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(2006 – durée : 61'03" – 12 morceaux) Comme l'indique le titre de cet album, celui-ci est en quelque sorte un recueil des meilleurs morceaux de Tony MacAlpine avec au total douze morceaux tirés des six albums du guitariste. Evidement, ce dernier ayant connu le succès avec son premier album "Edge Of Insanity" sorti en 1985, quatre titres proviennent de cet opus qui bénéficiait également, excusez du peu, de Billy Sheehan à la basse et de Steve Smith à la batterie. D'ailleurs depuis le début de sa carrière, le guitariste a su s'entourer des fines lames du circuit, comme Tony Franklin à la basse ou Deen Castronovo à la batterie. Toute la magie de Tony se retrouve donc tout au long de cette "collection", car à l'inverse de nombreux guitaristes, l'américain a su construite de chansons vraiment mélodiques, mettant en avant une technique hors pair, mais sans jamais être prise de tête avec un défilement de notes sans fin. Comme Patrick Rondat ou Vinnie Moore, Tony a compris que la technique doit être au service de la musique et non l'inverse. (Yves)
(2007 – durée : 42’59’’ – 11 morceaux) Les cinq Finlandais de The Machete sont de retour pour un deuxième album dans la continuité de leur premier opus sorti en 2005. Le groupe reste dans un registre thrash moderne incluant dans sa musique des influences hardcore, death, et métal-core. La production est encore une fois très soignée et le son du groupe n’en est que renforcé et plus agressif. La majeure partie du cd se voit composée d’une alternance de riffs thrash rapides parsemés de passages mélodiques, mais certains morceaux plus originaux permettent au groupe de modifier le tempo, et de bouleverser le rythme général de l’album ("Ignorance"). Les titres les plus puissants restent tout de même les compos aux riffs thrash rapides accompagnés de quelques vocaux grave à la limite du death et de break hardcore intenses et lourds ("Blow by blow", "Ready for blood", "Life sold"). Dommage que le groupe n’a pas cherché à varier encore un peu plus ses titres, l’album ne m’aurait pas procuré ce sentiment de lassitude et de répétition sur la fin. Une assez bonne surprise, à tester avant d’acheter. (Sebb)
(2008 – durée : 11 morceaux) Combo français, Machina Deux Ex se situe dans la lignée de combos tels que Lacuna Coil ou Theater Of Tragedy. On se retrouve ainsi avec un chant féminin parfois agrémenté d’un chant masculin, le tout sur fond de guitares métal avec quelques touches d’électro ("Carcinogenic"). Si le chant sibyllin de Sandrine est carré et apporte un réel plus à l’album ("So Tired"), le chant plus criard de Gregory se montre plus limite dans un registre éraillé, alors que quand il chante dans un registre clair, cela passe beaucoup mieux. Il reste qu’à part ce point, le reste est relativement bien fait, de l’artwork travaillé, aux différentes compos qui mélangent métal et machines ("Deep Coma") le tout comprenant également plusieurs passages plus atmosphériques ("On The Verge"). (Yves)
(2007 – durée : 61’14" – 8 morceaux) Avec quatre titres sur huit dépassant les 9 minutes, l’on pourrait presque croire que Machine Head s’est lancé dans le prog métal (encore que !!!, voir ci-dessous), mais ce serait faire fausse route, car le combo de Robb Flynn nous envoie en pleine tronche un manifeste trash du plus bel aloi. Cela dépote un max, les riffs se veulent agressifs ("Aesthetics Of Hate"), tout comme le chant rageur, mais qui joue aussi sur les nuances avec un chant plus clair ("Beautiful Mourning", "Halo"). Les structures des titres se révèlent également très élaborées et à côté de parties très modernes, l’on retrouve des plans typés "heavy classique", des alternances de rythmes lourds avec des passages plus mélodiques ("A Farewell To Arms") avec même des incursions dans le prog métal (on pense à Pain Of Salvation sur "Now I Lay Three Down") qui rendent certains morceaux vraiment épiques et contribuent à rendre cet album incontournable pour tous les fans de trash mais également de métal au sens plus large. Excellent tout simplement. (Yves)
(2005 – durée : 45'09" – 10 morceaux) Si vous appréciez Iron Maiden, mais également Queensrÿche et Edguy, Machine Men vous est destiné, car ces finlandais se complaisent dans ce type de métal mélodique tout en ayant une approche moderne. La voix d'Antony, qui est un mélange de Bruce Dickinson (Iron Maiden) et de Tobias Sammet (Edguy), sied à merveille à ce type de compos "rentre dedans" ("Falling", "Back From The Days", ...) mais qui possèdent néanmoins des bases mélodiques solides, grâce à la présence des deux guitaristes J-V et Jani qui s'en donnent à cœur joie. Il est à remarquer que le groupe ne cache d'ailleurs pas ses influences, puisqu'il reprend en fin d'album, le morceau "Freak" qui n'est autre qu'un titre de Bruce Dickinson. Les titres s'enchaînent, avec au gré de l'album des ambiances plus tempérées ("October") qui associées, à un niveau technique élevé et à une production claire (ces deux éléments étant récurrents chez les nordiques) rendent cet album très agréable à l'écoute. (Yves)
(2002 - durée : 41’21’’ - 10 morceaux) Le mois dernier, nous en tenions une belle couche de groupes tarés à présenter, il en fallait bien un ce mois-ci...Mactätus est de la tendance Black Metal, bien que son rythme est un pur trash!! Niveau gratte, y a rien à dire, bien que ça manque de solos...le chant est le traditionnel black, ni plus ni moins...Néanmoins, il est aussi regrettable de voir que l’ambiance environnante (qui fait la richesse des bons groupes de Black) est presque inaudible, la batterie en est presque au même point. C’est pas dégueulasse, mais y a mieux...Bref un groupe de Black Metal à rajouter sur la (longue) liste...Espérons que la prochaine galette aura quelque chose de nouveau à offrir... (Pilou)
(2006 – durée : 43'53" – 11 morceaux) Encore un groupe de hard mélodique qui fait son retour, puisque ce groupe allemand a commencé sa carrière en 1984 avec l'album "Rollin' Thunder" puis les albums "Stomchild" (1985) et "Night Of Passion" (1986) qui permirent au combo de tourner notamment en compagnie de Stryper et Pretty Maids. Puis vint le split suite au départ du chanteur Michael Voss qui monta Casanova, le batteur Alex Kruse allant rejoindre Jaded Heart, alors que le guitariste Juergen Breforth créa Tanner, un combo mélodique comprenant un chant en allemand. On entendit reparler du combo en 1999/2000 avec l'album "Never Say Never" qui s'apparenta plus à un projet commun Voss/Juergen. Exerçant en parallèle en tant que producteur pour différents artistes tel que Biss et collaborant notamment au projet Silver, Michael Voss décida de reformer avec ses compères Mad Max en 2005, dont on retrouve le résultat aujourd'hui sous la forme de ce nouvel album studio qui est très axé mélodique mais agrémenté de riffs hard ("To Hell And Back Again", "Losin'it", …). La voix de Michael Voss n'a rien perdu de sa verve (je l'avais d'ailleurs constaté de visu lors du concert exceptionnel donné par Casanova au United Forces of Rock), et se laisse toujours écouter dans ce registre médium qui fait merveille évidement sur la ballade de l'album ("Unbelievable") sans pour autant être à la traîne sur les titres plus rentre dedans ("Sun", "Upon My Soul"), sauf sur le seul titre un peu faible de l'album ("Raise Your Voice"). Voilà donc un album agréable qui se clôt sur un petit instrumental acoustique "(Just A) Melody" et qui plaira aux adeptes de combos tels que Casanova (le côté hard en plus) ou Bonfire. (Yves)
(Durée : 46'53'' - 8 morceaux) Ami du cercle des barbares bonsoir, pourquoi Barbare? Parce que Mad Minstrel s'inspire directement des textes de Robert E. Howard, le créateur de Conan le Barbare... Le groupe tire aussi son inspiration des groupes des 70's tels que Pink Floyd et Iron Maiden. Concrètement, c'est clair qu'il faut aimer le style 70's. Je ne suis pas fan de cette époque, mais le groupe parvient quand même à attirer l'attention, par les textes et par leurs arrangements. Un groupe sur lequel il ne faut à mon avis, pas coller d'étiquette. Tout simplement un groupe à découvrir. (Pilou)
(2007 – durée : 41’28" – 12 morceaux) Originaire d’Australie, Maeder accroche tout de suite nos oreilles, par son hard rock qui mélange influences Led Zeppelin ("Never Last"), AC/DC ("Another Thing Comin’"), Guns N’ Roses ("No Grass Is Greener Than Your Own"), The Black Crowes ("Business In Me") et rock mélodique ("Future Story"). Ce quatuor énergique ne prend pas des chemins détournés pour nous faire taper du pied, c’est direct et la voix éraillée sied à merveille à ce hard rock sans fioritures. Au passage, Maeder nous balance une ballade ("Night And Day") au piano et violons, histoire de prouver que question feeling, il s’y connait également, tout en permettant de souffler un peu avant de plonger à nouveau dans ce hard chauffé à blanc. (Yves)
(2005 - durée : 46'59" – 7 morceaux) Autant les amateurs de rock progressif vont se réjouir d'entendre un nouvel album de Magellan autant les détracteurs du groupe vont fuir le groupe sous prétexte que les morceaux du combo sont trop complexes. Cela pouvait se concevoir avec les premiers albums composés par les frères Gardner (Trent – chanteur et claviériste et Wayne – guitariste et bassiste), autant cela paraît injustifié, car le groupe a rendu depuis quelques temps sa musique plus accessible. De plus, d'autres musiciens viennent prêter main forte au duo, notamment Stephen Imbler au piano ou encore Steve Walsh (Kansas) aux claviers. Même si certains morceaux sont relativement longs entre six et huit minutes avec même une durée de dix huit minutes, pour le titre "Cranium Reef Suite" (avec ses nombreux breaks et ses nombreuses influences passant de Yes à Genesis avec une pointe de Dream Theater), l'album s'écoute avec facilité et l'on n'a pas envie de presser sur la touche "stop" au milieu d'un morceau. "Symphony For A Misanthrope", qui est le sixième album du groupe depuis 1991, comprend des parties classiques ("Symphonette", "Pianissimo Intermission" au titre explicite), une belle ballade ("Wisdom" un peu à la Pink Floyd), des titres qui comprennent des parties heavy ("Why Water Weeds ?, "Doctor Concoctor" avec ses riffs lourds) avec toujours ce style bien propre au groupe qui devrait ratisser large puisque la musique du groupe pourra séduire aussi bien les fans de métal progressif actuel que les adeptes de progressif classique. (Yves)
(2007 – durée : 50’26’’ – 11 morceaux) Troisième opus pour Magica, formation roumaine, qui propose un metal symphonique à voix féminine. C’est carré, abouti, parfaitement en place même si au niveau originalité cela manque de prise de risques, puisque musicalement cela n’est pas très éloigné de Nightwish (période Tarja) avec une influence Edenbridge, autre combo symphonique originaire d’Autriche. Quelques touches différentes sont néanmoins présentes, comme sur "Turn To Stone" et ses claviers façon "Europe" de l’époque "The Final Countdown". Vocalement, Ana Mladinovivi s’avère parfaite avec une prestation qui oscille entre lyrique et chant classique. On notera également la présence de quelques légères touches prog. sur "Energy For The Gods", titre qui comprend également un chant masculin, puissant mais non guttural, ainsi que des parties de guitares assez métal sur plusieurs compos. Au final, un bon album mais qui ne se différence pas Magica de la majorité des combos déjà présents sur ce créneau. (Yves)
(2004 – durée : 45’55’ – 10 morceaux) La "magnitude 9" représente une alternative intéressante au fan de métal progressif qui est à la recherche d’un combo métal qui sait jouer mais qui ne se prend pas la tête avec des compositions longues et hyper techniques. Evidemment, ce groupe pourra également séduire les fans de Dream Theater, mais s’adressera aussi à ceux veulent découvrir une musique plus accessible. Proche parfois des américains de Fates Warning, Magnitude Nine se rapproche également de Queensrÿche à la fin de l’album (Thirty Days Of Night, Sands Of Time). Suivant le même démarche sur la route de la reconnaissance que Poverty’s No Crime (chroniqué dans le numéro précédent), le groupe peut compter sur son expérience bâtie sur ses précédents albums grâce notamment à des compositions bien structurées qui accrochent tout de suite l’auditeur tout en fourmillant d’idées (les riffs tendus sur "To Find A Reason", l’alternance de rythmes sur "Walk Through The Fire" ou l’approche plus heavy sur "Dead In Their Tracks"). De surcroît, la pochette est très réussie, renforçant encore le contenu de l’album. (Yves)
(2003 – durée 72’43’’ – 12 morceaux) Les années passent, les albums se suivent et Mägo De Oz continue à nous offrir des albums de haute volée qui confirment son statut de leader du métal ibérique. Après un dvd haut en couleur (chroniqué dans Passion Rock n°30), le nouvel album des espagnols ne fait que renforcer ce sentiment, que ce groupe est vraiment unique avec ses chœurs majestueux, l’intégration d’instruments traditionnels (flûte, violon, …), le tout sous le couvert d’un métal foncièrement original. Ainsi après une morceau d’ouverture symphonique, l’on se retrouve avec une ballade empreint d’émotions suivi d’un morceau heavy où alternent flûtes, guitares et claviers façon Deep Purple. Ces mélanges se succèdent tout au long de l’album et chaque instrument à un rôle bien précis. Accentuant encore le côté médiéval et festif de sa musique avec toujours un chant en espagnol qui passe très bien, Mägo De Oz confirme que le hard s’accommode à tous les styles. (Yves)
(2006 – cd1 : durée : 45'35" – 10 morceaux /cd2 : durée : 66'02 – 10 morceaux) Ce double cd du groupe hispanique Mägo De Oz est comme son titre l'indique, même si l'on ne maîtrise pas l'espagnol, composé uniquement de raretés, de titres live inédits ainsi que de reprises très sympathiques. C'est ainsi que l'on retrouve "Man On The Silver Mountain" de Rainbow interprété avec Doro, "Strange World" d'Iron Maiden, "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin ou encore "Concierto Para Ellos" de Baron Rojo, combo hispanique qui faut-il le rappeler a été le précurseur dans son pays pour tout ce qui touche au métal. Combo scénique par excellence, Mägo nous époustoufle avec quatre titres live, dont deux à Mexico avec un public qui fait corps avec le combo. Les inédits studio sont également excellents, résultat de ce mélange unique que le groupe à trouvé grâce à l'utilisation de violons, de la flûte (même sur les reprises) qui rendent ce métal festif unique. (Yves)
(2007 - durée : 56’43’’ – 11 morceaux) Vous n’en pouvez plus d’attendre le nouveau Testament et vous avez déjà réservé votre Death Angel ? Alors lisez attentivement ce qui suit. Mahatma propose un thrash speed, agressif et fouillé qui composerait un joli mix entre le Testament récent et le Metallica des débuts. Des riffs entraînants, de très bons solos et une vraie voix thrash (ni heavy, ni death) qui dose la brutalité à merveille. Tout cela fleure bon la Bay Area un poil modernisée ainsi que les vieux Sepultura et n’offre certes pas une originalité fracassante, mais quelle énergie. Une très bonne surprise de vrai thrash metal briseur de nuques sans voix mielleuse, sans chœurs et sans montée dans les aigus. Cela faisait un bail que des nouveaux venus ne m’avaient autant enthousiasmé dans le style. En bonus, une excellent reprise du Painkiller de Judas Priest proche de l’original sur le plan instrumental avec une touche personnelle au niveau du chant. (David)
(2006 – durée : 48'34" – 12 morceaux) Pour ma première chronique dans Passion Rock j'ai choisi de vous présenter le troisième opus d'un groupe dont la reconnaissance est certaine dans la région. Leur musique oscille entre rock progressif et chanson française. Alors certes une première écoute pourra déstabiliser certains auditeurs, cependant on se laisse vite prendre au jeu! J'ai été séduit par l'incroyable mélancolie qui se dégage de ces textes tous signés Jean Tugler même si l'ombre d'Ange plane sur le groupe. En effet Ch. Descamps signe la musique et les paroles de "Bout de Ficelle". Il m'a semblé que Manset, Ferré n'étaient pas très loin ! Côté musique le style assez dépouillé fait mouche à chaque coup : le final sur "Un monde Merveilleux" m'a enthousiasmé ainsi que l'instrumental "Lisa II". Le bagage technique des musiciens sert à merveille une musique sobre, intimiste et profonde. Souhaitons que ce nouvel opus rencontre son public ! (Laurent)
(2005 – durée : 51'06" – 10 morceaux) La Suède est vraiment un vivier pour la musique et chaque mois, nous apporte son lot de nouveaux combos. Ce mois-ci, l'un des groupes nordique qui a accroché mon oreille se nomme Majestic Vanguard, composé de musiciens qui jouent ensemble depuis plus d'une décennie, le dernier venu étant le chanteur Peter Sigfridson qui a intégré le combo en 2003 et qui est l'un des points forts du combo, car son chant clair est vraiment excellent, d'autant plus qu'il n'a pas besoin de monter dans les aiguës pour monter ses capacités. Majestic Vanguard fait partie de cette vague de groupes dit "chrétiens" pour qui la religion tient un grand rôle, la musique devant être pour eux le moyen d'exprimer leur amour envers leur créateur, les références à ce dernier étant présentes tout au long de cet album. En ce qui concerne la musique à proprement parler, elle est ancrée dans un registre métal mélodique assez large, car englobant des combos tels que Nocturnal Rites, Masterplan, Rob Rock, Veni Domine, Dream Theater, …On pense également à Angra ("Emotions Of A Picture") ou Freedom Call ("Tears In Neverland"). Utilisant à bon escient la flûte ou les violons, pour apporter différentes atmosphères, le combo bénéficie également d'un guitariste Johan Abelson éduquée à l'école Yngwie Malmsteen qui se fend même d'un très beau instrumental entièrement à la guitare sèche sur "The Angels Dance". Premier album pour ce combo qui même s'il n'est pas plus original que les autres peut se vanter d'un niveau de qualité remarquable. (Yves)
(2002 – durée : 57’56’’ – 9 morceaux) Ce groupe formé en 1997 et auteur l’année dernière d’un premier album "Keep It True " qui avait reçu des éloges dans de nombreuses revues européennes, nous propose son deuxième album dont les influences sont ancrées dans le heavy traditionnel et des groupes tels que Manowar, Virgin Steel et Warlord. D’ailleurs la voix de Tark Maghary n’est pas sans rappeler celle de David De Feis, chanteur de Virgin Steel. Les morceaux sont puissants, lyriques et en les écoutant on s’imagine sans peine être sur un champ de bataille en train de vaincre tous les ennemis du métal. Les parties de guitares lorgnent également vers Iron Maiden sur le titre "Ride Silent" prouvant une nouvelle fois, l’influence de la Vierge de Fer sur de nombreux combos. A noter que ce groupe n’est pas à confondre avec le groupe Majestic, dont l’orthographe se rapproche de celle de Majesty (Yves)
(2003 – durée : 65’13’’ – 10 morceaux) Il est clair que toute personne écoutant Majesty ne pourra que faire le rapprochement avec les guerriers de Manowar, car les deux combos utilisent la même image épique, la même approche dans les textes (Heavy Metal Battlecry, Defender Of The Brave, Heroes, Troopers Of Steel, …) et une manière identique d’interpréter le métal, basé sur une chant et des riffs puissants. On n’est pas là pour rigoler, frères de sang, le métal est à glorifier et à défendre (la bataille commence d’ailleurs sur l’intro du titre Will Of The Cobra où l’on peut entendre des combats). Un poil plus mélodique (Into The Stadiums) grâce notamment à des claviers et un peu moins lourd que la bande à Eric Adams, Majesty possède néanmoins de sacrés qualités, car faisant abstraction de la ressemblance avec Manowar, le groupe est vraiment puissant (Defender Of The Brave) et intègre dans ses rangs, Tarek MS Maghary un chanteur puissant qui sait moduler ses interventions. Un groupe à voir en tournée avec Crystal Ball et Udo. (Yves)
(2006 – durée : 48'16" – 12 morceaux) Malgré un look, vu et revu (cuir noir et bracelets), je dois à chaque fois m'incliner par la qualité des compos de ce groupe allemand, car son "true métal" est vraiment digne d'intérêt. Cherchant toujours à défendre le vrai métal, à la manière de Manowar, Majesty propose des textes qui défendent la cause de notre musique ("Heavy Metal Desire", "Metal Law 2006") alors que d'autres sont empreints de fantastique. Ce troisième album de ce quintette apporte néanmoins quelques différences par rapport à ses prédécesseurs ("Keep It True" en 2001 et "Sword & Sorcery" en 2002), notamment par le fait de l'incursion d'un chant féminin lyrique sur deux titres ("Dance With The Demon" et "Guardians Of The Dragon Grail") et une orientation plus mélodique grâce aux des refrains plus accrocheurs ("Sons Of A New Millennium") et des claviers plus en avant avec même une approche hyper fm sur "Like A Raptor" qui par son refrain fait penser à Alice Cooper époque "Trash". L'ombre de Virgin Steele n'est également pas très loin sur cet album qui conjugue "true métal" avec aspects plus mélodiques. (Yves)
(2004 – durée : 43’49’’ – 9 morceaux) Ce qui frappe d’emblée à l’écoute du deuxième album de Maledicion, c’est son extrême puissance et l’homogénéité des compositions. Il est vrai que le groupe a enregistré une partie de cet album dans son studio personnel lui permettant ainsi de peaufiner tous les détails et qu’il a eu la bonne idée de confier le mixage à Fred Rochette (Fifty One’s) qui a sû doter l’album d’un son impressionnant. Toujours chanté en français, les textes s’inscrivent dans la veine du premier album avec leur côté noir (Justice Assassine, Hérésie, Vers l’Enfer,…) avec un coté plus abouti que sur leur précédente livraison. Le chant de Sylvain Mollard est toujours aussi incisif et quand sa voix monte dans les aiguës, elle ne faiblit pas. Les guitares ont un son très heavy et le jeu de Sylvain et celui de Mathieu s’harmonisent à merveille pour aboutir à un hard rock puissant et surtout très actuel. Les compositions sont beaucoup structurées et également plus variées que par le passé. Il ressort donc à l’écoute des neufs morceaux que comporte cet album, que le groupe de Laon a fait plus qu’un pas mais vraiment un bond en avant. (Yves)
(2005 – durée : 60’01’’ - 15 morceaux) Un live de Malevolent Creation, ça ne se refuse pas, surtout quand la set list est largement dirigée vers les vieux titres du groupe, ceux qui faisaient péter un bon death old school. Enregistré en 2003 en Amérique du sud lors de leur tournée “The Will To Kill”, on ne trouve pourtant que peu de titres de cet album puisque ne sont présents que “All That Remains” et “Rebirth Of Terror”, les autres étant tirés d’albums plus anciens. Passant malheureusement complètement sous silence les albums pourtant excellents que sont “In Cold Blood” et “Stillborn”, le groupe semble avoir compris que le plus intéressant de son répertoire se trouve au début des années 90, et nous balance pas moins de quatre morceaux de “Retribution”, deux du premier “Malevolent Creation”, et quatre extraits de “Blood Brothers”. Les plus récents sont apparemment choisis parmi les titres les plus violents ( avec des bombes comme “To Die Is At Hand”, “Kill Zone” ou “Manic Demise”). Au total 15 morceaux qui font parfaitement ressentir l’ambiance d’un live du groupe américain, avec les nombreuses interventions du chanteur qui harangue le public présent ce soir là. Le son est plutôt bon, même si les doubles grosses caisses sont beaucoup trop présentes, et le chant un peu en retrait. Mais après deux ou trois titres on s’habitue à cette configuration sonore, et on peut pleinement apprécier ce qui s’impose à mon avis comme l’un des meilleurs enregistrements live d’un groupe death métal. Indispensable pour les fans du groupe, et de pur death en général ! (Stench)
(2007 – durée : 49’46’’ – 12 morceaux) Ah! Voilà du neuf du coté de Malevolent Creation, enfin plutôt du vieux je devrais dire… Et pour cause, le retour de Brett Hoffman (chanteur original) et de Jason Blachowicz (basse), qui avec Phil Fasciana (guitares) nous ramène à 60% du line up du premier album. Ajoutons aux trois gaillards le come-back de Jon Rubin pour la seconde guitare, et on obtient, exception faite du batteur, la formation de 1993 et de l’incontournable "Stillborn". Tout ceci laisse évidemment présager un album plus que bon. Les atouts majeurs de ce nouvel opus des Américain peux se résumer en deux mots : brutalité et vitesse. Les titres joués sont des pépites de hargne mêlant riffs rageurs, solos déchirant et blast furieux. La production, un peu meilleure que pour le dernier album, permet de prendre entièrement conscience du professionnalisme des musiciens et du groupe. Chaque blast ou riff est joué avec précision, et les solos sont des perles étonnantes ("Dawn Of Defeat", "Prelude To Doomsday"). Pour leur 20 ans de carrière et leur dixième album, Malevolent Creation a réussi à surpasser leur précédente réalisation, mais toutefois sans arriver à récréer l’excellence des ses premiers opus. Espérons que le line up restera sous cette forme assez longtemps pour retrouver l’essence essentielle à la création d’un chef-d’œuvre. (Sebb)
(2004 – durée : 46’36 - 10 morceaux) Nouvelle production pour ce groupe français à la réputation de taille, qui se bat maintenant depuis un paquet d’années pour poser sa suprématie sur la scène black métal française et internationale. Est-ce avec ce disque qu’ils atteindront ce but ? Seul l’avenir nous le dira, mais il est déjà certain que le groupe possède des atouts entre ses mains. Le groupe va droit au but, et nous propose un true black métal sans pitié, et tous les ingrédients qu’on est en droit d’attendre d’une telle production sont présents : rythme très rapides, riffs ultra basiques et sombres, ambiances plus posées presque mélodiques, chant criard, etc., etc., les clichés sont tous présents, jusqu’à la conception du booklet, tout en noir et blanc, avec photo des gars maquillés jusqu’à l’os. Autre chose qu’on retrouve souvent dans la scène black française : le chant en français ; c’est sans doute une volonté de préserver une identité à la scène française, mais bon, je n’accroche pas trop (de toute façon, faut être honnête, il faut être très compétent pour comprendre que les paroles sont dans notre langue…). Pour résumer, voilà un bon disque de pur black dans la meilleure lignée norvégienne. Quel est le problème alors ? Si les puristes vont sans doute se délecter, comment le groupe pourrait-il s’imposer avec une musique qui ressemble tant à ce qui est déjà fait un peu partout ? Un cd hommage, sans doute, et fait de fort belle manière, mais qui manque par la même occasion de personnalité. (Stench)
(2005 – durée : 45’47’’ – 13 morceaux ) Amateurs de gros riffs lourds et hachés venez donc écouter "EVA" le 2ème opus du groupe. Malmonde est à l’image d’un stroboscope, ça flash, pétille, perturbe l’esprit, et ça rend hystérique. Lorsque la batterie et la gratte accélèrent, elles arrivent à vous mettre dans une sorte de transe électro. L’atmosphère de chaque morceau est soignée avec de belles ambiances électroniques, ("Behind Me", "La Ronde"…). Les riffs vous placent en orbite pour headbanguer et surtout pour faire face à cette partie instrumentale tourbillonnante et envoûtante. Véritable tube du cd "En Haut des murs" (le clip figure sur le cd !) donne envie de sortir ses tripes à tout va pour accompagner le refrain. Chaque titre arrive à garder une connotation mystique ou étrange. Du coup les riffs prennent des ailes comme sur "La Ronde", "My Way", "No Trespassing". Cette dernière lâche des séquences très agressives qui se terminent comme un coup sur la nuque. Le chant y est plus crié et termine par de sombres murmures. "Revolution" clôt le cycle des blasts. Un chant aérien fait son apparition dans une sorte de ballade mêlant brouilla de guitares et nappes de synthé puis une conclusion acoustique. Des français qui nous font plaisir avec un tel son ça ne court pas les rues. (Yann)
(2008 – durée : 50’12’’ – 8 morceaux) Ok, le nom finlandais de ce groupe n’est pas vraiment accrocheur au même titre que la pochette de son cinquième album, par contre le prog métal de ce groupe est vraiment sympa à écouter. Le timbre légèrement aigue de son nouveau chanteur Aleksi Parviainen passe très bien, alors que musicalement, les compos sont prog sans être complexes tout en étant heavy mais aussi très mélodiques. On retrouve des petites touches à la Fates Warning, Megadeth ("Deception"), Queensrÿche et Dream Theater. Le groupe démontre d’ailleurs tout son savoir faire en plus de huit minutes sur l’instrumental "Triangular" qui intègre en son milieu un break calme avec un solo aérien de guitare avant de reprendre sur une partie bien heavy pour enchaîner sur un plan prog bien complexe. Intéressant, d’autant que, juste après, le combo brouille les cartes avec une ballade prouvant au passage qu’il a plus d’une corde à son arc. (Yves)
(2004 – durée : 37’51 – 8 morceaux) Suite de notre tour du monde du métal, voilà un groupe d’Estonie… Bon, je ne sais même pas où se trouve ce sûrement charmant pays, mais il a l’avantage de nous proposer un groupe très professionnel. Si on m’avait demandé de deviner la provenance de Manatark, j’aurais dit la Norvège tant la black métal de ce quartet est inspiré par les groupes scandinaves. Pas original pour un sous, le groupe nous pond une œuvre qui répond parfaitement à ce qu’on peut attendre d’un disque de black métal. Parfaitement exécutée, la musique est typiquement norvégienne, et particulièrement proche des albums les plus récents d’Immortal. Très froide, glaciale par moment, l’ambiance générale de ces huit titres baigne dans la noirceur, renforcée par l’apport de rares mais efficaces arpèges et autres passages lents. En effet, toujours à l’image d’Immortal, Manatark ne se contentent pas de jouer très vite, ils se prennent parfois le temps de laisser se développer des ambiances plus glauques, aidés en cela par des notes de clavier simples et surtout pas étouffantes. Bien entendu tous les clichés sont réunis, mais pour peu qu’on ne cherche pas la perle rare qui révolutionnera le genre, ce disque devrait convenir aux vrais fans de black métal qui y trouveront de quoi passer de sombres soirées. A noter : le groupe embarque avec Mayhem sur toute leur tournée européenne… n’hésitez pas à les soutenir ! (Stench)
(2004 - durée 55’14’’ – 11 morceaux) Pour Manigance, le défi avec ce nouvel album était de confirmer le succès du précédent album "Ange Ou Démon" qui leur avait permit d’être reconnu en Europe et surtout de réussir une percée remarquable au Japon. Après écoute des nouvelles compositions, il s’avère que le groupe n’a pas trop de soucis à se faire, car "D’un Autre Sang" est la continuité du précédent opus avec une plus grande maturité. Les textes ont été soignés au même titre que les compositions qui renforcent encore le sentiment que les chroniques positives dans le monde entier du précédent album (album du mois dans le magazine allemand "Heavy Oder Was !, …) ne sont pas le fruit du hasard. Utilisant les ficelles du métal progressif pour façonner leur heavy, les frenchies de Manigance représentent vraiment le renouveau du hard "made in France". D’ailleurs, ce n’est pas Cede Dupont (Freedom Call & Symphorce) qui vient poser un solo sur "Maudit" ou Ronnie Atkins et Ken Hammer de Pretty Maids qui viennent jammer sur "Future World" avec le groupe (plage cd rom de l’album) lors de la soirée des trophées Hard Rock le 06 avril 2003 (plage cd rom de l’album) qui me contrediront. Deux preuves supplémentaires qui démontrent que Manigance a encore de beaux jours devant lui. (Yves)
MANIGANCE – L'OMBRE ET LA LUMIERE (2006 – durée : 64'26" – 12 morceaux) L'ascension des béarnais de Manigance n'est pas prête de s'arrêter, car le combo sans brûler les étapes, arrive à chaque nouvel album à apporter une nouvelle pierre à son style. Le son Manigance est tout de suite reconnaissable avec une accentuation sur les orchestrations qui ont été plus travaillées avec une mise en avant des claviers de Florent Taillandier permettant d'apporter une coloration "métal progressif" plus accentuée que par le passé. Les guitares de Bruno Ramos et de François Merle abattent un boulot considérable aussi bien en rythmique que sur sans les solis, soit seuls soit en duels avec les claviers. Le chant de Didier Delsaux est toujours aussi limpide permettant à tout un chacun de comprendre les textes qui représentent, comme il me l'a confié récemment lors d'une interview (diffusée sur RDL), un challenge à chaque fois, car le français reste une langue très dure à mettre en musique, notamment au niveau du métal. Rien ne manque à cet album, qui fait suite au très réussi "D'un Autre Sang" sorti en 2004 et l'album live paru quelques temps après, de la belle ballade à la guitare acoustique ("La force des souvenirs") à l'instrumental ("Labyrinthe") qui clôt cet album qui devrait permettre au groupe de bénéficier d'une reconnaissance internationale plus conséquente, à la hauteur de ses qualités. (Yves)
(2006 - durée : 44’31’’- 11 morceaux) Mannhai, Samourai et les couleurs m’ont fait penser à Die Apokalyptischen Reiter qui sort son nouvel album prochainement, mais nous n’en sommes pas là. Ce combo qui nous vient de Scandinavie à pour frontman celui d’Amorphis, Pasi Koskinen. Le style de ce groupe vous fera très vite penser à du Black Sabbath ou du stoner rock. Vous l’aurez donc compris, le rock délivré par cette très bonne production finlandaise, se veut lourd et énergique. La vitesse des morceaux permet de s’imprégner de l’ardeur du rock'n'roll et de la puissance du métal. Il faut dire que les compos sont bien variées, cela éloigne l’ennui et fait passer ce disque encore plus vite que ses 45min. Vous pouvez télécharger le clip du single qui est resté plus de trois semaines dans le top 10 des ventes en Finlande ( plus intéressant pour la musique que pour les images ) sur leur site Internet : www.mannhai.com (Yann)
(2002 – durée : 48’00’’ – 11 morceaux) Voilà l’album type qui risque de diviser la communauté métal, car jusqu’ici Manowar était considéré comme le groupe ultime : celui qui jouait le plus fort du métal puissant, lourd et heavy. Le premier morceau de cet album en est d’ailleurs le reflet, car c’est un morceau représentatif du répertoire des guerriers du métal : un chant puissant, une basse tonitruante, des riffs de guitares acérés et un batteur qui martèle ses fûts. Mais pour le bonheur des uns et pour le désespoir des autres, les quatre américains ont pris des risques en nous proposant des morceaux surprenants dont le point de mire est le morceau "Nessun Dorma" écrit par Giacomo Puccini sur lequel Eric Adams prend des intonations à la Pavarotti le tout enrobé de violons !!!. Et que dire du morceau "An American Trilogy" , morceau très calme et qui nous fait immanquablement penser au King Elvis Presley. Le morceau instrumental "The March" risquera également de vous étonner avec ses arrangements classiques. Quelques morceaux métal sont néanmoins présents sur ce nouvel album, mais l’ensemble reste très surprenant. Reste à savoir quelle va être la réaction du public. Pour ma part, je ne peux que saluer les risques pris par le groupe, car le résultat bien qu’étonnant au premier abord, se révèle au fil des écoutes envoûtant, prouvant la qualité des musiciens composant ce géant du métal. (Yves)
( 2006 – durée : 24'18" – 5 morceaux) En préparation de leur futur album et de leur tournée européenne, tous les deux prévus en 2007, ainsi que pour donner un avant goût du double dvd "The Absolute Power - The Day The Earth Shook" enregistré lors de leur concert le 23 juillet 2005 au Earthshaker festival et qui sort fin d'année, les guerriers de Manowar nous proposent ce mini cd qui dure quand même 24 minutes. Les deux premiers morceaux sont tirés du Eathshaker avec "The Ascension" qui met en valeur l'orchestre symphonique qui accompagnait le groupe sur scène, le tout enchaîné au titre "King Of Kings" qui débute calmement avant d'exploser, avec un Eric Adams impressionnant vocalement au même titre que la basse tonitruante de Joey De Maio. Le titre suivant "Odin" est un titre de musique classique alors que "Gods Of War" est un titre mi-tempo avec des arrangements symphoniques qui donnent une grandeur épique à ce titre, alors que "The Sons Of Odin" est plus classique du style du groupe, puissant, avec un gros chant et une section rythmique qui pousse fort avec une fin symphonique accompagnée d'un narrateur, le tout se déclinant également sur un rythme pas trop rapide. Une version limitée est aussi disponible avec un dvd qui propose un reportage de la première convention "Manowar" qui s'est tenue lors du festival, le groupe en répétition avec l'orchestre classique, des photos, un aperçu du double dvd ainsi que les titres du EP mixés en 5.1. (Yves)
(2007 – durée : 73’51" – 16 morceaux) Cinq années se seront écoulées depuis le précédent opus des guerriers de Manowar et je pense que c’est album va faire couler beaucoup d’encre, car "Gods Of War" va diviser les fans qui lui reprocheront son côté symphonique, ses interludes parlés et le peu de morceaux puissants, alors que d’un autre côté, certains vont apprécier ce concept album avec ses nombreux changements, ses morceaux calmes mais aussi épiques. Pour ma part, je me situe dans ceux qui ont accroché sur cet opus, mais je ferai néanmoins deux reproches : les parties parlées sont en effet trop nombreuses et pourquoi sortir un livret illisible avec des caractères indéchiffrables ? Pour le reste, Eric Adams est toujours aussi majestueux au chant, la basse de Joey DeMaio omniprésente, la production énorme, qui nous restitue un Manowar grandiloquent qui se rapproche parfois de Rhapsody Of Fire au niveau des orchestrations, mais qui reste néanmoins très varié avec des titres a capella ("Army Of The Dead, Part I – Part II"), des hymnes guerriers ("King Of Kings", "Sleipnir", "Loki God Of Fire", "Sons Of Odin", …), un bonus track puissant ("Die For Metal" – tout un programme !) tout en étant surprenant puisque utilisant un riff que l’on croirait tiré de Led Zeppelin, une ballade symphonique "Hymn Of The Immortal Warriors", …bref, "Gods Of War" n’est pas l’album le plus direct de la discographie des américains, mais si vous prenez le temps de l’assimiler, vous apprécierez sa diversité. (Yves) Contre-Chronique : Quand a moi, je me situe de l’autre côté de la bannière, du côté de ceux qui n’ont pas du tout apprécié cet album. J’ai réussi à tenir jusqu’à la 7e plage avant de jeter le cd aux oubliettes, et pour cause : 7 plages dont 3 morceaux pour une durée de 25 minutes !! Tout le reste du cd est du même acabit, la moitié voire plus n’est que papotage et passages instrumentaux (je me suis arrêté de compter aux alentour de la 13ème piste et j’étais arrivé à plus de 25 minutes de remplissage). Un album qui peut à la rigueur s’écouter en programmant uniquement les plages de réelles chansons, mais le meilleur de ce cd pour moi reste le coffret en métal. Et bientôt il devrait se vendre à prix assez bas, idée originale pour refaire le carrelage de la salle de bain. Grâce à ce nouvel album, Manowar a su laisser sa place de leader du true métal à Majesty… Merde, jamais j’aurais pensé dire ça un jour… (Sebb)
(2007 – cd1 : durée : 77’33" – 14 morceaux / cd2 : durée : 37’14" – 8 morceaux) Alors que leur dernier album studio "Gods Of War" avait fortement divisé la communauté métal, les guerriers de Manowar ont néanmoins décidé d’enfoncer le clou et de jouer une grande partie de cet album sur scène lors de leur récente tournée 2007 et c’est ainsi que le deuxième cd de ce double album live lui est pratiquement entièrement consacré puisque sept titres sur huit sont tirés de cet album, le dernier titre étant la ballade "The Crown And the Ring" de l’album "The Hell Of Steel". Ayant apprécié "Gods Of War" dans sa version studio, je trouve qu’en live, les titres prennent encore plus d’ampleur et même si certaines parties "parlées" peuvent irriter le fan pur et dur, le reste est très réussi entre les orchestrations, la voix si claire d’Eric Adams, les claviers, les mélodies et il clair qu’avec les décors de scène, notamment le bateau viking, cela devait donner un résultat saisissant. Evidemment, les irréductibles pourront se jeter sur le premier cd qui comprend son lot de classiques ("Manowar", "Secret Of Steel", "Kings Of Metal", …) avec solo de basse de Joey DeMaio, larsens et tout la puissance heavy d’un des groupes les plus impressionnants au monde. (Yves)
(2006 – durée : 47'30" – 12 morceaux) Gros travail d'arrangements sur ce nouvel album des danois DE Manticora qui pour illustrer le premier épisode de cet album concept n'ont pas hésité à mélanger riffs rapides avec des chœurs travaillés ("The Black Circus") le tout entrecoupés de nombreux breaks. On sentait déjà poindre quelques belles qualités sur les précédents albums du combo, comme sur le quatrième album "8 Deadly Sins" (2004), mais celles-ci se trouvent décuplées sur ce nouvel opus. Les nombreuses parties symphoniques sont utilisées à bon escient et me rappelle par leur approche ce qui a été réalisé par Dimmu Borgir dans le black métal où Rhapsody dans le heavy. Orienté power métal avec des brides trash et des influences prog métal teintées de modernisme ("Gypsies dance Pt.1"), le style du groupe se veut varié et peut être comparé dans sa complexité à Beyond Twilight, groupe qui possède également une maîtrise instrumentale pour véhiculer son métal. Vivement l'épisode 2 prévue pour début 2007. (Yves)
(2002 – durée : 41’33’ – 10 morceaux) Le rock gothique qui est dominé actuellement par The 69 Eyes, Entwine, et Him commence de plus en plus a être talonné par de jeunes formations qui en plus d’être talentueuses essayent d’apporter un nouveau souffle au genre. Marble Arch fait partie de cette nouvelle vague, au même titre que Lullacry, et a réussi à mélanger différences influences comme The Cure pour l’aspect new wave avec des tendances plus rock. Les guitares sont bien présentes et l’aspect mélancolique bien que encore présent n’est pas mis en avant comme c’est le cas dans certains groupes. D’ailleurs, cette formation qui existe depuis 1994 a déjà sorti deux mini albums en 1995 et en 1998 et a pris tout son temps pour peaufiner ces compositions avant de signer chez Century Media. Le résultat est cet album abouti qui permet au groupe de se positionner d’emblée dans la peloton de tête des espoirs du rock gothique. (Yves)
(2003 – durée : 47’16’’ - 11 morceaux) Retour du groupe qui sort des albums presque aussi vite G.W.Bush sort des conneries (ça frôle l'exploit !). Il faut bien avouer que Marduk n'a jamais sorti de daube (on ne peut pas en dire autant de leurs prestations scéniques qui commencent à bien partir en couilles...) mais avec ce septième album ils ont dépassé mes espérances ! Tout d'abord la venue d'un nouveau batteur propulse le groupe dans une nouvelle dimension. Son jeu est impressionnant, plus varié, plus technique et plus rapide que celui de son prédécesseur Fredrik. Je n'ose imaginer ce qu'aurait été le Panzer division avec ce malade aux baguettes (non, Sebb, j'ai pas dit "braguette"...). Comme d'habitude, World funeral enchaîne successivement des titres rapides et d'autres plus lents pour éviter à l'ensemble de sombrer dans l'ennui. Si les parties speed ne brillent pas par leur originalité, les passages sombres par contre sont vraiment flippants !! Marduk a enfin intégré un élément qui lui manquait cruellement : l'atmosphère !! Et là c'est la grande claque !! "Hearse" ou " Bleach bones" sonnent très norvégien, on croirait entendre les Mayhem ou Satyricon de la grande époque ! Bref, une très bonne surprise, un album très brutal, mais surtout extrêmement malsain, à placer à cote du cultissime Opus nocturne! (Stench)
(2004 – durée : 45'02" - 11 morceaux) Marduk est un groupe paradoxal : en effet, il passe son temps à composer et à tourner, ne connaissant jamais de période inactive, et c’est ce qui lui fait du tort ! A force de le voir jouer partout et tout le temps, même le plus dur des fans a fini par se lasser, le groupe oubliant qu’il est parfois bon de se faire désirer… C’est pourquoi l’arrivée d’un nouvel album des black métalleux suédois les plus connus m'a laissé de marbre. Et pourtant, le line up ayant complètement changé, la curiosité m’a vite rattrapée. Résumons : exit Legion et B War, la basse est reprise par le bassiste originel qui jouait déjà avec le groupe en 92, et le chant est offert au leader de Funeral Mist, groupe que j’adore. Donc, allons y sans a priori. Le disque s’ouvre sur deux titres extrêmement rapides et ravageurs ("The Hangman Of Prague" et le très bon "Throne Of Rats"). Les choses se gâtent ensuite avec "Seven Angel" vraiment chiant. Et c’est comme ça sur tout le disque, quelques très bons titres rentre dedans, et d'autres vraiment sans intérêt, qui font que cette galette sente bon le remplissage. Il faut bien admettre que le chant est plus varié que ce que proposait Legion, et un poil moins aigu. Le cocktail vocal m’a donc parfaitement convaincu, et c’est sans doute l’évolution la plus flagrante. Parce que le reste… Du déjà entendu et re entendu. C’est simple, ce disque pourrait être constitué de chutes studio datant de "Panzer Division" ou "La Grande Danse Macabre", ça serait pareil, tant tous les riffs semblent avoir déjà été utilisés par le groupe une fois ou l’autre. Alors, pourquoi changer une formule qui marche me demandera le fan…Pourquoi sortir des nouveaux albums alors ! Marduk ou comment virer tous les membres de son groupe pour sortir… le même disque ! Pas mauvais, loin de là, mais vraiment inutile ! (Stench)
(2007 – durée : 52’09" – 10 morceaux) Ecouter un nouvel album de Marillion, c’est un peu à chaque fois une nouvelle aventure, car le groupe britannique a toujours su se renouveler, quitte à étonner ses fans. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle, en nous proposant dix nouvelles compositions qui se situent à des années lumières des premiers opus du groupe qui étaient ancrées rock progressif. Aujourd’hui le quintet est plus axé pop rock avec des titres assez calmes qui mettent en avant la voix, tout en souplesse et en feeling de Steve Hogart, la guitare de Steve Rothery se faisant plus discrète sans pour autant négliger de ciseler des mélodies tout en finesse, au même titre que les claviers de Mark Kelly qui restent sobres tout en se révélant indispensables au son "Marillion" ("Thankyou Whoever You Are"). En tout cas, un album très soft, à part quelques exceptions ("Most Toys") et qui nous dévoile un groupe toujours envoûtant, parfois atmosphérique ("No Such Thing") mais qui reste maître de son art. (Yves)
(2002 – durée : 52’56’’ – 13 morceaux) Lorsque j’ai inséré ce nouvel album solo d’Eric Martin chanteur de Mr Big, je m’attendais à écouter un album rempli de ballades : Que nenni !!! Que du rock, du hard et du bon, interprété par un des chanteurs les plus performants du circuit. Pour son quatrième album solo, le chanteur a souhaité revenir à l’essentiel avec un album foncièrement rock. Des mélodies efficaces sur lesquelles viennent se greffer la voix d’Eric et à noter que pour une fois, nous sommes gâtés puisque cet album est agrémenté de deux titres supplémentaires (dont la reprise du tube des Cars "Just What I Needed"), par rapport à l’album sorti au Japon, chose assez rare pour être signalés, puisque en règle général c’est l’inverse qui se produit. Pour une fois, que nous avons été favorisés par rapport à nos amis nippons, il convenait de le signaler. (Yves)
(2005 – durée :43'4"" – 09 morceaux) Tony Martin est un chanteur hors pair qui a participé à de nombreux projets ou groupes, le plus connu étant évidemment Black Sabbath avec qui il a enregistré deux albums "Headless Cross" et "Eternal Idol". Retrouver son nom sur un album est toujours gage de qualité, car l'homme possède un timbre de voix profond qui vient des tripes. Ce nouvel album solo du chanteur voit la participation du plus jeune de ses quatre fils, Joe qui tient la plupart des guitares et qui s'en sort fort honorablement. La teinte musicale de cet album se situe dans un créneau musical faisant immanquablement penser tantôt à Black Sabbath avec des riffs lourds ("Bitter Sweet") tantôt à Deep Purple ("Surely Love Is Deed") tantôt à Rainbow ("Raising Hell") grâce à la présence des claviers qui donnent une certaine rondeur à l'ensemble, certains morceaux faisant le mélange des groupes cités précédemment. ("Field Of Lies"). Un album de pur hard rock avec l'un des plus belles voix du circuit. (Yves)
(2003 – durée : 53’53”- 13 morceaux) Le Portugal est un pays qui ne fait pas beaucoup parler de lui d’un point musical et c’est donc avec plaisir que j’ai découvert qu’il existait également des formations estampillés rock fm, le groupe le plus intéressant étant certainement Marvel, groupe qui a remporté plusieurs concours : meilleur nouveau groupe lors d’un concours organisé par la Station de TV Nationale Portugaise ainsi que vainqueur du concours "Battle Of Bands" organisé par le magazine britannique PowerPlay. Le groupe existe depuis 1999 et après avoir sorti un EP "Long Way To Go" a eu très vite le support de magazines, de sites internet et de radios, ce qui a permit à la formation d’être remarquée par le label Target Records sur lequel sort son premier album. On retrouve sur celui-ci le morceau "Fingerprintz" qui a permit au groupe de gagner le concours "Battle Of Bands" ainsi que le morceau "Long Way 2 Go" de leur EP, le reste de l’album étant composé de nouveaux morceaux. La production de cet album est très bonne et permet de mettre en valeur le rock fm/AOR du groupe. Le chant en anglais d’Ivan Almeida est maîtrisé (on pense parfois à Lou Gramm de Foreigner) et ne devrait donc pas poser de problème pour une carrière à l’étranger. L’ensemble de l’album est très mélodique alternant morceaux rock fm avec des parties plus AOR et des ballades, l’influence de groupes comme Foreigner, Danger Danger, Harem Scarem étant sous jacente sur plusieurs compositions. Les bases étant posées avec ce premier album, il reste au groupe à continuer sur cette voie afin de développer sa personnalité. (Yves)
ALEX MASI – IN THE NAME OF BEETHOVEN (2005 – durée : 42'22'' – 6 morceaux) Après avoir déjà publié, un hommage au musicien classique Bach ("In the Name Of Bach"), puis Mozart ("In The Name Of Mozart"), c'est au tour de Beethoven d'être repris par le guitariste Alex Masi. Autant, le dire tout de suite, si vous n'êtes pas fan de classique, ce disque ne vous séduira pas, car on est vraiment dans l'hommage au sens propre du terme, un peu comme l'album qu'avait enregistré Uli John Roth avait le Sky Orchestra, où l'ancien guitariste de Scorpions rendait un hommage très pur à Vivaldi et son œuvre la plus connue "Les Quatre Saisons". Alex suit la même démarche et essaye de coller de la manière la plus proche au style de Beethoven, ce qui fait que l'on se trouve en présence de six compositions très longues interprétées par un guitariste en lieu et place d'un orchestre symphonique au complet. C'est vraiment bien joué, surtout que le guitariste italien n'a pas opté pour la facilité, puisqu'il interprète la grande majorité des titres à la guitare acoustique et cela vaut la peine d'y prêter attention, surtout qu'Alex n'a pas oublié d'inclure sur cet album, le morceau le plus connu de Beethoven : "La Symphonie n°5". Loin de ses précédents opus "hard", Alex Masi conclut donc en beauté cette trilogie dédié aux grands compositeurs classiques. (Yves)
(2003 – durée : 52’29’’ – 11 morceaux) Une des réussites métal de ce début d’année est à attribuer à Masterplan, tant cet album regorge de qualités. Les compositions sont originales et ne font pas penser à Helloween, ni à Ark, les groupes dans lesquels officiaient respectivement Roland Grapow (guitares), Uli Kusch (batterie) et Jorn Lande (chant). Le groupe nous emmène dans un tourbillon d’émotions (Spirit Never Die) sans jamais tomber dans la démonstration technique gratuite. Il est certain que les mauvais esprits diront que l’album ne pouvait être qu’une réussite au vu des forces en présence, mais je rappellerai seulement que dans beaucoup de cas, la réunion de supers musiciens n’a pas toujours été fructueuse quand au résultat escompté (Mother Army, par exemple). Ici, cela n’est pas le cas et l’on a vraiment affaire à des morceaux, ni trop speed (comme dans Helloween), ni trop aventureuses (comme dans Ark), mais qui sont puissants, tout en étant mélodiques, le tout dominé par la voix de Jorn. Il serait néanmoins dommage d’oublier le reste du groupe et notamment Axel Mackenrott aux claviers qui tient une place de choix dans la structure des morceaux (Soulburn). Ayant pu voir le groupe récemment en live en compagnie d’Hammerfall, je peux dire que les compositions passent très bien le cap de la scène, bien que le groupe n’était pas encore rodé à 100%. Un bel avenir s’ouvre donc à Masterplan qui a réussi pour son premier album un coup de maître. (Yves)
(2007 – durée : 52’32” – 14 morceaux) Nombreuses sont les maisons de disques luttant contre le piratage, et l’une des manières employées pour cela consiste à tronquer les titres des albums promo, comme pour Masterplan. Par conséquent, question : comment faire une bonne chronique d’un cd en ayant constamment une impression de frustration le long de l’écoute ? Car Masterplan, j’aime beaucoup. Je dois même dire que depuis l’annonce du recrutement de Mike Terrana, l’attente d’un nouvel album était longue… A part ce désagrément, le cd commence de très belle manière. En effet, les deux titres d’ouverture (du cd promo pas de la mouture finale) engagent l’album dans la ligne directrice des anciens, "Keeps me Burning" morceau speed, "Lost And Gone" mid-tempo plus technique. Donc, ce troisième opus se situe entre les deux précédant pour le style musical. Le nouveau chanteur, Mike DiMeo, vocalement dans le même registre que Jorn, fait totalement passer au second plan cette modification de line-up. J’ai même eu la vague impression que Mike tenait un peu mieux la barre lors des longs passages très modulés et mélodiques, à voir en live pour le verdict final ! Les arrangements musicaux sont eux aussi d’un très haut niveau, Grapow et Mackenrott hissant les performances instrumentales jusqu’à des sommets jamais atteints sur les deux autres albums, "Watching The World" (à la superbe parti instrumentale), "Call The Gipsy" (au solo dévastateur). Par contre, Mike Terrana n’apporte pas sa petite touche en plus du côté de la batterie, son jeu tellement impressionnant est noyé dans l’ensemble de l’album, et il n’inonde pas de sa superbe le reste de l’équipe. Connaissant le niveau de l’homme, c’est même étonnant de le trouver en dessous de ses performances du temps de Rage, sauf pour quelques belles descentes et passages rapides ("Warriors Cry"). L’album termine sur un morceau assez doux, "Heart Of Darkness", qui conclu parfaitement ce nouveau et très prometteur Masterplan. Voilà donc mon sentiment pour ce nouvel album, sentiment pas chronique car avec un cd incomplet je ne peux faire une réelle chronique. Je vais donc me résigner à attendre la sortie de l’album intégral le 23 février pour me le procurer et m’en faire une opinion complète. (Sebb)
(2008 – durée : 64’22’’ – 11 morceaux) Exit Viper, exit Angra, exit Shaman, André Matos a décidé maintenant de voler de ses propres ailes, comme l’indique son premier opus solo "Time To Be Free" tout en sachant que le chanteur n’a pas coupé tous les ponts avec ses anciens acolytes puisque l’on retrouve les frères Mariutti, Hugo (guitare) et Luis (basse) de Shaman, alors que le reste des musiciens accompagnant André font preuve d’un réel talent tout au long de cet album de métal symphonique. Les titres sont puissants mais remplis de feeling, les deux guitaristes ne s’en laissant pas compter notamment au niveau des solos, tout en n’oubliant pas d’insérer quelques passages acoustiques comme sur "Rio". De nombreuses orchestrations symphoniques sont présentes, avec même des colorations celtiques sur "Remember Why". L’inspiration musicale étant au rendez vous, il ne restait plus qu’à André à apporter la touche finale et quand on connaît les capacités vocales du brésilien, on ne pouvait être déçu. C’est avec délectation que l’on écoute sa voix qui alterne montées en puissance avec des moments plus en retenus comme sur "Face The End", alors qu’une nouvelle version superbe de "A New Moonlight" de son 1er combo Viper vient étoffer pendant prêt de 9 minutes cet opus vraiment réussi de bout en bout. (Yves)
(2005 – durée : 38'18" – 10 morceaux) Ecouter en 2005, Matrex, combo originaire de Vancouver au Canada relève du miracle, car toutes les bandes, composant cet album ont été enregistrées sur plusieurs périodes au milieu des années quatre vingt, ont d'abord été perdues ou détériorés, pour être retrouvées et remixées par Jim Buckson, qui est également bassiste au sein du groupe et membre de Renegade, groupe de hard mélodique que j'avais également chroniqué par la passé dans Passion Rock. Il faut préciser que l'histoire de Matrex est lié à Renegade, puisque trois membres de ce dernier combo ont officié au sein de Matrex. Un grand merci à Jim donc, car sans son travail au niveau production, nous n'aurions pas pu écouter ce hard hautement mélodique qui ne comporte aucune faute de goût à part d'être relativement court. Trente huit minutes, c'est bien, mais on aurait aimé plus, car en dix compos, Matrex nous offre un carton plein avec des mélodies teintées d'AOR avec néanmoins une pêche communicative avec des solos de guitares bien présents. Le groupe a bénéficié d'une belle côté de popularité dans son pays dans les années quatre vingt, mais au vu de la qualité des titres (en passant par le très entraînant "You won't see tears" ou les très belles ballades "Broken hearted Man" et "I'll always remember"), l'on se demande comment le groupe n'a pas éclaté, surtout que cette période était propice à ce genre de hard. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour rattraper le temps perdu et écouter Matrex. www.renegadesounds.com - www.targetrecords.de (Yves)
(2007 – durée : 42’00" – 12 morceaux) Maury est le nom d’un chanteur guitariste suisse qui après avoir exercé les fonctions de musicien de studio, producteur, compositeur a décidé de sortir son premier album sous son propre nom, tout en étant accompagné de trois autres musiciens, formant ainsi un vrai groupe. Bonne initiative que d’avoir décidé de voler de ses propres ailes, car ce gars est doué pour écrire des titres facile d’accès, très mélodiques qui accrochent immédiatement. Sa musique est un condensé de titres rock ("The Best Is Yet To Come"), souvent groovy ("Someone Like You", "I Wanna Know" que l’on retrouve également en version acoustique en fin d’album), qui me remémore le côté rock hybride de Dan Reed Neetwork ("Blame It On Me"), tout en conservant le côté tout en nuance de Brian Adams ("Out Of The Dark") ou des ricains de Nickelback comme sur le mi-tempo ("If You Asked Me Twice"). Moderne et actuel, le rock de Maury va certainement trouver rapidement son public. www.maury.name (Yves)
(2006 – durée : 23’08" - 6 morceaux) Me&Rea, c’est l’œuvre d’Andrea, artiste bâloise, qui a composé et arrangé les titres de son album tout en les interprétant avec énergie et passion, un peu à l’image de Janis Joplin ou Sophia Ramos dont l’album a d’ailleurs été chroniqué le mois précédent. L’autre atout de cette chanteuse qui joue également de la guitare, c’est d’avoir trouvé des musiciens compétents pour l’entourer, et cela fonctionne bien, comme sur "Excrescence", où le solo de guitare apporte une tonalité brûlante au titre, alors que la basse chaloupée colore "Run Dry" d’un côté groove. Ce qui ressort aussi de cet opus, c’est son côté direct, même sur le mi-tempo "Treasure", ou sur le calme "As Far As" (compo où la voix d’Andrea prend une intonation à la Patti Smith), et cela accroche immédiatement nos oreilles. Une artiste que je vous invite donc à aller découvrir sur son site : www.meandrea.com (Yves)
(2002 – durée : 47’03’’ – 13 morceaux) A la croisée des chemins rock et métal, Médication est un breuvage bien épicé qui se révèle néanmoins très consommable. Naviguant entre plusieurs courants néo, alternatif, rock, heavy, Médication est certainement l’un des groupes les plus prometteurs dans le nouveau métal. Cela est certainement dû aux éléments qui composent ce groupe puisque pour les plus connus, c’est Whit Crane (ex-Ugly Kid Joe, Life Of Agony) qui tient le poste de chanteur et Logan Mader (ex-Machine Head, Soufly) qui s’occupe des parties de guitares. Les deux hommes ont de l’expérience et la mettent à profit pour donner une crédibilité à ce nouveau groupe. Whit prouve une nouvelle fois son talent, et pour s’en convaincre il suffit d’écouter le morceau "Underground" où sa voix se fait caressante à la limite pop pour redevenir rock sur le morceau suivant. Le reste de l’équipe n’est pas oubliée, puisque tous les morceaux sont très bien interprétés et permettent à ceux et celles qui le souhaitent comme moi de s’initier aux sons plus actuels de la très grande confrérie du métal. (Yves)
(2008 – durée : 31’10’’ – 10 morceaux) J’ai été bufflé par ce combo, car je pensais qu’il était d’origine anglaise ou scandinave, alors qu’il est bien de chez nous. Sa musique s’inspire directement du rock des seventies ("Tattooed Heart" avec son influence "hendrix") et des eighties, joué de manière directe, plein de feeling, à l’image de "Crack A Smile" avec son côté groovy (également présent dans "Put The Record on") teinté de rock sudiste qui nous fait arriver directement de l’autre côté de l’Atlantique. Cela se poursuit avec "Call Of The Wild", un titre repris du répertoire des graisseux ricains de Circus Of Power. C’est énergique, rapide ("Only 4 U"), avec un petit coté déjanté qui fait penser à Hanoi Rocks et même Aerosmith sur le titre "New Girl In Town" dont le riff d’intro fait penser au combo de Boston, "Rattlesnake" quand à lui nous ramenant vers le rock des seventies, un peu à la manière des Doors. Les amateurs de The Cult devraient aussi apprécier Medicine Ball Caravan qui vient étoffer la scène hexagonale de bien belle manière. (Yves)
(2007 – durée: 48’03’’ – 11 morcaux) Pour la troisième fois depuis sa création, Megadeth sort un album sous un line-up totalement remanié (excepté bien entendu de Dave Mustaine). “Sleepwalker” est le titre qui a la tâche d’ouvrir ce nouvel opus, et que dire à part que ce morceau est un classique frénétique du thrash ? Rien ! Le titre est terrible, et annonciateur de très bonnes choses pour la suite ! Cet album est le meilleur de Megadeth depuis déjà quelques années, non pas que ses prédécesseurs sont mauvais, mais tout simplement car “United Abomination” est supérieur. Dave Mustaine a retrouvé tout son talent de compositeur, et les nouveaux membres du groupe sont réellement à la hauteur des espérances de l’homme. Les deux guitaristes, Mustaine et Glenn Drover, balancent des solos déments tout au long du cd et accomplissent un travail complémentaire en continuelle harmonie. On sent le retour du bon vieux groupe de thrash aux côtés tranchants, aux riffs rageurs et aux solos ahurissants. Pour le chant, pas d’inquiétude à avoir, Mustaine est toujours reconnaissable entre mille, et les textes sont, comme à leurs habitudes, les critiques de Dave sur la société actuelle avec tout le politiquement incorrect que cela entraîne (“Gears Of War”,“Never Walk Alone... A Call To Arms”, “Amerikhastan”). L’un des points culminants du cd est sans doute le titre “Play For Blood” avec ses treize solos de guitares en moins de quatre minutes ! La seule fausse note de cet album est le remake de “A Tout Le Mande”, qui d’une part n’apporte rien de neuf même avec la participation de Cristina Scabbia de Lacuna Coil et l’accélération du tempo, et d’autre part n’est pas du tout en symbiose avec le reste, créant une sorte d’interruption désagréable au milieu de l’écoute. Dave Mustaine a réussi à imposer un nouveau souffle à sa bête, et Megadeth revient aussi acéré qu’à ses débuts, dommage que Vic soit si peu réussi, la baffe aurait été double ! (Sebb)
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