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(1970 – durée : 67’50" – 7 morceaux) Encore une plongée dans le passé qui nous mène maintenant à l’aube des seventies, avec un album énorme, et qui est pourtant paradoxalement complètement tombé dans les oubliettes aujourd’hui. Il y a des chefs d’œuvre comme ça qui s’effacent totalement de notre mémoire, et cette petite rubrique est aussi là pour exhumer ces perles. T2 est un groupe de hard rock progressif, et pour citer Denis Protat, spécialiste de cette époque (on lui doit "l’Encyclopédie du hard rock des seventies", véritable bible) ce "It’ll work out in boomland" est "le meilleur album de hard progressif jamais enregistré". Et le bougre a bien raison. Les musiciens sont formidables, et un panel incroyables d’ambiances sont mises en places, des passages très doux, avec piano, ensemble orchestral, voix chaude et douce (le fabuleux "JLT" par exemple), d’autres moments sont plus sauvages, réellement hard rock avec une basse omniprésente et inventive. Les morceaux frisent les 8 minutes, et un énorme titre de 20 minutes, "Morning", déploie tout le talent de la formation à passer d’une atmosphère à une autre. Des morceaux intemporels, une orchestration qui donne la chair de poule, un disque ultime. Si le LP n’est pas évident à trouver, une réédition CD existe chez World Wide records, qui offre en plus trois morceaux live. Ce disque est un pur moment de bonheur pour ceux qui aiment le rock progressif, et j’y ai passé parmi les plus belles de mes expériences musicales. S’il ne faut en garder qu’un, c’est celui-là ! (Stench)
(2007 – durée : 50’36" – 12 morceaux) Après un mini album "A Voice In The Dark" sorti en novembre 2006, le groupe finlandais Tacere nous dévoile son premier album studio qui se caractérise par la présence de deux chants, l’un féminin (Helena Haaparanta) dans la veine de celui de Floor d’After Forever ou de Cristina de Lacuna Coil, alors que le chant masculin est l’œuvre de Karri Knuuttila, guitariste et fondateur du groupe. Le chant d’Helèna est très maîtrisé, très pur, alors que celui de Karri se veut plus brut, un peu dans la lignée de celui de Marco de Nighwish, la juxtaposition de ces deux chants étant assez réussie, même si le chant de Karri pourrait être un poil plus précis. Les compositions bénéficient de claviers qui donnent une envergure symphonique à la musique du combo qui fait parfois des incursions dans des territoires plus extrêmes ("I Devour" avec son côté black), tout en conservant des aspects lourds et sombres ("A Voice In The Dark") qui font penser parfois à Sentenced, tout en fleurtant avec le prog métal au détour d’un break sur "Phantasm". Très au point techniquement, le heavy mélodique symphonique de Tacere confirme que la Finlande reste un grand pourvoyeur de talents. www.tacere.net (Yves)
(2004 – durée : 77'31" – 18 morceaux) Cet album du groupe mélodique Takara est un best of des trois premiers album du combo, puisque cinq titres sont issus de "Eternal Faith", huit de "Taste Of Heaven" et enfin cinq de "Blind In Paradise". Il est clair que les personnes ayant ces trois albums ne feront pas l'effort d'acquérir ce best of puisque aucun inédit ne vient l'agrémenter. Pour les autres, cet album sera l'occasion d'acquérir un condensé de la première partie de l'histoire de Takara puisque juste après "Blind In Paradise", le groupe faillit disparaître suite au départ du guitariste et du bassiste. Heureusement, l'histoire du groupe continua avec une nouvelle formation et un nouveau chanteur, puisque Jeff Scott Soto qui officiait sur les trois premiers albums ne voulut jamais vraiment être considéré comme un membre permanent de Takara. Il faut cependant reconnaître que même si Jeff jouait pendant cette période dans plusieurs autres combos, Takara fut celui qui lui permit de mettre le plus en avant son timbre de voix mélodique. (Yves).
(2003 – durée 45’19’’ – 12 morceaux) C’est toujours avec plaisir que je glisse dans ma platine un album ou Jeff Scott Soto chante, car il représente, à mes yeux et surtout à mes oreilles, le chanteur a l’aise dans tous les registres : sa voix puissante et pleine d’émotion donne toujours beaucoup de relief aux morceaux qu’il interprète. Il semble d’ailleurs que Talisman représente son groupe principal et que l’homme ne s’égare plus dans plusieurs projets en même temps. De plus dans Talisman, Jeff est épaulé par Marcel Jacob, bassiste qui marque également de sa patte tous les albums auxquels il participe. D’ailleurs, je trouve que dans les dernières réalisations du groupe, Marcel avait trop tendance a être mis en avant au détriment du reste de la formation. Cette situation se retrouvait d’ailleurs dans Human Clay, le groupe qu’il avait monté avec Jeff. Heureusement, sur ce nouvel opus, Marcel a un peu levé le pied et cela permet le retour en grâce du groupe comme à ses débuts, avec la mise en avant de compositions mélodiques travaillées qui feront plaisir à tous les fans de ce genre. Cerise sur le gâteau, Fredrik Akesson guitariste au début de Talisman a réintégré le groupe et nous gratifie de quelques solos bien sympas. Le groupe étant en tournée actuellement, il reste à espérer qu’il se décide à venir dans nos contrées. (Yves)
(2005 – cd1 : durée : 74’58’’ –17 morceaux / cd 2 – durée : 48’43’’ – 10 morceaux) Le premier live de Talisman "Five Out Five – Live In Japan" étant sorti en 1994 juste après les deux premiers albums du groupe, l’arrivée de ce double live qui voit également la sortie d’un double dvd ne pourra être que salué par les fans, surtout que le groupe a continué après ce premier live à enregistrer des albums studios et puis dernier point non négligeable, ce premier live était devenu au fil des années introuvable. Ce double live comprend deux shows distincts, le premier ayant été enregistré au mythique Sweden Rock Festival en juin 2003 alors que le deuxième enregistrement date d’août 2003 et est le reflet du concert que le groupe a donné au Club Mondo de Stockholm. On retrouve sur ces deux enregistrements toute la verve de Jeff Scott Soto qui blague avec le public et n’a cesse de communiquer avec celui-ci démontrant une nouvelle fois quel showman exceptionnel il est, en plus d’être l’un des meilleurs chanteurs de hard mélodique. Oeuvrant, dans un style beaucoup plus rentre dedans que dans le cadre plus groovy de ses albums solos, Jeff reste un chanteur de haut vol qui dans le cadre de Talisman laisse ressortir son coté le plus hard. Le reste du groupe étant à l’avenant de son chanteur, on assiste à un véritable festival de riffs pêchus, le tout avec une section rythmique très en avant avec un Marcel Jacob à la basse toujours aussi impressionnant. Les morceaux interprétés lors de deux concerts sont similaires (celle du club Mondo étant néanmoins plus longue avec notamment en clôture le morceau "I Don’t Know" d’Ozyy Osbourne) et constituent en quelque sorte un best of de la carrière de plus quinze années de ce fleuron du hard mélodique avec tous ses tubes ("Break Your Chain", "Mysterious", "Standing On Fire", …). (Yves)
(2006 – durée : 45'37" – 11 morceaux) Après Winger qui a intitulé son 4ème album "IV", c'est au tour de Talisman de nous présenter son 7ème album qui s'appelle "7". Pour l'originalité, il faudra repasser !!! A part ce point, Talisman revient avec un grand album de hard mélodique, très varié, avec un Jeff Scott Soto impérial au chant : pas étonnant que Journey l'ai appelé sur sa tournée américaine pour remplacer Steve Augeri actuellement indisponible. La voix de Jeff est toujours aussi forte avec un feeling qui ressurgit sur toutes les compositions avec son côté funky toujours présent ("Nowhere Fast", "Trouble Water") tout en conservant le coté hard mélodique. La basse de Marcel Jacob claque toujours autant et reste l'une des particularités du groupe, puisque dans tous les titres l'on retrouve cette puissance groovy ("End Of The Line") qui s'intègre si bien au style du groupe. Que dire de plus, sinon que Talisman a retrouvé des couleurs en nous offrant ici l'une de ses meilleurs productions. (Yves)
(2003 – durée 78’13’’ 18 morceaux) Heureusement que Ken Tamplin n’a pas omis de rajouter le mot "friends" sur la pochette de son album, car les invités sont en effet très nombreux sur "Wake The Nations". L’homme doit avoir un carnet d’adresses bien rempli, car il a réussi à avoir sur le premier titre Jeff Scott Soto et Philip Bardowell (les deux au chant) et sur le reste de l’album une pléiade d’invités dont une belle brochette de guitaristes comme Jeff Watson (Nightranger), Pete Lesperance (Harem Scarem), Kee Marcello (ex Europe), Reb Beach (ex Winger) , Richie Kotzen, Mathias IA Eklundh (Freak Kitchen), …Au vu des invités prestigieux présents sur cet album, on pouvait s’attendre à un album décousu, mais Ken a su canaliser tout ce bon monde afin de rendre l’ensemble cohérent et faire ressortir la personnalité et la "pâte" de chaque musicien. Le feeling est bien présent et les mélodies sont mélodiques, rock (The Story Of Love), hard (Mystery) et même blues (God In Heaven) tout en conservant le groove (We’ve Jidah Enough). Cet album est donc très réussi, le mérite en revenant à Ken Tamplin qui est dans le circuit depuis les années quatre vingt et qui possède un timbre de voix agréable ainsi qu’un jeu de guitare expressif. (Yves).
(2008 – cd 1 : durée : 50’48 – 7 morceaux / cd2 : durée : 43’59’’ – 2 morceaux) Pas de doute, les suédois de Tangent peuvent être fiers de leur 4ème opus studio, car ce double cd fait à la part belle au rock progressif de haute volée. Mélangeant les influences, les sons, les chants féminin et masculin, on voyage aux confins du style et l’on pense au hasard des titres aux premiers Genesis, à Camel ("A Crisis In Mid Life") pour la fluidité des solos, à Jethro Tull pour l’utilisation fréquente de la flûte ("Not As God A The Book"), aux Flowers Kings et à Spock’s Beard pour les délires instrumentaux ou à Marillion pour la beauté des mélodies. Les styles s’entrechoquent, puisque le combo peut se lancer dans un flamenco, pour partir sur un autre titre dans un délire jazzy avec un saxophone où nous balancer une séquence hyper groovy teinte de funk ("Four Egos One War"). Créatif et inspiré, The Tangent démontre avec ce double cd tout l’art et la manière de faire du rock progressif de qualité. (Yves)
(2002 – durée : 44’31’’ – 11 morceaux) 20 ans que nos amis teutons de Tankard déploient toute leur énergie à la cause du trash et du houblon !!! En effet, c’est certainement ce breuvage qui a dû leur permettre de passer ces deux décennies et de conserver leur fraîcheur de leur début, car comment ne pas être ébahi par la puissance des onze morceaux présents sur B-Day. Cet album anniversaire me fait penser à l’album "Kill’Em All" de Metallica tant la puissance est similaire. Le pied au plancher pendant prêt de quarante cinq minutes sans temps mort : impressionnant !!! De plus, les quatre joyeux drilles ne se prennent pas au sérieux, malgré les capacités techniques et physiques qu’ils possèdent pour tenir le rythme, la preuve en étant les pochettes délirantes de leurs albums. De plus, je vous invite à lire l’histoire, bien arrosée du groupe, dans le livret intérieur du cd. Allez pour cet album, je lève mon verre de bière (of course) à la santé de Tankard en leur souhaitant un joyeux anniversaire bien arrosé !!!. (Yves)
(2006 – durée : 45'57" – 10 morceaux) A l'instar d'AC/DC, Status Quo, Tankard se complait dans un style et s'y maintient en l'occurence le trash métal et cela depuis son premier album "Zombie Attack" en 1986. Les années passant, le combo de Frankfort, (le groupe rend d'ailleurs hommage à sa ville avec le titre "Frankfurt : We Need More Beer") ne s'est pas départi de son humour (le titre de l'album "La belle et la bière"), ses pochettes en étant l'illustration la plus parfaite, et de son amour pour le houblon ("We still Drink The Old Ways"). Certains pourraient penser que ces facéties cachent des carences musicales, alors que ce n'est nullement le cas, car Geere (chant) et ses acolytes Andy, Frank et Olaf assurent grave et savent comment riffer de manière rapide, parfois groovy, mais toujours de manière puissante. A l'image de Sodom, Kreator, Destruction et consorts, l'Allemagne confirme sa suprématie au niveau du trash européen. (Yves)
(2007 – durée : 64’39’’ – 15 morceaux) Retour de Tankard pour un best of qui a la particularité maintenant banale de proposer le réenregistrement des morceaux le composant. Cet album de réenregistrements couvre les dix premières années du groupe, de "Zombies Attack" (1986) à "The Tankard" (1995), en proposant les meilleurs et plus célèbres titres des Allemands. Les incontournables "Zombie attack", "Chemical invasion", "Alien", "The morning after" ou encore "Freibier" ressurgissent avec une fraîcheur nouvelle tout en restant considérablement fidèles et proches des originaux. Le seul changement notoire vient de Andreas Geremia dont le timbre n’est plus tout à fait identique que par le passé à certains moments. Mon seul regret concernant cet album concerne son manque de surprises, car quitte à réenregistrer ses anciens titres autant le faire à la manière dont ils sont joués actuellement sur scène, c'est-à-dire avec un tempo beaucoup plus soutenu. Un second cd tribute disponible étoffera cette offre, dont on retiendra les performances des groupes les plus connus tel Paradox, Hyades, Paragon et Sacred Steel, le choix des morceaux repris étant quasi identique à ceux du premier cd. Un best of qui ravira les fans et amateurs de réenregistrements, et qui peut servir à ceux qui ne possèdent pas les albums de la première partie de carrière du groupe. Quand aux vieux crasseux comme moi, ils préféreront garder leurs vieux albums originaux au son tellement crade mais tellement bon ! Ah nostalgie quand tu nous tiens… (Sebb)
(2002 – durée : 52’46’’ – onze morceaux) Bien que Tapping The Vein n’ai pas fait l’unanimité lors de leur récente tournée européenne en compagnie de Whitin Temptation et Paradise Lost, ce groupe américain mérite néanmoins qu’on s’y intéresse, car le rock joué n’est pas très éloigné de celui interprété par Die Happy, sans posséder néanmoins la puissance et la rage de ce dernier. La similitude ne s’arrête pas là, car Tapping Vein possède également une chanteuse en la personne d’Heater Thompson. Les compositions sont dans l’ensemble basées sur des mi-tempos (Butterfly) avec des guitares qui savent se faire heavy lorsque l’exigent les morceaux. La couleur musicale de cet album est assez sombre et il n’est d’ailleurs pas étonnant de retrouver ainsi des éléments dark sur certains morceaux (Sugar Falls). L’ensemble de ces éléments expliquent donc que ce groupe n’est pas arrivé par hasard sur la tournée européenne de Paradise Lost, puisque ce sont ces derniers qui ont demandé à Tapping The Vein de les accompagner sur le Vieux Continent, suite à une tournée américaine commune (Yves).
(2006 – durée : 51’05’’ – 10 morceaux) Tarot nous reviens après 3 ans de silence, leur heavy est toujours puissant et moderne. En attendant le retour de Nightwish, Nuclear Blast met bien en avant le fait que Marco Hietala "participe" à cet album, formation qui a pourtant été créé avec son frère au début des 80’s. J’ai l’impression que pour ces raisons le groupe a eu le droit à une grande aide de la part du label. Le mixage est des plus aboutit, et le fruit d’un long travail de composition est vraiment rehaussé. Heureusement rien ne change, les claviers amènent une touche de légèreté à des riffs sombres et cette voix si expressive. Les solos de guitares ne perdent rien de leur côté heavy, "Before the skies come down" m’a fait penser à du Scorpions en plus lourd et son rythme saccadé provoque des mouvements de tête. L’album est très bien équilibré avec comme point d’orgue la voix expressive de Marco aux multiples effets. Rapide avec "Bleeding Dust" ou plus mesuré avec "Tides" le résultat est le même, ça claque ! Je suis impatient de voir l’impact de cet album en live, vivement le Earthshaker Tour, à Strasbourg et à Pratteln ! (Yann)
(2006–durée : 42’30’’- 10 morceaux) Bienvenue dans l’univers de Taz Taylor! Accompagné entre autre par Graham Bonnet au chant qui a été ne l’oublions pas chanteur dans Rainbow, ce guitare-hero nous offre un aperçu de son talent de compositeur et d’instrumentiste. L’album est varié de par ses morceaux comme "Fighter’s Fist", "Welcome to America" ou encore "Happy Hour" pour le côté plus hard. Toutes les pistes sont mélodiques à souhait, la dextérité de Taz permet de nous distiller des solos très intéressants techniquement mais aussi très plaisant. Le son général me semble aplati par le mixage et rend souvent les nappes de claviers et autres accompagnements ennuyeux. L’album reprend un titre légendaire "Parisienne Walkways" » de Gary Moore ainsi que "Goodbye Mr C." un mix entre deux chansons d’Ozzy apparemment. La diversité est au rendez vous. Pourtant, il y a un petit quelque chose qui rend ce cd kitch alors que qu’il est bourré de classe à tous les points de vue ! (Yann)
(2006 – durée : 46'53" – 12 morceaux) Nouvel album pour Tears Of Angers, combo composé des frères Jansson, Benny (guitariste) et Björn (chant), de Johan Niemann (bassiste – Mind's Eye, Therion) et de Daniel Flores (batterie – Mind's Eyes) et comme à l'accoutumée chez les suédois, la production est parfaite, mettant parfaitement en valeur le métal progressif du groupe. Evidement, on pourra reprocher au combo une certaine ressemblance avec Masterplan, mais avouez que pareille comparaison, beaucoup de groupes s'en satisferaient, d'autant plus que Tears Of Anger n'a pas à souffrir de cet état de fait, car ces compositions sont bien structurées et la voix de Björn, même si elle possède des similitudes par rapport à celle de Jorn Lande de Masterplan, possède ses propres qualités. Bonnes compositions, bons musiciens, mixage nickel, métal progressif de haut niveau, bref tous les ingrédients pour que ce combo suédois sorte de l'ombre, même si le titre de cet album est "dans les ombres", ce qui se vérifie d'ailleurs sur la pochette. (Yves)
(1978 – durée : 48’28’’ – 10 morceaux) “Ladies and gentlemen, would you please welcome Teaze!”, voilà comment débute cet unique album live de ce groupe Canadien au souvenir souvent effacé de nos mémoires. Teaze a fait partie de ces groupes voguant sur la vague hard de la fin des années ’70 au début des années ’80, en jouant un style pouvant rappeler Deep Purple ou Triumph. Les morceaux du groupe sont de vrais morceaux de rock au rythme soutenu et aux solos majestueux ! “Rockin’ with the music”, “Lady killer”, “On the loose”, “Hot to trot”, “Boys night out”, “Gonna have a good time tonite”, tous les morceaux présents sur ce live sont de purs morceaux de hard, plein de vigueur, aux parties de guitares somptueuses et aux rythmiques envoutantes. Le chant se fait à certains moments doux et à d’autres instants puissant et belliqueux, alliant à merveille les différentes facettes et capacités vocale de Brian Danter. L’enregistrement en lui-même bénéficie d’un très bon son et d’une production de la même qualité, dans la lignée du “Made In Japan” de Deep Purple, le tout effectué lors d’une unique date à Tokyo. Un très bon live de hard-rock fortement recommandé à tous les passionnés des seventies ! (Sebb)
(2003 – durée : 49’10’’ – 11 morceaux) Quelle surprise de voir débarquer cet album sur le label Mausoleum, que les plus vieux d’entre vous connaissent grâce aux légendes qu’étaient Killer, Ostrogoth ou Crossfire. Avec Technocracy, ça n’a plus rien à voir, le label semble s’être tourné vers le metal moderne en nous offrant un album complètement en phase avec son époque. Dès les premières secondes l’objet nous fait penser aux grands groupes actuels comme Machine Head. Personne ne sera d’ailleurs surpris d’apprendre que le gratteux du groupe n’est autre que Phil Demmel (ex Violence et… Machine Head) ! Il ne faut cependant pas tirer de conclusions trop hâtives et si les grosses rythmiques surpuissantes renvoient bien sur aux groupes de neo-metal actuels, Technocracy trouve toujours le moyen de placer la mélodie au premier plan, en grosse partie grâce à la voix mélancolique de Steve Machado, toujours chantée et non hurlée, pleine de profondeur, un peu dans le registre de ce que faisait Fear Factory dans les passages les plus atmosphériques. Bref, entre violence et parties planantes, le groupe a trouvé une identité propre et nous offre un disque très sympa, attachant, dans l’air du temps. (Stench)
(2006 – durée : 56'36" – 14 morceaux) Encore un album qui ne paye pas de mine avec une pochette vraiment pas terrible et un nom qui ne risque pas d'attirer votre attention. Par contre il serait vraiment dommage de passer à côté, car son contenu est excellent : du très bon modern rock avec de nombreuses idées qui foisonnent à tous les étages et surtout des mélodies que l'on n'oublie pas (You Knew). Les six membres de ce combo ont compris que pour séduire, il faut parfois jouer sur l'alternance des tempos et à ce titre, "Re Lie Session" est parfait : tout en retenu mais avec un petit riff de guitare qui s'amplifie pour repartir sur des parties plus calmes avec le clavier qui apporte le petit plus mélodique. On pense à Ugly Kid Joe, à Nickelback, à Volbeat, à Metallica (période "Load Relaod"). Les riffs de guitares sont assez subtils et n'attaquent jamais de front mais préfèrent la subtilité à l'attaque franche avec un chant qui est de plein pied ancré dans un registre mélodique ("Recently") avec des intonations rock, parfois scandé ("Fight Back). Bénéficiant d'une production parfaite, Te-Deum frappe donc très fort pour son premier album. (Yves)
(2006 – durée : 40'14" – 10 morceaux) Formé en 1996, le groupe suisse Tempesta après avoir sorti un premier album "Platinum" en 2002 écoulé à plus de 800 exemplaires, tourné en compagnie de Thunderstone et de leurs compatriotes Crystal Ball, reviennent avec leur nouvel album qui bénéficie d'une production béton, fruit des efforts conjugués de Marc Sweeney (Crystal Ball) et Michael Bormann (ex-Jaded Heart). D'emblée, ce qui saute aux oreilles, c'est les similitudes qui existent sur les titre "Fulltime Joker" et "Stagedive" entre le groupe suisse et Metallica, la voix de Thalmann Reto se rapprochant de celle de James Hetfield. Heureusement, Tempesta a eu la bonne idée d'inclure des claviers sur le deuxième titre précité, apportant au morceau une coloration mélodique marquée. Le reste de l'album se démarque aussi sensiblement des Four Horsemen, comme sur "Ain't Gonna Tell Ya" avec une accroche au départ acoustique qui devient très vite bien rock qui donne envie de taper du pied ou sur "Do You Understand" avec la dualité des guitares et sa fin délire "a capella". Les refrains sont travaillés et vraiment réussis surtout ceux chantés à plusieurs ("Grow", "The Chosen One"), au même titre que les intros qui lancent bien les titres qui se répartissent entre approche directe, lourde ou plus groovy. Un album excellent que je conseille vraiment aux fans de Metallica (hors période "St Anger") ainsi qu'aux fans de rock ricain et de hard rock. (Yves)
(2008 – durée : 58’53’’ – 11 morceaux) Venant de Sao Paulo, Tempestt a débuté sa carrière comme bon nombre de combos en faisant des reprises avant de s’attaquer à la réalisation de son 1er album qui s’inscrit dans un registre hard mélodique progressif avec un vocaliste BJ de très bon niveau. L’homme croise d’ailleurs sa voix avec celle de Jeff Scott Soto sur "Insanity Desire", cette collaboration venant du fait que Jeff avait choisi le combo comme 1ère partie lors de sa tournée brésilienne, les 2 combos récidivant d’ailleurs puisque Tempestt accompagnera à nouveau le vocaliste lors de sa tournée européenne 2008. Affuté au niveau de la composition, le combo brésilien louvoie entre riffs métal ("Bring’ Em On"), ballade ("A Life’s Alibi"), titre épique ("Enemy In You"), groove ("Too High"), acoustique ("Healing") sans omettre la reprise du "Don’t stop Believin" de Journey, héritage des débuts du combo. En tout cas, un excellent début. (Yves)
(2003 - durée : 31'11" - 7 morceaux) Avec ce premier album des parisiens de Temple of baal c'est le true black metal old school qui fait son apparition sur le devant de la scène française, et on peut dire que le groupe a mis le paquet pour qu'on puisse lui coller cette étiquette : production minimaliste ultra crade, booklet noir et blanc, photos dignes des premiers albums de black de 90 ou 91, artillerie sataniste avec démons, églises et toute la panoplie... Musicalement, c'est la même chose, tous les ingredients sont réunis : riffs ultra sombres et malsains, rythmes rapides très basiques, passages lents à la Celtic frost ou Hellhammer, voix tout à fait similaire à celle de Nocturno culto sur le Total death de Dark throne. Ce "Servants of the beast" pourrait d'ailleurs aisément passer pour une copie des trois premiers Dark throne justement, mais il n'y a ici aucune volonté de plagiat, c'est juste l'envie de revenir aux racines d'un style culte et unique (malheureusement endormi depuis longtemps) qui a motivé les trois parisiens. Complètement anachronique, mais vraiment jouissif. Une réussite totale ! (Stench)
(2005 – durée : 36’30" – 10 morceaux) Deuxième album de Temple Of Baal, après un "Servants of the beast" plutôt efficace, qui proposait un black métal tout ce qu’il y a de plus true, dans une veine très DarkThrone. Les choses ont un peu changé avec cette nouvelle offrande, même si l’artwork ne le laisse pas deviner. En effet, on reste dans le trip noir et blanc avec posers en warpaint, la nouveauté est donc bien dissimulée. Pourtant, il y a bien une évolution, dans une volonté revendiquée de puiser plus encore dans les racines du genre. Comment faire plus true que de s’inspirer ouvertement de DarkThrone ? Tout simplement en remontant encore plus dans le temps, et ce sont donc les vieux débuts thrash qui sont réutilisés ici. Un titre comme "Under the spell" fonctionne comme un vieux titre de Venom, que ce soit au niveau de la musique, mais aussi des textes ( le couplet "Toll of the bell, metal from hell" sonne comme un vieux "Black metal" de Venom). Un hommage qui peut être ressenti aussi dans certains passages plus rentre dedans, car ne l’oublions pas, Temple Of Baal reste un groupe de black métal, et la grosse majorité des titres repose sur ce qu’on connaît tous : rythmes speed, voix criarde, riffs minimalistes, bref, le pur true black norvégien. A coté de ces plans classiques, un effort a été fourni pour rendre l’atmosphère plus sombre, avec un titre comme "Bitter days" par exemple, glauque, sinistre, crade. Un compromis donc entre plusieurs ambiances, qui dans tous les cas risque de n’accrocher que les plus old school, et de toute évidence c’est bien le truc dont les mecs du groupe se branlent : ils font ce qu’ils veulent, ils le font bien, et c’est louable. Un très bon album, en fin de compte ! (Stench)
(2004 – durée : 31'07" - 16 morceaux) Ne vous laissez pas tromper par le nom du groupe, il ne s’agit pas de black métal, très loin de là même… Tenebrum Infectus est en fait un nouveau groupe de death/grind français (un de plus !) et il ne faut vous attendre à aucune finesse de la part de ces quatre mecs. Alliant la puissance du death au grind core, le groupe est terriblement efficace. Le chant ultra grave apporte cette touche gore qui rend le disque encore plus violent. De rares cris plus aigus font pencher la balance vers le grind pur. En fait, ce premier album n’est pas sans rappeler le premier Brutal Truth, qui de la même façon balançait entre death et grind. Reste que les français ont un sens de l’humour bien frenchy qui fait penser aux groupes de grind délire qui affluent en ce moment. Il suffit de jeter un œil sur cette incroyable pochette pour s’en convaincre (il s’agit d’un établis de boucher, sur lequel on peut trouver, photo à l’appui, du "boudin de bitch", des "côtes de cul", du "minou de pute" ou autres "bites à l’ail"…) ou encore d’écouter l’intro hilarante de "Pig’s Sodomy At The Herta Farm"… Du grand art ! Bref, un humour qui ne porte pas préjudice à l’ensemble, mais qui ramène une touche plus légère. Un album donc très violent, qui cependant est parfois un peu linéaire parce que très basique. Mais au moins ça reste du "droit dans ta tronche", sans autre volonté que d’être brutal, et je ne peux qu’applaudir cette initiative. (Stench)
(2005 – durée : 57’57’’ – 11 morceaux) Pour toutes celles et ceux qui ne connaissent Mike Terrana, il n’est pas inutile de faire un rapide résumé de la carrière de ce batteur “hors normes” que l’on a qualifié de “Mister Drum Machine” : débutant la batterie à l’âge de huit ans dans le nord de Buffalo aux Usa, il n’a cessé de s’entraîner depuis et de se perfectionner, si bien qu’en 1980 il intégra son premier groupe sérieux : Zillion. Puis son nom circulant rapidement dans le milieu, il participa à différents combos - Hanover Fist, Kuni, Beau Nasty, Tony MacAlpine, Yngwie Malmsteen…pour se retrouver enfin dans deux des formations européennes les plus talentueuses de ces dernières années : le combo mélodique Axel Rudi Pell et le trio Rage où à côté de Peavy (basse et chant) et Victor Smolski (guitare), il s’est fait remarquer et adopter par tous les métalleux qui ont tous été séduits par ses incroyables prestations live. Même si ce nouvel album solo de Mike se termine par un incroyable et très long solo de batterie enregistré à Tokyo en 2002, le reste de l’album est aussi éloigné que possible du métal puisque l’on est en présence de titres composés en majorité par Cyril Achar dans un registre instrumental très jazz rock. Il n’est d’ailleurs pas étonnant, que “Man Of The World” sorte sur le label Lion Music qui est connu pour avoir un catalogue assez conséquent d’artistes œuvrant dans l’instrumental qui fusionne plusieurs genres. Certains morceaux sont très entraînants (Native Tongue), voire groovy jazz (Easy Does It avec un travail à la guitare acoustique très fourni) alors que d’autres nous font même voyager vers les rivages d’Amérique du Sud (Revenge Of The Cachaca avec ses trompettes). Le plus étonnant dans cet album en dehors du fait qu’on est très éloigné du métal réside dans le jeu de Mike qui au lieu de nous en mettre plein la vue a choisi de la jouer finement afin de ne pas réserver son album uniquement aux fans de batterie mais aussi aux adeptes de musique instrumentale mélodique. (Yves)
(2006 – durée : 29’02” – 14 morceaux) Voila un groupe dont je n’attendais rien de vraiment particulier. Et pourtant, lorsque je l’ai mis dans la platine, ce deuxième album de Terror a été une très bonne surprise. Fini le hardcore, certes bien fait et entraînant, mais sans aucune singularité propre ni aucune prétention particulière. Avec ce "Always The Hard Way", le groupe est passé dans la catégorie supérieure, côtoyant les Agnostic Front, Hatebreed et autres poids lourds du style. Les titres du cd sont tous du pur condensé de hardcore, à commencer par les deux titres débutant l’album, "All For Revenge" et "Strike you down". Ici pas de soli qui n’apportent souvent rien à ce type de musique, place uniquement à de rapides riffs ravageurs. Des morceaux plus lourds comme "Always The Hard Way" ou "Smash Through You" s’intercalent de-ci de-là, permettant de calmer le jeu au bon moment. Bien sur, l’album est aussi composé de titres spécialement faits pour la scène ("Last Of The Diehards") avec des refrains à scander en chœur entre deux slams. Même la plage 12, qui comporte un titre de hip-hop, passe relativement bien dans le contexte (le chanteur du groupe fan de hip-hop a invité deux MC lors de l’enregistrement). Le seul reproche que je fais à cet album est sa durée, une demi-heure ça fait cher la minute ! Les titres n’excédant pas les 2 minutes 40, quelques compositions supplémentaires auraient été les bienvenues. (Sebb)
(2006 –durée: 39’27”– 12 morceaux ) Tous les anciens fans de métal extrême se souviennent de la sortie du premier album de Terrorizer il y a 17 ans, et l’effet ″parpaing dans les dents″ procuré par ″World Downfall″. C’est donc le baume au cœur que j’ai accueilli ce nouvel album, endeuillé par la mort de Jesse Pintado les jours suivant cette sortie. Pour les changements au sein du groupe, David Vincent et Oscar Garcia ont été remplacés respectivement par Tony Norman, à la basse et à la guitare, et Anthony Rezhawk, au chant. Pour les évolutions musicales, ce nouveau Terrorizer laisse une plus grande part au death, tout en gardant les mêmes structures, et le chant est plus profond. Pete Sandoval, l’expérience aidant, s’acharne à pulvériser ses fûts avec encore plus d’entrain. Pour le reste, cet album n’a pas le cachet de son prédécesseur. Le groupe n’est ni vraiment death, ni vraiment grind, et Terrorizer n’est plus original pour un sou. La reprise de ″Dead Shall Rise″ n’apporte rien, sinon d’entendre le titre joué un peu plus vite, et sincèrement je préfère la version de ’89. Le seul coté ou cet album surpasse son grand frère est pour la production de meilleure qualité. Terrorizer n’est plus aussi innovateur et frais que par le passé, et nous livre un album juste moyen, ″World Downfall″ reste incontestablement l’album culte indispensable de Terrorizer. (Sebb)
2007 – durée : 55’57" – 14 morceaux) Ce nouveau best of de Testament se focalise sur la période allant des années quatre vingt dix à nos jours et c’est à signaler puisque les autres best of avaient choisi la période fin des eighties 80 au début des nineties. Les quatorze titres sont tirés des albums "The Gathering", "Demonic", "Live At The Fillmore", "First Strike Still Deadly" et "Live In London". D’un point de vue concret, cela fait six titres live, très bien enregistrés et huit titres studio qui démontrent à quel point Testament reste l’un des grands groupes du trash, aux cotés des Megadeth, Metallica, Slayer, Death Angel et Anthrax. Précurseur dans les années 80, avec des albums tels que "The New Order" en 1988 et "Practice What You Preach" en 1989 qui ont posé les fondation du style, le groupe ricain n’a jamais lâché le morceau et continue d’être l’une des références pour de nombreux combos et ce best of tombe à point nommé pour le démontrer, d’autant plus que le combo a toujours su jouer sur les ambiances et les breaks pour étoffer son style. (Yves)
(2008 – durée : 49’40’’ – 11 morceaux) Bombe atomique et courroux de dieu ont un nouveau synonyme : Testament ! Ce nouvel album des Américains, qui s’est tout de même fait longuement attendre depuis la reprise des concerts par le groupe après la convalescence de Chuck Billy est un véritable joyaux de thrash pur jus et tout en violence. Tout le talent de Testament est au rendez-vous et ne déçoit pas un instant. Les quatre premières plages du cd passent a une vitesse incroyable tant les titres sont bons et entraînants (“More than meets the eyes”, “The evil has landed”, “The formation of damnation”). Arrivé à la plage cinq (“Danger of the faithless”), on a droit a un peu de répit grâce à un titre au tempo plus modéré et plus mélodique. Les morceaux suivant reprennent l’énergie instaurée au début du cd. “Henchmen ride” et “Afterlite” font parti des futurs classiques du groupe présents sur l’album, et sont une réelle invitation au mosh-pit ! Les musiciens font encore une fois des prouesses, et le trio Peterson/Skolnik/Christian présent aux débuts du groupe se trouve secondé à la batterie par un Bostaph au sommet de sa forme. Chuck apporte encore une fois ce doux mélange de chants gutturaux et mélodiques qui donne tant de puissance aux morceaux du groupe. Un album de Testament qui se situe juste entre les premiers albums et les derniers, et qui conviendra facilement aux fans de thrash et à tous les amateurs de bon métal ! Thrash is back !! (Sebb)
(2004 – durée : 40’11 – 10 morceaux ) Y’a des groupes comme ça qui ont la poisse, et qui malgré tout font leur maximum pour continuer à jouer… Thanatos est le plus vieux groupe de death métal hollandais, puisque sa formation remonte à 1984, et je suis persuadé que 90% d’entre vous ne les connaissent pas. Promu au rang de groupe prometteur avec leur album "Emerging From The Netherworlds" en 90, la formation faisait alors de la concurrence à Obituary, et a même compté dans ses rangs des membres de Sinister et Houwitser. Malheureusement une distribution calamiteuse et de nombreuses tournées annulées ont eu raison de la réputation du groupe. Mais c’est sans compter sur la motivation du frontman Stephan Guebedy qui nous propose à nouveau un album qui ma foi est exactement ce que j’attendais d’un tel retour. Un disque qui, vous vous en doutez, sent à plein nez le old school, décliné sous divers variations. Proche du thrash/death old school sur les morceaux speed ("Undead, Unholy, Divine"), parfois 100% death métal sur les harmonies les plus lourdes et sinistres ("Beyond Terror", " The Sign Of Sadako"), flirtant presque avec du Slayer sur certains riffs archi connus, le groupe fonctionne comme il y a 15 ans, et avouons le, même si le public actuel n’en aura sans doute rien à foutre de ce retour, moi j’adore cet album, qui tout en suivant une ligne directrice tracée dans les années 80/90, nous balance un death d’époque à la production actuelle. Un immense plaisir de retrouver Thanatos avec le meilleur album qu’il ait sorti, et même si je vais encore passer pour un papy, c’est bien dans les vieux moules qu’on fait les meilleurs plats ! Pour les nostalgiques, et eux seulement…(Stench)
(2006 – durée : 48'16" – 12 morceaux) Il aura fallut attendre quatre années pour écouter le successeur de l'album "Assembly" sorti en mars 2002. Il faut néanmoins savoir qu'entre les deux albums, le groupe norvégien a évincé sa chanteuse, Liv Christine, et qu'il lui a fallut un peu de temps pour trouver sa remplaçante qui se prénomme Nell et qui possède aussi un timbre de voix très pur et très cristallin. La chanteuse a d'ailleurs intégré le combo il y a deux années et a pu se frotter au répertoire de Theatre Of Tragedy lors de différents concerts, ce qui permet d'expliquer l'osmose qui se dégage de ce sixième album du groupe qui est un peu un retour au sources. Sombre, mélangeant gothique et métal, avec alternance de chant féminin et chant masculin (souvent parlé) toujours interprété par Raymond, cet album voit diminuer les influences pop présentes sur "Assembly". La juxtaposition des guitares métal ("Begin & end") avec des parties de claviers et de piano ("Storm") est vraiment réussie et devrait permettre à Theatre Of Tragedy de retrouver sa place sur la scène gothique métal, lui qui a été l'un des précurseurs dans ce style. (Yves)
(2004 – durée : 48’59’’ – 12 morceaux) Les anglais m’étonneront toujours, car comment un groupe peut-il s’appeler "The More I See" (le plus que je voie), mais à part ce point, ce combo british nous délivre un petit brûlot de heavy métal incandescent qui pioche un peu dans tous les râteliers puisque l’on retrouve du Metallica dans "Violate", un peu de Nickelback mixé à la Offspring sur "Near Extinction". Au détour d’un autre morceau ("Paralysed"), on se retrouve avec un croisement improbable entre Anthrax, Soilwork et In Flames. Ces mélanges surprenants se retrouvent tout au long de l’album, mais ne choquent en aucune manière, car le groupe a su les assembler avec dextérité et où l’on aurait pu se retrouver avec une marmelade peu présentable, l’on se retrouve avec un plat hautement digeste, un comble lorsqu’on connaît l’art culinaire british. Allez blague part, The More I See est certainement l’un des combos les plus chauds au niveau métal qui soit sorti d’Angleterre depuis pas mal de temps. (Yves)
(2006–durée : 44'50" – 13 morceaux) Dans un registre assez proche de Nickelback, groupe avec lequel ils ont d'ailleurs tourné, les canadiens de Theory Of A Deadman nous offrent une bonne dose de rock typé "us". L'efficacité est au rendez vous d'autant plus qu'à l'inverse des compositions présentes sur leur premier cd paru en 2002 et qui ont été écrites sur une période de six années, les nouveaux titres ont été réalisés sur six mois leur permettant d'avoir une véritable fraîcheur. Le combo a aussi acquis une certaine maturité en faisant de nombreux tournées et en jammant avec divers artistes dont le survolté Zakk Wylde (Ozzy Osbourne, Black Label Society). Le groupe ne se contente pas seulement de nous enfiler de titres "pur rock" ("Hating Hollywood", Say Goodbye"), mais nous fait découvrir aussi des titres très puissants ("No Surprise") qui mélange grattes électriques/acoustiques, sans oublier les ballades qui font "mouche ("Santa Monica"). Basés en majorité sur des expériences personnelles, les titres sortent du schéma "sexe, drugs & rock'n' roll, comme sur "Lonely". Un album de supers "rock songs" tout simplement. (Yves)
(2002 – durée : CD : 1 : 57’28’’ – 13 morceaux – CD 2 : 56’59’’ – 11 morceaux) Il était normal qu’après de nombreux albums (dont le premier date de 1991) et d’innombrables tournées, dont la dernière triomphale qui a accompagné l’album "Secret Of The Runes", que Therion sorte un album live, double de surcroît. Et il faut reconnaître que le groupe ne nous a pas trompé sur la marchandise, car chaque cd dure presque une heure et surtout ce double album est vendu au tarif d’un album simple !!! Pourquoi s’en priver surtout que les morceaux enregistrés dans différents endroits, allant des grandes salles aux clubs plus intimes, sont très bien produits. Ce live reprend des morceaux des différentes périodes du groupe et toutes les personnes qui ont découvertes le groupe à partir de l’album "Theli" en 1996 seront surprises de découvrir qu’avant d’être un groupe unique mélangeant heavy, hard, chant grégoriens et d’opéra, Therion oeuvrait dans le black death classique. Ces morceaux bien qu’étant très différents des dernières compositions du groupe permettent de voir à quel point ce groupe a évolué et surtout de constater que ces musiciens sont très fiers de leurs premières réalisations. Un double album qui représente le best of parfait de Therion sur scène. (Yves)
(2004 – durée : cd1 : 42’21’’ – 10 morceaux / durée cd2 : 57’05’ – 10 morceaux) A l’image de Nightwish, qui est d’ailleurs sur le même label, Nuclear Blast, Therion a réussi encore à progresser, car comme les finlandais, les allemands de Therion ont réussi à créer un style. Allant toujours de l’avant et surtout très ambitieux, le groupe n’a d’ailleurs pas hésité à sortir deux albums en même temps qui se présentent sous la forme d’un beau digipack. Les progrès effectués par le groupe depuis ses débuts sont impressionnants et le black métal des premiers albums est bien loin. Depuis les albums "Theli" et "Vovin", le trio a réussi à créer un mélange unique de métal couplé à du chant lyrique. Sur ces deux albums, la magie opère encore plus et l’on est sans cesse confronté à ces chants très purs, que l’on a l’habitude d’entendre dans les églises le tout sur un rythmique hard ou heavy de bel aloi. Les chants lyriques masculins ou féminins ainsi que les chœurs ont vraiment été peaufinés avec de nombreuses parties symphoniques interprétés par l’orchestre de Prague et des refrains chantés notamment en espagnol, en russe et en allemand. Surprenant, innovant sans être lassant, Thérion par l’intermédiaire de son pilier, Christofer Johnsson a su s’entourer, pour étoffer ses morceaux, de chanteurs de heavy de très haut niveau comme par le passé Ralph Scheepers (Primal Fear) ou sur ces deux albums, Mats Leven (ex-Yngwie Malmsteen, At Vance). Le plus impressionnant dans ces albums réside que les aspects métal/chant lyrique/classique s’imbriquent avec délicatesse et sauront séduire le fan de chacun des styles précités sans heurter la susceptibilité musicale de chacun. Du grand art qui font que ces albums sont à marquer d’une pierre blanche, car nul doute que Therion a placé la barre très très haut avec "Lemuria" et "Sirius B". (Yves)
(2007 – durée : 15 morceaux) Après les superbes "Sirius " et "Lemuria" sortis en 2004, puis le superbe coffret (2 cds + 4 dvds ) "Celebrators Of Becoming" paru cette année et qui nous présente Therion en live, voici arriver le nouvel album studio du groupe. Alors que l'on pouvait légitimement être inquiet sur le contenu de cet album, tant le niveau atteint précédemment était élevé, "Gothic Kabbalah" se révèle être aussi une réussite, sans être une copie des anciens albums. Les morceaux regorgent d'idées, les parties symphoniques nombreuses, les chants grégoriens toujours présents, mais le fait d'avoir fait participer sur quelques titres une chanteuse aux côtés de Matt Levens, est un bon choix ("Mitternacht Löwe", "Trul"), d'autant plus que cette dernière possède une voix plus rock. Les voix lyriques n'ont pas pour autant disparues, comme sur "Son Of the Staves Of Time" qui possède même un petit côte pop/rock au même titre que "Chain Of Minerva". Et oui, comme à l'accoutumée, Christofer Johnsson (guitare et leader du groupe) a inclus de nouvelles sonorités qui apportent les petits plus qui font la différence, comme la flûte sur le titre de l'album ou "Trul", ou le solo de claviers, version old school sur "Tuna 1613". Heavy, symphonique, lourd, léger, subtil, rempli de breaks, inspiré, Therion reste loin devant les autres, grâce à une créativité jamais remise en cause. (Yves)
(2008 – durée : 44’22’’ – 14 morceaux) Arg!! Putain, j’ai rarement vu une pochette aussi moche ! Pour une première réaction c’est pas top, non ? Bon, on va voir la suite, ce que nous réserve musicalement ce This Is Hell. Dès les premières notes on reconnaît le style typique du hardcore, avec ces passages brutaux suivit de breaks et ralentissements, le tout accompagné d’un chant on ne peu plus classique pour ce genre de formation, des hurlements pas trop gracieux en somme. Côté son, la basse est fortement mise en avant et claque de façon métallique, appuyant encore plus la rythmique, et donnant un coté plus intense (“Disciples”, “You are the antithesis”). Certains morceaux créent la surprise en développant des mélodies assez inattendues chez ce type de groupe (“Remnants”). De plus, les enchaînements sont très bien foutus, passant d’un titre calme et mélodieux directement à un morceau brutal, le tout se faisant dans une transition parfaite et la continuité sans que l’on ne ressent le changement de plage (“Realisation: remorse”, “Without closure”). This Is Hell sort avec “Misfrotune” un album de hardcore dans la pure tradition new-yorkaise, et si le groupe continue sur cette lancée, il ne devrait plus jouer très longtemps les outsiders. (Sebb)
(2005 – durée : 53'56" – 14 morceaux) Deuxième album pour le groupe Thorgen qui bénéficie sur "Chemin des Dames" d'une production beaucoup plus claire que sur "Heretic" le premier album du groupe. Cet nouvel opus est centré sur l'être humain avec notamment des titres qui parlent des méfaits des religions ("Terroriste", "Les sectes", … ), de l'amour ("Comme un ange", "Toi", …) ou sont basés sur des faits historiques liés à la première guerre mondiale (Verdun 1916, le chemin des dames 1917, …). L'album contient un titre caché "Minorité" très réussi aux fortes réminiscences "Iron Maiden". Vous l'aurez deviné, les textes ont été travaillés de même que la musique qui comprend de nombreux breaks, relances, le tout dans un cadre heavy métal mélodique qui bénéficie d'une petite particularité puisque le combo a la chance d'avoir une Mélodie au violon qui apporte une touche originale à la musique du groupe notamment lorsque son instrument est couplé aux guitares. Plusieurs invités viennent prêter main forte au groupe, comme Yves "Louis XV" (ex-ADX) à la guitare, Raymz (chanteur de Fiinky Pie) et Tenebrius Rex d'Eternal Rest. A part quelques refrains qui auraient être un peu plus travaillés, cet album est vraiment sympa et porte haut l'étendard du hard "Made in France". (Yves)
(2007 – durée : 55’00" – 10 morceaux) Ce combo est le projet du guitariste américain, Michael Harris, qui s’est entouré de musiciens ayant un bagage technique conséquent pour interpréter sa musique qui peut être étiquetée "prog métal", grâce notamment à l’un des meilleurs chanteurs de prog, Ted Leonard d’Enchant. Grosses envolées de claviers, breaks acoustiques ("Sacred Treasure"), passages heavy ("A Legend’s Avalon" avec un travail basse/batterie très pointu), sons à la Magellan ("Balance Of One"), côtés sombres ("Transmigration Of Souls"), aspects jazz rock (l’instrumental "Accidently On Purpose"), Thought Chamber est un nouveau groupe très prometteur, qui fait preuve d’une technique époustouflante mais qui n’est pas prise de tête, le tout étant très varié et apte à séduire tout fan de prog métal exigeant. (Yves)
(2004 : durée cd 1 : 58’49’’ - 9 morceaux – cd 2 : 58’30’’ – 9 morceaux) Comme le groupe british Threshold avait sillonné à maintes reprises l’Europe ces dernières années lors de chaque parution d’un nouvel album studio ("Clone" en 1998, "Hypothetical" en 2000 et enfin "Critical Mass" en 2002), il n’est pas étonnant de retrouver aujourd’hui dans les bacs, ce double live qui sort en même temps qu’un dvd live du groupe. Les deux pouvant être acquis soit séparément soit ensemble par l’intermédiaire d’un coffret limité. Le son de ce live est excellent et met vraiment en valeur le style unique du groupe qui est basé sur un métal progressif qui n’a rien à envier à personne. En effet, Threshold a développé un style bien particulier basé sur des riffs tendus, souvent très heavy, parfois lourds qui peuvent devenir l’instant après aériens. Les parties de guitares de Karl Groom et Nick Midson sont vraiment bien agencées et les deux anglais sont des experts dans le maniement de leurs instruments au même titre d’ailleurs que le reste du groupe. La carrière de Threshold étant relativement longue (le début du groupe remontant au début des années quatre vingt dix), le groupe nous offre un véritable best off en nous proposant de nombreux morceaux récents, mais également des pièces plus anciennes où le chant n’était pas encore assuré par Mac, ce dernier reprenant avec dextérité et sa propre personnalité les lignes de chant de son prédécesseur. Au final, un bel enregistrement d’un des groupes les plus talentueux de la scène métal progressif. (Yves)
(2004 – durée : 58'34" – 9 morceaux) Petit à petit, le groupe anglais Threshold gravit les marches du succès avec un nouvel album studio, qui fait suite à l'excellent double live "Critical Energy". Neufs nouvelles compositions viennent étayer le répertoire du combo qui a réussit à acquérir au fil des ans, un son bien à lui qui mélange hard et métal progressif .Le groupe est vraiment à l'aise et sa facilité à composer des titres qui dépassent souvent les sept minutes sans que cela soit lassant est vraiment étonnante. L'association des claviers avec des riffs bien hard est compacte et même si parfois, ce sont les guitares qui prennent les devants et rendent le son très lourd, il y a toujours un break, où les claviers viennent apporter une bouffée d'oxygène. Ce sont justement ces alternances associées à des refrains entraînants qui rendent le tout attractif et qui permettent au groupe d'être considéré comme l'un des fers de lance du hard progressif européen, position confirmée d'ailleurs par leur show au Z7 en septembre où un public nombreux avait fait le déplacement. (Yves)
(2007 – durée : 55’00" – 9 morceaux) Trois années se sont écoulées depuis la sortie de "Subsurface", le précédent album studio des anglais de Threshold et à part la signature sur le label Nuclear Blast, label allemand peu orienté prog métal mais qui semble vouloir élargir son catalogue, rien n’a changé. Heureusement d’ailleurs, car le niveau atteint par Threshold était déjà excellent et l’intérêt de cet album est de continuer sur cette lancée avec des titres assez faciles d’accès et qui s’imprègnent dans vos neurones grâce à des mélodies imparables. La seule nouveauté réside dans l’incursion d’un chant death sur "Slipstream", interprété par le suédois Dan Swano (Edge Of Sanity, Nightingale, Second Sky, Bloodbath), mais pas de panique, ce chant se limite à quelques couplets. Le reste de l’album est basé sur un travail important des guitares rythmiques qui comme à l’accoutumée sont très carrées, parfois heavy, tout en délimitant les contours du style du groupe au sein duquel viennent s’insérer des claviers, omniprésents, qui se lancent même dans des solis ("Elusive"). Puisque l’on parle de solis, il est important de souligner que l’un des points forts de Threshold se trouve dans ses solis de guitares et cela se confirme sur ce cd, un autre atout du combo résidant dans la voix de Mac Dermott, parfaite de bout en bout ("Pilot In The Sky Of dreams"). Heavy, progressif, utilisant la technique pour véhiculer de vraies émotions, Threshold reste l’une des valeurs sûres du métal progressif. (Yves)
(2003 – durée : 50’51’’ – 11 morceaux) Après une séparation de deux années, le groupe britannique Thunder a repris les chemins des studios afin de nous offrir ce nouvel album qui reprend les choses là ou elles s’étaient arrêtées avant leur split. Toutes les personnes qui avaient apprécié le groupe avant se délecteront à nouveau de ce hard rock british mélodique avec toujours cette voix remplie de feeling de Danny Bowes qui me fait immanquablement penser au grand Paul Rodgers (Free, The Firm, Bad Company). Les mélodies sont simples, accessibles et surtout variées. Des morceaux calmes parsèment cet album et les guitares acoustiques sont présentes à bien des niveaux se fondant sans problème avec les guitares électriques. Un bon album de hard rock, rempli de feeling, comme savent si bien le faire les britishs, bien que ces dernières années, leur production marquait un peu le pas. (Yves)
(2006 – durée : 52'46" – 11 morceaux) Les british de Thunder n'arrêtent plus depuis leur retour en 2003 de nous proposer des albums de qualité ("Shooting At The Sun" en 2003, "The Magnificent Seventh" en 2005) et ce n'est pas ce nouvel opus qui va changer la donne. Toujours aussi à l'aise dans ce hard bluesy, Thunder rend hommage sur ce nouvel album à Robert Johnson, bluesman mythique et grand pionner de ce style. Attention, cet album n'est pas un tribute à ce musicien, puisque seuls le nom de l'album et le premier titre font référence à ce musicien. Le reste de l'album est carré, très rock, avec des guitares agressives ("Dirty Dreams") avec même un clin d'œil à AC/DC sur "The Devil Made me Do It" avec un riff d'ouverture emprunté aux australiens, le tout toujours accompagné de bons refrains. Bien sûr Thunder ne serait pas lui-même sans ses ballades et c'est donc avec joie que l'on retrouve la voix de Danny Bowes nous donner des frissons sur "A Million Faces" ou sur le très beau titre acoustique "My Darkest Hour" juste rehaussé par un violon mélancolique. Pour son huitième album studio, Thunder fait donc un carton plein, d'autant plus qu'il sera en tournée prochainement avec une halte au Z7 le 28 mars et une participation au fameux festival "Bang Your Head" à Balingen en juin. (Yves)
(2007 – durée : 39’41" – 11 morceaux) Composé de Robert Dahlqvist (guitariste des Hellacopters), de Robert Pehrsson (guitariste de Death Breath), de Jesper Karlsson (batteur de Diamond Dogs) et de Jens Legergren (bassiste de Hello Saferide), Thunder Express est un projet qui tire son inspiration dans le rock des seventies, celui créé par les Rolling Stones ("Switch") ou The Faces et qui a également influencé des combos comme The Black Crowes. La production de ce deuxième album qui fait suite à "We Play For Pleassure" (2004) est à l’avenant de la musique, un peu roots, rendant l’ensemble plus authentique. Rock, groovy, ce cd fait également référence à Cheap Trick ou Fleetwood Mac, et même Lynyrd Skynyrd sur "Matrimotion" où la voix de Robert fait penser à celle de Van Zant. Assez éloigné des styles dans lesquels ces musiciens officient de manière permanente, ce cd n’en demeure pas moins réussi. (Yves)
(2002 – durée : 49’32’’ – 10 morceaux) A la poursuite de Statovarius, Sonata Artica et consorts, telle pourrait être la devise de ce jeune groupe finlandais dont le premier album vient juste de sortir. Nino Laurenne et ses acolytes ont parfaitement compris les ficelles du genre et nous présente le résultat sous la forme de dix morceaux qui dépotent pas mal. Les morceaux sont rapides mais pas speed (nuance !!!) et les claviers, fortement influencés par Statovarius au niveau du son, sont présents sans être omniprésents (deuxième nuance !!!) . Ce disque devrait ravir les fans de ce style qui sont à la recherche d’un nouveau groupe qui a assurément le potentiel pour se faire un trou dans le monde saturé du true métal, à condition d’affirmer son originalité dans le futur. (Yves)
(2004 – durée : 49’04’’ – 10 morceaux) Après un premier album éponyme sorti en 2002 qui leur a permit notamment de partir l’année dernière en tournée avec Symphony X et Stratovarius (excusez du peu !), Thunderstone a encore réussi à décrocher une première partie de rêve puisque le groupe partira en tournée avec Iced Earth dans quelques semaines afin de promouvoir son nouvel album studio. Cette tournée devrait permettre au groupe de rallier à sa cause tous les fans de Stratovarius déçus par leur dernier album studio. En effet, Thunderstone possède tous les caractéristiques propres au métal mélodique : des musiciens talentueux interprétant des compositions puissantes qui réussissent sur ce deuxième album à se démarquées de leurs influences trop marquées sur le premier album (Stratovarius, Sonata Artica ). Le style s’est affiné permettant l’alternance de morceaux mélodiques aux tempos variés (Until We Touch The Burning Sun, Mirror Never Lies, Spire, …) avec des compositions orientées speed métal (Break The Emotions, Tin Star Man, …) et une superbe balade (Sea Of Sorrow) comme savent s’y bien le faire les combos nordiques. L’avenir s’annonce donc sous les meilleurs hospices pour Thunderstone grâce à cet album réussi. (Yves)
THUNDERSTONE – TOOLS OF DESTRUCTION (2005 – durée : 52’33’’ – 10 morceaux) Le temps où Thunderstone était taxé de copieur de Stratovarius et surtout Sonata Artica est révolu, car il était déjà clair avec “The Burning”, le précédent opus du groupe, que les musiciens après avoir prouvé leurs compétences musicales voulaient aller de l’avant et cette tendance est encore confirmé avec ces dix nouvelles compositions qui nous dévoilent un groupe bien dans ses pompes qui a axé son style dans les mi-tempos le tout ancré dans un hard/heavy mélodique. De plus, Pasi Rantanen s’affirme de plus en plus comme un chanteur très à l’aise dans ce registre ni trop rapide, ni trop lent avec un timbre de voix très clair qui monte dans les aiguës quand il le faut mais sans chercher à nous épater. L’efficacité est à rechercher, non plus sur la rapidité d’exécution mais plutôt sur l’aspect mélodique de l’ensemble. Il est certain que des titres de la trempe de “I Will Come Again” ou “Welcome To The Real” sauront séduire la franche la plus fm de notre musique et pour finir de les convaincre il leur suffira de jeter une oreille sur le belle ballade “Another Time”. Il reste à préciser que les fans de style nordique claviers/grosses guitares ne seront néanmoins pas déphasés puisqu’ils trouveront encore de quoi les abreuver avec des titres tels que “Without Wings” ou “The Last Song”. (Yves)
(2007 – durée : 47’47” - 11 morceaux) Dire que je suis grand fan de Thunderstone serait mentir. Je trouve même le groupe assez lassant et proposant une musique sans cachet propre, reprenant juste les grandes lignes du heavy sans y apposée une quelconque originalité ou touche personnelle. Musicalement pas de grands changements avec ce nouvel album, Thunderstone fait du Thunderstone, donc du heavy de très bon calibre, comportant de très bonnes compos et permettant aux musiciens de s’en donner à cœur joie. Les parties de guitares sont comme toujours très bien exécutées, et les duels guitares/claviers sont très bien réalisées, même si par moment les sonorités trop électroniques du clavier gâchent quelques passages. "Roots Of Anger", "Swirley" et "Down With Me" sont les trois titres les plus puissants de l’album, d’ailleurs le dernier mentionné rappellera les derniers album solo de Bruce Dickinson pour le son des guitares, combiné à des influences plus progressives. Thunderstone a donc logiquement progressé techniquement, mais encore une fois, ils livrent un cd exclusivement réservé aux fans de power et de heavy metal. (Sebb)
(2004 – durée : 51'01" – 8 morceaux) Je ne suis pas un adepte acharné du doom métal, mais j'avoue que j'ai un petit faible pour des formations comme Candlemass, Trouble et cela tombe bien puisque le trio de Thunderstorm s'inscrit dans cette mouvance sans tomber dans les excès de certaines formations qui semblent faire des concours de lenteur. Rien de cela dans cette formation transalpine qui joue sur la lourdeur et la densité, mais sans avoir l'impression que l'on va s'endormir. Thunderstorm axe plutôt son doom métal sur des mi-tempos (Forbidden Gates) très réussis et qui font référence ouvertement aux premiers Black Sabbath (In My House Of Misery). D'ailleurs, Fabio "Thunder" Bellan, guitare et chant, a une voix qui rappelle parfois le grand Ozzy Osbourne des débuts. Le trio en est à son troisième album ("Sad Symphony" sorti en 2000 et "Witchunter Tales" en 2002) et l'on remarque le trio maîtrise son sujet puisqu'il se permet de dépoussiérer "In A Gadda Da Vida" d'Iron Butterfly. L'album idéal pour découvrir le doom métal. (Yves)
(2007 – durée : 49’15" – 10 morceaux) "Sad Symphony" en 2000 - "Witchunter Tales" en 2002 - "Faithless Soul" en 2004 et enfin "As We Die Alone" cette année, nouvelle offrande de ce trio italien qui pratique un doom influencé par les premiers Black Sabbath, style repris plus tard par des combos comme les ricains de Trouble ou les suédois de Candlemass. Attention, il ne s’agit pas de riffs ultra lents, mais plutôt de mi-tempos, où la voix de Fabio "Thunder" Bellan peut prendre toute sa dimension, avec un timbre qui n’est pas sans rappeler Ozzy Osbourne. L’ensemble est très heavy et recèle de très beaux solos, comme sur "S.L.O.W. " qui dure plus de huit minutes. Ces solos sont le travail de Fabio qui cumule chant et six cordes au sein du trio. La production est vraiment réussie, permettant à chaque instrument d’être entendu, comme la basse sur "I Wait". Pour finir de vous convaincre sur la réussite de cet opus, il suffira de vous rendre sur la plage 10, pour une reprise explosive du "Voodoo Child (Slight Return)", ce titre étant la cerise sur ce gâteau musical qui bien que lourd ne vous restera pas au travers de l’estomac. (Yves)
(2002 – durée : 52’45 – 12 morceaux) Je n’airais jamais imaginé, il y a quelques années parler de Tiamat, car ce groupe au début de sa carrière distillait un black métal et n’étant pas fan de ce style, je n’accrochait pas du tout aux compositions des Scandinaves, mais le groupe a changé (mûri ?) et nous propose depuis plusieurs années un rock sombre, mélancolique accessible à un plus grand nombre. Ce septième album, pour ce groupe qui a débuté sa carrière en 1990 est vraiment sympathique à écouter et l’on remarque que Johan Edlund avec se vois envoûtante nous entraîne aux travers des douze morceaux dans un univers gothique assez raffiné qui n’est pas sans rappeler The Mission, The Cure ou encore Syster Of Mercy avec quelques aspects psychédéliques. Le style d’écriture de Johan a changé puisque le coté négatif des textes présents sur les autres albums a été atténué au profit de textes plus positifs, pour un album au final très réussi et à découvrir. (Yves)
(2004 – durée : 41'55" – 11 morceaux) La rapidité avec laquelle les espagnols de Tierra Santa sortent des albums est assez incroyable : depuis 1998, le groupe a sorti |