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RADIOACTIVE – TAKEN (2005 – durée : 50'48" – 13 morceaux) Si cet album était un livre, il pourrait servir d'encyclopédie du rock mélodique, car Tommy Denander a réussi une nouvelle fois à réunir une sacré brochette de musiciens autour de lui, que le haut du panier : plus d'une vingtaine d'artistes talentueux (chanteurs, guitaristes, …) : presque tout Toto (Jeff Pocaro, Steve Pocaro, Steve Lukather, Bobby Kimball, Fergie Frederiksen), Neal Schon (Journey), Philip Bardowel (Unruly Child), Yngwie Malmsteen, Robin Beck, James Chistian (Houses Of Lords), Mikael Erlandsson (Last Autumn's Dream)…et j'en passe. La réussite de Tommy, outre d'avoir réussi à faire jouer tous ces musiciens ensemble est d'être arrivé à proposer un album très bien structuré qui ne part pas dans toutes les directions. La musique contenue dans ce troisième album de Radioactive est hyper mélodique, entraînante, parfois calme, tout en ayant des parties de guitares d'un très haut niveau et je peux vous assurer que cela ne rigole pas au niveau des solos. Le feeling est omniprésent dès le deuxième titre (le premier morceau qui est instrumental avec un solo de guitare m'a parut hors de propos) et ne relâche pas sa pression avant la fin de cet album qui est condensé et une photographie des différents courants mélodiques actuels. Un must, tout simplement que vous pourrez également acquérir dans une version limitée avec un dvd. (Yves)
(2005 – durée : 40'31" – 10 morceaux) Passion Rock a pour but de vous faire connaître ses coups de chœur, en chroniquant les dernières sorties de groupes plus ou moins établis tout en essayant de vous faire découvrir des combos moins connus de par nos contrées, ce qui est le cas de Radiocraft, groupe indépendant originaire du Michigan (USA) et dont l'intérêt principal se trouve dans la voix de Suzie Ferro qui me rappelle avec délice le style de Marta de Die Happy ("Red") ainsi que celui de Pat Benatar ("Bakersfiled", "You And Me"), mais si vous vous souvenez sans doute du titre "Heartbreaker" tiré de l'album "In The Heat Of The Night" sorti en 1979. Les riffs sont tranchants avec un début d'album en fanfare "The Wheel" (quel délice la voix légèrement éraillée de Suzie) et aussi bien Kevin que Ron, les deux guitaristes semblent posséder ce feeling qui fait la différence. Le combo a choisi pour ce deuxième album de privilégier les mi-tempos ("Rescue Me", "Porcelain", …) qui mettent encore plus en avant la voix très puissante de Suzie qui clôt l'album sur une ballade "Still Lying Water" qui monte crescendo avec une partie finale faisant penser à Led Zeppelin. Cet album est d'ailleurs intemporel, car il sonne résolument moderne tout en conservant tous les attraits du rock des eighties. www.targetrecords.de (Yves)
(2003 – durée : 53’20’’ - 12 morceaux) Peavy Wagner (chant et basse) peut être satisfait de la direction prise par Rage depuis plusieurs albums, grâce notamment à la présence à ses côtés de Victor Smolski à la guitare et le très expansif Mike Terrana à la batterie, qui ont réussi à rendre le style du groupe unique. Le trio ne cesse de progresser, malgré un niveau déjà appréciable sur ces dernières réalisations, comme "Welcome To The Other Side" (2001) et "Unity" (2002). En plus de sortir des albums toutes les années, le groupe arrive à chaque fois à se surpasser grâce à un niveau de créativité élevée. Les parties de guitare de Victor sont impressionnantes tant dans les parties rythmiques que dans les solos. Les changements sont fréquents et toutes les subtilités ne se dévoilent qu’au fil des écoutes. Le chant de Peavy est excellent et Mike comme d’habitude martèle ses fûts avec puissance et précision. Après "Ghost" paru en 1999, Peavy nous offre une suite avec "Sounchaser", le deuxième concept album de la carrière du groupe, dont l’histoire tourne autour de la manipulation génétique et la création d’êtres nouveaux les "Soundchasers". Au vu de cet album, on ne peut que se réjouir de voir Rage ouvrir pour Helloween en novembre prochain à la Laiterie de Strasbourg, tout en se faisant un peu de souci pour les citrouilles, puisque le trio risque de leur voler la vedette, comme ce fut le cas lorsque Rage ouvrait pour Primal Fear. (Yves)
(2004 : cd1 - durée : 66'57" - 15 morceaux / cd 2 –durée : 68'29" – 12 morceaux) Pour fêter les vingt ans de Rage, Peavy Wagner, le fondateur du groupe n'a pas lésiné sur les moyens puisqu'il nous offre un double cd live ainsi qu'un double dvd enregistrés le 25 janvier 2004 à Bochum en Allemagne. Bourré jusqu'à la gueule, ce double cd nous envoie en pleine figure les meilleurs morceaux de Rage avec notamment une majorité de titres issus des derniers albums du groupe ("Soundchaser", "Unity", Welcome To The Other Side") ceux justement enregistrés par la formation actuelle composée de Peavy au chant et la basse, de Victor Smoski aux guitares et bien sur de Mike Terrana, toujours aussi fou dès qu'il est derrière une batterie et ce n'est pas par hasard que son surnom est "drum machine". Le trio est impérial sur les planches et bénéficie des talents de ses musiciens (Victor est vraiment impressionnant dans son jeu de guitare toujours très précis, fougueux et peut être considéré à juste titre comme un "guitar héro", même s'il préfère mettre son talent au profit du groupe au lieu de se la jouer en solo) qui forment une unité vraiment soudé. L'autre atout de ce live, c'est de pouvoir entendre des vieux morceaux de Rage issus des premiers albums du groupe et même un titre d'Avenger ("Prayer Of Steel"), groupe qui devint Rage en 1985. Un live très réussi tant d'un point de vue musical que technique de l'un des groupes phare de la scène heavy métal qui, ne l'oublions pas, a commencé sa carrière depuis plus de deux décades. (Yves)
(2004 – durée : 42’17 – 9 morceaux) Non, le black n’est pas mort ! Pour fêter sa dixième année d’existence (oui, déjà, le groupe se formant en 94, et le premier album culte "Nattferd" date de 95…nostalgie !!), le groupe norvégien Ragnarok nous propose ce cinquième album, et pour faire bref, c’est leur meilleure production à ce jour. Voilà un superbe album de black metal malsain, nous proposant des compositions de qualité, ce qui devient de plus en plus rare en cette période de déclin du genre. Fan de black, n’hésites pas, tu manquerais un grand disque ! Entre le black extrême de Dark Funeral et celui plus envoûtant de Naglfar, ce "Blackdoor Miracle" sait toucher l’auditeur là où ça fait mal ; violent, haineux, très rapide, mais aussi sombre, glacial, majestueux, les heures glorieuses de la suprématie de la scène black nous reviennent en tête, et on se surprend à espérer le retour de ce style sur le devant de la scène. Petit plus en faveur de cet opus, le grand nombre d’ambiances différentes et les fréquents changements de rythmes font que cet album est moins linéaire que la plupart des autres galettes de ce style, et on ne s’y ennuie pas une seconde. Une parfaite réussite ! (Stench)
(2006 – durée : 47'00" – 11 morceaux) Après "House Of Dreams" sorti en 2002, Rain, qui compte dans ses rangs Michael Bormann (ex-Jaded Heart) revient avec son deuxième opus "Stronger". L'ensemble est estampillé AOR/rock fm avec une dominante de morceaux cool et de ballades, où la voix de Michael, qui prend parfois des intonations "Bon Jovi" fait merveille. L'osmose entre les membres du groupe se ressent d'ailleurs plus que sur le premier album, où l'enregistrement avait été disséminé sur plusieurs studio alors que "Stronger" a été enregistré dans le studio perso de Michael. Rain n'est donc plus vraiment un side projet, mais bien un vrai groupe. Cet album en est d'ailleurs la preuve et se situe dans la moyenne des albums intéressants sortis ces derniers mois dans le style "rock mélodique". (Yves)
(2006 – cd1 : durée : 49'19" – 5 morceaux / cd2 : durée : 49'33" – 3 morceaux) Enregistré en 1977, ce double live de Rainbow nous invite à un voyage dans le temps lorsque les groupes n'hésitaient pas à improviser quand ils se trouvaient sur scène. Qui ne se souvient de Led Zeppelin, Deep Purple, Uriah Heep qui se lançaient dans de longs solos de batterie, de guitares, de claviers ? Cet également le cas sur ce double cd avec une majorité de titres très longs, la palme revenant à "Still I'm Sad" de plus de vingt cinq minutes. Les musiciens s'en donnent à cœur joie, avec évidemment de nombreux solis de Ritchie Blackmore, mais aussi un de Dave Stone aux claviers et un du regretté Cozy Powel à la batterie. Les titres sont livrés dans des versions différentes que ceux présentes sur l'album "On Stage" sorti en 1977. De plus, "Long Live Rock'n' Roll", "Man On The Silver Mountain" et "Do You Close Your Eyes" ne figuraient pas sur le précédent support. Malgré la longueur des titres, ceux-ci ont très bien passé l'épreuve du temps, et l'écoute de cet album n'est à aucun cas ennuyeuse, preuve de la qualité de ces musiciens avec il faut le préciser un Ronnie James Dio impérial au micro. (Yves)
(2005 – durée : 41'51" - 8 morceaux) Premier album pour cet étonnant groupe italien qui en déroutera plus d’un par son approche très hétéroclite de la musique. En effet, si le heavy métal mélodique est le style de base de ce combo, des éléments de métal progressif, de speed mélodique, et même de death sont mêlées aux compos, et la première impression est déroutante ! On peut situer la musique du groupe du coté de formations comme Labyrinth, avec qui ils partagent la même conception de la mélodie, avec des refrains marquants, des structures qui savent se faire légères, et des envolées métalliques plus speeds. En même temps, un clavier omniprésent, (mais pas étouffant, mieux vaut le préciser), et des passages plus techniques donnent un coté progressif à l’ensemble. Et enfin, comme dit, un chant death/black métal qui vient se greffer sur le tout, dont on peut objectivement douter de l’intérêt. En effet, la musique du groupe était déjà largement assez accrocheuse sans qu’on ajoute ces grognements qui franchement ont plutôt tendance à couler l’ambiance générale. Bon, il faut nuancer, ces lignes grognées ne sont de loin pas majoritaires, elles parsèment le disque en surgissant soudain en de rares endroits, mais quand même, ça fait un peu la même impression que quand on déshabille une fille superbe, et qu’au dernier moment on voit qu’elle est poilue comme un ours… ça fait tomber la pression !C’est d’autant plus triste que le titre d’ouverture est celui qui met le plus en avant ces vocaux, approche un peu trompeuse qui risque de faire rebrousser chemin à certains auditeurs. Ca serait bien dommage, parce qu’une fois qu’on a mis de coté ce détail, cette galette est vraiment très agréable, et se hisse au niveau des Labyrinth et autres Dreamaker. Une expérience à tenter, un bon disque malgré tout ! (Stench)
(2007 – durée : 46’23" - 11 morceaux) Avant de recevoir ce skeud, je n’avais jamais entendu parler de Raintime, mais quand j’ai vu que le nom de Replica Records au recto de la pochette, je me suis dit que ce groupe devait posséder un certain potentiel. Et effectivement, c’est le cas, car ce groupe italien est très fort et risque de faire mal, car il mélange l’extrême, le progressif et le mélodique et sait s’inspirer des leaders de cette scène métal moderne, comme In Flames ("Flies & Lies"), Soilwork, Children Of Bodom ("Rolling Chances") tout en ayant sa propre personnalité, grâce à un gros travail des claviers et de belles parties de guitares ("Apeiron"). L’ensemble possède une puissance dévastatrice avec comme d’habitude dans le style des vocaux agressifs qui alternent avec un chant et des refrains très mélodiques, le tout étant relayé par des parties techniques. Ce groupe est vraiment bufflant d’aisance et n’hésite d’ailleurs pas à nous proposer un grand écart musical, car entre "Finally Me" hyper mélodique, presque fm et "Flies & Lies" très rentre dedans, on a l’impression d’écouter deux groupes différents, d’autant que le combo n’hésite pas à mélanger les deux comme sur "Matrioska" où une influence slave côtoie un chant brutal/mélodique. Ouvrez vos oreilles, pour prendre le temps de découvrir Raintime et puis cerise sur le gâteau, vous pourrez également écouter une reprise très métal de "Beat It" de Michael Jackson. (Yves)
(2006 – durée : 45'32" – 10 morceaux) Derrière une très belle pochette se cache le dernier opus du combo suédois Raise Hell, album qu'il aura fallut attendre quatre années puisque "Wicked is My Game" date de 2002."City Of The Damned" marque également la signature du combo avec Black Lodge, label suédois qui succède à Nuclear Blast qui s'était occupé de trois précédents réalisations du groupe. Nouveauté également puisque le guitariste Jonas Nilsson a délaissé le chant pour se consacrer uniquement à la six cordes et c'est Jimmy Fjällendal qui tient dorénavant le micro avec un timbre de voix beaucoup moins trash mais plus heavy, dans la lignée de celui du regretté David Wayne, premier chanteur de Metal Church. Les guitares se font également plus heavy avec des solos plus en avant et des rythmiques un peu moins brutes et même si le combo ne compte plus qu'un seul guitariste, le deuxième guitariste Torstein Wickberg ayant quitté le combo il y a quelques mois, l'ensemble reste extrêmement dense et se rapproche également par certains aspects de Megadeth avec un petit coté Exodus pour le côté trash. (Yves)
(2003 – durée : 62’30’’ – 12 morceaux) Josh Ramos est un musicien talenteux qui a participé à de nombreux groupes (The Storm, Two Fires, Hardline, …) mais qui malgré un emploi du temps très chargé est arrivé à composer l’un des meilleurs albums fm de l’année. A la croisée de Journey, Survivor, de The Storm et consorts, Ramos nous offre un super album d’AOR qui se laisse déguster comme un nectar. Cool et sympa, tout coule à flots et les musiciens qui composent le groupe connaissent toutes les ficelles du style : des mélodies envoûtantes avec des refrains qui font mouche. Les ballades sont somptueuses (Don’t Go, Love Is The Magic, …) comme c’est d’ailleurs presque toujours le cas dans ce style musical. Grâce à des groupes de cette qualité, le rock fm mélodique a encore de beaux jours devant lui. (Yves)
(2005 – durée : 40’40" – 10 morceaux) Sophia Ramos est une artiste américaine qui m’a fait parvenir son premier cd qui est un mix entre rock et hard, sur lequel vient se greffer sa voix à la fois agressive tout ayant un côté groovy. Vocalement la voix de Sophia pourrait être le point de rencontre entre la regrettée Janis Joplin, Lita Ford et les suédoises de Crucifed Barbara. C’est puissant aussi bien derrière le micro que musicalement avec des influences qui remontent aux seventies ("Torn Down" avec son riff "zeppelien"), mais aussi au modern rock, notamment au niveau des guitares qui se montrent parfois très abrasives et accrocheuses, même si à l’occasion l’acoustique refait surface ("Deep in my Bones")". Dotée d’un timbre vocal généreux, Sophia Ramos aurait pu se la jouer pop énervée, façon Lavigne, mais a préféré le rock sale et direct, choix que je ne peux qu’approuver. www.sophiaramos.com (Yves)
(2005 – durée : 47’42" – 34 morceaux) Et une autre galette qui va raviver la flamme du vieux hardcore, avec cette excellente initiative du groupe brésilien culte Ratos De Porao. Ils ont décidé de complètement réenregistrer leur premier album, aujourd’hui complètement introuvable, "Cucificados pelo systema", et avec un gros son, ça fait bien étrange. Les titres sont donc les mêmes, avec les excellents "Caos", "Morrer", etc., 17 titres qui tournent entre 20 secondes et 1 minutes 30, avec cette énergie qui est la marque de fabrique du combo. Entre punk, hardcore et crust, chaque composition du groupe est comme une balle dans la tête d’un skinhead, rapide et efficace. Bien entendu, le groupe a respecté l’identité du premier album qu’ils reprennent, et tous les titres sont donc chantés en portugais. Ceux qui connaissaient déjà le disque (enregistré en 83, ça calme, hein ?) seront surpris par le coté plus violent qu’apporte le gros son actuel, et pourtant… je préférais l’original. Et c’est là que ce cd devient indispensable ! En effet, la dernière plage n’est autre que le premier album en intégralité, non retouché, non masterisé, avec ce son crade et cette motivation de la jeunesse. Une excellente initiative donc, qui permet aux oreilles chastes de découvrir un groupe majeur de la scène sud américaine avec les nouvelles versions, et aux acharnés de la grande époque de savourer l’original de 83 qui entrera enfin dans leur collection. Un achat indispensable pour les fans du genre. (Stench)
(2004 – durée : 48’08 – 10 morceaux) Oubliez l’image que vous avez du mexicain somnolant à l’ombre d’un cactus, car si l’on en juge par ce groupe franchement radical, les habitants locaux noient leur ennui dans le métal, et plus particulièrement dans un brutal death métal très extrême. Second album pour Ravager, et visiblement ils ne sont pas de bonne humeur, réussissant à nous chier une galette dans la lignée des regrettés Fallen Christ (les vieux se souviendront de ce groupe signé à l’époque sur …Osmose, comme par hasard !). Très agressif, très violent, ce disque évoque une version ultra speedée des vieux Morbid Angel (époque Altar of madness), dont ils gardent l’ambiance sombre et la qualité d’exécution (les solos et la complexité de certains riffs en particulier), mais en y ajoutant un peu de folie et de vitesse qu’appréciait Angel Corpse. A mi-chemin entre le death floridien et l’extrême death sud-américain (Krisiun et autres malades), ce bijou fonctionne sur plusieurs registres, et comblera les fans de métal extrême de tous horizons. (Stench)
(durée 70’43’’ – 15 morceaux) Formé en 1993 par Michael Kelly Smith guitariste de Britny Fox, pendant un break de ce groupe, et rejoint par le guitariste/chanteur Cory Massi, le bassiste Joe Bisbing et le batteur Steve Attig, ce projet parallèle n’avait que d’autre prétention que de donner du bon temps aux musiciens qui le composait et aux fans de gros hard us. Le groupe a fait la tournée des clubs et a participé à plusieurs albums Tribute. Entre Cinderella (Urgency), Britny Fox (Feel It), Kiss (King Of The Night Time World), The Cult (Kicks), le groupe a su digérer ses influences pour faire monter la mayonnaise. Cet album comprend les morceaux finis du groupe avec de ce fait un son parfait ainsi que des morceaux tirés des démos du groupe ainsi que des chutes de studio qui n’ont qu’une valeur historique dans le sens où le son n’est pas encore mixé. D’ailleurs, l’on peut se demander ce que ce projet aurait pu donner avec des moyens plus conséquents, car le potentiel était bien présent. www.perrisrecords.com (Yves)
(2004 – durée : 43’06’’ – 10 morceaux) Il y a de plus en plus de groupes de métal actuellement et il est de plus en plus difficile de s’en sortir, mais heureusement certains sortent du lot au premier abord, comme Razorback qui a néanmoins un atout de taille en son sein puisque son chanteur n’est autre que Stefan Berggren qui fut le chanteur du super combo mélodique Snakes in Paradise et Company Of Snakes, groupe qui comptait plusieurs ex-Whitesnake. Avec un chanteur de cette capacité, on comprend aisément que l’on ne va pas avoir droit à du black métal ni à du hardcore, mais du hard classieux avec une touche seventies non négligeable. Les tempos ne sont pas linéaires, le clavier discret (A New King In Town) mais néanmoins présent avec toujours des mélodies au premier plan. Ce sont d’ailleurs ces mélodies qui font l’attrait de cet opus, car elles ratissent larges et permettent aussi bien d’aligner en majorité des titres fm (Fire And Rain, Eye Of The Storm) que des compositions plus lourdes et heavy (A New King In Town, Lone Wolf), le tout avec aisance grâce à la voix de Stefan. (Yves)
(2003 – durée : 69’01’’ – 10 morceaux) Le rock progressif n’a pas de frontières et c’est du Venezuela que nous arrive RC2, groupe qui s’est formé après la dissolution du groupe Radioclip, groupe qui sortit quatre albums de 1988 à 1994. Les ambiances sont extrêmement travaillées et aussi bien les fans de rock progressif classique dont Marillion, Yes sont les dignes représentants que les fans de métal progressif avec Dream Theater, Enchant ou encore Shadow Gallery devraient se retrouver en terrain connu. Trois instrumentaux viennent ponctuer les compositions chantées et permettent d’aérer l’ensemble de l’album. Le chant en espagnol de Félix Duque ne choque pas les oreilles et son timbre de voix n’est pas très éloigné de celui du chanteur de Shadow Gallery. Il faut d’ailleurs reconnaître que ce chant constitue un petit plus "exotique" des plus sympas. D’un niveau technique élevé, les musiciens de RC2 évitent cependant de se perdrent dans les méandres de passages techniques échevelés, mais préfèrent plutôt tout axer sur des compositions faciles d’accès, avec néanmoins des pièces musicales assez longues comme sur "Fria" où c’est seulement au bout de six minutes que le chant de Félix vient se poser sur les mélodies jouées par ses comparses. En résumé, un groupe qui prouve que le rock progressif n’a pas besoin de venir d’Europe ou d’Amérique du Nord pour être de qualité. (Album disponible chez Muséa) (Yves)
(2003 – durée : 41’34’’ – 11 morceaux) Entre Soilwork et The Kovenant avec un petite touche de Nevermore, ce trio portugais (eh oui le métal s’insinue partout) s’inscrit dans cette vague qui ne s’impose pas de limites et qui mélange plusieurs styles de métal extrême (trash, heavy, indus, …) sans que l’ensemble soit incongru. L’ensemble est vraiment compact et même si le son des guitares est puissant et très dense, il ne se détache pas de la section rythmique qui abat un boulot conséquent. Il suffit d’écouter les parties de batteries qui impriment le rythme aux morceaux qui sont truffés de fréquents breaks. Même si le chant grave est très puissant, il reste néanmoins écoutable (on n’a pas l’impression qu’il se fait égorger en poussant sa voix !!!) et représente la clé de voûte du trio. A côté de morceaux rapides et torturés, Re:Aktor nous propose également des morceaux qui nous dévoilent une face plus mélodique (See). A noter que les samples sont également utilisés et permettent au groupe de diversifier ses compositions (Damage Zone, Stellarator). (Yves)
(2007 – durée : 56’34" – 12 morceaux) Chanteur dans Pink Cream 69 mais ayant également participé à plusieurs autres groupes ou projets (Adagio, Three), David Readman se lance dans l’aventure solo avec 12 compositions qui ne changent pas fondamentalement du style de PC69, cela restant du hard mélodique, légèrement plus orienté rock. La voix de David se révèle toujours aussi expressive, chaude, mise en valeur par des titres parfois énergiques ("Without You", "Gentle Touch"), mais également bâtis sur des titres mi-tempos ("Evil Combination") ou plus posés ("Take These Tears", "Gentle Touch") avec même un hommage à Jimmy Hendrix sur "New Messia". Entouré de plusieurs invités, dont on retiendra Günter Verno (Vanden Plas) aux claviers, Tommy Denander (Radioactive,Rainmaker, ..) et Alex Beyrodt (Silent Force, Sinner, …) aux guitares, le chanteur anglais a réussi son 1er album sous son propre nom grâce à l’association de son timbre de voix à la personnalité marquée avec de bonnes compos. (Yves)
(2005 – durée : 63'41'' – 13 morceaux) Pour sortir de la masse des groupes jouant du heavy metal, Rebellion a choisi de nous proposer un album dont le thème est l'histoire des Vikings. Il fallait y penser et il est clair que ce thème aurait plus convenu à des groupes nordiques (géographie historique oblige), qu'à Rebellion qui est un combo germanique. Cela étant dit, les cinq musiciens s'en sortent avec les honneurs, car à partir de textes qui auraient pu inspirés de nombreux combos métalliques (Manowar en tête) et qui nous emmènent voyager en Norvège ("Sword In The Storm" – The Saga Of Earl Hakon; Protector Of Norway) ou au Danemark ("Canute The Great " – The King Of Danish Pride), Rebellion a réussi à trouver un enrobage musical approprié qui mélange au mieux guitares heavy, refrains guerriers avec de nombreuses orchestrations qui mettent en valeur le thème abordé. Par rapport à ses deux précédents opus, le groupe a essayé de varier un peu plus les tempos avec à côté d'une majorité de titres de pur heavy ("The sons Of The Dragons", "Ragnhild's Dream"), de riffs plus retenus ("Freedom", "Sword In The Storm"), des passages plus calmes ("Treason") avec également des solos de guitares plus longs et plus poussés que par la passé. Proche de Grave Digger, ne serait ce qu'au niveau de certaines parties chant, Rebellion a donc bien franchit le cap du troisième album, ce qui devrait lui permettre d'accroître encore un peu son noyau de fans. (Yves)
(2006 - durée : 50’23’’-11morceaux) Du trash, death teuton, à votre avis ce mélange est efficace ? Cela ne s’arrête pas là ! Ajoutez du groove, une vraie hargne, deux chanteurs pour deux registres de chant différents, le mari à la batterie et la femme à la guitare et on peut dire que la recette est complète. Du début à la fin, les six membres de Reckless Tide sont unis jusqu’à la mort pour leur deuxième album. Efficace comme du bon vieux trash, les composantes même du groupe lui donne une couleur spécifique. Les deux chanteurs se relayent très bien et offrent des perspectives variées aux morceaux. D’un riff lourd martelé par une batterie très directe, on passe sans accros à des lignes mélodiques qui vous donnent envie de bouger dans tout les sens. Ils prennent vraiment le temps d’amener à terme leurs idées musicales. Ne vous étonnez pas lors de l’écoute de "Kleemähendeäbte" un mélange de bande son de Tex Avery sauce teutonne c’est du pure délire ! (Yann)
(2007 – durée : 45’53" – 14 morceaux) Peaufinant l’intérêt musical de son style au fil des albums, the Red Chord nous propose aujourd’hui son troisième opus. D’entrée de jeu, on se prend une grosse baffe avec la première plage en 1’30’’ de violence pure mais canalisée et réfléchie. Le tout se situe quelque part entre un death technique et un hardcore plus mid-tempo parsemé de touches grind pour une musique exigeante aux riffs diablement accrocheurs. Les compos s’enchaînent sans temps mort en nous évoquant tour à tour Dillinger Escape Plan pour le côté barré mais cohérent, Immolation dans l’atmosphère malsaine des riffs ou encore Black Dahlia Murder pour les accélérations subitement épileptiques. Sachant faire fi des étiquettes, le groupe dispose d’un répertoire très personnel. Il ne saurait se découvrir complètement qu’au fil d’écoutes répétées, indispensables pour capter toutes les subtilités de ces œuvres à tiroir. Si vous êtes accro à l’originalité retranscrite en violence musicale, ce CD est fait pour vous. Une œuvre rare. (David)
(2006 – durée : 43'39" – 10 morceaux) Encore un super groupe composé de six musiciens avec notamment au chant le sri lankais Chity Somapala (Avalon, Firewind, Faro), Markus Teske aux claviers (Sheela, mais surtout connu comme producteur pour Vanden Plas, Symphony X, Mob Rules, …), la formation bénéficiant également la présence de trois guitaristes en "special guest" : Stephan Lill (Vanden Plas) ainsi que les deux frenchies Patrick Rondat (Consortium Project, …) et Stephan Forte (Adagio) qui sont venus apportés chacun leur contribution sur un titre de l'album. La musique de groupe se décline sous la forme d'un heavy métal progressif qui est très bien interprété mais qui ne révolutionnera pas le style. Le titre ""Where You Are", sort un peu de ce cadre, avec une structure qui se situe entre la ballade et le soft rock avec ses claviers légers. Fans de Vanden Plas et de métal progressif dans cette veine, Red Circuit vous attend. (Yves)
(2006 – durée : 40'10" – 11 morceaux) Album très sympa que celui des suisses de Redeem qui place d'emblée le trio dans le cercle des groupes qui méritent une écoute. Rock alternatif dans la lignée de Creed, Nickelback, avec des touches propres à U2 ("Two Points Of View") ou Him, les trois musiciens de Redeem ont trouvé le ton juste dans leurs compositions qui s'écoutent avec une facilité déconcertante. C'est évidement orienté rock "mainstream", avec des titres courts qui comprennent différentes ambiances qui s'assimilent immédiatement dans vos neurones comme "Spendid" ou "Two Points Of View" avec ses petites touches de clavier. La voix de Stefano "Saint" Paolucci accroche immédiatement autant sur les titres directs ("Look Around") que sur les titres plus mélancoliques ("Alive", "Behind The Music"). Très bien produit, bénéficiant de bonnes compositions, Redeem frappe un grand coup avec "Eleven" et se place d'emblée au niveau des meilleurs du genre. (Yves)
(2005 – durée : 57'32" – 8 morceaux) Je ne sais pas vraiment d'où sort ce groupe, mais il arrive en un peu moins d'une heure à nous scotcher avec son métal progressif de grande qualité qui allie puissance, changement de rythmes avec une finesse bien présente. Néanmoins, ce groupe n'est pas composé que d'inconnus, car après avoir consulté le livret, j'ai remarqué le nom de Ray Adler au chant qui n'est autre que le vocaliste du mythique Fates Warning et avec une personnalité de ce type, cela aide forcément et tire l'album vers le haut, surtout que son timbre de voix possède la puissance tout en ayant une subtilité à fleur de peau, un peu à l'image de Geoff Tate de Queensrÿche. Débutant sur un morceau heavy ("Threads"), le groupe joue sur la majorité de l'album sur l'alternance de parties heavy dues (Scared) aux guitares avec des breaks qui permettent aux claviers d'apporter une autre dimension musicale à l'ensemble ("Parker's Eyes"), le tout magnifié par la voix de Ray. Le niveau technique du groupe est vraiment très élevé et peut soutenir sans problème la comparaison avec les maîtres du genre Dream Theater ou Shadow Gallery ou plus récemment les très prometteurs Beyond Twilight, surtout que Redemption nous propose une deuxième partie d'album "The Fullness Of Time" composée de quatre morceaux vraiment impressionnants qui passent par des parties puissantes ("Rage") à des ambiances plus tempérées ("Despair" qui fait penser à Evergrey) voir calmes ("Transcendence"), le sommet de cet album étant néanmoins atteint par le titre "Sapphire" qui ne fait partie des ces quatre morceaux, mais qui en quinze minutes nous emmène vers des sommets musicaux qui donneront le tourniquet à tout fan de métal progressif. (Yves)
(2006 – durée 51'33" – 11 morceaux) Direct, sans fioriture, Redkey nous envoie la sauce avec son heavy métal puissant. Ce groupe respire l'authenticité renforcé par la présence de Thomas Rettke que les plus anciens auront reconnu pour avoir été le chanteur d'Heaven's Gate qui pour l'occasion voit également le retour de Sascha Paeth aux guitares qui outre le fait d'avoir joué dans le même groupe que Thomas est également connu pour ses talents de producteur avec Angra, Kamelot, Rhapsody,… L'ensemble de l'album sonne métal classique avec des influences qui nous font penser à Judas Priest, Primal Fear et Nightmare, Thomas possédant un timbre de voix proche de celui de Ralf Scheepers ("Gone Too far") et de Jo Amore ("Be My Guide"). Alors, pas de soucis, si vous cherchez du heavy classique, hyper carré, Redkey, c'est un peu comme la choucroute alsacienne, ça tient au ventre et c'est vraiment bon. (Yves)
(2002 -durée : 44’32’’ – 13 morceaux) Red Nose est un groupe français qui pratique le rock chanté en français, le tout avec des influences sudiste et blues. Ce groupe qui s’est formé en 1985 a d’abord écumé de nombreuses salles en reprenant des standards de groupes connus (ZZ Top, Lynyrd Skynyrd, Foghat, Johny Winter, …) avant de composer ses propres compositions que l’on retrouve sur ce premier album. A l’énumération de ces groupes, on comprend aisément que le groupe ne pratique pas la variété, mais le rock distillé aux Usa. Le chant est très bien interprété et me fait un peu penser à Paul Personne, notre bluesman français n°1, mais ce sont surtout les parties de guitares qui apportent cette coloration très chaude à la musique de Red Nose. Un groupe à déguster sans modération. (Yves)
(2007 – durée : 58’37’’ – 12 morceaux) Originaire de Thessalonike en Grèce, Redrum s’impose d’emblée avec son premier album, comme un très bon groupe mélodique qui s’inscrit dans la lignée de Bonfire, Jaded Heart ou House of Lords. Petit plus, le combo a recruté Michael Bordmann (ex Jaded Heart) qui avec sa voix légèrement cassé s’intègre très bien aux compos qui se révèlent entraînantes avec des guitares en avant ("Rise Up", "Judgement Day", "Rock Nation") tout en ayant un coté fm, grâce notamment à des refrains à la Def Leppard ("No Turning Back"). Les mi-tempos ne sont pas omis avec des titres à intro acoustique ("Thirsty For Love") ou claviers "légers" typiquement hard fm ("Heart to Heart"), tout en ayant une belle ballade ("Lonely Lady"). Un album varié, bien produit et qui démontre une nouvelle fois que la musique n’a pas de frontières. (Yves)
(2004 – durée : 43'33" - 11 morceaux) Bon, les sorties en métal extrême sont rares ce mois-ci, allez savoir pourquoi, je m’offre donc le luxe de chroniquer des trucs plus softs, dont cet album que j’aime beaucoup… à ma grande surprise! Pourquoi ? Parce qu’en général les groupes à chant en espagnol, style Tierra Santa, ne me branchent pas du tout, j’ai du mal avec les sonorités de cette langue que je trouve en décalage avec le heavy métal… Mais ça c’était avant que je ne rencontre Red Wine ! Le groupe nous balance une putain de heavy métal bien mélodique, assez speed, avec cette chaleur propre aux formations du sud (Dark Moor en tête), et chaque titre est doté d’un refrain en béton armé qui se place tout naturellement dans notre crane dès la première écoute. Red Wine a eu la très bonne idée de mettre un peu de coté tout l’attirail symphonique à la mode pour bâtir ses titres autours de riffs vraiment métal, la mélodie provenant plus du cocktail vocal que nous propose Mario Suarez dont le timbre assez typique est renforcé par le charme que lui confère les textes en espagnol. Il faut se rendre à l’évidence, innover dans un style aussi saturé que le heavy métal mélodique n’est plus vraiment possible, et ce n’est donc pas ce que cherche le groupe, mais ce "Cenizas" tire parfaitement son épingle du jeu grâce à cette alliance entre vitesse et mélodie, où les morceaux les plus lents ("Una Vida Mas" par exemple) sont suffisamment accrocheurs pour plaire à un grand nombre, pendant que les plus classiques ("Miedo Dolo") laissent beaucoup de champ aux gratteux pour tout défoncer. Un bien bon album qui me fait changer d’avis sur le métal espagnol. (Stench)
(2003 - durée : 65'06" - 11 morceaux) Pour que tout soit clair dès le début, commençons par les présentations : à la basse, Jay Rigney, diplômé du Berkley college of music; à la batterie, Matt Surfield, également diplômé de cette prestigieuse école ; au chant, Mike Vescera, ex Loudness et Malmsteen ; et surtout, aux grattes Joe Stump, professeur au Berkley college of music, auteur de quatre albums instrumentaux qui font passer Malmsteen pour un gentil débutant je pense que vous l'avez compris, c'est une putain de démonstration de guitare que nous offre notre ami Stomp ! Les solos sont à tomber par terre et les riffs et rythmiques pourraient aisément servir de solos pour nombres d'autres groupes tant ils sont complexes ! Un exemple : sur les six minutes de "No forgiving", on a droit à trois minutes trente de solos ! Mais le gros avantage de cette galette est qu'il s'agit d'un vrai groupe de heavy speed metal, (avec refrains cartons, mélodies, claviers à la Deep purple, et dont les solos ne sont que la cerise sur le gâteau), et non d'un album de démonstration uniquement destiné aux spécialistes comme le font Vai ou Satriani par exemple. Ici, à l'instar de Concerto moon, la technique est mise au service de la composition de titres imparables capables de faire headbanger un pendu. Une chose est sûre, la barre est placée très haut, bon courage aux groupes à venir ! Moi c'est réglé, ma gratte est déja passée dans le vide-ordures... (Stench)
(2006 - durée : 45'45" – 12 morceaux) En écoutant Relapsed, on pense d'emblée à Caught In The Act et Guild Of Ages, cela s'expliquant par le fait que Relapsed est formé de la majorité des membres des groupes précités. En effet, l'histoire de ces trois groupes est liée, car après deux albums ("Relapse Of Reason" en 1995 et Heat Of Emotion" en 1997), CITA dû changer de nom pour devenir Guild Of Ages qui sorti aussi plusieurs albums avant de se séparer pour se reformer en 2003 sous le nom de Relapsed. A part, un nouveau guitariste Brain Mesa, c'est donc la formation de 1995 que l'on retrouve sur cet opus qui se situe toujours dans un créneau hard mélodique avec moins de claviers que par le passé et une approche plus moderne avec des guitares plus heavy. Les refrains sont toujours aussi travaillés et ne devraient pas déstabiliser les anciens fans d'autant plus que cette approche moderne est toujours couplée à des racines FM. (Yves)
(2004 – durée : 34’15’’ - 25 morceaux) Bon, 24 titres pour 34 minutes, c’est pas la peine de vous faire un dessin je pense, non? C’est bien un putain de disque de grind-core qui est en ce moment sur ma platine, et qui y tourne depuis un bon moment déjà. Ce cd sent bon l’urgence, et un son très live lui ajoute encore un coté bestial. Bien entendu, les textes sont engagés, les titres super courts, les chants alternent entre voix grave et hurlements hystériques, les puristes seront ravis de découvrir ce nouveau petit bijou du grind. Ce groupe est suédois, et la ressemblance avec leurs compatriotes de Nasum est évidente et semble-t-il parfaitement assumée, les deux groupes ayant choisi le même créneau pour se défouler. Si vous avez aimé le dernier Nasum, il est sûr à 100% que vous craquerez pour cet album de Relevant Few !! Le groupe a eu l’excellente idée d’intégrer en plein milieu de l’album un titre plus long (plus de 4 minutes pour ce "Doomsday Celebration"), extrêmement lent et pesant, presque doom, qui tranche avec le reste du disque et qui semble marquer une pause entre les deux parties du cd, en démontrant que le combo a plusieurs cordes à son arc pour ce qui concerne les différentes façons d’être violent; après cet interlude surprise, la reprise n’en est que plus brutale ! Un disque de très haute qualité à conseiller aux fans de grind pur, ou à ceux qui veulent découvrir un peu mieux le coté le plus extrême de notre musique. (Stench)
(2001 – durée : 29’59’’ – 8 morceaux) Les fans d’AOR seront comblés avec cet album de Renegade, un combo canadien venant de Vancouver, qui nous propose sa vision du rock mélodique. Il semble néanmoins important de préciser que si cet album, datant de 2001, est chroniqué seulement aujourd’hui, c’est qu’il était très difficile à se procurer (malgré de fortes demandes), alors qu’il est disponible depuis peu chez Target Records. Cet album est le fruit du travail de Jim Buckshon, le leader du groupe qui en plus de jouer plusieurs instruments, s’est occupé d’écrire les morceaux et de les produire. Le résultat de son travail se présente sous la forme de cet album qui comprend l’enregistrement de titres inédits datant de la fin des années quatre vingt et même si ces titres sont anciens, ils ne sonnent en aucune façon démodés. Les morceaux sont calibrés rock fm avec des belles mélodies et des refrains très entraînants et un chant typiquement AOR interprété par Marty Sippola. Les harmonies sont travaillées et l’ensemble est vraiment d’un haut niveau qualitatif, même si au niveau quantitatif, l’on est un peu déçu que cet album ne dure que trente minutes avec en fin d’album, un instrumental dispensable. www.targetrecords.de (Yves).
(2003 – durée 49’24’’ – 11 morceaux) Malgré une malformation physique au niveau des mains, Rick a choisi de jouer de la guitare et bien lui en pris, car il a réussi à être intégré au milieu et surtout à se faire des relations qui sont venues lui prêter main forte sur son premier album solo, notamment au niveau du chant. En effet, ce ne sont pas moins que Rob Rock (ex. Axel Rudi Pell, ex. Impellitteri) Wade Black (ex. Crimson Glory, ex Seven Witches) et Mat Sinner (chanteur et bassiste de Sinner et uniquement bassiste de Primal Fear) qui sont venus poussés la chansonnette sur les compositions de Rick, les textes et les mélodies ayant été écrites également par Rob Rock. L’album est entrecoupé de six morceaux instrumentaux où Rick nous permet d’admirer sa technique de guitare dans un style influencé par Yngwie Malmsteen tout en étant un peu moins démonstratif. Un album qui constitue une réussite et qui prouve qu’à force de travail et d’amour de la musique tout est possible. (Yves)
(1986 – durée : 29’32" - 18 morceaux) Comment proposer une rubrique qui s’appelle "Classic corner" sans parler de REPULSION ? En moins d’une demie heure, le groupe américain a changé la face du métal extrême. Même s’il ne sera distribué à grande échelle qu’en 89 par Bill Steer de Carcass sur son label Necrosis, l’album circulait déjà depuis 86 et a influencé la totalité des groupes extrêmes de l’époque ; de Napalm Death à Terrorizer, en passant par Bolt Thrower, pas un seul n’a nié l’impact de ce disque qui a repoussé les limites de l’audible. Quand on prenait à l’époque le "Reign in blood" comme l’incarnation de la violence, et que Death (alors Mantas), Obituary (alors Xecutioner) et autres Massacre commençaient à peine à comprendre comment fonctionne une guitare, Repulsion balançait le disque le plus brutal de tous les temps. Jamais on n’avait atteint ni une telle violence, ni une telle rapidité, les bases du grind à venir étaient définitivement posées : blasts quasi non stop, riffs hypersoniques, rapidité inouïe, solos qui vrillent les tympans, chaque titre était un condensé de brutalité. Depuis le premier riff devenu culte de "Stench of burning death" (repris par Napalm Death lors de leurs concerts) jusqu’au "fuck" final, rien n’est à jeter. Des titres comme "Six feet under", "Radiation sickness", "Horrified" sont indémodables. Le chant est encore loin de l’ultra guttural moderne, plus proche des braillements de Jeff de Possessed, mais cela a permis de proposer dans ce déluge de violence des pseudos refrains comme dans le fabuleux "Maggots in your coffin". Ce "Horrified", unique album d’un groupe culte par excellence, a incarné à lui tout seul l’extrême pendant quelques années, et reste le disque du tournant décisif. Ceux qui l’ont écouté à l’époque en ont été transformés. Alors que les autres se précipitent sur la réédition que propose Relapse pour comprendre que le grind qu’ils croient être à la mode tournait déjà sur nos platines il y a 20 ans ! (Stench)
(2002 – durée :46’48’’ – 9 morceaux) Nouveau groupe venu des terres nordiques, Requiem comme son nom l’indique est une formation qui a intégré dans sa musique des influences classiques, (au même titre qu’Yngwie Malmsteen), pour les mélanger à des éléments de speed métal mélodique. Le point fort de Requiem réside dans Jouni Nikula qui possède la particularité de pouvoir passer d’une voix grave à une voix aiguë (Liquid Hours), le tout avec une facilité déconcertante. Comme toujours avec les musiciens nordiques, le niveau technique est placé très haut. Il est à remarquer que comme beaucoup d’artistes sortant leur premier album, la priorité est donnée aux tempos rapides alors que je pense que l’alternance des tempos speeds avec des parties plus calmes rendrait plus justice aux qualité d’écritures des musiciens, comme c’est le cas sur les morceaux "Whispers" et "Forgotten Path" qui proposent l’alternance des tempos. Le bilan est donc majoritairement positif à l’issue de l’écoute de ce premier album. Il reste néanmoins au groupe encore à travailler pour faire ses preuves s’il veut se faire une place dans le monde du métal symphonique. (Yves)
(2006 – durée : 35’30" – 10 morceaux) Cela c’est un énorme plaisir! Pour commencer, voir que chez nos amis et voisins suisses on peut aussi se sortir de la masse est vraiment encourageant. Requiem, un des grands noms du death métal helvète, qui hante l’underground depuis un paquet d’années, et après de bien belles tournées (Benediction Master, etc.) et un contrat avec Revenge production, a enfin réussi à décrocher un deal avec un gros label, Massacre records pour ne pas le citer. Ensuite, plaisir de pouvoir entendre un disque de death bien classique, qui rivalise de talent avec les plus grands noms US, un album tout simplement énorme qui comblera les fans de pur death. Enregistré par un membre de Kataklysm (rien que ça !), cette galette est monstrueuse, dans la lignée des derniers Malevolent Creation ou Monstrosity, ou encore de Blood Red Throne avec qui ils partagent sans doute la volonté de pondre un hommage aux formations du passé, avec de nombreux blasts, des riffs simples mais "Death to the core", des ralentissements old school, et un chant graveleux, mais audible. On est d’accord, c’est ultra classique, et rien n’est inventé, mais ce disque est un tel condensé de ce qui se fait de mieux en la matière qu’un fan ne peut pas résister à ces dix joyaux d’agression. Les titres sont d’une incroyable cohérence, ils semblent couler de source et rien n’entrave le plaisir, puisque ni la surenchère de technique, ni la grotesque ultra brutalité actuelle ne font partie des éléments gardés par le groupe, juste un feeling de sombre violence, de crasse, de death métal ! Une bien belle leçon, une énorme réussite qui vient se placer à coté des groupes floridiens les plus cultes, un disque qui pue le classique, le pur death honnête, et c’est sans doute le plus gros compliment qu’on puisse faire à Requiem. Comme quoi, rester fidèle à ses goûts mène à la réussite, avec un peu de persévérance. Ruez vous dessus ! (Stench)
(2007 – durée : 38’19’’– 10morceaux) Avec une intro industrielle on aurait pu penser que Requiem était un lointain cousin helvétique de Samael ! Mais très vite la lourdeur arrive dans toute sa splendeur, c’est un gros coup de poing à la manière de Vader qui nous transperce le corps avec "Can't afford won't go forward". Chaque intro est là pour lancer la machine avec des parties posées faisant entendre de belles pièces instrumentales, techniques et brutales. Le son est en béton, c’est vraiment grave et percutant. On retrouve Andy Classen pour l’enregistrement, le mixage et la production. Les ralentissements sont très efficaces et produisent l’effet d’un vide autour de nous. Je suis resté en suspension après le choc des blasts et autres rythmes death ("From ashes to ashes"). Le combo suisse a quand même des petits défauts selon moi mais ils sont inhérents au style. Lorsqu’il lâche la purée, ça devient répétitif. Mais avec des compositions comme " No means Nothing" qui livre un death lourd, profond et audible, il n’y a aucun doute quant aux qualités du skeud. 10ans que ça dure et ce n’est pas prêt de s’arrêter avec ce disque. (Yann)
(2007 – durée : 45’36’’ – 10 morceaux) J’ai découvert Resistance lors du passage de Manilla Road au Grillen (concert auquel j’ai assisté en grande partie pour le show de Fuel By Fire qui ne m’a pas déçu pour un sou !), où le groupe bas-rhinois assumait l’ouverture de la soirée. Resistance officie dans le registre du thrash odl-school, dont les influences majeures sont tirées du thrash des années ’80 (Slayer, Forbidden, Manilla Road…), le tout avec quelques petites pointes issues de groupes plus heavy essentiellement remarquables lors des solos. Sur ce premier album, tout fleure bon les eighties, le style, le son, la façon de jouer ; le tout avec une production actuelle dont le seul point noir est le manque de puissance. Le quatuor strasbourgeois livre donc un beau pavé, oscillant entre titres thrash rapides et violents (“Bang your fucking Skull”, “Considered dead”, “Satan’s call… Through the river Styx”), morceaux aux accents heavy plus prononcés (“…Rage”, “Fist of fire”), et un superbe cover de Manilla Road magnifiquement interprété (“Necropolis”). Le chant reste toujours audible tout en jouant sur plusieurs timbres, et les musiciens pratiquent un style rapide, précis et carré nécessitant le doigté en conséquence. Resistance offre avec sa première galette un cd très prometteur, qui ravira tous les amateurs de thrash old-school et de heavy des eighties. J’attends la suite avec impatience ! (Sebb) Contact : www.myspace.com/resistance667
(2003 – durée : 53’56’’ – 13 morceaux) La passion est le moteur qui doit pousser les musiciens à se surpasser et c’est grâce à celle-ci que Rest In Peace peut nous offrir aujourd’hui son deuxième album qui permet au groupe de développer les qualités de son métal progressif, qualités déjà présentes sur son premier album "Stares On Reality" sorti en 2001. Tout a été peaufiné, à l’image du livret qui a été particulièrement soigné (avec tous les textes et un petit descriptif de chacun de ceux-ci) jusque dans les compositions. Plusieurs écoutes s’avèrent indispensables pour en appréhender toutes les subtilités. Au chant Eric Bevilacqua va encore plus loin dans sa manière de chanter, n’hésitant pas à passer d’une voix aiguë à une voie plus grave selon l’ambiance du morceau (Another Rebirth). Le groupe innove en intégrant des chants grégoriens (Widukind) et s’essaye même à l’exercice de la trilogie (The Werewolf Trilogy). A noter que la deuxième partie du morceau "Diary Of A Merchant Man" se retrouve sur "Evilution", la première partie étant présente sur le premier album du groupe. Les parties de piano et de claviers sont encore plus travaillées que par le passé et restent l’un des points fort de la formation. Les grenoblois confirment donc leur position avec ce nouvel ouvrage qui devrait même leur permettre d’accroître leur notoriété dans le monde du métal en général. (Yves)
(2008 – durée : 39’28’’ – 9 morceaux) Il y des reformations auxquelles on ne s’attend alors pas du tout ! Et celle de Resurrection en fait partie… Le groupe Floridien revient sur le devant de la scène avec un line up presque entièrement remanié, seuls subsistent Paul Degloyer, le chanteur, et John Asti, l’un des guitaristes, en tant que pièces d’origine du combo. Avec ce nouvel album “Mistaken For Dead”, Resurrection donne une suite à leur unique album sortir en 1993, et que les plus craintifs se rassurent, cet album est bien meilleur que son prédécesseur. Le style du groupe n’est pas profondément changé, on reste toujours dans le death old-school lourd et gras aux grognements châtrés. Néanmoins, le combo a évolué musicalement et propose des riffs bien plus acérés et plombant. L’utilisation des intro post-plages évolue elle aussi, car on n’a plus droit à autant de palabres que dans premier album et ce pour mon plus grand plaisir. “Buried alive”, “Unholy”, “X-ile”, “Death by desire”, les morceaux s’enchainent et on se délecte de cette musique lourde et malsaine, qui nous transporte au début des années ’90 tout en tapant du pied. Resurrection ne sortira certainement pas le meilleur album de death de l’année, mais compte parmi les sorties à posséder pour tout amateur de death ! (Sebb)
(2003 – durée : 52’54’’ – douze morceaux) Troisième album pour le groupe français Revenge et nouvelle étape dans la carrière de ce combo qui à l’image de la pochette de son nouvel opus, nous propose du hard bien chaud, tout en formes qu’on peut déguster sans modération et qui devrait permettre à ce groupe de la région lyonnaise d’être mieux connu. Les ingrédients propos au style sont présents avec des guitares acérées, une rythmique en béton, un chanteur P’tit Jo à la voix puissante, un brin éraillée (travaillée au Jack’s Daniels ?) qui rend le tout bien sympa. Le groupe est garant de ce hard français de qualité avec des influences qui passent par Accept, AC/DC ou encore le big rock américain. Un groupe qu’il convient de soutenir comme il se doit en écoutant sa musique et en allant le voir de visu sur les planches lors du festival Guardians Of Métal qui aura lieu le 20 septembre prochain à la Laiterie de Strasbourg, soirée qui accueillera également Scavengours, Hachoir, Phenix, Dyslesia et Killers. (Yves)
(2005 – durée : 48'54" – 12 morceaux) Quatrième album pour Revenge après l'excellent Sticked To Your Back" sorti en 2003, groupe originaire de région de Lyon, qui continue son bout de chemin dans le hard rock traditionnel, influencé notamment par Accept ("I Need Your Lips"), cette comparaison provenant du timbre de voix éraillé de P'tit Jo. Ce nouvel album permet au groupe d'explorer de nouvelles directions plus mélodiques ("Don't Trust Your Nighmare" où l'apport des claviers apportent un véritable plus) avec pour cet album également une nouvelle reprise, en l'occurrence "He's Back (The Man Behind The Mask)" d'Alice Cooper pour qui le groupe a d'ailleurs ouvert en juillet 2005 à l'Olympia. Je dois dire que sur ce coup là, le groupe aurait pu s'abstenir, car c'est comme si on demandait à AC/DC de reprendre du Foreigner. Autre faute de goût, le début de la ballade "Don't Wanna Fall In Love Again", un peu poussive avec des chœurs décalés et un P'tit Jo pas très à l'aise, mais fort heureusement, la deuxième partie du morceau s'améliore avec des parties rythmiques en duo. A part ces critiques et à condition d'appréciez le chant de P'tit Jo (c'est simple : on aime ou on déteste, on ne peux rester indifférent !), "Explicit" est un album sympa avec une majorité de bons titres (""Wild Wild Wild", Sticked To Your Back"). (Yves)
– IN THE RECTORY OF THE BIZARRE REVEREND (reed. 2004 – durée 74'08" - 6 morceaux) – RETURN TO THE RECTORY (2004 – durée : 65'50" - 7 morceaux) J’en parlais déjà le mois dernier, mais ceci se confirme chaque semaine : le doom est de retour, et de quelle façon ! Et s’il fallait trouver une définition de ce qu’est le doom, j’en donnerais le synonyme : Reverend Bizarre ! Ce disque regroupe deux albums : "In The Rectory Of The Bizarre Reverend" sorti en 99 et réédité, et "Return To The Rectory" qui propose des inédits ainsi qu’une plage vidéo. En fait, c’est presque inutile de chroniquer ces disques : cherchez sur le net une définition du doom, et vous aurez votre review de ces cds… D’une lenteur pachydermique, d’une lourdeur extrême, d’une noirceur totale, d’une monotonie absolue, les titres qui tournent entre 11 et 21 minutes font partie de ce qui se fait de plus extrême dans le métal lourd. Les vocaux sinistres mais malgré tout chantés (oubliez les vocaux death par exemple), sorte d’incantations macabres, nous guident dans cet univers minimaliste. Au détours de riffs ultra basiques (on trouve des riffs de deux notes répétés pendant 5 minutes !) des chœurs monocordes enfoncent le clou dans de très rares envolées lyriques comme sur le monstrueux "Sodoma Sunrise". Le deuxième cd est de la même trempe, avec un reprise de Barathrum ("Dark Sorceress"), et des morceaux écrasants comme "The March Of The War Elephants" (jamais un morceau n’aura si bien porté son titre !). S’il ne vous faut qu’un cd de doom, c’est celui-ci. Plus lourd que St Vitus, plus étouffant que le premier Cathedral, ces hymnes à la lourdeur sont ce qui se fait de mieux en la matière, et le morceau "Cirith Ungol" du haut de ses 22 minutes est le résumé parfait d’un style extrême méconnu, d’une rare audace, et qui peut-être plus encore qu’aucun autre, se plait dans une démarche anti-commerciale et radicale. Du grand art, les extrêmes sont toujours bons à prendre ! (Stench)
(2007 – cd1 : durée : 66’08’’ – 3 morceaux ; cd2 : durée : 63’56’’ – 5 morceaux) Voilà une sortie des plus ambiguë du moment, d’une part l’annonce d’un nouvel album appuyé par la tournée qui le suivra, et de l’autre l’annonce du split du groupe à la fin de cette tournée. C’est donc entre plaisir et tristesse que j’ai accueilli cet album, le bonheur de retrouver un groupe que j’apprécie beaucoup, et le chagrin de savoir sa fin imminente. Pour ce troisième album, Reverend Bizzare a mis les petits plats dans les grands en livrant un double album d’une longueur monumentale, dépassant les deux heures de musique. Le premier cd, uniquement composé de trois titres, est à lui tout seul une merveille du doom. "They used dark forces/Teutonic witches" ouvre l’album sur un doom typé seventies au riff principal ensorcelant. Premier titre qui dure près de 30 minutes et pendant lequel on n’éprouve pas un seul instant d’ennui. "Sorrow", le second morceau, d’une longueur quasi égale à son prédécesseur, est beaucoup plus sombre. Les tempos sont plus lents et plus lourds, apportant une pesanteur noire et lugubre écrasante. Les autres titres de cet album sont plus courts, excepté "Anywhere out of this world" qui dure 25 minutes. "Ceasar Forever", avec ses presque 16 minutes, démontre toute la puissance du groupe. Tous les ingrédients au titre incontournable sont réunis ici, batterie intense, riffs lourds, solos puissants, chant obscur, sans compter l’outro des plus inattendues. Les émotions transmises prennent encore plus d’ampleur lors des passages instrumentaux ("Kundalini arisen "), où la batterie et les guitares accordées tellement bas affermissent ces humeurs. "III: So Long Suckers" est un album dont je ne voudrais raccourcir aucun instant, et fait parti des meilleures réalisations doom. Reverend Bizzare a franchi un nouveau stade de maturité et s’éteint à son summum ! Magistral ! (Sebb)
(2007 – durée : 36’15’’ – 11 morceaux) Premier album pour ce groupe originaire de Californie, dont les seuls indices quand à ses influences sont le patch sur lequel est mentionné "feat. Mike Vallely/Skate-God!!!" et la reprise de "Hole in the sky" de Black Sabbath. Alors le mélange de skate (qui est un style musical me procurant plus de nausées qu’une bière à l’urine de gnou) et de Black Sabb période Ozzy ça donne quoi ? Hé ben… Pas grand-chose en fait… Et c’est pas faute d’avoir essayé de trouver des trucs positifs ! Le cd commence pourtant pas trop mal avec "Come on", le problème c’est que dès le second titre on a droit à une merde. Au fil des morceaux on reconnaît des riffs influencés par Mötörhead, Rose Tatto, et Black Flag, mais dès qu’un titre dépasse les trois minutes il devient chiant. Les quelques morceaux à sauver sont "Switchblades & Urethane", "Do or die", "The real deal"(qui est un vrai bon morceau de rock avec du feeling et de la puissance) et "Come on" le titre d’ouverture. Les plus mauvaises plages sont la reprise totalement massacrée de Black Sabbath et "Who I am" une ballade insipide et insupportable (surtout à cause du chant…). Revolution Mother ne bouleversera pas le monde du métal avec cet album, et si le groupe décide de continuer dans la même voie, je lui souhaite bien du courage… (Sebb)
(2005 – durée : 44'37" – 11 morceaux) Fortement influencé par le métal traditionnel, Revolver est composé notamment de Nick Walsh, que les plus perspicaces d'entre vous auront reconnu puisque le canadien était le frontman du groupe Slik Toxik qui connu pas mal de succès en 1992 avec l'album "Doin' The Nasty". L'homme a pris le temps d'écrire ces textes, puisqu'il souhaitait que ceux-ci reflètent des émotions afin de ne pas disparaître après quelques écoutes. Pour l'accompagner, Nick a trouvé un duo de guitaristes Gene Scarpelli et Sean Kelly qui ont réussi à avoir un son "roots" qui sied bien à la musique du groupe, même si des touches bien modernes ressortent de certains riffs ("Turbulence", "Juggernaut"). D'un autre côté et jouant la carte de la variété, Revolver lorgne parfois du côté rock us ("Pandaras Box" avec le son des guitares) un brin heavy alors que le titre semi acoustique "Blue Sky" permet de souffler un peu. La voix de Nick, qui semble avoir été travaillée à certains moments à la toile émeri ("Nosebleed") reste cependant le fer de lance du groupe avec un style entre Sebastian Bach (ex Skid Row) et Mark Slaughter (Slaugher). Un album qui marie densité avec un côté heavy rock/hard tout en ayant une production bien moderne. (Yves)
(2001- durée : 42’01 – 7 morceaux) Le moins que l’on puisse dire, c’est que les italiens de Rhapsody n’essayent pas d’arnaquer les acheteurs de ce mini album, puisque les musiciens nous proposent sept morceaux pour une durée totale de 40 minutes. Certains groupes devraient en prendre de la graine, car certain album complet sortent avec une durée totale inférieure. Pour en revenir à la musique, les italiens n’ont pas changés leurs fusil d’épaule car les orchestrations sont toujours aussi éblouissantes, les chœurs toujours aussi majestueux avec pour résultat une musique unique qui marie avec bonheur le lyrisme propre aux pays latins avec la rigueur de la musique classique, le tout saupoudré de hard épique. On sait également l’amour qu’ont les musicien pour le septième art et en écoutant les sept morceaux de ce mini album, on pensera immanquablement a certaines grandes épopées cinématographiques. A vous de découvrir lesquelles. (Yves)
(2004 – durée : 72'54" – 12 morceaux) Rhapsody n'a pas de soucis à se faire : le métal symphonique qu'il a instauré par le passé depuis ses débuts en 1997 notamment avec l'album "Legendary Tales", puis principalement avec "Symphony Of Enchanted Lands" en 1998 et "Power Of The Dragonflame" en 2002 n'est pas prêt de s'éteindre puisqu'au contraire à chaque nouvel d'album, Rhapsody se dévoile sous un profil encore plus ambitieux que par le passé, enfonçant la concurrence à des années lumières. Il est vrai que le succès du groupe leur à ouvert des portes et surtout leur a permit de bénéficier des moyens supplémentaires pour mettre en forme leurs idées. Rhapsody a pu en effet bénéficier de la collaboration d'un orchestre important avec la présence de douze solistes qui ont effectués tous les chœurs (on pense parfois à Thérion sur ce point précis). Perfectionniste, le groupe a eu recours à cinq studios différents pour enregistrer l'intégralité de ce nouvel album qui fait vraiment le lien entre musique classique et métal, avec toujours ce sentiment que tous les morceaux composés auraient pu servir de fond musical à des films épiques (entre le Seigneurs des Anneaux et Dracula – d'ailleurs Christopher Lee, Mr Dracula himself, apparaît en qualité de narrateur sur l'album). Les bruitages sont nombreux (loups garous, oiseaux, …) au même titre que les ambiances présentes (un petit clin d'œil au Moyen Age par exemple sur "Elgard's Green Valleys" ou "Guardiani" chanté en italien à la manière d'Angelo Branduardi !!!) qui contribuent à étoffer cet album, qui a nécessité deux années de préparation, mais dont le résultat final est largement à la hauteur de notre attente. (Yves)
(2006 – durée : 60'11" – 11 morceaux) J'ai vraiment été étonné de voir débarquer ce cd live de Rhapsody, car aucune information n'avait filtré sur ce live, mais je ne vais pas me plaindre, car des surprises comme celle-ci, on peut m'en apporter tous les jours, car ce live est tout simplement époustouflant. Enregistré au Métropolis à Montréal au Canada, le 14 juin 2005, devant un public très chaud qui n'hésites pas à scander le nom du groupe dès l'intro d'ouverture, cette galette bénéficie d'un son remarquable permettant d'écouter avec délice le "hollywood métal symphonique" du groupe. L'interprétation des titres est sans faille et même si de nombreux samples viennent épauler le groupe, les morceaux en live conservent toute la subtilité présente sur les albums studio. Faisant l'effort de s'exprimer en français entre les morceaux, Fabio Lione se révèle tout simplement impérial et prouve quel grand chanteur il est, d'autant plus que derrière ça ne chôme pas, le tout relayé par le public québécois qui fait vraiment corps avec le groupe. Puisant un peu de chaque album, le groupe se permet même de jouer "Lamento Eroico", leur seul titre chanté en italien, où une nouvelle fois, Fabio nous file les frissons. Rien ne manque à cet album, des titres superbes, des refrains parfaits, même le solo de batterie n'est pas trop long, la flûte présente quand il faut, bref, c'est un très bon live qui vous donnera certainement envie de voir le groupe le 27 mars 2006 à Winterthur en Suisse avec Manowar en tête d'affiche, s'il vous plait. (Yves)
(2007 – 50’10’’ – 12 morceaux) Pour mieux situer Ride the Sky il faut regarder du côté du line-up. Uli Kusch (ex Masterplan, Helloween ou encore Gamma Ray …) est présent à la batterie et à la composition. Le style ne varie pas beaucoup des dernières compositions d’Uli, il reste dans une veine power métal. Malgré tout, une ombre plane sur cet album ("Black Cloud"). Les cloches de "New Protection" donnent une profondeur tragique à l’ensemble. La voix rauque est très émotive et édulcorée de nombreuses mélodies facilement mémorisables ("A Smile From Heaven’s Eye ", "Far Beyond the Stars"). Le son massif distingue la batterie et le coup de grosse caisse claque à souhait. Le clavier à lui |