont pas des copies conformes des versions studio. Torride, rock'n'roll, enregistré à l'arrache, ce live brut sent l'urgence, comme la reprise "Rock'n'Roll Outlaw" de Rose Tattoo que les californiens ont repris avec talent. En prime deux vidéos figurent sur cet album qu'il convient de déguster en compagnie d'un Jack Daniels. (Yves)
(2006 – durée: 38’25 – 9 morceaux) Quand on reçoit un disque issu du label Southern Lord records, on pense immédiatement qu’on va bouffer du doom bien gras. Oui, mais non. Lair Of The Minotaur est gras, ça c’est certain, mais pas vraiment doom. Etrangement, il est assez compliqué de définir le style de ce trio. Souvent lent, sans doute ; lourd, fucking heavy, on est d’accord ; glauque, crade, gras, tout cela fonctionne. Bah dans ce cas là, pourquoi n’est-ce pas du doom ? Parce que le groupe a mélangé cela avec des éléments presque death métal, mais ce vieux death métal de l’époque d’Autopsy. En fait, les musiciens ont pioché dans ce qui s’est fait de plus gras, et on monté de toutes pièces ce mélange improbable, mais hautement jouissif. Imaginez donc le "Apocalyptic raids" de Hellhammer, avec un son assez similaire, mélangé au "Mental funeral" de Autopsy pour certaines accélérations, et une touche du "Show no mercy" de Slayer pour certains riffs… Et en même temps, le résultat final ne ressemble à aucun des groupes cités ! C’est bon, vous n’y comprenez plus rien ? Alors ne gardez à l’esprit qu’un seul mot : gras. Le groupe dédicace son album "au métal", et je crois que c’est exactement ça : un putain de disque de métal, hors du temps, old school, et gras. Gras. GRAS. Tout simplement. A découvrir d’urgence, ça soulève la poussière de vos meubles, croyez moi ! (Stench)
(2005- durée : 57’52’’ – 8 morceaux) Avec huit morceaux représentant presque une heure de musique, l’on sait tout de suite que l’on n’est pas en présence d’un groupe punk, mais d’un groupe de progressif. Ce projet a été instauré par Lalu, claviériste du Shadrane et compositeur pour Hubi Meisel et qui pour mettre en forme cet opus n’a pas hésité à recourir aux services du batteur de Dewin Townsend, de l’ex-bassiste d’Annihilator, de Joop Wolters, grosse bête à la guitare et de Martin LeMar le chanteur de Broken Glass. Evidemment avec de tels protagonistes, le niveau technique est élevé, mais Lalu a choisi de ne pas mettre cet aspect en avant afin de mettre plus en lumière l’ensemble qui arrive à nous proposer des titres à la croisée du progressif et du métal. Les morceaux possèdent des structures complexes tout en ayant une facilité d’écoute relativement aisée. Même si le tout se veut inspiré par Dream Theater et Symphony X, l’ensemble n’en possède pas encore la finesse, car certains passages rapides avec double grosse caisse sont un peu limites. Par contre, certains breaks et certains titres plus axés dans le style progressif sont intéressants permettant à ce premier album de s’en sortir néanmoins avec les honneurs. (Yves)
(2005 – durée : 54’16’’ – 10 morceaux) Lana Lane a toujours été pour moi une chanteuse talentueuse qui malgré une discographie très fournie est toujours restée un peu underground en Europe alors qu’elle connaît un succès important dans d’autres contrées notamment au Japon. J’ose espérer qu’avec "Lady MacBeth", les choses évoluent, car ce concept album inspiré par William Shakespeare, est vraiment une réussite du début avec le titre "The Dream That Never Ends" à la sensibilité à fleur de peau malgré une puissance soutenue jusqu’au la fin, avec le titre très calme "Dunsinane Walls" avec la flûte en appui. La voix de Lana sait se montrer agressive selon les moments comme sur "Summon The Devil" un des titres les plus hard sur lesquels elle ai chanté ou plus caressante sur la ballade "Shine On Golden Sun" avec la flûte qui revient d’ailleurs sur plusieurs autres titres. Toujours accompagnée par Erik Nolander aux claviers et par plusieurs invités, Lana Lane nous prouve qu’après de nombreux albums enregistrés sur une période de dix années, son amour pour le hard rock symphonique reste intact et n’est pas prêt de s’éteindre, surtout s’il reste aussi flamboyant que sur cet album. (Yves)
(2008 – durée : 44’45’’ – 11 morceaux) Venant de Finlande, Land Of Tales a choisi la voie mélodique pour s’exprimer et cela lui réussi bien puisque le combo a été signé sur le label italien Frontiers, l’un des labels de pointe dans ce domaine. Gros claviers de front accompagnés de riffs métalliques le tout enrobé par la voix chaude de Kristian et le tour est joué. Cela parait simple, mais arriver à ce résultat ne s’est pas fait du jour au lendemain, car tous les détails ont été peaufinés pour aboutir à ce hard rock mélodique. Cet album est le fruit des efforts combinés de Kristian (chant/guitare) et de Palle (claviers) qui ont été rejoints par Sami (basse) et Sami O. (batterie) pour l’enregistrement de l’album qui comprend des titres énergiques ("Keep Out","All The Same", "Nobody Dares") mais aussi des compos plus calmes ("Outlander", "Wasted Chance"). Encore un achat à conseiller à tous les fans de mélodique. (Yves)
(2003 - durée : 48'47" - 11 morceaux) Troisième album pour les Allemands de Lanfear, qui après un petit tour du coté du hard progressif, reviennent à des choses plus sérieuses en nous offrant cette rondelle sentant bon le power metal US. Ici, pas question de tourner autour du pot, les teutons ont décidé d'aller directement à l'essentiel, et ce "The art effect" est un condensé d'énergie. Les gars ne cherchent pas forcement la rapidité ou les arrangements symphoniques (pour une fois, ça fait du bien...), mais misent sur la puissance en s'éloignant au possible des clichés qui étouffent la scène actuelle. Cela ne se fait pas du tout au détriment de la mélodie, et les refrains habillement menés de "Stigmatized" ou "Traces of infinity" (par exemple, mais chaque titre est un hymne potentiel), vous restent collés dans la tête comme une merde de Rottweiller sous la semelle de vos santiags. La voix de Tobias Althammer (ex Painful faith) se différencie elle aussi de ce qui se fait habituellement car elle reste très virile et ne monte que rarement dans les aigus. Son timbre me fait penser à celui du chanteur de leurs compatriotes de Brainstorm, bref, du tout bon. Pour les fans de metal puissant, un bon album de heavy couillu, une bouffée d'air frais ! (Stench)
(1991/2006 – durée : 48'57" – 12 morceaux) Initialement sorti en 1991, l'album "Handle With Care" du canadien Roger Lapointe vient de ressortir cette année et devrait s'adresser aux fans de rock mélodique soft avec des touches AOR. Les influences sont diverses et vont de son compatriote Bryan Adams ("Tie You Up", "Matter Of Time") en passant par The Eagles ("Prodigal Girl", "Leave Or Love"), Murray Head ("Little Inner Ghild"), Mark Knopfler ("Be My Ballon"), … Comme vous pouvez le constater les repères sont nombreux, mais se situent toujours dans un registre assez calme et servent d'écrin à la voix très fine de Roger Lapointe qui peut se targuer de posséder une palette vocale assez large. L'utilisation d'un saxophone sur le titre de l'album ainsi que sur la ballade "This Feeling Inside" est bien vu et permet d'apporter une certaine originalité à cet album qui a à très bien supporté l'épreuve du temps. Disponible sur www.targetrecords.de . (Yves)
(2004 – durée : 52’27’’ – 11 morceaux) Le dernier rêve d’automne (?) est certainement l’un des groupes mélodiques qui va faire parler de lui en 2004, puisqu’il est composé de trois membres d’Europe (Ian Haugland - batterie, Mic Michaeli – clavier, Jon Level – basse) et du guitariste du groupe mélodique allemand Fair Warning (Andy Malecek). Le dernier membre du groupe est moins connu par chez nous puisqu’il s’agit du suédois Mikael Erlandsson qui est par contre très connu dans son pays, où il a sorti quatre albums et fait la première partie de grands noms comme Bryan Ferry ou Tina Turner et c’est la maison de disque japonaise de Mikael qui lui a proposé de réaliser un album avec Andy. Quelques temps plus tard, ce sont les trois membres d’Europe qui rejoignent le groupe et permettent à Last Autumn’s Dream de naître. Perfectionniste jusqu’au bout, le groupe est allé enregistrer dans trois studios différents (Stockholm, Gothenburg et Berlin) afin de peaufiner les morceaux et c’est sur ce point que le groupe risque encore de créer la sensation, car cet album est un vrai régal pour tous les mélomanes adeptes de rock mélodique qui pourront se délecter de ce patchwork musical qui peut être considéré comme un croisement entre Europe, Treat, Fair Warning et Bad Habbit. (Yves)
(2005 – durée : 52'09" – 13 morceaux) Gros changement pour ce deuxième album du groupe mélodique Last Autumn's Dream, puisque suite à la reformation d'Europe, Ian Haugland (batteur), John Level (basse) et Mic Michaeli (claviers) ont dû quitter le navire, pour être remplacés par Thomas Lassar (Crystal Blue) aux claviers et Marcel Jacob (Basse) et Jamie Borger (batterie), ces deux derniers composant la section rythmique de Talisman. La guitare est toujours interprétée par Andy Malecek (ex Fair Warning) ainsi que le chant qui reste confié à Mikael Erlandsson, l'un des compositeurs et chanteurs les plus connus en Suède dont le timbre de voix très doux avec parfois une touche sensuelle féminine n'est pas sans rappeler la voix de Travis Mitchell de Mindstorm ou encore Robby Valentine. Par contre, lorsque le tempo s'accélère (Heat Of Emotion, This Gotta Be Love), Mikael arrive à apporter une coloration un brin éraillée à sa voix que l'on retrouve parfois sur certains couplets des ballades de l'album (So Much Live In The Word, Keep Falling, …). Cet album devrait intéresser tous les fans d'AOR pas trop mou, car certains aspects rock sont bien présents sur ce n°2 de Last Autumn's Dream. (Yves)
(2006 – durée : 44'05" – 11 morceaux) Ce nouvel album de Last Autumn's Dream confirme tout le bien de ce combo mélodique suédois/allemand qui a déjà sorti deux albums "Last Autumn's Dream" en 2004 "II" en 2005, la différence entre ces deux opus étant le départ de Ian Haugland, Mic Michaeli et John Leven partis reformer Europe avec Joey Tempest et John Norum. Heureusement, Last Autumn's Dream a survécu à ces changements, puisque Andy Malecek, guitariste du combo allemand Fair Warning et deux membres de Talisman, Marcel Jacob à la basse et Jamie Borger à la batterie sont venus épaulés Mikael Erlandsson (chant). Ce nouvel opus permet de constater que l'alchimie fonctionne toujours entre ses différents membres, même si la magie du premier album n'a pas encore été retrouvée. La voix toujours si particulière de Mikael, un brin éraillée, est toujours aussi envoûtante, surtout sur les ballades ("The Way You Smile", qui fait penser à Bad English et surtout "Echoes From the Past" qui nous ramène vers les majestueux Queen). En résumé, du bon boulot avec également des morceaux plus pêchus, le tout enrobé de belles harmonies. (Yves)
(2007 – durée 48’21" – 11 morceaux) Ce quatrième album du combo suédois/germanique Last Autumn’s Dream, qui comprend entre autres l’ancien guitariste de Fair Warning (Andy Malecek), ainsi que deux membres de Talisman (Marcel Jacob : basse et Jamie Borger : batterie) est toujours orienté AOR mais avec une certaine accentuation des guitares rendant cet album plus dynamique. La voix de Mikael Erlandsson est toujours aussi éraillée et confère son charme à ce combo qui fait penser parfois à Bon Jovi (le très remuant "For The Young And The Wild") avec des ballades à faire craquer toutes les nanas ("Rock’N’Roll Is Saving My Soul", "Frozen Heart"). Cette musique se laisse déguster comme un nectar et représente l’un des must de l’AOR européen actuel. (Yves)
(2008 – durée : 51’07’’-11 morceaux) Avec la régularité d’un coucou suisse, Last Autumn’s Dream nous propose son 5ème opus en cinq ans. Le rock mélodique de ce combo est toujours d’une qualité constante et l’on ne manquera pas de taper du pied sur des titres tels que "Strange Operation" ou "Every Beat Of My Heart". La voix cassée si particulière de Mikael Erlandsson fait toujours son petit effet (la ballade : "I’m Not Supposed To Love You Anymore") qui associée au jeu de guitare d’Andy Malecek (ex Fair Warning) fait toujours mouche, d’autant que de gros claviers viennent étoffer le tout. La production est claire et précise, parfaite pour le style du combo qui oscille toujours entre AOR ("Rainbow Sky") et FM ("Lost In Moscow"). (Yves)
(2006 – durée : 45'32" – 9 morceaux) Si vous appréciez le métal atmosphérique tout en finesse, l'album "Inside" du groupe français The Last Embrace devrait contenter votre appétit de belles mélodies. Après une première démo, "The Last Embrace" parue en 2001, "Inside" est le premier véritable album du combo et bénéficie d'une très bonne production très claire, qui permet de découvrir toutes les subtilités de chaque titre, car l'ensemble a été peaufiné dans ses moindres détails par des musiciens qui ont composé des titres assez calmes dans leur ensemble, même si quelques riffs donnent un aspect plus lourd à certaines compositions ("Can You ?","It Says"). Alors que les groupes à voix féminine sont légion depuis quelques années, The Last Embrace peut se targuer de ne pas suivre les courants initiés par Nightwish, Epica, After Forever, avec voix lyriques ou par les groupes qui alternent chant féminin et chant death, mais de s'être plutôt inspiré du style plus posé crée par les hollandais de The Gathering. La voix de Sandy ést très cristalline ("Broken") et peut d'ailleurs être comparée à celle d'Anneke. Musicalement très au point, comme le démontre les nombreuses plages musicales, soit interprétées aux claviers, comme le très beau titre d'ouverture "Introspection" soit aux guitares électriques ou acoustiques ("Inside"), soit ensemble sur l'instrumental ("Eclipse), The Last Embrace a réussi à créer son monde musical empreint de mélancolie et de finesse dans lequel on s'immerge très facilement. (Yves)
(2004 – durée : 40’58’’ – 12 morceaux) N’écoutant pas la radio (un comble pour un animateur radio), je n’ai jamais subi de matraquage musical qui influence la vision musicale de pas mal de personnes. Ainsi, c’est parfaitement neutre que j’ai abordé cet album d’Avril Lavigne et je dois reconnaître que j’ai découvert une artiste aux qualités vocales certaines qui n’a pas été sans me rappeler celles de Marta de Die Happy. Les deux jeunes femmes possèdent ce don d’alterner passages calmes avec refrains énergiques (Together, Don’t Tell Me,Who Knows) avec toujours cette voix parfaitement en place. Sur l’ensemble, Avril Lavigne se contente néanmoins de parties plus calmes (How Does It Feel, Forgotten) que Die Happy qui met plus l’accent sur les morceaux énergiques. En fait tout se joue sur les ambiances qui permettent à Avril de mettre vraiment en avant sa voix accrocheuse. L’ensemble est donc calibré rock mélodique et même si l’image d’Avril est axée sur son côté rebelle, cet album est surtout la preuve que cette canadienne est vraiment une artiste à l’avenir prometteur. (Yves)
(2006 – durée : 46'12" – 10 morceaux) Retour tonitruant pour le combo californien Leatherwolf qui juste après son passage très remarqué au Bang Your Head Festival enfonce le clou avec son nouvel opus studio "World Asylum" qui n'est composé que de titres "rentre dedans". Caractéristique du power métal us, ce quatrième album d'un des groupes mythiques des années quatre vingt (le premier album éponyme est sorti en 1984), nous fait découvrir une formation rajeunie avec un nouveau guitariste (Eric Halpern) qui vient épauler Geoff Gayer et Wade Black (Crimson Glory, Seven Witches) qui avec son style de voix haut perchée, sans être irritante, arrive sans peine à donner la réplique à ses compères qui allument à tout va. C'est puissant et à part un petit ralentissement sur "Institutions" pour plus de lourdeur, on peut dire qu'après "Wide Open" en 1999, Leatherwolf réussi son examen de rentrée avec panache. (Yves)
(2004 – durée : 41’54’’ – 10 morceaux) Je suis certain que Stench a du attendre avec impatience le cd de Leaves’ Eyes, formation qui comprend Liv Kristine (Theater Of Tragedy) et le line up d’Atrocity. Malheureusement son attente a du être déçue, puisque il n’est point question de death métal, mais de rock atmosphérique assez soft aux relents mélancoliques. La voix très claire et épurée de Liv survole les compositions où sont présentes néanmoins de nombreuses parties de guitares entrecoupées de parties de pianos et de claviers assez sombres. Chassez le naturel, il revient au galop puisque le frontman d’Atrocity vient poser sur quelques couplets sa voix grave et caverneuse même si l’ensemble reste très orienté soft gothique métal. Pour l’anecdote, sachez que cet album concept a été enregistré pendant la grossesse de Liv et que cette dernière a accouché juste après une séance d’enregistrement et que de cette période la chanteuse a retiré selon ses dires une plénitude intérieure qu’elle a essayé de transmettre sur cet album. (Yves)
(2005 – durée : 45'39" – 12 morceaux) Depuis son expulsion de Theater of Tragedy, Liv Christine n'a pas chômé puisque après avoir sorti "Lovelorn" en 2004, la voici de retour pour son deuxième album solo qui nous emmène pour un peu plus de quarante cinq minutes dans un voyage romantique légèrement atmosphérique. La voix de Liv étant très pure, un peu comme un cristal, il est évident que le terrain musical le plus approprié ne pouvait être que très calme et même si quelques guitares sont bien présentes, il ne faut pas se faire d'illusion, elles ne sont pas en première place, car une grande liberté est laissé aux claviers et à de très belles orchestrations. Quelques titres sont un peu plus enlevés comme sur "Farewell Proud Men" avec son clin d'œil appuyé à Nightwish ou sur "Solemn Sea" ou "The Thorn", ces deux derniers titres voyant l'apparition du mari de Liv, Alexander Krull avec sa voix si grave qui sied si bien à Atrocity, groupe dans lequel il officie. Très imprégné de son pays la Norvège, Liv nous conte les légendes de sa patrie tout en laissant une large place aux sentiments déclinés sous deux de ces formes : l'amour et la passion. Comprenant plusieurs plages très calmes, "Leaves' Eyes" avec ses parties acoustiques, "Amhran" (Songs Of The Winds) qui voit l'utilisation d'une harpe, "Mourning Tree" à l'ambiance classique/celtique, ce nouvel album de Liv nous permet de découvrir une artiste au timbre de voix unique et dont la sérénité fait plaisir à voir et à entendre. (Yves)
(2007 – durée : 48’47’’ – 11 morceaux) Tirant son inspiration du hard rock traditionnel, notamment au niveau rythmique, Lechery nous offre du hard rock traditionnel enrobé de touches mélodiques. On pense au niveau des riffs à Judas Priest ("Come Alive"), Accept ("Rise With Me") ou Primal Fear ("What burns in Thier Eyes"), des combos qui savent faire headbanguer n’importent quelle tête de chevelu ou de chauve, ce qui est mon cas ! Lechery se distingue néanmoins avec un chant médium, ni top aigue, ni trop grave, permettant au groupe de proposer un panel vocal plus étendu. Cela me fait d’ailleurs parfois penser à Tony Martin (ex-Black sabbath, Misha Calvin) ou Nils Patrick Johansson (Astral Doors). C’est carré, c’est efficace, ça vient de Suède et comme toute la vague nordique, c’est hyper pro. (Yves)
(2006 – durée : 36’01" – 10 morceaux) Je ne remercierai jamais assez internet, car ce moyen de communication a réussi à révolutionner en quelques années le paysage musical, permettant à des artistes de diffuser leur musique à travers le monde. C’est d’ailleurs par ce biais que j’ai découvert Kevin Lee, artiste compositeur, chanteur et guitariste qui réside à Chicago dans l’Illinois et dont "Flip The Switch" constitue son quatrième album. Sa musique est énergique ("Built To Burn", "Hollywood Trash") tout en conservant un côté hyper mélodique qui vous donne envie de taper du pied comme sur "All I Want" dont le côté groovy est rehaussé par des claviers discrets mais efficaces. Les titres sont vraiment directs et accrochent dès les premières notes ("Strange"), parfois en utilisant des connotations pop ("End Of The Line") et c’est là le point fort de Kevin, car à partir de mélodies basiques et d’un très beau timbre vocal, parfois AOR, il arrive à capter notre attention. www.kevinleeonline.com (Yves)
(2006 – durée : 38'36" – 12 morceaux) Que toutes celles et tous ceux qui s'attendaient à un album dans la lignée de Mötley Crüe passent leur chemin, car cet album solo de Tommy Lee, batteur du Crüe, est tout sauf du hard glam rock. Cet album est superbe et tire ses influences autant dans le rock acoustique, un brin intimiste ("Good Times", "Hello Again", "Makin Me Crazy" avec un superbe chant féminin) que dans un rock électrique dans la ligne de Nickelback ("Tryin To Me", "Tired" ) avec parfois des relents Beatles ("Sister Mary"). L'album comprend une pléiades d'invités qui apportent chacun leur contribution, mais les citer n'apporterait pas grand chose, car cet album se suffit à lui même, tant les compositions sont excellentes ("Watch You lose" avec son côté moderne rock acoustique). Ne vous fiez pas aux frasques qui entourent le sulfureux batteur, écoutez son album, il est excellent tout simplement. (Yves)
(2003 – durée : 46’33 – 11 titres) Voilà le disque du mois pour dépressifs, et pas seulement parce que la pochette est laide à s’en crever les yeux. Leiden est une formation toulousaine issue du collectif Antistatic, qui, malgré la douceur du climat local qui en inciterait plus d’un à se la jouer "Compagnie Créole", nous propose un dark metal limite doom très sombre et triste. Les tempos sont bien entendu écrasants de lourdeur, les ambiances glauques à souhait, et surtout, c’est une femme qui tient le chant (yep, yep, …) donnant une touche délicieusement mélodique à cette rondelle. Ce style étant assez peu répandu, les comparaisons sont rares mais flatteuses, car le groupe m’évoque des combos cultes comme Funeral ou The third and the mortal, bref, du haut de gamme. Il faut ajouter que pour renforcer la noirceur qui se dégage de cet opus, un homme s’occupe des backings, se contentant de rares mais efficaces chuchotements ou de légères lignes de chant death. Un disque pesant à écouter en regardant tomber la neige, la tête pleine d’idées noires ! (Stench)
(2007 – durée : 49’50" – 10 morceaux) Encore un combo avec une voix féminine, et oui ce courant est en train de faire des adeptes de plus en plus nombreux. Legenda Aurea nous vient de Suisse et puise ses influences principalement chez Nightwish, mais alors que cela pouvait se révéler "casse gueule", le combo s’en sort relativement bien. La voix de Claudia Hofer pouvant être comparée à Tarja ou Nicole Bogner la première chanteuse de Visions Of Atlantis. Les compos sont travaillées et bénéficient d’arrangements soignés, tout en nous ramenant souvent vers le groupe finlandais ("Vengeance", "Years Of Coldness"), sauf sur le titre "It’s Over" qui est une ballade chantée à deux avec la participation d’un chanteur, un peu dans la lignée de ce qu’a réalisé Felskinn sur son premier album. Bien produit, carré, ce premier album de Legenda Aurea est une vraie réussite dans le style symphonic métal, même si l’on espère que dans l’avenir le groupe fasse preuve de plus d’audace, car il en a largement les capacités. (Yves)
(2006 – durée : 39’15" – 10 morceaux) Il a parfois des situations qui inquiètent : se réveiller la tête dans les chiottes sans se souvenir pourquoi on a l’anus qui saigne, se demander à qui est le poil de pubis dans notre bouche après une soirée arrosée entre mecs, recevoir un cd que tout le monde encense et le trouver, au mieux, très moyen… Si les deux premiers exemples ne me sont pas familiers (je touche du bois), la troisième situation est celle que je vis. Legion Of The Damned, groupe hollandais, nous propose un disque qui est supposé, d’après les chroniques élogieuses de la presse spécialisées, être le disque de thrash ultime. Soit. Sauf que ce que j’entends, c’est un album au son énorme, avec des grattes extrêmement puissantes, mais qui ne font pas illusion. Ce mur de grattes ne cache pas le coté réchauffé des compos. Les riffs rapides sont bien exécutés, mais Slayer faisait les mêmes il y a quinze ans. Tout dans ce disque est classique, entendu et re-entendu, et à force cela devient assez plat, voir lassant. Qu’on se comprenne : leur thrash est excellent, maîtrisé, et les fans devraient se réjouir… sauf qu’ils auront l’impression d’avoir déjà un trentaine d’exemplaires de ce cd dans leurs rayonnages. Le chant est assez criard, entre Abbath et Petrozza, et le rendu est en fait assez proche de ce que fait Sabina dans Holy Moses. Rien de bien excitant, l’originale faisant bien mieux. Pour conclure, un disque dont j’attendais peut-être trop suite à la lecture de chroniques élogieuses, mais qui, s’il n’est pas mauvais, m’a lassé très vite. Faudra retenter l’expérience plus tard, sans doute. (Stench)
(2007 – durée : 37'29" – 10 morceaux) Je crois que le seul défaut de cet album réside dans sa durée : juste 37 minutes, mais cela peut s'expliquer par la densité de cet opus, que l'on reçoit comme en uppercut en pleine face. Pas de répit tout au long de ces 10 morceaux qui possèdent une densité très forte. Depuis l'album "Malevolent Rapture", le groupe a progressé pour nous proposer une mixture trash/heavy/death des plus performantes, avec des compos qui nous font penser à un croisement entre Kreator et Destruction, surtout au niveau du chant qui n'est pas death, mais vraiment dans la lignée trash. Les fans de Slayer ne seront également pas déçus par cet album hyper conpact et puissant qui bénéficie également d'une sortie en édition limitée avec un dvd d'une durée de plus de 2 heures. (Yves)
(2008 – durée : 38’21’’ – 10 morceaux) Venant de Cleveland aux Usa, Level-C est un combo composé de quatre belles demoiselles et alors que je m’attendai à découvrir un album mélodique, j’ai reçu en pleine tronche un album de métal très dense et très puissant. On est loin des Runaways, Lita Ford, Girlschool et consorts. Ici c’est plutôt du côté de d’Arch Enemy qu’il faut se tourner, car la voix de Christine Maynard est très "masculine" ("Ignite Us") avec une rage dans la manière de chanter les textes. Un côté féminin est néanmoins présent parfois au détour d’un riff ("No Control") mais c’est pour mieux repartir ensuite dans un élan de furie. Les guitares sont très denses, les riffs acérés vous scotchent sur place, alors que les solos démontrent une bonne assise technique à l’instar du titre "Relax" avec un solo tout en finesse. Bénéficiant également d’une production très énergique avec des influences allant de Korn, Ministry, Holy Moses, ces belles demoiselles vont séduire plus d’un métalleux et pas seulement pour leur physique. (Yves)
(2008 – durée : 53’01" – 10 morceaux) Comme nombre de ses compatriotes, les finlandais de Leverage arrivent sans prévenir, avec un deuxième album de hard rock mélodique très réussi à l’instar de leur premier opus "Tides" qui avait déjà marqué pas mal de monde. Les titres accrochent tout de suite nos oreilles dans un créneau hard métal mélodique qui pourrait être délimité par des influences allant de Rainbow ("Shadow In The Rain", "Stormchild") House of Lords, Brazen Abbot, avec des touches vocales faisant parfois penser à Joe Lynn Turner ("King Of The Night"). Egalement chanteur dans Brothertribe, Pekka Heino se montre très à l’aise dans ce registre métal fm, où les claviers sont omniprésents, alors que la guitare sait se montrer survoltée, quand il le faut, un peu dans la lignée de Malmlsteen ("Run Down The Hill"). Cet album ne souffre d’aucun défaut, d’autant que le combo a inséré quelques parties calmes, allant de l’intro soft ("Heart Of Darkness") à la ballade pure ("Learn to Live") pour étoffer le tout. Un album qui ne pourra qu’attirer le public adepte de bon mélodique. (Yves)
(2006 – durée : 44'02" – 9 morceaux) Envoûtant et hypnotique, la musique de Lingua sort des sentiers battus et s'inscrit un peu dans la démarche musicale instaurée par Tool, Dredg ou A Perfect Circle. Le groove est omniprésent ainsi que les changements de tempos qui nous entraînent parfois sur des parties calmes avant de repartir sur un nouveau break qui relance la machine. Pop parfois au niveau de certaines parties vocales, notamment au niveau des refrains, le chant sait se montrer parfois hargneux ("Control Yourself"), tout en restant dans les limites de l'écoutable. Ce modern rock qui travaille aussi bien sur les mélodies que sur les ambiances et ce n'est pas la moindre surprise vient de Suède, plus connus pour ses formations heavy traditionnel ou métal extrême, preuve que ce pays est un véritable vivier culturel. Sombre sur "Constant State Of Putra", lourd sur "Transparent Barriers" ou tout simplement en acoustique sur l'instrumental "I Have No Human Me", Lingua possède diverses facettes qu'il est vraiment agréable de découvrir, d'autant que cela sort des sentiers battus. (Yves)
(2007 – durée : 50’06’’ – 11 morceaux) Après un silence de six ans depuis leur dernier album, les suédois sont de retour avec "Emotionnal Coma". Le groupe joue toujours du heavy, mais avec ce nouvel album, la musique est beaucoup plus lourde et agressive que par le passé. Les riffs, les guitares et les parties rythmiques forment un tout destructeur qui risque de surprendre les anciens fans ("Cult Of Denial", "The Arsonist", "Clones Of Fates"). Le groupe évite la surcharge en posant ici et là quelques titres moins rapides et plus calmes, qui permettent d’harmoniser le cd ("Emotionnal Coma", "The Edge Of Razor", "Bloodstained Soil"). Patrik Johansson, chanteur de Astral Doors, se révèle cette fois encore implacable au chant, et arrive même à surpasser ses performances antérieures ! Lars Chriss a su trouver de nouveaux musiciens à la hauteur de ses ambitions, et le line-up actuel du groupe frôle la perfection. On peut aussi noter la présence de deux invités sur le cd, Glen Drover de Megadeth et Bruce Kulick de Kiss, et une cover de Angel Witch, "Sorcerers", en guise de conclusion. Lion’s Share revient donc en force, avec ce nouvel album, "Emotionnal Coma", qui est le plus abouti du groupe depuis ses débuts. Faites-vous plaisir, procurez le vous. (Sebb)
(2006 – durée : 53'04" – 11 morceaux) Adeptes des mélanges musicaux, le tout en restant ancré dans le métal au sens large du terme, ce nouveau combo pourra titiller vos papilles auditives. Le niveau technique de ce combo est très bon et lui permet de créer un heavy métal extrêmement bien foutu. Partant de parties "rentre dedans" avec un chant bien hargneux, qui en quelques secondes devient hyper mélodique, le style musical du groupe aborde de plein pied le métal progressif avec de superbes solos de guitares ("Humanitix") souvent survoltés, le tout entrecoupé de parties de claviers plus légères, mais qu restent omniprésentes tout au long de cet opus ("Rebound"). Le chant de Teddy Möller est vraiment réussi et se rapproche dans sa texture de celui de Tom S Englund d'Evergrey, le chant n'étant pas le seul point commun entre les deux hommes, puisque ces derniers sont également guitaristes. Parfois teinté de black, mais majoritairement orienté métal progressif, ce combo suédois après un premier album "Dark Logic", devrait connaître une carrière ascendante, car sa musique plaira autant aux fans de Soilwork, que ceux d'Evergrey ou aux plus aventureux des fans de métal progressif dans la lignée d'un Fates Warning boosté aux hormones. (Yves)
(2003 – durée : 64’24’’ - 13 morceaux) Avant de recevoir le nouveau cd de ce groupe français et de faire l’interview de leur chanteur Rueno que vous pourrez lire dans le numéro de février, je ne connaissais Lofofora que de réputation. C’est donc avec intérêt que j’ai introduit leur nouveau cd dans ma platine et que j’ai découvert le rock puissant joué par ces musiciens. Ce n’est pas du métal traditionnel, mais l’approche en est la même et je définirai la musique de ce groupe comme du rock énervé, voir explosif, chanté en français. Le fait de chanter dans la langue de Molière est un choix délibéré du groupe, car Reuno et ses comparses ont des choses à dire et leurs textes sont là pour le prouver : Social Killer, Alarme Citoyen, … Le groupe n’oublie pas de souffler comme sur le morceau "Histoire Naturelle" ou de ralentir le tempo pour le rendre plus lourd sur le dernier titre de l’album "L’Emprise". D’ailleurs, la démarche du groupe me fait immanquablement penser à Trust qui a également marqué le paysage musical français par son métal mais surtout par ses textes à message, laa manière de chanter de Rueno n’étant d’ailleurs pas très éloignée de celle de Bernie à ses débuts. Au de ces éléments, je comprends maintenant pourquoi Lofofora qui existe depuis 1989 est devenu un groupe phare dans le paysage rock français et que ces cinq précédents albums "L’œuf (mini album) ", "Lofofora", "Peuh ! ", "Dur Comme Fer" et "Double (live)" se soient vendus correctement. A noter que sur cet album figure des pistes cd-rom comprenant des prises studio et en tournée. (Yves)
(2008 – durée : 47’45’’ – 10 morceaux) Le groupe français grenoblois Lonewolf prouve avec "Made In Hell" que dans l’hexagone, il existe aussi des combos qui savent proposer du métal qui prend ses racines dans le heavy direct et sans fioritures, un peu à la manière de Running Wild (Lonewolf a d’ailleurs participé au tribute album "Rough Diamonds" en hommage au combo allemand) au niveau des riffs ("Shadowland") ou Grave Digger. En effet, cette dernière influence ressort au niveau rythmique, mais aussi d’un point de vue vocal puisque la voix grave de Jens Borner, également guitariste, n’est pas très éloignée de celle de Chris Boltendahl. Le son est très bon et a été mixé en Allemagne renforçant le côté pro de l’album (on entend distinctement tous les instruments, même la basse qui abat un boulot conséquent) qui bénéficie également d’un bon travail aux niveaux des guitares, l’album comprenant de nombreux solos. Encore une fois et je le répète, la scène française prend du gallon et il serait dommage de ne pas la soutenir, car ce troisième album de Lonewolf est vraiment très réussi et devrait accrocher de nombreux graisseux européens. (Yves)
(2008- durée : 54’02’’- 10 morceaux) Nevermore ! Ne cherchez plus, si ce nom vous disait quelque chose, c’est tout simplement parce qu’il s’agit du divin blond à la 7 cordes, pourvoyeur de riffs implacables. Les cds instrumentaux ne regorgent pas toujours de sections rythmiques très poussées car il faut mettre en avant le "guitare héro", aux solos débordant d’humilité. " Shouting Fire at a Funeral" vous démontre qu’un solo ne peut se passer d’un riff percutant. La rythmique ressemble à s’y méprendre à du Nevermore. "Race Against Disaster" jouit d’un riff tragique, qui prend aux tripes. Le niveau technique est hallucinant comme celui des ses invités, dont le bassiste Michael Manring ("Cashmere Shiv"). L’image de Nevermore colle à chaque riff ("Opulent Maelstrom" cogne comme "Born") notamment parce qu’il a gardé le même son de guitare. "Toujours plus", voila comment il aurait du appeler ce projet car la majorité des compositions vont à 100 à l’heure et la guitare ne cesse jamais de s’exprimer. Cela nous permettra de patienter dans la bonne humeur, jusqu'au prochain opus de la bande au complet. (Yann)
(2004 – durée : 47'36" - 8 morceaux) C’est une vraie surprise de tenir entre ses mains un nouveau cd de Lord Belial, que je croyais définitivement mort et enterré. Peut-être que la vague des reformations à un peu forcé le groupe à se sortir les doigts du cul… Lord Belial a fait partie de la grosse vague black métal du début des années 90, et a toujours proposé des albums de qualité, j’avais donc plutôt confiance en ce disque, et je ne me suis pas trompé. Alors bien sûr, on peut se demander s’il reste un public pour ce genre de black métal suédois, mais une chose est certaine, la livraison est bonne ! La très grande majorité des titres sont longs ( de 5 à 7 minutes) ce qui permet au groupe de développer ses ambiances de façon convenable. Parfois très lent, misant sur la noirceur de l’ambiance glaciale, servie ici sous la forme de riffs longs et crades, de mélodies sinistres comme sur "Sons Of Belial" ou "Chariot Of Fire", d’autres fois frénétiques dans la grande tradition du black métal d’antan ("Abysmal Hate"), ce disque fonctionne plus en tablant sur la nostalgie qu’il va susciter chez les auditeurs déçus par la tournure qu’ont prise les dernières productions des leaders de la scène black métal que sur une volonté d’innover. Du black de très haute volée, mais déjà entendu si souvent et tellement anachronique qu’on peut applaudir des deux mains cette réussite tout en lui prédisant un avenir laborieux… Au moins les vieux black métalleux maintenant trentenaires vont être contents…(Stench)
(2003 – durée : 38’33’’ – 13 morceaux) La nouvelle sensation extravagante dans le milieu métal nous vient de Finlande et peut être rattachée au rock grandiloquent que savent si bien pratiquer Kiss ou Alice Cooper. Lordi mise avant tout sur son look pour attirer l’intérêt du public, à l’image de ses illustres prédécesseurs, puisque les musiciens se présentent sur l’album et sur scène (leur prestation au Z7 le dernier avril dernier en tête d’affiche avec Mob Rules, Amon Amarth et Onkel Tom fut courte mais très réussie d’un point de vue autant musical que scénique) en momies et en morts vivants. Ce choix leur a d’ailleurs sourit puisque le groupe s’est retrouvé numéro en Finlande, mais ce succès n’est pas seulement dû au visuel, puisque le groupe a réussi à pondre des morceaux hard (malgré le visuel, on n’est pas en délire death !!!) avec des refrains chantants (Would You Love A Monsterman ? – morceau qui fait l’objet d’un clip présent sur l’album) et des claviers qui sculptent des lignes mélodiques classiques mais efficaces à la limite de la pop (Icon Of Dominance). Le chant de Lordi se situe entre Alice Cooper et Dave Hill le chanteur de Demon et contribue à rendre l’ensemble crédible. En définitive, un groupe qui pourra effrayer vos proches par le visuel mais qui saura les séduire par la musique. (Yves)
(2005 – durée : 43'46" – 12 morceaux) Ce nouvel album de Lordi n'en est pas vraiment un dans le sens où il est composé de morceaux des deux premiers albums. Sur les douze morceaux, l'on retrouve huit morceaux tirés de "The Monsterican Dream" sorti en 2004 et quatre titres issus du premier album "Get Heavy" paru en 2001 comprenant le titre "Would You Love A Monsterman" qui permit au groupe de rencontrer le succès dans plusieurs pays, notamment l'Allemagne ou la Finlande d'où est originaire le combo. Le rock très visuel de Lordi, qui est en fait le nom du chanteur de ce combo, s'inspire de ce qui a été fait par le passé par des combos comme Kiss ou plus récemment Gwar. L'effet de surprise passé, l'on peut se concentrer sur la musique qui est à l'opposée de ce que suggère le look du groupe, puisque l'on est en présence de hard rock mélodique assez classique, la seule différence avec les autres combos œuvrant dans ce style, étant la présence de certains bruitages nous faisant penser à des films d'horreur. Lourd ou heavy (Wake The Snake), l'ensemble des compositions se rapproche assez souvent du côté d'Alice Cooper (période "Trash") grâce à Lordi qui a une voix très grave et qui est épaulé par des refrains très entraînants. Cet album sortira avec un dvd bonus, qui devrait permettre de voir Lordi en chair et en os (si l'on peut dire) et cela devrait valoir à nouveau son pesant d'hémoglobine. (Yves)
(2004 – durée : 46’10’’ – 13 morceaux) Après avoir chroniqué le premier album de Lordi, "Get Heavy" en 2002 et très récemment la compilation "The Monster Show" qui regroupe des titres du premier et du deuxième album "The Monsterican Dream", je m’attaque justement à ce deuxième album, qui vient de m’être transmis par leur label, Drakkar. "The Monsterican Dream" s’inscrit dans la lignée du premier album avec un style toujours aussi reconnaissable grâce à des refrains mémorisables (Bring It On, Fire In The Hole), des intros un peu glauques et des titres qui font référence aux maîtres du genre, Kiss (dont Lordi est un grand fan puisqu’il s’occupa du fan club des quatre maquillés dans son pays) et Alice Cooper avec "The Raging Hounds Return" avec ses chœurs font immanquablement penser aux premiers albums de l’homme au serpent. Comme ses influences majeures, Lordi risque plus d’attirer les regards par son look de "monstres vivants" que par sa musique, ce qui saurait dommage car Lordi possède un timbre de voix rocailleuse qui s’intègre très bien aux compos hard de ce groupe aux mélodies imparables ("Pet The Destroyer", "Shotgun Divorce") et qui démontre que simplicité "apparente" peut parfaitement correspondre avec efficacité. (Yves)
(2006 – durée : 37'17" – 10 morceaux) Le premier morceau "SCG3 Special Report" commence comme un film d'apocalypse où les radios annoncent l'invasion du monde par des monstres avec des reporters "en direct" qui se font détruire par les monstres jusqu'au moment où Lordi annonce "l'Arockalypse" lançant ainsi le deuxième morceau "The Daebite Girls Gone Wild", un des titres les plus heavy écrits par le combo finlandais. Ce troisième opus du combo marque d'ailleurs une accentuation des tempos avec des guitares très agressives tout en conservant ce côté mélodique en toile de fond, côté provenant en partie des claviers. La voix de Lordi est toujours aussi rauque mais colle parfaitement à ce hard festif qui pour l'occasion se voit renforcé par la présence de plusieurs "guests", Udo Dirschneider au chant (Udo, ex-Accept) sur "They Only Come Out At Night", Bruce Kulick (ex-Kiss) qui tient la guitare sur "It Snows In Hell", Jay Jay French (Twisted Sister) tient également la six cordes sur "Chaisaw Buffet"), alors que l'immense Dee Snider (Twisted Sister) s'introduit sur le titre d'ouverture pour faire un petit speech. Ces quelques invités prouvent que Lordi n'est pas seulement un combo "grimé" mais bien un super groupe de hard rock qui a réussi à associer de bonnes compositions avec un sens développé de la communication visuelle. (Yves)
(2007 – durée : 51’14" – 11 morceaux) Alors que sort en parallèle le nouvel album de Vision Divine, son chanteur Michele Luppi nous convie à découvrir Los Angeles, projet AOR qui comprend entre autres l’incontournable Tommy Denander (Radioactive) aux guitares, mais aussi Greg Giuffria (ex House Of Lords) aux claviers qui sort enfin de sa retraite. Je savais que Michele est un excellent chanteur, mais à l’instar de Mark Sweeney de Crystal Ball, l’homme a voulu nous proposer quelque chose de plus soft, sans être trop mou, tout en feeling, un peu dans la lignée des albums de Mark Free, Eric Russel ou James Christian. L’album est très orienté mi-tempos, rythmes qui mettent parfaitement en avant la voix de Michele qui démontre ici un vrai talent dans ce registre AOR/FM. (Yves)
(2003 - durée : 36'36" - 12 morceaux) Nouvelle sensation en provenance de la Pologne, Lost Soul, qui s'est pourtant formé en 1991, ne nous propose que leur deuxième album "Ubermensch". Soyons francs, si les gars ont pris leur temps, le résultat va bien au-delà de mes espérances ; pour être clair, Osmose production nous propose là ce qui est sans aucun doute un des groupes de death les plus violents à émerger de l'est de l'Europe. Les influences sont bien entendues polonaises, et on sent planer l'ombre de Vader tout au long du disque, mais la comparaison la plus flagrante pour moi est le "Formulas fatal to the flesh" de Morbid angel, au niveau des vocaux et de la mise en place en particulier (c'est marquant surtout sur le seul morceau lent du disque "Soul hunger"). La grosse différence avec les groupes cités, c'est que Lost soul jouent beaucoup, beaucoup plus vite ! Une rapidité d'exécution qui rappelle bien sur Krisiun, mais plus encore les anciens Fallen christ. Rapidité des blasts omniprésents, rapidité des micro-breaks, des solos, bref, un album supersonique qui nous prend par surprise ! Le déballage technique est bien sûr impressionnant, comme pour tous les groupes polonais. Une rafale qui ne peut que plaire aux plus extrémistes d'entre vous, et pousser vos voisins au suicide ! (Stench)
(2002 – durée : 52’37’’ – 12 morceaux) Le hard fm a encore de beaux jours devant lui, la preuve éclatante étant ce nouvel opus de Lost Weekend qui sait distiller des mélodies suaves avec une pincée d’énergie. Ici pas question de chant extrême et de riffs bourrins, juste des musiciens qui assurent et qui ont de fortes chances de relancer le hard fm anglais qui était assez moribond ces dernières années. Le groupe a énormément tourné et cela se ressent au niveau des compositions qui ne souffrent d’aucune faiblesse. L’arrivée d’un nouveau clavier Kevin Fitzpatrick a également renforcé le son du groupe, pour s’en convaincre il suffit d’ailleurs d’écouter le titre "Can Get You Out Of My Mind". En résumé, si vous souhaitez faire découvrir le hard fm à vos amis, n’hésitez pas, cet album fera tout à fait l’affaire, car il remplit toutes les conditions requises. (Yves)
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