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TONY MACALPINE – COLLECTION

(2006 – durée : 61'03" – 12 morceaux)

Comme l'indique le titre de cet album, celui-ci est en quelque sorte un recueil des meilleurs morceaux de Tony MacAlpine avec au total douze morceaux tirés des six albums du guitariste. Evidement, ce dernier ayant connu le succès avec son premier album "Edge Of Insanity" sorti en 1985, quatre titres proviennent de cet opus qui bénéficiait également, excusez du peu, de Billy Sheehan à la basse et de Steve Smith à la batterie. D'ailleurs depuis le début de sa carrière, le guitariste a su s'entourer des fines lames du circuit, comme Tony Franklin à la basse ou Deen Castronovo à la batterie. Toute la magie de Tony se retrouve donc tout au long de cette "collection", car à l'inverse de nombreux guitaristes, l'américain a su construite de chansons vraiment mélodiques, mettant en avant une technique hors pair, mais sans jamais être prise de tête avec un défilement de notes sans fin. Comme Patrick Rondat ou Vinnie Moore, Tony a compris que la technique doit être au service de la musique et non l'inverse. (Yves)

 

 

THE MACHETE – UNTRUE

(2007 – durée : 42’59’’ – 11 morceaux)

Les cinq Finlandais de The Machete sont de retour pour un deuxième album dans la continuité de leur premier opus sorti en 2005. Le groupe reste dans un registre thrash moderne incluant dans sa musique des influences hardcore, death, et métal-core. La production est encore une fois très soignée et le son du groupe n’en est que renforcé et plus agressif. La majeure partie du cd se voit composée d’une alternance de riffs thrash rapides parsemés de passages mélodiques, mais certains morceaux plus originaux permettent au groupe de modifier le tempo, et de bouleverser le rythme général de l’album ("Ignorance"). Les titres les plus puissants restent tout de même les compos aux riffs thrash rapides accompagnés de quelques vocaux grave à la limite du death et de break hardcore intenses et  lourds ("Blow by blow", "Ready for blood", "Life sold"). Dommage que le groupe n’a pas cherché à varier encore un peu plus ses titres, l’album ne m’aurait pas procuré ce sentiment de lassitude et de répétition sur la fin. Une assez bonne surprise, à tester avant d’acheter. (Sebb)

 

 

MACHINA DEUS EX – FIGURINES

(2008 – durée : 11 morceaux)

Combo français, Machina Deux Ex se situe dans la lignée de combos tels que Lacuna Coil ou Theater Of Tragedy. On se retrouve ainsi avec un chant féminin parfois agrémenté d’un chant masculin, le tout sur fond de guitares métal avec quelques touches d’électro ("Carcinogenic"). Si le chant sibyllin de Sandrine est carré et apporte un réel plus à l’album ("So Tired"), le chant plus criard de Gregory se montre plus limite dans un registre éraillé, alors que quand il chante dans un registre clair, cela passe beaucoup mieux.  Il reste qu’à part ce point, le reste est relativement bien fait, de l’artwork travaillé, aux différentes compos qui mélangent métal et machines ("Deep Coma") le tout comprenant également plusieurs passages plus atmosphériques ("On The Verge"). (Yves)      

 

 

MACHINE HEAD – THE BLACKENING

(2007 – durée : 61’14" – 8 morceaux)

Avec quatre titres sur huit dépassant les 9 minutes, l’on pourrait presque croire que Machine Head s’est lancé dans le prog métal (encore que !!!, voir ci-dessous), mais ce serait faire fausse route, car le combo de Robb Flynn nous envoie en pleine tronche  un manifeste trash du plus bel aloi. Cela dépote un max, les riffs se veulent agressifs ("Aesthetics Of Hate"), tout comme le chant rageur, mais qui joue aussi sur les nuances avec un chant plus clair ("Beautiful Mourning", "Halo"). Les structures des titres se révèlent également très élaborées et à côté de parties très modernes, l’on retrouve des plans typés "heavy classique", des alternances de rythmes lourds avec des passages plus mélodiques ("A Farewell To Arms") avec même des incursions dans le prog métal (on pense à Pain Of Salvation sur "Now I Lay Three Down") qui rendent certains morceaux vraiment épiques et contribuent à rendre cet album incontournable pour tous les fans de trash mais également de métal au sens plus large. Excellent tout simplement. (Yves)

 

 

MACHINE MEN – ELEGIES

(2005 – durée : 45'09" – 10 morceaux)

Si vous appréciez Iron Maiden, mais également Queensrÿche et Edguy, Machine Men vous est destiné, car ces finlandais se complaisent dans ce type de métal mélodique tout en ayant une approche moderne. La voix d'Antony, qui est un mélange de Bruce Dickinson (Iron Maiden) et de Tobias Sammet (Edguy), sied à merveille à ce type de compos "rentre dedans" ("Falling", "Back From The Days", ...) mais qui possèdent néanmoins des bases mélodiques solides, grâce à la présence des deux guitaristes J-V et Jani qui s'en donnent à cœur joie. Il est à remarquer que le groupe ne cache d'ailleurs pas ses influences, puisqu'il reprend en fin d'album, le morceau "Freak" qui n'est autre qu'un titre de Bruce Dickinson. Les titres s'enchaînent, avec au gré de l'album des ambiances plus tempérées ("October") qui associées, à un niveau technique élevé et à une production claire (ces deux éléments étant récurrents chez les nordiques) rendent cet album très agréable à l'écoute. (Yves) 

 

 

MACTÄTUS - SUICIDE

(2002 - durée : 41’21’’ -  10 morceaux)

Le mois dernier, nous en tenions une belle couche de groupes tarés à présenter, il en fallait bien un ce mois-ci...Mactätus est de la tendance Black Metal, bien que son rythme est un pur trash!! Niveau gratte, y a rien à dire, bien que ça manque de solos...le chant est le traditionnel black, ni plus ni moins...Néanmoins, il est aussi regrettable de voir que l’ambiance environnante (qui fait la richesse des bons groupes de Black) est presque inaudible, la batterie en est presque au même point. C’est pas dégueulasse, mais y a mieux...Bref un groupe de Black Metal à rajouter sur la (longue) liste...Espérons que la prochaine galette aura quelque chose de nouveau à offrir...      (Pilou)

 

 

MAD MAX – NIGHT OF WHITE ROCK

(2006 – durée : 43'53" – 11 morceaux)

Encore un groupe de hard mélodique qui fait son retour, puisque ce groupe allemand a commencé sa carrière en 1984 avec l'album "Rollin' Thunder" puis les albums "Stomchild" (1985) et "Night Of Passion" (1986) qui permirent au combo de tourner notamment en compagnie de Stryper et Pretty Maids. Puis vint le split suite au départ du chanteur Michael Voss qui monta Casanova, le batteur Alex Kruse allant rejoindre Jaded Heart, alors que le guitariste Juergen Breforth créa Tanner, un combo mélodique comprenant un chant en allemand. On entendit reparler du combo en 1999/2000 avec l'album "Never Say Never" qui s'apparenta plus à un projet commun Voss/Juergen. Exerçant en parallèle en tant que producteur pour différents artistes tel que Biss et collaborant notamment au projet Silver, Michael Voss décida de reformer avec ses compères Mad Max en 2005, dont on retrouve le résultat aujourd'hui sous la forme de ce nouvel album studio qui est très axé mélodique mais agrémenté de riffs hard ("To Hell And Back Again", "Losin'it", …). La voix de Michael Voss n'a rien perdu de sa verve (je l'avais d'ailleurs constaté de visu lors du concert exceptionnel donné par Casanova au United Forces of Rock), et se laisse toujours écouter dans ce registre médium qui fait merveille évidement sur la ballade de l'album ("Unbelievable") sans pour autant être à la traîne sur les titres plus rentre dedans ("Sun", "Upon My Soul"), sauf sur le seul titre un peu faible de l'album ("Raise Your Voice"). Voilà donc un album agréable qui se clôt sur un petit instrumental acoustique "(Just A) Melody"  et qui plaira aux adeptes de combos tels que Casanova (le côté hard en plus) ou Bonfire. (Yves)

 

 

MAD MINSTREL – FALLEN CITIES

(Durée : 46'53'' - 8 morceaux)

Ami du cercle des barbares bonsoir, pourquoi Barbare? Parce que Mad Minstrel s'inspire directement des textes de Robert E. Howard, le créateur de Conan le Barbare...  Le groupe tire aussi son inspiration des groupes des 70's tels que Pink Floyd et Iron Maiden. Concrètement, c'est clair qu'il faut aimer le style 70's. Je ne suis pas fan de cette époque, mais le groupe parvient quand même à attirer l'attention, par les textes et par leurs arrangements. Un groupe sur lequel il ne faut à mon avis, pas coller d'étiquette. Tout simplement un groupe à découvrir. (Pilou)

 

 

MAEDER

(2007 – durée : 41’28" – 12 morceaux)

Originaire d’Australie, Maeder accroche tout de suite nos oreilles, par son hard rock qui mélange influences Led Zeppelin ("Never Last"), AC/DC ("Another Thing Comin’"), Guns N’ Roses ("No Grass Is Greener Than Your Own"), The Black Crowes ("Business In Me")  et rock mélodique ("Future Story"). Ce quatuor énergique ne prend pas des chemins détournés pour nous faire taper du pied, c’est direct et la voix éraillée sied à merveille à ce hard rock sans fioritures. Au passage, Maeder nous balance une ballade  ("Night And Day") au piano et violons, histoire de prouver que question feeling, il s’y connait également, tout en permettant de souffler un peu avant de plonger à nouveau dans ce hard chauffé à blanc. (Yves)  

 

 

MAGELLAN – SYMPHONY FOR A MISANTHROPE

(2005 - durée : 46'59" – 7 morceaux)

Autant les amateurs de rock progressif vont se réjouir d'entendre un nouvel album de Magellan autant les détracteurs du groupe vont fuir le groupe sous prétexte que les morceaux du combo sont trop complexes. Cela pouvait se concevoir avec les premiers albums composés par les frères Gardner (Trent – chanteur et claviériste et Wayne – guitariste et bassiste), autant cela paraît injustifié, car le groupe a rendu depuis quelques temps sa musique plus accessible. De plus, d'autres musiciens viennent prêter main forte au duo, notamment Stephen Imbler au piano ou encore Steve Walsh (Kansas) aux claviers.  Même si certains morceaux sont relativement longs entre six et huit minutes avec même une durée de dix huit minutes, pour le titre "Cranium Reef Suite" (avec ses nombreux breaks et ses nombreuses influences passant de Yes à Genesis avec une pointe de Dream Theater), l'album s'écoute avec facilité et l'on n'a pas envie de presser sur la touche "stop" au milieu d'un morceau. "Symphony For A Misanthrope", qui est le sixième album du groupe depuis 1991, comprend des parties classiques ("Symphonette", "Pianissimo Intermission" au titre explicite), une belle ballade ("Wisdom" un peu à la Pink Floyd), des titres qui comprennent des parties heavy ("Why Water Weeds ?, "Doctor Concoctor" avec ses riffs lourds) avec toujours ce style bien propre au groupe qui devrait ratisser large puisque la musique du groupe pourra séduire aussi bien les fans de métal progressif actuel que les adeptes de progressif classique. (Yves)  

 

 

MAGICA – HEREAFTER

(2007 – durée : 50’26’’ – 11 morceaux)

Troisième opus pour Magica, formation roumaine, qui propose un metal symphonique à voix féminine. C’est carré, abouti, parfaitement en place même si au niveau originalité cela manque de prise de risques, puisque musicalement cela n’est pas très éloigné de Nightwish (période Tarja) avec une influence Edenbridge, autre combo symphonique originaire d’Autriche. Quelques touches différentes sont néanmoins présentes, comme sur "Turn To Stone" et ses claviers façon "Europe" de l’époque "The Final Countdown". Vocalement, Ana Mladinovivi s’avère parfaite avec une prestation qui oscille entre lyrique et chant classique. On notera également la présence de quelques légères touches prog. sur "Energy For The Gods", titre qui comprend également un chant masculin, puissant mais non guttural, ainsi que des parties de guitares assez métal sur plusieurs compos. Au final, un bon album mais qui ne se différence pas Magica de la majorité des combos déjà présents sur ce créneau. (Yves)

 

 

MAGNITUDE NINE – DECODING THE SOUL

(2004 – durée : 45’55’ – 10 morceaux)

La "magnitude 9" représente une alternative intéressante au fan de métal progressif qui est à la recherche d’un combo métal qui sait jouer mais qui ne se prend pas la tête avec des compositions longues et hyper techniques. Evidemment, ce groupe pourra également séduire les fans de Dream Theater, mais s’adressera aussi à ceux veulent découvrir une musique plus accessible. Proche parfois des américains de Fates Warning, Magnitude Nine se rapproche également de Queensrÿche à la fin de l’album (Thirty Days Of Night, Sands Of Time). Suivant le même démarche sur la route de la reconnaissance que Poverty’s No Crime (chroniqué dans le numéro précédent), le groupe peut compter sur son expérience bâtie sur ses précédents albums grâce notamment à des compositions bien structurées qui accrochent tout de suite l’auditeur tout en fourmillant d’idées (les riffs tendus sur "To Find A Reason", l’alternance de rythmes sur "Walk Through The Fire" ou l’approche plus heavy sur "Dead In Their Tracks"). De surcroît, la pochette est très réussie, renforçant encore le contenu de l’album. (Yves)

 

 

MAGNUM – INTO THE VALLEY OF THE MOONKING

(2009 – durée : 58’35’’ – 12 morceaux)

Encore un groupe de vétérans bien actifs, puisque Magnum dont le nom apparut pour la première fois en 1972 n’a cessé depuis sa reformation en 2002, de partir en tournée et de sortir des albums. Le nouveau venu s’intitule "Into The Valley Of the Moonlight" et s’inscrit dans le hard rock mélodique que le groupe a toujours développé. Le duo, Tony Clakin aux guitares et Bob Catley au chant, a à nouveau composé des titres accrocheurs ("All My Bridges") taillés pour la scène avec également de belles ballades, dont "The Moon King", où Tony nous fait découvrir un touché bluesy. Utilisant à bon escient différentes rythmiques, du rock, au mi tempo, en passant par des moments calmes, avec des claviers prépondérants, le combo british a réussi, une nouvelle fois, à proposer un album de qualité le tout présenté avec une superbe pochette. (Yves)

 

 

MÄGO DE OZ – GAIA

(2003 – durée 72’43’’ – 12 morceaux)

Les années passent, les albums se suivent et Mägo De Oz continue à nous offrir des albums de haute volée qui confirment son statut de leader du métal ibérique. Après un dvd haut en couleur (chroniqué dans Passion Rock n°30), le nouvel album des espagnols ne fait que renforcer ce sentiment, que ce groupe est vraiment unique avec ses chœurs majestueux, l’intégration d’instruments traditionnels (flûte, violon, …), le tout sous le couvert d’un métal foncièrement original. Ainsi après une morceau d’ouverture symphonique, l’on se retrouve avec une ballade empreint d’émotions suivi d’un morceau heavy où alternent flûtes, guitares et claviers façon Deep Purple. Ces mélanges se succèdent tout au long de l’album et chaque instrument à un rôle bien précis. Accentuant encore le côté médiéval et festif de sa musique avec toujours un chant en espagnol qui passe très bien, Mägo De Oz confirme que le hard s’accommode à tous les styles. (Yves)

 

 

MÄGO DE OZ – RAREZAS

(2006 – cd1 : durée : 45'35" – 10 morceaux /cd2 : durée : 66'02 – 10 morceaux)

Ce double cd du groupe hispanique Mägo De Oz est comme son titre l'indique, même si l'on ne maîtrise pas l'espagnol, composé uniquement de raretés, de titres live inédits ainsi que de reprises très sympathiques. C'est ainsi que l'on retrouve "Man On The Silver Mountain" de Rainbow interprété avec Doro, "Strange World" d'Iron Maiden, "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin ou encore "Concierto Para Ellos" de Baron Rojo, combo hispanique qui faut-il le rappeler a été le précurseur dans son pays pour tout ce qui touche au métal. Combo scénique par excellence, Mägo nous époustoufle avec quatre titres live, dont deux à Mexico avec un public qui fait corps avec le combo. Les inédits studio sont également excellents, résultat de ce mélange unique que le groupe à trouvé grâce à l'utilisation de violons, de la flûte (même sur les reprises) qui rendent ce métal festif unique. (Yves)

 

 

MAHATMA – PERSEVERANCE

(2007 - durée : 56’43’’ – 11 morceaux)

Vous n’en pouvez plus d’attendre le nouveau Testament et vous avez déjà réservé votre Death Angel ? Alors lisez attentivement ce qui suit. Mahatma propose un thrash speed, agressif et fouillé qui composerait un joli mix entre le Testament récent et le Metallica des débuts. Des riffs entraînants, de très bons solos et une vraie voix thrash (ni heavy, ni death) qui dose la brutalité à merveille. Tout cela fleure bon la Bay Area un poil modernisée ainsi que les vieux Sepultura et n’offre certes pas une originalité fracassante, mais quelle énergie. Une très bonne surprise de vrai thrash metal briseur de nuques sans voix mielleuse, sans chœurs et sans montée dans les aigus. Cela faisait un bail que des nouveaux venus ne m’avaient autant enthousiasmé dans le style. En bonus, une excellent reprise du Painkiller de Judas Priest proche de l’original sur le plan instrumental avec une touche personnelle au niveau du chant. (David)

 

 

MAÏ-AK AFFAIR – UN MONDE MERVEILLEUX

(2006 – durée : 48'34" – 12 morceaux)

Pour ma première chronique dans Passion Rock j'ai choisi de vous présenter le troisième opus d'un groupe  dont la reconnaissance est certaine dans la région. Leur musique oscille entre rock progressif et chanson française. Alors certes une première écoute pourra déstabiliser certains auditeurs, cependant on se laisse vite prendre au jeu! J'ai été séduit par l'incroyable mélancolie qui se dégage de ces textes tous signés Jean Tugler même si l'ombre d'Ange plane sur le groupe. En effet Ch. Descamps signe la musique et les paroles de "Bout de Ficelle". Il m'a semblé que Manset, Ferré n'étaient pas très loin ! Côté musique le style assez dépouillé fait mouche à chaque coup : le final sur "Un monde Merveilleux" m'a enthousiasmé ainsi que l'instrumental "Lisa II". Le bagage technique des musiciens sert à merveille une musique sobre, intimiste et profonde. Souhaitons que ce nouvel opus rencontre son public ! (Laurent)

 

 

MAJESTIC VANGUARD – BEYOND THE MOON

(2005 – durée : 51'06" – 10 morceaux)

La Suède est vraiment un vivier pour la musique et chaque mois, nous apporte son lot de nouveaux combos. Ce mois-ci, l'un des groupes nordique qui a accroché mon oreille se nomme Majestic Vanguard, composé de musiciens qui jouent ensemble depuis plus d'une décennie, le dernier venu étant le chanteur Peter Sigfridson qui a intégré le combo en 2003 et qui est l'un des points forts du combo, car son chant clair est vraiment excellent, d'autant plus qu'il n'a pas besoin de monter dans les aiguës pour monter ses capacités. Majestic Vanguard fait partie de cette vague de groupes dit "chrétiens" pour qui la religion tient un grand rôle, la musique devant être pour eux le moyen d'exprimer leur amour envers leur créateur, les références à ce dernier étant présentes tout au long de cet album. En ce qui concerne la musique à proprement parler, elle est ancrée dans un registre métal mélodique assez large, car englobant des combos tels que Nocturnal Rites, Masterplan, Rob Rock, Veni Domine, Dream Theater, …On pense également à Angra ("Emotions Of A Picture") ou Freedom Call ("Tears In Neverland"). Utilisant à bon escient la flûte ou les violons, pour apporter différentes atmosphères, le combo bénéficie également d'un guitariste Johan Abelson éduquée à l'école Yngwie Malmsteen qui se fend même d'un très beau instrumental entièrement à la guitare sèche sur "The Angels Dance". Premier album pour ce combo qui même s'il n'est pas plus original que les autres peut se vanter d'un niveau de qualité remarquable. (Yves)     

 

 

MAJESTY – SWORD & SORCERY

(2002 – durée : 57’56’’ – 9 morceaux)

 Ce groupe formé en 1997 et auteur l’année dernière d’un premier album "Keep It True " qui avait reçu des éloges dans de nombreuses revues européennes, nous propose son deuxième album dont les influences sont ancrées dans le heavy traditionnel et des groupes tels que Manowar, Virgin Steel et Warlord. D’ailleurs la voix de Tark Maghary n’est pas sans rappeler celle de David De Feis, chanteur de Virgin Steel. Les morceaux sont puissants, lyriques et en les écoutant on s’imagine sans peine être sur un champ de bataille en train de vaincre tous les ennemis du métal. Les parties de guitares lorgnent également vers Iron Maiden sur le titre "Ride Silent" prouvant une nouvelle fois, l’influence de la Vierge de Fer sur de nombreux combos. A noter que ce groupe n’est pas à confondre avec le groupe Majestic, dont l’orthographe se rapproche de celle de Majesty (Yves)

 

 

MAJESTY - REIGN IN GLORY

(2003 – durée : 65’13’’ – 10 morceaux)

Il est clair que toute personne écoutant Majesty ne pourra que faire le rapprochement avec les guerriers de Manowar, car les deux combos utilisent la même image épique, la même approche dans les textes (Heavy Metal Battlecry, Defender Of The Brave, Heroes, Troopers Of Steel, …) et une manière identique d’interpréter le métal, basé sur une chant et des riffs puissants. On n’est pas là pour rigoler, frères de sang, le métal est à glorifier et à défendre (la bataille commence d’ailleurs sur l’intro du titre Will Of The Cobra où l’on peut entendre des combats). Un poil plus mélodique (Into The Stadiums) grâce notamment à des claviers et un peu moins lourd que la bande à Eric Adams, Majesty possède néanmoins de sacrés qualités, car faisant abstraction de la ressemblance avec Manowar, le groupe est vraiment puissant (Defender Of The Brave) et intègre dans ses rangs, Tarek MS Maghary un chanteur puissant qui sait moduler ses interventions. Un groupe à voir en tournée avec Crystal Ball et Udo. (Yves)

 

 

MAJESTY – HELLFORCES

(2006 – durée : 48'16" – 12 morceaux)

Malgré un look, vu et revu (cuir noir et bracelets), je dois à chaque fois m'incliner par la qualité des compos de ce groupe allemand, car son "true métal" est vraiment digne d'intérêt. Cherchant toujours à défendre le vrai métal, à la manière de Manowar, Majesty propose des textes qui défendent la cause de notre musique ("Heavy Metal Desire", "Metal Law 2006") alors que d'autres sont empreints de fantastique. Ce troisième album de ce quintette apporte néanmoins quelques différences par rapport à ses prédécesseurs ("Keep It True" en 2001 et "Sword & Sorcery" en 2002), notamment par le fait de l'incursion d'un chant féminin lyrique sur deux titres ("Dance With The Demon" et "Guardians Of The Dragon Grail") et une orientation plus mélodique grâce aux des refrains plus accrocheurs ("Sons Of A New Millennium") et des claviers plus en avant avec même une approche hyper fm sur "Like A Raptor" qui par son refrain fait penser à Alice Cooper époque "Trash". L'ombre de Virgin Steele n'est également pas très loin sur cet album qui conjugue "true métal" avec aspects plus mélodiques. (Yves)

 

 

MALEDICTION – ESCLAVE DU VICE

(2004 – durée : 43’49’’ – 9 morceaux)

Ce qui frappe d’emblée à l’écoute du deuxième album de Maledicion, c’est son extrême puissance et l’homogénéité des compositions. Il est vrai que le groupe a enregistré une partie de cet album dans son studio personnel lui permettant ainsi de peaufiner tous les détails et qu’il a eu la bonne idée de confier le mixage à Fred Rochette (Fifty One’s) qui a sû doter l’album d’un son impressionnant. Toujours chanté en français, les textes s’inscrivent dans la veine du premier album avec leur côté noir (Justice Assassine, Hérésie, Vers l’Enfer,…) avec un coté plus abouti que sur leur précédente livraison. Le chant de Sylvain Mollard est toujours aussi incisif et quand sa voix monte dans les aiguës, elle ne faiblit pas. Les guitares ont un son très heavy et le jeu de Sylvain et celui de Mathieu s’harmonisent à merveille pour aboutir à un hard rock puissant et surtout très actuel. Les compositions sont beaucoup structurées et également plus variées que par le passé. Il ressort donc à l’écoute des neufs morceaux que comporte cet album, que le groupe de Laon a fait plus qu’un pas mais vraiment un bond en avant. (Yves)

 

 

MALEVOLENT CREATION – CONQUERING SOUTH AMERICA

(2005 – durée : 60’01’’ - 15 morceaux)

Un live de Malevolent Creation, ça ne se refuse pas, surtout quand la set list est largement dirigée vers les vieux titres du groupe, ceux qui faisaient péter un bon death old school. Enregistré en 2003 en Amérique du sud lors de leur tournée “The Will To Kill”, on ne trouve pourtant que peu de titres de cet album puisque ne sont présents que “All That Remains” et “Rebirth Of Terror”, les autres étant tirés d’albums plus anciens. Passant malheureusement complètement sous silence les albums pourtant excellents que sont “In Cold Blood” et “Stillborn”, le groupe semble avoir compris que le plus intéressant de son répertoire se trouve au début des années 90, et nous balance pas moins de quatre morceaux de “Retribution”, deux du premier “Malevolent Creation”, et quatre extraits de “Blood Brothers”. Les plus récents sont apparemment choisis parmi les titres les plus violents ( avec des bombes comme “To Die Is At Hand”, “Kill Zone” ou “Manic Demise”). Au total 15 morceaux qui font parfaitement ressentir l’ambiance d’un live du groupe américain, avec les nombreuses interventions du chanteur qui harangue le public présent ce soir là. Le son est plutôt bon, même si les doubles grosses caisses sont beaucoup trop présentes, et le chant un peu en retrait. Mais après deux ou trois titres on s’habitue à cette configuration sonore, et on peut pleinement apprécier ce qui s’impose à mon avis comme l’un des meilleurs enregistrements live d’un groupe death métal. Indispensable pour les fans du groupe, et de pur death en général ! (Stench)

 

 

MALEVOLENT CREATION – DOOMSDAY X

(2007 – durée : 49’46’’ – 12 morceaux)

Ah! Voilà du neuf du coté de Malevolent Creation, enfin plutôt du vieux je devrais dire… Et pour cause, le retour de Brett Hoffman (chanteur original) et de Jason Blachowicz (basse), qui avec Phil Fasciana  (guitares) nous ramène à 60% du line up du premier album. Ajoutons aux trois gaillards le come-back de Jon Rubin pour la seconde guitare, et on obtient, exception faite du batteur, la formation de 1993 et de l’incontournable "Stillborn". Tout ceci laisse évidemment présager un album plus que bon. Les atouts majeurs de ce nouvel opus des Américain peux se résumer en deux mots : brutalité et vitesse. Les titres joués sont des pépites de hargne mêlant riffs rageurs, solos déchirant et blast furieux. La production, un peu meilleure que pour le dernier album, permet de prendre entièrement conscience du professionnalisme des musiciens et du groupe. Chaque blast ou riff est joué avec précision, et les solos sont des perles étonnantes ("Dawn Of Defeat", "Prelude To Doomsday"). Pour leur 20 ans de carrière et leur dixième album, Malevolent Creation a réussi à surpasser leur précédente réalisation, mais toutefois sans arriver à récréer l’excellence des ses premiers opus. Espérons que le line up restera sous cette forme assez longtemps pour retrouver l’essence essentielle à la création d’un chef-d’œuvre. (Sebb)

 

 

MALLEUS MALEFICARUM  - DES BIBLES, DES HYMNES, DES ICONES

(2004 – durée : 46’36 - 10 morceaux)

Nouvelle production pour ce groupe français à la réputation de taille, qui se bat maintenant depuis un paquet d’années pour poser sa suprématie sur la scène black métal française et internationale. Est-ce avec ce disque qu’ils atteindront ce but ? Seul l’avenir nous le dira, mais il est déjà certain que le groupe possède des atouts entre ses mains. Le groupe va droit au but, et nous propose un true black métal sans pitié, et tous les ingrédients qu’on est en droit d’attendre d’une telle production sont présents : rythme très rapides, riffs ultra basiques et sombres, ambiances plus posées presque mélodiques, chant criard, etc., etc., les clichés sont tous présents, jusqu’à la conception du booklet, tout en noir et blanc, avec photo des gars maquillés jusqu’à l’os. Autre chose qu’on retrouve souvent dans la scène black française : le chant en français ; c’est sans doute une volonté de préserver une identité à la scène française, mais bon, je n’accroche pas trop (de toute façon, faut être honnête, il faut être très compétent pour comprendre que les paroles sont dans notre langue…). Pour résumer, voilà un bon disque de pur black dans la meilleure lignée norvégienne. Quel est le problème alors ? Si les puristes vont sans doute se délecter, comment le groupe pourrait-il s’imposer avec une musique qui ressemble tant à ce qui est déjà fait un peu partout ? Un cd hommage, sans doute, et fait de fort belle manière, mais qui manque par la même occasion de personnalité. (Stench)

 

 

MALMONDE – EVA

(2005 – durée : 45’47’’ – 13 morceaux )

Amateurs de gros riffs lourds et hachés venez donc écouter "EVA" le 2ème opus  du groupe. Malmonde est à l’image d’un stroboscope, ça flash, pétille, perturbe l’esprit, et ça rend hystérique. Lorsque la batterie et la gratte accélèrent, elles arrivent à vous mettre dans une sorte de transe électro. L’atmosphère de chaque morceau est soignée avec de belles ambiances électroniques, ("Behind Me", "La Ronde"…). Les riffs vous placent en orbite pour headbanguer et surtout pour faire face à cette partie instrumentale tourbillonnante et envoûtante. Véritable tube du cd "En Haut des murs" (le clip figure sur le cd !) donne envie de sortir ses tripes à tout va pour accompagner le refrain. Chaque titre arrive à garder une connotation mystique ou étrange. Du coup les riffs prennent des ailes comme sur "La Ronde", "My Way", "No Trespassing". Cette dernière lâche des séquences très agressives qui se terminent comme un coup sur la nuque. Le chant y est plus crié et termine par de sombres murmures. "Revolution" clôt le cycle des blasts. Un chant aérien fait son apparition dans une sorte de ballade mêlant brouilla de guitares et nappes de synthé puis une conclusion acoustique. Des français qui nous font plaisir avec un tel son ça ne court pas les rues. (Yann)

 

 

MALPRACTICE – TRIANGULAR

(2008 – durée : 50’12’’ – 8 morceaux)

Ok, le nom finlandais de ce groupe n’est pas vraiment accrocheur au même titre que la pochette de son cinquième album, par contre le prog métal de ce groupe est vraiment sympa à écouter. Le timbre légèrement aigue de son nouveau chanteur Aleksi Parviainen passe très bien, alors que musicalement, les compos sont prog sans être complexes tout en étant heavy mais aussi très mélodiques. On retrouve des petites touches à la Fates Warning,  Megadeth ("Deception"), Queensrÿche et Dream Theater. Le groupe démontre d’ailleurs tout son savoir faire en plus de huit minutes sur l’instrumental "Triangular" qui intègre en son milieu un break calme avec un solo aérien de guitare avant de reprendre sur une partie bien heavy pour enchaîner sur un plan prog bien complexe. Intéressant, d’autant que, juste après, le combo brouille les cartes avec une ballade prouvant au passage qu’il a plus d’une corde à son arc. (Yves)

 

 

 

MANATARK – CHOAS ENGINE

(2004 – durée : 37’51 – 8 morceaux)

Suite de notre tour du monde du métal, voilà un groupe d’Estonie… Bon, je ne sais même pas où se trouve ce sûrement charmant pays, mais il a l’avantage de nous proposer un groupe très professionnel. Si on m’avait demandé de deviner la provenance de Manatark, j’aurais dit la Norvège tant la black métal de ce quartet est inspiré par les groupes scandinaves. Pas original pour un sous, le groupe nous pond une œuvre qui répond parfaitement à ce qu’on peut attendre d’un disque de black métal. Parfaitement exécutée, la musique est typiquement norvégienne, et particulièrement proche des albums les plus récents d’Immortal. Très froide, glaciale par moment, l’ambiance générale de ces huit titres baigne dans la noirceur, renforcée par l’apport de rares mais efficaces arpèges et autres passages lents. En effet, toujours à l’image d’Immortal, Manatark  ne se contentent pas de jouer très vite, ils se prennent parfois le temps de laisser se développer des ambiances plus glauques, aidés en cela par des notes de clavier simples et surtout pas étouffantes. Bien entendu tous les clichés sont réunis, mais pour peu qu’on ne cherche pas la perle rare qui révolutionnera le genre, ce disque devrait convenir aux vrais fans de black métal qui y trouveront de quoi passer de sombres soirées. A noter : le groupe embarque avec Mayhem sur toute leur tournée européenne… n’hésitez pas à les soutenir ! (Stench)

 

 

MANIGANCE – D’UN AUTRE SANG

(2004 -  durée 55’14’’ – 11 morceaux)

Pour Manigance, le défi avec ce nouvel album était de confirmer le succès du précédent album "Ange Ou Démon" qui leur avait permit d’être reconnu en Europe et surtout de réussir une percée remarquable au Japon. Après écoute des nouvelles compositions, il s’avère que le groupe n’a pas trop de soucis à se faire, car  "D’un Autre Sang" est la continuité du précédent opus avec une plus grande maturité. Les textes ont été soignés au même titre que les compositions qui renforcent encore le sentiment que les chroniques positives dans le monde entier du précédent album (album du mois dans le magazine allemand "Heavy Oder Was !, …) ne sont pas le fruit du hasard. Utilisant les ficelles du métal progressif pour façonner leur heavy, les frenchies de Manigance représentent vraiment le renouveau du hard "made in France". D’ailleurs, ce n’est pas Cede Dupont (Freedom Call & Symphorce) qui vient poser un solo sur  "Maudit" ou Ronnie Atkins et Ken Hammer de Pretty Maids qui viennent jammer sur "Future World" avec le groupe (plage cd rom de l’album) lors de la soirée des trophées Hard Rock le 06 avril 2003 (plage cd rom de l’album) qui me contrediront. Deux preuves supplémentaires qui démontrent que Manigance a encore de beaux jours devant lui. (Yves)

 

 

MANIGANCE – L'OMBRE ET LA LUMIERE

(2006 – durée : 64'26" – 12 morceaux)

L'ascension des béarnais de Manigance n'est pas prête de s'arrêter, car le combo sans brûler les étapes, arrive à chaque nouvel album à apporter une nouvelle pierre à son style. Le son Manigance est tout de suite reconnaissable avec une accentuation sur les orchestrations qui ont été plus travaillées avec une mise en avant des claviers de Florent Taillandier permettant d'apporter une coloration "métal progressif" plus accentuée que par le passé. Les guitares de Bruno Ramos et de François Merle abattent un boulot considérable aussi bien en rythmique que sur sans les solis, soit seuls soit en duels avec les claviers. Le chant de Didier Delsaux est toujours aussi limpide permettant à tout un chacun de comprendre les textes qui représentent, comme il me l'a confié récemment lors d'une interview (diffusée sur RDL), un challenge à chaque fois, car le français reste une langue très dure à mettre en musique, notamment au niveau du métal. Rien ne manque à cet album, qui fait suite au très réussi "D'un Autre Sang" sorti en 2004 et l'album live paru quelques temps après, de la belle ballade à la guitare acoustique ("La force des souvenirs") à l'instrumental ("Labyrinthe") qui clôt cet album qui devrait permettre au groupe de bénéficier d'une reconnaissance internationale plus conséquente, à la hauteur de ses qualités. (Yves)

 

 

MANNHAI – HELLROAD CARAVAN

(2006 - durée : 44’31’’- 11 morceaux)

Mannhai, Samourai et les couleurs m’ont fait penser à Die Apokalyptischen Reiter qui sort son nouvel album prochainement, mais nous n’en sommes pas là. Ce combo qui nous vient de Scandinavie à pour frontman celui d’Amorphis, Pasi Koskinen. Le style de ce groupe vous fera très vite penser à du Black Sabbath ou du stoner rock. Vous l’aurez donc compris, le rock délivré par cette très bonne production finlandaise, se veut lourd et énergique. La vitesse des morceaux permet de s’imprégner de l’ardeur du rock'n'roll et de la puissance du métal. Il faut dire que les compos sont bien variées, cela éloigne l’ennui et fait passer ce disque encore plus vite que ses 45min. Vous pouvez télécharger le clip du single qui est resté plus de trois semaines dans le top 10 des ventes en Finlande ( plus intéressant pour la musique que pour les images ) sur leur site Internet :  www.mannhai.com (Yann)

 

 

MANOWAR – WARRIORS OF THE WORLD

(2002 – durée : 48’00’’ – 11 morceaux)

Voilà l’album type qui risque de diviser la communauté métal, car jusqu’ici Manowar était considéré comme le groupe ultime : celui qui jouait le plus fort du métal puissant, lourd et heavy. Le premier morceau de cet album en est d’ailleurs le reflet, car c’est un morceau représentatif du répertoire des guerriers du métal : un chant puissant, une basse tonitruante, des riffs de guitares acérés et un batteur qui martèle ses fûts. Mais pour le bonheur des uns et pour le désespoir des autres, les quatre américains ont pris des risques en nous proposant des morceaux surprenants dont le point de mire est le morceau "Nessun Dorma" écrit par Giacomo Puccini sur lequel Eric Adams prend des intonations à la Pavarotti le tout enrobé de violons !!!. Et que dire du morceau "An American Trilogy" , morceau très calme et qui nous fait immanquablement penser au King Elvis Presley. Le morceau instrumental "The March"  risquera également de vous étonner avec ses arrangements classiques. Quelques morceaux métal sont néanmoins présents sur ce nouvel album, mais l’ensemble reste très surprenant. Reste à savoir quelle va être la réaction du public. Pour ma part, je ne peux que saluer les risques pris par le groupe, car le résultat bien qu’étonnant au premier abord, se révèle au fil des écoutes envoûtant, prouvant la qualité des musiciens composant ce géant du métal. (Yves)

 

 

MANOWAR – THE SONS OF ODIN

( 2006 – durée : 24'18" – 5 morceaux)

En préparation de leur futur album et de leur tournée européenne, tous les deux prévus en 2007, ainsi que pour donner un avant goût du double dvd "The Absolute Power - The Day The Earth Shook" enregistré lors de leur concert le 23 juillet 2005 au Earthshaker festival et qui sort fin d'année, les guerriers de Manowar nous proposent ce mini cd qui dure quand même 24 minutes. Les deux premiers morceaux sont tirés du Eathshaker avec "The Ascension" qui met en valeur l'orchestre symphonique qui accompagnait le groupe sur scène, le tout enchaîné au titre "King Of Kings" qui débute calmement avant d'exploser, avec un Eric Adams impressionnant vocalement au même titre que la basse tonitruante de Joey De Maio. Le titre suivant "Odin" est un titre de musique classique alors que "Gods Of War" est un titre mi-tempo avec des arrangements symphoniques qui donnent une grandeur épique à ce titre, alors que "The Sons Of Odin" est plus classique du style du groupe, puissant, avec un gros chant et une section rythmique qui pousse fort avec une fin symphonique accompagnée d'un narrateur, le tout se déclinant également sur un rythme pas trop rapide. Une version limitée est aussi disponible avec un dvd qui propose un reportage de la première convention "Manowar" qui s'est tenue lors du festival, le groupe en répétition avec l'orchestre classique, des photos, un aperçu du double dvd ainsi que les titres du EP mixés en 5.1. (Yves)

 

 

MANOWAR – GODS OF WAR

(2007 – durée : 73’51" – 16 morceaux)

Cinq années se seront écoulées depuis le précédent opus des guerriers de Manowar et je pense que c’est album va faire couler beaucoup d’encre, car "Gods Of War" va diviser les fans qui lui reprocheront son côté symphonique, ses interludes parlés et le peu de morceaux puissants, alors que d’un autre côté, certains vont apprécier ce concept album avec ses nombreux changements, ses morceaux calmes mais aussi épiques.  Pour ma part, je me situe dans ceux qui ont accroché sur cet opus, mais je ferai néanmoins deux reproches : les parties parlées sont en effet trop nombreuses et pourquoi sortir un livret illisible avec des caractères indéchiffrables ? Pour le reste, Eric Adams est toujours aussi majestueux au chant, la basse de Joey DeMaio omniprésente, la production énorme, qui nous restitue un Manowar grandiloquent qui se rapproche parfois de Rhapsody Of Fire au niveau des orchestrations, mais qui reste néanmoins très varié avec des titres a capella ("Army Of The Dead, Part I – Part II"), des hymnes guerriers ("King Of Kings", "Sleipnir", "Loki God Of Fire", "Sons Of Odin", …), un bonus track puissant ("Die For Metal" – tout un programme !) tout en étant surprenant puisque utilisant un riff que l’on croirait tiré de Led Zeppelin, une ballade symphonique "Hymn Of The Immortal Warriors", …bref, "Gods Of War" n’est pas l’album le plus direct de la discographie des américains, mais si vous prenez le temps de l’assimiler, vous apprécierez sa diversité. (Yves)

Contre-Chronique : Quand a moi, je me situe de l’autre côté de la bannière, du côté de ceux qui n’ont pas du tout apprécié cet album. J’ai réussi à tenir jusqu’à la 7e plage avant de jeter le cd aux oubliettes, et pour cause : 7 plages dont 3 morceaux pour une durée de 25 minutes !! Tout le reste du cd est du même acabit, la moitié voire plus n’est que papotage et passages instrumentaux (je me suis arrêté de compter aux alentour de la 13ème piste et j’étais arrivé à plus de 25 minutes de remplissage). Un album qui peut à la rigueur s’écouter en programmant uniquement les plages de réelles chansons, mais le meilleur de ce cd pour moi reste le coffret en métal. Et bientôt il devrait se vendre à prix assez bas, idée originale pour refaire le carrelage de la salle de bain. Grâce à ce nouvel album, Manowar a su laisser sa place de leader du true métal à Majesty… Merde, jamais j’aurais pensé dire ça un jour… (Sebb)

 

 

MANOWAR – GODS OF WAR – LIVE

(2007 – cd1 : durée : 77’33" – 14 morceaux / cd2 : durée : 37’14" – 8 morceaux)

Alors que leur dernier album studio "Gods Of War" avait fortement divisé la communauté métal, les guerriers de Manowar ont néanmoins décidé d’enfoncer le clou et de jouer une grande partie de cet album sur scène lors de leur récente tournée 2007 et c’est ainsi que le deuxième cd de ce double album live lui est pratiquement  entièrement consacré puisque sept titres sur huit sont tirés de cet album, le dernier titre étant la ballade "The Crown And the Ring" de l’album "The Hell Of Steel". Ayant apprécié "Gods Of War" dans sa version studio, je trouve qu’en live, les titres prennent encore plus d’ampleur et même si certaines parties "parlées" peuvent irriter le fan pur et dur, le reste est très réussi entre les orchestrations, la voix si claire d’Eric Adams, les claviers, les mélodies et il clair qu’avec les décors de scène, notamment le bateau viking, cela devait donner un résultat saisissant. Evidemment, les irréductibles pourront se jeter sur le premier cd qui comprend son lot de classiques ("Manowar", "Secret Of Steel", "Kings Of Metal", …) avec solo de basse de Joey DeMaio, larsens et tout la puissance heavy d’un des groupes les plus impressionnants au monde. (Yves)

 

 

MANTICORA – THE BLACK CIRCUS  - PART 1 – LETTERS

(2006 – durée : 47'30" – 12 morceaux)

Gros travail d'arrangements sur ce nouvel album des danois DE Manticora qui pour illustrer le premier épisode de cet album concept n'ont pas hésité à mélanger riffs rapides avec des chœurs travaillés ("The Black Circus") le tout entrecoupés de nombreux breaks. On sentait déjà poindre quelques belles qualités sur les précédents albums du combo, comme sur le quatrième album "8 Deadly Sins" (2004), mais celles-ci se trouvent décuplées sur ce nouvel opus. Les nombreuses parties symphoniques sont utilisées à bon escient et me rappelle par leur approche ce qui a été réalisé par Dimmu Borgir dans le black métal où Rhapsody dans le heavy. Orienté power métal avec des brides trash et des influences prog métal teintées de modernisme ("Gypsies dance Pt.1"), le style du groupe se veut varié et peut être comparé dans sa complexité à Beyond Twilight, groupe qui possède également une maîtrise instrumentale pour véhiculer son métal. Vivement l'épisode 2 prévue pour début 2007. (Yves)  

 

 

PAT MC MANUS – IN MY OWN TIME

(2008 – durée 48’43’’ – 12 morceaux)

Qui se souvient encore de Pat Mc Manus ? Allez, je vais vous aider : Pat était le chanteur/guitariste/violoniste du trio irlandais Mamas Boys, qui proposait un hard groovy et qui avait donné de nombreux concerts dans les années 90 dans la région, notamment à l’Atlantis à Bâle. En 1994, le groupe est devenu Celsus pour une orientation plus rock. En 2001, Pat monte High Voltage, un combo qui mélange blues avec des reprises des grands classiques de rock et c’est fin 2007, qu’il enregistre son 1er opus solo, qui est un superbe album de blues rock avec des compos chaudes qui nous font voyager vers Chicago ("Got The Right", "Ordinary Man") ou le Texas avec le très sudiste ("Low Down Dirty Blues"). Le blues pur n’est pas mis de côté avec "Ordinary Man" ou le très langoureux "Same Old Story" qui bénéficie en outre d’un chant féminin qui apporte un côté soul à l’ensemble. Pat n’a pas oublié également le violon en l’insérant à l’instrumental "Juggernaut", alors que l’acoustique tout en nuance "Return Of the G. Man" nous dévoile un artiste plus intimiste. Un album très complet et varié d’un grand guitariste que j’ai vraiment eu plaisir à redécouvrir. (Yves)

 

 

MARBLE ARCH – ANOTHER SUNDAY BRIGHT

(2002 – durée : 41’33’ – 10 morceaux)

Le rock gothique qui est dominé actuellement par The 69 Eyes, Entwine, et Him commence de plus en plus a être talonné par de jeunes formations qui en plus d’être talentueuses essayent d’apporter un nouveau souffle au genre. Marble Arch fait partie de cette nouvelle vague, au même titre que Lullacry,  et a réussi à mélanger différences influences comme The Cure pour l’aspect new wave avec des tendances plus rock. Les guitares sont bien présentes et l’aspect mélancolique bien que encore présent n’est pas mis en avant comme c’est le cas dans certains groupes. D’ailleurs, cette formation qui existe depuis 1994 a déjà sorti deux mini albums en 1995 et en 1998 et a pris tout son temps pour peaufiner ces compositions avant de signer chez Century Media. Le résultat est cet album abouti qui permet au groupe de se positionner d’emblée dans la peloton de tête des espoirs du rock gothique.  (Yves)

 

 

MARCELLO – VESTRY

(2008 – durée : 43’40’’ – 10 morceaux)

Guitariste de Danger Danger, Rob Marcello s’est associé avec le chanteur Frank Vestry pour proposer à nos petites oreilles attentives, des compositions qui s’inscrivent dans une lignée Bon Jovi/Winger. Les parties de guitares sont excellentes, les solos parfaits (Rob donne environ 150 "clinics" chaque année), les refrains "killers", la voix de Vestry parfaite. Cela fait vraiment plaisir à entendre, d’autant qu’il y a encore quelques années, ce type de hard mélodique était tombé dans l’oubli, mais fort heureusement, le public a de nouveau adhéré à ce type de musique qui interpelle immédiatement par la force de ces mélodies. Tout l’album est un florilège de morceaux accrocheurs, comprenant  juste une ballade ("Gone") qui permet de reprendre son souffle. Un album excellent qui s’inscrit d’emblée dans le meilleur de la tradition du hard rock ricain mélodique (Babylon AD, Danger Danger, …). (Yves)

 

 

MARDUK - WORLD FUNERAL

(2003 – durée : 47’16’’ - 11 morceaux)

Retour du groupe qui sort des albums presque aussi vite G.W.Bush sort des conneries (ça frôle l'exploit !). Il faut bien avouer que Marduk n'a jamais sorti de daube (on ne peut pas en dire autant de leurs prestations scéniques qui commencent à bien partir en couilles...) mais avec ce septième album ils ont dépassé mes espérances ! Tout d'abord la venue d'un nouveau batteur propulse le groupe dans une nouvelle dimension. Son jeu est impressionnant, plus varié, plus technique et plus rapide que celui de son prédécesseur Fredrik. Je n'ose imaginer ce qu'aurait été le Panzer division avec ce malade aux baguettes (non, Sebb, j'ai pas dit "braguette"...). Comme d'habitude, World funeral enchaîne successivement des titres rapides et d'autres plus lents pour éviter à l'ensemble de sombrer dans l'ennui. Si les parties speed ne brillent pas par leur originalité, les passages sombres par contre sont vraiment flippants !! Marduk a enfin intégré un élément qui lui manquait cruellement : l'atmosphère !! Et là c'est la grande claque !! "Hearse" ou " Bleach bones" sonnent très norvégien, on croirait entendre les Mayhem ou Satyricon de la grande époque ! Bref, une très bonne surprise, un album très brutal, mais surtout extrêmement malsain, à placer à cote du cultissime Opus nocturne! (Stench)

 

 

MARDUK – PLAGUE ANGEL

(2004 – durée : 45'02" - 11 morceaux)

Marduk est un groupe paradoxal : en effet, il passe son temps à composer et à tourner, ne connaissant jamais de période inactive, et c’est ce qui lui fait du tort ! A force de le voir jouer partout et tout le temps, même le plus dur des fans a fini par se lasser, le groupe oubliant qu’il est parfois bon de se faire désirer… C’est pourquoi l’arrivée d’un nouvel album des black métalleux suédois les plus connus m'a laissé de marbre. Et pourtant, le line up ayant complètement changé, la curiosité m’a vite rattrapée. Résumons : exit Legion et B War, la basse est reprise par le bassiste originel qui jouait déjà avec le groupe en 92, et le chant est offert au leader de Funeral Mist, groupe que j’adore. Donc, allons y sans a priori. Le disque s’ouvre sur deux titres extrêmement rapides et ravageurs ("The Hangman Of Prague" et le très bon "Throne Of Rats").  Les choses se gâtent ensuite avec "Seven Angel" vraiment chiant. Et c’est comme ça sur tout le disque, quelques très bons titres rentre dedans, et d'autres vraiment sans intérêt, qui font que cette galette sente bon le remplissage. Il faut bien admettre que le chant est plus varié que ce que proposait Legion, et un poil moins aigu. Le cocktail vocal m’a donc parfaitement convaincu, et c’est sans doute l’évolution la plus flagrante. Parce que le reste… Du déjà entendu et re entendu. C’est simple, ce disque pourrait être constitué de chutes studio datant de "Panzer Division" ou "La Grande Danse Macabre", ça serait pareil, tant tous les riffs semblent avoir déjà été utilisés par le groupe une fois ou  l’autre. Alors, pourquoi changer une formule qui marche me demandera le fan…Pourquoi sortir des nouveaux albums alors ! Marduk ou comment virer tous les membres de son groupe pour sortir… le même disque ! Pas mauvais, loin de là, mais vraiment inutile ! (Stench)

 

 

MARILLION – SOMEWHERE ELSE

(2007 – durée : 52’09" – 10 morceaux)

Ecouter un nouvel album de Marillion, c’est un peu à chaque fois une nouvelle aventure, car le groupe britannique a toujours su se renouveler, quitte à étonner ses fans. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle, en nous proposant dix nouvelles compositions qui se situent à des années lumières des premiers opus du groupe qui étaient ancrées rock progressif. Aujourd’hui le quintet est plus axé pop rock avec des titres assez calmes qui mettent en avant la voix, tout en souplesse et en feeling de Steve Hogart, la guitare de Steve Rothery se faisant plus discrète sans pour autant négliger de ciseler des mélodies tout en finesse, au même titre que les claviers de Mark Kelly qui restent sobres tout en se révélant indispensables au son "Marillion" ("Thankyou Whoever You Are"). En tout cas, un album très soft, à part quelques exceptions  ("Most Toys") et qui nous dévoile un groupe toujours envoûtant, parfois atmosphérique ("No Such Thing") mais qui reste maître de son art. (Yves)

 

 

MARILLION – HAPINESS IS THE ROAD

(2008 - cd1 – durée : 56’09’’ – 12 morceaux / cd 2 : durée : 52’05’’ – 9 morceaux)

Marillion a toujours été un groupe à part, suivant toujours ses idées musicales, sans tenir compte des modes et des avis des maisons de disques. Pour son 15ème album studio, le combo british va encore plus loin, puisque "Hapiness Is The Road" n’est disponible que sur le site du groupe (www.marillion.com). Le groupe n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, puisque l’édition complète de l’album "Marbles" en double cd (seule la version avec un cd était disponible dans les réseaux de vente "classique") avait été vendu par ce biais ainsi que d’autres raretés du combo. Ce nouvel album se décompose en deux cds, le premier intitulé "Essence" est un voyage musical dont le thème principal est la vie et sa finalité. Pour illustrer son propos, le groupe a utilisé de nouveaux instruments (trompette, harpe, grelots, …) afin de renforcer l’impact musical qui se décline sur des bases assez calmes, mais teinté néanmoins d’influences parfois pop ou rock. Relaxant, grâce à la voix pure de Steve Hogart mais aussi à travers le jeu de guitare  en subtilité de Steve Rothery et les parties de claviers de Mark Kelly, ce cd vous apportera la sérénité au même titre que le second cd intitulé "The Hard Shoulder", toujours aussi diversifié, et dont l’inspiration vient des relations entre les êtres humains. Musicalement, le groupe nous étonne comme sur le 1er cd par son ouverture et sa finesse, n’hésitant pas à intégrer des petites sonorités électro, des sons nouveaux et des orchestrations qui contribuent à rendre ce double cd unique et intemporel. Chapeau bas, Messieurs. (Yves).  

 

 

CHRISTOPHE MARQUILLY – RIEN N’EST JOUE

(2009 – durée : 57’41’’ - 14 morceaux)

Connu pour avoir été le guitariste chanteur du trio rock bluesy Stocks, Christophe Marquilly se dévoile sur album solo. Ce dernier est composé de rock songs, mais aussi de nombreux titres plus intimistes, joués en acoustique ou semi électrique, ainsi que de quelques titres plus bluesy, où la guitare de Christophe se rappelle aux bon souvenirs des fans de son premier groupe. La voix rock du musicien se fond bien dans ce contexte musical où les textes ne sont pas en reste, parfois profonds, parfois plus légers, et méritent que l’on s’y attarde. Un album tout en nuance de l’un des vétérans de la scène rock hexagonale. (Yves)

 

 

MARSHALL LAW – RAZORHEAD

(2008 – durée : 70’46’’ – 15 morceaux)

J’avais déjà entendu cet album lors d’un passage chez Stench avant qu’Yves ne me le lègue pour en faire la chronique. Mes souvenirs en  étaient assez bons, pour le peu dont je m’en rappelais, Marshall Law m’évoquant un groupe de thrash de bonne qualité. En fait le groupe ne joue pas exactement dans le registre du thrash, mais plutôt dans celui du heavy musclé. Dés le premier titre, “Razorhead”, le ton est donné, des riffs rapides, des solos incisifs et un chant puissant, digne des groupes de heavy les plus agressifs tels Primal Fear, Sinner ou Beyond Fear. Les lignes de grattes sont de très haute volée et les solos riches et véloces. Certain titres comme “Headtrap” alourdissent l’ambiance et apportent un peu plus de noirceur à l’ensemble, un peu dans la lignée de “The Dark Ride” de Helloween ou de King Diamond. De plus, le groupe se permet plusieurs titres de durée plus longue, “The chamber”, dépassant les cinq-six minutes, qui lui donnent l’occasion de pousser en avant ses talents de compositeur et de se livrer à de belles démonstrations musicales. Ajoutez à cela un chant qui colle parfaitement aux titres, inspiré et puissant, rappelant à la fois Ripper Owen et Andy Deris, et le ton général de l’album est donné. Un album de heavy comme il en sort trop peu, riche et puissant ! A posséder obligatoirement par les fans du genre ! (Sebb)

 

 

ERIC MARTIN – I’M GOIN’ SANE 

(2002 – durée : 52’56’’ – 13 morceaux)

Lorsque j’ai inséré ce nouvel album solo d’Eric Martin chanteur de Mr Big, je m’attendais à écouter un album rempli de ballades : Que nenni !!! Que du rock, du hard et du bon, interprété par un des chanteurs les plus performants du circuit. Pour son quatrième album solo, le chanteur a souhaité revenir à l’essentiel avec un album foncièrement rock. Des mélodies efficaces sur lesquelles viennent se greffer la voix d’Eric et à noter que pour une fois, nous sommes gâtés puisque cet album est agrémenté de deux titres supplémentaires (dont la reprise du tube des Cars "Just What I Needed"), par rapport à l’album sorti au Japon, chose assez rare pour être signalés, puisque en règle général c’est l’inverse qui se produit. Pour une fois, que nous avons été favorisés par rapport à nos amis nippons, il convenait de le signaler. (Yves)

 

 

TONY MARTIN – SCREAM

(2005 – durée :43'4"" – 09 morceaux)

Tony Martin est un chanteur hors pair qui a participé à de nombreux projets ou groupes, le plus connu étant évidemment Black Sabbath avec qui il a enregistré deux albums "Headless Cross" et "Eternal Idol". Retrouver son nom sur un album est toujours gage de qualité, car l'homme possède un timbre de voix profond qui vient des tripes. Ce nouvel album solo du chanteur voit la participation du plus jeune de ses quatre fils, Joe qui tient la plupart des guitares et qui s'en sort fort honorablement. La teinte musicale de cet album se situe dans un créneau musical faisant immanquablement penser tantôt à Black Sabbath avec des riffs lourds ("Bitter Sweet") tantôt à Deep Purple ("Surely Love Is Deed") tantôt à Rainbow ("Raising Hell") grâce à la présence des claviers qui donnent une certaine rondeur à l'ensemble, certains morceaux faisant le mélange des groupes cités précédemment. ("Field Of Lies"). Un album de pur hard rock avec l'un des plus belles voix du circuit. (Yves)  

 

 

MARVEL – EVERAFTER

(2003 – durée : 53’53”- 13 morceaux)

Le Portugal est un pays qui ne fait pas beaucoup parler de lui d’un point musical et c’est donc avec plaisir que j’ai découvert qu’il existait également des formations estampillés rock fm, le groupe le plus intéressant étant certainement Marvel, groupe qui a remporté plusieurs concours : meilleur nouveau groupe lors d’un concours organisé par la Station de TV Nationale Portugaise ainsi que vainqueur du concours "Battle Of Bands" organisé par le magazine britannique PowerPlay. Le groupe existe depuis 1999 et après avoir sorti un EP "Long Way To Go" a eu très vite le support de magazines, de sites internet et de radios, ce qui a permit à la formation d’être remarquée par le label Target Records sur lequel sort son premier album. On retrouve sur celui-ci le morceau "Fingerprintz" qui a permit au groupe de gagner le concours "Battle Of Bands" ainsi que le morceau "Long Way 2 Go" de leur EP, le reste de l’album étant composé de nouveaux morceaux. La production de cet album est très bonne et permet de mettre en valeur le rock fm/AOR du groupe. Le chant en anglais d’Ivan Almeida est maîtrisé (on pense parfois à Lou Gramm de Foreigner) et ne devrait donc pas poser de problème pour une carrière à l’étranger. L’ensemble de l’album est très mélodique alternant morceaux rock fm avec des parties plus AOR et des ballades, l’influence de groupes comme Foreigner, Danger Danger, Harem Scarem étant sous jacente sur plusieurs compositions. Les bases étant posées avec ce premier album, il reste au groupe à continuer sur cette voie afin de développer sa personnalité. (Yves)

 

 

ALEX MASI – IN THE NAME OF BEETHOVEN

(2005 – durée : 42'22'' – 6 morceaux)

Après avoir déjà publié, un hommage au musicien classique Bach ("In the Name Of Bach"), puis Mozart ("In The Name Of Mozart"), c'est au tour de Beethoven d'être repris par le guitariste Alex Masi. Autant, le dire tout de suite, si vous n'êtes pas fan de classique, ce disque ne vous séduira pas, car on est vraiment dans l'hommage au sens propre du terme, un peu comme l'album qu'avait enregistré Uli John Roth avait le Sky Orchestra, où l'ancien guitariste de Scorpions rendait un hommage très pur à Vivaldi et son œuvre la plus connue "Les Quatre Saisons". Alex suit la même démarche et essaye de coller de la manière la plus proche au style de Beethoven, ce qui fait que l'on se trouve en présence de six compositions très longues interprétées par un guitariste en lieu et place d'un orchestre symphonique au complet. C'est vraiment bien joué, surtout que le guitariste italien n'a pas opté pour la facilité, puisqu'il interprète la grande majorité des titres à la guitare acoustique et cela vaut la peine d'y prêter attention, surtout qu'Alex n'a pas oublié d'inclure sur cet album, le morceau le plus connu de Beethoven : "La Symphonie n°5". Loin de ses précédents opus "hard", Alex Masi conclut donc en beauté cette trilogie dédié aux grands compositeurs classiques. (Yves)

 

 

MASSACRA – ENJOY THE VIOLENCE

(1991 – durée : 35’54” – 10 morceaux)

Massacra fait parti de ces groupes de death issus de nos frontières qui proliféraient au début des années ’90. La carrière du groupe s’est trouvée relativement prometteuse grâce à une politique d’exportation qui a assez bien porté ses fruits. Avec “Enjoy The Violence”, Massacra sort son deuxième album, qui est le plus représentatif du groupe à mon sens. La musique de cet album est plus aboutie que sur le premier cd, tout comme les musiciens. Le style joué par les Français oscille entre le death et le thrash, accompagné de structures classiques et complexes, sous fond de  batterie qui rugit de toute part et de solos déchirants. Les vocaux sont eux de purs produits du death, gutturaux et caverneux, apportant une touche de férocité supplémentaire qui colle parfaitement avec le titre de l’album. La violence est le thème principal tant par la musique que par les textes et les titres sont plus furieux et rageurs les uns que les autres (“Enjoy the violence”, “Gods of hate”, “Seas of blood”). Nombreux sont les groupes de death qui ont voulu jouer une musique brutale, mais rare sont ceux qui y sont arrivés avec autant de brio que Massacra sur “Enjoy The Violence”. A vous de vous procurer ce cd, afin d’apprécier pleinement toute cette violence ! (Sebb)

 

 

MASTERPLAN

(2003 – durée : 52’29’’ – 11 morceaux)

Une des réussites métal de ce début d’année est à attribuer à Masterplan, tant cet album regorge de qualités. Les compositions sont originales et ne font pas penser à Helloween, ni à Ark, les groupes dans lesquels officiaient respectivement Roland Grapow (guitares), Uli Kusch (batterie) et Jorn Lande (chant). Le groupe nous emmène dans un tourbillon d’émotions (Spirit Never Die) sans jamais tomber dans la démonstration technique gratuite. Il est certain que les mauvais esprits diront que l’album ne pouvait être qu’une réussite au vu des forces en présence, mais je rappellerai seulement que dans beaucoup de cas, la réunion de supers musiciens n’a pas toujours été fructueuse quand au résultat escompté (Mother Army, par exemple). Ici, cela n’est pas le cas et l’on a vraiment affaire à des morceaux, ni trop speed (comme dans Helloween), ni trop aventureuses (comme dans Ark), mais qui sont puissants, tout en étant mélodiques, le tout dominé par la voix de Jorn. Il serait néanmoins dommage d’oublier le reste du groupe et notamment Axel Mackenrott aux claviers qui tient une place de choix dans la structure des morceaux (Soulburn). Ayant pu voir le groupe récemment en live en compagnie d’Hammerfall, je peux dire que les compositions passent très bien le cap de la scène, bien que le groupe n’était pas encore rodé à 100%. Un bel avenir s’ouvre donc à Masterplan qui a réussi pour son premier album un coup de maître. (Yves)

 

 

MASTERPLAN – MK II

(2007 – durée : 52’32” – 14 morceaux)

Nombreuses sont les maisons de disques luttant contre le piratage, et l’une des manières employées pour cela consiste à tronquer les titres des albums promo, comme pour Masterplan. Par conséquent, question : comment faire une bonne chronique d’un cd en ayant constamment une impression de frustration le long de l’écoute ? Car Masterplan, j’aime beaucoup. Je dois même dire que depuis l’annonce du recrutement de Mike Terrana, l’attente d’un nouvel album était longue…  A part ce désagrément, le cd commence de très belle manière. En effet, les deux titres d’ouverture (du cd promo pas de la mouture finale) engagent l’album dans la ligne directrice des anciens, "Keeps me Burning" morceau speed, "Lost And Gone"  mid-tempo plus technique. Donc, ce troisième opus se situe entre les deux précédant pour le style musical. Le nouveau chanteur, Mike DiMeo, vocalement dans le même registre que Jorn, fait totalement passer au second plan cette modification de line-up. J’ai même eu la vague impression que Mike tenait un peu mieux la barre lors des longs passages très modulés et mélodiques, à voir en live pour le verdict final ! Les arrangements musicaux sont eux aussi d’un très haut niveau, Grapow et Mackenrott hissant les performances instrumentales jusqu’à des sommets jamais atteints sur les deux autres albums, "Watching The World" (à la superbe parti instrumentale), "Call The Gipsy" (au solo dévastateur). Par contre, Mike Terrana n’apporte pas sa petite touche en plus du côté de la batterie, son jeu tellement impressionnant est noyé dans l’ensemble de l’album, et il n’inonde pas de sa superbe le reste de l’équipe. Connaissant le niveau de l’homme, c’est même étonnant de le trouver en dessous de ses performances du temps de Rage, sauf pour quelques belles descentes et passages rapides ("Warriors Cry"). L’album termine sur un morceau assez doux, "Heart Of Darkness", qui conclu parfaitement ce nouveau et très prometteur Masterplan. Voilà donc mon sentiment pour ce nouvel album, sentiment pas chronique car avec un cd incomplet je ne peux faire une réelle chronique. Je vais donc me résigner à attendre la sortie de l’album intégral le 23 février pour me le procurer et m’en faire une opinion complète. (Sebb)

 

 

MASTODON – CRACK THE SKYE

(2009 - durée: 50’04’’ – 7 morceaux)

Après avoir tourné avec les plus grands (Metallica, Slayer, Tool entre autres), Mastodon a enfin trouvé le temps de nous faire part de sa nouvelle inspiration via ce "Crack the skye" en tout point sublime. Doté d’une patte reconnaissable entre mille, le groupe a su évoluer sans jamais se répéter. Cet opus, qu’on se le dise dans les chaumières, est celui de la prise de risque : truffé de mélodies, plus calme, plus planant, incluant la présence d’un vocoder, d’un banjo ou encore d’un sublime orgue hammond. L’album plaira autant aux fans de métal ouverts qu’aux progueux tant les références à Pink Floyd ou à Rush entre autres sont plus présentes que jamais. On retrouve encore une énergie dévastatrice sur la plupart des titres, des rythmiques rampantes à souhait par moment mais toujours enrobées de mélodies surprenantes venant casser les classiques schémas du métal. Les envolées guitaristiques sont travaillées et réussies, le chant est plus varié que jamais, laissant une part importante à celui de Brett Hinds (un des deux gratteux) qui s’en sort avec les honneurs. Sept morceaux tour à tour épiques ou immédiats, truffés d’hymnes, de solos, un pur régal. Un joyau donc, que j’écoute à répétition sans lassitude aucune, ma première grosse baffe métal de 2009. Un des seuls groupes dont la carrière et le talent pourrait faire d’eux des futurs géants dans le monde du métal actuel, et c’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter. (David)

 

 

ANDRE MATOS – TIME TO BE FREE

(2008 – durée : 64’22’’ – 11 morceaux)

Exit Viper, exit Angra, exit Shaman, André Matos a décidé maintenant de voler de ses propres ailes, comme l’indique son premier opus solo "Time To Be Free" tout en sachant que le chanteur n’a pas coupé tous les ponts avec ses anciens acolytes puisque l’on retrouve les frères Mariutti, Hugo (guitare) et Luis (basse) de Shaman, alors que le reste des musiciens accompagnant André font preuve d’un réel talent tout au long de cet album de métal symphonique. Les titres sont puissants mais remplis de feeling, les deux guitaristes ne s’en laissant pas compter notamment au niveau des solos, tout en n’oubliant pas d’insérer quelques passages acoustiques comme sur "Rio". De nombreuses orchestrations symphoniques sont présentes, avec même des colorations celtiques sur "Remember Why". L’inspiration musicale étant au rendez vous, il ne restait plus qu’à André à apporter la touche finale et quand on connaît les capacités vocales du brésilien, on ne pouvait être déçu. C’est avec délectation que l’on écoute sa voix qui alterne montées en puissance avec des moments plus en retenus comme sur "Face The End", alors qu’une nouvelle version superbe de "A New Moonlight"  de son 1er combo Viper vient étoffer pendant prêt de 9 minutes cet opus vraiment réussi de bout en bout. (Yves)     

 

 

MATREX – I'LL ALWAYS REMEMBER

(2005 – durée : 38'18" – 10 morceaux)

Ecouter en 2005, Matrex, combo originaire de Vancouver au Canada relève du miracle, car toutes les bandes, composant cet album ont été enregistrées sur plusieurs périodes au milieu des années quatre vingt, ont d'abord été perdues ou détériorés, pour être retrouvées et remixées par Jim Buckson, qui est également bassiste au sein du groupe et membre de Renegade, groupe de hard mélodique que j'avais également chroniqué par la passé dans Passion Rock. Il faut préciser que l'histoire de Matrex est lié à Renegade, puisque trois membres de ce dernier combo ont officié au sein de Matrex. Un grand merci à Jim donc, car sans son travail au niveau production, nous n'aurions pas pu écouter ce hard hautement mélodique qui ne comporte aucune faute de goût à part d'être relativement court. Trente huit minutes, c'est bien, mais on aurait aimé plus, car en dix compos, Matrex nous offre un carton plein avec des mélodies teintées d'AOR avec néanmoins une pêche communicative avec des solos de guitares bien présents. Le groupe a bénéficié d'une belle côté de popularité dans son pays dans les années quatre vingt, mais au vu de la qualité des titres (en passant par le très entraînant "You won't see tears" ou les très belles ballades "Broken hearted Man" et "I'll always remember"), l'on se demande comment le groupe n'a pas éclaté, surtout que cette période était propice à ce genre de hard. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour rattraper le temps perdu et écouter Matrex. www.renegadesounds.com  - www.targetrecords.de (Yves)

 

 

MAURY – THE BEST IS YET TO COME

(2007 – durée : 42’00" – 12 morceaux)

Maury est le nom d’un chanteur guitariste suisse qui après avoir exercé les fonctions de musicien de studio, producteur, compositeur a décidé de sortir son premier album sous son propre nom, tout en étant accompagné de trois autres musiciens, formant ainsi un vrai groupe. Bonne initiative que d’avoir décidé de voler de ses propres ailes, car ce gars est doué pour écrire des titres facile d’accès, très mélodiques qui accrochent immédiatement. Sa musique est un condensé de titres rock ("The Best Is Yet To Come"), souvent groovy ("Someone Like You", "I Wanna Know" que l’on retrouve également en version acoustique en fin d’album), qui me remémore le côté rock hybride de Dan Reed Neetwork ("Blame It On Me"), tout en conservant le côté tout en nuance de Brian Adams ("Out Of The Dark") ou des ricains de Nickelback comme sur le mi-tempo ("If You Asked Me Twice"). Moderne et actuel, le rock de Maury va certainement trouver rapidement son public. www.maury.name (Yves)         

 

 

MAXXWELL – DOGZ ON DOPE

(2009 – durée : 43’53’’ – 11 morceaux)

Maxxwell est un nouveau combo helvétique, venant de Lucerne et composé de musiciens ayant fait leurs armes dans différents groupes, ce qui explique la maturité qui se dégage de ce premier opus. Musicalement, si vous appréciez le côté direct de Shakra, vous devriez adhérer à Maxxwell, ressemblance accentuée par la voix éraillée de Nobi Suppiger. Les guitares sont franches et aussi bien Hef Häfliger en lead que Cyril Montavon en rythmique ne lésinent pas leurs efforts. L’accroche est parfois immédiate, grâce aux riffs ("Dogz On Dope"), alors que certains titres privilégient plus le côté lourd ("Big Shot") ou groovy ("Acid Train") avec même une ballade ("Tomorrow"). Un premier effort réussi, même si à l’avenir, plus d’originalité serait la bienvenue. (Yves)

 

 

ME&REA – THE HAPPY FELLOWS OF YOUR CHILHOOD

(2006 – durée : 23’08" - 6 morceaux)

Me&Rea, c’est l’œuvre d’Andrea, artiste bâloise, qui a composé et arrangé les titres de son album tout en les interprétant avec énergie et passion, un peu à l’image de Janis Joplin ou Sophia Ramos dont l’album a d’ailleurs été chroniqué le mois précédent. L’autre atout de cette chanteuse qui joue également de la  guitare, c’est d’avoir trouvé des musiciens compétents pour l’entourer, et cela fonctionne bien, comme sur "Excrescence", où le solo de guitare apporte une tonalité brûlante au titre, alors que la basse chaloupée colore "Run Dry" d’un côté groove. Ce qui ressort aussi de cet opus, c’est son côté direct, même sur le mi-tempo "Treasure", ou sur le calme "As Far As" (compo où la voix d’Andrea prend une intonation à la Patti Smith), et cela accroche immédiatement nos oreilles. Une artiste que je vous invite donc à aller découvrir sur son site : www.meandrea.com (Yves) 

 

 

ME AND THE REST – IKARUS

(2008  - durée : 54’11’’ - 14 morceaux)

Après avoir passé seize années à diffuser la bonne parole métallique à travers plusieurs EP, Me And The Rest se lance dans se lance dans l’enregistrement de son premier album qui met en exergue un hard rock classique qui booste et qui suinte de feeling. C’est simple, vous prenez un chanteur (Jürg Theiler "Scotch") à la voix éraillée à la Marc Storace  (Krokus) et vous rajoutez un guitariste qui balance des riffs efficaces, le tout soutenu par une section rythmique carrée ("Edel" basse - "Birdy" – batterie) et vous obtenez du gros hard. Les quatorze compos passent rapidement et certains riffs vous feront penser alternativement à Van Halen ("Midhnight Train"), AC/DC ("High Hells And Black Leather"), Mötley Crüe/Wasp ("Liar"), …alors que la reprise excellente "Ain’t No Love Int The Heart Of The City" de Whitesnake confirme la variété de ce combo. C’est du tout bon, c’est Suisse et cela s’appelle Me And The Rest. (Yves)

 

 

MEDICATION –  PRINCE VALIUM

(2002 – durée : 47’03’’ – 13 morceaux)

 A la croisée des chemins rock et métal, Médication est un breuvage bien épicé qui se révèle néanmoins très consommable. Naviguant entre plusieurs courants néo, alternatif, rock, heavy, Médication est certainement l’un des groupes les plus prometteurs dans le nouveau métal. Cela est certainement dû aux éléments qui composent ce groupe puisque pour les plus connus, c’est Whit Crane (ex-Ugly Kid Joe, Life Of Agony) qui tient le poste de chanteur et Logan Mader (ex-Machine Head, Soufly) qui s’occupe des parties de guitares. Les deux hommes ont de l’expérience et la mettent à profit pour donner une crédibilité à ce nouveau groupe. Whit prouve une nouvelle fois son talent, et pour s’en convaincre il suffit d’écouter le morceau "Underground" où sa voix se fait caressante à la limite pop pour redevenir rock sur le morceau suivant. Le reste de l’équipe n’est pas oubliée, puisque tous les morceaux sont très bien interprétés et permettent à ceux et celles qui le souhaitent comme moi de s’initier aux sons plus actuels de la très grande confrérie du métal. (Yves)

 

 

MEDICINE BALL CARAVAN – CROSSING THE SEAS…SPREADING THE SINS

(2008 – durée : 31’10’’ – 10 morceaux)

J’ai été bufflé par ce combo, car je pensais qu’il était d’origine anglaise ou scandinave, alors qu’il est bien de chez nous. Sa musique s’inspire directement du rock des seventies ("Tattooed Heart" avec son influence "hendrix") et des eighties, joué de manière directe, plein de feeling, à l’image de "Crack A Smile" avec son côté groovy (également présent dans "Put The Record on") teinté de rock sudiste qui nous fait arriver directement de l’autre côté de l’Atlantique. Cela se poursuit avec "Call Of The Wild", un titre repris du répertoire  des graisseux ricains de Circus Of  Power. C’est énergique, rapide ("Only 4 U"), avec un petit coté déjanté qui fait penser à Hanoi Rocks et même Aerosmith sur le titre "New Girl In Town" dont le riff d’intro fait penser au combo de Boston, "Rattlesnake" quand à lui nous ramenant vers le rock des seventies, un peu à la manière des Doors. Les amateurs de The Cult devraient aussi apprécier Medicine Ball Caravan qui vient étoffer la scène hexagonale de bien belle manière. (Yves)   

 

 

MEGADETH – UNITED ABOMINATION

(2007 – durée: 48’03’’ – 11 morcaux)

Pour la troisième fois depuis sa création, Megadeth sort un album sous un line-up totalement remanié (excepté bien entendu de Dave Mustaine). “Sleepwalker” est le titre qui a la tâche d’ouvrir ce nouvel opus, et que dire à part que ce morceau est un classique frénétique du thrash ? Rien ! Le titre est terrible, et annonciateur de très bonnes choses pour la suite ! Cet album est le meilleur de Megadeth depuis déjà quelques années, non pas que ses prédécesseurs sont mauvais, mais tout simplement car “United Abomination” est supérieur. Dave Mustaine a retrouvé tout son talent de compositeur, et les nouveaux membres du groupe sont réellement à la hauteur des espérances de l’homme. Les deux guitaristes, Mustaine et Glenn Drover, balancent des solos déments tout au long du cd et accomplissent un travail complémentaire en continuelle harmonie. On sent le retour du bon vieux groupe de thrash aux côtés tranchants, aux riffs rageurs et aux solos ahurissants. Pour le chant, pas d’inquiétude à avoir, Mustaine est toujours reconnaissable entre mille, et les textes sont, comme à leurs habitudes, les critiques de Dave sur la société actuelle avec tout le politiquement incorrect que cela entraîne (“Gears Of War”,“Never Walk Alone... A Call To Arms”, “Amerikhastan”). L’un des points culminants du cd est sans doute le titre “Play For Blood” avec ses treize solos de guitares en moins de quatre minutes ! La seule fausse note de cet album est le remake de “A Tout Le Mande”, qui d’une part n’apporte rien de neuf même avec la participation de Cristina Scabbia de Lacuna Coil et l’accélération du tempo, et d’autre part n’est pas du tout en symbiose avec le reste, créant une sorte d’interruption désagréable au milieu de l’écoute. Dave Mustaine a réussi à imposer un nouveau souffle à sa bête, et Megadeth revient aussi acéré qu’à ses débuts, dommage que Vic soit si peu réussi, la baffe aurait été double ! (Sebb)

 

 

MEKONG DELTA – LURKING FEAR

(2007 – durée : 49’35’’ – 10 morceaux)

Houlà… Voilà une reformation à prendre avec des pincettes… Mekong Delta qui se reforme après dix ans de silence, et avec un line up totalement remanié exception faite du leader/bassiste Ralph Hubert. L’enfant renié du thrash germanique revient sur le devant de la scène avec son style tellement complexe mélangeant power, thrash et progressif. Style qui n’a pas changé en une décade de silence, et qui aura le même effet que par le passé, soit on aime, soit on déteste ! Mekong Delta reprend les choses où Ralph les avait laissés en 1997, la musique est toujours le même mélange de métal parsemé de reprises de musique classique. Les changements de ce nouvel album sont dûs aux nouveaux membres, et le plus frappant est celui du chant, car là où on avait été habitué à un chant thrash par Doug Lee, on a maintenant droit un timbre heavy de la part de Leo Szpigiel. La deuxième chose marquante vient du jeu de batterie, Uli Kusch livre un jeu beaucoup moins varié que ses prédécesseurs et s’appuie beaucoup plus sur la double pédale. Musicalement le style est toujours aussi prononcé et reconnaissable, entre morceaux très complexes ("Immortal Hate", "Defender of the Faith") et reprises de morceaux classiques ("Alegro Furioso", "Moderato" avec son passage tiré du thème de Star Wars) dont l’"Allegro" de la Dixième Symphonie du compositeur Russe Dimitri Chostakovitch interprété divinement par des musiciens impressionnants. Album exclusivement réservé aux fans et amateurs de métal complexe, les autres peuvent allégrement passer leur chemin. Comme d’hab en fait… (Sebb)

 

 

MELDRUM – BLOWIN’ UP THE MACHINE

(2007 – durée : 40’57" – 11 morceaux)

Quelle surprise que de voir Meldrum signé chez Frontiers, car ce trio joue un métal assez éloigné du style du label italien qui est plus orienté rock mélodique. En effet, ces trois tigresses jouent un hard rock brut que l’on pourrait identifier comme une version féminine de Motörhead. Il est à noter d’ailleurs que Meldrum a ouvert pour ce groupe sur sa tournée du 30ème anniversaire. Il n’est donc pas étonnant que Lemmy fasse une petite apparition sur le titre "Miss Me When I’m Gone" de cet opus qui se situe dans la lignée des albums de Girschool et de Crucified Barbara. Les titres sont directs ("Down Your Throat"),  energiques, parfois groovy ("Hang Em’"), le tout étant dans la continuité du premier album "Loaded Mental Cannon" sorti en 2001. Les compositions bénéficient toujours des solos insicifs de Michelle Meldrum, (dont certains se souviendront comme ayant été la guitarise du combo ricain Phantom Blue), alors que la voix d’écorchée vive de Moa Holmsten apporte le côté abrasif à l’ensemble. (Yves)  

 

 

MELECHESH – SPHYNX

(2003 - durée : 63'08" - 12 morceaux)

Voilà une excellente surprise ! Bien que ce groupe originaire de Jérusalem existe depuis un bon bout de temps, je n'y avais jamais vraiment prêté attention, et je dois bien l'admettre, c'était une grosse erreur. Situer la musique de Melechesh est assez difficile (comme de prononcer le nom du groupe, essayez, vous passerez forcement pour des cons, j'en ai fait l'expérience !), mais on peut dire qu'elle prend racine sur un black thrash metal proche de Absu (c'est d'ailleurs Proscriptor qui a joué les parties de batterie), mais en bien moins speed, quoique certains blasts soient présents. La grosse différence est que ce "Sphynx" est bourré jusqu'à la gueule d'ambiances épiques majestueuses ; le groupe joue sur la répétition de riffs très simples, mais très puissants et mélodiques, rendant l'ensemble hypnotique, un peu dans l'esprit de ce que fait Bolt thrower par exemple. Le petit plus est l'utilisation discrète de mélodies orientales, au détour d'un riff, d'un solo, d'une ambiance, petits éléments qui se dévoilent progressivement, et qui finissent par nous imprégner d'une magie particulière. Il y a une réelle alchimie, une symbiose entre brutalité et beauté, un brio et une osmose très rarement atteints. On ressort de ce disque avec le net sentiment que le groupe sait ce que "musique" veut dire, et ça fait un bien fou ! Attention, il y a risque d'accoutumance ! Moi je ne peux déjà plus le virer de ma chaîne! (Stench)

 

 

MELECHESH – EMISSARIES

(2006 – durée : 55’32” – 11 morceaux)

Quatrième album pour les Israéliens de Melechesh, et pas de changement de cap, le groupe suit toujours la même ligne musicale. Alors pourquoi s’embarrasser de ce nouvel album ? Hé bien tout simplement parce que le groupe réussi encore un peu plus sa fusion entre le black-metal et la musique ethnique orientale. Le seul groupe arrivant à rivaliser avec eux dans ce domaine est sans aucun doute leurs compatriotes de Orphaned Land, bien que les approches musicales deux groupes ne sont pas similaires en tous points. Pour cet album, les guitares sont beaucoup plus présentes que par le passé, laissant un peu de côté les duos guitares/instruments traditionnels, et apportant une touche plus trashy aux morceaux. Cela ne nuit pas à l’ambiance de la musique, les guitares se chargeant un peu plus des passages épiques donnant les atmosphères orientales aux titres. Ceci a aussi la particularité de rendre la musique du groupe plus accessible et moins sombre que sur le précédent album, "Sphinx", et "Emissaries" est par conséquent simplement plus vif et agressif ("Ladders To Sumeria", "Touching The Spheres Of Sephiroth"). Les Israéliens se permettent même un titre entièrement instrumental de presque 7 minutes, "The Scribes of Kur", étant uniquement joué par des instruments traditionnels. La symbiose musicale et la maîtrise du groupe opère pleinement sur "Leper Jerusalem", où toute la quintessence du groupe est exprimée, alliant parfaitement les hymnes orientaux et le black-metal. Par contre, le titre le  moins en phase avec les autres est "Gyroscope", qui ressemble plus à du Cradle Of Filth (d’avant 1998, quant les Anglais faisait encore de bons trucs) qu’à du Melechesh. En somme, Melechesh a encore une fois été très bien inspiré, et reste, avec son black-metal mélodique, l’un des groupes les plus originaux du moment. (Sebb)

 

 

MENU DU JOUR – LA MAQUINA DEL MUNDO

(2007–durée : 52’58’’ – 11 morceaux)

Quel nom étrange me direz vous pour un groupe, pourtant la musique se délecte presque de la même façon que l’art culinaire.  La provenance de notre plat du jour est argentine. En effet, les musiciens s’inspirèrent du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain pour nommer leur groupe. En plus des textes écrits dans leur langue natale, l’espagnol, vous y trouverez aussi des textes en anglais et, vous l’avez deviné, en fançais. L’engrenage de cette machine ne connaît pas d’à-coups. L’atmosphère vibrante et profonde ainsi que le son de la guitare vous rappellera au bon souvenir de The Gathering. Vicky sera sans nul doute vous apaisez avec sa voix chaude, ample et mélodieuse. Le titre "A tout les présents" écoutable sur leur my space est tout simplement classe. Une basse profonde surmontée d’harmoniques de guitare apporte un effet groovy un peu gâché par le refrain mais les longues parties instrumentales explorant un univers sans fin, vous porterons toujours plus loin dans une imagination féconde. "Ambar" donnera une touche latine, reflet des origines du groupe, avec des guitares acoustiques et des mélodies très typiques à la basse et à la guitare. Ivo et ses comparses ont réussis un beau 1er album, inspiré et très prometteur pour la suite. (Yann)

 

 

MEPHISTOPHELESDEATH UNVEILED

(2003 – durée : 49’56’’ – 9 morceaux)

Ce quatrième album des Allemands de Mephistopheles est sorti il y a quelques mois déjà, mais il est suffisamment intéressant pour qu’on s’y arrête un moment. Le black métal que nous propose le combo est en effet tout ce qu’il y a de plus remarquable ; oscillant entre le black mélodique de Dissection et le symphonique d’Emperor, les titres proposés ici sont de première qualité, évitant tous les clichés pour ne garder que des passages prestigieux. Ainsi, le coté symphonique n’est pas trop mis en avant, mais reste présent pour entretenir des ambiances magiques. Le clavier ne surcharge donc pas ce cd, il est au contraire très discret et n’intervient que lorsqu’il amène vraiment quelque chose de plus aux compos. Déployant plusieurs atmosphères distinctes, du planant au blast, de la mélodie épique à la haine pure, le disque parvient à être varié tout en gardant une certaine cohérence . Pour finir en beauté, une reprise des Suédois d’ Unanimated clôt le cd. Un excellent album qui est malheureusement un peu noyé dans le flot actuel de sorties. Dommage, parce qu’il mérite bien mieux ! (Stench)

 

 

MERCILESS DEATH – THE EVIL IN THE NIGHT

(2007 – durée : 25’43’’ – 8 morceaux)

En achetant ce cd, j’avais tout d’abord pensé que c’était une des nombreuses rééditions d’un groupe de death old-school ou de thrash old-school des eighties. Puis, en regardant la date d’enregistrement, je me suis aperçu que le groupe était relativement jeune. En effet, la formation date de 2003, et "The Evil In The Night" est le premier cd des californiens. Malgré ces petites surprises, mon intuition première était juste, le groupe joue un thrash old-school tout droit sorti des années ‘80. Des riffs rapides (ici pas une seconde de répit), des solos incisifs et tranchants, un chant oscillant entre Baloff et Araya, tout ça donne des titres rageurs comme "Deadly Assault", "Exhumer" ou encore "Ready To Kill". Que dire de plus que le cd tue ? Que le groupe suinte le thrash des eighties par tous les pores, s’inspirant de tous les combos cultes du style pour pondre un magnifique album ? Que même la pochette du cd est un pur produit du thrash old-school ? Ha si, juste une chose, le livret contient à la place des traditionnels remerciements une liste de tout ce que le groupe exècre (Emo kids, Thrash haters, Metal & hardcore kids who don’ know how to circle pit,…). Vous l’aurez compris un cd tout droit sorti des entrailles du thrash old-school et des eighties, à ranger à côté des meilleurs Slayer, Exodus, Overkill, Dark Angel et j’en passe. (Sebb)

 

 

MERZBOW / SHORA -  SWITCHING RETHORICS

(2002 - durée : 32’17’’ -  7 morceaux)

 Oula...Was ist das??? Depuis les années 80, Masami akita aka MERZBOW, ne cesse de s’approprier et redéfinir les notions telles que le bruit, le silence, la saturation, les déstructurations... M.Akita a sorti depuis maintenant 20 ans des centaines de disques, incluant des collaborations avec Mike Patton, Masonna, Genesis P.Orridge, Discordance Axis, Boris, Bastard Noise et bien d’autres... Alors que Shora s’enthousiasme pour le split avec ce Merzow et fige donc ses quatre titres sur cette galette au mois de juillet 2001. Au final, on obtient une galette totale psyché, Indus et électro à l’extrême...Ouch...On les sent passer...            (Pilou)

 

 

MESHUGGAH – OBZEN

(2008 – durée : 52’29’’ – 9 morceaux)

Peu de groupes peuvent se targuer d’être à l’origine d’un nouvel adjectif dans le lexique des chroniques métalliques. Influence revendiquée de nombreux groupes, les suédois donnent leur nom à ce qualificatif de meshuggesque que l’on a vu attribué à pas mal de riffs et rythmiques développés récemment. "Obzen" est une sorte d’album-somme, condensé des différentes périodes du groupe, il synthétise à merveille tous ce qu’il a traversé depuis 1989 avec un son énorme et une cohérence implacable. Un nouvel album de Meshuggah, c’est un peu comme un film de David Lynch : les aficionados guettent sa sortie avec impatience et chacun l’interprète à sa manière, comblé ou déçu. Tel "Lost Highway" pour Lynch, je ressors ici comblé de cette pièce intense, labyrinthique, dense mais plus digeste que le précédent "Catch 33". Le premier morceau, mené par un riff fulgurant et une attitude furieusement thrash, vaut à lui seul l’achat de cet album pour ce qui est un des meilleurs morceaux des cinq à ce jour. Les solos de guitare refont surface sur cet opus de manière absolument divine : entre mélodie, dissonance et technique, un véritable feeling se dégage de chacun d’entre eux. La lourdeur des riffs (guitares 8 cordes rappelons-le) s’atténue par moments pour nous plonger dans des ambiances aériennes, planantes, salvatrices au milieu de ce déluge d’enclumes polyrythmiques. Un grand moment à savourer à répétition afin de se laisser happer dans cette autre dimension. (David)

 

 

MESSALINE – GUERRES PUDIQUES

(2005 – durée : 42'04" – 11 morceaux)

Composé de trois ex-membres du groupe Absurd, qui avait sorti deux albums ("Pour un oui, pour un nom" en 2001 et "Dernières sommations" en 2003), Messaline continue dans cette lignée en produisant un hard/heavy entièrement chanté en français. Deux sources d'inspiration ressortent au niveau des textes, historiques ("Sardanapale", "Soudard et Ravachol", …) ou liés à la société actuelle et ses misères ("Prisonnier du lacrymal") avec toujours un verbe virulent faisant référence à Trust ou Ange, des groupes qui avaient compris que les textes pouvaient avoir leur importance dans la musique. Assez orientée hard de la fin des années quatre vingt, la musique de Messaline n'est pas sans rappeler Malédiction surtout au niveau du chant avec des relents faisant penser à Maiden ("7 ans de malheur") avec parfois la basse mise en avant ("Safari misère"). Typiquement hard rock classique avec néanmoins un petit écart vers le style progressif cher à Ange sur "Les cailles au fenouil", titre humoristique écrit d'ailleurs par Christain Decamps leader de ce groupe, Messaline est donc assez représentatif du "french métal" chanté dans notre langue. (Yves)

 

 

MESSIAH’S KISS – METAL

(2004 – durée : 54’39’’ – 14 morceaux)

Le premier album "Prayer For The Dying" de ce groupe ainsi que leur prestation live m’avaient conforté que ce combo germanique représentait l’un des espoirs du métal européen. Leur deuxième livraison métallique "Metal" (titre prédestiné) ne fait que confirmer ce sentiment, car à l’image de Mob Rules, Stygma IV ou encore Human Fortress,  Messiah’s Kiss a su profiter de ses influences (Judas Priest, Iron Maiden, Accept, Hammerfall) pour nous balancer un album de pur heavy métal, certes classique, mais si bien interprété que l’on ne peut que s’incliner. Inutile de préciser qu’avec des titres comme "Metal’ Til We Die", "Hell Or Victory", l’on sait à quoi s’attendre. La puissance du groupe est communicative et si vous ne headbanguer pas sur les titres de cet album avec ces riffs qui vous collent au mur et ce chant puissant ainsi que ces refrains guerriers, c’est que vous n’êtes pas destiné à faire partie de la confrérie métal. Metal forever !!! (Yves)

 

 

MESSIAH’S KISS -  DRAGONHEART

(2007 – durée : 45’17" – 11 morceaux)

A l’image de la pochette de son 3ème album "Dragonheart" qui met à nouveau en lumière une superbe créature, le heavy de Messiah’s Kiss reste sur sa lancée et nous délivre un métal rapide et racé qui pourrait se positionner dans votre cdthèque entre Primal Fear, Judas Priest, et consorts. Aux côtés de titres rapides (The Ancient Rites", "Dragonheart"), certains nous font découvrir un côté plus mélodique, notamment du fait du timbre de Mike Tirelli qui me fait penser à celui de Tony Martin (Black Sabbath, Misha Calvin, The Cage"), comme sur "Where The Falcons Cry" ou sur "Thunders Of The Night". Cette juxtaposition entre riffs "toutes dents dehors" et morceaux axés dans un registre médium ("City Of Angels") se révèle donc judicieuse, car apportant la variété qu’il faut à ce type de métal. (Yves) 

 

 

METAL CHURCH -  A LIGHT IN THE DARK

(2006 – durée : 60'33" – 11 morceaux)

Avec ce nouvel album, Metal Church dont l'avenir semblait encore incertain il y a quelques années retrouve tout sa verve d'antan, celle qui avait éblouit de nombreux métalleux avec l'album éponyme "Metal Church" en 1984 et "The Dark" en 1986. D'ailleurs, du titre à l'album en passant par sa pochette, tout nous remémore les débuts glorieux du combo. "The Weight Of The World" paru en 2004 avait déjà marqué un retour en grâce du combo ricain, grâce notamment à l'arrivée de Ronny Munroe au chant. Les titres présents sur ce nouvel album sont puissants et font la part belle à un heavy typiquement ricain qui n'est pas sans rappeler Savatage par ses breaks ("A Light In The Dark", "Pill For The Kill") tout en conservant le style Metal Church. Les rythmiques sont agressives ("The Believer"), rapides ("Mirror Of Lies") mais intègrent également de nombreux changements, comme le recours à l'acoustique ("More Than Your Master"), qui apportent une dimension musicale vraiment large au groupe, le sommet de cet album étant atteint par "Temples Of The Sea",  titre épique de plus de 9 minutes qui est un condensé de tout le savoir faire de Metal Church. (Yves)

 

 

METAL CHURCH – THIS PRESENT WASTELAND

(2008 – durée : 57’23’’ – 10 morceaux)

Il y a certains groupes qui ne décevront jamais leurs auditeurs et fans, et ceci même au bout de 25 ans de carrière. Metal Church fait parti de ces groupes, et reste depuis ses débuts, fidèle à lui-même et à ses fans. Alors bien entendu le groupe évolue de-ci de-là au fil de ses albums, mais reste toujours ancré dans le heavy pur et dur qui est sa marque de fabrique. Pour ce nouvel opus, pas de grand changement au niveau du line-up, seul le second guitariste est un nouvel arrivant, Kurdt Vanderhoof restant le leader et compositeur incontesté du groupe. Le chant de Ronny Munroe renoue avec le coté puissant des albums précédents, parsemé de ses  pointes hurlées plus aigües. Les riffs et solos restent des purs produits du heavy traditionnel, apportant puissance ou lourdeur au fil des titres et procurant cet incontrôlable headbanging accompagné du tapage de pied de rigueur (“The compagny of sorrow”, “Breathe again”, “Meet your maker”). De plus, le groupe profite du livret pour remercier les fans ayant participé à l’artwork. Comme quoi, même un groupe à la stature et au passé de Metal Church peut rester humble... Heavy Metal strikes again ! (Sebb)

 

 

METAL = LIFE  VOLUME II

(2007 - cd 1 : durée 72’10" – 18 morceaux / cd 2 : durée : 67’00" – 20 morceaux / dvd : 18 morceaux)

Bien bel objet que ce "Metal : Life – Volume II" qui est composé de deux cds bourrés de musique ainsi que d’un dvd qui reprend certains groupes présents sur les deux skeuds. Evidemment, les fans de hard fm, de soft rock, ou de mélodies légères pourront passer leur chemin, car ce coffret est orienté métal extrême et là les fans ne seront pas déçus, car ça ratisse large : de God Forbid, en passant par In Flames, Into Eternity, Every Time I Die, Dissection, Misery Index, Burst, The Black Dahlia Murder, Converge, Haste The Day, Haste The Day, Heavy Heavy Low Low et bien d’autres encore, on bénéficie d’une vue d’ensemble assez large des styles extrêmes, tout en n’omettant pas le rock moderne ("As I Lay Dying"). L’intérêt également se retrouve dans la juxtaposition de grosses pointures (In Flames, God Forbid) avec des combos plus underground mais qui possèdent néanmoins de sérieux atouts. Vocaux hurlés, scandés, criés, chantés, travail à plusieurs voix, les chanteurs présents sur ce "Metal : Life" utilisent au maximum les possibilités de leur organe, cette diversité se retrouvant également d’un point de vue musical. Pour la partie visuelle, quelques absents sur les deux cds se retrouvent sur le dvd, comme par exemple "Inked In Blood", "3", ou "Parkway Drive". Comme sur toutes les compilations, les clips varient en fonction des budgets alloués aux groupes, les plus gros bénéficiant de moyens conséquents permettant de nous offrir des petits films, alors que d’autres se contentent juste de présenter le groupe interprétant son morceau. La qualité est néanmoins au rdv et aussi bien musicalement que visuellement, ces 2 cds et ce dvd débordent d’énergie, qui satisfera tout fan de métalcore, hardcore, death et courants assimilés. (Yves)  

 

 

METALIUM – AS ONE – CHAPTER FOUR

(2004 – durée : 59’58’’ – 13 morceaux)

Ce que j’aime chez Metalium, c’est qu’ils ne lâchent pas le morceau. Album après album, ils restent fidèles à leur métal de base, tout en l’améliorant à chaque nouvelle sortie et en proposant à chaque fois, un nouvel épisode du Metalium qui reste l’icône défendant contre vents et marées le métal. Le chapitre quatre ne se démarque pas de ses prédécesseurs, mais permet de retrouver un combo qui nous envoie en pleine tronche à la manière d’un Primal Fear, un heavy métal puissant et racé. L’album bénéficie également d’une partie interactive assez sympa avec notamment des extraits studio et live au Wacken 2003. La formation s’étant stabilisée, on retrouve un groupe plus soudé et surtout le groupe innove, puisqu’une voix féminine, en l’occurrence la japonaise Saeko Kitamae, vient apporter sa contribution à l’album sur le morceau "Find Out". L’ensemble de l’album est assez rapide, mais le groupe a décidé également de modifier un peu le tempo sur certains titres (Power Strikes The Earth, …).Ces changements évitent aux allemands de s’enfermer dans un type de construction de morceau bien précis. Bonne initiative que l’on pourra constater de visu très prochainement puisque le groupe jouera avec Primal Fear au Z7 le 04 mai prochain et à Eloyes le 11 mai. (Yves)

 

 

METALLICA – MASTER OF PUPPETS

(1986 – durée:54’47’’ – 8 morceaux)

Quoi de plus naturel pour mon premier classic corner que de vous offrir en pâture l'album de thrash définitif pour beaucoup. Le master (pour les intimes) renferme huit perles rares proches de la perfection sonore. Tous commence par une intro lancinante suivie d'un enchainement de quatre accords dissonores, début d’une cavalcade de riffs à 200 à l'heure sur Battery. L'agression durera plus de cinq minutes avant d’annoncer l'hymne metal ultime: Master of puppets. En 8'38'' de riffs magistraux, d'arpèges divins et de montées hallucinantes vers des solos parfaits, la messe est dite. Comme d'hab chez les four horsemen, on a droit à la semi-power ballade (Welcome home sanitarium), la chanson instrumentale parfaite (Orion) et le coup de fouet speed pour finir (Damage Inc.). On aura beau critiquer le Metallica actuel, ses quatre premiers albums resteront à tout jamais gravés au panthéon du métal comme des références ultimes en matière de trash et de musique tout simplement. Vous comprendrez alors que j'ai lâché une larme lors du Rock am Ring 2006 lorsque, pour la première fois de leur carrière, les quatre nous ont joué cet album à la perfection, en intégralité et dans l’ordre ! En hurlant aux cieux qu’ils nous gratifient cette année encore d’une surprise du même acabit (ce qui ne serait que justice…) pour leur retour au Rock am Ring et les 20 ans d’un certain album. (David)

 

 

METALLICA – DEATH MAGNETIC

(2008 – durée : 74’48’’ – 10 morceaux)

Entre Motörhead, AC/DC, Alice Cooper et Metallica, les papys font définitivement de la résistance en 2008. Pour notre plus grand bonheur, tous semblent tenir la forme. Les four horsemen eux, ont choisi d’ouvrir leur album sur une compo dont le riff principal (thrash à souhait) ne peut que mettre le sourire aux lèvres des nombreux fans qui comme moi ont été déçus par le St-anger. On sent d’emblée que le groupe revient à des riffs carnassiers, des solos rageurs et inspirés et une foi retrouvée en ce métal qui avait fait leur gloire à leurs débuts. En parcourant l’album, on renifle de grosses ambiances posées à la Load (sur "The end of the line"), des arpèges évoquant "Fade to black" ou des phrasés rappelant fortement "My friend of misery" et le black album en général (sur "Broken, beat and scarred" notamment) sans parler d’un passage très One-Sanitarium ("The day that never comes"). Mais contrairement à ce que beaucoup semblent espérer, la richesse et l’impact des anciens albums est bien loin. Défaut tenace depuis le "saint-colère", les chansons semblent toutes trop longues d’une ou deux minutes, les riffs sentent parfois le manque d’inspiration et la voix de James gagnerait à être plus agressive. "The unforgiven III" sera ma première vraie déception sur cette galette suivie de très prés par la chanson instrumentale qui est clairement pauvre et indigne de ce à quoi Metallica nous a habitué en la matière. Mais ce serait là bouder son plaisir de fan à réentendre ce qui résonne à mes oreilles comme un nouveau départ vers des jours meilleurs et de futurs albums toujours plus inspirés. En définitive, Metallica semble se tourner vers l’avenir ("Cyanide" et "All nightmare long" sont clairement des avancées réussies pour le groupe) en jetant un coup d’œil malicieux dans leur rétroviseur. (David)

 

 

METAL MAJESTY – THIS IS NOT A DRILL

(2004 : durée : 70'20'' – 15 morceaux)

Valensia est un artiste qui s'inscrit dans la lignée de Robby Valentine, dans le sens où ces deux artistes sont des fans absolus de Queen. Les deux hommes sont hollandais et jouent tous les deux des claviers et ont même collaboré ensemble en 1999 sous le nom de "V". Aussi bien dans les réalisations de Robby Valentine que de Valensia, on retrouve les points forts du combo anglais, tels que des refrains grandiloquents, des belles parties de pianos et un timbre de voix proche de feu Freddy Mercury. La ressemblance est d'ailleurs frappante, à tel point, que Valensia sort également en parallèle un album hommage à Queen. Valensia a également participé en octobre de cette année à la convention hollandaise de Queen où il a interprété quelques titres du monstre anglais. Pour l'occasion, il a même été rejoint sur scène par un autre grand fan du groupe, Jeff Scott Soto. Précision supplémentaire, cet album n'est pas un copie conforme des albums de Queen, même si chaque morceau contient plein de références au quatuor anglais, car les guitares sont parfois beaucoup plus hard. Petit bonus pour la version qui sort cette année en Europe, trois titres supplémentaires qui ne figuraient pas sur la version japonaise parue en 2003. (Yves)

 

 

METAL MAJESTY – 2005

(2005 - durée : 47’47’’ – 10 morceaux)

On ne pourra pas dire que Valensia chôme puisque après avoir sorti "This Is not A Thrill" (chronique dans le Passion Rock N°44) puis un album hommage à Queen, voilà que le hollandais remet le couvert avec ce nouvel album sobrement intitulé "2005" qui est à nouveau un panache de hard, de rock, le tout toujours sous le couvert de l’influence principale de Valensia, à savoir le groupe de feu Freddy Mercury, Queen, qui au passage se reforme cette année avec Paul Rodgers au chant.  Les dix morceaux qui composent ce nouvel album en dehors de cette influence, intègrent néanmoins pas mal de morceaux aux relents assez hard, comme "Hold On The Night" ou "Hell Hounds on My Trail" qui lorgnent ouvertement du côté de Whitesnake. Dans un registre plus calme, on ne manquera pas de faire le rapprochement entre "Burying Heart" et "Eleanor Rigby" des Beatles. Malgré cela, cet album s’écoute d’une seule traite, car Valensia a su s’approprier ses influences pour nous les restituer à sa sauce avec talent et panache. (Yves)

 

 

METAL TERRITORY – VOLUME 4 

(2002 - durée : 73'21" - 18 morceaux)

Quatrième volume deja de la compilation Metal territory proposée par l'association "Hopla!" qui cherche à faire connaître et à promouvoir des groupes locaux. Cette fois encore la tendance à la radicalisation semble bien se confirmer, les groupes proposés oeuvrant pour la plupart dans le hardcore ou le death metal. Si pour quelques groupes (que je ne citerai pas) cette initiative semble un peu précoce vu l'amateurisme du titre qu'ils proposent, la grosse majorité s'en sort avec brio. On a droit en vrac à (avec toujours un seul titre par groupe) : Force fed (hardcore), Malmonde (cyber thrash death), S-core (proche de Propain, très bon), Post-mortem (death), Kronos (brutal death) Bloody sign (brutal death), Defdaf (fusion punk rock), Dreaggan (heavy thrash bien marrant), Frontside (hardcore, teinté de ska pour ce titre), Wreker (grind death barge ), et Mug (Hardcore thrash). Les gros gagnants de ce volume sont les vétérans de Carcariass (death technique), les excellents Solekahn (brutal death de grande classe) et surtout Botch up, dont l'ambiance fusion hardcore à la Rage against de machine m'a complètement fait craquer ! Au niveau de la production on a l'éternel problème de différence de son entre les titres, mais ça, on n'y peut rien, c'est lié à l'expérience de chaque groupe... Encore une fois merci "Hopla!" pour cette très bonne initiative qui fait un peu plus bouger les choses dans notre région ! (Stench)

 

 

MESMERIZE – STAINLESS

(2005 – durée : 59'49'' – 10 morceaux)

Encore une découverte ce mois avec Mezmerize, un groupe italien qui a déjà une expérience conséquente derrière lui, puisque "Stainded" est son quatrième album, le précédent opus "Off The Beathen Path" étant sorti en 2002. Très carré et très pro, ce combo transalpin reste très influencé par le heavy métal classique dont les fers de lance ont pour nom Judas Priest et Iron Maiden. On retrouve d'ailleurs certaines rythmiques propres à la "Vierge de Fer" sur le titre d'ouverture "Burn" ou sur la deuxième partie du titre "Triumph Of The Darksword". Pouvant compter sur Folco Orlandini au chant, l'un des chanteurs les plus talentueux d'Italie, dont le timbre associe puissance et mélodie, le groupe bénéficie également de deux guitaristes qui se complètent tant en rythmique qu'en lead, puisque les deux assurent les solos. Réduire le groupe au heavy pur et dur serait injuste, car Mesmerize marche également sur les plates bandes de Gamma Ray sur "Princess Of the Wolves". De plus, comment passer sous silence, tous les petites idées incorporées, par ci par là, comme les différents changements de rythmes avec parfois des breaks acoustiques, des violons qui jalonnent plusieurs titres comme sur "Windchaser" un peu à la manière des espagnols de Magö De Oz, violons que l'on retrouve d'ailleurs sur le titre de plus de dix minutes "Impossible Infinity", qui clôture de manière épique, ce très bon album. (Yves)

 

 

MIDWINTER – FOUNTAIN OF YOUTH

(2004 – durée 50’37’’ – 10 morceaux)

Le heavy metal symphonique n’a que très peu de représentants dans ce style dans notre pays et c’est donc avec intérêt que j’ai mis le cd de Midwinter dans mon lecteur. Composés de trois frères Chauty (guitares, basse, claviers et chant) et d’un batteur (Christophe Suquet), ce quatuor issu de la région de Nantes a recruté une vocaliste lyrique (Astrid Delaunay) pour mettre la touche finale à sa musique. La cerise sur le gâteau, tout simplement. La musique de Midwinter s’inspire bien sûr, du fait d’un chant féminin lyrique, des finlandais de Nightwish mais surtout des autrichiens d’Edenbridge. Le niveau technique est bien présent, les idées sont également de la partie et Astrid est très douée vocalement, mais il reste encore quelques détails à peaufiner pour réussir à convaincre le plus grand nombre : la production de cet album même si elle a été confiée à Pierre Emmanuel Pelisson (ex-Heavenly) manque un peu d’ampleur pour ce type de musique et le chant death sur certaines parties ne me semble pas apporter un plus à la musique du groupe. Il reste que cet album constitue une surprise dans le paysage musical hexagonal et qu’au vu de le jeunesse de ce groupe, il y a fort à parier qu’il améliorera les quelques imperfections de cet album et que l’on entendra parler de Midwinter dans les chaumières tant sa marge de progression reste importante. (Yves)

 

 

M.ILL.ION – THRILL OF THE CHASE

(2008 – durée :  54’43’’ - 12 morceaux)

Ayant débuté sa carrière en 1989, Million a connu le succès pour ensuite poursuivre une carrière chaotique avant de revenir en ce début d’année avec un album qui porte haut l’étendard du hard mélodique. Nul doute que le combo suédois, originaire de Gothenburg, a retrouvé l’envie de nous asséner des compos qui pulsent ("Thril Of The Chase", "Slave To You") et qui lorgnent ouvertement vers leurs compatriotes d’Europe et leurs premiers albums calibrés hard mélodique. L’association guitares/claviers est bien mise en avant ("Through The Eyes Of A Child") alors que la voix d’Ulrich Carlsson fait souvent penser à celle de Joey Tempest d’Europe ("The One Above", "Lonely In The Crowded Room"). Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : si vous avez été  déçus par l’orientation plus moderne des créateurs de "The Final Countdown", précipitez vous sur "Thrill Of The Chase". (Yves)

 

 

MINES – DOWNSTROKES

(2004 – durée : 45’23” – 9 morceaux)

La Suisse est vraiment un pays fertile en groupes de hard rock "classique" à l’image de Gotthard (première période – encore qu’ayant vu le groupe récemment à Munich, j’ai constaté que le groupe jouait à nouveau les morceaux les plus torrides de leurs premiers albums), Shakra (dont le dvd enregistré en Pratteln sortira en septembre), Krokus (encore un retour réussi) et consorts et même si Mines n’a pas inventé le rock, il en  a parfaitement assimilé toutes les ficelles. Le groupe bénéficie d’une longue expérience scénique et la retranscrit parfaitement sur cette galette qui groove et qui donne envie de taper du pied. S’inscrivant dans la ligné du dernier album de Shakra (Secret Garden, Can Stay In Hell) avec des relents d’AC/DC (Get It Live), nos amis suisses font vraiment chauffer nos conduits auditifs et nous régalent par leur hard rock traditionnel, qui comme le blues (le groupe n’oublie pas que le hard vient de cette musique avec le titre "Yesterday") doit toujours être interprété selon des règles précises (des bons solos, des riffs entraînants) pour que le feeling soit présent, ce qui est le cas avec ce premier album de Mines. (Yves)

 

 

MINIMUM VITAL – ATLAS

(2004 – durée 49’36’’ – 8 morceaux)

Le groupe de français Minimum Vitale est parvenu au fil des années à être considéré comme un véritable pilier du rock progressif, car certains de ces albums, comme "Sarabandes", "La Source" sont devenus véritablement incontournables pour chaque fan de rock progressif. Alternant chant féminin (Sonia Nédelec) et chant masculin (Jean Baptiste Ferracci), le rock de Minimum Vital est assez particulier car les voix sont utilisées comme des instruments à part entière, cette impression étant renforcée par la teneur des textes qui souvent servent à des vocalises. Il reste que certains morceaux ont des textes plus classiques qui sont chantés dans différentes langues (anglais, français, …) avec toujours une approche positive. Cet album est vraiment à part, car il ne ressemble à rien d’autre, même si l’on retrouve les instruments propres à tout groupe de rock, comme les guitares acoustiques et électriques, les percussions, les flûtes ou les claviers. Le son est d’une pureté exemplaire et permet de découvrir dans des conditions adéquates ce rock intemporel et sans frontières avec des parties de chant d’un très haut niveau. (Yves)

 

 

MINISTRY – HOUSE OF THE MOLE

(2004 – durée : 58’54’’ – 69 morceaux !!! en fait neuf vrais morceaux + quelques secondes d’un morceau caché)

Stench et Sebb vont s’arracher leurs cheveux : Yves chroniquant un album de métal indus !!! Quoi de plus normal, lorsqu’un album est bon, il n’y a aucune raison qui s’oppose à sa chronique même s’il sort des styles habituels que je chronique. D’ailleurs, pour ma part, Stench m’a encore plus étonné (j’en ai presque perdu mes derniers tifs !!!) lorsqu’il ma indiqué qu’il appréciait le dernier Dare !!!. Le morceau d’ouverture de ce nouveau Ministry m’a vraiment bufflé avec les samples de Carmina Burana mélangés aux rythmiques hypers denses d’Al Jourgensen et de Mike Scaccia, le tout entrecoupé de samples piqués des discours de George W. Bush. D’ailleurs tout au long de cet album, il est fait référence au président des Usa puisque l’on retrouve même sa photo sur la pochette intérieure de l’album. Al Jourgensen n’aime pas George W. Bush et le fait savoir. (N.B. : qui l’apprécie, en fait ?). D’ailleurs, il est étonnant que cet album ai pu sortir sous cette forme quand on connaît la censure qui sévit aux Usa. C’est l’un des paradoxes de ce pays, où l’on n’a pas le droit de boire une bière dans la rue (sauf si elle se trouve dans un sachet opaque : véridique j’étais plusieurs fois aux Usa) alors qu’il est possible d’avoir des flingues. Pour en revenir à cet album, le chant est écoutable et certains morceaux sont vraiment bien foutus et privilégient le côté métal (néanmoins brutal) du groupe, grâce à des riffs hyper rapides (Waiting, Warp City), avec même un clin d’œil (très léger) à Alice Cooper sur "World" et un morceau assez calme et surprenant en fin de cd (Worm). On ne pourra pas manquer de noter également certaines ressemblances avec Marylin Manson. L’écoute de cet album n’a donc pas été une torture et je suis donc ressorti indemne de cette immersion dans le métal indus. (Yves) 

 

 

MINISTRY – RIO GRANDE BLOOD

(2006 – durée : 51'27" – 13 morceaux)

Ce nouvel album de Ministry puise à nouveau son inspiration principale dans les frasques du 43ème président des Etats Unis, George W. Bush qui, il faut le reconnaître même si l'on ne s'intéresse pas à la politique, commet bourde sur bourde, comme associer pouvoir, décision et religion. Comme sur "Houses Of The Molé" sorti en 2004, ce nouvel album est un manifeste anti-Bush et de tout le système politique américain avec des titres des plus explicites ("Fear Is A Big Business", "The Great Satan", "Palestina", …). Moins axé sur les machines depuis le départ de Paul Baker, co-fondateur du groupe, en 2004, cet album contient de nombreuses parties hyper rapides, voir trash d'une densité rare. Cela décoiffe, d'autant plus que Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys pose sa voix sur "Ass Clown". Brut, violent, politiquement incorrect, le métal industriel de Ministry brille à nouveau de mille feux. (Yves)

 

 

MINISTRY – THE LAST SUCKER

(2007 – durée : 55’59" - 11 morceaux)

Après un "Rio Grand Blood" rageur et métal au possible, Ministry revient avec un nouvel album qui en est le prolongement parfait. Les quatre premières chansons renouent avec un indus mid-tempo aux riffs lorgnant du côté de feu White Zombie voire même Slayer par moment. Une furieuse envie de headbanger se fait déjà sentir sur ces chansons bien puissantes, mais votre nuque va prendre un sérieux coup avec l’enchainement des 5 plages suivantes. Le groupe nous assène alors des brûlots speed au possible qui telles Attila ne font aucun quartier et arrachent tout sur leur passage. Les rythmiques thrash speed sur fond de double pédale copulent à merveille avec la voix d’écorché vif d’Al Jourgensen pour un effet à décorner les boucs. On  retrouve une superbe et audacieuse reprise du "Roadhouse Blues" des Doors en version survitaminée ainsi qu’une apparition vocale de Burton C. Bell (Fear Factory) sur un final lancinant et hypnotique. Si The "Last Sucker" est le chant du cygne annoncé par Al Jourgensen, gageons que nous auront encore le droit à cet album de reprises annoncé pour 2008. Ministry s’aventurerait à rendre hommage une dernière fois à Black Sabbath, Deep Purple, Bob Dylan et quelques autres….Let it roll, Let it roll….. (David)

 

 

MINISTRY AND CO-CONSPIRATORS – COVER UP

(2008 – durée : 65’04’’ – 14 morceaux)

Annoncé comme l’ultime album de la carrière du groupe, “Cover Up” nous livre non pas un album classique de Ministry mais un cd de reprises. Deux avantages à ce stratagème, tout d’abord, Jourgensen ne risque pas de sortir un album qui pourrait être un ton en dessous des précédentes réalisations auxquels il aurait implacablement été comparé et jaugé, et ensuite, cela lui permet de faire un joli clin d’œil à ses influences et aux groupes ayant inspirés ses orientations musicales. Le choix des reprises peut même paraître surprenant et audacieux de la part du groupe, surtout avec des morceaux comme “Under my Thumb” des Rolling Stones, “Black Betty” de Ram Jam, “Lay lady lay” de Bob Dylan ou encore “What a wonderfull world” de Louis Armstrong. Les personnes suivant de près Ministry auront remarqué que quelques titres étaient déjà présents sur d’anciens albums ou tribute album, notamment  “Roadhouse blues“ des Doors (“The Last Sucker”) ou “Supernaut” de Black Sabbath (“Nativity in Black II”). A noter aussi la participation de quelques invités, d’où le nom Ministry And Co-Conspirators, dont Burton C. Bell de Fear Factory ou encore Tony Campos de Static-X. N’ayant pas assez de place pour citer tous les titres qui m’ont séduit sur ce cd, je tiens uniquement à mentionner les superbes reprises de “Space truckin’”, “Mississippi queen” et “Just God paid”, qui m’ont fait exulter de bonheur. Bref, toutes ces versions de vieux brûlots apportent une véritable fraîcheur et une nouvelle jeunesse à des titres qui n’en avaient pas forcement besoin, mais qui s’adaptent parfaitement à la sauce indus by Ministry. Al Jourgensen créé quasiment de nouveaux titres, surprenants et inédits. J’étais sceptique en recevant ce cd, je suis surpris, ravi et comblé après son écoute ! Ministry s’en va par la grande porte, chapeau l’artiste ! (Sebb)

 

 

MISERY INDEX – RETALIATE

(2003 – durée : 31’22’’ – 10 morceaux)

Misery index a tout du futur "super groupe" de death. Formé par deux ex Dying Fetus, le bassiste et chanteur Jason Netherton et le guitariste Sparky Voyles, le groupe a signé un deal avec Nuclear Blast Records. Ceux qui connaissent les deux musiciens se doutent bien que ce nouveau projet ne peut pas décevoir. On se prend donc dans la tête notre dose de brutal death technique assez typiquement américain. Comme on pouvait s’y attendre, l’ensemble est très proche de Dying Fetus, le niveau technique est impressionnant, et les blasts très fréquents. Par contre, Misery Index parvient à placer des passages plus mélodiques (le riffs central de "Retaliate" sonne presque black metal par exemple !) , qui, même s’ils ne sont pas nombreux, font la différence. Le reproche que je pourrais faire vise le son : il est trop parfait… Ca peut sembler paradoxal, mais un style de musique comme le brutal death doit avoir un minimum de relief, sonner un peu plus crade que cette superproduction qui à trop vouloir être propre finit par aseptiser l’ensemble. Mais ok, je cherche sans doute le petite bête ! Il faudrait plus que ça pour gâcher un death de si haute volée ! (Stench)

 

 

MISERY INDEX / COMMIT SUICIDE –SPLIT CD

(2005 – durée : 17’36" – 6 morceaux)

Bien que rien ne le précise dans la bio un peu trompeuse, cet excellent split n’est pas vraiment une nouveauté puisqu’il est sorti originellement en 2002 sur le label Willowtip records. Reste que cette réédition est plus que bienvenue, et deviendra vite indispensable aux fans des deux groupes. En effet, l’édition originale est complètement introuvable, ce qui fait de cette ressortie une bien belle occasion de (re)découvrir ce disque monstrueux. Le principe est simple : chaque groupe propose trois titres, dont une reprise. Misery Index balancent donc les morceaux "My untold apocalypse" et "Alive ?", assez classiques du combos, encore bien imprégné alors dans les influences de Dying Fetus (le chant en particulier), mais le son très "roots" de cet enregistrement donne un aspect vraiment jouissif à ce death mental bourrin 100% US, et je le préfère même aux sorties suivantes qui deviendront trop "propres". Le choix de la reprise est absolument parfait, puisque c’est le génial "Reality distortion" des dieux du crust Disrupt qui est repris, dans une version speedée et monstrueuse d’efficacité. Le disque s’arrêterait là, on en aurait déjà pour notre argent… sauf que grumeau sur le molard, il reste le cas Commit Suicide… et quel cas ! Assez peu connu chez nous, le groupe propose un brutal death ricain proche de Deeds Of Flesh par exemple, avec voix très gutturale, longs riffs entraînants et blasts très rapides. Leurs deux titres sont dévastateurs ("In all this revelation" et "With not distate"), peut-être même plus bruts et efficaces que ceux de Misery Index, c’est dire le niveau de ce death barbare. Leur son est propre sans tomber dans l’excès, et il y a vraiment un truc putride dans cette alliance vocaux gras/ grattes crade. Voilà ce qu’on attend d’un groupe de death, non ? Vous n’avez pas encore assez souffert ? On enfonce le clou plus profondément dans votre tympan? Bah serrez les dents, ça va faire mal : la reprise qu’ils ont choisi n’est autre que "Open casket" de Death, joué de façon vicieuse et malsaine, se terminant par un blast inattendu ! Tout ça pour dire que ces quelques 17 minutes passent très vite, et que ce disque est un must pour les fans de death ! Précipitez vous ! (Stench)

 

 

MISERY SPEAKS – CATALOGUE OF CARNAGE

(2008 – durée : 44’42’’ – 10 morceaux)

Fondé en 2001 à Munich en Allemagne, Misery Speaks revient en ce début d’année avec la sortie de leur second album. Le groupe joue dans le registre du death métal mélodique, assez proche du style de Heaven Shall Burn. Dès le premier titre on comprend que les allemands n’ont lésiné ni sur la qualité de la production, ni sur celle des titres composant l’album. On a droit du premier au dernier morceau à des compositions carrées et à une musique à la fois mélodique, douce et brutale ("Sentiment is missing", "Engraved in stone").Quelques titres paraissent un peu plus violent que les autres, mettant les passages plus doux à l’écart ou les adaptant de façon à augmenter leur agressivité ("Guilty as a sin"). Bercé par des musiciens talentueux, on a droit ici à une batterie rapide parsemée de blast, à des guitares aux riffs épiques et speed, et à des solos intenses disséminés de-ci de-là tout au long des titres. Rien à jeter sur cet album, et même si les vocaux sont légèrement répétitifs car constamment grognés sur le même timbre, et l’originalité n’est pas l’atout principal des allemands, ce cd m’a séduit. Mon coup de cœur de cette première quinzaine de janvier ! (Sebb)

 

 

MISERY SPEAKSDISCIPLE OF DOOM

(2009 – durée : 49’13’’ – 10 morceaux)

Misery Speaks m’avait laissé avec une impression plus que bonne lors de la sortie de leur dernier album début 2008, et c’est avec un enthousiasme logique que j’accueillis ce troisième opus du groupe Allemand. La musique jouée sur ce nouvel opus reste dans les grandes lignes très proche de tout ce qu’à fait le groupe par le passé. Mais dans les grandes lignes uniquement, car le groupe a délaissé une partie de sa brutalité au profit du mélodique, rendant ainsi les atmosphères plus tenaces et plus profondes (“Burning path”, “A road les travelled”, ”Black garden”).Les quelques compos de plus de cinq minutes profitent réellement de cette nouvelle approche et permettent au groupe de s’exprimer pleinement. Certes, les auditeurs recherchant une violence plus crue et plus directe ne trouveront pas leur compte avec ce nouveau Misery Speaks, mais un amateur de métal qui apprécie les groupes mélodiques et innovant devrait se trouver satisfait. Misery Speaks revient, pas tout à fait inchangé, mais encore une fois avec brio. (Sebb)

 

 

MISTRESS IN DISGUST WE TRUST

(2005 – durée : 51’05 – 10 morceaux)

Et encore un truc étrange qui nous provient de chez Earache. Le genre de machins hybrides qui semblent être fait pour picoler et faire la fête, tout en restant dans le créneau du métal extrême. Mistress nous viennent de Birmingham (ah ah, je vois que les anciens frissonnent des couilles…) et même si l’ombre de la scène grind core d’antan plane sur ce disque, la formation ne s’est privée de rien. Profitant d’un son crade et brut, le gros du cd rappelle le Entombed de "Inferno", bien gras, parfois death’n’roll, avec une voix plus hurlée, un truc souvent mid tempo, mais énergique. Seulement voilà, à cela se raccrochent des blasts et des lignes de basse inspirés par les vieux Napalm et Extreme Noise Terror, des passages lourds très sludge, des influences plus crust, et même, accrochez vous… des refrains heavy ! Eh oui, un titre comme "Whiskey Tastes Better" comprend un refrain aigu digne de King Diamond (dont l’un des membres porte un t-Shirt sur la pochette), des chœurs à la Manowar surprennent au milieu de "Static", etc. Vraiment hallucinant, ce mélange, qui peut aussi par moment lorgner vers le hardcore des années 80, est indéfinissable. Ce qui dit comme ça, sur le papier, peut aisément passer pour un melting pot des plus indigestes se révèle après quelques écoutes vraiment plaisant, entre parodie et hommage, entre violence et festivité. Des mecs qui ne se sont pas posés de questions, et qui ont fait ce qu’ils voulaient. Bravo à eux rien que pour ça ! Pour les amateurs de curiosités, ou pour s’éclater entre potes le week end ! (Stench)

 

 

MNEMIC  - MECHANICAL SPIN PHENOMENON

(2003 – durée : 54’24’’ – 9 morceaux)

Premier album pour ce groupe danois qui se définit comme du "Fusion future metal" … Bon, vous je sais pas, mais moi je me dis qu’ils auraient eu du mal à trouver plus ridicule ! Passons donc vite sur ce détail pour nous plonger dans ce qui nous intéresse : la musique. Et là, on peut dire que ça change, car les cinq gars sont loin de passer pour des cons. Les mauvaises langues diront que c’est une copie de Fear Factory, et effectivement, on en est très proche ; mais c’est plutôt sympa, ça comblera le vide laissé par le groupe défunt ! Les doubles grosses caisses ont une précision chirurgicale, la rythmique est très puissante, des passages indus sont fréquents, le chant braillé se calme pour les refrains, etc. . On peut aussi sentir l’influence de Soilwork dans l’approche de certaines mélodies. Reste que des plans de tueurs sont cachés à droite à gauche (l’intro de DB’XX’D" par exemple ne laissera personne de marbre, je suis prêt à parier ma couille gauche!), et que la maîtrise de ces mecs élève l’album au plus haut niveau. Le son est digne des modéles de ce jeune groupe grâce à la production de Tue Madsen (The Haunted, Konkhra, etc.). Original, sans doute pas, mais bougrement efficace, et excellent pour un premier album ! (Stench)

 

 

MOB RULES – HOLLOWED BE THY NAME

(2002 – durée : 48’40’’ – 10 morceaux)

Mob Rules : que de souvenirs liés à ce groupe, car ce fut avec leur deuxième album "Temple Of Two Suns" que j’ai débuté les chroniques d’albums en janvier 2000 avec le premier numéro papier de "Passion Rock". Depuis le magazine a grandi et l’aventure continue pour le passionné que je suis (avec Pilou, évidemment) ainsi que pour ce groupe allemand qui risque de devenir incontournable dans les années qui viennent car le power heavy mélodique développé par ces allemands risque de faire son bout de chemin dans la jungle que constitue actuellement le marché du métal. D’ailleurs, deux invités de marque viennent prêter main forte à Mob Rules  puisque ce n’est rien moins que Peavy Wagner – chanteur, bassiste et leader de Rage et Roland Grapow - ex-guitariste de Helloween  qui apparaissent en qualité d’invités sur trois morceaux. Les ambiances sont toujours aussi travaillées et les claviers jouent un rôle prépondérant  sur les morceaux, le meilleur exemple étant le morceau donnant le nom à son album : une intro aux claviers sur laquelle vient se greffer le voix superbe de Klaus Dirks pour enfin être rejoint par le reste de l’équipe puis les tempos ralentissent  pour reprendre en force au bon moment et cela dure tout au long de l’album. Les refrains ont également été très travaillés contribuant à la réussite de cet album. (Yves)

 

 

MOB RULES – AMONG THE GODS

(2004 –durée : 49’45’’ – 10 morceaux)

Ecouter le dernier Mob Rules, c’est comme aller dans un restaurant qu’on apprécie. A partir du moment, où la cuisine servie est de qualité, on prend plaisir à y retourner. Cette règle s’applique également à la musique, car souvent quand un groupe a sorti un bon album, il continue sur sa lancée et ne modifie pas la recette qui fait le charme de sa musique. Tout au plus, il peaufine le tout et c’est ce qui se passe avec "Among The Gods", quatrième album de ce combo allemand, ou l’on retrouve de superbes parties de grattes appuyées par des claviers bien présents avec un feeling toujours aussi direct. Beaucoup d’idées viennent émaillées ce nouvel album de hard rock mélodique, des chœurs grégoriens sur "Black Rain", des parties classiques sur  "Invitation Time", des influences orientales sur "Arabia" avec en point d’orgue le titre "Among The Gods", pièce d’une durée de presque huit minutes qui voit la participation de Roland Grapow de Masterplan aux guitares et de Ian Parry du Consortium Project aux chœurs. Un album succulent qui mériterait vraiment d’être d’apprécié également en live et cela sera d’ailleurs bientôt possible puisque le groupe partagera l’affiche avec Moonstone et Jeff Scott Soto le 23 octobre prochain à Eloyes. Un concert à ne pas louper. (Yves)

 

 

MOB RULES – ETHNOLUTION A.D.

(2006 – durée : 51'25" – 12 morceaux)

J'ai toujours été fan du heavy mélodique de Mob Rules et cet album ne fait que confirmer mon choix, car ces germains possèdent le sens de la mélodie qui s'incruste dans votre esprit. Evidement, les albums se suivent avec un niveau de qualité constante ("Savage Land" 1999 – "Temple Of Two Suns" 2000 – Hollowed Be Thy Name" 2002, "Among The Gods" 2004), avec parfois des titres se ressemblant, ce qui n'est heureusement pas le cas avec "Ethonolution A.D." qui donne son nom à cet album, mais aussi à un titre qui se décompose en six sous chapitres et qui nous emmène dans les méandres de ce rock mélodique, mais avec des influences progressives. L'ensemble se révèle symphonique avec de nombreux claviers qui donnent une dimension assez large à la musique du combo qui n'en oublie pas sa puissance heavy avec toujours la voix haut perchée de Klaus Dirks. Que rajouter, sinon qu'un nouveau guitariste et un nouveau bassiste viennent renforcer Mob Rules qui sera en tournée avec Ufo en novembre. (Yves) 

 

 

THE MODERN AGE SLAVERY – DAMNED TO BLINDNESS

(2008 – durée : 40’19’’ – 12 morceaux)

The modern Age Slavery est présenté comme un Xième groupe de deathcore par la maison disque, mais mettons tout de suite un véto à cette désignation car le groupe utilise certes des influences tirées du hardcore, mais n’en abuse pas et ne tombe pas dans l’immondice 3 notes - 3 riffs - 3 titres du deathcore. Le groupe tire même certaines sources de sa musique de mentors tels Slayer ou Entombed (dont figure un cover sur le cd), accentuant le côté death et assurant plus de diversité et de brutalité à leurs compos. Un album à essayer. (Sebb)

 

 

MOLLY HATCHET - LOCKED AND LOADED

(2003 – cd1 : durée : 55’54’’ 11 morceaux – cd2 : durée : 56’46’’ – 11 morceaux )

La flamme du rock sudiste n’est pas prête de s’éteindre avec ce nouvel album live de Molly Hatchet (le premier "Double Troube Live" étant sorti en 1985) et cette double offrande live est à l’image de l’intro "O’Fortuna" de Carmina Burana de cet album : grandiose tout simplement. Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, nos sens sont portés en éveil constamment avec des solos de guitares torrides présents au sein de chaque composition et l’ensemble de la discographie est représenté au sein de ce double live avec bien sûr une préférence sur les derniers albums studio du groupe, mais les classiques du groupe ne sont pas oubliés (Fall Of The Peacemakers, Flirtin‘ With Disaster, …). La voix de Phil McCormack fait mouche et n’est pas sans rappeler Danny Joe Brown (le premier chanteur du groupe qui fut un temps remplacé par Jimmy Farrar sur deux albums pour revenir de nouveau au bercail pour être remplacé par Phil McCornack qui est depuis plusieurs années et plusieurs albums le chanteur du groupe). Cet album est un véritable feu d’artifices de brûlots musicaux à conseiller à tous les fans de rock sudiste ainsi qu’à tous les fans de hard, car Molly Hatchet est certainement le groupe sudiste le plus chaud et le plus puissant à l’heure actuelle. (Yves)

 

 

MOLLY HACHET – 25TH ANNIVERSARY – BEST OF RE-RECORDED

(2003 – durée : 75’42’’ – 17 morceaux)

Suivant la même démarche que Saxon qui réenregistra ses meilleurs titres avec sa formation actuelle sur l’album « Heavy metal thuder », les sudistes de Molly Hachet ont décidés de suivre la même voix en proposant de nouvelles versions de leurs titres les plus connus sous la forme d’un best-of très long et relativement complet, le tout enregistré avec la formation 2003. Cet enregistrement fête dignement les 25 ans de carrières du groupe, bien qu’aucun musicien actuel ne figurait sur les premiers albums du groupe. Quoi qu’il en soit, le show torride que donna le groupe le 13 novembre dernier sur les planches du Z7 (n’est-ce pas Stench et Sebb ?) prouva que le groupe porte encore le feu sacré du rock sudiste et prend vraiment plaisir à jouer ces morceaux. Cette joie se retrouve sur ses nouvelles versions qui sont toutes des standards du groupe (Flirtin’ with disaster, Fall of the pacemakers, Beatin’ the odds, …) et qui démontre que malgré les années, ces titres sont toujours actuels. Cet album est une tuerie et les parties de guitaristes qui constituent le point central du groupe sont toujours un régal et Bobby Ingram et Russ Maxwell se donnent vraiment à fond et l’absence d’un troisième guitariste ne se fait pas sentir (à l’origine le groupe était composé de trois guitaristes). La voix de Bobby Ingram colle également parfaitement aux morceaux chantés par ses prédécesseurs et permet au groupe d’atteindre l’objectif fixé : offrir un best-of des meilleurs morceaux du groupe en les réenregistrant, mais sans dénaturer les versions originales.  (Yves)

 

 

MOLLY HATCHET – WARRIORS OF THE RAINBOW BRIDGE

(2005 – durée : 58’53’’ – 12 morceaux)

Ecouter un nouvel album de Molly Hatchet n’apporte jamais rien de fondamentalement nouveau, c’est toujours à la base du rock sudiste, mais cela déclenche à chaque fois un sentiment de joie, un peu comme après l’hiver, où l’on ressort son bi-cylindre du garage : on connaît sa bécane à fond mais à chaque fois c’est un plaisir renouvelé et de nouvelles sensations. Il est cependant important de préciser que cet album est un peu particulier, puisque il fait suite à la disparition tragique en avril 2004 de Stéphanie, la femme de Bobby Ingram, guitariste et leader du combo. Pour compenser sa douleur, Bobby a mis toute son énergie dans la composition de "Warriors Of The Rainbow Bridge" qui se révèle être l’un des albums les puissants du groupe tout en restant ancré dans le "southern rock", puisque l’on retrouve toujours ses solos de guitares incandescents avec des moments épiques, comme le titre de l’album qui commence lentement pour monter crescendo et se terminer en jam. Cet album voit également le retour de Dave Hlubeck, guitariste de la première heure et rien que pour ce retour, ce cd vaut l’achat, car les duels de guitares entre avec Bobby Ingram et Dave valent leur pesant de cacahuètes. Le son du groupe a conservé ce côté hard qui permet d’attirer aux concerts de nombreux hardos, surtout que la voix de Phil McCormack reste toujours aussi puissante et entraînante et semble toujours avoir été travaillée au bon vieux Jack Daniels. Comme à l’accoutumée, il semble que les titres ont été écrits pour la scène et c’est ce que nous pourrons vérifier de visu le 1er mai prochain puisque le groupe clôturera sa tournée européenne au Z7 après une date hollandaise et douze dates allemandes. (Yves)

 

 

MOMENTUM MORTIS – FABULAS

(2008 – 53’07’’ – 23morceaux)

Un vent de nouveauté souffle sur cette chronique. Le style de l’album est assez inhabituel de part chez nous. Orkakl, membre unique du projet Momentum Mortis officie dans un style appelé Dark-Ambiant Medieval. La musique de cet autodidacte nous transporte au gré de sa mélancolie telle une feuille chahutée par le chaos de la vie. Chaque piste ressemble à une courte étreinte, comme un chuchotement délicatement posé dans l’oreille par une âme défunte. Les sons mêlent instruments classiques, orgues ("Néant"), vents (la famille des vents et l’effet du vent) et sonorité artificielles. Des duos viennent renforcer le panel de couleur proposé par la musique. Mathieu de Douce Morphine ("Ce soir") injecte une dose de noirceur mélancolique à l’allure de rêve apocalyptique sans lendemain. L’auteur de ces moments d’émotions, exorcise ses peurs et ses angoisses par le biais de sa musique. Ces courtes réalisations auront pour effet de purger l’âme de ses angoisses, même si son apparence offre une atmosphère sombre, un morceau comme "My love" (en duo avec Ombeline de Seadem) aère avec sa mélodie comparable ici, à un rayon de lumière. (Yann)

 

 

THE MONARCHY – KINGS OF NOTHING

(2007 – duréé : 48’06’’ – 10 morceaux)

Venant du Canada, The Monarchy nous distille un rock hard décapant assez moderne, notamment au niveau des guitares ("Kombat Baby"). Les riffs sont directs, mais des breaks judicieusement placés nous font passer de passages métal/grunge à des parties plus mélodiques ("Everything falls Apart"). C’est justement, ces changements de tempos qui font la force du combo, entre agressivité et plans plus "soft" ("Run To The Moon"), renforcé par le chant de Denton qui montre aussi cette dualité force/subtilité. Les titres sont assez courts et accrochent soit par leur impact immédiat ("Curtain Call") soit par leur feeling à l’instar de la power ballade ("War") ou du titre "acoustique" caché en fin de cd. Rock alternatif, faisant parfois penser à The Cult, The Monarchy est à découvrir sur  www.myspace.com/themonarchymusic (Yves)  

 

 

MICHAEL MONROE – WHATCHA WANT

(2003 – durée : 40’29’’ – 13 morceaux)

Michael Monroe est un rockeur depuis la nuit des temps et il le restera jusqu’à la fin de ces jours, car il a le rock qui lui coule au fond des veines, à l’instar de Mike Tramp. Bien que le come-back tant espéré du légendaire groupe d’Hanoi Rocks soit enfin devenu réalité, Michael n’en oublie pas sa carrière solo et sort son cinquième album solo qui est une petite tuerie. Le rock se doit d’être torride, jouissif et Michael le démontre à travers treize compositions qui vont vous aider à passer l’hiver au chaud. Pas de risque d’être gelé, car ça swingue pendant la majeur partie de cet album et le sax qui apparaît par ci par là rajoute une note de sensualité chaude à la musique du finlandais. Les moments de répits sont peu nombreux mais empreints de feeling à l’image de la ballade "Telephone Bill Is All Mine" ou de la reprise de Leonhard Cohen " That’s No Way To Say Goodbye". Au final, il ressort que cet album pourra très bien remplacer votre fourneau cet hiver contre les rigueurs du froid.(Yves)

 

 

MONSTER MAGNET – MONOLITHIC BABY

(2004 – durée 54’23’’ – 12 morceaux)

Trois années pour succéder à "God Says No", cela peut paraître long, mais au moins Monster Magnet ne nous arnaque pas avec des albums au rabais, car sa nouvelle livraison métallique est brûlante, lourde et intense. Toujours influencé par les séventies (Black Sabbath – Hawkwind), le groupe nous a concocté un album qui fleure bon les racines rock aromatisées à un peu de stoner et un peu de psychédélique (Ultimate Everything). Ainsi se côtoient des titres purement très rock avec des compositions moins rentre dedans (Too Bad), voire  plus surprenantes (le tempo techno sur  de Master Of Light – titre très réussi ) mais le talent de son leader Dave Wyndorf (chant – ah, cette voix profonde /guitare) permet de rendre le tout exaltant. Cet album respire la spontanéité et il est certain que certains titres vont vraiment dépoter sur scène (On The Verge, Unbroken (Hotel Baby), Monolithic – quel groove !!!). Je ne saurai mieux dire surtout que le groupe entame un longue  tournée de printemps en compagnie de Gluecifer et The Quill qui fera notamment halte le 09 avril prochain à la Laiterie à Strasbourg. (Yves)

 

 

MOONLIGHT AGONY – ECHOES OF A NIGHTMARE

(2004 – durée : 43'28'' – 8 morceaux)

Du nom du groupe en passant par la pochette, je m'attendais à découvrir un nouveau groupe de death métal. Planté, car une nouvelle fois, le contenu n'est pas à l'image du contentant, car Moonlight Agony est un groupe suédois de heavy métal symphonique qui existe depuis 2000 et a déjà enregistré plusieurs démos, tout en connaissant, comme bon nombre de combos, plusieurs changements de line up. Ces quelques années de maturation ont permis au groupe de structurer son métal et surtout d'attirer Chitral Somapala, chanteur qui avait envoûté les albums d'Avalon et d'avoir comme producteur Tom S Englund (guitariste et chanteur d'Evergrey) comme producteur. Du beau linge, pour un groupe inconnu qui se lance dans une direction musicale initiée par Stratovarius, mais qui se différencie légèrement par certains aspects un peu plus sombres instaurés par les claviers (Echoes Of A Nightmare) et surtout la présence de Chitral dont le timbre de voix est différent de ce qui est pratiqué par la vague suédoise. (Yves)

 

 

MOONSORROW – TULIMYRSKY

(2008- durée : 68’18’’ - 5 morceaux)

Un EP de plus d’une heure ? Il n’y a que Moonsorrow pour le réaliser. La première piste aurait largement suffit, elle approche les 30 minutes et offre un visionnage complet du talent du groupe. Lorsqu’on écoute Moonsorrow, on se plonge dans une histoire. Même si l’on ne comprend rien au finnois, la déclamation du compteur vous immisce dans le monde nordique. Le côté black-métal est plus prononcé que sur les dernières compos du groupe. Et grâce à cet EP, le groupe ressort deux morceaux de leurs débuts "Taistelu Pohjolasta" et "Hvergelmir". Le tout, agrémenté de deux reprises à la sauce très finlandaise. La première "For Whom the Bell Tolls" (Metallica) s’enveloppe d’une couche d’arrangements caractéristiques du combo. La seconde, qui clôture cet amuse gueule, se nomme "Back to North" des Suédois de Merciless. Le côté Pagan est très sec et plus grave que sur les autres morceaux de Moonsorrow. Le chant tombe dans les graves et  les nordiques démontrent qu’un morceau a plusieurs vies et qu’un EP peut être utile ! (Yann)

 

 

MOONSPELL – NIGHT ETERNAL

(2008 – durée : 44’20’’ – 9 morceaux)

Sombre, puissant, mélangeant les ambiances, "Night Eternal" des portugais de Moonspell est un album dense où de nombreux vocaux féminins viennent épauler Fernando Ribeiro, notamment sur "Scorpion Flower" que l’ex-The Gathering, Anneke Van Giersbergen vient illuminer de sa voix très pure. Les claviers contribuent tout au long de cet opus à distiller des ambiances très sombres, même gothique ("Dreamless (Lucifer And Lilith)") alors que la voix de Fernando oscille entre vocaux extrêmes (le très black "Moon In Mercury" doté d’un très bon solo de guitare) et chant clair ("Hers Is The Twilight" avec ces changements de rythmes). Il serait injuste d’oublier les guitares qui abattent aussi un boulot conséquent tout au long de cet album qui par sa richesse, son coté épique et sa variété, un peu à l’image d’Opeth, confirme que la popularité de Moonspell n’est pas dû au hasard. (Yves) 

 

 

GARY MOORE – OLD NEW  BALLADS BLUES

(2006 – durée : 55'46" – 10 morceaux)

Il est loin le temps où Gary Moore jouait dans Thin Lizzy, G Force où lorsque sous son propre nom, il enflammait nos sens avec des albums de hard torride ("Wild Frontier", "After The War", …). Depuis l'album "Still Got The Blues", au titre explicite, paru en 1990, le guitariste/chanteur a trouvé son bonheur dans le blues qu'il décline sous toutes ses formes et ceci avec le même bonheur que lorsqu'il jouait du hard, car l'irlandais dès qu'il a une guitare entre les mains sait lui donner vie et la faire vibrer comme peu savent le faire. Ce nouvel album comme son titre l'indique nom est uniquement composé de ballades soit composés par Gary (on retrouve d'ailleurs une nouvelle version du titre "Midnight Blues" de l'album "Still Got The Blues"), soit écrits par des monuments du style : Elmore James, Willie Dixon, Otis Rush. Selon la texture du morceau, la guitare se fait volubile ("Ain't Nobody", "All Your Love") soit plus caressante, comme sur "Flesh & Blood", le tout toujours accompagné d'un chant qui sied si bien à ce style. Un bel hommage à l'une des musiques les plus émotives qui soit. (Yves)

 

 

GARY MOORE - CLOSE AS YOU GET

(2007 – durée : 51’48" – 11 morceaux)

Comme sur ses précédentes réalisations, Gary Moore nous offre un album de blues qui est un mix de compositions personnelles de l’irlandais avec des reprises de standards de blues ("Have You Heard" de John Mayhall, "Eyesight To The Blind" et "Checkin’ Up On My Baby" de Sony Boy Williamson), les deux se côtoyant à merveille, preuve du talent du guitariste pour s’approprier ce patrimoine musical. Comme sur l’album "Old New Ballads Blues" paru l’année dernière, Gary dévoile toute sa finesse et son doigté, jouant avec les notes, les allongeant, tout en se montrant direct et incisif comme sur le très rock "Thirty Days" de Chuck Berry ou "Hard Times". Un album qui démontre une nouvelle fois qu’après avoir été un guitariste hard de talent, d’abord dans Thin Lizzy puis sur ses premiers albums solos, qu’il est devenu depuis l’album "Still Got The Blues" (1990), l’un des guitaristes de blues les plus doués. (Yves)

 

 

MORBID ANGEL – ALTARS OF MADNESS

(1989 – durée : 45’12"  -10 morceaux)

Si le death métal existait déjà en 89, un album a chamboulé définitivement la façon de l’appréhender, et bientôt 20 ans après il reste l’une des œuvres majeures de ce style. Il s’agit bien entendu du "Altars of madness" de Morbid Angel qui propulse le death vers ses cotés les plus sombres et malsains. Dès le titre d’ouverture "Immortals rites" la mélodie est présente sous forme de chœurs ou de chorus de grattes, mais sans cette touche joyeuse si courante de nos jours, une mélodie froide et majestueuse qui glace. Instrumentalement, le groupe a véritablement créé une nouvelle approche, tant chaque riff est implacable, chaque solo est aux frontières du réel, chaque rythme surprend. Le cocktail vocal est impressionnant, parce que tout en braillant, David Vincent (ex-Terrorizer) pose sa voix d’une façon maléfique, articulant ses textes comme personne, jouant vraiment sur l’ambiance vicieuse qui s’en dégage. Malgré tout, ce premier album sonnait extrêmement violent pour l’époque, avec des blasts incroyables ("Blasphemy", "Bleed for the devil"), des accélérations inégalées à ce jour ("Maze of torment", "Chapel of ghouls"), des mises en places torturées, etc. Il faut bien dire que le niveau des musiciens est tout simplement phénoménal, avec aux grattes Trey Azagtoth, génie de la six cordes, et derrière les fûts Pete Sandoval qui avait déjà fait ses armes avec Terrorizer. "Altars of madness" est tout simplement le disque d’une nouvelle ère, symbolisée par la naissance d’un label qui sera très important (Earache). Pendant les deux décennies qui suivront pas un seul groupe de death métal ne pourra renier l’influence des dieux du death métal, dont ce disque est la bible. (Stench)

 

 

MORGENSTERNFUEGO

(2004 – durée : 41’37’’ - 11 morceaux)

Que les allergiques à la langue allemande passent leur chemin, ce disque risque de leur filler des boutons… Pour les autres donc : Morgenstern est un groupe allemand qui nous propose là leur quatrième album, et le moins que l’on puisse dire c’est les disques de leurs compatriotes d’In Extremo les ont beaucoup marqués ! Exactement dans le même créneau, ce Fuego ne fait pas vraiment preuve d’originalité, et gambade joyeusement dans un métal médiéval qui, s’il n’est pas mauvais, semble avoir déjà été entendu quelques fois. Cornemuses omniprésentes, chant en allemand, ambiances médiévales, passages en guitare acoustique, Morgenstern connaît la recette et l’utilise de façon claire, nette, et malheureusement sans surprise. Ce qui peut peut-être différencier ce groupe par rapport aux autres formations du même style, c’est une approche peut-être un peu plus directe, parfois presque punk au niveau des structures très simples ; un titre comme "Untertam" par exemple commence par un riff 100% heavy métal. Reste que certains éléments sont très mal exploités : certains passages softs sur lesquels viennent se greffer un chant féminin sont très crispants et font plus penser à une émission de variété allemande qu’à un putain de disque de métal… C’est dommage parce que ce Fuego aurait pu être largement meilleur sans ces fautes de goût qui viennent un peu (beaucoup ?) gâcher l’ensemble. Reste que les fans de ce style devraient se régaler de cette nouvelle sortie dans un style qui n’a que rarement de nouvelles choses à proposer. (Stench)

 

 

MORGOTH – CURSED

(1991 – durée : 40’00" – 9 morceaux)

1991, c’est l’année la plus faste du death métal, et aussi celle qui marque la fin de sa période de prospérité. Après cette date, la style commencera son lent déclin. Reste que cette année 91 est à marquer d’une pierre brûlante, puisqu’elle a vu naître l’un des plus énormes disques de death métal de tous les temps avec ce "Cursed" pondu par les allemands de Morgoth. Dès les premières secondes de l’intro, on sait de quelle couleur sera ce disque : sombre, noir comme la nuit. Le pur death métal dans sa froideur est représenté dans ces 9 morceaux qui sont tous des joyaux. Lourde, sinistre, macabre, la musique de la formation allemande prend aux tripes, et des titres comme "Body count" ou "Opportunity is gone" restent aujourd’hui encore des leçons destinées à ceux qui veulent commencer le vrai death. De courts solos malsains viennent ponctuellement marquer encore plus l’atmosphère glaciale de cet opus. Ici pas un seul blast, des accélérations dignes du "Leprosy" de Death dont il est très proche, des ambiances glauques, soutenues par un chant hallucinant, braillé dans un registre proche de Van Drunnen (Pestilence) et Tardy (Obituary), qui permet de lâcher de la haine par kilos sur les parties les plus violentes, mais aussi de faire froid dans le dos lors des passages plus lents, ce type de chant en raclements de gorge rauques, à la fois brutal et très expressif. On est loin du grand n’importe quoi du brutal death actuel pour lequel le seul critères de qualité est la rapidité d’exécution, ici ce qui compte c’est le feeling, l’émotion sombre d’une agressivité latente. Une référence incontournable, le death dans toute sa splendeur. Culte ! (Stench)

 

 

TAD MOROSE - MODUS VIVENDI

(2003 – durée : 47’02’’ – 10 morceaux)

Encore un groupe qui mériterait d’être plus connu, car le heavy métal de Tad Morose mélange avec succès modernité tout en conservant les racines propres au métal de base. Auteur déjà de cinq albums, les suédois de Tad Morose continuent leur office avec ce nouvel album qui est composé de dix morceaux puissants qui bénéficient d’une production en béton. Autour d’Urban Breed dont la voix (on a l’impression qu’il ne force jamais malgré une puissance étonnante) sied à merveille à ce style, le duo de guitaristes tisse des riffs acérés qui forment un bloc compact, certains riffs me faisant d’ailleurs penser à Queensrÿche (Cyberdome). Pouvant être rattaché au courant au power heavy métal, Tad Morose peut être considéré comme la réponse nordique au power métal us joué par Jag Panzer et Steel Prohet où si l’on se déplace de continent par celle jouée par Brainstorm. (Yves)

 

 

NEAL MORSE – ONE

(2004 – duré: 79'57" – 8 morceaux)

Comme à son accoutumée, Neal Morse nous livre un album très long qui nécessite plusieurs degrés d'écoute pour être appréhendé dans sa globalité. On reste en plein rock progressif à plusieurs étages avec des sons qui se mélangent et qui s'assemblent à la manière d'un puzzle. L'ancien leader de Spock's Beard et du super groupe Transatlantic reste toujours aussi inspiré. La principale différence avec ses anciens groupes réside dans les textes, puisque Neal ayant découvert Dieu, ses textes sont tous influencés par la foi et la bible. Moins autobiographique que sa précédente offrande, le double album "Testimony", "One" est un album concept qui nous décrit le parcours spirituel d'un homme à la recherche de Dieu. Musicalement, les huit morceaux sont décomposés en sous chapitres qui alternent des moments progressifs aux structures alambiqués (The Creation) avec des parties heavy (Author Of Confusion) avec des morceaux d'une simplicité étonnante (Cradle Of The Grave).  Ambitieux comme d'habitude et bénéficiant à ses côtés de Randy George à la basse et de Mike Portnoy (Dream Theater) à la batterie, Neal Morse nous offre un album qui est le lien entre rock progressif des années soixante dix et métal progressif de ces dernières années. (Yves)

 

 

NEAL MORSE – SOLA SCRIPTURA

(2007 – durée : 75’58" – 4 moreaux)

Décomposé en quatre parties distinctes dans lesquelles on retrouve chaque fois différents chapitres musicaux qui s’enchaînent, ce nouvel album concept de Neal Morse qui se focalise sur la vie du moine Martin Luther, est nouveau d’un très haut niveau aussi bien d’un point de vue qualitatif que quantitativement. Cela n’est pas étonnant quand on connaît la créativité de l’ancien leader de Spock’s Beard qui a réussi à nouveau à s’entourer d’un groupe d’exception, avec le grand Mike Portnoy de Dream Theater,  le guitar héro Paul Gilbert (ex Racer X, Mr Big) ainsi que Randy George à la basse. L’album navigue dans les méandres d’un rock progressif aux multiples ambiances, parfois grandioses, parfois plus pop (on pense aux Beatles), parfois presque atmosphériques, voir bluesy, ou au contraire heavy, le tout bénéficiant du talent et du feeling de chaque musicien, la palme revenant à Paul Gilbert qui illumine cet album de ses parties de guitares avec même un superbe passage acoustique flamenco sur la plage 2. (Yves) 

 

 

STEVE MORSE BAND – SPLIT DECISION 

(2002 – durée : 52’45’’ – 12 morceaux)

Steve Morse est un guitariste qui a réussi au fil des années à être reconnu par son talent et sa dextérité par toutes les communautés musicales, puisque l’intéressé a fait partie de nombreuses formations dont Dexie Dregs, Kansas et est actuellement le guitariste de Deep Purple. Difficile de faire plus éclectique et de plus Steve nous propose à intervalles réguliers ses albums solos, dont le dernier en date "Split Decision" est une nouvelle invitation à découvrir la guitare sous toutes ses formes : rock, hard, blues, jazz rock, atmosphérique, ... et il est noter que l’intérêt principal de cet album réside dans le fait que celui-ci est accessible au plus grand nombre et pas seulement aux musiciens.  (Yves)

 

 

MORTAL FORM – TASTE OF BLODD

(2009-durée: 43’19’’- 10morceaux)

La formation néerlandaise rentre dans sa 10ème année d’existence avec la sortie de son second album, "Taste The Blood". La pochette est sanguine mais artistique et censée. Elle représente un soldat, sans doute de la seconde guerre mondiale, parsemé d’hémoglobine. Le livret reprend cet artwork qui trouve essence dans les paroles putrides d’un titre comme "Taste The Blood". Le death est approprié pour mettre ces paroles en musique. Moucheté de thrash et de passages heavy, notamment pour les soli, relativement kitch. Le son parait sortir d’un bunker terreux. Toutes les pistes suivent le même schéma de construction, un gros riffs death/thrash envoie une sauce old-school avant de modifier quelque peu le tempo et le style pour arriver vers un solo ennuyeux. Les titres ont presque tous la même longueur (environ 4min30) et les paroles, très fournies, approfondissent le sujet en profondeur. Rien ne sort de l’ordinaire mais des refrains comme celui de "From Ape To Christ" sont bien sentis, alors que le développement death/thrash boost réveille l’esprit métallique qui sommeille en chacun de nous, avant de mettre le corps en mouvement, comme sur "Besiege" et "Screwed" pour leurs passages mid tempo. (Yann)

 

 

MORTUARY – WELCOME TO THE MORGUE

(2004 – durée : 74’08’’ – 19 morceaux)

Cette réédition est l’occasion pour moi de faire un coup de projecteur sur cette formation française, qui est quand même un des plus vieux groupes de death hexagonaux, puisque Mortuary sortait déjà sa première demo promo en 1989 ! Putain, ça met un coup de vieux ! Alors que trouve-t-on sur ce disque ? Un très bon plan pour ceux qui ne connaissent pas le groupe et veulent rattraper le temps perdu ! En effet, nous sont proposés les albums "Eradicate" (12 titres de 1998) et "Hazard Of Creation" (7 titres de 1995), l’ensemble remasterisé. Les deux albums sont assez proches musicalement, et nous proposent un death métal à la sauce française de l’époque, c’est à dire proche de ce que No Return ou Aggressor ont pu produire sur leurs premiers albums, un death très frénétique, assez rapide, mais avec un chant pas forcement très grave, donc moins lassant. Les solos sont vraiment réussis, et participent à donner une impression très positive des compositions. La différence majeure entre les deux albums se situe au niveau du son, un peu plus "crade" pour l’album de 95 (mais cela ajoute un peu de charme !). Deux bons albums pour le prix d’un, qui nous font nous souvenir avec nostalgie de ce qu’était l’excellent death old-school en France, il n’y a vraiment pas de raison de se priver ! En tout cas, ça m’a fait me remémorer plein de choses, et je ne peux qu’attendre avec impatience le prochain album des français ! (Stench)

 

 

MOTHER'S FINEST – RIGHT HERE, RIGHT NOW – LIVE AT VILLA BERG

(2006 – durée : 68'37" – 16 morceaux)

Je pense que Glenn Hughes doit apprécier Mother Finest, car ce combo ricain est certainement le seul à avoir su réussi le mélange du funk et du métal pour un résultat on ne peut plus groovy. Les débuts du groupe remontent aux débuts des années 1970 et depuis cette période, Mother's Finest n'a pas arrêté d'associer ces deux musiques aux antipodes l'une de l'autre. Tout l'art du combo est donc de nous proposer des riffs de guitares purement hard avec une partie rythmique funky et une dualité de chants, interprétés par Joyce "Baby Jean" Kennedy, une sorte de tigresse dont le chant se rapproche de celui d'une Tina Turner sous amphétamines et Glenn "Doc" Murdock au chant également groovy. Enregistré dans une ambiance torride lors d'un show du groupe à la Villa Berg à Stuttgart en décembre 2004, ce deuxième live de Mother's Finest (le premier date de 1979 avec une set liste tout à fait différente) bénéficie également de quatre nouveaux titres studio en bonus tracks. (Yves)

 

 

MOTHER SUPERIOR – MOANIN

(2005 – durée : 44'17" – 11 morceaux)

Profondément ancré dans les rock des années quatre vingt, voir avant, le trio californien Mother Superior, nous offre par le biais de son septième album, un petit retour dans le passé. D'ailleurs, certains titres sont des hommages à ces combos, comme "So Over You" qui fait référence à MC5, "Devil Wind" qui pourrait être le point de rencontre des Who et de Black Sabbath. Etonnant et surtout détonnant. Mais le côté rentre dedans "sauvage" n'est pas en reste avec par exemple "A Hole" que l'on croirait sorti tout droit de l'esprit des Stooges. Ce qui m'a épaté dans cet album, c'est sa spontanéité qui peut s'expliquer premièrement par le fait que Mother Superior soit un trio, formule qui ne laisse pas de place au superflu et deuxièmement par le fait que le groupe a écumé toutes les scènes de la côté ouest américaine lui permettant d'acquérir une aisance aussi bien scénique que musicale. Extrêmement motivé, le groupe n'a pas hésité à autoproduire sa musique et ce n'est que justice que le groupe ai trouvé un label pour la distribuer, car ce groupe a un avenir devant lui, même si "Moanin" tire sa quintessence du rock des seventies tout en ayant une production directe et actuelle. (Yves)

 

 

MÖTLEY CRÜE – CARNIVAL OF SINS

(2006 - cd1 :  durée : 48'58" – 11 morceaux / cd2 : durée : 55'10" – 12 morceaux)

Mötley Crüe ayant créé la sensation en se reformant, il était certain que le business allait profiter de ce fillon pour sortir tout d'abord un dvd (chroniqué récemment dans Passion Rock) de cette tournée et maintenant un double live. Ne nous plaignons pas, car premièrement le Crüe est vraiment l'un des meilleurs groupes sur scène et deuxième la qualité est au rendez. Evidemment, ce double live ressemble à un énorme best off ("Shout At The Devil", "Too Fast For Love", Looks That Kill", …). Ce live ne fait d'ailleurs pas double emploi avec "Entertainment Or Death" sorti en 1999, car huit titres ne figuraient pas sur le précédent double live, dont la reprise tonitruante de "Anaarchy In The Uk" des Sex Pistols. Il reste que même si ce live est splendide, on aurait aimé écouter des titres tirés de l'excellent "New Tattoo" (même si Tommy Lee n'a pas participé à cet opus). Mais bon, le groupe a préféré jouer la sécurité, ce qui peut se justifier, du fait qu'une partie non négligeable du public n'avait jamais vu le groupe et souhaitait évidemment écouter ces standards. (Yves)

 

 

MÖTLEY CRÜE – SAINTS OF LOS ANGELES

(2008 – durée : 44’10’’ – 13 morceaux)

Cela fait déjà quelques saisons que nous attendions un nouvel album studio de la part de Mötley Crüe. De plus, le retour de Tommy Lee depuis quatre ans au sein du groupe et la sortie du très bon live enregistré lors de la tournée 2006 n’a fait qu’accentuer l’espérance d’un nouvel album des Californiens sous leur formation originelle et mythique. Voilà donc chose faite grâce à “Saints Of Los Angeles”, qui nous conduira tout au long de ses treize plages au sein de l’univers glam-rock de Mötley Crüe. Univers qui n’a pas tellement changé et où les anciens fans retrouveront très facilement leurs bases, la musique et le son du groupe restant fidèles à eux-mêmes (“Saints of Los Angeles”, “Face down the dirt”, “Welcome to the machine”, “Chicks = Troubles”). Comme pour tous les albums des Californiens, Nikky Sixx s’impose en tant que principal compositeur, même s’il s’est trouvé fortement secondé par Mick Mars (comme pour “Dr. Feelgood”) dans cette tâche, ce qui expliquerait peut être des solos et lignes de guitares un peu plus audacieuses que par le passé. Un nouvel album à la hauteur de la réputation du groupe, et dont certains titres vont devenir de futurs classiques et de vraies bombes en live ! (Sebb)

 

 

MOTÖRHEAD – NO SLEEP'TIL HAMMERSMITH

(1981 – durée : 40’30" – 11 morceaux)

On parlait il y a peu des plus grands albums live, voici donc un des plus célèbres disques en public du meilleur groupe du monde (tout simplement, pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ?) Ce disque sorti au tout début des années 80 a fait l’effet d’une bombe, et cet obus lâché par le bombardier n’a pas fini de péter les tympans de tous ceux qui l’écoutent, même 25 ans plus tard ! Connu à l’époque pour être le groupe qui joue le plus fort du monde, Motörhead profite de sa réputation pour sortir ce live monstrueux. Le son est énorme pour l’époque, et le choix des morceaux laisse une large place aux titres les plus directs. Ainsi, on se prend dans la gueule "The hammer", "Ace of spades", "Bomber", "No class", "We are the road crew", "Overkill", "Motörhead », et bien d’autres dont l’énergie est décuplée par ces versions live. Aujourd’hui encore, peu de live peuvent prétendre condenser autant de patate en quelques titres. Crade, rapide, doux comme un coup de cartouchière dans la tronche, avec ce disque Motörhead prouvait à tous qu’il était là pour durer, et ça ne s’est jamais démenti. Un disque classique, essentiel même pour tous les fans de métal. Il faut savoir en plus qu’une réédition existe, en double cd cette fois, qui ne compte pas moins de 20 titres bonus, enregistrés sur les mêmes dates, et parmi lesquels on retrouve la totalité de l’album "Ace of spades". Que demander de plus, le disque ultime à posséder. That’s the way I like it baby! (Stench)

 

 

MOTÖRHEAD – HAMMERED

(2002 – durée : 45’48” – 11 morceaux) 

La voix éraillée de Lemmy ainsi que son jeu de basse inimitable sont de retour pour tous les aficionados du bombardier. Lemmy a toujours la même rage et il semblerait que le temps n’ait pas de prise sur lui. Au contraire, comme le bon vin, il se bonifie et la voix de Lemmy n’a jamais été aussi performante et même mélodique sur certains refrains (″Walk A Crooked Mile″). Pour les fans de Motörhead, il est nécessaire de préciser qu’en aucune manière, Lemmy n’a mis de l’eau dans son vin pour amadouer le public. Le groupe est très soudé derrière son leader et cela se ressent sur les morceaux de ce nouvel album. Il est très difficile de trouver une faille sur ce nouvel opus, tant ça explose dans tous les sens, comme par exemple ″Brave New World″ ou encore le morceau très rock ″Mine All Mine″. Lemmy et ses collègues peuvent être serein sur leur avenir, car cet album prouve encore un fois que Motörhead est et restera unique. (Yves)

 

 

MOTÖRHEAD – INFERNO

(2004– durée : 48’32’’ - 12 morceaux)

Bon, tout le monde le sait, Motörhead est pour moi le groupe ultime, la représentation du métal et du rock en général, et l’ombre d’une verrue de Lemmy me provoque un orgasme. Ce qui n’empêche pas que je puisse être objectif (ben ouais, Motörhead est le meilleur groupe de la planète !) parfois… Qu’attendre de ce nouveau disque ? Les trois productions précédentes ("Snake Bite Love", "We Are Motörhead " et " Hammered"), si elles contenaient quelques brûlots excellents, n’étaient de loin pas les grands albums qu’on était en droit d’attendre des dieux du métal. Et bien ce "Inferno" remet les choses en place, et dépasse mes espérances ! Allez, crachons le morceau, chaque titre présent sur ce disque est un futur classique potentiel ! "Terminal Show" ouvre l’album comme une roquette, "Killers" et son refrain magistral est un des tout meilleurs titres du groupe, "Suicide", plus lent, nous fait penser au classique "The Chase Is Better Than The Catch", "Fight" est ultra rapide, etc. C’est bien simple, "Inferno" est le meilleur album du groupe depuis au moins "1916" sorti…il y a presque 15 ans ! C’est aussi le plus radicalement rock’n’roll, qui sent la sueur, qui n’a qu’un but : balancer la purée ! Un titre comme "Life’s A Bitch" pourrait être la réponse tant attendue au tube "Going To Brazil", si c’est pas de la référence ça! Refrains bétons, solos qui nous vrillent les tympans, compos directes, ultra efficaces, toujours avec ce chant forgé au bourbon et à la clope (Lemmy n’a pas aussi bien chanté depuis très longtemps !) sans oublier quelques expérimentations comme le blues acoustique qui clôt le disque, et vous avez une des pièces majeures dans la discographie du groupe, qui prouve que malgré les années, Motörhead a toujours des choses à dire. Allez les jeunes métalleux, apprenez ce que c’est, le rock’n’roll ! (Stench)

 

 

MOTÖRHEAD – KISS OF DEATH

(2006 – durée : 44'54 – 12 morceaux)

J'aimerai bien être comme Lemmy, car plus le temps passe et plus sa musique se bonifie, la preuve la plus éclatante étant ce "Kiss Of Death", un des meilleurs opus du sieur Lemmy, qui en douze titres nous donne à nouveau une vrai leçon de métal : inspirées, urgentes, donnant envie de headbanguer à tout va, les compositions défilent à la vitesse grand v et l'on ressort lessivé de cette leçon de métal. Soudés comme les doigts de la main, le trio ne ralentit que sur "God Was Never On Your Side" à l'intro acoustique où la voix de Lemmy fait merveille ou sur le titre très rock "Christine". Plus performant que jamais, Lemmy peut compter sur ses deux acolytes, Phil Campbell à la guitare et Mikkey Dee pour relayer aux oubliettes bon nombre de combos qui ont perdu la foi. Et dire que le premier album de Motörhead remonte à 1977 : chapeau bas tout simplement (Yves)  

 

 

MOTÖRHEAD – BETTER MOTÖRHEAD THAN DEAD – LIVE AT HAMMERSMITH

(2007 cd1 : durée : 46’57" – 12 morceaux / cd 2 : durée : 56’04" – 11 morceaux)

Pour fêter les 30 années de carrière de Motörhead, que pouvait nous proposer Lemmy Killminster ? Tout simplement un superbe concert enregistré le 16 juin 2005 dans une salle mythique : l’Hammersmith Apollo à Londres que le groupe a rempli à de maintes reprises et cela depuis de nombreuses années, puisque le 1er album live du trio a été enregistré dans cette salle en 1981 ("No Sleep’Til Hammersmith"). Evidemment, la formation a changé depuis ses débuts, mais nul doute que Phil (guitare) et Mikkey (batterie) forment depuis de très nombreuses années, un trio de choc avec Lemmy et que sur scène, ils savent faire parler la poudre. La set list est évidemment composée des incontournables "Stay Clean", "No Class", "(We Are) The Road Crew", "Bomber", Ace Of Speed", "Killed By Death", "Iron Fist"…mais aussi de titres moins souvent joués, comme le très rock  "Going To Brazil" de l’album "1916", "In The Name Of Tragedy" d’Inferno, …Les titres sont enregistrés sans coupure, même les rappels et le larsen qui dure quelques minutes après "Overkill", preuve que le groupe a voulu vraiment offrir le reflet le plus fidèle de ce show qui comprend également un solo de batterie de Mikkey sur "Sacrifice", juste précédé d’une reprise des Ramones. Un concert, brut de décoffrage, d’un groupe qui représente l’une des icônes du patrimoine du hard, qui malgré des excès en tout genre, a toujours su conserver son côté rebelle. (Yves)

 

 

MOTÖRHEAD – MOTÖRIZER

(2008 – durée : 39’04’’ - 11 morceaux)

Ecouter un nouveau Mötorhead, c’est comme décapsuler une bonne bière et la faire couler dans son gosier : on n’est jamais déçu. Qui plus est, avec Lemmy, les années n’ont vraiment pas de prise conférant à ce "Motörizer" la qualité musicale des meilleurs albums du groupe. Phil Campbel se délecte de riffs et de solis "rock’n’roll" alors que Mikkey Dee effectue son travail de bucheron avec force et talent derrière ses fûts pendant que Lemmy mène la barque de sa basse tonitruante et de sa voix éraillée qui est devenue au fil des années la marque de fabrique du combo. Force est de reconnaître que cet album est à nouveau une réussite qui accroche dès les premières secondes et même s’il l’on est terrain connu, on prend toujours son pied à écouter ce putain de rock’n’roll !!!! Chapeau bas, car alors que beaucoup sont déjà vieux dans leur tête à 40 ans, Lemmy à plus de 60 au compteur, nous prouve que le métal conserve de la plus belle manière qui soit. Ecoutez Motörhead, c’est l’élixir de l’éternelle jeunesse !!! (Yves)

 

 

M&R RUSH – THE THRILL OF THE CHASE

(2004 – durée : 42'28" – 11 morceaux)

Voilà le type d'album que Passion Rock est fier de chroniquer, car il est le fruit du travail de passionnés, qui avec leurs tripes et l'amour de la musique qu'ils portent en eux, ont réussi à concrétiser leurs rêves en sortant un album, certes qui n'est pas distribué dans les circuits "classiques" mais que l'on peut se procurer directement sur le site du groupe ou chez Target Records. La musique du M&R Rush est empreint du rock fm, voir AOR des années quatre vingt avec comme point de mire des combos comme Styx ou Survivor. La production et le travail de composition sont correctes et résultent du travail de plusieurs potes de Chicago qui ont enregistré cet album qui même s'il sonne "artisanal" par moment reste bien interprété avec même un titre adapté à Noël (Heavy Metal Christmas). Contact : www.Mandrriush.com ou www.targetrecords.de (Yves)

 

 

M&R RUSH – KEEP ON ROCKIN’

(2007 – durée : 41’59" – 11 morceaux)

Progression au niveau de ce nouvel album de M&R Rush combo canadien, car outre le fait que la production s’est améliorée, gommant le côté légèrement artisanal du précédent opus ("Thrill Of Chase" 2004), musicalement les compos sont plus abouties. Cela reste du hard fm/AOR ancré dans les eighties, mais le groupe se lâche beaucoup plus comme sur "One More Night" avec son solo de claviers ou sur "Come Back To Me", titre qu’y bénéficie de l’influence Survivor avec un très bon solo de guitare. L’idée de reprendre "Wishing Well" de Free démontre aussi que ce combo a bon goût. J’ai également apprécié le fait que la guitare sonne plus "virile" ("Keep On Rockin’", "Dream Girl"), ce qui apporte un coté plus rock à cet album mélodique qui contient aussi des compos légères et pop ("Still In Love With You "). www.mandrrush.com (Yves)  

 

 

MR JACK – JACK’ N ROLL

(2008 – durée : 42’08’’ - 11 morceaux)

Composé de figures mythique du hard français, Daniel Puzio au chant et à la guitare (ex-Vulcain), Philty Garcia aussi au chant et à la basse (ex- H Bomb) et Gérard Michel à la batterie (ex-H Bomb), Mr Jack est un putain de power trio rock’n’roll. Pas de détail, c’est du bon gros hard, au sens noble du terme, celui qui nous file la pêche après une journée au taf.  Le titre d’ouverture "Appuie sur On" avec son riff à la Ted Nugent nous met tous de suite d’accord : woohhhh, ça riffe, ca chante en français, ça balance des solos d’enfer, la rythmique est bien présente (on entend très bien la basse et la batterie), on dirait que c’est enregistré en live et tous les morceaux sont dans cette veine avec parfois des variantes (par exemple, "Comme tu me manques" qui se veut plus groovy). Avec un chant éraillé, travaillé au Jack Daniels et des influences incontournables (Grand Funk Railroad, AC/DC, Status Quo, …), Mr Jack s’impose d’emblée sur la scène hexagonale grâce à cet opus authentique. (Yves)

 

 

MUMAKIL – CUSTOMIZED WARFARE

(2006 – durée : 37’04” – 32 morceaux)

Aaarrrgggg !!! Enfin !!! Enfin, ce tant attendu pavé sanguinolent de grind pur jus !! Depuis le temps que je l’attends cet album, putain !! Première impression sur le vif : "Miam comme c’est bon !!!". La puissance que le groupe transmet en live enfin retranscrit sur cd, du grind hyper violent avec des titres ultra court et bourrins comme il se doit, et des morceaux plus long et plus mid-tempo pour laisser refroidir les haut-parleurs de la Hi-Fi avant qu’ils ne fondent. Le grind joué par le groupe fait parti du plus violent, du plus sauvage et du plus guttural des groupes grind moderne. Nos voisins helvètes maîtrisent leur style parfaitement, et Mumakil propose un album extrême tout en restant varié et sans provoquer une seconde de lassitude. Les musiciens livrent le tout avec une efficacité hors norme et le batteur est tout simplement époustouflant. Son jeu est tellement fluide et précis que ce mec doit avoir une paire de bras en plus que la normale ! Par certains aspects, les percussions pourront faire penser à Goratory pour la frappe fine et carrée. La musique accoste aussi le brutal death par certains moments, et arrive même à créer des ambiances crust au mosh pit tellement présent. Et le chant… Mmmm, que du bon avec Tom. Entre les braillements caverneux, les couinements porcins et les hurlements black, la puissance de l’album s’en trouve augmenté encore un peu. Les rugissements enchaînés à la suite ne laissant pas une minute de répit, et les passages plus punk permettant de headbanger à se déboîter les cervicales. Le seul reproche pouvant être fait au groupe est une production trop propre pour ce genre de musique, et encore, pour une fois qu’on peut écouter du bon grindcore avec un son à la hauteur on va pas chipoter ! En résumé une claque, non… plutôt un sévère bottage de cul !! C’est tellement bon que même ma copine balance le cd au réveil, c’est pas le pied ça ?!! (Sebb)

 

 

MUNICIPAL WASTE - THE ART OF PARTYING

(2007 – durée : 35’08’’ – 17 morceaux)

Municipal Waste est de retour avec un nouvel album cent pour cent thrash old-school, et dès le premier titre, "Pre-Game", intro instrumentale, on sent les eighties ressurgir du passé. Les américains jouent toujours dans un style mêlant des influences tirées de D.R.I., Sacred Reich ou Atrophy et de tous les combos thrash de la Bay Area. Cependant, petit changement pour ce nouvel opus, les influences hardcore sont un peu plus présentes que sur le LP précédant, ne nuisant pas du tout au style du groupe mais pouvant attirer quelques oreilles nouvelles. Les morceaux composant le cd sont un amas débordant d’énergie et de riffs, et malgré leurs durées respectives assez courtes, les compos refoulent de furie à travers des rythmiques variées et changeantes, des interludes judicieux, et un chant hurlé à la Hobbs. "Radioactive Force", "Mental Shock", "Lunch Hall Food Brawl", "Rigorous Vengeance", tous les titres de l’album sont dans la même veine et du même calibre. L’édition spéciale contient deux titres supplémentaires, totalement indispensables au fan, et qui permettent à la galette de dépasser les trop courtes trente minutes que dure le cd. Donc, avis aux amateurs de thrash old-school, cet album est pour vous ! (Sebb)

 

 

MUTILATIONCONFLICT INSIDE

( 2005 – durée : 45’30 – 10 morceaux)

Avant tout, prenez garde à ne pas confondre ce groupe avec le mythique combo français du même nom : ces gars là viennent de Pologne. Cette nouvelle signature semble confirmer la volonté d’Adipocere de signer des groupes de death métal d’excellente facture. Bien qu’ils soient polonais, oubliez les Vader et autres formations (trop) connues, parce que Mutilation n’a rien à voir avec cette scène saturée. La technique et la vitesse ne semblent pas les brancher plus que ça, une seule chose les motive : le vrai putain de death métal des origines ! Très old school donc, le death que nous propose Mutilation est un régal pour tout nostalgique, ou simplement pour ceux qui cherchent l’essence même du genre. Voix bien grave, passages très lents, harmonies lugubres à deux grattes,  innombrables breaks pesants, double grosse caisse omniprésente, accélérations surprises, ce disque est un condensé de ce que Grave, Molested et Incantation ont fait à leur début. Particulièrement efficaces dans les parties morbides en mid tempo, les quatre gaillards ont parfaitement assimilé leur guide illustré du parfait death métalleux, et se hissent à la hauteur de leurs prédécesseurs sans problème. Encore un détail qui me fait dire que cet album doit se retrouver dans toute collection digne de ce nom du fan de death : la dernière plage est une reprise de Death, le fabuleux morceau "Mutilation" !! Vous savez ce qu’il vous reste à faire je pense…(Stench)

 

 

MxD FRUSTRATION IS FUEL

(2005 – durée : 52’10" – 12 morceaux)

Un peu d’electro, ça vous dit ? La fiche promo nous parle d’un mélange entre Rammstein et Young Gods, et étant fan de ce dernier combo, je me suis jeté sur cette galette. Bah, faudra passer son tour là… Ok, les parties électro sont bien présentes, il n’y a que ça en fait. Ca fait de bien jolies intros à des morceaux comme "Hockenheim" ou "Urban desert", qui laissent vraiment dégager une ambiance comme je les aime, sauf que… ça reste de l’intro pendant tout le titre. La boite à rythme est puissante, les compos savent se faire torturées, certaines idées sont plaisantes (la flûte sur "A meaning of life") mais il manque quelque chose. La plupart des titres sont mous comme la queue d’un octogénaire, et ça, pour un disque d’electro, ça pose problème. Alors bien entendu, un titre comme "Ictus" est excellent, il bastonne comme il faut, mais la grande majorité des autres est juste chiante. Du pur electro à la Wumpscut ou YelworC il manque la puissance et le coté malsain, de l’électro métal des Young Gods il manque l’audace. On se retrouve donc avec une galette qui semble démarrer pendant 50 minutes, mais qui reste au niveau de longues intro… C’est bien dommage, le son était là, mais où sont passées les moments de folies, de débauche sonore, d’orgasme décibellique qu’on est en droit d’attendre d’un style comme l’électro ? Là rien, le calme plat, une ambiance feutrée qui serait sans doute bonne comme musique de film de cul, mais qui risque de frustrer beaucoup de fans de musique rentre-dedans. Une bonne dose de folie en plus, et ça peut le faire. Là non. En fin de compte, ce disque porte bien son nom : à tendre la carotte sans jamais la donner, je suis frustré, et ça , je déteste…(Stench)

 

 

MY DARKEST HATE – TO WHOM IT MAY CONCERN

 

(2002 – durée : 40’29’’ - 11 morceaux)

Pas spécialiste, ni adepte de ce genre de musique, c’est avec une grande curiosité que je mets ce skeud sur ma platine. Cela commence par une introduction style film d’angoisse qui s’enchaîne sur un titre plutôt survitaminé, avec des guitares puissantes et un batteur qui n’est certes pas manchot, quant à la voix qui est death mais audible loin d’éclater les tympans. Les morceaux qui suivent sont très corrects et travaillés. Death ne veux pas dire toujours jouer agressif et chanter n’importe comment, ils se mettent même à 2 chanteurs (le 2ème à la voix plus criarde). Cet album nous prouve là que les musiciens ont tout mis en oeuvre pour que le résultat soit réussi et c’est le cas. Pas grand chose à ajouter sinon que je suis surpris par la qualité de cet album que je vous conseille amateur ou non  de Heavy Death Mélodique. (Mousse)

 

 

MY DARKEST HATE – COMBAT AREA

(2006 – durée : 39’15" – 10 morceaux)

Voici un groupe pour lequel l’adjectif old school n’est pas du tout galvaudé. Pour la sortie de son quatrième album, la formation allemande My Darkest Hate a mis le paquet pour faire chialer les plus vieux fans de death métal, ceux qui se rappellent avec nostalgie que "c’était mieux avant…". Parfaitement lourd, mélodique juste ce qu’il faut, gras comme on l’attendrait d’un disque d’Autopsy, ce "Combat area" représente l’origine du style. Même si on y décèle quelques blasts ou parties speed, ce n’est pas du tout le propos de cette galette qui nous envoie plus vers l’univers pesant d’un Bolt Thrower ou d’un très vieux Gorefest (époque "False" ou "Mindloss"), avec ce sens de la lourdeur qu’on a un peu perdu depuis. Le chant bien rauque évoque le premier album d’Acrostichon, comme quoi on est vraiment obligé de creuser loin dans la fosse death métallique pour trouver des références, preuve que ce disque est résolument tourné vers le passé. Certains moments plus headbangants ne sont pas très éloignés de Six Feet Under du début (comme le très bon "bow before me" et son refrain à la Chris Barnes). Bref, pas besoin de chercher ni finesse, ni révolution, c’est juste une énorme dose de death dans son plus simple appareil qu’on nous verse dessus comme une profonde marmite pleine de vers. Le son est à la hauteur des attentes de ce style, puisque c’est Andy Classen qui s’y est frotté (Dew Scented, Krisiun, etc.). Groovy, accrocheur, un très bon disque qui nous change des niaiseries actuelles et qui rappelle que le death est une musique puissante avant d’être très rapide. On s’incline devant les maîtres ! (Stench)

 

 

MY EARLY MUSTANG

(2004 – durée : 40'19" – 13 morceaux)

En 1998, le groupe Liquido fit parler de lui avec le single "Narcotic" qui fut diffusé un peu partout. Quelques années après, le guitariste chanteur Tim et Woflgang, batteur du groupe, décidèrent de s'associer avec le guitariste chanteur Florian de Flyswater et le bassiste Andreas du groupe punk Tristesse afin de monter My Early Mustang et de développer un rock léger, entraînant, hyper sautillant, un peu dans la lignée musicale instaurée par The Offspring ("Sixpack"), bien que My Early Mustang vienne d'Allemagne et pas de Californie. Les titres sont assez simples dans leur construction, chose qui paraît aisée mais qui demande néanmoins beaucoup d'expérience. Faire rimer simplicité avec efficacité n'est pas l'exercice le plus facile quand on compose. Le fait de posséder deux chanteurs donne un charme supplémentaire au groupe surtout que les deux hommes se complètent ou se doublent avec aisance.  Facilement mémorisable, le rock, teinté de pop, de My Early Mustang s'incrustera donc sans peine dans vos oreilles. (Yves)

 

 

MY MINDS WEAPON – THE CARRION SKY

(2008 – durée : 38’00’’ – 10 morceaux)

En lisant le nom de ce groupe je m’attendais à découvrir un album dans la vague death mélodique proche d’un Disbelief ou In Flames. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en insérant la galette dans ma platine je fus assaillit par une sorte de mélange de nu-métal et métalcore ! Les Ecossais jouent donc sur les clichés assez banals maintenant qui alternent les passages mélodieux en voix claire et les passages agressifs et hurlés. La musique possède quelques réelles bonnes idées qui méritent vraiment d’être soulignées et qui apportent une touche plus personnelle et professionnelle au groupe. Mais l’ensemble ne colle pas du tout ensemble… Les passages mélodiques sont lassant et ennuyeux et n’apportent à aucun moment leur lot d’émotions, et les passages violents sont gâchés par des hurlements poussifs détruisant toute la brutalité espérée tant les vocaux sont inaudibles. Ce cd m’a donc largement déplu et devrais convenir à tous les lecteurs pensant constamment à l’inverse de moi, mais jetez-y une oreille avant, mieux vaut prévenir que guérir comme on dit… (Sebb)

 

 

MYRATH – HOPE

(2007 – durée : 52’03"- 8 morceaux)

Bravo, Alain, car en plus de promouvoir le hard français à travers les continents par l’intermédiaire de Brennus, tu as réussi à dénicher dans un pays, où l’on ne s’y attendait pas, la Tunisie, un groupe vraiment excellent : Myrath. Impressionnant de bout en bout, ce groupe bénéficie en plus d’une production directe, fruit du travail de Kevin Codfert, clavier d’Adagio, qui a découvert ce combo tunisien lors du troisième festival de guitares en 2006 ou Myrath ouvrait pour Adagio et Robert Plant. Débutant en 2001 en faisant d’abord des reprises, le groupe a sorti en 2005 son 1er album "Double Face" entièrement auto produit, pour ensuite stabiliser son line up. Ce dernier a bossé dur, afin de nous offrir son deuxième opus qui marche sur les sillons de Symphony X, combo que Myrath adore et au vu des huit morceaux qui composent "Hope", on peut clairement affirmer que ces tunisiens n’ont pas à rougir de la comparaison avec le groupe ricain. D’une durée souvent assez longue (entre 6 et 10 minutes), les compositions possèdent tous les ingrédients du style : de la complexité, une bonne dose de technique, des breaks, des parties de claviers "classiques", des influences orientales et un chanteur puissant. Un cd qui prouve que le métal n’a vraiment pas de frontières. (Yves) 

 

 

MY SHAMEFUL - … OF DUST

(2004 – durée : 55'55" - 8 morceaux)

Autre groupe du label Firedoom records, My Shamefull nous vient de la Finfande, et avec ce deuxième album, nous propose lui aussi un album de doom… Quand je disais que la mode revient j’étais loin de me tromper, hein!? Lorgnant plus vers le doom/death cette fois-ci, les éléments principaux restent les mêmes : lenteur, pesanteur, sonorités sombres, mais ici agrémentés de vocaux death metal ultra gutturaux (d’ailleurs assez étonnants, puisque ces vomissements ne feraient pas pâle figure dans un combo de gore/grind !). Peut-être plus facile d’accès que d’autres formations, parce que les titres plus courts nagent entre les 6 et 8 minutes, mais aussi parce que ce type particulier de doom dépressif a déjà été souvent employé par des groupes aujourd’hui célèbres, comme My Dying Bride ou Amorphis. Sans toutefois atteindre la classe de ces combos, l’utilisation de mélodies sous formes de parties de guitares planantes ou de passages au piano permettent à My Shameful de distiller une ambiance bizarre et inattendue au travers de son univers lugubre, et ce tout au long des 8 titres du disque. Si l’atmosphère est excellente et si le groupe sait nous pondre des chansons aptes à déprimer un chameau sur une plage marocaine, il faut admettre que le "chant" finit vite par lasser, et ces vocalises imitant un évier qui se débouche font tache dans cet univers froid… Dommage, parce que cette barrière est assez puissante pour gâcher notre écoute. Un groupe à suivre, mais qui je l’espère engagera un chanteur pour l’album suivant qui sera alors génial ! (Stench)

 

 

MYSTERY BLUE – METAL SLAVES

(2003 – durée : 44'45'' – 11 morceaux)

Le nom de Mystery Blue est indubitablement associé pour moi à mon adolescence et à mes premiers concerts et je me souviens encore très bien le concert qu'ils avaient donné en 1982 à Strasbourg en première partie de Motörhead. Ensuite, dans les quelques années qui suivirent, j'ai eu l'occasion de revoir le groupe sur les planches et à chaque fois, cela a été vraiment une grosse claque. Malheureusement, les albums studios n'ont jamais vraiment confirmé ce potentiel scénique, mais grâce aux Guardians Of Metal qui organisait leur deuxième festival début septembre à la Laiterie de Strasbourg (merci les gars pour ce super festival), j'ai eu l'occasion de revoir le groupe avec un changement notable puisque le chant masculin a été remplacé par un chant plus féminin et je trouve que ce changement a vraiment apporté un plus au groupe. Le chant de Nathalie a vraiment renforcé son côté sauvage à Mystery Blue et d'ailleurs l'écoute du titre "Slave To Blood" m'a fait le même effet que lorsque j'ai écouté "Burning The Witches" de Warlock. Aussi déchaînée que Doro ou Lee Aaron (sur ses premiers albums), Nathalie communique sa rage au groupe et à Frenzy Philippon, membre d'origine du groupe, qui à base de riffs rapides (Stage, Angel) prépare le terrain à la chanteuse. Même si certains compos débutent sous des aspects plus tranquilles (Dark Visions), le côté rapide et fonceur des strasbourgeois revient au galop, pour une leçon certes stéréotypée (la pochette assez clichée, le morceau très Accept "Metal Dream" qui n'est pas sans rappeler "Metal Heart"), mais oh combien réussie de hard classique avec une production très réussie. Seul faute de goût, le premier titre qui est un instrumental assez bizarre. Pour le reste, c'est du tout bon. www.mysteryblue.com  (Yves)

 

 

MYSTERY BLUE – CLAWS OF STEEL

(2006 – durée : 44'42" – 11 morceaux)

1982 : Naissance de Mystery Blue - 2006 : le nouvel album "Claws Of Steel. Entre ces deux dates  : de nombreux concerts, plusieurs albums, des premières parties prestigieuses (Motörhead, Saxon, …), des changements de line up, des galères, des joies et des peines, mais surtout une envie intacte de jouer du métal dans la plus pure tradition avec des gros riffs et un chant puissant qui depuis 1996 est tenu par Nathalie au chant sauvage et survolté. Cet album est un événement car il se concrétise par la signature du combo alsacien sur le légendaire label belge Mausoleum Records qui a également été fondé en 1982. Cette signature, outre une distribution plus conséquente, récompense surtout le groupe pour sa foi dans le métal et la pugnacité de son guitariste fondateur, frenzy Philippn qui n'a jamais baissé les bras.  Section rythmique carrée, solos endiablés, riffs killers dans la plus pure tradition des meilleurs combos teutons, Mystery Blue nous offre là son album le plus abouti et qui devrait faire headbanguer bien des têtes de métalleux. (Yves)

 

 

MYSTIC CIRCLE - DAMIEN

A regarder le couverture, humm…à écouter l’intro, pareil…Mais alors dès qu’on lit les titres des chansons...Encore un groupe qui croit que plus il mettra de référence satanique, plus il se vendra…Bref du j’exploite-le-filon-d’il-y-a-5-ans…Au niveau ambiance et présentation du skeud, ça ressemble un peu trop à du Cradle Of Filth. Bon, intéressons-nous maintenant au côté musical : Bah c’est cool, mais c’est du déjà-vu. La batterie bourre un peu trop…et la guitare, faudrait d’abord pouvoir l’entendre derrière le chanteur qui se brûle la glotte…Résumé : foutage de gueule et dégouté. (Pilou)

 

 

MYSTIC PROPHECY – SAVAGE SOULS

(2006 – durée : 59'39" – 11 morceaux)

Belle progression pour ce combo allemand, qui a étoffé de manière conséquente son  métal pour le rendre plus attractif. Le power métal de ce quintet se voit décuplé sur ce nouvel album grâce à des titres "béton" ("Shadows Beyond My Soul", Master Of Sins), la majorité des compositions pouvant être citées tant elles possèdent la puissance adéquate pour vous faire headbanguer. Ce groupe veut vraiment battre le "fer tant qu'il est chaud", car alors que certains mettent des plombes à sortir un cd, Mystic Porphecy a déjà sorti trois albums avant "Savage Souls", puisque "Vengeance" est sorti en 2002, "Regresssus" en 2003 et "Never-Ending" en 2004. Cet album voit également l'arrivée de deux nouveaux guitaristes Markus Pohl (également dans Symphorce) et Martin Grimm (Headstone Epitaph), qui viennent en remplacement de Gus G. qui a quitté le groupe pour se concentrer sur Firewind, l'autre combo dans lequel il tient également la six cordes. Autre nouveau, le batteur Matthias Straub, également dans Sacred Steel, et alors que ces changements auraient pu porter un coup d'arrêt à la progression de Mystic Prophecy, au contraire, ils ont porté le groupe en avant, d'autant plus que chaque musicien s'est impliqué dans la composition de ce nouvel album qui mélange avec réalisme heavy métal classique avec des éléments plus modernes, type Nevermore, surtout au niveau des rythmiques ("Deception Of Hate"). A noter qu'une version limitée sortira à 5000 exemplaires comprenant un dvd live du groupe. (Yves)

 

 

MYSTIC PROPHECY – SATANIC CURSES

(2007 – durée : 48’07’’ – 12 morceaux)

Des armes qui s’entrechoquent ? Ah pas de doute, ça va être puissant. Immédiatement, le groupe démontre de quoi il est capable. Les allemands sont avides de grosses distorsions pour des riffs lourds. Ils ont aussi un grand sens de la mélodie, aussi bien dans les riffs que dans les refrains et les parties instrumentales. Et leurs changements de rythme ne perdent jamais de puissance. "Back from the dark" la première piste du disque est tout ça à la fois ! C’est du béton porté par un tapis de double pédale, enrobé de mélodies épiques. Seulement, un album ne dévoile pas tous ses secrets dès le début. Les pistes comme "Dark forces", "Evil of destruction", "Rock the night" sont un mélange speed thrash relativement bestiale et l’intro agressive laisse la voix de R.D. Liapakis en haut de la pente. "Damnation" se démarque par un afflux d’agressivité encore plus dense. On a du mal à respirer tant les instruments forment une masse très dense derrière le chant. Plusieurs effets sont utilisés et ils ajoutent des colorations "Nervermorienne" à une intro plus proche de Slayer. Les solos sont plus dans une perspective hard et heavy, beaucoup de touché et de mélodie, il n’y a pas de surenchère technique. Petite surprise avec une reprise de Paranoïd, elle n’est pas en dernière position comme un bonus, mais elle s’inscrit dans la veine des autres compositions avec néanmoins un côté rafraîchissant qui fait suite à un déferlement de titres très costauds. (Yann)

 

 

MYSTRIA – THE DARK CRUSADE

(2008 – durée : 60’29’’ – 12 morceaux)

C’est du sud ouest de la France que nous arrive Mystria avec son premier album. Le groupe s’est déjà fait remarqué en 2007 lorsqu’il fini troisième du tremplin français pour le Wacken Open Air Festival. Mystria joue dans un style très classique combinant heavy métal et speed tout en y apportant certaines petites touches s’apparentant un peu plus à du true métal. Cependant, le groupe ne sonne pas comme tous les groupes de heavy actuel, mais plutôt comme un groupe des années ’80 (Mercyful Fate, Iced Earth, Jag Panzer). Cette démarcation lui est due grâce à des passages musicaux sombres et bien plus sauvages que les joyeux Edguy, Firewind et consorts (“Come to Mysria”, Demon eyes”, “Treason”). Il faut ajouter la belle performance des musiciens et du chant qui participent à la bonne réalisation générale des morceaux. Même si le groupe manque un peu d’originalité et que la production  souffre de quelques points à corriger pour le prochain album, Mystria sort un bon premier album qui laisse présager de bons augures pour la suite. Cocorico ! (Sebb)

 

 

MYTHOLOGICAL COLD TOWERTHE VANISHED PANTHEON

(2005 – durée : 48’30" – 5 morceaux)

Très bonne surprise encore, parce que qu’on ne peut pas dire que le groupe soit très productif, jugez plutôt : premier album en 96, second en 2000 et enfin ce troisième disque qui tourne fièrement sur ma platine en 2005. Bon, on ne peut pas dire que ce temps ait permis au groupe de faire évoluer son style, et qui s’en plaindra ? Le sextet nous délivre donc une fois encore un doom dark, très sombre et symphonique. Les titres vont de 8 minutes à 12 minutes, largement de quoi mettre en place des ambiances étranges, et ils se déploient au fur et à mesure, un peu comme la bande son d’un film d’heroic fantasy. Très proches de Summoning , ces 5 titres sont épiques à souhait, les arrangements mélodiques étant très nombreux, soutenus par des rythmes lancinants et répétitifs, sur lesquels se placent des chants variés allant du grognement death aux vocaux parlés dans un style incantatoire. Les grattes ne se contentent pas de coller des accords gras, loin de là, la lead guitare n’a de cesse de balancer des mélodies simples et tristes, qui guident l’auditeur comme une lanterne dans l’obscurité du doom. Un album à la fois sombre et enchanteur, à placer à coté de ceux de Summoning pour ce qui est du son et de l’ambiance générale, et des albums plus planants et épiques de Bathory pour ce qui est de la répétition lancinante de passages orchestraux. Ce qui au départ ne semble être qu’un disque de doom se révèle en fait très vite d’une richesse assez étonnante, et on peut être surpris par le paradoxe que crée une musique minimaliste et répétitive, avec ce foisonnement de détails. Pour les plus torturés d’entre vous seulement, mais ça vaut le détour. (Stench)

 

 

M.Z. – UNDER THE SILVER CROSS

(2003 – durée 51’28’’ – 10 morceaux)

Le groupe de métal symphonique français M.Z. continue sur le chemin escarpé mais oh combien gratifiant de la reconnaissance auprès de public musical et au fil des albums, une nouvelle étape est à chaque fois franchie. Le groupe ne cherche pas à suivre les modes ou à suivre une tendance du métal actuel et cette démarche lui réussi bien, puisque avec ce troisième album, on sent que Zan et Markus, les deux fondateurs du groupe ont encore progressé, grâce notamment avec l’osmose qui s’est faite depuis le deuxième album avec Julien, Laurent et Raphael les trois autres musiciens du groupe. La technique des musiciens est impressionnante et l’on ressent tout de suite qu’un travail important a été fait au niveau des compositions, afin de les rendre plus accessibles aux non initiés. On est loin des délires instrumentaux, parfois très hermétiques, de certains groupes de métal progressif ou encore de jazz rock. L’aspect mélodique a été mis en avant, le tout bien sur avec des influences classiques qui ressurgissent au fil des morceaux (Legacy Of Blood).  Les morceaux sont assez variés et passent de tempos rapides (Under the Silver Cross avec son riff d’intro très métal) à des tempos plus modérés (Tale Of Days Gone By, Windy Maze) afin d’éviter un sentiment de lassitude à l’auditeur avec même un petite incursion dans les pays latins (Southern Allegro). Il reste que la musique de M.Z. demande plusieurs écoutes afin d’en apprécier toutes les beautés et c’est pour cette raison qu’on apprécie M.Z., car ce type d’album est tout à fait à l’opposé de ce qui sort sur le marché où bon nombres d’albums se ressemblent. (Yves)

 

 

M.Z. – ROMANTIC

(2005 – durée : 59’22" – 12 morceaux)

Après avoir quitté Brennus pour NTS, M.Z. a de nouveau changé de label suite à la disparition de NTS et c’est sur Thundering Records, label plus axé sur le métal extrême, que se retrouve le combo lyonnais qui pour l’occasion est passé de la formule du quintette à la formule du trio avec néanmoins la présence de plusieurs invités dont Zan Gang qui a marqué de son empreinte de guitariste les albums précédents ("Bllod Is Life" - 2000, "Next World Will Be Yours" – 2001 et "Under The Silver Cross" – 2003) ainsi que de plusieurs chanteurs, autre nouveauté puisque les albums précédents étaient uniquement instrumentaux. Le chant est présent mais avec parcimonie et est notamment décliné en latin sur le titre de plus de huit minutes "Sanctus Benedictus". L’album est toujours axé métal classique avec néanmoins deux parties puisque les sept premiers morceaux sont des compositions originales alors que les cinq suivantes ont été écrites par Mozart, Schubert, Beethoven et Vivaldi. Misant plus sur les mélodies que sur l’avalanche de notes à vitesse supersonique, ce quatrième album est la preuve que métal et classique se marient à merveille, puisque les deux s’assemblent sans heurt grâce au talent de M.Z. (Yves)

 

 

M.Z. – NOSTALGIE HEROES

(2007 – durée : 50’50" – 11 morceaux)

On reprochait souvent par le passé à M.Z., l’absence de chant. D’un point de vue musical, le métal néo classique du combo ne souffrait que de peu de critiques, mais le fait de proposer une musique uniquement instrumentale limitait la reconnaissance du combo par rapport au grand public. Pour ce cinquième opus, Markus Fortunato, (claviers, basse – écoutez son travail époustouflant sur l’instrumental "Polythiest", compositeur et fondateur du combo) a fait appel à Jean-Jacques Fanciulotti qui part ses qualités vocales apporte ce qui faisait défaut au combo qui peut dorénavant être comparé à Time Requiem, Royal Hunt, la voix de Jean-Jacques n’étant pas très éloignée de celle de John West ("Nightfall Pélude"). Cet opus marque aussi le retour du guitariste d’origine Zan Dang qui possède une limpidité exemplaire (on pense parfois à Yngwie Malmsteen) qui associé aux claviers de Markus aboutit à un métal néo-classique varié, car basé sur différents tempos avec d’innombrables références classiques, le tout formant un album très réussi. (Yves)