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(1987 – durée : 33’13 – 28 morceaux) Voila un groupe qui n’est plus à présenter, les Anglais de Napalm Death précurseurs et quasi créateurs du grindcore (hé oui, il y a eu Repulsion avant !). Leur premier album est devenu un incontournable, une pierre angulaire et une référence de nombreux groupes. Le line-up de “Scum“ n’a plus rien à voir avec le line-up actuel du groupe. En effet, plus aucun des membres de l’époque ne fait partie du groupe de nos jours, Lee Dorrian a quitté le groupe pour devenir leader de Cathedral, Bill Steer devint leader de Carcass et joue actuellement au sein de Firebird, Justin Braodrick créa Godflesh et est aujourd’hui le leader de Jesu, tandis que les autres membres de l’époque ont tout simplement été remplacés au fil des années. Napalm Death a donc hautement contribué à la démocratisation et à la popularisation du grindcore, style qui à l’époque tirait autant ses racines du métal que du punk. “Scum“ est sans doute l’un des albums les plus crades et les plus bruts qui a été enregistré. Les 28 titres de l’album sont condensés en à peine plus d’une demi-heure, prônant la violence tant au niveau des riffs minimalistes mais ultra bourrins à la guitare, que des rythmiques saccadées et des blast rageurs à la batterie. Même au niveau du chant, Lee Dorrian pousse ses hurlements à l’extrême, faisant douter de l’utilisation de textes. Textes qui sont de véritables pamphlets anarchiques s’attaquant à tous les sujets, textes qui sont la réponse d’une génération désabusée et désespérée qui voit ses rêves noyés par un système oppressant. “Scum“ contient aussi les titres ultra bourrin durant entre 4 et 25 secondes qui sont la marque de fabrique du groupe (“The Kill“, “You Suffer“, “Life ? “, “Parasite“), et ceux plus travaillés et d’où ressurgissent les influences punk des Anglais (“Caught… In A Dream“, “Scum“, “Human Garbage“). “Scum“ n’est assurément pas le meilleur album de Napalm ni du grind en général, mais il reste un incontournable de la scène extrême, un album qui a su faire passer la haine en musique avec génie ! (Sebb)
(2002 durée : 44'05" dont 9'00de blanc - 12 morceaux) Comme dit le proverbe, c'est sur les vieux cadavres qu'on ramasse les plus beaux vers... Napalm Death a semble-t-il décidé de prouver à tous ces jeunes groupes que c'est encore lui le leader de la scène extrême ; si le retour du groupe à ses racines grind s'était déjà fait sentir sur le précédent album "Enemy of the music business", la baffe alors proposée n'était rien en comparaison de la rafale de coups de boules qu'on se mange avec ce "Order of the leech"! Plus question d'expérimentations, on croirait faire un bon de 15 ans dans le passé, à l'époque du culte "Utopia banished", et des titres comme "the icing" ou " Narcoleptic" pourraient passer pour des inédits de la session du mini "Mentally murdered", tant l'agression et la structure sont dignes de ces heures de gloire ! Comme d'habitude, pas de solo de guitare, on se contente d'aller droit au but à 300 Km/h, et de ce côté-là, les blasts sont omniprésents, entrecoupés par juste ce qu'il faut de rythmes punk/hardore plus mid-tempo, l'ensemble restant très fidèle à la grande tradition du grind old-school. Les textes de Barney sont toujours aussi engagés, et sa voix n'a jamais été aussi puissante et violente ! Bref, un constat plus que rassurant : le metal extrême a encore de beaux jours devant lui. Les maîtres sont de retour ; allez tous vous prendre une bonne leçon de brutalité !(Stench)
(2003 – durée : 63’46’’ – 28 morceaux) Cet album live n’est rien d’autre que la bande son du dvd sorti il y a quelques mois sous le même titre ; je m’adresse donc à ceux qui n’ont pas vu cette vidéo, les autres peuvent retourner à leurs occupations nécrophiles, je les rappellerai plus tard. Excellent témoignage de ce que peut être un concert de Napalm Death, ce disque enregistré sur une date unique au UBU de Londres fait aussi parfaitement office de best-of du groupe. En effet, la set-list pioche dans toutes les époques ; on trouve donc les très vieux classiques (Scum, Lucid Fairytale, Life, The kill, Suffer the children, etc.), les incontournables (Nazi punk fuck off, Greed killing, The world keeps turning, etc.) ainsi que les plus récents (Take the poison, Narcoleptic, Vermin, etc.). Le son est à la hauteur de l’évènement, et on peut pleinement apprécier la furie du groupe dans son élément naturel : la scène. Un disque à écouter à fond dans son salon, en pogotant avec une bande de potes. Quand le disque s’arrête après 28 titres, on se surprend même à dire : « Déjà ? ». Hé, ceux qui avaient le dvd, c’est bon j’ai fini ma chronique, lâchez les cadavres et revenez ! (Stench)
(2005 – durée : 45’15’’ - 15 morceaux) S’il y a un groupe reconnaissable entre mille, à part Motörhead, c’est Napalm Death. Le son est le même depuis des années, et le chant de Barney est vraiment caractéristique. Trois ans après leur très violent “Order Of The Leech”, le groupe nous revient avec cette nouvelle débauche d’énergie. Premier constat, les titres sont plus longs que d’habitude. Si on y trouve bien deux ou trois morceaux de moins de deux minutes, l’ensemble tourne entre trois et quatre minutes, et cela a donc une influence directe sur la musique ; la place est donnée à des passages plus lents, souvent mid tempo. Attention, pas d’erreur, c’est toujours un album de death/grind que nous proposent les anglais, avec ses blasts, ses duos chant grave/hurlements aiguës, ses riffs à deux cents à l’heure, mais agrémenté de parties plus lentes, et donc de structures plus développées. Autre surprise, le choix des invités : on trouve sur ce disque Jeff Walker de Carcass (signe de son retour ? Croisons les doigts !), Jasta de Hatebreed, et Jello Biafra, qui donne une teinte presque heavy métal au titre qu’il accompagne ! Tout cela, ajouté à la dernière plage plus expérimentale, fait que ce code rouge est plus intéressant que son prédécesseur, extrêmement violent, bien entendu (on parle de Napalm quand même !), mais aussi bien varié, avec un net retour de passage plus lourds. Si les derniers albums sont passés et se ressemblaient, celui-ci va marquer les esprits, j’en suis certain ! (Stench)
(2006 – durée : 54’24” – 18 morceaux) Tout commence par une intro à faire douter le plus ouvert des acheteurs, merde Napalm s’est mit au doom maintenant !!! Heureusement, tout rentre dans l’ordre dès le début du premier titre, et quelle remise en place ! Ce ″Sink Fast, Let Go″ rentre dans le lard avec autant de délicatesse qu’un flic qui matraque un étudiant ! Barney hurle sa rage de la façon la plus féroce, et les riffs sont les plus directs et violents depuis longtemps. Pour ceux qui n’auraient pas tout à fait compris ce qui se passe pendant les 40 premières secondes, le groupe remet immédiatement ça histoire de bien clarifier les choses ! Les titres se suivent et ne ralentissent pas le tempo d’un iota. Certains morceaux rappelleront les premiers albums, ″Identity Crisis″, tandis que les autres seront le juste milieu entre le Napalm des débuts brutal et anarchique, et celui plus travaillé et mature de ces dernières années. Il y a même une continuation dans l’évolution avec l’adjonction d’un chant féminin, tenu par la belle Anneke de The Gathering, pendant l’intro et sur le titre ″In Deference″. Avec des morceaux renouant avec le grind le plus violent, ″Rabid Wolwes (For Christ)″, qui parsèment ce cd, les Anglais prouvent que malgré leurs âges déjà avancés, ils peuvent toujours être aussi efficaces qu’à leur début. L’édition limitée contient quant à elle deux titres bonus, un au blast hyper actif, et un très long qui semble être la suite directe du titre de fermeture de l’édition normale, un titre très lourd aux influences gothic/doom très présentes et concluant de superbe façon l’album. Ce Napalm est le plus rapide depuis bien longtemps, et le groupe réussi à réinventer le style qu’il a lui-même (ou presque…) créé. (Sebb)
(2006 – durée : 50'16" – 9 morceaux) Cinquième album de Narnia, combo suédois qui arrive comme à son habitude à envoyer des titres qui titillent nos petites oreilles. Son heavy mélodique a pris de la bouteille et les titres passent comme une lettre à la poste. Carl Johan Grimmark aux guitares est toujours aussi impressionnant et réussit sur ce nouvel album à se défaire un peu de ses influences "malmsteeniennes", un peu trop présentes sur les précédents albums du groupe. Les morceaux oscillent entre tempos rapides ("Into The Game"), mi-tempos ("Another World) entrecoupés de relents prog métal ("Show All The World", "Enter The Gate" à la coloration Dream Theater), sans oublier une belle ballade ("Take Me Home") et la pièce maîtresse de cet album, le titre épique "The Man From Nazareth" de prêt de neuf minutes. Petite curiosité, le groupe utilisé beaucoup de claviers, mais paradoxalement le groupe ne comprend pas de membre permanent jouant cet instrument. Quoi qu'il en soit, ce nouvel album de Narnia, l'un des meilleurs représentants du métal chrétien, mérite vraiment que l'on y prête attention. (Yves)
(2003 - durée : 25'25" - 6 morceaux) Le nom de Nasty savage doit obligatoirement faire frissonner les poils des couilles de ceux qui écoutent du métal depuis plus de quinze ans. Le groupe avait entre 85 et 88 le statut de groupe culte (leur chanteur avait l'habitude de se claquer des téléviseurs sur le crâne pendant leurs shows...), avant son split en 89, et a marqué à jamais le métal par son speed métal très particulier. Le retour du combo floridien est donc une très bonne nouvelle. Ce mini-lp a pour principale fonction de nous faire saliver en attendant le vrai album prévu pour cet été, et on peut dire que ça marche : j'ai tellement bavé qu'on pourrait en remplir une piscine ! Déjà le groupe a re-enregistré les quatre titres de sa première démo (dont le classique et génial "XXX"!), qui avec un son actuel se transforment en de putains de bombes (à l'époque déjà ces brûlots trouaient le cul...alors avec une bonne production!); ensuite pour compléter ce mini lp la bande à Nasty Ronnie nous propose deux nouveaux titres, et là, c'est la claque : on jurerait que le groupe ne s'est jamais arrêté ! Ces compos semblent tirées de la grande époque. Franchement on m'aurait dit que ce sont des inédits de 85, je l'aurais gobé ! Bref, les vieux fans vont adorer, ceux qui vont découvrir Nasty savage vont se prosterner, vivement cet été !! (Stench)
(2006 – durée : 58'58" - 12 morceaux) Profondément ancré dans le rock ricain, celui façonné par des combos aussi illustres et rebelles que Lynyrd Skynyrd, Molly Hatchet, ZZ Top, le rock sudiste des français Natchez est propre à dérider tout un chacun, tout en réchauffant n'importe quelle chaumière, même en plein hiver. Les parties de guitare sont torrides, il suffit d'ailleurs pour s'en convaincre d'écouter le solo de "Faudrait que je t'appelle" ou l'intro de "Bad Boy". Le combo a en plus une expérience de plus de 700 concerts et existe depuis 1987, ce qui explique la parfaite qualité de ce nouvel album, tant d'une point vue production que des compositions, à tel point que l'on a l'impression que l'album a été enregistré live en studio. La voix de Thierry est très influencée par Ronnie Van Zandt, défunt chanteur de Lynyrd Skynyrd avec une pointe de Bill Deraime. Entraînant à l'image de "Samedi Soir" avec son riff à la Status Quo en intro, relayé ensuite par des riffs sudistes, le tout accompagné par un clavier bien rock, Natchez est un groupe qui porte haut et fort l'étendard du southern rock, le tout sans renier ses origines françaises, puisque tous les textes sont chantés dans la langue de Molière. (Yves)
NATCHEZ – CATCH THE SPIRIT (2007 – durée 36’41’’ – 10 morceaux) Pour fêter ses vingt années d’existence et sa fidélité au southern rock, Natchez a décidé d’enregistrer son dixième album en anglais. Ce changement linguistique passe très bien, car la voix chaude et profonde de Thierry, qui fait penser à feu Ronnie Van Zant (Lynyrd Skynyrd), est aussi à l’aise dans la langue de Voltaire que celle de Shakespeare. Pour le reste les guitares se chargent d’assurer leur boulot, en nous proposant de belles parties qui évidemment nous font penser aux Outlaws, Lynyrd Skynyrd et même à Neil Young, dont Natchez reprend "Rockin’ In The Free World". Le niveau est excellent et même si le groupe s’en sortait déjà avec les honneurs en français, son choix de l’anglais lui permettra assurément de conquérir de nouveaux fans en dehors de nos frontières. (Yves)
(2005 – durée : 40’26 – 9 morceaux) J’ai eu un peu peur en voyant que Naumachia est un énième groupe de Black/death mélodique en provenance de la Pologne, parce qu’il faut bien avouer que comme beaucoup de monde je commence à saturer…Heureusement, ce disque est bien mieux que ce que mes préjugés me laissaient attendre. Si ce disque ne marquera dans doute pas le métal d’une trace au fer rouge, il n’en reste pas moins qu’il est bien au delà de ce qu’on peut souvent entendre. On peut vraiment parler pour ce skeud de black mélodique, parce qu’en effet ce sont les mélodies qui se retrouvent presque toujours au premier plan, en particulier grâce à l’utilisation d’un clavier omniprésent. Alors si parfois cela sonne bien kitsch, d’autres passages sont particulièrement bluffants, notamment dans les alliances entre guitare mélancolique et piano. Le travail de composition est mené de façon plus qu’honorable, et les titres se suivent sans provoquer l’ennui, et on peut dire que ces jeunes ont du talent à revendre, et un réel potentiel d’évolution. Souvent façonné autour de rythmes médiums, voir même parfois limite heavy métal, les morceaux ne se livrent que petit à petit, et c’est dans son intégralité qu’il faut apprécier ce "Wrathorn". Dommage que trop d’éléments sonnent déjà entendus (la voix qui rappelle celle de Rotting Christ, les breaks mélodiques vus et revus cent fois, etc.) et que le groupe sombre parfois dans la facilité du kitsch, parce que sans ça cet album serait excellent. Pour le moment, il est juste "pas mal", et j’attends beaucoup de la suite ! (Stench)
(2008 – 11 morceaux – durée : 50’13’’ + 2 vidéos : durée 13’40’’) Tout en finesse et en groove, Keeny Neal distille son blues chaloupé qui n’est pas sans rappeler par moment celui interprété par Robert Cray. Les cuivres sont présents dans de nombreuses compositions ("Let Life Flow", "Blues, Leave Me Alone") alors que le touché coulé tout en finesse de Neal apporte le coté authentique. Muti-instrumentiste, Neal joue en plus de la guitare et également de l’harmonica ("Louisiana Stew"), du piano, de la trompette, de la basse (il a joué à l’âge de dix sept ans de cet instrument aux côtés de Buddy Guy) … permettant à sa musique d’être très diversifiée, à l’instar des nombreux invités qui viennent apporter leur contribution à cet opus. Cela swingue à tous les étages et nous fait voyager vers les terres de la Louisiane, à travers un enthousiasme communicatif. Le blues plus traditionnel n’est pas absent à travers "Starlight Diamond", mais avec toujours un côté groovy très positif, à l’image de cet opus qui est une sorte de renaissance pour ce musicien qui est resté discret ces trois dernières années suite au décès de son père, de son frère, de sa sœur et de son batteur, le tout en l’espace de huit mois. Un album qui respire la joie de vivre, tout simplement. A noter que l’album comprend en outre 2 vidéos qui permettent de découvrir l’artiste en live. (Yves)
(2006 – durée : 41'2" – 10 morceaux) "Essensual" est l'œuvre d'Andrea Huagen, une artiste au timbre de voix pas très éloignée parfois de Mariane Faithfull ("Underworld", "Living Trash") qui nous convie à un voyage musical qui vous fera partir dans un monde atmosphérique, un brin new wave parfois cold, le tout dans une ambiance gothique. Des samples viennent étoffer l'ensemble ("Sungod") et apportent une dimension assez large, parfois électro ("Erzulie's Charm) à Nebelhexë qui se révèle hypnotique à condition de l'écouter dans des conditions appropriées avec une lumière tamisée et aucun intervenant extérieur. (Yves)
(2007 – durée : 37’18" – 14 morceaux) Sortez les haches de guerre, appelez les gars d’Amon Amarth à la rescousse, voici pour vous la première chronique d’un album rap en ces pages de fanzine rock. On ne peut pourtant pas jeter la pierre aussi facilement à ce rappeur de Brooklyn quand on sait que son précédent album comprenait des duos avec John Tardy et Jamey Jasta (beugleurs en chef respectivement d’Obituary et de Hatebreed), ou encore des participations des petits gars de Nuclear Assault et de Voivod. Sur cette nouvelle offrande, on a droit à la venue en vrac des actuels membres d’Anthrax, Fates Warning, Shadows Fall, Lamb of god, Cro-Mags, Suffocation, Death, etc…Excusez du peu. Le bonhomme propose donc des chansons tantôt purement rap US proches d’un Cypress Hill ou Insane Clown Posse tantôt Metal en fusion qui dépote comme un groupe des années 1990. Depuis Downset, Rage Against the Machine ou Body Count, je n’avais plus entendu de brûlots rap-metal aussi hargneuses et sincères. Son phrasé possède une fougue exceptionnelle, l’atmosphère du disque est sombre et poisseuse, les paroles possèdent le sens de la poésie de Cannibal Corpse. Necro ne vole donc pas son étiquette de death-rap lui qui est grand fan de Chuck Schuldiner et de Morbid Angel. A recommander chaudement à tous les fans de Metal ouverts au rap de qualité. (David)
(2003 – durée : 35’00 – 5morceaux) Voici l’une des signatures du nouveau label Snakebite productions, qui semble bien miser sur la frange la plus extrême du metal. Premier album donc pour Necrocult, groupe français, qui nous propose une musique vraiment barbare, entre le black et le death. Bon, crachons le morceau tout de suite, la production assez faible (genre première demo enregistrée dans une cave…)gênera les oreilles les plus sensibles, et c’est bien dommage parce que la musique du groupe vaut le détour. Avec des titres très longs (entre 5 et 9 minutes) Necrocult a le temps de développer des styles assez différents, et chacun est maîtrisé avec classe. Voix brutal death très grave à la Mortician , chant black, blasts très violents, riffs qui varient entre ultra-minimalisme et constructions complexes, ambiances sombres, la palette du groupe est vraiment très large, et l’ensemble est hétéroclite au possible, mais en restant toujours dans l’extrême. Un groupe à suivre, autant pour les fans de Mortician que de Darklord, dont les productions à venir feront mouche à condition de proposer un meilleur son. Je leur fais confiance ! (Stench)
(2003 – durée : 38’09’’ – 9 morceaux) Ce groupe formé en 84 fait parti de la première vague de métal extrême des années 80 et a gagné depuis longtemps le titre de groupe culte, autant dans son Italie d’origine qu’internationalement. Comme le nom du combo ne le laisse pas présager, Necrodeath officie dans un thrash assez classique et très furieux. Proche des tous premiers Dark Angel pour l’agression et des vieux Kreator pour la voix et la patate, avec une touche de technique et des tempos décoiffants (Yves ne risque rien) flirtant agréablement avec les dieux de Sadus, la sauce prend immédiatement, et on se régale ! Cette musique n’est certes pas originale mais nous donne le plaisir d’évoluer en terrain connu. Comme ce style de thrash old-school est plutôt délaissé de nos jours, la volonté du groupe de renouer avec ces heures glorieuses du métal est tout à fait louable, d’autant plus que ces mecs ne trichent pas, ils ont grandi avec ces sonorités rageuses ! Une perle pour les nostalgiques, à conseiller aux jeunes qui pensent que le métal est né avec Slipknot… (Stench)
(2007 – durée: 41’47’’ – 8 morceaux) L’imagerie du groupe grec, traduit par une illustration noire parée d’armes, annonce le caractère vindicatif du groupe. Ils se définissent d’ailleurs comme du black metal aristocratique. Les fers qui s’entrechoquent iront jusqu’à heurter vos tympans tant la bataille fait rage. La première piste énonce en 2’30’’ une succession d’idées que le groupe reprendra par la suite. Il s’agit des moments d’envolés typiquement black symphonique qui transpirent le mal. Bien entendu, on retrouve très vite la violence. Apres le chaos du combat initial, elle prend une forme moins désordonnée et plus conventionnelle. Malgré le martèlement quasi constant des fûts le groupe, au deux bassistes, sait placer des lignes mélodiques et des breaks inhérents au style "Order to the Black Sphinx". Cette piste est scindée en deux, après un premier déferlement métallique, une renaissance émerge du chaos pour un deuxième souffle plus progressif. Le son n’est ni moderne ni "true", une sorte de juste milieu pour créer leur propre personnalité. (Yann)
(2006 – durée : 59’06" – 12 morceaux) Depuis le temps qu’on n’avait plus entendu parler de ces vétérans du black/death métal, c’est avec plaisir que j’ai reçu ce nouveau Necrophobic. Si les plus anciens se rappellent des débuts plutôt death métal du groupe, les choses ont changé, et c’est une très bonne chose, puisque Necrophobic a su se constituer sa propre identité musicale, et le résultat est à la hauteur. Le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions paraît-il, et ces gars là nous ont construit une autoroute vers le malin avec de magnifiques pièces d’orfèvrerie. A mi chemin entre le death suédois et le black mélodique, ce Hrimthursum est impressionnant à bien des égards. Hésitant constamment entre les titres furieux et frénétiques comme les speed "Blinded by the light" ou "I stike with wrath" et les morceaux lents et épiques ("Age of chaos" et ses chœurs et envolées lyriques), ce disque présente une variété de styles qui élèvent la galette au niveau du Graal. Souvent très mélodique, mais dans le sens le plus glauque (on ne vient pas nous faire chier avec de la bonne humeur, ici), les ambiances sont renforcées par divers samplers (des pleurs d’enfants, etc.) des parties de piano, des chœurs masculins ou féminins, et surtout par le chant agressif très proche de celui du brailleur de Unleashed. C’est sans doute la meilleure comparaison : un album monstrueusement noir d’Unleashed. De plus, le groupe s’est offert le luxe de fignoler ses morceaux en de longues trames narratives, les titres lorgnant souvent vers les cinq minutes de façon à pouvoir faire évoluer un thème central vers diverses ouvertures inattendues. Du très grand art ; cette année 2006 s’impose comme un excellent millésime ! (Stench)
(2006 – durée : 31’30" – 15 morceaux) Quand on reçoit un paquet de République Tchèque, on se doute fort que le contenu va être explosif, et c’est bien le cas, une fois encore. Une chose est certaine, les fans de grind old-school sont gâtés, puisque qu’entre l’album de Cretin et ce Needful Things, on trouve ce qu’on a fait de mieux en la matière depuis des années. Dans un trip grind sans artifice, assez proche de ce que nos Blockheads nationaux nous proposent, la formation opte pour une violence viscérale qui évoque les deux premiers Napalm Death, les débuts de Nasum, avec une touche de crust plus que bienvenue. D’une intensité rare, ce disque laisse KO et n’offre aucune possibilité de souffler. Les deux chants classiques (grunts et hurlements) se partagent les lignes et tentent de couvrir la vacarme musical. La production est intéressante, parce qu’elle présente des grattes bien crades qui font que les riffs sous accordés arrivent comme une masse informe vers l’auditeur, tandis que la batterie est mixée de façon plutôt claire, et c’est donc cet élément qui est placé au premier plan, la caisse claire martèle sans arrêt, et cette avalanche agressive est au-delà de ce qu’on peut espérer en matière de violence. Un disque essentiel pour tout fan de grind . Notons que la dernière plage est une reprise de Napalm Death "Low point". Une complète réussite, pour un groupe qu’on espère voir bientôt par chez nous (une date est en discussion pour fin septembre). (Stench)
(2003 – durée 40’40’ – 11 morceaux) Ce groupe finlandais fait actuellement un carton dans son pays puisqu’il est l’une des meilleures ventes dans les charts. Aux premières notes de "War Of Love", on ne peut s’empêcher de penser à Him, mais Negative possède une chaleur plus rock et un peu moins gothique. Les guitares savent être incisives (Naive, Misery, …) et puissantes en gardant un son bien roots, comme si l’esprit rock des groupes us des années quatre vingt seraient venus contaminer les terres froides de Finlande. Le groupe joue néanmoins sur les deux tableaux en alternant morceaux où l’ambiance gothique ressort avec des compositions où l’électricité suinte des guitares. La voix de Jonne Aaron possède cette nonchalance qui lui permet d’assurer sans jamais se forcer. Le groupe n’est certes pas innovateur, mais à su utiliser les atouts de chaque style pour nous concocter une recette suave mais pimentée. (Yves)
(2006 – durée : 57'02" – 13 morceaux) Lorsqe j'avais rencontré les membres de Negative, en février dernier à Zurich, lors de leur concert en compagnie d'Him et The Rasmus, ils m'avaient confié que leur nouvel album serait beaucoup plus dynamique et que cela pouvait s'apparenter entre une rencontre entre le glam rock et le style gothic métal. Il faut l'avouer que cette description sied bien à "Anorectic" qui nous fait découvrir un groupe plus hargneux, notamment Jonne Aaron qui pousse beaucoup plus sa voix sur certaines compositions ("Glory Of The Shame", "Stop Fackin' Around"), tout en conservant toute sa fragilité (le début de "Fading Of The Sun" ou "Embracing Past"). C'est également la première fois que le groupe utilise des orchestrations classiques ("One Last Shot"). Le côté dark du groupe, qui a été magnifié par Him, reste lui aussi présent tout en conservant une certaine pêche ("Planet Of The Sun"). Belle réussite pour ces finlandais qui n'ont de cesse de nous proposer à chaque fois, une nouvelle facette de leur style. (Yves)
(2004 – durée : 55’08’’ – 8 morceaux) Ce nouvel album de Nehemäh débute par une intro qui est à l’image de la musique qui va suivre pendant une heure : glaciale, sombre, et majestueuse. Si un groupe mérite vraiment l’étiquette de true black métal, c’est bien Nehemäh. Extrêmement proche des vieux Dark Throne ou Gorgoroth, le groupe a tellement puisé son inspiration dans la scène norvégienne que personne ne pourrait deviner en découvrant ce "Requiem tenebrae" qu’il est le fruit d’une entité française. Ne négligeant aucun aspect du black originel, on trouve sur cette bombe des tempos parfois vertigineux, des atmosphères macabres, de la colère, de la misanthropie…Les titres souvent très longs ( jusqu’à 11 minutes) permettent aux ambiances de se mettre en place petit à petit, de s’incruster dans nos crânes en nous plongeant dans une mélancolie froide, dont le seul échappatoire est la haine que dégage Corven, le chanteur. Son chant démoniaque se situe entre Dark Funeral et Dark Throne, et chacune de ses vociférations impose le respect. Si ce groupe ne cherche pas à innover (et vu le résultat, c’est tant mieux !) ce disque renferme des perles qui vont figurer parmi les tout meilleurs titres du black métal international (écoutez par exemple le monstrueux "Taken away by the torn black shroud", autant atmosphérique que bestial, glaçant et sublime !).L’un des plus grands groupes de black métal français a ressorti les peintures de guerre, et ce n’est pas pour faire de la figuration : il s’impose avec cet opus comme le chef de file d’une scène pourtant bien malade. Espérons qu’il va lui rendre un nouveau souffle. (Stench)
(2001 – durée : 22'18" – 5 morceaux) En un peu de moins de vingt trois minutes représentant cinq morceaux, le guitariste Paul Neslon nous convie à un voyage musical centré autour de la guitare. Paul est un musicien assez éclectique dont le style est influencé par Jeff Beck (pour son approche novatrice de la guitare), Allan Holdsworth (connu pour avoir mélangé les styles en une fusion unique), Billy Gibbons (pour son style blues rock) ou Albert King (blues pur). Cela n'est pas étonnant puisque à côté de "Look", Paul a une cv musical plus que rempli, puisqu'il a été guitariste du combo ricain Liege Lord qui avait sorti deux albums torrides de heay métal ("Master Control", "Burn To My Touch") et a également joué sur de nombreux albums (Jason Becker Tribute, Fernando Pereira,…) avec comme point culminant, sa participation au dernier album du bluesman albinos Johnny Winter ("I'm Bluesman" - 2004) en tant que guitariste et compositeur. Paul n'est donc pas un inconnu venu et son album s'adresse donc à tous les fans de guitares qui apprécient cet instrument décliné sous une approche fusion avec de fortes réminiscences jazz rock ("Diagonal Blue", "Out Of Nowhere") avec une basse puissante ("Complicated"), un groove présent (Rocking Chair) et même un titre rock à un peu à la Satriani ("Full Blast"). www.paulnelsonguitar.com (Yves)
(2008 – durée : 46’01’’ – 10 morceaux) Le métal n’a vraiment plus de frontière et l’association de musiciens venant de pays différents est de plus en plus fréquente, les nouvelles technologies favorisant ce genre d’évolution. Neverland en est le parfait exemple, le combo étant la réunion de la chanteuse grecque Iris Mavraki avec le groupe turc prog/power. D’emblée, j’ai été étonné par la maturité de ce combo qui nous dévoile un prog très symphonique ("Reversing Time") qui bénéficie en plus du chant d’Iris de celui de Oganalp Canatan, les deux vocalistes se répartissant les compos, la majorité revenant cependant à Oganalp, Iris ayant un rôle plus discret sauf sur la belle ballade "Everlasting Tranquility". Quelques invités, et non des moindres, viennent apporter leur soutien au combo en tant que "special guest", Hansi Kürsch (Blind Guardian), Tom Englund (Evergrey), Mike Baker et Gary Wehrkamp de Shadow Gallery ou encore l’orchestre philarmonique d’Istanbul qui donne un côté grandiose à l’ensemble. Pour un 1er opus, voilà en tout cas une belle brochette d’invités qui rendent cet album des plus attractifs. (Yves)
(2005 – durée : 57’16" – 11 morceaux) Attention, chef d’œuvre! Le dernier album de Nevermore "Enemies of reality" nous avait déjà laissé entrapercevoir le talent du groupe, mais la production plus que moyenne ne permettait pas de vraiment se faire une idée de l’entendue du génie de la formation. Avec cet album les choses sont claires : Nevermore marquera son temps, ce "This godless endeavor" est tout simplement l’un des plus grands disques de métal de l’année, et bien au-delà même. Toujours dans un power thrash teinté de heavy métal, la formation est arrivée au sommet de son art. Le premier titre, "Born" est un joyaux qui à lui tout seul justifie l’achat de cet album. Il s’ouvre sur un rythme rapide typiquement thrash, et c’est donc l’occasion de se prendre ce son massif dans la gueule. Putain, monstrueux ! Ralentissement, breaks mortels, cassure de rythme, prouesses guitaristiques, tout y est. Tout en étant varié, le chant n’a jamais été aussi beau, et le refrain est à pleurer, profond, ingénieux, le frisson est garanti. Les solos sont incroyables, les riffs inventifs, on tient là l’incarnation du renouveau métal. Les titres qui tournent entre 5 et 8 minutes ont largement le temps d’exploiter les interventions de chaque musicien, et la jeu du batteur est à ce titre complètement bluffant. Il ne s’arrête jamais ! Même sur les refrains les plus mélodiques il en fait des tonnes, et miraculeusement, son énorme technique ne noie pas l’intensité des morceaux, au contraire, il participe à créer cette ambiance si caractéristique ("My acid words" et ses mélodies magiques par exemple). De très rares mais indispensables chœurs viennent soutenir certains plans aériens, et c’est dans ces cas là qu’on se rend compte que c’est bien à une messe qu’on assiste, une offrande à livrer sur l’autel du Dieu Rock. Un album qui dépasse toutes les limites actuelles du métal, en offrant un mélange savoureux de puissance et de mélodie, de démonstration et de feeling, d’ingéniosité et de parties classiques, bref, un disque essentiel. Un hommage à notre musique, le genre d’album qui à chaque riff, à chaque note, nous rappelle pourquoi on aime le métal, qu’il soit thrash, heavy, tout simplement parfait. (Stench)
(2006 – durée : 47’56" - 13 morceaux) Reformés en 2004 pour le London’s Meltdown Festival, et ayant rencontré un auditoire plus que désirant un retour du groupe, les New York Dolls sont de retour après 30 années de silence. Les rares membres originaux auront profité de la plaidoirie en leur faveur pour enregistrer un nouvel album studio, le dernier datant tout de même de 1974 ! Avec cet opus, les New-Yorkais délaissent légèrement leur punk-rock teinté de glam, pour une musique beaucoup plus rock, dans la veine des Stones et de Iggy Pop, qui est d’ailleurs en guest sur ″Gimme Luv & Turn On The Light″. Certains morceaux nous ramènent aux années soixante-dix (″Punishing World″, ″Gotta Get Away From Tommy″), en étant un peu plus axés sur le style original du groupe, mais l’album dans l’ensemble n’a plus la fougue d’antan. Ce nouvel album s’adresse donc à un public plus large et aux anciens amateurs n’attendant pas un authentique retour aux sources. Il va sans dire que les fans des premiers jours se sentiront sans doute lésés par cet opus suintant la guimauve, moi-même j’ai un peu eu cette sensation de meurtrissure émotionnelle à la première écoute, mais je dois avouer que j’adore ce cd ! Les titres plus rock que sont ″Fisnets & Cigarettes″ ou encore ″Runnin’ Around″, se fondent parfaitement entre les autres et même les morceaux plus lents ne gâchent pas l’ensemble. Un retour très rock des Américains, qui s’écoute très fort, Marlboro au bec et mousse à la main ! Espérons juste ne pas devoir attendre 30 ans pour un quatrième album, David Johansen et Sylvain Sylvain risquent de ne pas y survivre. (Sebb)
(2005 – durée : 61'47 – 13 morceaux) Bon, avec Niacin, c'est assez simple, on aime ou on déteste. Si l'on apprécie les albums instrumentaux avec énormément de technique au service de compositions complexes, où se succèdent une multitude de notes, cet album vous plaira, alors que d'un autre côté si vous êtes plutôt accro aux mélodies faciles d'accès, Niacin vous fera fuir à toutes jambes. C'est un peu réducteur, mais cela donne une image assez précise du public que va toucher ce groupe, car sur chaque titre, c'est une succession de solos, parfois de basse, parfois de clavier avec en fond un batteur qui arrive à donner un contrepoids de taille à ses deux acolytes. Le trio possède en son sein des musiciens hors pairs, John Novello (piano, claviers), Dennis Chambers (batterie) et un Billy Sheehan (basse) que l'on ne présente plus, puisque l'homme a fait partie de plusieurs combo métal (Mr Big, David Lee Roth Band). Les trois ensemble s'en donnent à cœur joie au service d'une fusion jazz rock hybride assez hermétique au premier abord mais qui devrait plaire aux aficionados du genre, d'autant plus que le précédent album studio du groupe "Deep" datait de 2000. (Yves)
(2005 – durée : 41'40" – 11 morceaux) Nickelback avec The Darkness, est l'un de ces groupes de ces dernières années qui a remis au goût du jour, le rock, le vrai celui qui est joué avec des guitares bien puissantes avec des mélodies imparables. Le combo canadien, toujours emmené par les frères Kroeger, Chad (chant et guitare) et Mike (basse), nous offre des titres toujours aussi forts ("Follow You Home", "Animals", "Next Contestant") d'une efficacité redoutable avec en parallèle des titres plus soft ("Savin'Me"), où juste avec une gratte acoustique et quelques orchestrations symphoniques, le groupe arrive à mettre tout le monde d'accord. Assurément, le point fort du groupe, en dehors de composer des mélodies et des refrains qui s'incrustent dans votre cerveau ("If Everyone Cared") se trouve dans la voix de Chad qui possède une forte personnalité, propre à réunir les fans de rock et de sudiste. Même si ce groupe est à la mode et cela depuis l'album "Silver Side Up", confirmé par "The Long Road", sachez que ce succès n'est pas le fruit du hasard puisque le groupe a commencé sa carrière en 1996. Ne passez pas à côté sous prétexte, que Nickelback passe à la radio, car il reste certainement l'une des meilleures choses qui nous soit arrivée du pays de l'Oncle Sam depuis longtemps. (Yves)
(2001 – durée : 51’32 – 12 morceaux) Nightmare, pour les fans de hard français les plus anciens, ce nom évoquera l’époque des années 80, où ce groupe grenoblois avait sorti plusieurs albums de bonnes qualités et avait enflammé de nombreuses scènes. Puis en 1987, le groupe disparaît du paysage musical pour réapparaître en 1999 (avec Jo Amore qui passa du poste de batteur à celui de chanteur) avec un mini album "Astral deliverance", puis un double live en 2000. Et puis enfin ce nouvel album qui sortira dans quelques jours avec une interrogation que bon nombre de rockeurs se poseront certainement : est-ce que les groupe à encore des chances de s’imposer ? : la réponse est indiscutablement oui, car le groupe a intégré à son style habituel (du heavy traditionnel agrémenté de duels de guitares) des éléments actuels, telle que l’apparition de chœurs ainsi que l’utilisation des claviers sur plusieurs morceaux permettant aux musiciens de ne déparer sur la scène musicale actuelle. A nous de les soutenir pour que leur retour soit une réussite. (Yves)
(2003 – durée : 56’02’’ – 12 morceaux) Le thème servant de base au concept de "Silent Room" n’est peut-être pas si éloigné de la réalité, car la limite entre monde réel et virtuel est en train de s’estomper par l’intermédiaire de jeux vidéos de plus en plus sophistiqués. Il n’est pas étonnant alors que certains ne fassent plus la différence entre les deux et commentent des actes irréversibles. Tout le talent des grenoblois a été de réussir à mettre en forme ce concept tout en conservant une unité musicale entre les différents morceaux. Composé de cinq chapitres, l’album se décompose de plusieurs morceaux à l’intérieur de chaque chapitre. Les chœurs sont majestueux et sont encore plus imposants que sur "Cosmovision" et la présence de nombreux détails (chant féminin, bruitages,…) démontrent du travail effectué. La structure des morceaux avec ces changements, ces contre-temps, ainsi que la complémentarité des guitaristes enfoncent encore le clou au même titre que Jo Amore qui confirme d’album en album son talent de chanteur. Afin de les remercier du travail fourni sur ce nouvel album , vous pourrez aller les soutenir puisqu’ils se produiront le 17 janvier 2004 à Eloyes (à côté d’Epinal) avec After Forever, Dark Moor et Amara. (Yves)
(2005 – durée : 65'42" – 13 morceaux) S'il y a un groupe qui réussi à faire parler de lui à l'étranger, en plus de Karélia, c'est bien Nightmare, qui en plus a bénéficié d'éloges dans de nombreuses revues étrangères, fait assez rare pour être signalé. Quand on connaît l'image négative qui colle au hard hexagonal, on ne peut que saluer la performance des grenoblois qui ne doit rien au hasard, car le quintet a vraiment fait du bon boulot depuis sa reformation en 1999 (il ne faut pas oublier que Nightmare fut l'un des précurseurs du hard en France – "Waiting For The Twilight" en 1984 et "Power Of The Universe" en 1985) avec deux albums d'un très haut niveau : "Cosmovision (2001) et "Silent Room" (2003) qui montrèrent au monde que le hard existe en France et surtout peut s'exporter. "The Dominion Gate" continue sur cette lancée avec plusieurs changements cependant : le départ du guitariste Nicolas De Dominicis, co-fondateur du groupe, qui a été remplacé par l'ex-Dark Light Franck Milileri, la présence de plusieurs invités, comme Floor Jansen d'After Forever ("A Taste Of Armageddon", "The Dominion Gate"), avec qui le groupe partira d'ailleurs en tournée en 2006, ou encore Ricky Marx, ex-guitariste de Pretty Maids et enfin un changement de label puisque les grenoblois sont passés de Napalm Records à Regain Records, ces changements n'entamant en rien la puissance de la musique du groupe qui se révèle toujours aussi heavy tout en ayant une profondeur, dû notamment au chant très puissant de Jo Amore qui n'est pas sans rappeler par certaines intonations, le grand Ronnie James Dio. Une power ballade assez puissante "Haunting Memories" ainsi qu'un petit instrumental "Paranormal Magnitude – Part II" (avec son intro médiévale et ses chœurs) viennent étayer ce heavy, parfois empreint de progressif, grâce à des claviers utilisées à bon escient. L'ensemble se révèle de très bonne facture et sonne très moderne tout en ayant des réminiscences tirées des eighties. Un album qui se distingue de la majorité des sorties discographiques récentes et qui prouve que même en France, on peut sortir un album de grande qualité. (Yves)
(2007 – durée : 57’05" – 12 morceaux) Avec une production énorme peaufinée par Fredrik Nordström et Henri Udd au studio suédois Fredman (Dimmu Borgir, In Flames, …), Nightmare a voulu mettre toutes les chances de son côté et nul doute que les fans qui auront découvert le groupe en 1984 avec l’album "Waiting For The Twilight" auront bien du mal à le reconnaître. En effet, depuis sa reformation en 1999, le groupe n’a cessé d’évoluer, progression confirmé par "Cosmovision" en 2001, "The Dominion Gate" en 2005 et enfin par ce nouvel opus extrêmement puissant. Exit les chœurs présents encore par le passé, priorité aux riffs rapides et à la voix surpuissante de Jo Amore qui s’affirme comme un vocaliste d’exception avec sa voix grave, un peu à la manière d’un Ronnie James Dio, mais en plus heavy. A l’instar de la pochette futuriste très réussie, Nightmare renforce son heavy, le rendant un peu plus dense au fil des albums, grâce notamment à une approche résolument moderne ("Conspiracy"), tout en n’oubliant pas de renforcer le tout avec un petit côté sombre ("The Dominion Gate (Part II)") et lourd ("Down Of Darkness"). Puissant et inspiré, Nightmare s’impose avec cet album comme le leader de la scène française, tout en n’ayant aucun complexe à avoir par rapport aux meilleures productions européennes. (Yves)
(2003 – durée : 22’30” – 5 morceaux audio, 5 morceaux video live) Nouveau venu sur la scène suisse, ce groupe est de toute évidence complètement influencé par l’un des plus gros groupes helvétiques du moment : Samael. La comparaison est vraiment évidente tant les deux groupes sont proches musicalement ; à l’image de leurs idoles, The Nightshade nous propose un métal électro haineux et majestueux, qui laisse la place à beaucoup de passages planants, aidé par l’incorporation constante de samples ; le chant lui-même est vraiment très proche de celui de Vorph ; et pour enfoncer le clou, le groupe utilise lui aussi une boite à rythmes. Pour être honnête, si on m’avait dit que ce mini-cd regroupe des inédits de Samael datant de l’époque de Passage ou d’Eternal, je ne me serais pas posé plus de questions que ça… C’est plutôt un compliment pour le groupe, et bien qu’il manque de personnalité, on ne peut nier que le résultat est à la hauteur de leur model. Apres tout, le créneau ouvert par Samael est large et peu fréquenté, il est normal que d’autres groupes s’y engouffrent. Serait-ce la naissance d’une vraie scène suisse ?Une galette qui me donne envie d’en entendre plus ! (Stench)
(2002 – durée : 50’17’’ – 10 morceaux) La belle Tarja avec sa voix unique va-t-elle quitter Nightwish ? Cette question hante toute la communauté métal, car il est clair que c’est elle qui par sa personnalité et ses capacités vocales a transcendé les compositions du groupe. Est-ce que cette interrogation préoccupe le groupe, rien n’est moins sûr, car les membres du groupe et son entourage restent très discrets sur la question, mais force est de reconnaître que cet album est différent par rapport à ses prédécesseurs. En effet sur plusieurs morceaux, la voix de Tarja est accompagnée par la voix masculine très claire de Marco Hietal (Dead To The World, Feel For You), nouveau bassiste du groupe, association qui avait presque disparu sur les précédentes œuvres du groupe. La construction des morceaux diffère également, puisque ces derniers sont moins symphoniques mais beaucoup plus denses et plus hard dans leur approche (Slaying The Dreamer). D’ailleurs, plusieurs écoutes s’avèrent indispensables pour en appréhender toutes les subtilités. Ce changement est-il à mettre sur le compte de l’évolution du groupe ou sur des changements internes, la question reste ouverte. L’avenir nous donnera certainement une réponse. Quoi qu’il en soit, cet album vaut le détour, car il évite au groupe d’être taxé d’immobilisme et nous permet une nouvelle fois d’apprécier l’association sublime des compositions écrites par Tuomas Holopainen (claviers et piano) avec la voix si pure de Tarja. (Yves)
(2004 – durée : 61’08’’ – 11 morceaux) A partir du moment où un groupe atteint une certaine notoriété, grâce à des albums réussis soutenus par de nombreux concerts, l’on est impatient et en même temps inquiet lors de chaque nouvel album studio, car l’interrogation reste toujours la même "comment sera le nouvel album et arrivera-t-il au moins au niveau des albums déjà parus ? ". Dans le cas de Nightwish, cette question doit tarauder bon nombres de fans, car le groupe ayant atteint un tel niveau avec tous ses précédents albums, que l’on est en droit de s’interroger. Que tout le monde se rassure, le nouveau Nightwish est monstrueux et son nouvel label Nuclear Blast doit se frotter les mains, car il est certain qu’il va s’en écouler des exemplaires de "Once". Il l’a d’ailleurs bien compris au vu de l’importante campagne promo qui soutient le groupe. Le groupe a eu l’idée de génie d’associer à ses compositions un orchestre classique qui donne une nouvelle dimension à la musique des finlandais. L’orchestre choisi est le London Session Orchestra, orchestre qui a participé à la musique du film "Lords Of The Rings III" et son apport est conséquent aux niveau de la majorité des compositions. En parallèle, le groupe a renforcé le son des guitares qui se font plus heavy (Dark Chest Of Wonders avec la dualité de l’orchestre et des riffs d’Erno "Emppu" Vuorinen) et Marco Hietala intervient de manière plus fréquente aux chant à coté de Tarja (Wish I Had An Angel). Le groupe a pris le soin de renforcer les chœurs (Planet Hell, Ghost Love Score) tout au long de "Once". Cherchant toujours aller de l’avant, Tuomas Holopainen (claviers) a également intégré de nouveaux influences notamment sur le titre "Creek Mary’s Blood" avec un chant indien ou des sons arabes sur "The Siren" avec une Tarja toujours aussi surprenante et envoûtante notamment sur le très belle ballade "Kuolema Tekee Taiteilijan" chanté entièrement en finlandais. Au final, un album qui pourra satisfaire autant le fan de métal que le fan de classique. A la fin de l’écoute de ce nouvel album, l’on est en droit de se poser une nouvelle question : "Ou vont-ils s’arrêter ? " (Yves)
(2004 – durée : 67'48" – 15 morceaux) Nightwish ayant actuellement le vent en poupe, preuve en est le concert sold out que le groupe a donné le 30 octobre dernier à Bâle, il n'est pas étonnant de retrouver dans les bacs le premier best of de ce groupe qui a su si bien mélanger métal symphonique avec la voix classique, l'alchimie se faisant grâce à la pureté de la voix de Tarja et aux qualités de composition de Tuomas Holopainen. Cet album fait la part belle aux albums "Oceanborn", "Wishmaster" et "Century Child" avec également un morceau tiré de l'album "Over The Hills And Far Away". Le premier d'album "Angels Fall First" a par contre été occulté. On ne retrouvera également pas de morceau de "Once" le dernier album studio des finlandais, ce qui peut se comprendre, les deux albums étant sortis à quelques semaines d'intervalles et venant de labels différents. Néanmoins pour faire bonne mesure et pour faire craquer les indécis, ce best of nous propose un petit plus avec quatre titres rares (Sleepwalker, Nightquest, Lagoon, Wayfarer) qu'il était possible de trouver uniquement sur des supports autres (version japonaise, maxis, …) que les albums studios sortis en Europe. Un album qui servira aussi à ceux qui ont raté le train en marche de comprendre par le raccourci le phénomène "Nightwish". (Yves)
(2007 – durée : 76’12" – 13 morceaux) Je sais bien que certains ne se consoleront jamais de l’éviction de Tarja et ne laisseront aucune chance à Anette sa remplaçante et cela sans même avoir pris la peine de l’écouter, mais cela a toujours été le cas lors de changement majeur dans des groupes. Rappelez vous Bon Scott et Brian Johnson dans AC/DC ou Paul Di’Anno et Bruce Dickinson dans Iron Maiden. Tant pis pour ces grincheux et bravo aux autres qui prendront le temps d’écouter "Dark Passion Play" et cela plusieurs fois, car cet opus possède vraiment une variété musicale encore plus étendue que par le passé. Des influences celtiques apparaissent ainsi sur "The Islander", où la voix de Marco prend des intonations à la Ian Anderson, alors que l’instrumental "The Last Of The Wild" mélange rock et instruments celtiques, le tout sur un rythme très entraînant. A l’inverse, le titre d’ouverture "The Poet And The Pendulum" est une immense pavé musical de 14’ avec de nombreuses orchestrations, des violons, du piano faisant de ce titre un morceau d’anthologie que l’on croirait sorti d’une BO d’un film hollywoodien. Ok, vous l’aurez compris musicalement, c’est du grand Nightwish, mais quand est-il de la voix d’Anette ? Vocalement ? la chanteuse suédoise n’a rien de lyrique, sa voix est plus "mainstream", mais il est clair qu’elle possède une vraie personnalité, du feeling ("Eva") et une texture assez large allant même jusqu’au gospel ("Meadows Of Heaven"), tout en ayant un côté commercial, sans le côté péjoratif du terme, mais plutôt dans le sens où sa voix plaira à un public plus large, notamment sur les morceaux les plus faciles d’accès ("Amaranth", "For The Heart I Once Had") et puis lorsque sa voix rencontre celle de Marco ("Bye Bye Beautiful", "Sevend Days To The Wolves"), cela renforce le côté émotionnel des titres. Mention aussi à Marco, étonnant sur "The Islander" avec une voix calme alors qu’à l’inverse sur "Master Passion Greed", sa voix est très heavy. Grandiose, émouvant, inspiré, "Dark Passion Play" prouve avec emphase, qu’une nouvelle étape du groupe finlandais est en train de s’écrire. Merci Tuomas d’avoir agit avec ton cœur et nul doute que bientôt, ton pari sera réussi : redonner un avenir prometteur à Nightwish. (Yves)
(2007 – durée : 44’40’’ – 11 morceaux) Constitué de 2 hommes et de 2 femmes, ce combo allemand délivre un rock sans compromis. Toutes les compos servent des riffs puissants et mélodiques. L’album est homogène, et rarement le groupe baisse le tempo. La chanteuse, Nicky, possède une voix chaude et expressive. Cependant la voix n’est pas totalement maîtrisée ("Lights are out"), quelques imperfections subsistent dues à une tessiture trop large. Au niveau instrumentation pas de problème, les solos s’emboîtent avec les riffs rock qui défilent ("Words", "Paralized"). Le style du groupe varie entre rock, punk et hard. "We didn’t start the fire" fait ressortir le côté allemand du groupe, on croirait un hymne pour lycéens rebelles. Ils savent rendre leur musique légère et accessible. "Open Up Your Mind" matraque un refrain entêtant et des couplets rageurs en contre temps. La galette défile assez vite et le "groove" made in Nikki Puppet la rend très agréable. Jugez par vous-même sur leur myspace.com/nikkipuppet ! (Yann)
(2007 – durée : 57’40 – 12 morceaux) Il y a des choses qui vous rendent plus impatient que d’autres, comme sortir du Media Markt avec le nouvel album de Nile à la main (digipack à 19 francs suisses s’il vous plait, presque 12 euros !!). Dès le début du cd on retrouve le groupe où il nous a laissé à la fin du dernier album, c'est-à-dire dans cet univers empli de death métal aux thèmes tirés de l’Egypte ancienne. Les ambiances orientales assimilées à la musique du groupe font toujours autant mouche, et chaque riff proposant une de ces ambiances trouve parfaitement sa place dans les compositions du groupe. Contrairement aux groupes proposant ce type de mélange musical, métal extrême et musique orientale, Nile n’officie pas dans le registre black mais bien dans le death. Certains titres vont même jusqu'à ne subir aucune adjonction orientale (excepté en ce qui concerne les textes) et en ressortent comme de véritables joyaux du brutal death ("As he creates so he destroy"). Naturellement le groupe montre l’intégralité de son talent de compositeur sur les titres associant toutes les facettes de leur musique tellement variée ("The essential salts", "Language of the shadows"), apportant ce coté original et rafraîchissant tant attendu. A part les deux titres bonus qui sont les plages instrumentales de morceaux déjà proposés auparavant sur le cd, et qui ne seront pas réellement intéressants pour tout le monde (sauf le fan ou le musicien chevronné), toutes les dix plages de ce nouvel opus des Américain sont des réussites intégralement en symbiose les unes avec les autres. Entre morceaux rapides ("What can be safety written"), lourds et sombres ("Eat of the dead"), et épiques ("Even the gods must die"), on ne trouve pas le temps long une seule seconde au point d’en remettre une voire deux couches (même trois ou quatre en fait…) avant de passer à autre chose ! Nile livre avec "Ithyphallic" une fois encore un album pharaonique à se procurer d’urgence ! (Sebb)
(2005 – durée : 46'40" – 10 morceaux) J'espère que "Grand Illusion" permettra aux suédois de Nocturnal Rites de franchir un cap supplémentaire, car depuis plus de dix ans, le groupe se contente de jouer les seconds couteaux alors que le métal mélodique développé par le quintet mériterait assurément plus de reconnaissance. Il reste néanmoins que le groupe accentue sa pression depuis un an, puisque le groupe a sorti en 2004 l'album "New World Messiah", année qui a vu également la réédition sur un même album "Lost In Time", des deux premiers albums du combo. Pour ce nouvel album, le groupe a choisi une production résolument moderne, un peu à l'instar de ce que pratique Nevermore ("Still Alive"), l'ensemble restant estampillé heavy métal mélodique. Toujours aussi performant au niveau chant, Jonny Lindqvist reste assurément l'un des chanteurs les plus en vue dans le style puissant tout en étant mélodique, même lorsqu'il monte dans les aiguës. Ayant effectué de nombreuses tournées en compagnie d'Edguy, Hammerfall, Overkill, …et ayant participé aux plus gros festivals européens (Wacken Open Air, Sweden Rock, …), le groupe a acquis une certaine maturité que l'on retrouve sur cet album ainsi qu'une certaine fraîcheur. Le titre "Cuts Like A Knife" est d'ailleurs représentatif de ce changement avec son approche "hollywodienne" et l'intégration d'un chant extrême au même titre que le morceau "End Of Our Rope" avec son penchant symphonique qui est la preuve que Nocturnal Rites est un groupe ouvert sur lequel il faudra compter à l'avenir. (Yves)
(2003 – durée : 71’49’’ – 15 morceaux) Le métal brésilien commence à faire parler de lui dans nos contrées grâce à des labels européens qui ont su déceler les meilleurs représentants de ce pays. L’approche métallique de Nordheim est traditionnelle avec du heavy métal classique influencé par le hard des années quatre vingt (Iron Maiden, Judas Priest et le heavy américain (Jag Panzer, Armored Saint, Steel Prophet). Nordheim a su captiver l’attention du public brésilien, grâce à des morceaux puissants et un trio de guitaristes (Gustavo, Roberto et Davis) qui ne sont pas là pour faire de la figuration et surtout Helio Oliva qui possède le timbre de voix pour ce type de métal, c’est à dire puissante sans être criarde. Le groupe a eu l’idée judicieuse d’inclure quelques breaks (le travail d’Armando Pereira derrière les fûts de batterie est considérable) par ci par là et d’utiliser les claviers à bon escient en support ou en lead (Before The Light, Threads Of Fate) et d’inclure quelques plans trash (au niveau du son des guitares) et même death (Easy Rider) dans sa musique afin de l’étoffer. A noter en fin d’album, la présence de trois titres bonus qui sont en fait les démos de trois titres déjà présents sur l’album et qui démontrent que même avec un son moyen, le groupe avait déjà un bon potentiel. (Yves)
(2005 – durée : 37’54’’ – 10 morceaux) Est-ce que la reformation d’Europe allait telle signifier la fin de la carrière solo de plusieurs de ses membres. Eh bien, il semble que non, puisque voilà que déboule dans les bacs le nouvel album solo du guitariste John Norum. Il reste néanmoins une interrogation concernant la date de composition de cet album, puisqu’il aurait été intéressant de savoir quand a été enregistré cet album : avant ou après la reformation du mythique Europe, car cet album se rapproche au niveau du son des guitares du dernier Europe dans le sens où les guitares sonnent heavy tout en conservant une certaine lourdeur. Pour son sixième album solo, le guitariste a voulu un son très dense, voir un peu brut ("Nailed To The Cross", "Forced") pour sa guitare afin de lui conférer un son actuel. Ayant opté pour la formule du trio, John s’est également chargé de tous les vocaux et même si son timbre de voix n’est pas prêt d’égaler celui de Joey Tempest, il se débrouille quand même très bien dans le cadre de "Optimus" qui lorgne moins du coté mélodique qu’Europe. L’ensemble sonne parfois très heavy, un peu dans le style de Tony Iommi dans Black Sabbath (Better Day), mais le guitariste a cependant évité de s’enfermer dans un style bien particulier et choisi même de reprendre un titre ("Time To Run") du super album du groupe féminin Phantom Blue "Built To Perform" sorti en 1993. Enfin, cet album comprend également deux instrumentaux qui prouve à quel point, John est un guitariste talentueux. (Yves)
(2007 – durée : 44’05’’ – 11 morceaux) Les suédois de Nostradameus sont venus défendre leur nouvel opus aux côtés de Jon Oliva’s Pain au Z7 puis au Nouma. L’album est à la hauteur de leur prestation sur scène, de la bonne humeur et l’envie de servir un plat énergique. Objectif atteint avec presque toutes les pistes de l’album. "Wall of Anger" donne le ton avec les guitares accrocheuses et son refrain rempli de changements rythmes qui ouvrent de nombreuses possibilités pour les couplets. Cela évite d’anticiper le déroulement du titre. C’est à peu prêt le même principe pour tout l’album. Autre point intéressant du skeud, la chanson "MDCC" divisé en deux. Une première partie plus acoustique toute en finesse pleine d’expressivité vocale et guitaristique. Puis une partie 2 qui voit le retour d’un heavy aux refrains et aux mélodies imparables. Aucune piste ne manque de punch, et les 44 minutes ne sont qu’un enfilement de bons titres. Il faut reconnaître que le travail effectué par le groupe ne laisse pas indifférent. (Yann)
(2002 – Durée : 15'53''- 4 morceaux) Notorious, on en a tous au moins une fois entendu parler... ce groupe nancéien est un groupe tranquille qui ne reste pas fermé à un seul style : Folk, Métal, le reste, je vous laisse découvrir... Le groupe aborde divers sujets tels que la société, parfois avec une pointe d'humour "Sans patates". Un bon son, un chant qui se distingue des instruments, le son est d'ailleurs suffisamment clair pour distinguer chaque instrument, chose pas si fréquente que ça, donc bravo. Un groupe à suivre, dont l'album est sorti le 3 Avril 2002 (Journée où j'étais fini torché pour la soirée de mes 20 ans, merci à celle qui s’est occupé du saladier...) (Pilou)
(2005 – durée : 46'56'' – 10 morceaux) Au vu de la pochette sombre de cet album et de la difficulté que l'on a pour déchiffrer le nom de ce groupe (du moins pour moi, ce qui n'est pas le cas de Stench qui arrive à trouver tous les noms de groupes, quelque que soit le type de typographie), l'on peut se dire que l'on est en présence d'un groupe de death. Vrai en partie, car la voix de Antti Haapanen est caverneuse et est typique du style et risque de faire fuir tous et toutes qui sont réfractaires à ces vocaux gutturaux. Mais, il y a un mais, car je n'ai pas changé de style, la bio de ce groupe parle de death métal mélodique et ce dernier mot donne toute son importance à la musique du groupe, car à part la voix de Antti, le reste est ancré dans le heavy classique avec des duos de guitares notamment sur "Everlasting Ward" avec même l'introduction d'une voix claire. Le fait d'avoir fait appel au chant féminin clair (pas à la Arch Enemy) sur plusieurs titres dont "Slain Memories" ou "The Great Anonymous Doom" se révèle intéressant et nous fait penser à la rencontre entre la belle et la bête !!! Un peu à la manière de leur compatriotes de Fintroll (mais d'une manière moins accentuée), Noumena apporte également des éléments médiévaux (The Dream And The Escape) à sa musique, nous prouvant une nouvelle fois que la Finlande est vraiment un vivier de groupes originaux. (Yves)
(2005 – durée : 40’31 – 13 morceaux) Tout se passait pour le mieux. Le nouveau Exodus est une bombe, Death Angel a cassé la baraque avec son retour, et l’annonce d’un nouveau Nuclear Assault m’avait fait l’effet d’une morsure de piranha sur le gland. La tournée qui suivi la réformation se passa à merveille, le groupe en voulait, de quoi laisser rêveur quant à ce retour discographique. Et le voilà entre mes mains. Un artwork sympa, le logo culte qu’il fait bon revoir, une tête de mort qui évoque celle de "Survive", tout partait sous le signe du pincement au cœur. Sauf que, à défaut de pincement, c’est un haut-le-cœur que j’ai eu. Premier titre, premier doute : ce chant naze, presque rappé, ce riff nul, le tout soutenu par un mid tempo, on se fait grave chier. Second titre, c’est pire, il ne se passe rien, le chant est mal placé, on tombe de haut. Il faut attendre le troisième morceau ("Human wreckage") pour retrouver le groupe d’antan. Solo sympa, un titre soutenu comme on les aime. Et c’est reparti… "Living hell" et ses (très) longues 5 minutes, avec un chant épouvantable, "Whine and cheese", un morceau punk joyeux qui n’a rien à faire ici, le massacre est terrible. La fin est un peu meilleur avec même du très bon ("Fractured minds", "Eroded liberty") qui surnage… Je résume : trois titres excellents, beaucoup de morceaux moyens, des blagues pas drôle ("Long haired asshole", sorte de titre country naze, etc.), et un retour complètement raté. Déçu, et la désagréable impression que certains gâchent une partie du patrimoine métallique en revenant avec de tels albums… A la trappe, même pour les fans ! (Stench)
(2007 – cd 1 : durée : 49’53" – 10 morceaux/cd 2 : durée : 42’48" – 10 morceaux) Pour fêter ses vingt années d’existence, le label allemand Nuclear Blast nous propose ce double cd avec un premier skeud très intéressant car à partir de compositions composées par le virtuose de la guitare Victor Smolski (Rage), le label a convié les meilleurs chanteurs de son catalogue à venir poser leur voix. Et question casting, cela ne rigole pas avec Tobias Sammet (Edguy), Peter "Peavy" Wagner (Rage), Toni Kakko (Sonata Arctica), Mats Leven (Therion), Schmier (Destruction), Hansi Kürsch (Blind Guardian), Andi Deris (Helloween), Odleif Stensland (Communic), Marco Hietala (Nightwish) et Tarja (Ex-Nightwish). Inutile de préciser que l’association de la musique de Victor avec ses chanteurs fait des étincelles et tout amateur de métal y trouvera son compte, technique et mélodies s’associant avec justesse et précision, le tout ayant une certaine homogénéité car composé par un seul musicien. Pour compléter ce cd, le label a mis un cd bonus qui comprend différents artistes du label (Helloween, After Forever, Amorphis, Sirenia, …) qui nous proposent des titres rares ou inédits comme la version espagnole du titre "Anytime, Anywhere" de Gotthard. Un double cd réussi qui n’est qu’un avant goût de la fête qu’organise le label le 27 octobre prochain à Stuttgart où se produiront Kataklysm, Edguy, Subway To Sally, Dimmu Borgir et Blind Guardian avec de nombreux invités qui joueront des compos d’"Into The Light". (Yves)
(2007 – durée : 40’47" - 10 morceaux ) Suite aux 20ans de la célèbre maison de disque allemande deux cds ont vu le jour. Le premier, déjà chroniqué par Yves, touchait des sphères plus classiques et heavy. Cette fois ci, les forces en présence se nomment, Peter Tägtgren (Hypocrisy) Anders Frieden (In Flames), Guillaume Bideau (Mnemic), Mark Osegueda (Death Angel) ou encore Jari Mäenpäa (Wintersun). Composé essentiellement par des anciens de Soilwork comme Peter Wichers, cette galette nous plonge dans les profondeurs extrêmes mais néanmoins mélodiques et modernes du label. Les titres ont toujours une ambiance et un chanteur différent. Cela peut surprendre mais l’allure est très disparate comme avec cette ballade lourde aux accents thrash interprété par l’ex-Anthrax John Bush ("Paper trail") et "The Dawn Of All" par Bjorn Strid (Soilwork) et sa distorsion épaisse qui reste très paradoxalement douce. Mais parlons des titres qui dépotent, "Cold is my vengeance" par Maurizio Iacono (Kataklysm) est la preuve en son de cette déferlante de riffs. Cela cavale sec avec ce rythme saccadé typé métal mélodique moderne et ce riff mélange de Arch Enemy et de Soilwork. Mais tout n’est pas rose, je n’aime définitivement pas tout ce qui touche à In Flames, Anders Frieden à beau s’arracher comme un beau diable je n’accroche pas à ces refrains qu’on dirait sorti de Linkin Park. Mais heureusement, Jari (Wintersun) déboule à coup de blasts (" Devotion"). Sans doute la chanson la moins prévisible du cd, black métal sauce Soilwork avec touche de symphonique qui tourne vers du Dimmu Borgir puis du Strapping ! Précédé de "Shizo" par M. Tägtgren on s’en prend de partout et cela continue tout au long de ce cd qui plaira aux fans les plus extrêmes du label. (Yann)
(2002 – durée : 56’15’’ – 14 morceaux) Après un retour en force par l’intermédiaire du live "Full Bluntal Nugity" enregistré le 31 décembre 2000 dans sa chère ville de Détroit, le grand Ted revient avec un album non moins tonitruant, le très chaud "Craveman", ou le guitariste nous prouve encore cette fois-ci qu’il a encore de belles cartouches à tirer. Cet album est un mélange parfait avec des morceaux au son assez actuel ("Klstrphnky" – merci pour ce titre Ted - pourquoi faire facile alors que l’on peut faire compliquer !!!)"et des compositions dans la lignée des premiers albums de l’américain ("Rawdogs & Warhogs - il suffit d’écouter le putain de riff d’ouverture !!! – "I Won’t Go Away"). Ted Nugent toujours entouré de Marco Mendoza à la basse et d’un petit jeune à la batterie Tommy Clufetos nous démontre une nouvelle fois que la formule du trio est une formule gagnante qui permet à chacun des intervenants de se donner à 100% et de nous offrir des petits brûlots qui vont nous permettre de passer l’hiver au chaud. (Yves)
(2007 – durée : 65’33’’– 15 morceaux) Il y a bien longtemps que Ted Nugent a perdu son titre de guitariste jouant le plus fort du monde, il n’en reste pas moins que l’américain conserve sa propension à distiller du hard rock de qualité avec des titres qui ne peuvent que vous inciter à taper du pied tel que le titre "Love Grenade". De nombreux titres ("Still Raising Hell") auraient pu être écrits dans les eighties, tant ils respirent l’urgence avec toujours un groove unique, comme sur le lancinant "Girlscout Cookies". Et ce touché unique de Ted qui fait que l’on a l’impression que les notes qu’ils jouent sont incandescentes. Petit clin à son premier groupe, les Amboy Dukes, dont Ted reprend le classique "Journey To The Center Of the Mind". Américain et fier de l’être, Ted nous offre un "Spirit Of The Buffalo", un morceau en hommage aux indiens et à ses chefs emblématiques (Sitting Bull, Geronimo, …). Ce gars est un vrai redneck, aussi bien dans sa musique que dans sa vie (il part souvent dans les montagnes chasser le gibier juste avec un arc) et à l’âge ou certains songeraient à prendre leur retraite, il continue à prendre son pied à jouer le hard qu’il aime depuis plus de 30 ans (son 1er opus date de 1973) et même sur les planches, il reste un tueur comme le démontre les deux titres live (dont l’immense "Cat Scratch Fever") enregistrés au Sweden Rock, avec un son digne d’un bootleg. (Yves) |