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V8 WANKERS – THE DEMON TWEAK

(2005 –durée : 42’20’’ – 13 morceaux)

Rien qu’en voyant le look de ces musiciens (look graisseux avec plein de tattouages) et en lisant le titre de leurs compositions (“We Give Rock A Band Name”, “Great Racer”, “My Motor Burns”, …), l’on se doute que l’on ne va pas se retrouver avec un groupe de gothique ou d’extrême, mais plutôt avec un combo pur hard rock, certes basique, mais qui fait vraiment du bien quand il passe dans nos conduits auditifs. Ce groupe germanique (et oui, ce ne sont pas des ricains, bien qu’ils en aient adoptés le style) en est à son troisième “méfait” car après “Blown Action Rock” en 2002, “Automative Rampage” en 2003, c’est “The Demon Tweak” qui arrive avec son rock torride qui est un mélange de Rose Tattoo (“Bad Ass Boys”, “I Got The Hammer Down”) aromatisé à la sauce Motörhead (“Road 2 Ruin”) avec un zeste de Nashville Pussy. La voix de Lutz Vegas est parfois proche de celle d’Angry Anderson de Rose Tattoo et donne tout son énergie à ce rock sans concession et lorsque le groupe termine par “No One Says No To The V8Wankers” enchaîné à Possessed By Rock”, on veut bien les croire. (Yves)

 

 

V8 WANKERS - HELL ON WHEELS

(2007 – durée : 45’28’’ – 13 morceaux)

Comme à son accoutumée, V8 Wankers nous offre un condensé de hard rock’n’roll des plus sulfureux. Ce combo de tatoués sait faire chauffer les guitares et l’on pense toujours à Rose Tattoo ("The Gypsy") avec lesquels ils ont partagé l’affiche lors de la tournée européenne des australiens en 2004. V8 Wankers fait également penser à Nashville Pussy ("Lights Out") tout en ayant parfois une accroche punk ("What Me Worry ?"). Il serait cependant injuste d’omettre que le quintet reste aussi métal avec "Speed Kills". En tout cas, si vous êtes à la recherche d’énergie, procurez vous ce "Hell On Wheels", à coup sûr, il saura vous donner la pêche. (Yves) 

 

 

VADER – IMPRESSIONS IN BLOOD

(2006 – durée : 37’18” - 11 morceaux)

Vader avait l’habitude de nous livrer des albums plus ou moins similaires les uns après les autres. Posséder un album des Polonais donnait une très bonne idée d’ensemble de leur musique. Pour ce nouvel album, je m’attendais plus ou moins au même constat, et mon étonnement n’en fut que plus grand à l’écoute du cd. Vader a légèrement ralentit le tempo (ça blaste encore bien, pas de crainte tout de même) et introduit plus de passages lourds au fil des titres leur donnant un peu plus de corps que par le passé. Des breaks sont aussi dissimulés de-ci de-là, laissant repartir les titres de façon encore plus explosive et agressive (″As Heavens Collide…″). De plus on peut noter l’ajout de plusieurs intros et interludes black sur quelques titres ainsi que des passages accompagnés d’un orchestre classique (″Hellelujah!!! (God Is Dead)″, ″The Book″) qui rendent le tout plus épique. Toutes ces modifications ne changent pas le fait que cet album sonne toujours comme du pur Vader, avec des riffs trashy typé Slayer par endroits, de furieux blast, et des soli sulfureux. La production est aussi au rendez-vous, et dote les compos d’un très bon son tout en gardant un côté cru indispensable. ″Impressions In Blood″ est certainement l’album le plus varié de Vader, et devrait satisfaire tout amateur de death-metal. (Sebb)

 

 

VAGH – INTO THE FUTURE ZONE

(2004 – durée : 51’52’’ – 12 morceaux)

Robert, le boss de Target Records est un vrai passionné de rock mélodique et quand il m’a mis entre les mains ce cd et m’a demandé de l’écouter, je me suis tout de suite douté qu’il s’agissait d’un super combo qu’il avait réussi à dénicher grâce à sa connaissance du milieu mélodique. Bingo, Vagh vient de Suède et régale nos oreilles avec du rock mélodique qui est le fruit du travail de Robin Vagh qui a composé cet album, puis a apposé ses parties de claviers et ses lignes de guitares avec des riffs entraînants et des solos bien en place et a enfin produit le tout. Même si Robin dirige l’ensemble, Vagh est un vrai groupe avec de bons musiciens et un chanteur Jonas Blum qui allie sens de la mélodie avec feeling. Entre hard rock mélodique pur jus (To Hell And Back Again, Can’t Reach Out, Love Touch, …) teinté de fm et Aor musclé, Vagh a trouvé son style et bénéficie même d’un chant féminin par l’intermédiaire de Noomi Stragefors sur deux titres (le très rock "Moment Of Touch" et "Don’t Turn Away" plus fm) ainsi que de la présence de plusieurs autres invités pour étoffer l’ensemble de l’album.  Dans le sillage des meilleurs groupes suédois, Vagh est un combo à découvrir.   (Yves)

 

 

VANDEN PLAS – BEYOND DAY LIGHT

(2002 – durée : 60’20 – 10 morceaux)

Les allemands de Vanden Plas se lancent dans l’aventure du concept album et il faut reconnaître que pour un premier essai c’est un coup de maître. Musicalement le groupe a encore gagné en maturité et de nombreuses parties musicales nous font penser aux américains de Dream Theater. On sent que le groupe a vraiment travaillé son sujet et on ne détecte aucune faute de goût ou baisse de régime sur cet album. Les parties de guitares de Stefan Lill sont impressionnantes et l’osmose est parfaite avec lmes clavier  de Günter Werno. Cet album regorge de nombreuses idées et il est agréable à chaque écoute de découvrir de nouvelles subtilités mise en place par les musiciens. De plus, un morceau caché en fin d’album nous reserve une surprise bien sympathique, puisque le groupe a choisit d’interpréter le morceau "Point of Know Return" du groupe Kansas, un des géants du rock progressif américain. (Yves)

 

 

VANDEN PLAS – CHRISTO

(2006 – durée : 67'28" – 10 morceaux)

Quatre années nous séparent de la dernière offrande métallique "Beyond Daylight" de Vanden Plas, l'un des meilleurs combos européens de métal progressif. Il faut savoir que pendant ces années, les musiciens ne se sont pas reposés, notamment Andy Kuntz (chant) qui a participé à des comédies musicales. Le temps n'a pas eu de prise sur la musique du combo qui s'inscrit dans la lignée des meilleurs albums ("The God Thing", "Far Off  Grace") du groupe de Kaiserlautern. Tout a été peaufiné, des arrangements aux mélodies pour mettre en valeur le concept qui sert de base à cet album et qui est inspiré par le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas. Les subtilités musicales sont présentes tout au long de "Cristo" avec l'alternance de passages calmes avec des envolées plus heavy ("Wish You Where Here", "Silently" et son piano au milieu), puissance que l'on retrouve sur de nombreuses compositions avec des guitares agressives ("Shadow I Am"). Symphonique sur "Firehorses Dance" ou  "January Sun", le métal progressif du groupe a de nombreuses ressources qui ne manquent pas d'attrait. (Yves)

 

 

VANDERHOOF – A BLUR IN TIME 

(2002 – durée : 53’41’’ – 11 morceaux)

Le premier album de Vanderhoof sorti en 1997 ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable au contraire de leur concert avec Supérior, Vanden Plas et Savatage en 1997 à la Laiterie de Strasbourg qui avait retenu mon attention. Depuis, pas mal d’eau a coulé sous les ponts et Kurdt Vanderhoof (ancien guitariste de Métal Church) est parti à la recherche d’un nouveau chanteur, qu’il a trouvé en la personne de Drew Hart par l’intermédiaire d’internet. Ce dernier apporte peut-être le petit plus qui manquait auparavant au groupe, car les compositions de ce nouvel opus sont beaucoup plus intéressantes rappelant les groupes de hard mélodique des années soixante dix, Uriah Heep en tête. Les claviers tiennent une place prépondérante au sein des morceaux et renforcent l’aspect mélodique de ceux-ci. L’on prend rapidement plaisir à écouter la musique du groupe qui sort des sentiers battus actuels. Comme quoi, l’on peut encore faire de la bonne musique en utilisant les recettes du passé. (Yves)

 

 

VANISHING POINT – THE FOURTH SEASON

(2007 – durée : 49’14’’ – 11 morceaux)

Quatrième album pour les Australien de Vanishing Point judicieusement intitulé "The Fourth Season", et qui encore une fois nous plonge dans un heavy progressif dans la lignée de Symphony X et Shadow Gallery. Comme pour tous les précédents albums, les compos sont de très bonne qualité et les musiciens livrent de véritables pavés instrumentaux. Les arrangements et mises en places des différentes lignes musicales sont fait dans un perfectionnisme quasi parfait, donnant aux titres un relief inégalé par le groupe jusqu’à "The Fourth Season" ("Tyranny of distance", "One foot in both worlds"). Les ingénieuses parties de guitares et le chant d’une performance remarquable apportent aux titres et à l’ensemble de l’album une maturité plus présente ("I withing I", "Embodiment"). Dernière petite remarque, j’ai constaté que plus j’écoute ce cd et plus je l’apprécie, alors je ne sais pas si c’est un critère de qualité fiable, ou si le power/progressif du groupe est particulièrement bien fait et accrocheur. Dans tous les cas, je suis comblé ! (Sebb)

 

 

DANNY VAUGHN – TRAVELLER

(2007 – durée : 55’02" - 12 morceaux)

Derrière un groupe très soudé, Danny Vaughn nous offre son nouvel album solo, où l’on retrouve un peu des ingrédients de ses anciens groupes : un peu du groove de Waysted, du hard mélodique de grand classe à la Tyketto ("Lifted") et enfin du rock fm dans la lignée de From The Inside. Les rock songs se succèdent avec toujours la voix de Danny empreinte de feeling qui sait sur chaque titre trouver le ton juste aussi bien sur les titres entraînants ("The Measure Of A Man") que sur les compos plus posées ("Think Of me In The Fall") que sur les ballades ("The Touch Of Your Hand", "Better By Far") et même sur des titres plus étonnants comme "Miracle Days" avec sa cornemuse et son côté western au niveau du refrain. Plusieurs titres sont orientés mi-tempos, sur lesquels vient se poser la voix de Danny, qui a toujours conservée sa capacité à associer émotion et puissance. Il reste juste à espérer que cet album permettra à l’américain de trouver enfin le succès. (Yves)

 

 

VELVET REVOLVER – CONTRABAND

(2004 – durée 56’57’’ – 13 morceaux)

En attendant l’hypothétique album de Guns & Roses que l’on espère plus tant Axl Rose retarde sa sortie, que l’on se demande s’il va sortir un jour, jetez vous sur cet album de Velvet Revolver qui comprend trois ex-membres des Guns (Slash : guitares – Duff : basse et Matt Sorum : batterie) accompagné par la circonstance par Dave Kushner (ex-Dave Navarro’s Band) et surtout Scott Weiland (ex-Stone Temple Pilots) qui crédibilise le tout. Proche de Guns (Big Machine, Fall To Pieces, Superwoman – le son de Slash restera à jamais associé à celui de Guns & Roses – Set Me Free où Scott prend les intonations d’Axl) sans en être une copie, Velvet Revolver transpire le rock’n’roll et le fait savoir de belle manière à travers des compos bien bâties et rentre dedans. C’est hard, influencé par les seventies et en même temps par le rock brut, mais oh combien jouissif et même si certains morceaux permettent de faire une pause, cet album reste vraiment un bain de jouvence dans le hard rock pur et simple estampillé Hollywood. (Yves) 

 

 

VELVET REVOLVER – LIBERTAD

(2007 – durée : 51’56 – 13 morceaux)

Tout débute avec un "Let it roll" qui sent tellement le rock dès son premier riff que l’on sait déjà que ce nouvel album des ex-Guns va être une bombe. Et l’écoute complète du cd va confirmer ces premières impressions ! Velvet Revolver fait du rock, du pur, du dur, du qui sent la sueur, du qui se joue fort et s’écoute en secouant la tête à se rompre les cervicales. Scott Weiland a atteint une maturité au niveau du chant qu’il ne possédait pas encore sur le premier cd du groupe, étant autant à l’aise sur les morceaux hard que sur les titres plus doux ("Get out the door", "The last fight"). Idem en ce qui concerne la musique, on remarque que les membres du groupe se connaissent mieux et sont entièrement en phase les uns avec les autres. Slash et Dave Kushner balancent des riffs qui s’emboîtent parfaitement, et les solos sont amenés et réalisés avec un brio que seuls les meilleurs arrivent à produire ("She mine", "Mary Mary"). Duff et Matt assurent comme à chaque fois un travail irréprochable, apportant à la rythmique ce côté tellement rock’n roll. Les plus difficiles pourront reprocher à l’album de ne pas être assez hard, et de ne pas posséder assez de titres rapides, mais pour ma part, je trouve l’équilibre correct. Velvet Revolver sort un digne successeur à "Contraband", et arrive un peu plus à s’éloigner du spectre Guns’n Roses qui planait au-dessus d’eux, "Libertad" se hissant dans le haut des albums de hard et de rock. Et si vous n’avez jamais vu le groupe sur scène, courez remplir les salles de la prochaine tournée, j’ai fait l’expérience Velvet Revolver aux Gods Of Metal cet été, et je la conseille à tout le monde. Une bonne dose de rock’n roll ça fait toujours du bien ! (Sebb)

 

 

VENGEANCE – BACK IN THE RING

(2006 – durée : 49'09" – 11 morceaux)

Voir un jour Vengeance sur scène semblait une utopie pour bon nombre de hard rockeurs et cela s'est concrétisé fin juin au Bang Your Hang Festival où les hollandais délivrèrent l'une des prestation les plus énergiques des deux journées, mais de là à penser qu'en même temps, nous aurions droit à un album studio, personne n'y croyait. Et bien nos rêves se sont réalisés, car le retour de Vengeance n'a pas été que scénique, puis "Back To The Ring" (un titre adapté : "retour dans l'arène") est dans les bacs et il prouve que ce come back c'est du solide. Dès les premières titres ("Back To The Ring", "No Mercy", "Mind Over Matter"), l'on comprend que le groupe en veut à l'image de Leon Goewie, dont le chant travaillé à la toile émeri, se situe entre Brian Johnson d'AC/DC et Marc Storace de Krokus, cette comparaison vocale étant également applicable à la musique du combo. Ayant comme invités, Arjen Lucassen (Ayeron), guitariste fondateur et Matt Sinner (Sinner, Primal Fear) pour les backgrounds vocals, le retour de Vengeance s'annonce réussi puisque cet album bénéficie aussi d'une production énorme et se place d'emblée au niveau des meilleurs albums du combo sortis dans les années quatre vingt. (Yves)

 

 

VENGEANCE – SAME/SAME…BUT DIFFERENT

(2007 – durée : 45’39" – 10 morceaux)

C’est devenu une habitude de plus en plus fréquente. Dès qu’un combo se reforme pour la sortie d’un album puis part en tournée, l’on retrouve quelques mois après un enregistrement live du groupe. C’est sympa, mais difficile assurément pour nos finances !!! Quoi qu’il en soit, ce live est torride, brut, enregistré devant des fans survoltés démontrant que le retour de Vengeance en 2006 n’était pas qu’un coup de marketing, car les hollandais assurent encore sur scène avec une set liste composée de titres ("Back In The Ring", "No Mercy") de leur album "Back In The Ring" et une grosse majorité de compos ("Take It Or Leave It","Take Me To The Limit", "Arabia",…) issus de leurs premiers albums remontant aux eighties. Si vous aimez le hard rock classique, avec un mix d’AC/DC et de Krokus avec un chanteur à la voix éraillée (Leon Goewie), ce live devrait titiller vos neurones. (Yves)  

 

 

VENOM -  BLACK METAL

(1982 – durée : 65’25" pour la réédition – 10 morceaux + 10 bonus)

Au tout début des années 80, la course aux extrêmes a déjà commencé. Motörhead sont la référence de ce qui se fait de plus bruyant, et de nombreux groupes veulent faire pire. Ce sont les premiers accords de Slayer, et surtout le deuxième album des fous furieux de Venom. "Black metal" s’inscrit parfaitement dans cette course au métal le plus violent, et pour l’époque et les oreilles peu habituée des fans, ce disque a été une claque. Lemmy avait une voix rocailleuse, Cronos a voulu faire pire, et le chant était ce qu’on trouvait de moins musical durant cette période, des lignes graveleuses et agressives. Musicalement, ne vous fiez pas au titre, ce disque n’a rien à voir avec le black métal actuel, puisque Venom est complètement ancré dans la New Way Of British Heavy Metal, et c’est plus à des formations comme Raven (même année, même label) ou Tank que cet album renvoie, ce heavy métal anglais typique des années 80 à 85, soit un Motörhead plus crade, plus agressif, tout en restant bien rock’n’roll. Certains titres de ce disque sont donc bien speed (le classique universel "Black metal" ou "Teacher’s pet", "Sacrifice" ou le très rapide "Heavens on fire") dans cette course à la formation la plus dégénérée, d’autres sont presque épiques , basés sur un riff simple, entraînant, qui mène à un refrain mémorable ("To hell and back", "Raise the dead", "Countess Bathory"). Du heavy métal avec des couilles comme on en fait plus de nos jours ! D’autres éléments ont fait la notoriété du groupe, comme des shows monstrueux avec des déluges de pyrotechnie, des textes satanistes, des poses guerrières. C’est d’ailleurs plus de ce coté là qu’il faut voir une influence sur le black métal tel qu’on le connaît aujourd’hui. Un disque éternel, dont tout le monde connaît au moins le refrain le plus classique du métal, à coté de celui de "Ace of spades"… Lay down your soul to the gods rock’n’roll !!! Notons que la rééditions compte 10 titre supplémentairement, dont les furieux "Bursting out", "Bloodlust" et "Too loud for the crowd". Un disque qui ne vieillit pas, et qu’il sera bon de ressortir des placards avant le retour annoncé de cette formation culte ! (Stench)

 

 

VENOMOUS CONCEPT – POISONED APPLE

(2008 – durée : 34’09’’ – 17 morceaux)

Nouvelle équation mathématique grindcore, 2 Napalm + 2 Brutal Truth ça fait quoi ? Venomous Concept tout simplement, et avec une bonne couche de grind en supplément ! Vous vous en doutiez certainement, mais la réunion des membres de deux des groupes le plus célèbres et les plus talentueux de la scène grind n’allait pas pondre un hommage à Chantal Goya, et c’est donc sans surprise que l’on a droit tout au long des dix-sept plages composant l’album à du grindcore oscillant entre le style de Napalm et de Brutal Truth. Tout sonne bien old-school avec des passages très roots et même crust, des riffs au chant tout y passe (“Drop dead”, “Workers of the world”, “Screwball”). Les seuls éléments à rester dans l’ère actuelle sont le son et la production de l’album tout deux très pro, mais qui réussissent tout de même à garder un côté crade et old-school qui génère l’ambiance de l’album. Le cd ne perd jamais en intensité et la grosse demi-heure le composant passe bien trop vite et avec autant de violence qu’une roquette dans une pouponnière. Le quatuor Sharp-Embury-Lilker-Herrera a donc réussi à apporter un peu de fraîcheur au sein de l’actualité grind avec ce très bon premier album. Vivement la suite ! (Sebb)

 

 

CARL VERHEYEN – ATLAS OVERLOAD 

(2000 – durée : 53’28’’ – 11 morceaux)

Bien que cet album de Carl Verheyen soit déjà ancien, je tenais absolument à vous en parler, car cet album solo du guitariste de Supertramp (dont vous avez pu lire l’interview dans le numéro d’été de Passion Rock) mérite le détour pour celles et ceux qui sont à la recherche d’un album qui sorte des sentiers battus. En effet, Carl, libéré de tout contrainte, peut se permettre d’innover et de nous proposer cet album varié où la guitare est mise en avant, mais sans tenir la vedette, car Carl utilise cet instrument pour mettre en valeur les morceaux qu’il a écrit. On est loin des albums, où la guitare tient le premier rôle au détriment des mélodies. Ici, la guitare est juste le vecteur reliant les morceaux et il possible de découvrir ainsi les différentes facettes de cet instrument : rock avec le morceau "Revival Downs", funk avec le morceau "Funkadiddy" ou encore blues avec la composition "Wasted Blues". Le travail de Carl est impressionnant, car son jeu arrive à s’intégrer à de nombreux styles, sans que cela nuise à la crédibilité de l’ensemble.  De plus, Carl a un timbre de voix sympa qui renforce encore les morceaux et qui nous rend impatient de voir ce trio sur scène prochainement.   (Yves)

 

 

CARL VERHEYEN BAND – SIX

(2003 – durée : 50’38’’ – 10 morceaux)

Certainement à l’abri des soucis financiers du fait de son poste de guitariste au sein du géant Supertamp, Carl peut laisser libre cours à sa créativité musicale dans son propre groupe et nous offrir à intervalles réguliers des albums qui permettent à l’auditeur de sentir le plaisir que prennent les musiciens à jouer. Comme sur son précédent album "Atlas Overload" (chroniqué dans Passion Rock n°20), Carl ne choisit pas de direction précise, mais préfère plutôt nous faire découvrir différents aspects de son instrument de prédilection : la guitare et alors que beaucoup seraient tentés de proposer un album instrumental avec la technique en avant, Carl préfère construire des morceaux sympas où la guitare s’intègre à la composition sans en dénaturer le sens. L’homme sait composer et chanter de belles pièces musicales où l’émotion est palpable (le morceau blues "Give A Try" avec ses notes jouées avec parcimonie). Ce qui rend l’album également très intéressant est de voir à quel point, la guitare est un instrument aux possibilités très étendues (autant en électrique qu’en acoustique), comme le démontre les dix pièces que renferment cet album. Preuve supplémentaire de l’ouverture d’esprit de ce musicien, la reprise du morceau "Yes It Is" composition écrite par John Lennon et Paul MacCartney. (Yves)

 

 

VERTIGO – TAKES ME BACK

(2007 – durée : 42’52’’ – 11 morceaux)

Après avoir sorti Matrex et Renegade, le label de Jim Buckshon nous propose l’album de Vertigo, combo canadien, à ne pas confondre avec le combo ricain du même nom. Enregistrées en 1989/1980 à Vancouver, les compos pêchent par une production un brin datée, cela n’empêchant néanmoins pas d’apprécier cet opus qui de plus a été enregistré dans trois studios différents. Musicalement, c’est du rock fm ("Nobody’s Girl") dans la lignée des premiers Honeymoon Suite, avec des connotations pop ("if I Give You My Heart") alors que d’autres parties musicales font penser à Haywire ou The Outfield. A noter que l’album comprend aussi une ballade "Hold On" très réussie, alors que le titre "Turn Me On" prouve que le quatuor sait aussi rocker. Un album qui plaira aux aficionados du fm/aor. A découvrir sur : www.renegadesounds.com  (Yves)

 

 

VESANIA – DISTRACTIVE KILLUSIONS

(2007 – durée : 43’02’’- 9 morceaux)

Les polonais œuvrent dans un black métal enclin à de nombreuses influences. La fibre principale est un black sympho fortement inspiré de Dimmu Borgir, on croirait entendre des morceaux des norvégiens mais la voix diffère ainsi que la dimension grandiloquente de Dimmu. "The Dawnfall" est l’une d’elle, les interventions de clavier sont identiques aux deux groupes, les effets sonores sur la voix vous renvoit directement à Shagrath dans Puritania. Néanmoins l’approche générale des morceaux diffère, avec des blasts plus brutaux et plus fréquents. L’opus nous promène dans les noirceurs métalliques sur n’importe quel tempo, "Hell is for Children" excellent mid tempo qui martèle l’esprit petit à petit. "Aesthesis" dévoile un aspect brutal du groupe plus fréquent chez Vader ou Behemoth les piliers du metal polonais. Toutefois cette incartade dans des riffs lourds et costauds permet de rendre les mélodies de clavier plus subtiles et sombres. Le temps semble s’être arrêté dans l’apothéose offerte par le morceau avec l’outro étrange rythmée par des cliquetis d’horloge. (Yann)

 

 

VHÄLDEMAR – I MADE MY OWN HELL

(2004 – durée : 50’51’’ – 12 morceaux)

A l’inverse de Tierra Santa ou Magö de Oz, Vhäldemar a choisi de chanter dans la langue de Shakespeare et le travail effectué par Carlos Escudero au micro ne souffre d’aucune critique. Bénéficiant d’un timbre de voix rauque et puissant, l’homme possède une rage qu’il n’hésite pas à mettre en avant sur des compositions qui ratissent large. En effet, ce groupe hispanique pourra combler en premier les fans de guitares, le guitariste Pedro J. Monge étant certainement fan du suédois Yngwie Malmsteen (I Made My Own Hell, Dreamer, … ainsi que les deux instrumentaux présents sur l’album) que les fans de speed métal (House Of War) que les adeptes de heavy métal bien puissant (Breakin’ All The Rules) et lourd (Death Comes Tonight). Au final, un album varié mais qui grâce au niveau technique de ses musiciens s’écoute avec plaisir. (Yves)

 

 

VICIOUS RUMOURS – WARBALL

(2006 – durée : 43'03" – 10 morceaux)

Pas trop connu, malgré une carrière déjà assez longue, puisque les débuts du groupe remontent aux années quatre vingt, Vicious Rumours n'a cependant jamais baissé les bras, malgré des coups durs (le décès de son chanteur, le départ de trois de ses membres après la sortie du précédent album) et revient plus affûté que jamais avec "Warball", un condensé de heavy métal ricain pur jus. Cela me fait penser à Helstar, du fait que James Rivera est chanteur dans les deux groupes. Son chant à la fois haut perché, style Rob Halford ("Sonic Rebellion") mais aussi plus grave ("Mr. Miracle") s'intègre très bien à ce métal qui bénéficie également d'une paire de guitaristes qui n'hésitent pas à aligner des riffs puissants et à se lancer dans des duels torrides. Cela déménage même si le groupe enrobe le tout d'intro acoustiques ("Dying Every Day") et se lance même dans la ballade sur "A Ghost Within", ces moments de répit permettant de reprendre son souffle avant la déferlante métallique  présente sur la majorité de cet album. Pour clore l'album, Vicious Rumours s'essaye même au métal extrême ("Oceans Of Rage") couplé à du heavy pur jus et même si cela surprend au premier abord, cela prouve au moins que le groupe n'est pas avare de nouvelles combinaisons musicales.  (Yves)

 

 

VICTORY – INSTINCT

(2003 – durée 50’38’’ – 11 morceaux)

Entendre parler à nouveau du groupe Victory me paraissait impensable encore il y a quelques jours, car le groupe semblait être passé aux oubliettes depuis l’année 1996, date à laquelle était sorti leur dernier album studio "Voiceprint". Mais, voici que fin septembre, un nouvel album studio vient juste d’atterrir dans les bacs avec en prime le line up original. Ayant eu l’occasion d’interviewer, juste avant la sortie de ce numéro, Tommy Newton leur guitariste celui-ci me confia que cette reformation s’est d’abord faite afin de donner quelques shows. A l’issue de ceux-ci, le groupe fut sollicité pour enregistrer un nouvel album et après réflexion, les musiciens acceptèrent à la condition expresse d’être libre d’enregistrer la musique qu’ils souhaitaient. C’est ainsi que sans contrainte et sans pression que le groupe retourna en studio pour nous offrir ces onze morceaux qui fleurent bon le hard rock classique mais réalisé dans le fun. Du groove (Plastic Hero) en passant par le hard basique, avec même un clin d’œil à Queen (Starman), Victory est de retour et travaille déjà sur un nouvel album, preuve que le groupe a retrouvé le plaisir de jouer. (Yves)

 

 

VILETHE NEW AGE OF CHAOS

(2005 – durée : 29'54" – 9 morceaux)

Première remarque plutôt désagréable : c’est bien un album de Vile qu’on a entre les mains, la preuve, il ne dépasse pas les 30 minutes, ce qui devient donc une marque de fabrique de la formation US… M’enfin bon, passons. Apres la claque de "Depopulate", il fallait s’accrocher pour réussir à nous pondre un album de la même qualité. Le style est toujours le même, un death métal brutal dans la tradition ricaine, souvent violent, bourré des blasts, mais en même temps très sombre, avec des plans plus lourds et macabres qui sont dans l’esprit d’Immolation. C’est d’ailleurs la référence qui revient tout au long de l’écoute, les dissonances, les accélérations et les breaks semblent être calqués sur ce groupe. Les solos inventifs et fluides eux aussi sont vraiment dans cette veine. Jusque là que du bon donc, un album de death certes classique, mais très bien ficelé. Ce qui me chagrine par contre, c’est l’intrusion de petites ambiances plus black métal. En effet, certains effets de voix plus criards, ou des riffs vraiment proches du black font sensiblement baisser la tension (sur "Sentence to live" par exemple). En étant objectif, ce disque , même s’il est bien au delà de ce que beaucoup de groupes proposent, reste un poil en dessous des prédécesseurs. Si vous ne connaissez pas encore cette formation, aucun doute, vous allez accrocher tout de suite à ce death métal. Par contre, si "Depopulate" ou "Stench of the deceased" sont vos disques de chevet, vous risquez de rester sur votre faim. C’est le problème quand on sort d’excellents albums : faut pouvoir assumer ensuite ! (Stench)

 

 

VINTERSONG – THE FOCUSING BLUR

(2004 – durée : 53’55’ – 12 morceaux)

Le label Napalm Records a le nez creux ces temps-ci pour sortir des albums étonnants qui élargissent les limites de notre musique préférée. Ainsi en même temps que le dernier Sirenia (chroniqué dans le Passion Rock de janvier) arrive le sixième album de Vintersong qui m’a vraiment impressionné par sa diversité et ses mélanges détonants, presque contre nature. En effet, ce nouvel album risque de titiller les sens aussi bien du fan de black métal que de folk ou de progressif rock. En résumé, un mélange de styles qui au premier abord apparaît improbable, mais qui grâce à la qualité de ces deux créateurs (Vintersong et Mattias Marklund) se révèle vraiment innovant. Il reste que certaines compositions sont cantonnées dans un style bien précis ("A Microscopical Macrocosm" avec ses sons à la Genesis ancienne période) alors que d’autres mélangent toutes ses influences.  De plus, les textes suivent cette démarche en proposant des réflexions sur les rapports entre la science et la nature humaine. Un album avant gardiste mais qui mérite vraiment notre écoute. (Yves)

 

 

VIRGIN BLACK – REQUIEM – MEZZO FORTE

(2007 – durée : 52’14" – 7 morceaux)

Virgin Black est un combo australien qui pratique un métal principalement symphonique, puisque la majorité de l’album comprend des parties instrumentales de classique. L’ensemble est très sombre, mélancolique, parfois rehaussé d’un chant lyrique et de chœurs grégoriens. Quelques guitares sont disséminées avec parcimonie, parfois très lourdes comme sur "…an I am suffering", titre qui comprend d’ailleurs un très long solo de guitare. Les compositions sont très longues et permettent à Virgin Black de dévoiler toute la profondeur de sa musique. Un album surprenant, tout autant que le label qui s’occupe du groupe, puisque c’est "Massacre Records", plus connu pour son orientation heavy/trash qui distribue cet opus. (Yves)  

 

 

VIRGIN STEELE – VISIONS OF EDEN

(2006-durée : 79’’35’- 11morceaux)

C’est le 25ème anniversaire du groupe ! A cet âge là autant dire que la classe est au rendez vous. Cette superbe production intègre parfaitement la richesse de la musique sans la dénaturer. Les orchestrations soutiennent parfaitement les chansons, sans être trop présentes ! La voix de David DeFeis impressionne par sa modularité, tantôt agressive, ou sensuelle, il incarne bien ce côté "Barbaric Romantic". Virgin Steele donne une impression de violence dans l’accentuation des paroles et des mélodies de pianos tout en restant très propre et peu heavy malgré une batterie qui pédale beaucoup ! Paradoxalement on est ballotté entre romance et déchirement, ne connaissant pas les anciens albums, je ne peux comparer, celui-ci est pas mal pour les gens qui recherchent un Epic Metal doux et singulier. (Yann)

 

 

VISCERAL BLEEDING – TRANSCEND INTO FEROCITY

(2004 – durée : 28'48" - 9 morceaux)

La recherche de l’extrême continue dans le métal, et si au niveau de la brutalité il devient difficile de surpasser quelques groupes maintenant mythiques, la volonté de devenir pire que son voisin incite les combos à développer d’autres voies que la violence. Pour Visceral Bleeding, le choix s’est porté sur la technique, et si on était habitué aux dérives technicistes de Suffocation ou Cryptopsy, on était encore loin de ce que proposent ces suédois. A la limite de l’exagération, ce death métal, bien que très brutal dans une veine américaine, est vraiment une démonstration de ce que peuvent faire cinq mecs qui ont décidé d’en mettre plein la vue. Alors si c’est assez impressionnant, c’est malheureusement assez difficile d’accès…Imaginez vous devant un puzzle de 50000 pièces sans avoir sous les yeux l’image à reproduire ! Je prends pour exemple le titre "Indulge In Self Mutilation" : rien que dans les dix premières secondes, il doit y avoir quinze riffs différents et dix changements de rythmes… Alors tout y passe, des structures de fous aux riffs ultra complexes, pas de doute, les gars touchent un max et savent se servir de leurs instruments. Le problème pour moi, c’est qu’on ne parle pas de jazz, mais de death, une musique qui doit quand même proposer un minimum de sentiments sombres et dont la technique n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’exprimer une agression. Si les fans de ce style hyper technique seront ravis, d’autant que la production est parfaite et permet de suivre avec précision ce que chaque musicien joue, moi je reste perplexe. Par contre, tout le monde doit se rejoindre sur un point : 28 minutes l’album, c’est bel et bien une arnaque….(Stench)

 

 

VISION DIVINE – STREAM OF CONSCIOUSNESS

(2004 - durée : 62’01’’ – 14 morceaux)

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant sur ce troisième album de Vision Divine (projet monté par Olaf Thörsen au départ en complément de Labyrinth, groupe qu’il a quitté fin 2002 pour se consacrer entièrement à Vision Divine), que Fabio Lione (Rhapsody) au chant ne faisait plus partie du groupe au même titre que le clavier et le batteur. Heureusement, l’Italie étant une terre fertile en bons musiciens, Olaf a recruté un nouveau clavier (Oleg Smirnoff – ex-Eldritch), un nouveau batteur Matteo Amoroso (ex-Athena) et surtout Michele Luppi qui se révèle être le chanteur idéal pour Vision Divine. Disposant d’une belle voix aux performances impressionnantes, Michele a trouvé tout de suite ses marques aux côtés d’Olaf. Ces changements ont permit à la musique du groupe d’évoluer, grâce à l’alternance des morceaux où la puissance des guitares est mise en avant (The Secret Of Life, La Vitta Fugge, …) avec des titres vraiment plus mélodiques (Versions Of The Same). La complémentarité entre les guitares de Olaf Thörsen et les claviers d’Oleg reste l’un des points forts de la musique du groupe et de cet album concept qui se décompose en quatorze chapitres dont trois instrumentaux .(Yves).

 

 

VISIONS OF ATLANTIS – CAST AWAY

(2004 – durée : 40'46" – 9 morceaux)

Visions Of Atlantis est certainement l'un des groupes les prometteurs dans le style métal symphonique, car il a réussi avec ce deuxième album à nous proposer une musique percutante qui fait référence ouvertement à Nightwish, le timbre de Nicole Bogner se rapprochant sensiblement de celui de Tarja, mais là où le groupe se détache des finlandais, c'est dans le fait que le chant féminin soit relayé par un chant masculin interprété par Mario Plank. Cette dualité est omniprésente chez Visions Of Atlantis alors que chez Nightwish elle est beaucoup moins présente et surtout la voix de Mario se situe dans un registre plus mélodique, un peu dans la veine de DC Cooper (Silent Force).  Le niveau de production de cet album est remarquable puisqu'il a été peaufiné à New York aux Sound Studios qui ont également été utilisés par Metallica, Evanescence, Nickelback,… Que dire de plus, sinon que tous les morceaux sont réussis et sont des hits en puissance avec des refrains entraînants ("Cast Away", "Lost", "Send Me A light", …) et une ballade émotionnelle très forte ("Winternight"). Le seul point qui reste encore à améliorer reste la prestation scénique, car en ouverture d'Epica, le groupe manquait un peu d'assurance, mais cela devrait s'améliorer, car ce groupe autrichien a assurément un bel avenir devant lui. (Yves)

 

 

VISIONS OF ATLANTIS – TRINITY

(2007 – durée : 47’45" – 11 morceaux)

Fan de Nightwish, j’avais beaucoup apprécié l’album "Cast Away" de Visions Of Atlantis qui pouvait être considéré comme un ersatz du groupe finlandais. Ayant appris que le line up du groupe avait fortement changé en 2005, suite au départ de trois membres du groupe dont la chanteuse Nicole Bogner, j’ai eu quelques appréhensions en glissant "Trinity" dans mon lecteur, craintes vite dissipées, car la soprano Melissa Ferlaak se débrouille très bien et n’a rien à envier à sa devancière. Sa voix très pure ("Return To You") fait merveille et s’intègre très bien à ce métal symphonique qui bénéficie également d’un chant masculin clair assez présent tout au fil des compos, l’alternance des deux chants étant très réussie. Après Legenda Aurea le mois dernier, Visions Of Atlantis s’impose donc comme l’un des concurrents directs de Nightwish. (Yves)   

 

 

VITALIJ KUPRIJ – FORWARD AND BEYOND

(2004 – durée : 51'58" – 10 morceaux)

A l'instar de Michael Pinnella, chroniqué dans ces pages, Vitalij Kuprij, nous offre le fruit de son travail solo avec son dernier album qui évidemment met en avant les claviers, instrument de prédilection du russe. Connu du grand public surtout pour son travail dans le groupe Artension, Vitalij a invité pour son album une pléiade de guitaristes qui viennent l'épauler. Le plus célèbre d'entre eux reste bien sur Michael Romeo (Symphony X), même si tous ses collègues restent des as du "manche" comme Michael Harris, George Bellas, Francesco Fareri,… Entre métal progressif et néo symphonique avec évidement des clins d'œil à la musique classique, Vitalij nous offre un album instrumental qui s'avère beaucoup plus accessible que celui de son compère Michael, grâce notamment aux nombreux invités ainsi qu'une facilité d'écriture qui devrait plaire à tous les fans de métal progressif.  (Yves)

 

 

VIVA CARLOS – A SUPERNATURAL MARATHON CELEBRATION

(2006 – durée : 50'27" – 10 morceaux)

Présenté sous la forme d'un digipack, cet album est composé d'une pléiade de musiciens qui chacun à partir de leur vécu et de leur propre style rendent hommage à Carlos Santana, guitariste mondialement connu qui a débuté sa carrière en 1968 et qui continue d'enflammer les salles et les stades. Il est clair que toucher à la discographie du mexicain n'est pas aisée, ce qui explique  que les intervenants sur "Viva Carlos" soient tous des pointures de la six cordes, tels que Robben Ford, Eric Gales, Albert Lee, Vinnie Moore, Eric Johnson, ect…. Le niveau est là, d'autant que le groupe qui accompagne ces guitaristes est de premier choix permettant ainsi de découvrir dix titres incontournables (l'immense "Europa", "Blues For Salvador", Samba De Sausalito, …) de Carlos Santana dans des conditions optimales. Entièrement instrumental (à part quelques brides de chants), cet album a su éviter le piège de l'album "réservé aux fans de guitares", car toute la sensibilité et toute la chaleur de la musique de Carlos Santana ont su être conservées, grâce notamment à la présence des percussions latino-américaines. La rencontre de deux mondes en quelque sorte avec au menu un festin musical rayonnant. (Yves)   

 

 

VOICES OF ROCK – MMVII

(2007 – durée : 57’56" – 13 morceaux)

Ce type d’album est relativement facile à chroniquer car tout est dit dans le titre : "Voices Of Rock" et le panel des dix voix qui composent cet album est de tout premier choix : James Christian (House Of Lords), Gary Barden (MSG, Silver, …), Steve Overland (FM, Shadowman), Terry Brock (Stangeways, Slamer), Dan Reed, Robin Beck, Harry Hess (Harem Scarem), …que des pointures qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes sur des titres composés par Chris Lausmann (Bonfire, Jaded Heart) et Michael Voss (Casanova, Mad Max). Les titres oscillent entre hard fm et aor et s’enchaînent sans heurt, ce qui n’est pas la moindre des performances dans ce type de projet. Chacun y trouvera donc son compte en fonction de ses sensibilités musicales d’autant que la production est très bonne. (Yves)

 

 

VOLBEAT – ROCK THE REBEL/METAL THE DEVIL

(2007 – durée : 42’40" – 11 morceaux)

Certains groupes arrivent à se démarquer des autres, grâce à une personnalité assez forte, comme c’est le cas avec les danois de Volbeat qui ont une approche assez originale, puisqu’ils mélangent métal et rock (tout est d’ailleurs dit dans le titre de l’album), l’aspect dur étant lié aux rythmiques qui font penser à Metallica ("The Human Instrument", "River Queen") ou Life Of Agony alors que le côté plus rock est lié à la voix grave et profonde de Michael Poulsen (également guitariste). Ce quatuor se révèle très à l’aise sur tout style de compos, comme sur "The Garden’s Gate" qui débute en acoustique pour monter en puissance assez rapidement, avec même la participation du chanteur du groupe punk rock Matgens Korridorer qui chante en danois. Originalité également sur "Sad Man’s Tongue" qui débute dans une ambiance country pour dériver vers un métal énervé dans la lignée des Four Horsemen. Excellent en tous points, ce deuxième album de Volbeat devrait encore cartonner encore plus que son prédécesseur "The Strenght/The Sound/The Songs" qui était monté dans le top 20 des charts de son pays, mais cette fois-ci la fièvre "Volbeat" devrait se généraliser un peu partout. (Yves)   

 

 

VOLBEAT – GUITAR GANGSTERS & CADILLAC BLOOD

(2008 – durée : 48’34’’ – 14 morceaux)

Avant de recevoir ce nouveau cd de Volbeat, je m’interrogeais encore si j’irais revoir une 2ème fois les danois en concert lors de leur prochaine venue le 21 octobre au Z7, le mois étant très très chargé au niveau des concerts.  Mais après avoir écouté ce "Guitar gangsters & Cadillal blood", plus aucun doute ne subsiste, j’irai les revoir, car ce 3ème opus est immense, inspiré, varié, bref j’ai adoré. Entre le morceau titre de l’album qui est un hit en puissance, le titre "Mary Ann’s Place" qui comprend un chant féminin lui donnant un aspect pop avant de finir sur une partie heavy, "We" qui est une compo mélangeant habilement ambiances western et riffs heavy, le riff reggae en intro de "Still Counting" ou encore "Light A Way" aux orchestrations classiques ou les boulets métalliques que sont "Hallelujah Goat"ou "Wild Rover Of Hell" aux réminiscences "Metallica", vous aurez le choix, d’autant que la voix de Michael Poulsen qui a souvent été comparée à un Elvis du métal est parfaite. (Yves) 

 

 

VOODOO HILL – WILD SEED OF MOTHER EARTH

(2004 – durée : 52’56’’ – 11 morceaux)

Certains musiciens ont une capacité toute particulière pour composer de la musique pour plusieurs projets en même temps et toujours avec un résultat de haut niveau. Dario Mollo fait partie de ce cercle restreint puisqu’en plus de nous avoir proposé récemment le deuxième album de Cage avec Tony Martin (ex-Black Sabbath) au chant, il nous offre maintenant le résultat de son travail avec la sortie du deuxième Voodoo Hill avec, s’il vous plait au micro, "The Voice" Glenn Hughes qu’on ne présente plus. D’ailleurs, si le guitariste italien a réussit à convaincre Glenn de venir à nouveau chanter sur ces titres, ce n’est pas un hasard, car Dario est un "killer" quand il compose. Comme une bonne chose n’arrive jamais seule, Glenn, l’ancien hurleur de Deep Purple, de Trapeze, … n’arrête pas de se bonifier, comme l’a d’ailleurs prouvé le deuxième album (encore !!!) qu’il a sorti, il y a quelques mois, dans le cadre d’HTP, le projet qu’il a monté avec Joe Lynn Turner. Très à l’aise dans ce registre hard mélodique, Glenn Hughes nous impressionne, comme d’habitude,  par son aisance et la puissance de son organe vocal. L’homme a toujours aimé le groove et même quand il chante sur les titres les plus hard, il reste en arrière plan cette chaleur unique. Vraiment excellent, il ne reste qu’à espérer que la carrière de ce projet continue à perdurer dans l’avenir. (Yves)

 

 

VOYAGER – UNIVERS

(2007 – durée : 46’32’’ – 11 morceaux)

Deuxième album pour ce groupe Australien qui officie dans la catégorie métal mélodique comportant quelques influences progressives, et ceci depuis sa formation en 2000 à Perth. Ne connaissant le groupe ni d’Eve ni des dents (©Valentin), j’ai découvert Voyager au long de ces onze morceaux. On peut noter la présence très marquée des claviers sur chaque titre, ceci étant clairement dû au fait que le chanteur est aussi le claviériste. Les guitares sont puissantes tout en restant très mélodiques, et l’ensemble de la musique reste à tout moment facilement accessible, avec des solos de haute volé demeurant parfaitement dans l’harmonie des titres ("Deep weeds", "Cross the line"). Le point fort du cd réside dans la voix de Daniel Estrin. Il suffi d’écouter des titres comme "Sober", "Falling" ou "Everwaiting" pour se rendre à l’évidence du talent du chanteur.  L’unique mauvaise note de cet album se situe dans les parties de claviers par moments trop insistantes et étouffantes, surchargeant des passages qui auraient gagnés à être plus limpides. Ce cd devrait logiquement ravir tous les amateurs de métal mélodique et progressif même s’il n’est pas réellement indispensable et innovateur dans la matière. Mais putain, quelle voix !! (Sebb)