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BRIGITTE PACE – TEMPESTUOUS THING CALLED LIFE.

(2003 – durée : 58'20" – 14 morceaux)

Ce mois-ci, le Canada est à l'honneur avec Saga, Forgotten Tales, Shine, Smeer et Brigitte Pace, une formation venant de Montréal qui nous propose à l'écoute de son nouvel album quatorze titres de pop rock mélodique. L'on se trouve en présence de deux compositeurs Brigitte Pace au chant et Albe Passarelli aux guitares et claviers. Leur collaboration a débuté en 1997 avec leur premier album "Weird Voices" qui  a été suivi par "Anxiety In Progress" qui est sorti sur le label "Ecap Production", structure qu'ils ont monté ensemble en 2001. Possédant une solide expérience dans la production, c'est Albe qui s'est également chargé da la production du dernier né "Tempestuous Thing Called Life" qui bénéficie d'une son très propre. Le style du quatuor (avec Ron Henning à la basse et Steve Bucci derrière les futs) est assez calme et est vraiment orienté pop rock, avec quand même des moments où ça groove bien ("Always") et ou ça remue un peu ("Beautiful Life"). On n'est pas noyé sous un déluge de notes et un simple riff épuré peut servir à lancer un titre ("Alive Again", "Happy") même si les arrangements sont très travaillés. Un album, ou rien n'est superflu, et qu'il convient d'écouter calmement pour en apprécier le feeling, à l'instar de que nous propose également une artiste comme Alanis Morissette.  www.brigittepace.com (Yves).   

 

 

PAIN – PSALMS OF EXTINCTION

(2007 – durée : 48’02" – 12 morceaux)

Pas évident de décrire la musique de Pain car entre l’électro indus de "Save Your Prayers" ou "Nailed To The Ground" qui nous ramène vers Nine Inch Nails ou Marilyn Manson, l’électro gothique de "Zombie Slam" ou l’aspect symphonique mélodique de "Psalms Of Extinction", il y a un fossé. Mais, c’est justement, ces différentes facettes musicales mises en avant par Peter Tägtgren qui rendent ce 5ème opus remarquable, d’autant que certains titres se révèlent même très entraînants ("Clouds Of  Ecstasy"). Au vu des éléments qui précèdent, je conseillerai donc à tous de prendre le temps d’écouter cet album, car à coup sûr, ils trouveront quelque chose qui pourra les attirer. (Yves)  

 

 

JON OLIVA’S PAIN – TAGE MAHAL

(2004 –  durée : 62'37" - 13 morceaux)

Qui ne connaît pas Jon Oliva? Qui n’a pas salivé en entendant qu’il allait enregistré un album solo ? Bon, ceux là peuvent dégager tout de suite, restons entre fans… Le leader de Savatage, homme à la voix inimitable et au talent aussi énorme que son tour de ventre a donc enfin décidé de franchir le cap, et le voilà ce disque dont il parlait depuis si longtemps. Une chose saute aux oreille dès les premières secondes : que ce soit dans Circle II Circle ou dans ce projet solo, tout ce qu’il touche sonne comme du … Savatage ! Faite l’expérience : glissez discrètement le disque dans le lecteur à vos potes, et dès les premières notes de piano, dès les premières lignes de chants, dès les premiers chœurs, on vous dira qu’il s’agit de Savatage. En trente secondes l’affaire est dans le sac. "The Dark" et "People Say" qui ouvrent le cd semblent être tirés de "Streets" ou "Dead Winter Dead", le piano est omniprésent, les solos pleins de feeling sont magnifiques, cette voix éraillée est parfaite, bref, on y est ! Le gaillard d’ailleurs ne s’en cache pas, le texte de "People Say" est un clin d’œil à Savatage puisque chaque vers reprend un titre de la discographie du groupe… Même si on ne comprend pas trop pourquoi dans ce cas sortir un album solo, puisque tout nous fait penser à Savatage, on ne va pas s’en plaindre puisque ce "Tage Mahal" est débordant de feeling et nous permet de profiter d’un musicien au sommet de son art. Ce disque ravira les fans, et j’espère qu’il convaincra les autres en attendant une nouvelle galette de… Savatage ! (Stench)

 

 

JON OLIVA’S PAIN – GLOBAL WARNING

(2008 – durée : 60’07’’ - 13 morceaux)

Même si Jon Oliva essayait dans le cadre de ses albums solos de nous proposer un métal un peu différent de celui développé dans Savatage, il revient avec ce nouvel album dans la ligné de ses premiers amours avec des compos épiques, alambiquées. Le son des claviers sonnent parfois "old school", à la manière de John Lord (ex Deep Purple) mais l’on se retrouve vite dans l’ambiance "Savatage" et comme la carrière du combo est en suspend depuis 2001 comme me l’avait indiqué Jon lors de notre dernière rencontre en 2007, le chanteur/clavieriste  a repris le flambeau. Certains titres sont de vrais titres de heavy (Adding The Cost") alors que d’autres montrent un aspect plus théâtral avec un petit côté dark ("Before I Hang" et ses chœurs qui semblent sortis tout droit d’un monastère), sans négliger des compos au feeling à fleur de peau ("Firefly"). Les refrains sont toujours aussi travaillés avec plusieurs voix alors que le reste du combo soudé derrière son leader fait preuve d’un entrain communicatif avec des solos dévastateurs. Vivement le passage du combo au Z7, le 1er mai prochain avec Manticora, Masterstroke et Primal Fear. (Yves)

 

 

PAIN OF SALVATION – SCARSICK

(2007 – durée : 67’54" - 10 morceaux)

A l’instar des ricains de Spock’s Beard, les albums de Pain Of Salvation nous réservent toujours des surprises, car les deux combos ont comme ligne de conduite de toujours faire évoluer leur métal progressif. Pour cela, ces musiciens n’hésitent pas à brouiller les pistes, rendant l’écoute de leur musique parfois assez difficile. "Scarsick" varie donc les plaisirs avec des titres hyper complexes, comme le lancinant "Scarsick" et sa basse omniprésente, le tout surportant le chant halluciné de Daniel Gildenlöw. Le groupe ne ménage pas ses efforts pour nous dérouter, comme sur "Spitfall" avec son ambiance très tendu et qui bénéficie de cassures, qui nous introduisent dans des parties chantées très mélodiques, comme le soleil traversant les nuages. Le groupe n’en oublie pas pour autant de nous proposer des morceaux calmes, comme le très touchant "Cribcaged" qui nous fait penser à Pink Floyd (comme d’ailleurs le titre très long "Enter Rain"), tout en n’omettant pas de rajouter des touches d’humour comme sur le très disco "Disco Queen". Décomposé en deux faces (side a et side b), ce concept album sombre emmènera son auditeur dans un dédale musical qui lui demandera beaucoup d’attention pour en retirer toutes les subtilités, mais c’est le prix à payer pour découvrir l’univers musical de Pain Of Salvation, combo de métal progressif hors normes. (Yves) 

 

 

para.jpgPARABELLUM – SI VIS PACEM

(2007 – durée : 38’51’’ - 11 morceaux)

Parabellum, un nom qui ne doit pas dire grand-chose aux punks à roulettes. Et pourtant, ce groupe fait partie des pionniers du punk (du vrai punk) français, au même titre que les Bérus, OTH, les Thugs… Le groupe nous offre ici son huitième album et surprendra d’ailleurs les habitués. Le son reste bien rock’n’roll, parfois même avec un son plus lourd. Pour être honnête, j’ai même été surpris, étant habitué à des titres résolument plus punk de leur part. Sur cet album, les titres sonnent plus métal français à l’instar de Lofofora. Est-ce un hasard quand on sait que Reuno de Lofo justement a aidé le groupe pour les textes... Le chanteur de Lofo était d’ailleurs déjà impliqué dans le précédent album. Les fans retrouveront certes le chant d’époque, mais le son est différent, La punk attitude se "travestirait" elle à la french métal attitude ? Aucun doute que les amateurs de rock et métal trouveront leur bonheur. Quant aux anciens, beaucoup l’achèteront par respect (véridique, lu sur forum). Néanmoins, le groupe continue son ouverture aux autres artistes, on se souvient du titre "Anarchie en Chiraquie" avec les Svinkels. Ici c’est Sanseverino sur le morceau "C’est pas gagné". Parabellum s’est aussi allié à Bruno Preynat, l’ingé’ son de Mickey 3D, enfin un clin d’œil sauce Kill Bill avec le titre "Bang Bang". Au final, une bonne galette 100% rock, 100% français et malgré tout du plaisir…(Pilou)

 

 

PARADISE LOST – IN REQUIEM

(2007 – durée  45’14’’ – 11 morceaux)  

Paradise Lost aura écumé bien des styles différents au cours de sa carrière au plus grand bonheur de ses détracteurs. Tout en ayant un grand faible pour leur époque thrash-death doomesque, je leur reconnaissais néanmoins un grand talent pour leurs albums plus posés. Après de nombreuses expérimentations gothico-new wave ces dernières années, le groupe synthétise ici à merveille tout ce qui fait sa personnalité musicale.  N’étant pas un grand fan des derniers albums, il faut avouer que "In Requiem" m’a surpris jusqu’à constituer mon gros coup de cœur de ce premier semestre 2007. C’est  un petit chef d’œuvre auquel on a droit ici : une symbiose parfaite de riffs qui auraient pu figurer sur "Shades of God" et de mélodies sombres et puissantes à la fois. Le travail accompli sur les harmonies et les solos est époustouflant et Nick Holmes use de sa voix à la perfection avec toujours quelques relents de Depeche Mode pas désagréables. Il règne un véritable souffle épique sur cet album à la fois intense et équilibré entre parties bien dark et mélodies sublimes. Les premiers fans ont eu droit en outre à un magnifique coffret (limité à 2000 exemplaires) comprenant 14 chansons réparties sur quatre 45 tours en plus du CD collector pour 25 euros le tout. Un Must ! (David)

 

 

PARADOX – ELECTRIFY

(2008 – durée : 52’37’’ – 10 morceaux)

Assez différents de la vague trash métal européenne, dont les leaders ont pour nom Kreator et Destruction, les allemands de Paradox s’inspirent ouvertement de la scène ricaine et plus spécialement celle issue de la Bay Area, dont les représentants les plus illustres s’appellent Death Angel, Testament, Exodus et surtout Metallica. En effet, Paradox, après un break de plusieurs années, reviennent avec album qui fleure le bon vieux Metallica, période "Masters Of Puppets", comparaison justifiée par la manière de riffer ainsi que par le chant de Charly Steinhauer assez proche par moment de celui de James Hetfield. Cet album est vraiment une grosse claque doté en plus d’une production très moderne, d’autant que le fait de débuter les titres par une guitare rapidement épaulée par une deuxième guitare donne vraiment un côté sauvage à cet album qui s’impose déjà comme l’un des meilleurs albums de trash power speed de ces derniers mois. (Yves)

 

 

PARAGON – THE DARK LEGACY

(2003 – durée : 45’29’’ – 10 morceaux)

Paragon fait partie de ces combos allemands qui perpétuent la tradition du heavy pur et dur, le vrai diront les puristes cloutés, le métal qui ne s’embarrasse pas de superflu. On est au royaume des headbangers, de ceux qui vivent et respirent le métal et au même titre que Running Wild, Grave Digger ou Accept, Paragon a déjà une carrière conséquente derrière lui. L’origine du groupe remonte à 1990, mais ce n’est qu’en 1994, que sort son premier album "World Of Sin" et surtout c’est à partir de 1998 que l’histoire s’accélère puisque les allemands sortent en quelques années six albums dont "Dark Legacy" qui est un condensé de riffs rapides sur lesquels vient se greffer le chant d’Andreas Babuschkin. Les refrains chantés à plusieurs voix renforcent l’impact des compositions. Peu de moment de répit dans la musique du groupe, puisque les deux guitaristes se complètent à merveille et lorsqu’un débute un titre, il est immédiatement suivi comme son ombre par son collègue. Les titres rapides sont légions (Mirror Of Fate, Black Hole, Maze Of Dread, .. ) sans toutefois oublier des titres plus lourds (Eye Of The Storm, The Afterlife, …) mais toujours avec ce tour de main propre au heavy métal teuton. (Yves)

 

 

PARAGON – REVENGE

(2005 – durée : 59'30" – 11 morceaux)

Peu connu dans l'hexagone, alors que de l'autre côté du Rhin, mais bénéficiant d'une popularité grandissante, les allemands de Paragon nous offre leur septième livrée métallique, toujours estampillé "100 % heavy métal. Force est d'admettre que les teutons sont aujourd'hui les spécialistes de ce heavy, car à côté de Grave Digger, il y a une flopée de formations qui jouent ce métal, Stormwarrior, Running Wild… et Paragon qui avait fortement marqué les esprits avec leur album précédent album "The Dark Legacy". Ce nouvel opus est en fait dans la même lignée avec des titres de heavy pur et dur dont les riffs rapides ("Impaler", "Assasins" – on pense à Accept/Udo, "Revenge") sont ce qu'est la mousse à la bière – indispensable pour que le plaisir soit complet. Evidement, on pourra reprocher au groupe son manque d'originalité, certains riffs pompés sur Accept ("Symphony Of Pain"), il reste que cela fait du bien et que cela nettoie nos conduits auditifs, surtout quand le groupe reprend "The Gods Made Heavy Metal" de Manowar. Du heavy métal guerrier qui pourra se déguster également visuellement puisque le cd sort accompagné d'un dvd qui reprend le show du groupe au Sweden Rock 2004. Heavy métal forever !!!!! (Yves)

 

 

IAN PARRY – VISIONS

(2006 – durée : 41'12" – 11 morceaux)

Après s'être consacré à la trilogie "Terre Incognita" dans le cadre de Consortium Project III, le chanteur d'Elegy, Ian Parry revient avec son nouvel album solo qui est le quatrième et qui fait suite à "Thru, The Looking-glass" sorti il y a dix ans !!! Cet album avait été précédé par "Artistic Licence" en 1994 et "Symphony Of Dreams" en 1993. Pendant deux années, le chanteur a travaillé sur cet album qui voit la participation de nombreux invités, puisque l'on retrouve des musiciens de Kamelot, Within Temptation, d'Elegy ou encore de Vanden Plas. L'album est orienté hard rock mélodique avec des touches très modernes, surtout au niveau des guitares qui sonnent parfois très heavy avec toujours des empreintes de progressif et de néo classique, courants qui accompagnent depuis toujours Ian Parry. Les orchestrations et les chœurs sont somptueux, comme les parties classiques sur "Fool's Don't Cry", permettant à Ian de faire étalage de son talent qui trouve son contrepoids féminin sur le titre d'ouverture "Innocent Minds" avec la participation de Judith Rijnveld (Consortium III) et de la top model Rosita Abbink. Cet album est très varié à l'image de ses invités et nous emmène vers différents horizons musicaux, comme sur la ballade pop "Slip Away", où sur "Lovin' A Stranger" avec son côté oriental. Personnalité marquante d'un point de vue vocal, Ian Parry réussit son retour avec un album intéressant à bien des niveaux. (Yves)

 

  

PASSANGER – PASSANGER

(2003 – duré 42’36’’ – 11 morceaux)

Quand j’ai reçu ce cd, je m’attendais au pire et je me disais "voilà un album d’extrême pour Stench" mais au bout de quelques instants d’écoute, je me rendais compte que je faisais fausse route et que Passenger nous proposait un des albums les plus intéressants de cette année. Loin de la furie de certains combos chers à Stench, Passenger, qui est un projet monté par Anders Friden chanteur du groupe In Flames et Niclas Engelin guitariste de Gardenian,  propose un mélange surprenant de riffs surpuissants avec un chant qui prend parfois des intonations hargneuses mais qui dans l’ensemble reste très clair, limite pop. L’ensemble est assez sombre avec des passages atmosphériques qui renforcent ce sentiment, le tout restant néanmoins puissant. Les samples font également leur apparition au détours des morceaux.  Vraiment du beau boulot, surtout que les compos sont originales et nous permettent une fois de plus de vérifier que la mixture des genres musicaux est possible, innovante et surtout écoutable. (Yves)

 

 

STEPHEN PEARCY – FUELER

(2006 – durée : 36'15" - 13 morceaux)

Album très particulier de l'ex-chanteur de Ratt (qui ne se souvient pas des bombes contenus dans "Out Of The Cellar" ou "Detonator" ?) puis d'Arcade qui nous dévoile dans "Fueler" le côté obscur de son chant. En effet, l'on se retrouve en plein dans un rock décadent, crade, parfois lourd ("Kill Kitty"). Cela sent l'indus ("Drive With Me"), le grunge avec des guitares syncopés et se situe à des années lumière du glam rock de ses groupes précédents. Ce n'est pas mal fait et l'on arrive à trouver quelques relents du passé de Stephen, par ci par là ("Young And The Damned/King", "Gambler's & Thieves"), mais en majorité cela rebutera pas mal les anciens fans (les belles mélodies ont été occultées), mais saura séduire les fans de Manson ("Spy Vs. Spy"). A noter que la version européenne comprend trois titres supplémentaires qui sont un peu plus rock que le reste de l'album. "Fueler" est donc un cd à écouter avant tout achat, afin de se faire sa propre opinion. (Yves)

 

 

PENDRAGON – BELIEVE

(2005 – durée : 51'50" – 9 morceaux)

Tous les fans de progressif savent que Pendragon est l'un des piliers du style, grâce notamment à des albums inoubliables comme "The World" (1991), "The Window Of Life" (1993) ou "The Masquerade Ouverture" (1996) ou "Not Of This World" (2001). Le groupe a toujours pris son temps pour composer ces albums, le tout nouveau "Believe" ne faisant pas exception à la règle puisqu'il a fallut attendre quatre années pour à nouveau écouter le combo british qui a essayé pour ce nouvel opus d'intégrer de nouvelles influences. C'est ainsi que l'on découvre un Pendragon plus moderne avec plus ou moins de réussite, car autant l'ouverture "Believe" que le titre "No Place For The Innocent" aux accents big rock ne m'ont pas convaincus, alors que d'un autre côté le titre "The Wisdom Of Solomon" avec son chant africain en intro suivi d'un long solo planant enchaîné à un passage acoustique, parfois hispanique, m'a bien accroché, car le point fort du groupe reste justement cette guitare de Nick Barrett qui sait se montrer envoûtante à bien des égards au même titre que le chant de l'anglais qui reste si particulier avec de belles mélodies vocales, avec néanmoins un changement puisque l'homme délaisse le chant à plusieurs reprises pour se lancer dans la narration. La flûte est également au rendez-vous sur "So By Sowest" qui fait partie du titre "The Wishing Well" qui est décomposé en quatre parties. Pendragon reste néanmoins un peu à l'écart des autres groupes du style, car misant plus sur la guitare que les claviers, ce qui fait que les fans de Clive Nolan seront un peu surpris, car à l'inverse d'Arena où il officie et où il est en ligne de mire, son jeu se veut plus discret dans Pendragon. L'album se termine sur le très beau "The Edge Of The World" qui devrait satisfaire les anciens fans du groupe alors que certains aspects plus modernes disséminés à travers l'album devraient attirer de nouveaux fans de progressif. (Yves)  

 

 

PERSUADER – WHEN EDEN BURNS

(2006 – durée : 50'30" – 10 morceaux)

Tout chaud, le troisième album des suédois de Persuader qui continuent à nous offrir un album par année ("Evolution Purgatory" en 2004 et "The Hunter" en 2005), galette qui s'inscrit dans la lignée des premiers Blind Guardian et du tout récent Savage Circus qui joue du speed mélodique comparable également aux plus anciens albums du gardien aveugle. Et devinez qui chante dans Savage Circus : Jens Carlsson, chanteur de Persuader. Cela permet de comprendre un peu mieux l'influence majeure qui se dégage de "When Eden Burns", même si quelques petites incursions violentes sont présentes par-ci, par là, comme les petites brides de chant death/trash sur "Twisted Eyes" ou  "Slaves On Labour" alors que "Judas Immortal" comprend des rythmiques propres à l'extrême. Précis dans son interprétation, Persuader ne saurait être critiqué, sauf sur son relatif manque d'originalité. (Yves)

 

 

PERTNESS – SEVEN TIMES ETERNITY

(208 – duréé : 49’21’’ -  11 morceaux)

Après une démo parue en 1998, nos voisins suisses de Pertness nous proposent leur véritable premier album studio qui combine hard rock épique basé sur riffs rapides ("Seven Times Eternity", "Frankkenstein") avec un chant grave relayé souvent à plusieurs voix ("Religious Liberty"). Cette manière d’aborder à plusieurs le chant, notamment au niveau des refrains, donnent un aspect "viking métal" à ce métal guerrier renforcé par des intros utilisant des samples, à l’instar de "Darkness"And Fire" bâti sur un tempo plus lourd. Le combo a étayé son album par une variété de tempos renforcés par le travail des deux guitaristes, Tom Schluchter (qui tient également le micro) et Tom Zurbrügg. On pense même un peu à Iron Maiden sur "Fairy Of the Dawn" au niveau du jeu des guitaristes. Voilà en tout cas, un album sympa qui plaira au fond aussi bien au fan de Sabaton, Blind Guardian ou Gamma Ray ("The World Is Grey") le tout dans une veine épique. (Yves)

 

 

PERZONAL WAR – WHEN TIMES TURN RED

(2005 – durée : 46'37" – 12 morceaux)

Bon, je dois reconnaître que Perzonal War ne m'a jamais trop emballé, sauf qu'avec ce cinquième album le quatuor nous prouve qu'il est un très bon groupe de heavy trash métal, certes toujours influencé par "The Four Horsemen", notamment du fait du timbre de voix de Matthias "Metti" Zimmer dont le chant se rapproche sensiblement de celui de James Hetfiled, mais qui a réussi à développé son style. On ne peut que headbanguer sur des titres comme "When Times Turns Red" ou "In Flames", qui bénéficient du travail remarquable de Matthias et de Sascha qui tissent une toile de riffs dont on a du mal à se défaire, tellement ils s'incrustent dans votre crâne. L'esprit "old school" est bien présent avec une touche "Testament" ("For The Last Time") avec des breaks qui relèvent le tout. Le groupe propose néanmoins des titres qui sortent de ce carcan "Metallica" comme sur "The Unbeliever" dont l'aspect mélodique, notamment au niveau du chant, apporte une certaine fraîcheur, ou sur "New Age" où l'alternance chant puissant et chant plus mélodique, sur des rythmiques plombées, nous renvoie vers les suédois d'In Flames. Fans de Metallica et de bon heavy trash, cet album saura donc combler votre appétit de riffs. (Yves)

 

 

PERZONAL WAR – BLOODLINE

(2008 – durée : 57’ 17’’ – 11morceaux)

Une petite cavale pour la rentrée ça vous dit ? Avec ses allures souvent modernes, ce groupe de métal nous tient la dragée haute pendant plus de 50 minutes. Les couplets thrash et les refrains mélodieux forment une alchimie favorable à une immersion totale dans leur musique. "Utopia" révèle des influences d’outre Rhin (solo de Victor Smolski / Rage), la migration continue avec un phrasé semblable à Hypocrisy avant de dévié totalement vers un Death de Göteborg. Les gourmands seront servis, en plus de compositions techniques et variées, le groupe a fait appel à des invités de luxe. En plus de monsieur Smolski, il y a Manni Schmidt (Grave Digger) et Gus Chambers pour ("Shred"), Schmier (Destruction) et Wiley Arnett pour "Two Borders". Ils partagent leur talent avec un groupe à la personnalité et aux idées bien trempées. "Shred" sous ses airs de power ballade, allie parfaitement les deux invités avant de lancer " New Confidence"», sans invité, et surtout sans aucune retenue, car le riff fracasse toutes les cervicales sur son passage. Une sobre ballade vient clôturer et apaiser un cd au tempo effréné ("Same Blood"). Harmonieux, rageur, intelligent (cf. le clip d’"Utopia") les qualificatifs ne manquent pas quand c’est bon ! (Yann)

 

 

DANY PEYRONEL – MAKE THE MONKEY DANCE

(2005 – durée : 53'04" – 13 morceaux)

Même si Dany Peyronel n'est pas connu du grand public, il est clair que son parcours dans le rock depuis de nombreuses années ne peut qu'imposer le respect. Débutant dans les années 70 avec le groupe Heavy Metal Kids, il rejoignit plus tard Ufo au poste de clavier, groupe avec lequel il composa quelques titres, dont le superbe "Highway Lady" qui figura sur l'album "No Heavy Petting". Après plusieurs tournées en leur compagnie, il intégra le groupe The Blue Max qu'il quitta ensuite pour se lancer dans une carrière de compositeur, de producteur qui lui fit traverser la planète (L.A. Angeles, New York, …) tout en continuant d'apparaître en tant que "guest" sur plusieurs albums. On retiendra de ses collaborations, entre autres les titres, "Fear" pour Sade,  "Midnight At The Lost & Found" qui devint un tube pour Meat Loaf, , "Lie For A Lie" chanté par David Gilmour de Pink Floyd, morceau qui remporta également un beau succès auprès du public. A noter que ces deux derniers morceaux figurent sur "Make The Monkey Dance". En plus de ces activités, Danny a tenu le rôle de tenor dans différentes pièces d'opéra, preuve que jouer du rock n'empêche pas d'intégrer d'autres aventures musicales. Cet album de Dany permet de le retrouver interpréter différents titres de sa carrière, le plus ancien "Highway Lady" datant de la période Ufo (1976) jusqu'aux plus récents qui ont été écrits en 2001. Les morceaux ayant été réenregistrés pour cet album, on ne ressent aucune différence entre les différentes époques, d'autant plus que Dany s'est entouré de trois excellents musiciens pour le seconder. Entre titres rock très entraînants ("Makin' Room For Noah", "8.25", …) où le piano joue un rôle déterminant, et titres plus hard ("Happy") entrecoupés de plusieurs morceaux cools ("Ships In The Nights", "Bigger Than Love", où sa voix se rapproche de celle de Chris De Burgh), l'homme nous démontre qu'en plus d'être un compositeur très prolixe, il est également un excellent chanteur. Certainement l'une des meilleures signatures du label mélodique Target Records. www.targetrecords.de (Yves)

 

 

PHAZM HATE AT FIRST SEED

(2004 – durée : 42'44" - 9 morceaux)

Le phasme est un insecte qui, par mimétisme, peut se dissimuler dans son environnement…C’est donc un nom plutôt mal choisi par le groupe; déjà, parce qu’avec une pochette aussi laide, ça ne sera pas facile de passer inaperçu dans les bacs, et ensuite parce que niveau mimétisme, cette musique est très loin de ressembler à quoi que ce soit ! Phazm ne compte qu’une année d’existence et nous propose déjà son premier album sur Osmose productions (oui, ça énerve !) et dire qu’ils se sont éclatés est sans doute sous la vérité ! Basé sur un concept tourné autour de la nature qui reprendrait ses droits, les titres sont donc tournés vers l’univers végétal ("Resinous Balm", "Forest Recipe", "Vicious Seed"…), et surtout ils nous proposent un truc assez barge, qui veut réunir dans un seul trip musical le black métal de Dark Throne et le groove rock’n’roll de Motörhead (dont le morceau "Dogs" est d’ailleurs repris en dernière plage) ! Et les bougres y sont parvenus ! On trouve donc bien des blasts black, des arpèges sombres proches de Celtic Frost ou Dark Throne, mais aussi des ambiances beaucoup plus rock, un peu dans le créneau de ce qu’Entombed avait pu tenter sur "Shoot Straight". Le morceau "What A Wonderful Death" est à ce titre très emblématique de ce que propose le groupe, mélangeant plusieurs styles avec brio, et sans paraître ridicule. Le seul truc que je peux reprocher au groupe, c’est de trop tirer en longueur ses titres ; je pense que certains morceaux gagneraient en efficacité s’ils étaient un peu abrégés…Mais c’est un détail, et je ne saurais que vous conseiller de vous pencher sur ce death’n’roll, au moins par curiosité, et pour découvrir une nouvelle façon d’être crade ! Attention à la vengeance des arbres !! (Stench)

 

 

PHAZM – ANTEBELLUM DEATH’N ROLL

(2006 – durée : 45’30” – 12 morceaux)

C'est avec joie que j’ai accueilli l’arrivé de ce nouveau Phazm, l’album précédant m’avait déjà beaucoup plu avec son style death’n roll. Et dès le titre de ce nouvel opus, j’ai pu constaté que le groupe ne comptais pas changer de registre. Le titre d’ouverture, "How To Becomme A God", confirme le tout avec brio et panache. Le groupe vacille entre les ambiance black et death, et le pur rock’n roll. Comme pour leur premier opus le mélange s’avère être un succès au niveau musical. Les titres comme "My Darkest Desire", "The Bright Side Of Death" étalent un death’n roll de haute qualité, et les morceaux plus lents et plus lourds tels "So White, So Blue, So Cold" ou "Decay", laissent respirer l’ensemble et apportent le côté sale et glauque du black. Et le groupe se permet même un finish hyper lourd avec un titre qui est pesant et sur lequel les influences doom des seventies ressurgissent et transpirent abondamment, notamment lors du dernier riff, brillant et audacieux ! Les seules plages qui me mettent vraiment mal à l’aise et ne me permettent pas d’apprécier pleinement l’album sont les interludes adoptant des styles totalement différents du reste de l’album. Entre le morceau aux influences orientales, qui peut encore passer dans la continuité de l’album, le break jazz qui fait se demander si le groupe l’a utilisé pour le côté fun et déconade ou pour un réel break, et le morceau précédant le dernier titre qui est une plage acoustique proche de la country laissant plus penser à un vieux western qu’à du rock, la symbiose de l’album s’en voit perturbée et la continuité troublée. Peut-être que ma perception de la musique n’est pas assez ouverte pour me permettre d’apprécier ce genre d’interludes, mon avis reste tout de même que sans cela, l’album aurait gagner en simplicité et en efficacité. Dommage, autrement cet album m’aurais paru être un pavé dans la mare, là il n’en est qu’au stade du caillou. (Sebb)

 

 

PHENIX – WINGS OF FIRE

(2004 – durée : 74'30'' – 13 morceaux)

Le premier album de Phenix "Sacred Fire" renfermait de bonnes idées, mais était légèrement bridé par une production un peu molle qui entravait la reconnaissance du groupe par le public métal traditionnel. Pour ce deuxième album, le groupe a donné de nombreux concerts, ce qui lui a permit d'affiner notamment son style et de remplir par la même occasion un peu le tiroir caisse afin d'aller voir Renaud Hebinger du Studio Blue Bird, déjà chargé du son très pro du premier Karelia, qui a réussi à améliorer et à gommer les quelques faiblesses du premier opus. Ainsi, le groupe et Renaud ont fait le choix d'une production très directe, non aseptisée, qui se révèle très vite attachante. Le groupe, originaire de Franche Comté, peut également s'enorgueillir de proposer un album aux nombreuses idées, changement de rythmes et qui se révèle beaucoup dans l'ensemble plus intéressant que bon nombre d'albums qui se contentent de suivre les courants en vogue dans le métal.  Heavy, hard, progressif, le quintette a réussit a allier les meilleurs aspects de ces trois courants à travers des compositions assez denses qui évitent de se répéter. Fans d'Iron Maiden, de Whitesnake (la reprise de "Still The Night" mérite le détour et Bertrand n'a vraiment pas à rougir de la comparaison avec David Coverdale), Manowar, Virgin Steele (Guardians Of Metal), Phenix a parfaitement assimilé ses influences et réussi grâce à une confiance obtenue sur les planches à acquérir une maturité qui force le respect. Fort de cette expérience, le groupe donne la pleine mesure de ses capacités avec notamment Bertrand très à l'aise vocalement tout au long de cet album, qui finit en apothéose avec une pièce de dix huit minutes "The Quest Goes Goes Ever On…" (Yves)

 

 

PHENIX – IMMORTAL FLAME

(2008 – durée : 70’38’’ – 15 morceaux)

La flamme continue toujours de bruler dans le cœur de Phenix qui nous dévoile ici son troisième opus (après "Sacred Fire" en 2002 et "Wings Of Fire" en 2004) qui va certainement permettre au combo de passer à la vitesse supérieure, car d’emblée "Immortal Flamne" séduit par sa variété, sa puissance et la qualité de ses morceaux. Variété à tous les niveaux, avec du heavy puissant ("Mother"), des compos épiques ("…And Falling"), des ballades acoustiques ("Fading To Grey"), électriques ("After The Rain") le tout étant bien produit. A noter que Bertrand Grammond se montre impérial tout au long du cd avec un chant très large, du très puissant dans la lignée du chant grave de Jo Amore (Nightmare) sur "Mother" en passant par les aigües, tout en jouant sur l’émotionnel, faisant même penser à un croisement entre Tobias Sammet (Edguy) et Goeff Tate (Queensrÿche) sur "End Of The Road" alors que les deux guitaristes font preuve d’une réelle complicité tout au long de cette opus aussi bien en rythmique qu’au niveau des solis. Mention spéciale aussi à la section rythmique, qui fait preuve d’une belle aisance avec souvent une mise en avant de la basse (à noter que depuis la sortie de l’album, le combo a intégré un nouveau bassiste en la personne de Yannick). L’attente aura été longue (quatre années), mais le résultat est à la hauteur puisqu’il place Phenix dans le cercle très fermé des meilleurs combos français qui ont un potentiel qui dépasse largement nos frontières. (Yves)    

 

 

PHENOMENA – PSYCHO FANTASY

(2006 – durée : 47'08" – 11 morceaux)

Il aura fallut attendre quinze années (en dehors des deux "best of" sortis en 1996 et 1998) pour pouvoir à nouveau écouter Phenomena, projet monté par deux ex-Trapeze, les frères Tom et Mel Galley et qui en trois albums "Phenomena" (1985), Phenomena II (1987) et Phenomena III – Inner Visions" (1991) ont posé les fondations des concepts albums. L'idée de base, en dehors de sortir des albums basés sur des concepts, était de réunir différents musiciens pour interpréter les personnages de ces histoires. C'est de nouveau chose faite, puisque l'on retrouve sur ce quatrième Phemonena, notamment Glenn Hughes (Deep Purple, Trapeze, HTP, …), Tony Martin (Black Sabbath, Misha Calvin), Keith Murrell (Mama's Boys, Air Race). Très orienté hard classique british, ce volet IV fait à nouveau la part belle aux chanteurs avec une mention particulière à Glenn Hughes qui fait comme à son habitude un sans faute, notamment sur "Higher" à la senteur très "Deep Purple". L'album comprend différents types d'ambiances, avec des compositions très heavy ("Sunrise", "Touch My Life"), voire très modernes notamment au niveau du chant ("Killing For The Thrill") alors que d'autres se conjuguent plus hard traditionnel avec un Tony Martin impérial sur "Chemical High". Un album diversifié qui continue à propager avec talent l'odyssée "Phenomena". (Yves) 

 

 

PILEDRIVER – MOJO HAND

(2008 – durée : 39’52’’ – 10 morceaux)

Avec à son actif plus de 700 concerts, Piledriver a eu le temps de peaufiner son rock qui tire ses influences des combos des seventies. La production est assez "root", mais cela passe bien, d’autant que le trio assure pas mal comme le démontre l’excellent instrumental "Mystery Tune" où la compo "Catch Your own Wave" qui fait penser à Ufo, avec encore de belles parties de grattes. Les influences ressortent au gré des compos, "Thrash Can Town" faisant penser à ZZ Top alors que "How Could I Ride ?", nous fait penser au boogie rock développé par Status Quo. En tout cas, un combo français bien sympathique, qui vous fera passer un bon moment avec son power rock’n’roll assez varié. (Yves)        

 

 

XAVIER PILLAC – S’EN SORTIR

(2003 – durée : 49’02’’ – 11 morceaux)

Ce qui est cool avec le blues, c’est que l’on arrive toujours en terrain connu et que l’on sait toujours à quoi s’attendre. Cette musique intemporelle est jouée partout dans le monde de la même manière et de Chicago (un des berceaux du blues) à Londres en passant par Paris, le blues fait vibrer nos tripes mais l’intérêt réside dans le fait que chaque musicien interprète cette musique selon ses propres qualités afin de faire ressortir son propre feeling. Bien que français, Xavier Pillac et ses trois acolytes ont apprivoisé les règles du genre et nous font vibrer avec des morceaux où la guitare tient le premier rôle avec des solos superbes remplis d’émotions. Voulant ouvrir l’horizon musical de sa musique, Xavier est soutenu par le saxe François Ragonneau qui apporte un  petit plus à la musique du groupe. Alternant la langue de Molière et celle de Shakespeare à travers des reprises de T. Bone Walker, Robert Johnson, …), Xavier nous fait voyager à travers ses textes qui sont empreints de bons sens et de blues - normal, me direz vous – (Si Seul, Usé…). Entre morceaux lents et rapides, Xavier nous démontre avec Paul Personne, Bill Deraime et bien d’autres que le blues est bien vivant dans notre pays. http://perso.wanadoo.fr/xavier.pillac/ (Yves)

 

 

PINK CREAM 69 – THUNDERDOME

(2004 – durée : 52’10’’ – 12 morceaux)

Malgré une carrière déjà longue, puisque le début du groupe remonte à 1987 et des albums réussis (One Size Fits All, Electrified, Sonic Dynamite, …), Pink Cream 69, dont Andi Deris (l’actuel chanteur Helloween) fit partie jusqu’en 1994, n’arrive pas vraiment à décoller. Le qualité des musiciens n’est pas en cause, peut-être est-du à la malchance ou à un concours de circonstances. Quoi qu’il en soit, nous n’allons pas nous attarder sur le passé, mais plutôt nous intéresser à "Thunderdome", le nouvel album studio du groupe qui nous dévoile un David Readman très en forme, comme à son accoutumée. L’anglais a un don inné pour le chant et il possède cette capacité d’avoir une puissance vocale sans avoir l’impression de forcer. Ni trop aigu, ni trop grave, son chant se situe juste au milieu. Néanmoins, par rapport aux précédents albums, je trouve que le groupe à durci le ton sur certaines des compositions avec des rythmes vraiment heavy (Gods Come Together) ou denses (Carnaby Road) mais avec un sens de la mélodie toujours présent surtout quand le tempo se ralenti (That Was Yesterday). Comme à l’accoutumée, la production est au top, puisque c’est Dennis Ward, le bassiste, qui s’en occupe et que son travail est reconnu depuis de nombreuses années, grâce à de nombreux albums qu’il a produit et qui ont contribué à sa renommée. Jamais lassant, toujours innovant (il suffit d’écouter les riffs d’Alfred Koffler), parfois surprenant (la reprise de The Knack, le morceau fm "See Your Face"), Pink Cream 69 est un groupe qui mérite vraiment le succès. (Yves)

 

 

PINK CREAM 69 – IN10SITY

(2007 – durée : 59’18" – 13 morceaux)

Trois ans après le très réussi "Thunderdome", Pink Cream 69 revient avec son nouvel opus qui est comme son prédécesseur est ancré dans le rock mélodique. Ce 10ème album n’apporte pas de révolution majeure, même si l’on peut noter l’apport d’un deuxième guitariste, Uwe Reitenauer, en renfort d’Alfred Koffler, ajout qui ne modifie cependant pas le style du combo. Malgré plus de vingt années dans le circuit, le groupe a su conserver une fraîcheur musicale qui confère au combo un état de jouvence que l’on doit en particulier à l’interprétation de David Readman au chant qui depuis son arrivée en 1995 en remplacement d’Andi Deris a su démontrer toute l’étendue de ses capacités vocales. Pas de changement donc sur ce nouvel album, mais toujours des compositions qui accrochent grâce à des mélodies imparables, parfois denses ("The Hour Of Freedom") dans lesquelles viennent s’insérer des solis toujours accrocheurs. (Yves)   

 

 

PINK FLOYD TRIBUTE – PIGS AND PYRAMIDS

(2002 – durée : 61’59’’ – 11 morceaux)

Rendre hommage à Pink Floyd, géant de la musique contemporaine n’était pas chose aisée, mais le tribute auquel nous avons affaire ici a relevé le challenge avec brio et cette réussite est dû à la qualité des musiciens qui interprètent les chansons du Floyd. Il suffit en vrac de citer Tommy Shaw (Styx), Jeff Scott Soto (Talisman, Takara, …), Chris Squire (Yes), Bruce Kulick (Kiss), Derek Sherinian (Dream Theater), Marco Mendoza (Thin Lizzy), Pat Thorpey (Mr. Big) Mike Porcaro (Toto) et la liste est encore longue et permet de se rendre compte de l’influence qu’a eut David Gilmour et ses acolytes sur la musique actuelle. Les versions proposées sur cet album sont fidèles aux morceaux originaux tout en étant dépoussiérés pour une lecture nouvelle et c’est là que la magie opère car les nouvelles versions jouées sur ce tribute sont superbes et bénéficient des personnalités des musiciens qui les interprètent. De plus, les morceaux choisis sont tous des classiques (Another Brick In The Wall Part 2 – Shine On you Crazy Diamond – Money, …) et chose stupéfiante, bien que ces morceaux soient tirés de plusieurs albums du Floyd, l’ensemble reste très homogène, preuve que cette musique est éternelle. (Yves)

 

 

MICHAEL PINNELLA – ENTER BY THE TWELFTH GATE

(2004 – durée : 44'25'' – 13 morceaux)

Premier album solo du clavier de Symphony X, Michael Pinnella, qui avec "Enter By The Twelfth" nous divulgue treize titres entièrement instrumentaux. Composé de morceaux indépendants ainsi que de morceaux composés en différents mouvements (Piano Concerto 3# mvt.1 – 2 – 3), cet album est le reflet du talent de Michael qui maîtrise vraiment son instrument, aussi bien sur des thèmes classiques que sur des parties plus rock ou progressives. Il reste que cet opus s'adressera d'abord aux fans de claviers et aux fans ultimes de Symphony X, car pour les non initiés écouter cet album sans chant n'est pas évident, mais pour les plus patients, ils auront l'occasion de mieux connaître les possibilités infinies de cet instrument. (Yves)

 

 

PISSING RAZORS – LIVE IN THE DEVIL’S TRIANGLE

(2002 –durée 61’12’’-16 morceaux)

Nos quatre Trasheurs américains au look actuel de Pissing Razors reviennent sur nos platines. Après 3 albums studios ils nous offrent enfin un album live enregistré le 6 septembre 2002 au Club El Paso au Texas, d’où ils sont originaires. Leur trash puissant proche de Slayer déferle dans des rythmes très puissants. Très bien enregistré pour un live, ça déménage un max., Mettez-vous plein les oreilles d’un bon trash américain avec "Live In The Devil’s Triangle". (Anne-Marie)

 

 

PLACE VENDOME

(2005 – durée : 45'51" – 10 morceaux)

Derrière le nom de ce groupe se cache l'un des vocalistes qui a marqué de son empreinte l'histoire du métal, puisque ce n'est pas moins que Michael Kiske qui tient le micro dans Place Vendome et qui ne se rappelle pas de son chant sur les monstrueux "Keepers On The Seven Keys – part & part 2" du combo germanique Helloween, groupe qu'il a quitté après l'album "Chameleon" en 1993 pour être remplacé par Andi Deris. Le plus paradoxal, c'est que place Vendome est composé des membres de Vandenplas (Günther Werno - claviers) et de Pink Cream 69 (Dennis Ward – basse, Uwe Reitenauer – guitare et Kosta Zafiriou – batterie), groupe dans lequel chantait auparavant Andy Deris. Fini les cheveux longs, le speed métal, Michael a décidé de mettre sa voix au service d'un rock mélodique du plus bel effet. Qualitativement, cet album est du niveau des meilleures productions du label Frontiers, avec absolument aucune faute de goût (tous les titres sont excellents !!! du très beau "The Setting Sun", à l'entraînant "I Will Be Waiting", au rockant "I Will Be Gone", à la ballade "Heavens Door") et devrait taper dans l'oreille de tout fan de rock mélodique tendance AOR qui se respecte et il y a d'ailleurs fort à parier que le chanteur marquera de son empreinte le milieu mélodique comme il l'a fait par le passé avec Helloween. (Yves)

 

 

PLANET ALLIANCE

(2006 – durée : 48'27" – 11 morceaux)

Pour faire court, Planet Alliance est l'association de plusieurs musiciens de groupes aussi divers que Cloudscape, Last Tribe, Freak Kitchen, Hammerfall, Narnian, Locomotive Breath, …pour un résultat des plus probants. L'ensemble sonne compact et n'est pas décousu, comme on pourrait l'imaginer vu le nombre d'intervenants. Bravo d'avoir rangé votre égo aux placards, Messieurs les musiciens, et d'avoir appliqué la devise "tous pour un, un pour tous". On est de plein pied dans du métal mélodique de haute volée avec des solos époustouflants (Mattias "IA" Eklundh, Janne Strak, …) avec la voix de Mike Andersson (Cloudspace) qui se rapproche de celle de Jorn Lande et qui donne le petit plus à cet album. Cette chronique ne serait pas complète sans mentionner les claviers qui sont bien présents et qui apportent la touche finale à l'ensemble. Puisse cette "alliance" se renouveler dans le futur. (Yves)

 

 

PLANET X – LIVE FROM OZ

(2002 – durée : 73’03’ – 15 morceaux)

 Composé de l’ex-clavier de Dream Theater, Derek Sherinian, de Tony MacAlpine aux guitares et de Virgil Donati à la batterie, Planet X se permet de nous offrir en guise de troisième album, un live enregistré en Australie, le pays des kangourous. La virtuosité des trois musiciens est époustouflante et l’on image sans peine le nombre d’heures de pratique qu’il a fallut aux trois hommes pour atteindre ce niveau. Les morceaux sont instrumentaux et chaque musicien à le loisir de s’exprimer à volonté. Il reste néanmoins que malgré la qualité des compositions, celles-ci risquent d’être hermétiques pour le plus grand nombre, car au niveau musical on navigue dans différents styles qui vont du rock progressif, en passant par la fusion, le métal et même le jazz rock. Un disque qui plaira donc aux initiés, mais qui pourra être également écouter par les non initiés qui pourront  découvrir jusqu’à quel point on peux exploiter un instrument. (Yves)

 

 

PLANET X – QUANTUM

(2007 – durée : 50’52" – 9 morceaux)

Nouvel opus de Planet X qui comme à l’accoutumée nous propose aux côtés de Virgil Donati à la batterie  et de l’ex clavier de Dream Theater, Derik Sherinian, une pléiade des monstres "musicaux", à l’instar d’Allan Holdsworth (UK, Gong) aux guitares ou Rufus Philpot (Al Di Meola) à la basse. Tous ces musiciens réunis s’en donnent à cœur joie sur neuf titres instrumentaux qui mélangent allégrement, hard, rock, jazz pour une fusion très réussie et en même temps complexe à appréhender en une écoute. On aime ou on n’aime pas, mais on ne pourra reprocher à ces musiciens leur immobilisme, car au vu de cet opus, on peut se dire qu’ils s’éclatent vraiment, repoussant à chaque fois leurs limites, à tel point que l’on a l’impression d’écouter une jam en direct avec break, solos de basse, de claviers et de guitares. (Yves)   

 

 

PLATITUDENINE

(2004 – durée : 49’44 – 11 morceaux)

Contrairement à ce que le nom du groupe laisse présager, ce deuxième album est vraiment très intéressant (merde, faut vraiment pas avoir envie de vendre de disques pour appeler son groupe Platitude…) et je vous conseille de fermer les yeux sur ce patronyme ridicule pour tendre une oreille vers ce "Nine". Déjà, si je vous dis que la production est signée Tommy Hansen (Helloween, Pretty Maids, etc.) vous comprendrez facilement qu’on va parler de heavy métal de haute volée. En fait, le groupe plane entre le pur heavy métal, et le progressif ; on peut dire que les musiciens ont les arguments pour, puisque chacun maîtrise son instrument d’une façon assez impressionnante (les solos de gratte en particulier sont très élaborés). Pour être honnête, la première référence qui m’est venue à l’esprit est Symphony X…avouez que ça aurait pu être pire ! Le chant est proche de celui de Russel Allen, puissant et chaud, sans exagération dans les aiguës ; de même les ambiances néo-classiques, en particulier celles mises en place par le clavier sont proches de celles développées par le groupe américain. Seulement plutôt que de faire traîner ses titres sur 8 ou 10 minutes comme c’est souvent le cas dans le progressif, le groupe préfère aller à l’essentiel, et du même coup les titres semblent plus directs et accessibles. Platitude est au final un sérieux newcomer sur la scène métal, et ce "Nine" peut déjà se placer au niveau des combos les plus réputés. On entendra reparler d’eux, ça, c’est certain ! En attendant, procurez vous ce disque génial ! (Stench)

 

 

PLATITUDE – SILENCE SPEAKS

(2006 – durée : 42'30" – 10 morceaux)

Après "Secrets Of Life" en 2003 et "Nine" en 2004, voici le troisième opus de ce combo suédois "Silence Speaks", album qui voit l'arrivée d'un nouveau batteur et d'un nouveau guitariste. La production quand a elle, est toujours le fruit du travail du très bon Tommy Hansen (TNT, Pretty Maids, Helloween, …) avec un son carré. Le travail d'Eric "Ez" Blomkvist est toujours aussi remarquable avec un grain de voix qui se situe dans un registre médium mais qui peut monter dans les aiguës quand le rythme s'accélère ("Tell The Truth", "Nobody's Hero"). Les claviers sont bien présents dans la musique de Platitude et jouent un rôle non négligeable apportant une coloration résolument fm à certains titres ("Silence Speaks"), alors que les guitares apportent de leurs côtés, la puissance hard qu'il faut. En fait par certains points et notamment du fait de la voix d'Eric qui se rapproche de celle de Steve Augeri, on pense un peu à Journey ("Fear (It's Over Now)"), mais qui aurait inclus des parties plus progressives, voir "métal progressif pur" (Don't Be Afraid"). "Silence Speaks" est donc un album très complet qui comporte plusieurs styles musicaux mais qui s'associent à merveille. (Yves)

 

 

PLEASURE MAKER – LOVE ON THE ROCKS

(2004 – durée : 44,03" – 13 morceaux)

Quand on pense Brésil au niveau musical, on se réfère évidemment à des groupes comme Angra, Shaman dans un style mélodique power ou encore Sepultura dans un registre plus extrême, mais à ce jour, l'évocation de ce pays n'a pas encore été associée à un groupe de rock fm. Cela est dorénavant possible, car Pleasure Maker vient du pays du foot, des belles brésiliennes qui se baladent sur les plages de Rio de Janeiro (je sais cela fait carte postale !!!) et joue une musique typée fin des années quatre vingt, période d'or pour ce type de rock avec des combos tels que Warrant, Winger, ….Mené par le guitariste assez volubile quand il s'agit de jouer des solos (un peu dans le style Georges Lynch), Alex Meister, qui s'est occupé de composer la musique, les titres et s'est chargé de la production, Pleasure Maker renferme également en son sein, C.Marshall dont le chant n'est pas très éloigné de celui d'Eric Martin, période Mr. Big.  L'ensemble de l'album s'écoute avec facilité et même si quelques refrains ou titres sont un peu plus faibles ("Bad Reputation") ou plus faciles ("Pleasure Maker") et que la production aurait pu être meilleure, on peut dire sans conteste que le Brésil possède dorénavant un représentant dans le style hard mélodique. Album disponible chez : www.targetrecords.de (Yves)

 

 

POINT BLANK – RELOADED

(2007 – durée : 59’25" – 13 morceaux)

Quelle joie que d’entendre à nouveau Point Blank, car je croyais que le groupe n’existait plus et voilà qu’arrive ce live avec en prime une date au Grand Casino de Bâle. Que du bonheur, car ce groupe ricain est devenu culte pour tous les aficionados du rock sudiste grâce à son premier album éponyme sorti en 1976 ( !!!) et son successeur "Second Season" paru en 1977. On retrouve d’ailleurs plusieurs titres ("Back In The Alley", Moving",  le monstrueux "Free Man" avec ses duels de guitares, …) de ces opus sur ce live qui a été enregistré à Fort Worth au Texas le 17 septembre 1975 et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe qui comprend quatre de ses membres d’origine, n’a rien perdu de sa verve,  avec la voix toujours aussi profonde de John O’Daniel, (avec un nom pareil, son gosier ne pouvait qu’apprécier le Jack Daniels !!!) et les solos de Rusty Burns et Buddy Whittington (ex guitariste de John Mayall), tout en finesse avec un coté roots et bluesy ("How Blue Can You Get"). Un album qui devrait donc plaire aux fans de Lynyrd Skynyrd, Outlaws, Molly Hatchet, Blackfoot, des combos qui ont su aussi porter au firmament l’étendard du rock sudiste. (Yves)  

 

 

TED POLEY – SMILE

(2007 – durée : 47’37" – 12 morceaux)

Voici un nom d’album qui colle parfaitement : "Smile", car tous les fans de Danger Danger ne pourront avoir que le sourire aux lèvres, en écoutant le nouvel album solo de Ted Poley qui nous propose douze compos qui auraient très bien pu sortir sous le nom de Danger Danger, combo mélodique des années quatre vingt qui a sorti quelques perles mélodiques dont son 1er album éponyme sorti en 1989. Mélodies accrocheuses, refrains travaillés, le style FM/AOR interprété par Ted Poley possède un certain charme. De plus, alors que le chanteur aurait pu se contenter de nous interpréter que des ballades ("More Than Goodbye", "Reprise" (If I Can’t Change Your Heart), "Where It Ends"), Ted a choisi de proposer une majorité de compos typées "hard us" ("Waiting Line", "Smile"), typique de ce style en vogue dans les eighties avant l’avènement du grunge. Notons que la réussite de cet opus album tient également à la qualité de ses intervenants, notamment Jk Northrup aux guitares, basse et à la production de cet album. Il reste à concrétiser maintenant ce retour en grâce en offrant aux fans un nouvel album de Danger Danger. (Yves) 

 

 

THE POODLES – METAL WILL STAND TALL

(2007 – durée : 42’45" – 12 morceaux)

7h50 du matin, un jour de semaine en allant au boulot, j’insère le cd de The Poodles dans mon lecteur et voilà que quelques instants plus tard, mon visage s’ouvre sur un grand sourire et je tape du pied et des doigts sur le volant, car comment résister à ce métal jouissif ? En quelques instants, ces suédois ont illuminé ma journée, grâce à des compos imparables aux mélodies qui se greffent dans votre esprit. Quand on écoute les trois premiers titres, on est surpris par la simplicité de ces compositions et en même temps de leur efficacité immédiate, un peu à l’instar des premiers albums d’Hammerfall, groupe qu’ils accompagnent d’ailleurs sur leur tournée 2007 en compagnie de Krokus. Une belle affiche qui fera d’ailleurs une halte pour deux soirs au Z7, le 04 et le 05 février 2007. Eclectiques, les quatre membres n’hésitent pas des mélanges surprenants comme sur "Song For You", où la voix d’un ténor apporte une coloration lyrique à l’ensemble, alors que les parties symphoniques sur "Shadow" apportent une nouvelle teinte à ce métal vraiment attractif, comme "Rockstar" qui sonne comme du Queen ou du Valentine. Ayant à leur actif, des participations dans divers combos mélodiques, comme Talisman, Lion’s Share ou Zan Clan, ce quatuor de musiciens expérimentés fait une entrée fracassante dans le monde mélodique et ce n’est pas les suédois qui se sont trompés, puisqu’ils ont fait triomphe à ce groupe, en hissant The Poodles tout en haut des charts. (Yves) 

 

 

THE POODLES  - SWEET TRADE

(2007 – durée : 47’18" – 12 morceaux)

Succéder à un album de la trempe de "Metal Will Stand Tall" avec ses compos imparables n’est pas chose aisée, mais "Sweet Trade" relève le défi avec, certes moins de "hits en puissance" qui accrochent en quelques secondes. Néanmoins, l’ensemble ne souffre d’aucune critique, et il est clair que les suédois ont voulu apporter quelques effets et influences supplémentaires à leur hard mélodique, comme sur "Streets Of Fire" (le titre plus heavy de l’album) avec son riff "rammstein" ou des petites orchestrations classiques sur "Walk The Line" le tout agrémenté de riffs plombés, alors que des nappes de claviers légèrement "dance" apportent la variété à "Thunderball". C’est réussi, la voix de Jakob Samuel toujours aussi plaisante avec une coloration Tony Harnell (Starbreaker, ex-Tnt), d’autant qu’à coté l’on retrouve toujours ces morceaux très rafraichissants, à l’instar de "Seven Seas" qui rentre immédiatement dans vos neurones. Plus varié, plus dense, The Poodles confirme donc son potentiel ("Reach The Sky" avec son côté "Bon Jovi") qui je l’espère se verra concrétiser par le soutien du public. (Yves)

 

 

POPA CHUBBY – DELIVERIES AFTER DARK…

(2007 – durée 67’54’’ – 13 morceaux)

Pour son nouvel opus, le prolifique Popa Chubby nous offre à nouveau plus d’une heure de blues new yorkais et comme à l’accoutumée, ce qui fait la force de cet album est sa diversité. En effet, le guitariste nous dévoile encore son incroyable talent à enflammer avec sa guitare des titres de blues rock ("Let The Music Set You Free", "Sally Likes To Run") tout en insérant des blues pur ("Grown Man Crying Blues") démontrant au passage qu’il reste l’un des meilleurs dans ce style, même si l’homme adore aborder d’autres rivages musicaux, comme sur l’acoustique "Oh Rock And Roll Heartless Bitch" ou sur le très reggae "Womand In My Bed Dub", tout en se lançant avec réussite dans le reprise du thème du "Parrain" sur "Theme From The Godfather". Cet album qui comprend également en bonus deux vidéos prouve une nouvelle fois que Popa Chubby reste le chef de file du blues urbain new yorkais tant sa capacité à se maintenir à un niveau élevé reste constante. (Yves)    

 

 

POPPY SEED GRINDER – OPPRESSED REALITY

(2004 – durée : 36'24" - 9 morceaux)

Un groupe de République tchèque ça vous tente? Bien entendu, comme toujours dans ces cas là, c’est de l'ultra brutal death/grind qu’il s’agit, et les fans de disques vraiment extrêmes ne vont pas être déçus, je vous en parie ma couille gauche. Très violent, c’est un bel euphémisme pour décrire ce cd complètement barge qui sent bon le gore et la bidoche en putréfaction. Doté d’une production nickelle (c’est toujours le cas sur le label Khaaranus prod., en fait), "Oppressed Reality" exploite autant le filon brutal death technique que grind ; du premier il garde les changements de rythmes, les riffs construits sur des plans assez complexes, la technicité de l’ensemble, les solos, les harmoniques et autres tappings. Du grind il récupère la vitesse, l’énergie, l’agression constante, l’intensité directe et les vocaux abominables (le chant gore renvoie directement à Gut, la voix aiguë fait penser à Nasum). Ce disque est un compromis excellent entre l’extrême death de Deranged, Disgorge, et autres Dying Fetus et le grind/gore de Gut ou Malignant Tumor. Ce mélange crée une galette très intéressante, et absolument pas linéaire, justement grâce aux différents registres qu’elle déploie. A noter en ghost track la reprise de Extreme Noise Terror "Raping The Earth", preuve s’il en fallait encore une que le groupe a de bons goûts. Sans doute un des disques les plus violents de l’année, et en même temps un des moins chiants. A l’est, rien de nouveau ? Mon cul oui, c’est là-bas que se trouve l’avenir du métal extrême ! (Stench)

 

 

POSSESSED SEVEN CHURCHES

(1986 – durée : 39’27" – 10 morceaux)

Ce premier album d’anthologie est sans aucun doute le premier album de death de l’histoire du métal, et à ce titre a marqué toute une génération de metalheads (on ne compte plus les photos de groupes à l’époque, dont les membres portent un t-shirt "Seven Churches"). Eh oui, pour les septiques, le "Scream Bloody Gore" n’est sorti qu’un an plus tard ! Si on est encore loin des Suffocation et autres Brodequin, on peut dire que ce disque constitue l’acte de naissance du death, en particulier par l’ambiance qui s’en dégage, dès l’intro sombre "The Exorcist", tiré du film du même nom, et cela jusqu’à la dernière note. Même si certains passages sonnent encore thrash, il reste que les solos diffèrent déjà de ce que Slayer et autres Testament faisaient, en poussant plus loin le coté hystérique, et de la même façon les riffs ont ce coté sombre qui deviendra la marque de fabrique du death métal pendant  15 ans (avant que "death métal" ne commence à rimer avec "je joue le plus vite possible sans savoir où je vais"…). Sombre, rapide, violent, tout est en place pour lancer un nouveau genre, il ne restait que les vocaux, et là, Jeff Becerra a surpassé tous les vocalistes de son époque, et reste aujourd’hui encore un des chanteurs préférés de nombre de fans de métal extrême. Loin de l’ultra guttural et porcin actuel, Jeff grognait de façon compréhensible, et il se dégageait de sa voix une émotion, une haine rageuse rarement égalée je trouve. Ce chant a influencé des chanteur comme Martin Van Drunnen par exemple. Petit mot pour finir sur une anecdote : beaucoup pensent que le style "Death métal" tient son nom du groupe Death… eh bien sachez qu’un an avant le premier album de Death, alors que ces derniers s’appelaient encore Mantas, Possessed nous pondait un hymne sur ce "Seven Churches" monstrueux, et devinez comment s’appelait cette bombe qui clôt l’album … "Death metal", tout simplement ! Rendons à César ! Un album essentiel, indémodable, que tout le monde se doit de posséder ! (Stench)

 

 

POVERTY’S NO CRIME – THE CHEMICAL CHAOS

(2003 – durée : 63’44’ – 10 morceaux)

Poverty’s No Crime est un groupe allemand qui existe depuis pas mal d’années et qui malgré de nombreux albums de qualité n’a pas encore vraiment récolté le fruit de son travail, un peu à la manière de Threshold. Il est donc à espérer que le métal progressif joué par ce groupe décolle enfin avec ce nouvel album qui permet de découvrir un combo à l’aise dans sa musique, avec des compos alambiquées, juste ce qu’il faut. Bâties autour d’une durée moyenne supérieure à cinq minutes, la musique de Poverty’s No Crime se déguste comme un nectar, avec des solos bien placés et des breaks fréquents. Progressif dans leur démarche avec des claviers omniprésents, la musique du groupe utilise les guitares pour apporter la texture métal au son du groupe. Faisant penser au métal progressif anglais (All Minds In One - Arena) autant qu’américain (Pact With The Pst – Dream Theater), Poverty’s No Crime possède sa propre personnalité qui ne demande qu’à trouver écho auprès de vos oreilles. (Yves)

 

 

POWERGOD – LONG LIVE THE LOUD

(2005 – durée : 55'39'' – 15 morceaux)

Bâti sur le même principe que l'album "Bleed For The Gods" (That's Metal Lesson I), "Long Live The Loud" (That's Metal Lesson II) est une leçon de métal en bonne et dû forme interprétée par le combo Powergod. Comme sur la leçon numéro 1, les reprises font parties de l'histoire du heavy pur et dur avec même une incursion dans le trash, avec de nombreuses reprises de groupes cultes : Exciter, Raven,  Hellion, Omen, Destruction, Tank, …certains étant restés malheureusement underground malgré d'évidentes qualités : Abattoir, Rosy Vista, Hirax, …L'interprétation est sans faille et se voit même renforcée sur certains titres par des invités, qui sur plusieurs titres sont ceux des groupes qui ont créés ces titres : ainsi l'on peut entendre entre autres, John Gallagher de Raven, Schmier de Destruction, Minori Niihara de Loudness accompagner les mecs de Powergod jouer leurs propres titres. Sympa et en plus d'être ludique, ce cd permettra aux plus jeunes de bénéficier d'une bonne leçon de métal sur des groupes que peu d'entre eux doivent connaître. A quand la leçon III ? (Yves)   

 

 

THE POWERNUDE – EXTREME CARNIVAL

(2008 – durée 21’48’’ – 7 morceaux)

The Powernude est un combo nippon qui nous invite à venir découvrir son nouvel album qui se définirait comme un panachage de métal, de rock et de sleaze. Cela sonne moderne, tout en étant direct ("Badly Mine") et très entraînant, même un peu punk ("Driving Hell"). Il est à noter que le chant est maitrisé, ce qui n’est pas toujours le cas avec les groupes du soleil levant, même s’il est vrai qu’avoir en son sein, Yukios Morikawa, ancien chanteur d’Anthem, combo heavy métal est un plus. Musicalement, les influences sont multiples, à l’instar de "House Of The Shout" qui sonne rock ricain, avec des connotations rythmiques à la Joan Jett ou Quireboys avec des p.arties plus eighties. En tout cas, un album, certes court, mais vraiment sympa. (Yves)

 

 

POWER OF ZEUS – THE GOSPEL ACCORDING TO ZEUS

(1970 – durée : 39’51 – 10 morceaux)

Certains groupes n’ont pas toujours la chance qu’ils mériteraient, et Power Of Zeus entre parfaitement dans cette catégorie là. Tout d’abord qui a un jour entendu parler de ce groupe de Détroit suivant les traces musicales de groupes tel Cream ou Deep Purple (dont le titre d’ouverture de ce gospel,  "It couldn’t be me", rappelle magistralement,) ? Pas grand monde je présume… Et pour cause, le groupe ne sortira durant ses quelques dix années d’existence un seul et unique album, album qui deviendra culte et indispensable auprès de tout fan de la scène psyché des seventies. La recette est simple, de bons gros claviers bien psychés, des riffs de grattes heavy à souhait, un chant monstrueux, et le tour est joué !!! Tous les titres de cet album sont des bombes du psyché ’70, "In the night" au chant merveilleusement interprété, "Uncertain destination" rappelant les hippies et leurs trips ensorcelant, "I lost my love" évoquant les Doors en plus lourd, "No time" aux claviers procurant une atmosphère tellement forte, "Realization" où la présence de la guitare lors des riffs et des soli apporte un coté plus rock, "The sorcer of Isis (The ritual of the mole) " qui termine en apothéose cet album en combinant tous les ingrédients nécessaires à un titre réussi de main de maître. Alors même si quelques intransigeants soutiendront que la seconde partie de l’opus est de moins bon calibre que la première, je pense de mon côté que l’ensemble est une vraie réussite qui s’écoute de bout en bout et nous replonge aux débuts des années 70 avec toute la force et le savoir de vrais génies. Un album à se procurer d’urgence, et à écouter fort tout en se laissant porter par la musique et son paquet d’OCB. Allé Antun fait tourner !!! (Sebb)

 

 

POWER QUEST – NEVERWORLD

(durée 2004 – durée : 59’53’’ - 9 morceaux)

Ce groupe a été conçu en mars 2001, par Steve Williams (qui quitta le groupe londonien Dragonheart pour monter Power Quest), dont l’occupation principale consiste à jouer des claviers et dès les premières notes de cet album, l’on comprend que l’homme est la tête pensante du groupe, car ses parties de claviers émaillent tout l’album et Steve en connaît un rayon dans son domaine. Il n’en fait pas trop, mais il est présent à chaque instant et son apport est conséquent dans la musique du groupe qui sort des sentiers battus, même si le style joué reste du métal mélodique rapide.  Après avoir trouvé les bons musiciens dont notamment Alessio Garavello au chant (quelle voix haut perchée avec une puissante étonnante – tout à fait le type du chanteur latin)  qui fut recommandé par le responsable du label "Underground Symphony Records", le groupe enregistra un premier album "Wings Of Forever", qui permit au groupe de récolter les fruits de son travail et notamment de se retrouver dans le peloton de tête des meilleurs groupes anglais, même si la formation n’est pas british à 100%. Après quelques changements de line up, le groupe arrive aujourd’hui avec son deuxième album très réussi qui devrait lui permettre de revoir ses ambitions à la hausse, car le niveau des compositions est vraiment excellents. Alternant morceaux de pur power (Temple Of Fire) avec des morceaux plus fm (Edge Of Time) ou speed (Sacred Land) avec des intermèdes plus calmes (When I’m Gone avec sa flûte), Power Quest avec ses nombreuses parties de claviers, constitue l’une des surprises de ce mois. (Yves)

 

 

POWERWOLF – RETURN IN BLOODRED

(2005 – durée : 40’04’’ – 9 morceaux)

En recevant, ce skeud, je me suis tout d’abord dit en voyant le nom du groupe et la pochette : “tiens voila un nouveau groupe de heavy métal basique”, mais en retournant la pochette, mon opinion a changé car en voyant la photo du groupe posant devant un vitrail avec son chanteur blafard au style faisant penser à King Diamond, je me suis dit “bon, c’est un groupe de black death”. La vérité se trouve entre les deux, car Powervolf nous propose un heavy lourd de très bonne facture avec de quelques bruitages (cri du loup – “Mr. Sinister”, orgue de cathédral sur le très “Savatagien” “We Came To Take Your Souls”) mais qui s’intègrent très bien au style du groupe qui bénéficie en outre d’un chanteur à la voix claire très envoûtante, cela étant certainement du au fait qu’Attila Dorn a suivi une formation de chant classique à l’académie de Bucarest. Pour la petite histoire, Attila est roumain et les histoires de loup garous faisant partie de sa culture, il n’a pas hésité à transmettre cet héritage aux frères Greywolf (tiens encore un rapport avec les loups) les fondateurs du groupe qui ont rencontré Attila à Bucarest et l’on convaincu de les suivre en Allemagne pour donner naissance à cet album qui a ensuite été enregistré en Suède dans les studios de Fredman avec le producteur Fredrik Nordström (Hammerfall, In Flames, Soilwork…). On pense également à Witchfinder Général et aux premiers  Black Sabbath (“The Evil Made Me do It”)  pour le côté noir de la musique qui est rehaussé par des textes du même acabit (“Lucifer In Starlight”) avec un son bien seventies au