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UDO – MISSION N°X

(2005 – durée : 47'25" – 13 morceaux)

Udo est vraiment, à l'instar de Doro, un accro au métal, car lorsque le chanteur ne tourne pas, il enregistre des albums et comme si cela ne suffisait pas, en parallèle il participe de manière éclatante à la tournée de reformation du Accept original puisque le groupe sillone depuis fin avril le monde avec une tournée qui a débuté en Russie, pour continuer ensuite par différents pays européens (dont la Suisse le 20 août dernier, voir compte rendu en fin de magazine), le Japon et  pour s'arrêter fin août en Bulgarie. Même en solo, Udo Dirkschneider n'a jamais fait une coupure nette avec Accept, puisque le chanteur interprète toujours de nombreux titres du combo lors de ses tournées sous son nom et sur chaque nouvel album l'on retrouve des titres typiques du syle "Accept". Riffs affutés, denses ("Stone Hard"), aux refrains imparables ("24/7", "Mean Streets" avec ses riffs qui vous rentrent dans la tête, "Way Of Life"), qui donnent envie de lever le point et de remuer la tête. Comme depuis quelques albums, Udo s'essaye à l'exercice de la ballade avec deux titres ("Eye Of The Eagle" et "Cry Soldier Cry") qui passent relativement bien, car Udo malgré une voix qui n'est pas la plus sensuelle, arrive à apporter son style et son feeling propre à ses titres. Pas de crainte donc, cet album reste donc du "Udo" pur et dur qui est dans la continuité des précédents albums, mais n'est-ce pas ce que l'on attend d'un album d'Udo ?  (Yves) 

 

 

UDO – MASTERCUTOR

(2007 – durée : 50’39’’ – 12 morceaux)

L’annonce de la sortie d’un nouvel album de Udo m’a fait autant d’effet qu’un pétard mouillé au fond d’une baignoire pleine à raz bord. Moi qui attendais un album d’Accept après leur magistrale tournée estivale 2005, me voilà bien déçu ! Donc, ne prévoyant rien de spécialement attractif à l’écoute du cd, c’est avec un peu de surprise que dès le premier titre je me suis mis à taper pied en secouant la tête. Bien entendu, Udo fait toujours dans le même registre, du heavy point à la ligne ! Ce nouveau cd apporte son lot de nouveautés et d’innovations (juste ce qu’il faut pour varier légèrement du dernier opus), sans dépayser le fan, restant toujours dans la même grande ligne directrice. "The Wrong Side Of Midnight" avec ses ambiances orientales, "Walker In The Dark" morceau à la Manson sauce Udo, voici quelques nouveautés qui se fondent parfaitement dans le style du groupe, et risquent même de passer inaperçus chez l’auditeur distrait. D’autres titres très classiques posent les fondations inébranlables de ce nouvel album ("The Instigator", "Master Of Disaster", "Vendetta", "One Lone Voice"), et comme d’habitude la ballade, "Tears Of A Clown", est totalement massacrée par le doux timbre rocailleux de Udo. Ce "Mastercutor" est sans doute le meilleur album de Udo depuis 5 ans, avec certains titres qui deviendront des hymnes à hurler en live. Et tout bien réfléchi, Udo et Accept c’est comme des jumelles nues, on ne voit pas vraiment les différences et les deux arrivent à faire monter la sauce ! (Sebb)

 

 

UFO – STRANGERS IN THE NIGHT

(1979 – durée : 76'54" - 13 morceaux)

Il n’y a pas que dans le death ou le thrash qu’on trouve des classiques, bien au contraire ! Si on demandait aux plus vieux de citer les meilleurs live de tous les temps, on entendrait immanquablement "No sleep ‘til hammersmith" (Motörhead), "Unleashed in the east" (Judas), "Live after death" (Maiden) et ce "Strangers in the night" de UFO. Il faut savoir qu’à la sortie de ce live, la longue carrière de UFO compte déjà sept albums studios, et qu’il y a de quoi faire niveau grands titres classiques. C’est le line up le plus célèbre de UFO qui nous balance ces titres enflammés, puisqu’on trouve au chant Phil Mogg, à la gratte Michael Schenker, Pete Way à la basse… Autant le dire, tous les morceaux présentés ici sont des classiques, et la plupart sont encore transcendés par la prestation qu’en fait le groupe en live. Les morceaux les plus hard rock comme "Let it roll", "Light’s out", "Rock bottom", "Too hot to handle" sont tous présents, au détriment des morceaux plus soft qu’on trouvait sur les albums studio. Ces versions sont juste extraordinaires, le clavier étant bien présent pour donner cette teinte seventies à l’ensemble, le talent de chaque musicien gravait ces hymnes dans le vynil pour toujours. Le point d’orgue est bien entendu atteint avec le fabuleux "Doctor doctor" et son intro à faire chialer un sourd. Un disque qui représente bien le passage entre deux générations, la transition entre le hard rock des années 70 et le métal des années 80. Notons que la réédition par Capitol de ce joyaux contient deux titres en bonus, dont le merveilleux "Hot’n’ready". (Stench)

 

 

UFO – SHARKS

(2002 – durée : 49’41’ – 11 morceaux)

Cet album de Ufo signe-t-il le retour en grâce de l’objet volant non identifié ? Cela est fort probable, car après plusieurs écoutes, je dois reconnaître que Phil Moog, accompagné de nouveau par Michaël Schenker, le guitariste allemand versatile (qui avait quitté le groupe momentanément), ainsi que par Pete Way à la basse et Ansley Dunbar à la batterie signe l’un de ses albums les plus réussis. La magie est revenue et Phil Moog n’a pas chanté aussi bien depuis plusieurs albums et Michaël illumine de son inspiration les morceaux de  ses riffs et de ses solos. La folie des premiers albums est revenue et le groupe n’aligne plus les mêmes morceaux à l’infinie. Le groupe fait preuve de créativité dans l’écriture de ses morceaux et le titre "Someone’s Gotta Have To Pay" en est le parfait exemple avec son approche très blues rock. Le groupe semble donc avoir retrouvé une seconde jeunesse. Espérons seulement que cela ne soit pas juste un feu de paille.  (Yves)

 

 

UFO – YOU ARE HERE

(2004 – durée : 53’00’ – 12 morceaux)

L’avenir du groupe anglais UFO semblait à nouveau incertain après le départ du talentueux mais versatile Michael Schenker, mais le groupe ayant déjà connu à plusieurs reprises cette situation, il n’y avait pas trop lieu de s’inquiéter et les craintes se sont vite estompées lorsqu’il a été annoncé l’arrivée au sein du groupe du guitar héro Vinnie Moore et de Jason Bonham à la batterie fils du regretté John Bonham, frappeur de Led Zeppelin et le retour de Paul Raymond aux claviers. Il restait encore que la mayonnaise prenne, mais tous les ingrédients étant de première qualité, le résultat est réussi. On retrouve ainsi un UFO en pleine forme, avec un Vinnie Moore surprenant, qui ne nous en met pas plein la vue avec des tonnes de notes, mais préfère jouer sur le feeling, avec de nombreux solos mais toujours bien sentis. Un peu comme Steve Morse dans Deep Purple, Vinnie a réussi à s’intégrer dans le groupe en apportant son vécu et son touché guitaristique (Black Cold Coffee, Mr. Freezee) qui fait autant référence au hard classique, qu’au progressif qu’au blues. Phil Moog, comme à son accoutumée, chante avec panache, avec son timbre de voix médium reconnaissable entre mille. Il reste à espérer que le retour de ce géant anglais (dont les débuts remontent à 1969 !!!) qui a marqué le monde du hard avec des joyaux comme "Doctor Doctor",  "Lights Out" et bien d’autres encore soit durable. Il sera d’ailleurs possible de vérifier l’état de forme du groupe en mars puisque le groupe entamera une tournée européenne qui s’arrêtera au Z7 et à la Laiterie. (Yves)

 

 

UFO – THE MONKEY PUZZLE

(2006 – durée : 46'17" – 11 morceaux)

Difficile d'être déçu par UFO, car depuis plusieurs années, le groupe semble vraiment très à l'aise dans ses pompes et nous balance à chaque fois des bons albums, cet état provenant du fait que le groupe a acquis une certaine stabilité et retrouvé une certaine confiance en lui. Le fait d'avoir intégré Vinnie Moore aux guitares et que celui-ci soit fidèle au poste y a beaucoup contribué. Cet album marque néanmoins un nouveau changement, puisque Andy Parker, le batteur originel du groupe, est de retour en remplacement de Jason Bonham parti rejoindre Foreigner.  En dehors de Vinnie qui n'a pas fait partie de la grande époque du groupe, c'est donc la formation du fabuleux "Strangers In The Night" sorti en 1979 qui est de retour pour un album qui sent bon le hard rock traditionnel, qui swingue ("Hard Being Me", "World Cruise") empreint de feeling, parfois bluesy ("Some Other Guy") le tout bénéficiant de superbes solis de Vinnie avec la voix de Phil Moog toujours aussi parfaite malgré les années, car n'oublions que c'est lui en compagnie d'Andy Parker et de Pete Way (toujours présent au poste de bassiste) qui décidèrent de créer UFO en 1969 !!! (Yves)

 

 

ULTRA VOMIT – OBJECTIF : THUNES

(2008 – durée : 40’24’’ – 24 morceaux)

"Une expérience humaine sans précédent ?" OUI ! Du pur bonheur, du pur plaisir, de la déconnade avec un son à faire pâlir toutes les formations sérieuses et souvent trop du métal (et autres ?!). Filez écouter les quelques titres qui figurent sur leur my space et vous comprendrez de vous-même. "Quand j’étais petit" ou le commencement d’un album annoncé par Fœtus comme une aventure (métallique) dans l’introduction à la mélodie tellement télé réalité (celle de Koh Lanta) qui claque et annonce la parodie. Le "Featuring Lemmy" est véridique (à l’oreille) seulement le texte en français sur son enfance (largement compréhensible) vous fera rire et headbanguer de l’autre côté. La suite est un enchaînement de tubes exécutés de main de maître. Pour une fois que l’on pige les textes du premier coup et que l’on s’extasie de joie en bougeant dans tous les sens, il y a de quoi être fier des Nantais. Nous pourrons dès lors nous targuer d’avoir un groupe national que l’on sera les seuls à comprendre à l’instar de JBO en Allemagne. Le son est nickel tant pour le hardcore, le black métal qui a trouvé sa vocation en parlant de la traumatisante expérience de l’école, ou la chanson à texte. Bien sûr, ils n’ont pas oublié leurs origines grind avec comme clin d’œil "croûte de pus" et "poil de cul" et son message pour Gronibard. Les paroles deviennent crues et souvent l’humour est encore plus noir que les t-shirts que vous portez ! Même si "Je possède un cousin a peut être franchie des limites éthiques. Seulement ne venez pas vous plaindre, à aucun moment le groupe ne prend ses dires au sérieux comme l’illustre interprétation moderne d’une symphonie de Mozart ou encore la reprise transgénique de Morbid Angel et  de Joe Cocker ("Morbid Cocker"). Ultra Vomit à de quoi se vanter d’avoir, tout en parodiant le métal, écrit un album décalé et au combien efficace. (Yann)

 

 

UNCOLORED WISHES – WORLD UNDER CONTROL

(2006 – durée : 49’06’’ – 10 morceaux)

Un an déjà pour le seul et unique disque de cette formation française. Premier constat, leur musique bien que basée sur un métal classique ne manque pas d’originalité. Débuter l’album par un titre comme "End of time" prouve que le combo souhaite construire quelque chose. Il suffit d’écouter "Galleons of the Messiah" pour s’en convaincre. Le groupe y inclut des passages acoustiques typés hispanique et un rythme funky à la Faith No More dans la plus grande des fluidités. Je dois avouer que le chant me donne vite mal à la tête surtout dans des chansons comme "Uncolored Nightmare". La ligne de chant est doublée, une grave une aigue. Celle qui est haut perchée, plaintive, semble ne jamais trouver la justesse nécessaire. C’est sans doute ce qu’ils recherchent mais l’effet n’est pas des plus réussis. Car le titre est théâtral, avec ces orchestrations inquiétantes et les samples électroniques créateurs d’une ambiance cauchemardesque. Je préfère nettement quand le chant sort avec plus de violence comme sur "White Death" qui par certains aspects m’a fait penser à Savatage. Le piano, le rythme qui s’accélère et le chant qui s’éraille, ça devient exquis sur la fin. Le groupe alterne donc passages théâtraux et fin héroïques avec pour terminer "Final dance" et sa sauce rock endiablé ! (Yann)

 

 

UNDERWORD – MUSIC FROM THE MOTION PICTURE

(2003 – durée 67’45’’ – 19 morceaux)

Les bandes originales de film ne m’ont jamais vraiment accroché, mais dans le cas précis du film fantastique "Underworld" je suis obligé de reconnaître que la bande son de ce film est vraiment sympa à écouter surtout qu’elle renferme quelques morceaux exclusifs de plusieurs artistes et pas des moindres. En effet, vous pourrez écouter des artistes comme David Bowie, Finch, Skinny Puppy, Lisa Germano… Underworld permet également d’entendre un nouveau morceau composé par Page Hamilton (ex. Helmet) et la première composition de The Damning Well, groupe de Wes Borland et Danny Lohner ainsi qu’un remix d’un titre du groupe Perfect Circle. Comme vous pouvez le constater cette bo est vraiment riche en titres (19 au total !) avec une qualité constante dans la production, grâce notamment au travail effectué par Danny Lohner de Nine Inch Nails. (Yves)

 

 

UNHOLY GHOSTTORRENTIAL REIGN

(2004 – durée : 39’10’’ – 11 morceaux)

Attention, je préfère vous mettre en garde, l’attaque d’un troupeau de tricératops ferait sans doute moins de dégâts que ce premier album de Unholy Ghost. Formé il y a à peine plus d’un an, ce groupe est le nouveau rejeton bâtard de la scène de Tampa, Floride, berceau du death métal. Il compte en ses rangs trois mecs de Diabolic (dont le batteur fou Aantar Lee Coates, à l’origine de ce projet… c’est vous dire si on peut s’attendre à un festival de blasts !) ainsi que le guitariste de Pessimist (autre combo culte Floridien…). Dois-je en dire plus… ? La production est immense, les grattes sont massives, le chant grave est mis en valeur, et la batterie sonne comme une mitrailleuse, alliant rapidité et régularité. Pas la peine de vous faire un dessin, essayez d’imaginer le death floridien d’un Morbid Angel poussé dans ses derniers retranchements, la technicité d’un Oppressor ou d’un Decapitated, la rapidité  d’un Krisiun, le tout allié à des passages plus lourds et dooms dignes du death old-school européen… Ajoutez la voix pas trop éloignée de celle de Ross d’Immolation et des riffs presque mélodiques dignes de Vader, et vous avez une image d’une des formations les plus prometteuses en matière de death métal. Du mal à le croire ? Faites vite un tour chez votre disquaire alors, y’a un truc pour vous ! (Stench)

 

 

UNLEASHED – SWORN ALLEGIANCE

(2004 – durée : 44’41’’ – 14 morceaux)

Alors ça, pour une surprise! Je ne savais pas qu’un nouveau Unleashed était prévu, pour tout dire , je pensais même que le groupe s’était séparé ! Pour l’histoire, Unleashed est un des plus vieux groupes de death métal suédois; né des cendres de Nihilist (une moitié de ses membres est parti formé Entombed, le reste a monté Unleashed), son premier album "Where No Life Dwells" sorti en 1991 est devenu avec le temps un de ces rares disques qu’on peut appeler des classiques. Ensuite, le groupe a alterné du moyen avec du très mauvais, incapable de réitérer l’exploit de ce premier album magistral. Le split était donc incontournable. Le retour en 2002 avec le très bon "Hell’s Unleashed" laissait entrevoir le meilleur, avec un groupe à nouveau dans de bonnes dispositions ; et voilà ce "Sworn Allegiance" qui vient confirmer les espoirs les plus fous : enfin on le tient ce successeur à "Where No Life Dwells" ! Excellent d’un bout à l’autre, ce disque a la classe d’un death métal suédois parfait, proposé par un groupe à nouveau au summum de son art. Très varié, alliant le mid tempo épique et mélodique ("TheLongships Are Coming") et le death rapide et furieux (le titre d’ouverture "Winterland" ou "Helljoy" par exemple ), cette nouvelle réalisation n’a pas à rougir la comparaison avec le premier album du groupe (qui aurait cru ça possible ???). A noter un titre excellent, sorte d’hommage aux fans du groupe, et fans de métal en général : "Metalheads" le bien nommé, qui, je n’en doute pas, illuminera les soirées d’été d’Yves, à fond, en famille autour du feu de camp, une brochette de testicules de porc à la main ! Death metal for ever !!(Stench)

 

 

UNREST – BACK TO THE ROOTS

(2006 – durée : 43'18" 10 morceaux)

Unrest fait partie de ces combos germaniques qui continuent de défendre contre vents et marées, le heavy traditionnel, un peu dans la lignée d'Accept, de Grave Digger et ceci depuis de nombreuses années, car Unrest n'est pas un nouveau venu puisque la naissance du groupe remonte à 1988 à Breme. Un live, cinq albums studio dont le dernier remontait à 2001, puis c'est le retour en 2006 avec deux participations remarquée au Z7 (les Metals Days et les End Of The Dayzs) et un opus qui sent bon les racines du heavy : direct, sans fioritures, riffs rapides ("A Legend Is Born", "Breaking The Chains") rythmes lourds ("Don't Stop"), chanteur fort en voix, un brin éraillé, tout pour satisfaire tout graisseux qui se respecte. (Yves)  

 

 

UNRULY CHILD – UCIII

(2003 – durée : 45’11’ – 11 morceaux)

Le label de rock mélodique Frontiers nous gâte puisque juste après avoir sorti l’album "The Basement Demos" (voir chronique dans Passion Rock n°23) arrive en ce début d’année (le 27 janvier pour être précis) sur le marché le nouvel album studio d’Unruly Child, intitulé de manière assez bizarre "UCIII". Le groupe est maintenant un trio composé de deux membres de la formation d’origine, Bruce Gowdy (guitare, basse, batterie) et Guy Allison (claviers, basse, batterie) qui ont été rejoints pour ce nouvel album par Philip Bardowell (ex Magdalen) dont le timbre de voix n’est pas sans rappeler Lou Gramm de Foreigner. En plus de jouer plusieurs instruments, Bruce et Guy se sont occupés également de la production, des arrangements et du mixage pour un résultat nickel.  Les compositions sont toujours aussi mélodiques, les ballades toujours aussi craquantes (Bring Me Home, Shades Of Love) et il est à espérer qu’avec ce nouvel album et le retour d’Hardline, le rock fm commence à sortir un peu de son anonymat. (Yves)

 

 

UNSWABBED

(2004 – durée 51’06’’ – 15 morceaux)

Dans la lignée de Lofofora, Tripod et consorts, nous arrive Unswabbed, à croire qu’il existe maintenant un courant français dans le néo-métal. Possédant de solides arguments, des textes inspirés (Si Souvent, Defier L’Ennui, Le Monde Ne Tourne Pas Rond, …) qui dépeignent les maux de notre société sur une rythmique métal avec un chant clair de Seb, Unswabbed n’est pas un groupe parvenu qui essaye de s’accrocher au wagon du succès.  En effet, le groupe existe depuis 1997 et s’est forgé une expérience scénique conséquente qui lui a permit d’affermir son style et d’enregistrer un premier sept titres "Trouver Le Calme"  qui sera suivi de "Mort Fine" avant d’arriver au premier album studio sorti le 20 janvier dernier. Jouant sur la dualité calme/férocité (ces riffs puissants suivis de breaks et ces retours au calme enchaînés avec des rythmes hypers puissants), les cinq musiciens ratissent large et confirment que si le groupe est distribué par BMG France cela n’est pas le fruit du hasard, car le groupe possède des compositions bétons avec des rythmiques denses qui devraient séduire les fans de ce type de rock énervé Made in France .   (Yves)

 

 

URGENT  - OUT OF TIME

(2005 – durée : 47'24" – 12 morceaux)

Faire du hard fm en France n'est pas chose aisée, mais heureusement il reste des musiciens qui par amour pour ce style, continuent à l'interpréter avec plus ou moins de bonheur. Urgent fait partie de ces combos français qui à l'instar de Toyz, Shanon, Snake Eyes ont réussi à sortir un album. Ce premier opus des grenoblois d'Urgent, sans être transcendant, se révèle cependant intéressant à l'écoute, surtout au niveau du chant d'Yvan Quiblier qui est en place, même si certains refrains m'ont paru un peu en faibles ("Give Me No Warning"). Un autre point à signaler est l'excellent travail des deux guitaristes, David et Stéphane qui ont un petit côté Vito Brata (ex White Lion) ou Pete Lesperance (Harem Scarem). Axant sa musique principalement sur le fm estampillé us, le groupe se lance néanmoins dans le heavy rock sur "Rock'n'Roll Heroes" et dans l'instrumental avec "Indian Summer". Morceau phare de cet album, "The Wild & The Young" (avec son refrain très réussi) se retrouve une deuxième fois en bonus track avec un "mix 04" avec plus de claviers.  Au final, même si cet album ne constitue par l'urgence de ce mois, il convient néanmoins de s'y intéresser, car son contenu ne manque pas d'intérêt. (Yves)