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(2005 – durée : 41'12" – 9 morceaux) Encore un groupe nordique qui déboule sur nos platines et qui possède toutes les caractéristiques pour plaire : des titres accrocheurs, une bonne production, de bons refrains et un chant puissant, dans le genre qu'auraient les vikings s'ils jouaient du métal. Attention, ce n'est pas de la voix caverneuse, inaudible, utilisée parfois dans le métal extrême, c'est de la grosse voix, un peu dans le style de Lordi en plus brut avec une manière un peu particulière pour prononcer les "r". Dans un registre power métal, un rien guerrier, Sabaton nous offre néanmoins quelques titres très mélodiques ("Primo Victoria" et surtout "Purple Heart" et "Metal Machine") qui grâce à la présence de claviers donnent un approche plus légère à la musique du combo. Par contre, quand il décide d'augmenter le rythme, comme sur "Reign Of Terror", cela ne rigole pas, même si je pense que le groupe n'est pas à son avantage sur ce type de compositions sauf quand il inclut des parties néo-symphoniques, un peu à la Malmsteen ("Stalingrad", "Into The Fire"). On sent une unité dans ce combo qui a été acquise dans l'adversité puisque après sa formation en 1999 et un promo cd "Fist For Fight" sorti sur un label italien, le groupe ne voyant rien venir a décidé de s'occuper lui-même de son avenir en allant enregistrer aux Abyss studios cet album qui a été entièrement financé par leurs propres moyens sans l'aide d'aucun label. Belle preuve de la détermination de ces suédois qui ont été récompensés, car au moment où vous lirez ces lignes, Sabaton aura déjà défendu sur scène son métal épique, puisque le combo accompagnera Dragonforce et Edguy lors de leur tournée qui a débuté le 27 janvier à Manchester avec évidement une halte au Z7 le 06 février. (Yves)
(2006 – durée : 41'02" – 9 morceaux) Ayant fait ses preuves lors de la récente tournée qu'ils ont effectué en compagnie de Dragonforce et Edguy, les suédois de Sabaton battent le fer tant qu'il est chaud, le précédent opus "Primo Victoria" étant sorti en 2005, en mettant sur le marché "Attero Dominatus". Ce dernier se décline sous la forme de 9 titres dans un registre heavy métal symphonique sur lequel vient se greffer un fond mélodique. Les titres sont parfois rapides ("We Burn", "Back In Control"), loin du speed métal cependant, avec un chant chaud et légèrement rauque qui a la particularité de rouler parfois les "r", le tout bénéficiant de refrains "guerriers" chantés à plusieurs et qui sont l'un des atouts du combo. "Rise Of Evil" avec son intro basse/batterie précédant l'entrée des guitares vous fera penser à Accept, juste avant l'entrée des claviers qui apportent une coloration plus mélodique, touche qui se confirme sur la majorité des titres grâce aux claviers très présents, les guitares étant mises en avant lors de solos très fluides. (Yves)
(2004 – durée : 44’38’’ – 9 morceaux) Ce deuxième album des Suédois (le premier Otherworlds sorti en 2000 n’est disponible qu’au Japon) est une nouvelle fois la démonstration que les pays nordiques sont l’un des premiers fournisseurs de combos de métal dans le monde et également que Mats Leven est l’un des chanteurs les plus prolixes de sa génération. En effet, Mats a marqué de son empreinte de nombreux combos (Southpaw, Yngwie Malmsteen,…) et malgré le fait qu’il joue également sur l’excellent dernier album d’At Vance, il a réussi à trouver le temps pour enregistrer cet album qui voit également la participation du guitariste Fredrik Akesson de Talisman. Les autres musiciens ont également un passé conséquent permettant à Sabbtail d’être taxé de super groupe et ce terme n’est pas galvaudé puisque la base technique des musiciens est conséquente. Ayant Mats au micro, vous l’aurez compris, le hard de Sabbtail possède déjà un atout de choc et les compositions allant de pair, la musique du groupe passe comme une lettre à la poste avec des influences seventies distillées par les claviers de Jan Bingebard qui a dû être bercé par les sons de claviers de Deep Purple et Uriah Heep. Médiéval sur "Contemplation" ou prog heavy sur "Your Fear", Sabbtail distille vraiment une musique variée qui n’est pas sans rappeler Masterplan, groupe possédant également une forte personnalité. (Yves)
(2006 – durée : 55'44" – 11 morceaux) Après plusieurs années d'attente (le dernier album "Elements Of Anger" date de 1997), revoilà Sadus de retour avec un album qui est un véritable ouragan musical tant le contenu musical est dense. Pas de répit, ça arrache les tripes du début à la fin et l'on se demande comment les musicines font pour arriver à ce résultat tout en n'étant que trois. Le niveau technique de ce trio est hallucinant et tous les bassistes se doivent d'acquérir cet album, tant cet instrument est mis en avant sur "Out For Blood". Cela ne veut pas dire que l'on entend pas les autres instruments, tout simplement la basse joue un rôle important dans Sadus, ne se contentant pas seulement d'assurer en rythmique mais tenant la dragée haute aux deux autres instruments. Steve Di Giorgi possède une telle aisance, qu'il peut tout se permettre, à tel point que son niveau devrait lui permettre de jouer dans n'importe quelle groupe de jazz rock, style qui accorde une place de choix à ce type d'instrument. L'homme joue même sur une double manche et s'occupe également des claviers qui sont relativement restreints dans le cadre de Sadus, dont le style est ancré dans un métal, un peu dans la veine de Megadeth, avec de nombreux breaks, le tout renforcé par un chant pas très éloigné de celui de Dave Mustaine. Alambiqué, puissant, sombre dans ses textes, novateur, un peu comme l'était le trio suisse Coroner, Sadus revient donc en trombe avec un opus qui est une véritable claque métallique dont on a du mal à se remettre. (Yves)
(2004 – durée : 50'23'' – 12 morceaux) L'histoire de Saeko est assez particulière (si elle est véridique), puisque cette nippone originaire d'Osaka fut envoyée par ses parents dans une école en Suisse afin de tenter de la "guérir" de sa passion pour le hard. Malheureusement pour ses géniteurs, la petite nippone décida de faire une escapade au Wacken 2002, qui lui permit d'avoir la confirmation que c'est le métal qui allait être sa voie. Déménageant pour un endroit plus propice au métal, Saeka s'installa à Hambourg, où elle rencontra Lars Ratz de Metalium qui l'invita à participer au dernier album du groupe, sous le rôle de la Metaliane. Peu de temps après, Saeko Kitamae décida de se lancer dans un projet solo. Ecrivant tous les textes et jouant du piano, Saeko a néanmoins été aidée au niveau musical par Larz Ratz (qui s'est occupé également de la production) et Michael Ehre (Métalium) qui jouent toute les parties de batterie de l'album. On retiendra encore la présence d'Hermann Frank (ex-Accept) ou Sdven Ludke (ex-Murder One) aux guitares pour un album de heavy métal classique, avec des plans faisant forcément penser à Metalium (Seek The Light, Sinners For False Lights). Il est à noter que l'anglais de Saeko est très correct, chose relativement rare pour être signalé, les nippons étant assez difficiles à comprendre même lorsqu'ils s'expriment dans la langue de Shakespeare, et que son timbre de voix se rapproche de celui de Kimberly Goss de Sinergy, sauf sur les ballades de l'album "On The Way To Eternity" et Don't Be Afraid" qui me paraissent un brin décalé par rapport au reste de l'album très heavy qui est original par la nationalité de sa chanteuse, mais qui reste très traditionnel par son contenu. (Yves)
(2004 – durée : 49'32" – 12 morceaux) Le point central de Safe Haven est Michael Vescera, chanteur qui de par son passé dans des combos purement heavy (Loudness - Japon, Obsession - Usa, Yngwie Malmsteen – Suède, …) pourra dérouter les amateurs de hard fm, car Safe Haven est un album qui s'inscrit dans le hard mélodique traditionnel. Etant fan de deux styles, heavy et fm, j'ai pas été dérouté par ce chant, qui est cependant loin d'être heavy puisque Michael tempère son timbre vocal. L'homme sait se fondre dans ce rock cool qui est interprété par des musiciens consciencieux qui connaissent leur boulot. Il reste cependant que le public purement fm risque de bouder cet album en se basant uniquement sur le passé de son chanteur alors que les fans de heavy trouveront de toute façon cet album trop mou du genou. Dans les deux cas, la solution reste d'écouter cet album afin de se faire sa propre opinion. (Yves)
(2004 – durée : 49'51" – 10 morceaux) Il est évident que Saga connaît une seconde jeunesse depuis quelques années et prend beaucoup de plaisir à enregistrer des albums et à se retrouver sur scène pour les interpréter (ce fut encore le cas fin novembre au Z7 où le groupe nous a fournit une prestation remarquable devant un public bien fourni), même si en France, le nom de ce groupe n'évoque pas grand chose au grand public. C'est regrettable, car le groupe canadien outre le fait d'avoir derrière lui une discographie conséquente (le premier album date de 1978) qui se vend d'ailleurs très bien (le groupe a écoulé plus de sept millions d'albums de part le monde) possède un style tout de se suite identifiable grâce à la voix de son charismatique chanteur Michael Sadler ainsi qu'au travail omniprésent de Jim Crichton aux claviers qui tiennent le premier rôle avec les guitares de son frère Ian qui a su imposer son style dès le départ à base de riffs tendus agrémentés de nombreux solos. Cet album est d'un bon cru et nous fait voyager dans l'univers de Saga qui se décline toujours sous la forme d'un rock progressif mélodique très facile d'accès et très mélodique. C'est carré et comme à son habitude on a droit à des morceaux qui donnent envie de bouger ("Keep It Reel") et à des ballades très belles ("If I Were You", "Believe"). Un album de Saga, certes "classique", mais cela est suffisant à notre bonheur. (Yves)
(2006 – durée : 49'29" – 11 morceaux) Retour en forme des canadiens de Saga qui après "Network" paru en 2004, offrent à nos oreilles leur dix septième album (déjà, et oui la carrière du groupe a débuté en 1977) qui marque un peu un retour aux sources avec des parties progressives plus marquées. Le son si caractéristique du combo se retrouve d'ailleurs tout au fil des titres, avec cette dualité claviers/guitares comme sur "Back To The Shadows" qui semble tout droit sorti des meilleurs albums du groupe. Le son moderne a été mis un peu de côté pour revenir aux racines du son du groupe, sauf sur ""You Were Right", un brin prog métal. Le côté léger marqué par des tempos pop progressif fait merveille sur lequel vient se placer la voix tout en finesse de Michael Sadler toujours soutenu par des claviers omniprésents, la guitare de Ian Crichton se chargeant d'apporter sa contribution sous la forme d'un solo ou d'un rythmique au moment opportun. Avec cet album, Saga a retrouvé un second souffle, qu'on se le dise. (Yves)
(2007 - cd 1 : durée : 54’57" - 10 morceaux / cd 2 : durée : 60’27" - 12 morceaux) Le rock progressif ne serait pas ce qu’il est sans Saga qui a contribué depuis prêt de 30 ans à la reconnaissance de cette musique. Le combo canadien a toujours su être créatif afin de nous offrir des compos très mélodiques et très faciles d’accès, malgré un niveau technique conséquent. Le groupe a atteint très vite son apogée avec ses premiers albums : "Saga" en 1978, "Images At Twilight" en 1979, "Silent Knight" en 1980 et enfin "Worlds Apart" en 1981. Beaucoup de standards du groupe ont été écrits pendant cette période, morceaux que l’on retrouve d’ailleurs sur le monstrueux live "In Transit" paru en 1982 ainsi que sur les cinq autres live qui ont suivi. Alors quel intérêt de sortir un nouveau double cd live du groupe ? Tout simplement, parce qu’il est magnifique, du niveau du 1er live et qu’il comprend l’intégralité de "Worlds Apart" que le groupe a joué le 08 décembre 2005 devant une salle comble au Z7 de Pratteln. A coté des 9 titres de "Worlds Apart", le groupe canadien nous offre 13 autres tubes ("Don’t Be Late", "How Long", …) comprenant de nombreux solis de claviers et de guitares, l’un des points forts du combo au même titre que la voix de Michael Sadler. Profitez donc de cet double live pour vous imprégner de ce rock progressif racé, car il y a fort à parier que suite à l’annonce du départ de Michael fin 2007, le groupe décide de s’arrêter, puisque le combo fera une tournée d’adieu avec une halte au Z7 le 02 décembre. (Yves)
(2007 – durée : 51’- 9 morceaux) Ce 19ème album du groupe canadien Saga est le dernier sur lequel officie Michael Sadler, chanteur et membre fondateur qui a décidé de quitter le groupe, après trente année de fidélité, à l’issue de cet album et d’une dernière tournée qui s’est arrêté au Z7 début de ce mois. Toujours aussi inspiré, "10000 Days" nous emmène vers un rock progressif mélodique renforcé par un coté fm et pop qui rend le tout très digeste. L’alliance des claviers légers, mais indispensables, avec la guitare incisive ("Lifeline") de Ian Crichton est remarquable. Le côté "dance" ou groovy est toujours présent ("Book Of Lies"), alors que le coté prog est renforcé sur "Sideways" qui fait penser à Asia/Yes ou sur l’instrumental "Corkentellis". Pour cette dernière collaboration, Michael fait un sans faute, et il est évident que sa voix claire et harmonieuse, qui a la faculté de transcender les compos, nous manquera beaucoup. (Yves)
(2006 – durée : 64'08" – 13 morceaux) Deuxième album pour ce combo allemand qui a accentué le côté hard de sa musique tout en laissant aux claviers une place prépondérante, ces derniers tenant une place de choix au sein du combo. En fait, je dirai que la répartition entre les guitares et les claviers est parfaite, aucun ne venant empiéter sur le domaine de l'autre. Les titres sont vraiment intéressants et bénéficient de refrains accrocheurs, toujours chantés à plusieurs, apportant une ampleur aux compositions. "Crown Of Creation" voit également l'apparition en spécial guest de Jon Oliva (Savatage, Pain), cette collaboration étant certainement dû au fait que les deux groupes ont tourné ensemble en 2005. Mélodique, un peu prog par moment, à l'aise aussi bien sur les morceaux hard ("Never Surrender") que dans l'art de la ballade ("See The Light"), Saidan confirme de fort belle manière les qualités dévoilées sur son 1er album. (Yves)
(2008 – durée : 45’42’’ – 12 morceaux) Nouveau venu sur la scène métal, Saint Deamon n’en est pas moins composé de musiciens aguerris puisque c’est Ronny Milianowicz, batteur de Dionysus, qui a eu l’idée de créer ce groupe. Pour l’épauler, il a recruté Nobby Norbeg, bassiste (Dionysus), Toya Johansson un guitariste surdoué et surtout Jan Thore Grefstad au chant. En effet, son timbre de voix fait souvent penser à Jorn Lande ("My Judas", "No Mans Land") tout en ayant la faculté de monter dans les aigues à la manière de Rob Halford ("The Burden"). Ce gars est époustouflant, d’autant que musicalement Saint Deamon ratisse large, du prog métal à la Masterplan (assurément l’une des influences du combo), au power métal ("In Shadows Lost from The Brave") en passant aux refrains à la Hammerfall ("Ride Forever") ou à la Edguy ("Black Symphony") avec des passages épiques ("Deamons"). C’est carré et cet opus représente d’ores et déjà, l’une des bonnes surprises de ce début d’année. (Yves)
(réédition 2005 – durée : 66'51" - 11 morceaux) "Hello, we are St-Vitus". C’est avec ces quelques mots que débute l’un de plus fabuleux enregistrement live d’un groupe de doom. Originalement édité en 90, ce concert qui a eu lieu le 10 novembre 89 est à nouveau disponible grâce à cette nouvelle édition du label Southern Lord, et il serait criminel de ne pas en profiter. St-Vitus représente pour beaucoup de fans l’incarnation absolue du doom, et ce live fait office de best of, puisque tous les classiques sont présents. Le concert commence par le mid tempo "Living backward", histoire de nous mettre en bouche, puis plonge dans le lourd extrême avec "Born too late". Le chant est sinistre, les accords sont plaqués pour y rester longtemps, la torpeur est amplifiée par ce son de gratte crade et gras. Les solos sont bien entendu propulsés par une wah wha assassine, et même si les tempos sont tout en lenteur, la mélodie s’insinue dans nos cranes, avec des passages vocaux hallucinés (le très Black Sabbath "The war starter"). Bref, que ceux qui ne connaissent pas encore cette icône du doom se précipitent, on ne peut pas trouver mieux ni dans le choix des titres ("Looking glass", "Mystic lady", etc.) ni dans leur interprétation. La version live de ces classiques décuple ce sentiment de crasse qu’on recherche dans ce style, et c’est tant mieux. Doomed, you’re doomed… ! (Stench)
(2004 – durée : 42'34'' –11 morceaux) Samael est vraiment un groupe novateur, car à chaque nouvel album l'on se retrouve en terrain connu avec toujours une part non négligeable de découvertes. Le mélange de métal bien carré avec les sons des machines est toujours aussi intéressant. Certaines mixtures musicales sont assez étonnantes comme les nombreuses influences orientales (Inch'Allah, High Above, …) que l'on retrouve associées aux sons bien brut des guitares où à l'opposé couplées aux sons classiques (Heliopolis). Même si l'on pense parfois à Rammstein pour le coté carré des compos, le quatuor nous balance toujours quelques petites effets bien à lui (le mélange classique/métal sur "Oriental Dawn") et le chant en anglais permet de bien différencier les deux groupes. La lourdeur et la puissance de la musique du groupe est omniprésente, mais elle n'est pas étouffante du fait des nombreux sons électroniques. Un album à la croisée de plusieurs courants, mais qui comme Deathstars, mise sur l'originalité pour séduire. (Yves)
(2007 - durée : 54’38’’ – 11 morceaux ) Après 3 ans d’attente nous pouvons dire que rien ne semble arrêter l’évolution des Suisses. Ils ont gardé la saveur de leur métal électro mais d’une manière générale "Solar Soul" est plus chargé et plus intense que son prédécesseur. Lors d’une première écoute j’avais cru entendre des éléments de "Reign of light", mais je me suis trompé. "Solar soul" reste dans ce métal industriel typique du quartet tout en évitant de se répéter. Les atmosphères orientales, sombres sont de rigueurs. Des "passages" à l’ambiance black ("On the Rise", "Alliance") s’entremêlent à d’autres plus légers ("Western Ground", "Solar Soul"). Parler d’un retour aux sources serait vous mentir mais il y a un petit quelque chose qui rend le skeud moins facile d’accès. A chaque mot Vorph sait comment poser son style et son ton si inquiétant. Le seul petit bémol se situe au niveau des percussions. Leur automatisme crée un vide et nous donne envie d’appuyer sur un bouton pour les lancer. Mais à part ça Samael sera vous divertir par sa différence avec le reste de la scène métal et leur sympathie. (Yann)
(2003 – durée : 78’52’’ – 17 morceaux) Beaucoup de gens ne connaissent Sammy Hagar que par le fait qu’il fut le deuxième chanteur de Van Halen puisque c’est lui qui eu la lourde tache de succéder au fantasque David Lee Roth. Nombreux furent celles et ceux qui n’adoptèrent jamais Sammy dans leur cœur malgré des qualités vocales indéniables. Pour avoir vu la formation américaine avec les deux chanteurs, je peux vous assurer que David Lee Roth ainsi que Sammy Hagar avaient chacun leurs propres qualités et comparer de ce fait les deux chanteurs ne servait à rien. Par contre, peu de monde sait en Europe que Sammy Hagar avait déjà une carrière bien remplie avant d’intégrer Van Halen, notamment des albums détonants (Danger Zone) ainsi que la participation au super groupe Hagar Schon Aaronson et Shrieve. Ce nouvel album live (le premier étant sorti en 1983) est donc un témoignage en public de la carrière de l’américain qui permettra au maximum de personnes de profiter de la voix de ce chanteur, voix taillée pour le rock. Plusieurs morceaux de Van Halen figurent au menu ainsi que des invités comme Gary Cherone (le chanteur qui a remplacé Sammy au sein de Van Halen et qui fut avant le chanteur du groupe Extreme) ou encore Michael Anthony (bassiste de Van Halen) qui contribuent à la réussite de ce live. (Yves)
(2005 – durée : 69'30" – 13 morceaux) Cette première compilation "Samurai Metal" édité par "Samurai Sound Association", avec une pochette pompée sur le "Painkiller" de Judas Priest, présente treize groupes venant du pays du soleil levant. On retrouve un peu de tout sur cette compilation, pas mal de métal symphonique, dont les nippons sont friands, avec Seilane qui nous gratifie d'un superbe solo de piano classique, Balflare, Ancient Myth, du métal teinté de progressif avec Seventh Heaven (dont l'album "The Gate Of Seventh Heaven" a été chroniqué récemment dans Passion Rock), du heavy mélodique rapide avec RocketQueen où l'on notera le travail remarquable du guitariste au niveau rythmique et la bonne idée d'avoir apporté une voix brute en support sur certains couplets du chant principal, du trash avec Grief Of War, du métal moderne avec Disaster Gaze avec une voix bien grave, du hard rock classique avec Black Masquerade….Par contre, certains groupes ne m'ont pas convaincu, comme Free Love avec son délire psychédélique de prêt de onze minutes. Le chant (est-ce une particularité japonaise ?) est interprété dans plusieurs groupes par des femmes et se révèle aussi bien d'un point de vue féminin que masculin assez approximatif pour trois ou quatre groupes, mais il est vrai qu'ils font au moins l'effort de chanter en anglais et quand on sait le peu de groupes nippons chantant dans la langue de Shakespeare, l'on peut se montrer indulgent. La production se révèle aussi assez inégale selon les groupes. Au final, cette compilation se révèle être intéressante à défaut d'être indispensable. www.samourai-sound.jp (Yves)
(2006 - durée : 68’03" – 12 morceaux) Edité par Samurai Sound Association, cette deuxième compilation permet de découvrir 12 groupes du pays su soleil levant nippon. A l’instar Comme sur le vol. 1, la couverture fait référence à un album mythique (en l’occurrence Metallica : …And Justice For All) avec des groupes qui sont plutôt ancrés dans le heavy métal avec souvent des références à Yngwie Malmsteen. Comme d’habitude avec les groupes japonais, le plus dur pour nos oreilles est le chant féminin ou masculin avec lequel il faut s’habituer, mais d’un autre côté cela donne un petit côté original à ce cd qui a le mérite de nous faire découvrir la scène underground de ce pays. (Yves).
(2005 – durée : 38’32’ – 10 morceaux) Nouveau groupe et dès le départ, Sandalinas frappe très fort avec deux brûlots “Living On The Edge ” et “All Along The Everglades”, car ces deux morceaux possèdent toutes les qualités : la puissance, la mélodie, des riffs imparables, un chanteur fort en voix et un feeling monstrueux. Pour le reste de l’album, on change un peu de registre puisque le groupe élargi son spectre musical avec notamment une incursion dans le métal lourd par l’intermédiaire du titre “Follow Me”, de belles ballades “If I Wasn’t For You”, “Heaven In You” et un titre de métal plus orienté métal symphonique (The Conqueror) avec une fin de toute beauté avec le titre semi acoustique “Die Hard”. Ces influences variées proviennent certainement du fait que ce projet a été instauré par Jordi Sandalimas, un guitariste espagnol qui par l’intermédiaire d’Andy Larocque (guitariste de King Diamond) a réussi à recruter Apollo au chant (ex-Time Requiem, Meduza, Faith Taboo), la rencontre entre le feu et la glace en quelque sorte, l’association des deux hommes donnant ce résultat détonnant qui ne manque certes pas de consistance mais dont on regrettera néanmoins la trop courte durée. (Yves)
(2008 – durée : 47’44’’ – 12 morceaux) Pour son deuxième opus, l’espagnol Jordi Sandalinas s’est de nouveau entouré de musiciens chevronnés à l’instar du chanteur Rick Altzi (At Vance), du batteur Patrick Johansson (Yngwie Malmsteen) du bassiste Mick Cervino (Blackmore’s Night) et du clavieriste Elias Holmild (Dragonland). Que du beau monde au service d’un métal mélodique puissant où la voix grave de Rick s’intègre très bien et cela aussi bien sur les compos heavy ("Never Seen Before", "Double Cross"), que celles aux riffs plombés ("Bad Dreams") sans négliger celles plus mélodiques ("Fly To The Sun", "As the Rain Falls" avec ses intonations à la Jorn Lande. Plusieurs invités (Derek Sheridian – Planet X, Chris Caffery – Savatage, …) viennent également épauler le guitariste espagnol, qui niveau guitare ne nous assène pas des centaines de notes mais joue plutôt l’efficacité directe, ce qui lui réussit plutôt bien. (Yves)
– OBSESION (1987 – durée : 37'25" – 10 morceaux) – CUERPO A CUERPO (1988 – durée : 42'24" – 10 morceaux) – EL SILENCIO DE LA NOCHE (1989 – durée : 43'44" – 10 morceaux) La réédition en 2004 des trois derniers albums du groupe hispanique Sangre Azul sous la forme d'un coffret est un très bonne idée surtout que le prix de celui est très abordable (17,95 euros sur www.targetrecords.de). De plus, trouver les albums originaux de ce groupe relevait de la mission impossible. Le look des musiciens (coupe de cheveux à la Europe) permet tout de suite de connaître le style musical du groupe : du hard fm mélodique, qui comme beaucoup de formations hispaniques, est chanté en espagnol, ce qui donne une certaine originalité et une chaleur à la musique du groupe. En ce qui concerne les compositions, on se retrouve en présence de musiciens qui connaissent leurs instruments avec des solos bien placés et des riffs plus ou moins appuyés selon la coloration musicale mise en avant : aor ou hard mélodique. Au fil des albums, on voit la production s'améliorée et le style du groupe s'affiné pour prendre sa pleine mesure sur "El Silencio De La Noche" qui malheureusement fut le dernier de cette formation qui aurait connu certainement un succès international si elle avait chanté en anglais, car la qualité musicale était bien présente. (Yves)
(2006 – durée : 72'44" – 12 morceaux) Intro planante à la guitare pour enchaîner sur "Meet Me At Midnight" à la rythmique Thin Lizzy et aux solos travaillés, rien de mieux que pour annoncer le nouveau visage de Saracen, beaucoup plus mélodique et épique que par le passé. Cela se confirme tout au long de cet album de hard rock mélodique puisque "Exile" nous fait découvrir un groupe utilisant les claviers, un peu à l'image de Pendragon pour le côté soft avec aussi de beaux solos de guitare dans la lignée de ce dernier groupe pour le côté planant mais également de Wishbone Ash pour les duels de six cordes. Doté de capacités techniques intéressantes comme le démontre l'instrumental "Militum Christi", Saracen ne joue pas la surenchère technique, mais préfère joue plutôt sur la finesse, comme sur "Mary", titre au début calme qui prend son envol progressivement, tout en n'oubliant pas des parties plus pêchues comme l'entrée de "The Power & The Glory". Au final, ce concept album (ce qui explique, la voix féminine qui fait le lien entre les morceaux) qui tire son inspiration du best seller "Da Vinci Code" de Dan Brown's se révèle sympa sans être indispensable, mais cela est déjà une victoire, car qui aurait pensé que Saracen qui a débuté sa carrière il y a vingt cinq ans serait encore présent en 2006 avec deux de ses membres d'origine (Steve Bettney au chant et Rob Bendelow aux guitares). (Yves)
(durée 49’21’’ - 12 morceaux) Les pays scandinaves sont connus pour être un vivier pour le rock gothique et ce n’est pas The 69 Eyes, Him, To Die For ou Entwine qui me contrediront et je pense sincèrement que SaraLee a également son mot à dire, car ce groupe a le don de composer des morceaux gothiques où se dégage toujours cette atmosphère mélancolique propre à ce style. Cette démo de surcroît bénéficie d’un son très pro et permet de se faire une idée assez précise de ce groupe puisque les morceaux proposés couvrent la période 2001/2003. Les claviers sont omniprésents et l’ensemble s’écoute facilement avec néanmoins une impression de déjà entendu puisque l’on se rapproche sensiblement d’Entwine et de Him. Il reste également quelques erreurs à rectifier au niveau de certaines parties de chant qui sont un peu plates. Petite innovation néanmoins en fin d’album, puisque le groupe reprend deux de ses titres en acoustique et dans cet exercice peu usité dans le gothique, on peut dire que SaraLee s’en sort avec les honneurs. Avec une démo de cette trempe et avec quelles petites améliorations, je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher SaraLee de trouver un label assez rapidement. www.saraleeweb.com (Yves)
(2006 – durée : 55'55" – 12 morceaux) Ancré en plein dans le style rock gothique, Satyrian est l'une des bonnes surprises de ce courant, car ce combo a eu l'intelligence d'ouvrir ses compositions à différentes influences, ce qui permet à "Eternitas" de bénéficier d'une richesse musicale assez large. Les parties de piano sont bien mises en avant au même titre que les orchestrations sans pour autant négliger les parties de guitares qui pour une fois n'hésitent pas à se lâcher ("Eternitas" "Feel The Rush"). Le groupe se permet même des associations assez innovantes comme sur "Invictus" qui intègre des éléments indus, un peu à la manière de Goth Minister. Bénéficiant de plusieurs vocalistes (Roman Schönsee, Kemi Vita, Judith Stüber), le groupe peut se permettre une palette assez large de chants, du chant féminin au chant masculin puissant parfois grave, parfois rauque, sans toucher l'extrême. Combinant le gothique avec l'atmosphérique, le gothique, le heavy, le symphonique, l'indus, Satyrian est l'un des groupes des plus novateurs du style. (Yves)
(2005 – durée : 54'42" – 9 morceaux) Quand j'ai écouté cet album au retour du Earthshaker festival, je me suis dit : "tiens on dirait Blind Guardian". J'ai donc regardé le disque inséré dans mon lecteur, car la fatigue du festival aidant (on ne dort pas beaucoup dans les festivals !!!), j'aurais pu me tromper de cd, mais non, je n'avais pas fait d'erreur, la musique sortant du lecteur provenant bien de Savage Circus, combo inconnu. Bon, avec mes potes, on s'est dit que cela devait être un nouveau projet monté par Hansi Kürsch, chanteur de Blind Guardian. Faux, car Hansi ne participe pas à ce groupe, même si l'on retrouve Thomen Stauch, l'ancien batteur du combo qui a composé des titres faisant ouvertement référence à son ancien groupe. Pour l'accompagner, Yomen a fait appel à son ami Piet Sielck (Iron Savoir) qui lui a conseillé en retour de contacter les membres de Persuader pour compléter le projet. C'est ainsi qu'Emil Norberg (guitare) et Jen Carlsson (chant) ont intégré Savage Circus. Ce choix n'est d'ailleurs pas le fruit du hasard, car les suédois de Persuader se situaient déjà, dans le courant "Blind Guardian", puisque leur dernier album "Evolution Purgatory" s'en inspirait fortement. Alors pourquoi acheter "Dreamland Manor" ? Tout simplement parce qu'il est excellent, que l'on retrouve tout ce que l'on aime chez Blind Guardian et plus particulièrement des premiers albums, des refrains chantés à plusieurs, des textes inspirés du fantastique, des relents de musique médiévale, en passant par les chevauchés guitaristiques que l'on retrouve au service d'un power métal omniprésent. (Yves)
(1980 – durée : 37’36’’ – 8 morceaux) 1980 aura été une année de dur labeur pour Saxon, car après avoir sorti un "Wheels Of Steel" encensé par la critique, le groupe Anglais sortait en fin d’année "Strong Arm Of The Law", qui fût à l’inverse de son prédécesseur dénigré à son arrivée dans les bacs. C’est pourtant avec cet album que Saxon s’affirmera comme un des groupes phare de la New Wave Of British Heavy Metal, pouvant rivaliser sans peine et sans rougir avec des noms tels Iron Maiden, Def Leppard ou Judas Priest ! Cet album est le plus heavy et le plus puissant du groupe depuis ses débuts et le restera longtemps après sa sortie. Comment ne pas se désarticuler les cervicales avec des brûlots comme "Taking your chances", "To hell and back again", "Sixth from girls" ou encore "20.000 Ft" (qui reste encore aujourd’hui l’un des titres les plus rapides de Saxon). Tous les morceaux de cet album sont des pièces maîtresses du groupe. "Heavy metal thunder" est LE titre de Saxon, la chair de sa chair. "Strong arm of the law" son hymne mid-tempo à hurler le refrain jusqu’à s’en faire claquer les cordes vocales. "Hungry years", plus doux, au tempo plus lent mais qui a dans ses tripes ce côté heavy qui survole l’intégralité des compositions. "Dallas 1pm" qui conclu cet album de la plus belle des manières et donne juste l’envie d’appuyer sur play une nouvelle fois ! Les membres du groupe sont tous à leur firmament et ont atteint la maturité nécessaire à la réalisation d’un album culte. Biff Byford chante comme un roi, hurle à gorge déployée et transmet à chaque titre une émotion particulière. Les guitares sont heavy et rapides, aux solos majestueux, dans le registre le plus parfait du heavy métal, soutenu par une section rythmique à pleurer de bonheur, apportant à chaque instant l’ambiance indispensable et suffisante à chaque titre. "Strong Arm Of The Law" est un album incontournable du heavy métal et de la NWOBHM, et l’album indispensable de Saxon ! (Sebb)
(2004 – durée : 45'09" – 11 morceaux) Il est clair que si un groupe représente le hard anglais dans toute sa splendeur c'est bien Saxon (avec Judas Priest et Iron Maiden, of course !!!) avec un Biff toujours aussi fringuant et que le poids des années semblent bonifier, comme un bon Médoc qui prendrait de la cuisse avec l'âge. Son chant se fait plus diversifié au même titre que les breaks qui émaillent certaines compositions (Lionheart). Saxon, qui est l'un des fondateurs de la NWOBHM (new wave of bristish heavy metal) dans les années quatre vingt, après avoir connu le creux de la vague pendant les années grunge, est depuis quelques années de nouveau sur le pente ascendante grâce à de très bons albums studios et surtout de nombreuses tournées qui ont enfoncées le clou grâce à des concerts torrides et frisant à chaque fois les trois heures (cela devrait d'ailleurs se vérifier le 13 novembre prochain au Z7). Cet album voit également l'arrivée du cogneur Jörg Michael, batteur de Startovarius qui apporte toute sa puissance et son expérience à cet opus qui est une nouvelle fois, une belle leçon de hard rock, où ne sont pas oubliées les mélodies et où tout n'est pas axé sur la vitesse pure. La formation est carrée et n'hésites pas à aller de l'avant alors qu'elle pourrait se reposer sur ses lauriers, preuve de l'entente qui règne au sein de Saxon, qui affiche déjà un quart de siècle d'ancienneté et qui surtout arrive à se renouveler. Un bel exemple de passion pour le métal. (Yves)
(2007 – durée : 44’39" – 10 morceaux) Et voilà, je suis de nouveau épaté par le nouveau Saxon et ce schéma se reproduit depuis des lustres à chaque nouvelle sortie d’album de ses vétérans du hard rock british. Car en plus d’enchainer des tournées marathons, de donner des concerts de plus de 2h30, la bande à Biff réussit à nous sortir des compositions vraiment excellentes et surtout très variées. On retrouve évidemment le style du groupe, du bon hard bien carré, mais qui a introduit d’autres ingrédients pour nous séduire. Le titre d’ouverture "State Of Grace" avec ses chants grégoriens est tout simplement sublime et nous dévoile un groupe plus ouvert, alors que les deux titres suivants ("Need For Speed", "Let Me Feel Your Power") sont de vraies bombes, rapides, terriblement efficaces qui devraient faire leur effet sur les planches. Le titre "Red Star Falling" assez calme nous emmène vers des rivages plus progressifs, cet aspect n’étant pas inconnu au combo british, puisqu’il avait déjà repris par le passé le titre "Court In The Crimson King" de King Crimson sur l’album "Killing Ground". Groovy sur "I’Ve Got To Rock (To Stay Alive)" à la manière de Krokus, Saxon se montre vraiment étincelant tout au long de cet cd qui se termine sur le titre épique "Atila The Hun". A noter qu’une version limitée sera éditée avec en bonus, un dvd intitulé "A Night Out With The Boys". (Yves)
(2005 – durée : 27’40" – 19 morceaux) Ce disque est déjà sorti il y a plusieurs mois, mais il est d’une telle qualité qu’il est sans doute bon de rappeler à tout le monde l’existence de ce groupe, surtout que la formation suédoise sera sur les routes européennes en janvier et février, en compagnie de Rotten Sound. Ce premier véritable album est tout simplement monstrueux. C’est l’un des disques de grind les plus efficaces entendus depuis longtemps. Bien sûr les puristes reprocheront un coté assez crust à ces dix neuf morceaux, et ils auront raison. Sauf que c’est un des éléments qui rendent cette galette si efficace. Le grind est présent partout dans ces compos, et les blasts sont hallucinants, mis en valeur par une production très propre. Mais il y a de la variété malgré tout (eh oui, un disque de grind varié, ça existe, n’en déplaise aux réfractaires du style), justement grâce à certains tempos plus punk /crust, qui bien que rares, rehaussent l’ensemble. De même, des breaks surprennent, des passages presque doom, d’une vingtaine de secondes, alourdissent un titre pour rendre la frénésie suivante plus intense ("The holy war" par exemple). Le chant est tout le temps braillé (on est très loin du gargouillis porcin) et par certains aspects, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’énergie déployée par ces quatre mecs fait penser au cyber punk d’Impaled Nazarene. Il y a peut-être un moyen de réunir deux styles opposés ? Imaginez donc une version plus extrême et variée de Nasum, et vous aurez un tableau assez représentatif de l’objet. Un incontournable du grind, sans aucun doute. (Stench)
(2005 – durée : 48’43’’ – 12 morceaux) Quand j’ai mis ce skeud dans mon lecteur, j’ai d’abord été agréablement surpris par l’association grattes/claviers, mais dès que j’ai entendu le chant, je me suis dit "voilà encore un disque pour Stench" mais quelques instants plus tard, mon opinion a de nouveau changé avec l’apparition d’un chant clair. En fait, après une écoute plus approfondie de cet album, je peux, sans faire fausse route, déclarer que Scar Simmetry a beaucoup écouté Soilwork, puisque ce groupe utilise la même recette chant extrême/chant clair. Il ressort néanmoins que Scar Simmetry a un côté plus extrême surtout au niveau du chant guttural qui est plus brut de décoffrage que dans Soilwork et même si quelques morceaux débutent avec un chant clair ("Underneath The Surface", …) très vite le côté brutal du chant ressort. On note également parfois des influences qui ne sont pas sans rappeler le style vocal développé par Danny de Cradle Of Filth. Un album qui se situe dans la lignée des suédois de Soilwork avec l’alternance, voire le mélange de deux chants opposés, mais qui n’oublie pas les mélodies même si la brutalité reste de mise. (Yves)
(2006 – durée : 48'28" – 11 morceaux) Comme je l'avais déjà évoqué lors de la sortie en 2004 du premier album "Symmetric In Design" de ce combo, la musique de celui-ci se situe dans un courant death mélodique, magnifié par In Flames et Soilwork. L'alternance du chant guttural et du chant mélodique, que ne renierait pas nombre de combos ancrés dans ce style, reste toujours la marque de fabrique de ce combo qui possède en outre une aisance technique ébouriffante, surtout du point de vue des guitares, qui sont d'un très haut niveau technique. Ecoutez les solos présents sur le titre d'ouverture "The Illusionist" et vous comprendrez de quoi je parle. Cet album est impressionnant de bout en bout, d'autant que les deux types de chant sont l'œuvre d'un même et seul homme, Christian Älvestam. Chapeau bas, même si je dois reconnaître que j'aurais préféré qu'il laisse plus de place au chant clair, même si les deux types de chant sont répartis de manière égalitaire. Un album qui fait avancer le style et même si je ne sais pas s'il convaincra les réfractaires au métal extrême, il a au moins le mérité d'apporter quelque chose de neuf. Ne ratez donc pas le groupe le 19 avril prochain au Z7 puisque le groupe participera au package Neckbreaker's Ball. (Yves)
(2002 - durée : 44’13’’ -11 morceaux) Un groupe bien prometteur que j’avais chroniqué il y a quelques temps déjà. Enfin, quand je l’avais chroniqué, il était prometteur, aujourd’hui SCARVE est une des pointures du métal français. Là pour le coup, chaque membre a son rôle bien précis et il l’occupe avec un réel talent! Rien n’est laissé au haSard, et cette galette nous prouve encore que Scarve sait ce qu’il fait, et qu’ils n’ont pas fini de montrer l’exemple...Il ravira tous fans de Death, Heavy et Melodic...Translucence, le premier album était déjà une bombe, mais celui-là est largement pire.... (Pilou)
(2004 – durée : 43’47’’ - 8 morceaux) Un bon album de death métal à se foutre sur la tronche , ça ne dérangera personne à part Yves, non? Alors allons-y avec ce très bon Scent Of Flesh. J’aime particulièrement la présentation des musiciens, chacun étant représenté avec un bel impact de balle dans la tête, j’adore ces mises en scène de très bon goût ! Pour ce qui est de la musique, ce "Valor In Hatred" se rapproche fortement de Deicide époque "Once Upon The Cross". Les ressemblances sont en effet nombreuses : riffs similaires jouant sur la vitesse et la mélodie, rythmiques identiques souvent très rapides, parties de batteries frénétiques aux roulements impressionnants et aux blasts vraiment efficaces, aspect technique assez poussé avec des structures parfois complexes, etc. La plus grosse similitude réside cependant dans le cocktail vocal que nous propose Niko : on a l’impression que Glen Benton en personne chante sur cet album !! Chant grave très puissant presque systématiquement doublé d’une voix criarde, c’est vraiment étonnant de mimétisme ! Vraiment rien d’original à se mettre sous la dent, mais c’est malgré tout un excellent disque, à conseiller aux fans de Deicide de la grande époque, ou simplement aux amateurs avides de death métal carton. (Stench)
(2004 – durée : 47’31’’ - 9 morceaux) Petit retour en arrière pour parler de ce disque sorti en avril, mais dont la qualité est si élevée qu’il serait dommage de ne pas le faire découvrir à ceux qui seraient passés à coté. Sceptic est un groupe polonais qui malgré l’apparente jeunesse de ses membres (la photo ressemble à une pose de jeunes collégiens !) s’est formé en 1994 et qui nous sort là son troisième album. Et quel album ! Ce "Unbeliever’s script" est un joyau de death/black mélodique et on est étonné par la maîtrise technique de ces jeunes. Si la voix est plus proche du black que du death, bien criarde et hargneuse, la musique elle est un mélange assez savant de ce qui se fait de mieux en death et en black mélodique. En fait, si on veut une comparaison assez proche du style que développe ce groupe, on peut dire que ce cd ressemble énormément au "North From Here" de Sentenced (à l’époque où ils offraient encore un bon death à leurs auditeurs…). Les rythmiques savent se faire tordues et les compositions sont sinueuses, déroutantes, et laissent l’auditeur un peu perdu. La force du groupe est de parvenir à chaque fois à introduire de la mélodie sans casser le rythme des morceaux, et cette démarche est très proche de ce que Death faisait sur ses tout derniers disques… c’est dire si ce disque m’a impressionné ! Les meilleurs exemples sont sans doute les titres "Illusion Possessor", tout en finesse et en brutalité contenue, à la sensibilité rare, ou l’instrumental "Voices From The Past", long titre épique de plus de sept minutes qui décline un nombre impressionnant d’ambiances différentes… Un très bon disque, j’vous le dis ! (Stench)
(2002 – durée : 59’35’’ – 14 morceaux) J’ai découvert Schandmaul lors des Metals Days 2003 et leur prestation m’ayant fortement impressionnée, tant il se dégageait une énergie communicative, que j’ai décidé de m’intéresser un peu plus à ce groupe allemand. Entre In Extremo et Saltatio Mortis, Schadmaul est moins métal que les deux groupes précités au profit d’un aspect plus festif grâce notamment à l’utilisation de nombreux instrumentaux plus traditionnels, comme le violon, la mandoline, l’accordéon, …( la liste est longue) avec néanmoins des instruments électriques classiques (guitare, batterie, …), la diversité des instruments utilisés permettant d’ailleurs au groupe d’avoir un son original. Composé de six musiciens, Hubsi, Anna, Ducky, Thomas, Stepfan et Birgit, Schandmaul développe ainsi sur des textes chantés en allemand, des compositions qui mélangent aspect médiéval avec rock avec pour objectif commun de faire la fête. (Yves)
(2006 – durée : 68'46" – 17 morceaux) Schandmaul est vraiment le groupe qui cartonne en ce moment de l'autre côté du Rhin, comme en atteste le concert sold out que le groupe a donné récemment au Z7. Cela s'explique aisément dans le sens où cette vague emmenée par In Extremo se fait un devoir de proposer une musique hyper festive qui se base sur des instruments traditionnels, plus ou moins anciens, le tout couplé avec des guitares pour faire bouger les foules. Il est clair que le chant en allemand peut se révéler une barrière pour nous les français, mais en dehors de ce point, résister à l'attrait de cette musique n'est pas évident surtout sur scène où l'entrain des musiciens vous invitent à entrer dans leur monde musical associant folk, métal, le tout aussi bien en acoustique qu'en électrique, cet aspect étant renforcé sur ce nouvel album, où les guitares sont plus présentes. (Yves)
(2008 – durée : 52’04’’ – 14 morceaux) J’ai toujours apprécié le côté festif de Schandmaul, (le groupe a d’ailleurs déjà bénéficié de chroniques au sein du magazine), grâce à sa faculté à mélanger vieux instruments traditionnels avec des guitares métal ("Krieger") le tout enrobé de chant en allemand. Les compositions sont toujours aussi entraînantes ("Frei") même si quelques parties plus calmes nous ramènent vers la musique médiévale si bien interprétée par Blackmore’s Night ("Die Braut", "Sirenen"). Le combo a depuis dix années développé son style et à l’inverse d’In Extremo qui possède un côté métal plus en avant, Schandmaul a opté pour une approche plus en finesse, cela ne l’empêchant pas de participer aux grands festivals métal comme le Wacken 2007, où le groupe a entraîné l’immense foule dans sa transe. A découvrir sur scène le 30 novembre prochain au Z7. (Yves)
(2005 – durée : 65'54'' – 11 morceaux) Malgré un caractère difficile qui ne lui a jamais permit de garder des musiciens très longtemps à ses côtés et un look vestimentaire des plus douteux (on se rappelle le concert qu'il a donné en novembre dernier à l'Alpen Rock de Zurich, où le guitariste est monté sur scène en bermuda avec une bonnet de laine sur sa tête !!!), Michael Schenker reste l'un des guitaristes les plus doués de sa génération réussissant à associer pour notre plus grand bonheur, technique et feeling. L'allemand reste toujours aussi prolixe au niveau sorties d'albums, réussissant à éditer des albums acoustiques (la série des "Thank You"), des albums avec son groupe et ce deuxième album de "Schenker-Pattison" qui le voit s'associer pour la deuxième fois (le premier album "The Endless Jam" étant sorti en 2004) à Davey Pattison (ancien chanteur de Gamma) pour un album comprenant uniquement des reprises de standards et pas n'importe lesquels, puisque l'on retrouve entre autres "Rock Steady" (Bad Company), "The Hunter" (Free), deux groupes où jouait Paul Rodgers, dont la voix de Davey se rapproche sensiblement. D'autres reprises s'ajoutent à celles précitées dont "While My Guitar Gently Weeps" (Beatles), "Layla (Derek And The Dominoes"), "I Don't Need No Doctor" (Humble Pie), "Wang Dang Doole" (Wille Dixon) …, covers qui bénéficient d'une interprétation sans faille grâce notamment à une section rythmique de premier choix avec Aynsley Dunbar à la batterie (Starship, Pat Travers, John Mayall, David Bowie, …) et le vétéran Tim Bogert à la basse (Jeff Beck, Cactus, …) qui est d'ailleurs venu rejoindre le groupe pour cet album. Impressionnant à la six cordes et apportant son touché et son style, Schenker a en outre le mérite d'insuffler une coloration hard à ces morceaux qui ont contribué à écrire certaines des plus belles pages de la musique, que les jeunes générations pourront découvrir avec ce disque. (Yves)
(2007 – durée : 39’57’’ - 10 morceaux) Qui se souvient encore de Schizo actuellement ? Pas grand monde je pense, et pourtant le groupe compte parmi les rares formations italiennes des années ‘80 à faire du thrash, et a déjà quelques enregistrements à son actif (dont un split avec Necrodeath). Malheureusement pour le groupe, et malgré un acharnement qui s’est peu à peu épuisé au fil des années, le groupe n’a jamais réussi à percer avant leur retour l’an dernier pour la réédition de leur premier LP “Main Frame Collapse”. Et le groupe revient cette année avec un nouvel album qui balance brûlots sur brûlots (“Seen The Signs Before”, “Demise : Desire”, “Coma’s Grip”), et ne laisse pas retomber la tension un seul instant ! Officiant toujours dans la veine du thrash Allemand proche des premiers Destruction, les Italiens alternent entre riffs rapides puis plus lents, agrémentés de solos déchirant et de vocaux criards et hurlés (se rapprochant même de Obituary sur certain titres, “Agonizing”). De plus, avec le son typique des eighties à la production du cd, et on se croirait de retour en 1985 ! Ajoutez à cela quelques invités, parmi lesquels Steve Sylvester leader de Death S.S. et Marcelo “Flegias” Santo chanteur de Necrodeath, un cover de “The Sicilian Clan” de Ennio Morricone, et le tour est fait. “Cicatriz Black” réuni les techniques modernes et les influences des années ’80, pour se hisser en haut de l’échelle. (Sebb)
(2006 – durée : 39’50" – 9 morceaux) Une petite curiosité à se mettre sous la dent, c’est suffisamment rare pour ne pas le refuser. Premier album de Scorngrain, groupe finlandais formé en 2001, ce "Cyberwarmachine" va en laisser plus d’un perplexe… Tant que la bête vit encore, commençons une dissection in vivo : "24-7 hell", premier titre du disque, commence avec un riff proche de Slayer, qui très vite est écrasé par des claviers et un chant black ; de thrash on passe donc à un ersatz de Dimmu Borgir, sauf qu’on entend bien des éléments plus indus, quelques sons étranges, et d’un coup : un break parlé à la Clawfinger qui tombe comme un cheveux dans la bière ! La suite est dans le même esprit, complètement décalé, on a droit à du violoncelle, des chœurs, et toujours ces claviers omniprésents, du piano, des boites à rythmes techno, un grand foutoir musical qui, une fois la première surprise passée, finit par se faire un chemin dans notre crane. Black, indus , thrash, symphonique kitsch, tout y passe. Le gros problème de cet album est, outre un certain manque de cohérence (on a l’impression que le groupe se cherche) que les musiciens ne sont pas allés assez loin. Là où on aurait voulu entendre de vraies révolutions, en poussant au maximum le concept indus, Scorngrain se contente de moderniser un peu Dimmu Borgir et consorts, avec moins de classe cependant. Dommage, l’idée est vraiment intéressante, et l’écoute est amplement méritée, mais il faut s’attendre à rester un peu frustré face à ce groupe trop timide. Aller les gars, la prochaine fois on se lâche ! (Stench)
(2004 – durée : 56’44’’ – 13 morceaux) Scorpions nous promettait depuis quelques temps un album dans la veine des "Lovedrive", "Blackout", "Love At First Sting", albums qui ont marqué bon nombre de hard rockeurs lors de leurs sorties respectives. On pouvait donc s’attendre à un nouvel album marquant un retour aux sources avec des compositions plus puissantes que ce que le groupe nous avait habitué depuis quelques années. Après plusieurs écoutes, il s’avère évident que les piliers, Klaus Meine (chant), Rudolph Schenker et Mathias Jabs (guitares) ne nous ont pas menti car des titres comme "New Generation", "Love’Em Or Leave", "Blood Too Hot" prouvent que le groupe est revenu à un rock plus agressif avec des riffs de Rudolph plus hargneux et des solos de Mathias beaucoup plus inspirés, même si plusieurs riffs ont été fortement inspirés par d’anciens albums. Il reste qu’à l’inverse des années quatre vingt où la puissance était très en avant, celle-ci est maintenant distillée avec plus de discernement et côtoie un côté mélodique beaucoup plus prononcé (My City My Town). Scorpions ayant connu le succès auprès du grand public grâce à ces balades, il n’est pas étonnant d’en retrouver trois ("Maybe I Maybe You" avec ses parties de clavier et ses relents classiques, la power ballade "Through My Eyes" et "She Said" très calme). Entre rock hargneux et hard gentil, Scorpions a donc retrouvé son inspiration et cela fait plaisir à entendre. (Yves).
(2003 – durée : 53’25’’ – 11 morceaux) Par manque de promotion, Secret Sphere n’est pas encore très connu malgré deux albums très prometteurs sortis (Mistress Of The Shadowlight en 1999 et A Time Nevercome en 2001). Heureusement, les choses devraient changer puisque le groupe a réussi à rompre son contrat avec son ancien label pour être signé sur le label Nuclear Blast qui dispose de moyens promotionnels plus importants pour diffuser la musique jouée par ces italiens. Le côté heavy a été mis en avant sur ce troisième album et comme me l’a confié le groupe lors de l’interview qui précède, cette approche plus directe est dû au fait que le groupe a vraiment galéré pour changer de label et ces difficultés ont engendré cette rage. Néanmoins, le côté mélodique et chaud propre à la scène italienne n’a pas été occulté et permet au groupe de proposer des compositions riches. L’ouverture d’esprit du groupe est d’ailleurs l’un des points forts du groupe qui arrive à nous proposer selon les compositions du power, du hard mélodique avec des claviers ou encore du hard rock avec parfois des incursions dans le métal progressif. Evidement comme ses compatriotes de Labyrinth, Rhapsody et consorts, le groupe possède en Ramon un chanteur de grande classe, chanteur qui est accompagné sur certains morceaux par une chanteuse (More Than Simple Emotions, …). (Yves)
(2005 – durée : 67'36" – 13 morceaux) Les italiens de Secret Sphere ne sont pas des nouveaux et leur science du speed métal ne cesse de s'améliorer au fil des albums tant et si bien qu'à chaque nouvel album, l'on sait ce que l'on va découvrir et ce n'est pas l'intro (Endless) de l'album aux influences classiques ainsi que la présence d'une cantatrice qui vont nous tromper, car dès le deuxième morceaux c'est parti : tous riffs dehors, si possible joué de manière rapide, avec un clavier qui suit bien et qui ne fait pas que de la figuration et un chanteur haut perché. En fait l'on se retrouve avec d'un côté l'école transalpine avec son lyrisme développé par Labyrinth (notamment au niveau du chant)et de l'autre côté la rigueur toute germanique incarné par Gamma Ray et consorts avec une pointe typiquement nordique propre aux premiers albums de Stratovarius. Comme de plus, les six musiciens du groupe touchent leurs billes, le résultat ne peut être que gagnant, surtout que le groupe essaye de sortir du schéma classique "speed" avec plusieurs titres aux tempos différents ("Loud & Raw" avec son côté rapide qui possède aussi un côté lourd assez sympa et son break plus calme, ou "Set me Free" avec ses chœurs féminins et son côté mélodique plus prononcé, "I Won't Say A Word" faisant penser à Kamelot, …). (Yves)
(2003 - durée : 40'31" - 9 morceaux) Premier prix du titre d'album le plus nul du mois... heureusement que les choses sont différentes du coté de la musique ! Voila l'exemple même du brassage musical explosif : pour leur premier album, les Allemands ont semble-t-il mixé ce qui leur passait par la tête, pour notre plus grand plaisir ! Les passages thrash metal typiques des groupes allemands des années 80 enchaînent sur des blasts death metal, des riffs à la Hypocrisy sont melangés à des mélodies black metal, le tout survolé par le chant hystérique de Kato, clone du brailleur d'Impaled Nazarene... La seule constante que l'on peut trouver dans cet assemblage est la rapidité d'exécution qui fait inévitablement penser à Defleshed (le chant est d'ailleurs très similaire), mais en moins monotone. On ne s'ennuie pas une seconde, tout est frénétique du début à la fin (à croire que les trois musiciens ont enregistré leurs parties en pleine crise d'épilepsie...), et ces 40 minutes de débauche d'énergie semblent passer aussi vite qu'une partouze entre lapins. Ce disque ne va certes pas révolutionner le métal, mais vous procurera à coup sûr votre dose d'adrénaline quotidienne ! (Stench)
(2004 – durée : 47’40’’ – 10 morceaux) Un groupe de death métal autrichien ? Connaissant les vieilles productions en provenance de ce pays (les cultes Pungent Stench, Disastrous Murmur ou Disharmonic Orchestra entre autres) je m’attendais à une bonne surprise, et je n’ai pas été déçu. Avec ce troisième album, Seeds Of Sorrow se donne corps et âme au death métal tout ce qu’il y a de plus classique. Très loin du brutal death technique à la mode, le groupe nous livre un death old-school à ranger à coté de groupes comme Grave, Massacre ou le premier Hypocrisy. Souvent lourd et mid–tempo, les structures simples des titres ne cherchent que l’impact direct, sans prise de tête, comme au bon vieux temps, ce qui ne donne que plus d’importance aux rares accélérations qu’on trouve à droite et à gauche, au détour de riffs sombres. La voix très grave et gutturale est dans le style du premier album de Disharmonic Orchestra, et fait resurgir les souvenirs des toutes premières productions Nuclear Blast, à l’époque où la maison de disque était un label underground entièrement dévoué au death métal (sniff, nostalgie, quel changement depuis…). Il reste à noter que la dernière plage est une excellente reprise de "Symphony of destruction" de Megadeth, morceau qu’on n’attendait pas sur un album de death, mais qui fonctionne à merveille. Un disque old –school pour les vieux barbus (comme moi) et chauves (comme Yves) pleins de souvenirs gras. Heureusement qu’il reste des disques faits par des puristes comme ça à se mettre sous la dent ! (Stench)
(2006 – durée : 42'25" – 10 morceaux) Je dois dire que lorsque j'ai reçu ce cd, j'ai tout de suite apprécié son heavy métal mélodique, tout en me disant, encore un nouveau combo nordique. Eh bien, tout faux, car ce groupe vient précisément de Siegen en Allemagne, un autre pays connu pour sa propension à engendrer de manière exponentielle des combos métal. Il est difficile de trouver un défaut à cet album, car tout est carré, des passages de grattes en passant par le chant de Daniel Seifert, tout prouve que ce combo maîtrise son sujet, fruit d'un travail de longue haleine, puisque le quatuor a sorti déjà deux albums, "Dreamspace" (1999) et "Crown Of Creation" (2001). Il faut cependant préciser que cet album est vraiment le premier à bénéficier d'une distribution correcte, puisque les deux précédents étaient plus des auto-productions avec tous les problèmes que cela pouvaient engendrer, notamment du fait d'une promotion bien plus limitée. Preuve de sa détermination, le groupe a également arrangé et produit cet album qui devrait plaire à toute personne appréciant les rythmes rapides agrémentés d'un chant puissant avec des titres que l'on mémorise rapidement avec une qualité de production et d'interprétation d'un haut niveau. (Yves)
(2008 – durée : 48’30’’ – 11 morceaux) Originaire d’Allemagne, Sencirow développe à travers "The Nightmare" un heavy métal de bon aloi le tout couplé à une bonne dose de power métal avec quelques parties plus épiques. L’ensemble n’est pas original, mais remplit le rôle fixé à tout album de ce type : nous faire headbanguer, d’autant que c’est bien interprété, avec des variations dans les compos qui passent de tempos lourds à la Iced Earth (l’instrumental "The Phenomenon Of Prugality") à des rythmiques plus rapides à la Iron Savior ("Demon Inside", "Curse Of Lying",) relayé par des compos où les guitares se montrent agressives avec un côté moderne ("World Collapse") tout en intercalant quelques breaks bien sentis. Le chant puissant, un peu dans la veine de Stygma IV ("Feeding The Rage") conforte cet album qui même s’il n’apporte rien de foncièrement nouveau, vous fera néanmoins passer un bon moment. (Yves)
(2006 – durée : 48’42” – 11 morceaux) La vague du métal féminin est en train de faire des adeptes dans toute l’Europe, puisque presque chaque pays compte dorénavant un groupe de qualité, et après nous être intéressés le mois dernier aux français de The Last Embrace dont on reparlera prochainement, nous avons jeté notre dévolu ce mois sur le groupe belge Sengir qui nous offre un deuxième album réussi : très bonne chanteuse, en l’occurrence Ellen Schutyser, soutenu par un combo très soudé, le tout bénéficiant d’orchestrations symphoniques ("Calling", "Conscience Awake") vraiment bien en place, grâce à des claviers prépondérants. Wim Schockaert fournit un boulot conséquent ("Time") permettant même au quintet d’aborder des rivages plus sombres, voir gothiques ("My Defense") ou très mélancoliques ("Day You Take Me Over"). Un groupe très prometteur, avec de bonnes guitares, parfois heavy, et qui a à son palmarès, des participations au fameux Metal Female Voices Festival en 2003 et 2004 ainsi qu’au mythique Graspop. Un groupe qui s’inscrit dans le sillage de Within Tempation, Lacuna Coil, Leaves’ Eyes, The Gathering et consorts. (Yves)
(2003 – durée : 35’12 – 10 morceaux) Voilà l’exemple même du groupe excellent dont personne ne parle, alors qu’on nous gave avec une tonne de groupes bien moins intéressants…Si vous désespérez de découvrir le groupe de death metal qui incarnerait vraiment ce style, loin de tous ces combos aseptisés qui jouent vite mais de manière stérile, penchez vous sur l’underground, et en particulier sur les bestiaux Sepsism. Ce disque est une démonstration de brutal death, exécuté avec les tripes et avec passion. Rien à jeter, les blasts sont surpuissants, les passages lourds nous collent au mur, les changement de rythmes renvoient à Suffocation, le chant est vraiment extrême et produit à lui seul l’effet d’une bombe à déflagration. Le son est comme il se doit lourd, bourré de basses, et possède ce coté crade que tout bon album de death se doit d’avoir. Les morceaux sont efficaces et ne cherchent pas forcement la complexité, lui préférant des structures simples fonçant comme un troupeau de mammouth vers l’auditeur. Alors laissez tomber vos Hate Eternal et autres groupes sans âme, et jetez vous sur le coté le plus sombre et authentique du death metal, celui qui vous cassera les cotes le temps de presser « play » ! (Stench)
(2003 -durée: 56'11" – 13 morceaux) Une véritable merveille ! Je sais, je casse le suspense en commençant de la sorte, alors ne perdez pas votre temps à lire cette chronique, courrez achetez le nouveau Septic flesh!! Cet album est un exploit : le groupe a réussi à durcir le ton tout en étant plus mélodique ! La brutalité n'est ici jamais gratuite, au contraire elle ouvre la voie au lyrisme. Si "Summerian daemons" est en effet l'album le plus violent des Grecs et reste très death metal (il déborde de blasts, et la voix d'outre-tombe ne fait que renforcer cette brutalité), l'aspect atmosphérique a en même temps été décuplé. Bien que le chant clair ait maintenant disparu, les choeurs et autres chants féminins sont vraiment crédibles et donnent le frisson, rien à voir avec ces pseudo-groupes symphoniques actuels (qui a dit Rhapsody?). L'ambiance générale y est absolument magique, pleine d'émotion, mêlant nostalgie et colère, rêverie et agressivité. Et, cerise sur le gâteau, malgré l'usage des choeurs, cet album sonne résolument moderne, grâce à l'utilisation intelligente de sample et d'effets spéciaux. Un album à posséder pour tout fan d'extrême. (Stench)
(2008 – durée : 38’13’’ - 9 morceaux) Jusqu’ici peu familier avec la discographie de Septic flesh, c’est sans a priori que je glisse cette galette dans la fente bénie. Et là, ô surprise, après 42 minutes tout s’arrête en me laissant un sourire béat sur le faciès. Je viens tout simplement d’écouter le meilleur disque extrême depuis un ou deux ans. La musique se construit sur une base death metal accompagnée d’ajouts thrash et d’influences black. Mais voilà, le tout est rehaussé d’un orchestre philharmonique et des chœurs de Prague. L’ensemble prend une dimension majestueuse sans sombrer dans le grandiloquent ou le pompeux. Septic Flesh ne s’impose aucune limite : voix claires, duos inédits batterie-orchestre et constructions inattendues des compos tout en restant digestes pour tous. Un grand album de death sans limite par un groupe dont la créativité semble sans fin. A ne louper sous aucun prétexte avec Vader au Grillen de Colmar vendredi 24 mai. (David)
(1987 – durée : 38’09’’ – 9 morceaux) Deuxième album d’un groupe désormais devenu culte, "Schizophrenia" restera l’album ayant permis à Sepultura de passer du statut de groupe national à celui de groupe international. La formation se compose alors de son line-up le plus célèbre, c'est-à-dire des frères Ca |