Retour    

 

 

 

W.A.S.P. – THE NEON GOD PART 1 – THE RISE

(2004 –durée 52’16 – 14 morceaux)

Je n’irai pas jusqu’à comparer ce nouveau concept album élaboré par Blackie à "Opération Mindcrime" de Queensrÿche, mais il est clair que cet album est vraiment réussi. De même, il serait injuste d’assimiler Wasp à un groupe à poseurs et de ne se référer qu’à son passé qui il est vrai fut sulfureux (les morceaux de viande lancés dans le public, la none crucifiée, …), car Wasp a mûri (même s’il s’assimile plus au projet de Blackie qu’à un vrai groupe, les changements de personnel étant monnaie courante au sein du combo) et sa musique est vraiment bien foutue et recèle plein de subtilitées (le clavier couplé avec la guitare acoustique sur "Why Am I Nothing). Sur "The Neon God", on retrouve aussi bien des passages calmes (What I’ll Never Find avec le clavier en support, Someone To Love Me) que des purs moments de heavy avec de nombreux breaks. L’album s’écoute d’un seul morceau sans anicroche et Blackie avec son timbre si particulier réussi à crédibiliser ses efforts pour retrouver le succès d’antan. Entouré notamment de Frankie Banali (Quiet Riot) à la batterie, Mike Duda à la basse et Darrel Roberts à la guitare, Blackie peut laisser son talent de songwriter exploser pour notre plus grand bonheur. Il reste au californien de confirmer son retour en grâce avec cet album qui s’inscrit dans la lignée de "The Crimson Idol", un des chefs d’œuvre du groupe et surtout lors du show que le groupe donnera le 05 juin prochain à Pratteln. (Yves)

 

 

W.A.S.P. – THE NEON GOD : PART 2 – THE DEMISE

(2004 – durée : 46'44" – 9 morceaux)

Quelques mois après la partie 1 de son concept "The Neon God", Wasp nous offre aujourd'hui le deuxième épisode qui est sensiblement différent de son prédécesseur qui était beaucoup plus varié dans les tempos. Dès le titre d'ouverture "Never Say Die", on retrouve un Wasp accrocheur, rentre dedans, avec un refrain que l'on fredonne juste après l'avoir écouté. Tout l'album se déroule de cette manière, avec un Blackie rageur et des solos de guitares beaucoup plus incisifs et si les tempos se ralentissent sur quelques morceaux (Clockwork Mary, All My Life), ce n'est que pour mieux repartir. Entraînant sur "Come Back To Black", Wasp nous dévoile donc une facette beaucoup plus heavy avec en conclusion de ces deux albums, une pièce épique de presque quatorze minutes (The Last Redemption). De plus le groupe semble de nouveau s'intéresser au Vieux Continent puisque après des années où le groupe n'avait pas franchi l'Atlantique, le voici de retour pour une deuxième tournée en 2004 qui passera pour la deuxième fois cette année à Pratteln (le 21 novembre pour être plus précis).  Espérons seulement que cette fois, le groupe jouera plus de morceaux de ce concept. (Yves)

 

 

WASP – DOMINATOR

(2007 – durée : 43’29" - 9 morceaux)

On aura souvent reproché à Wasp son côté sanguinolent de ses débuts, occultant le fait qu’il soit un très bon groupe de hard us. Cet album s’inscrit dans la lignée des meilleures albums du combo, avec un Blackie Lawless survolté, à la voix toujours un brin éraillé. N’ayant pas la complexité de ses précédentes réalisations, Wasp nous propose un album direct ("Mercy", "Deal With The Devil") avec un petit côté "retour aux sources" avec des titres heavy mais aussi une power ballade ("Heaven’s Hung In Black" que l’on retrouve sous deux versions, l’une courte et l’autre plus longue qui se termine sur un mi-tempo avec un bon solo à l’appui) avec des claviers placés judicieusement ("Take Me Up"). Cet album nous dévoile donc un grand Wasp qui fustige l’impérialisme américain, ce dont on ne vas pas se plaindre. Il reste à espérer que le groupe inclura des titres de ce nouvel opus au show que le groupe donnera en juin au Bang Your Head, car certains de ces compositions devraient vraiment bien tenir l’épreuve de la scène. (Yves) 

 

 

WALTARI – RARE SPECIES

(2004 – durée : 59’52’’ – 12 morceaux)

Waltari est un combo finlandais composé de musiciens surdoués, mais un peu barges, car à chaque nouvel album (le groupe s’est formé en 1986), ils nous proposent un cocktail détonnant de rock, de musique électronique, de classique, de funk et même de rap le tout sur fond de métal. Et ça fonctionne si bien que le groupe est souvent classé dans le top 10 des charts de son pays et bénéficie toujours de bonnes critiques musicales surtout en Allemagne. L’originalité est vraiment de mise et même si les genres se mélangent, l’écoute de "Rare Spécies" (un titre prédestiné, car ces musiciens font partie d’une espèce rare : les touches à tout musicaux) reste un moment fort agréable, car les morceaux sont vraiment bien structurés et lorsqu’ils s’accélèrent comme sur "Megacity Rain" (avec son influence Rammstein), l’on se rend compte que l’on a affaire à de très bons musicos. L’autre point fort du groupe réside dans sa capacité à proposer sur chaque titre des refrains entraînants. Fans de Freak Kitchen, d’Electric Boys et de groupes adeptes de melting-pot musicaux de haute volée, Waltari est pour vous. (Yves)

 

 

WALTARI – BLOOD SAMPLE

(2006 – durée 79'00" – 17 morceaux)

Avec ce  dixième album, le groupe finlandais Waltari peut fêter dignement ses vingt années d'existence, car il possède une facilité à créer une musique assez originale et qui ne peut être raccrochée à aucun style en particulier. Je sais que certains seront perturbés par cette absence de direction musicale, mais c'est justement ce flou musical qui fait tout le charme de ce combo. Ces mecs ont un niveau technique excellent et en usent pour nous faire découvrir leur mixture métal qui tient autant du métal, du hard, du heavy, du pop en passant par des parties death ("New York", "Exterminator Warheads") que par le rap métal ("I'm In Pain", "All Roads Will Lead To Rome"). Ces mecs sont à classer dans le même groupe que Faith No More ou Dan Reed Network, des combos qui ont porté la fusion au firmament. Ne se limitant à aucune contrainte, ces finlandais vont de l'avant et n'hésitent pas à mélanger des riffs à la Billy Idol ("Back To The Audio") avec un chant haché ou à introduire des parties acoustiques dans un morceau avec un chant arabisant ("Pigeons"), avec toujours en première ligne un chant qui fait parfois penser à Ozzy Osbourne. Ouvrez votre esprit musical et essayez Waltari !!! (Yves) 

 

 

WARMEN ACCEPT THE FACT

(2005 – durée : 39’15" – 9 morceaux)

Troisième album pour le groupe solo du clavier de Children of Bodom, et pas de grand changement. Le label veut nous faire croire qu’il ne s’agit pas d’un album de démonstration, mais bon, faut pas être naïf non plus… Si on n’aime pas le clavier, on est bien dans la merde avec ce disque. Le morceau d’ouverture nous met sur la bonne piste : un instrumental de quatre minutes pendant lesquelles c’est bien le synthé qui est mis en avant, à la limite du supportable. Un titre pompeux et prétentieux, et c’était une très mauvaise idée de le placer en ouverture d’album.La suite est bien plus intéressante, en nous proposant un disque de heavy métal mélodique et pseudo progressif, dont l’un des atouts est de regrouper de bonnes pointures de la scène métal du nord. En effet c’est Timo Kotipelto qui s’occupe de deux titres, qui du coup sonnent vraiment Stratovarius (c’est inévitable avec ce timbre de voix), d’autres sont interprétés par Marko Waara (Tunnelvision), et enfin, un est laissé à Alexi, leader de Children Of Bodom. Ces quelques invités rehaussent l’intérêt d’un album qui n’est pas vraiment exceptionnel en fin de compte. Du métal symphonique très classique, qui lie mélodies et démonstrations (le clavier bien entendu, mais la basse aussi qui nous offre un spectacle impressionnant), mais dont quelques titres vraiment mauvais gâchent la cohérence (le premier instrumental, ce "Lying delilah" qui tire en longueur, et ce morceaux chanté par une reine de la pop suédoise Jonna Kosonen "They all blam me" qui sonne comme de la variété allemande digne des chaînes régionales). Bref, de bons musiciens, bien entourés, mais qui ne savent pas sortir un truc qui sorte du lot, voire même qui gonfle par moment. Pour ceux qui ne savent pas quoi acheter d’autre, ou pour les fans inconditionnels de Children… (Stench)

 

 

RACHAEL WARWICK – ANGLO AMERICANA

(2006 – durée : 46'11" – 12 morceaux)

Encore une artiste que j'ai découvert récemment par le bais du concert que cette anglaise a donné au Casino de Bâle. Bien qu'originaire de la patrie des Beatles, cette chanteuse tire son inspiration des Usa et plus principalement de Nasville, connue pour être le berceau de la country. Il reste que si la musique de Rachael est ancré dans ce style ("One Last Look At Love", "Highway 109"), notamment dans la manière de faire sonner les guitares, elle n'en oublie pas pour autant de mettre quelques influences rock, comme sur le début de "Ask Me No Questions" qui fait vraiment penser à Bryan Adams ou sur "Cowboy". Volontaire, l'anglaise n'a pas hésité à aller à Nashville pour enregistrer son album qui a bénéficié de l'aide de grosses pointures du style, aux guitares comme George Marinelli (Bonnie Rait, Faith Hill, …) ou Bruce Boton (Keith Urban, Shanian Twain, …). Ce schéma s'est reproduit au niveau de l'écriture puisque "Rodeo Man" a été composé par Amy Mayo et Marv Green ainsi que "One Last Look At Love" par Mark Moffat, Jon Robbin et Alex Call, connu pour avoir écrit le tube "Power Of Love" pour Huey Lewis. Ayant un timbre de voix très chaud, un brin rock, tout en étant très sensible et pouvant descendre très bas, Rachel devrait vous séduire comme elle l'a fait aux USA où elle est très souvent diffusée, remportant de nombreux prix à l'instar de son pays d'origine où son album a été élu "album 2006" aux Country Radio Awards. (Yves)

 

 

WASTEFALL – SELF EXILE

(2006 – durée : 51'12" – 11 morceaux)

Difficile de parler d'un groupe comme Wastefall, car à l'image de la pochette de leur album, les musiciens de ce combo brouillent les pistes et ne proposent pas une musique facile d'accès, mais c'est justement là l'intérêt de cet album. A l'instar de Pain Of Salvation ou Devin Townsend, Wastefall se dévoile seulement après plusieurs écoutes avec des compositions qui se décomposent entre morceaux violents, alambiqués ("Willow Man"), tortueux et titres à la sensibilité à fleur de peau ("4 Minutes To Abandon"), où la voix de Domenik Papaemmanouil (également guitares et claviers) se montre vraiment très expressive. Un peu d'indus, des parties rythmiques à la Nevermore (E.Y.E.), une voix féminine ou des samples de violons ("Provoke The Divine") viennent également étayer ce métal progressif très complexe et très élaboré. (Yves) 

 

 

WATCHMAKER KILL. FUCKING. EVERYONE

(2005 – durée : 29'58" - 19 morceaux)

Bon, il faut bien avouer que je suis un peu désarmé face à ce disque. Au point de ne pas trop savoir à quel genre le rapporter… Extrêmement violent, ça sans aucun doute, j’irais même jusqu’à dire monstrueusement … bruyant ! Alors doit-on parler de grind ? Le "chant" criard jusqu’à la limite du supportable n’est pas sans nous faire songer aux vocaux des allumés d’Anal Cunt, et la longueur des titres, la bouillie sonore générale nous suggère de pencher vers ce style. En même temps, une ambiance plus chaotique et guerrière  nous dirige vers le "war metal" des groupes comme Revenge ou Conqueror, desquels on peut retrouver la simplicité des riffs, la linéarité des rythmes (entre le speed et le capharnaüm pur !), l’agression… Pour ne rien arranger, le son est vraiment très moyen, il est presque impossible de comprendre ce que jouent les grattes, seule la batterie est omniprésente, et ce chant qui lasse très vite tape sur les nerfs au bout de trois titres (soit trois minutes vingt…). Cette galette est donc bien une volonté de pousser l’extrême encore plus loin, et elle y arrive plutôt bien en fin de compte : extrêmement linéaire, extrêmement lassant… Peut-être est-ce trop violent pour moi ? Dans tous les cas, c’est répétitif au possible, heureusement que le boucan de l’ensemble nous empêche de sombrer dans la somnolence qu’une telle chose devrait provoquer. Je m’imagine en tout cas mal un fan de musique s’écouter ce disque en entier, parce que là, que ce soit au niveau de la production ou de la composition, Watchmaker a confondu bruyant avec brouillon, et cet OVNI (Objet Violent Non Indispensable) laissera sans doute un sourire sur le visage de ceux qui ont beaucoup d’humour… et une grimace sur celui de tous les autres ! Si au moins la pochette pouvait sauver quelques points… Ah, bah ça non, les Watchmaker, ils font pas les choses à moitié ! (Stench)

 

 

WEDNESDAY 13 – TRANSYLVANIA 90210 – SONGS OF DEATH, DYING, AND THE DEAD

(2005 -  durée : 51’13’’ – 14 morceaux)

Pochette glauque, intro morbide, titres dans la même veine : "I Walked With A Zombie", "House By The Cemetery", "I Want You…Dead", "Elect Death For President", …tout porte à croire que l’on est en présence d’un groupe de death, alors que l’on se retrouve avec des musicos qui nous offre un mix de punk, de glam, de rock théatral influencé aussi bien par les Sex Pistols que par les Backyard Babies (Bad Things) que par Hanoi Rocks (God Is a Lie) pour l’urgence qui se dégage des compositions. Wednesday 13 est en fait le nom du chanteur/guitariste du groupe, nom qui lui a été inspiré par les séries tv et films d’horreur. Ce combo n’est d’ailleurs pas son unique groupe puisque l’homme occupe également la fonction de chanteur au sein de Murderdolls, combo dans lequel officie également Joey Jordison de Slipknot. On sent que la formation de Wednesday 13 connaît  son sujet, car les musiciens  maîtrisent l’art des riffs secs, du chant hargneux, mais toujours avec des refrains imparables le tout enrobé d’ambiances un peu lugubres (Haunt Me, Transylvania 90210). Le format des titres se cantonne dans des durées courtes pour une efficacité maximale et je dois dire que j’ai vraiment été étonné par cette galette qui se révèle être un cocktail explosif. (Yves)

 

 

WEDNESDAY 13 – SKELETONS

(2008 – durée  : 40’22’’ - 11 morceaux)

Toujours dans un créneau métal/punk/glam avec un petit côté horror show, ce nouvel opus de Wednesday 13 est puissant à l’image de "Scream Baby Scream" (aux paroles toujours aussi noires !!), ou des grosses guitares cohabitent avec le chant de l’ancien hurleur des Murderdolls, dont le timbre est vraiment très proche de celui d’Alice Cooper, mais en plus énervé. L’attaque des guitares est franche au niveau rythmique avec un côté énervé, sans que cela empêche le combo de nous balancer des mi-tempos avec un coté mélodique bien présent ("Skeletons"). Je n’oublierai pas de citer la power ballade ("My Demise") avec son côté bien glauque. Un album puissant, décadent, avec un coté crade qui fait du bien à nos conduits auditifs. (Yves)

 

 

WELTENBRAND – THE END OF THE WIZARD

(2006 – durée : 51'20" – 9 morceaux)

Dépressifs s'abstenir !!!, car la musique de WeltenBrand incite à tout sauf à l'optimiste. Mélancolique à souhait, le rock gothique du combo se laisse écouter avec délicatesse, cette impression étant renforcée par des aspects symphoniques très présents qui donnent une dimension presque mystique aux morceaux. Originaire du Liechenstein, WeltenBrand apprécie les ambiances dark qui se trouvent renforcées par des claviers omniprésents et un violon qui apporte la touche de tristesse qu'il faut. Les refrains sont parfois grégoriens et soutiennent à merveille la dualité chant masculin/féminin qui représente un plus, grâce à la combinaison de la voix de Ritchie Wenaweser dans un style gothique/cold wave et celle de Dina Zambelli au phrasé très pur et très clair.  Beau comme un poème de Baudelaire, la musique de Welten Brand s'apprécie la nuit juste éclairée par quelques bougies.  (Yves)

 

 

LESLIE WEST – GOT BLOOZE

(2005 – durée : 53'20'' – 12 morceaux)

Le nom de Mountain ne doit certainement pas évoquer grand chose à la majorité des lecteurs de Passion Rock, pourtant ce trio connut une carrière sulfureuse dont une prestation très remarquée au mythique et monstrueux festival de Woodstock en 1969. Eh oui, cela ne nous rajeunit pas, mais le groupe a fait également parler de lui plus tard en ouvrant pour Deep Purple lors de sa reformation en 1985 lors de la tournée "Perfect Stranger".  Bon, ok cela fait vingt ans, mais tout cela pour indiquer que l'on n'a pas affaire à un débutant lorsque l'on parle de Leslie West, car ce guitariste/chanteur a traversé les années tout en conservant un amour pour la musique (il a également joué dans West Bruce & Laing) et même s'il a longtemps joué du hard mais toujours avec des relents bluesy, c'est de blues pur qu'il s'agit pour son tout nouvel opus "Got Blooze" qui est une suite de douze standards de blues et même s'il précise qu'il n'a plus le blues depuis qu'il a rencontré sa compagne Shay, il sait encore en jouer parfaitement et en faire ressortir tout le feeling surtout que les morceaux choisis sont de premier choix : "Baby Please Don't Go", "Louisiana Blues (Muddy Waters), "I Can't Quit You" (Wille Dixon), "The Thrill Is Gone" (Darnell/Hawkins) avec en fin d'album, une reprise toute personnelle du "Heartbreak Hotel" d'Elvis Presley. Entre blues pur et blues rock, Leslie grâce à un touché de cordes très pur, tout en restant très chaud, arrive encore à distiller de belles émotions d'autant plus que sa voix colle très bien à ce style de musique. (Yves)

 

 

JOHN WEST – LONG TIME… NO SING

(2006 – durée : 48'05" – 12 morceaux)

L'actuel chanteur de Royal Hunt, mais qui l'a également été dans le groupe de métal progressif Artension avec qui il a réalisé sept albums entre 1996 et 2003, revient avec son troisième album solo "Long Time… No Sing" qui diffère par bien des points par rapport au cv musical de John. En effet, les compositions sont beaucoup plus simples au niveau de leur structure que par rapport à celles de Royal Hunt par exemple et la voix de John monte beaucoup moins et se veut plus rock que hard et je trouve que cette approche est vraiment rafraîchissante et me fait même penser à Glenn Hughes sur "Give Me A Sign" ou "The One That Got Away" ou Paul Rodgers (Free, Bad Company, Queen) sur "Highway To Roppongi.. Dernier grand changement, John tient la guitare lead et l'homme s'en sort avec les honneurs avec un feeling omniprésent, comme d'ailleurs sur cet album qui nous fait découvrir une nouvelle facette de ce très bon chanteur. (Yves)

 

 

JOHN WETTON–GEOFFREY DOWNES – ICON

(2005 – durée : 46'22'' – 10 morceaux)

Qui aurait un jour pensé que les deux têtes pensantes d'Asia se remettent ensemble pour sortir un album. Eh bien, c'est chose faite avec "Icon", qui nous replonge avec délices dans ce super rock progressif mélodique qui avait connu son heure de gloire à l'époque du premier album en 1982 et ses inoubliables hits : "Heat Of The Moment", "Soul Survivor", "Time Again", … et aussi incroyable que cela puisse paraître les deux hommes ont retrouvé la magie d'antan. Les deux musiciens après des débuts explosifs avaient continué, chacun de leur côté, avec des albums solos, certes intéressants, mais où la petite étincelle magique faisait défaut. Les claviers de Geoffrey sont superbes alors que la voix de John n'a rien perdu de sa sensibilité, celle qui nous donne les frissons, d'autant plus que les deux hommes ont inclus de nombreux arrangements classiques avec violons et ont su s'entourer de la "crème" du rock progressif actuel dont Steve Christley (batterie de Jadis) et John Mitchell (guitariste d'Arena et du super groupe Kino), plus quelques invités comme Ian McDonald (Foreigner, King Crimson) à la flûte ou Annie Haslam (Ranissance) au chant (In The End, …). L'album alterne des titres plus lents, où le touché de Geoffrey sur les claviers est empreint de sensibilité, avec des morceaux progressifs qui nous ramènent avec bonheur au firmament d'Asia. (Yves) 

 

 

WHISPER-X – WARSIDE

(2007 – durée : 29’52’’ – 11 morceaux)

Whisper-X… Encore un groupe de death métal issu de nos frontières… Et je dois avouer que cet album est mon coup de cœur du mois ! Car, non seulement la qualité de l’enregistrement est très bonne, mais les compos aussi ! Le cd commence avec un titre de bon gros brutal death, "Necrophilia", qui n’est pas sans rappeler Deicide, certainement à cause de la voix doublée sur certains passages, l’une stridente et l’autre grognée, effet qui sera utilisé à de nombreuses reprises. En fait tout le reste de l’album repose sur des compositions alliant le death et des interludes plus mélodiques, créant de vraies parties de headbanging pendant l’écoute du cd. Un moment de calme, puis un passage en blast bien speed, un petit riff plus technique servant de break, à nouveau un passage bourrin plus axé hardcore, et le tour est joué, et le morceau tue ! Alternant judicieusement entre titres rapides ("Fire Punishment", "Warside"), mid-tempo ("No Remorse", "Ultim(h)ate"), et lents ("Beatiful Torture"), l’album trouve une homogénéité parfaite et se renouvelle à chaque instant sans provoquer un seul instant de lassitude. L’auditeur aguerri remarquera certaines influences provenant de groupes tel Decapitated, Deceide, Sepultura, Dismember et j’en oublie. L’album est tellement bon que ça fait déjà la troisième fois que je le repasse, toujours avec le même plaisir. Malheureusement pour moi, ma douce me demande de changer de cd au risque de devoir dormir sur le canapé du salon (les aléas de la vie en couple je présume), c’est donc avec une résignation non feinte que je m’en vais chercher une couverture et un coussin pour passer la nuit avec le chat devant l’âtre vide de la cheminée. (Sebb)

 

 

MIKE TRAMP’S WHITE LION – LAST ROAR

(2004 – durée 64’51’’ – 12 morceaux)

White Lion a déjà été évoqué dans Passion Rock par l’intermédiaire de la carrière solo de son chanteur Mike Tramp, mais en début de cette année tout le monde du hard mélodique était en ébullition, car l’on annonçait le retour du Lion Blanc original avec des participations à plusieurs festivals européens, mais cette reformation est malheureusement tombée à l’eau suite à des problèmes internes. Cet album porte donc vraiment un titre prémonitoire (le dernier rugissement), car le Lion Blanc n’existe plus et n’est plus prêt à rugir. Il reste ces douze morceaux, pour nous consoler et même si certains trouveront l’opération purement commerciale, destinée notamment à faire parler de l’ancien chanteur du groupe, Mike Tramp, le résultat est vraiment réussi, car entendre cette voix si particulière reprendre tous les vieux tubes du groupe (Wait, When The Children Cry, Lonely Nights, …) fait vraiment chaud au cœur. L’homme possède toujours ce timbre de voix éraillée et les compositions sont intéressantes à plusieurs niveaux. Elles sont en effet interprétées par une nouvelle formation et bénéficient toutes de nouveaux arrangements évitant ainsi un double emploi avec les titres déjà présents sur les albums de White Lion. Evidement, le touché de guitare de Vito Bratta fait défaut, mais comme les morceaux sont réarrangés, cela ne nuit pas trop au résultat final. (Yves)

 

 

TRAMPS WHITE LION – ROCKING THE USA

(2005 CD 1 : durée : 48'19 – 9 morceaux / CD 2 : durée : 46'36" 7 morceaux)

Ok, comme à chaque nouvelle sortie d'album de Mike Tramp, on pourra reprocher au chanteur de capitaliser sur son passé avec White Lion. Pour ma part, malgré des albums solos sympas et très bien exécutés, je trouve que le danois n'a jamais réussi à retrouver à 100% la magie du Lion Blanc. Pour "Rockin The Usa", la donne est en peu différente, dans le sens où il n'existe pas de live de son ancien groupe. Je sais les puristes crieront à la tromperie en disant qu'aucun autre membre du groupe d'origine figure sur ce double cd live, surtout l'excellent Vito Bratta qui avait enflammé les chaumières par ses solos incandescents. Il reste qu'ayant eu l'occasion de voir les deux formations, je peux sans crainte dire que la nouvelle formation tient très bien la route et que les 18 000 personnes présentes au Bang Your Head festival en juin dernier ont été du même avis puisque Mike et ses acolytes ont été acclamés comme il se doit. Le chanteur blond n'a rien perdu de sa verve et son guitariste Jamie Law arrive très bien à retranscrire les parties de Vito, morceaux qui bénéficient pour l'occasion de l'apport d'un clavier qui apporte une coloration nouvelle aux titres du groupe. Ne faites pas la fine bouche, ces deux cds sont excellents, même si j'ai trouvé le show de Balingen encore plus explosif et puis entendre des standards tels que "Hungry", Fight For Survive", "Cry For Freedom", "Wait", ou "When The Children Cry" vous feront à coup sur hérisser les poils, d'autant que le groupe termine sur "Radar Love", cover du combo hollandais Golden Earring que White Lion a su magnifier par son interprétation. Croisons maintenant les doigts pour que le groupe puisse venir faire quelques dates européennes prochainement, comme Mike l'avait promis au public du Bang Your Head festival. (Yves)

 

 

WHITE LION - RETURN OF THE PRIDE

(2008 – durée : 57’35’’ 11 morceaux)

Encore un retour inespéré, car même si Mike Tramp essayait de faire vivre sa musique sous Mike Tramp’White Lion ou lors de ses shows en solo, peu de personnes espéraient revoir le nom de White Lion associé à un nouvel album. Et bien, c’est chose faite et de la plus belle manière avec "Return Of The Pride" qui nous rappelle les belles heures du Lion Blanc. Les compos sont inspirées, à l’instar du 1er titre "Sangre De Cristo" qui en un peu moins de 9 minutes, nous offre un éventail de la musique du groupe : une belle voix éraillée, des passages calmes, des parties plus énergiques, un refrain "killer", des solos nerveux et des mélodies qui accrochent immédiatement. Que du bonheur, d’autant que White Lion s’étoffe en utilisant les cuivres sur "Finally See The Light" ou des parties symphoniques avec violons sur la ballade "Take Me Home". Et même si les esprits chagrins diront que seul Mike reste présent de la formation originelle de 1983, les autres savoureront ce super album qui mérite absolument de sortir sous le nom de White Lion. Vivement les concerts au festival du Bang Your Head le 27 et 28 juin ainsi que le concert programmé au Z7 le 1er juillet. (Yves)   

 

 

WHITE SKULL – THE DARK AGE

(2002 – durée : 52’21’ – 12 morceaux)

Le choix d’avoir intégré White Skull a son catalogue est assez surprenant de la part du  label italien Frontiers qui est plus axé sur le rock mélodique que sur le heavy métal. Peut-être ce label tente-t-il de se diversifier, quoi qu’il en soit White Skull bénéficie maintenant d’un label dynamique qui devrait permettre à ce groupe d’être un peu mieux connu. Pour toutes et tous qui connaissent déjà le groupe, il est à noter le départ de Federica "Sister" De Boni qui a choisi de quitter le groupe après quatre plusieurs albums et qui a été remplacé par Gustavo "Gus" Adrian Gabano (à ne pas confondre avec Gus de Firewind) un argentin qui possède une voix très puissante dans la lignée de Chris Boltendahl de Grave Digger, mais qui sait aussi être très nuancée comme sur l’intro du morceau "Maid Of Orleans" ou encore sur le morceau "Voice From The Heaven". L’album est basé sur l’inquisition au Moyen-Âge et les musiciens ont fourni un travail conséquent afin d’étayer par de nombreuses ambiances le concept de cet album. Après plusieurs écoutes, cet album révèle toujours des petites surprises, et il s’avère que Frontiers a fait certainement le bon choix pour entrer sur le marché du heavy métal, car White Skull a un potentiel qui ne cherche qu’à se développer.  (Yves)

 

 

WHITESNAKE – LIVE …IN THE SHADOW OF THE BLUES

(2006 – cd 1 : durée : 73'02 "–13 morceaux / cd 2 : durée : 58'39"– 11 morceaux)

Après avoir écumé de nombreux salles et les plus grands festivals européens, David Coverdale et ses acolytes reviennent avec un double cd live qui fait suite au très réussi dvd "Live In The Still Of The Night", avec un David Coverdale en très grand forme, ce qui ne fut pas malheureusement pas le cas au Bang Your Head cette année. Il faut dire qu'après avoir hiberné pendant de nombreuses années, repartir sur la route pour une tournée marathon n'a pas du être de tout repos pour les cordes vocales du chanteur. Quoi qu'il en soit, ne faisons pas la fine bouche, ce double cd est excellent et reprend les plus grands standards (en fait tous les morceaux de ce live !!!) du serpent blanc avec des musiciens au sommet de leur art. La section rythmique est imparable, Doug Aldrich et Reb Beach, comme à l'accoutumée, bufflants de dextérité avec leurs guitares. En résumé, avec un David, très en voix, un public déchaîné qui n'hésite pas à reprendre les refrains, l'on passe vraiment un super moment avec l'un des meilleurs groupes de hard rock "classique". Ce double cd se clôt avec quatre nouveaux titres "studio", avec un David Coverdale dans un registre pour le moins surprenant sur "Ready To Rock", "If You Want Me ("I"ll Come Running)", "Dog" qui sonnent comme un mélange du chant classique de David avec celui de Robert Plant "époque Led Zeppelin", alors que la ballade "All I Want Is You" reste typique des ballades du style "Whitesnake". Voilà qui promet pour le futur album studio du groupe. (Yves)

 

 

WHITESNAKE – GOOD TO BE BAD

(2008 – durée : 59’28’’ – 11 morceaux)

Cela faisait un bail que l’on attendait ce nouvel opus studio du serpent blanc et j’avoue que j’avais certaines craintes, notamment du fait que la voix de David Coverdale avait montré quelques faiblesses lors du concert que le groupe avait donné en juin 2006 au Bang Your Head festival mais également par le fait, que les nouveaux titres figurant sur le double cd live ne m’avaient pas trop convaincus. Heureusement ce nouvel opus balaie tout sur son passage avec des titres de grande classe qui nous ramènent vers l’album "1987". L’album se décompose entre morceaux puissants ("Best Years", "Call On Me") et trois ballades (l’une classique  "All I Want All I Need", les deux autres "Summer Rain", "’Till The End Of Time" étant déclinées en acoustique) mettant en valeur toute la sensibilité de ce chanteur d’exception, alors que les titres hard nous conforte sur ses capacités. Du grand art, d’autant que la "dream team" qui l’accompagne se montre impériale, avec Doug Aldrich et Reb Beach aux guitares qui enflamment tout sur leur passage avec un groove qui suinte de partout ("Good To Be Bad") accompagné d’un sens inné de la mélodie ("All For Love"), le tout incluant parfois des connotations bluesy ("A Fool In Love"). Vivement le Graspop pour vérifier de visu, si la morsure du serpent blanc est toujours aussi brûlante. (Yves)

 

 

WHITE WOLF – VICTIM OF THE SPOTLIGHT

(2007 – durée : 53’20" – 12 morceaux)

Encore un groupe qui revient sur le devant de la scène et de fort belle manière puisque après "Standing Alone" (1984) et "Endangered Species" (1986), White Wolf, combo canadien, se reforme deux décennies plus tard pour nous offrir ce "Victim Of The Spotlight" qui plaira à tous les fans de hard mélodique. C’est pointu et la dualité guitares/claviers fonctionne toujours aussi bien avec une majorité de titres énergiques ("Victim Of the Spotlight", "The Wolf") tout en rappelant légèrement Rainbow ("Price Of One") ou Journey ("Dreams Are Forever"), le tout rehaussé par le chant de Don Wolf qui n’a rien perdu de son éclat ainsi que Cam Macleod aux guitares, les deux seuls rescapés de la formation originelle. Quoi qu’il en soit, les deux hommes ont su bien s’entourer de manière à prouver que le loup blanc est de retour et qui plus est, sortira de sa tanière pour montrer ses crocs lors du festival United Force Of Rock le 30 septembre prochain. Ne le ratez pas !!! (Yves)

 

 

WIG WAM – HARD TO BE A ROCK'N ROLLER

(2005 – durée : 55'01" – 15 morceaux)

Il est évident que l'excentricité de Wig Wam est le premier point qui attirera votre attention, puisque ce quatuor n'a pas peur de s'afficher dans des accoutrements assez "flashy" où strass et paillettes ont droit d'honneur. Il est clair que ces tenues vestimentaires ont pour but d'attirer l'attention, mais il serait dommage de croire que cela est fait pour cacher certaines carences musicales, car ces norvégiens sont tout simplement excellents dans le rock festif, à l'instar de Kiss avec même deux instrumentaux "The Drop" et "Erection", ce dernier étant un clin d'œil appuyé à Eddie Van Halen, qui devraient faire taire toutes les mauvaises langues, car cela assure grave d'un point de vue technique. Pour preuve, ce quatuor a été choisi par son pays pour le représenter au concours de l'Eurovision 2005 et même si certains sourient, il est clair que Wig Wam autant que Vanilla Ninja ont donné un coup de boost à cette compétition. D'ailleurs, sur de nombreux forums de hard mélodique, le nom de ce groupe est apparu après leur passage télévisé, car d'un point de vue musical, ce combo est imparable, les refrains sont directs ("In My Dreams", "Hard To Be A Rock'N Roller", …) et sont un mélange entre le hard fm et le rock ricain. Ces gars sont bufflants de talent et Glam au micro peut se vanter de pouvoir monter dans les aiguës tout en pouvant rester dans un registre plus rock faisant référence à Billy Idol ("I Turn To You"). Utilisant le côté symphonique à bon escient sur la power ballade "Out Of Time" (alors que l'autre ballade "Tell Me Where To Go" est beaucoup plus classique), Wig Wam est un groupe fun et génial qui a d'ailleurs été choisi par Gotthard pour faire avec eux quelques dates lors de leur récente tournée européenne, preuve que le fm glam de Wig Wam est vraiment de qualité.  Un groupe à découvrir d'urgence. (Yves)

 

 

WIG WAM – WIG WAMANIA

(2006 – durée : 43'01" – 12 morceaux)

Je ne sais pas si la "Wig Wamania" va arriver jusqu'à chez nous, mais ce qui est certain c'est que ce deuxième album des norvégiens de Wig Wam est à nouveau une petite tuerie mélodique avec des compos entraînantes ("Rock My Ride"), des refrains qui ne sont pas sans rappeler Bon Jovi ("Goona Get You Someday") avec parfois quelques idées empruntées aux plus grands comme "Bygone Zone" qui sonne comme du Def Leppard. Toujours aussi délire d'un point de vue visuel, Wig Wam n'oublie pas cependant de nous mettre par terre avec un instrumental "The Riddle" qui devrait faire taire les mauvaises langues et les inciter à entrer dans la Wig Wamania. (Yves)

 

 

WILD FRONTIER – BITE THE BULLET

(2007 – durée : 59’09" – 15 morceaux)

Hard rock mélodique pêchu, voici ce que propose ce quatrième opus des allemands de Wild Frontier. Les compos sont dynamiques ("Anything You Want", "Everytime (I Look Around) ") et pourront satisfaire les fans de hard rock classique à la Shakra ("Take A Look At Yourself ", "Hole In My Soul"), notamment du fait d’une similitude au niveau des riffs et du chant comme sur la belle ballade "Where Would Be Without You", tout en accrochant les fans de Def Leppard, notamment au niveau des refrains ("Don’t Walkaway", "One Heart – One Soul"). Un côté festif ressort également sur le très entraînant "Before Your Heart Will Turn To Stone", alors que certaines compositions rappelent Frontline ou Jaded Heart. Preuve du bon goût de ces musiciens, ceux-ci nous offrent en bonus la cover de "I Know There’s Something Going On" de Russ Ballard, faisant de cet album l’un des must au niveau hard mélodique européen. (Yves)    

 

 

WILDKARD – MEGALOMANIA

(2007 – durée : 43’42" – 10 morceaux)

Derrière une pochette très réussie qui représente un visage d’homme en train de fumer mais aussi si l’on regarde de plus prêt des corps de femmes, se cache un combo de rock mélodique composé de trois ex-membres du combo british Kick ainsi que de plusieurs invités dont trois claviers différents, dont Steve Newman du groupe Newman et Oli Cunninghan (Kick). Il faut reconnaître que ces derniers tiennent une place prépondérante dans la musique du groupe ciselant de nombreuses mélodies, parfois typées hard classique dans la lignée de Van Halen ("Falling Down") ou plus orientés AOR ("End Of The Wold", "7Days"). Les guitares ne sont néanmoins pas absentes, toujours présentes et prêtes à dégainer pour un petit solo. Exercice de style pour tout combo fm, les ballades sont également très réussies, de la ballade symphonique ("Whispers In The Dark") en passant à la ballade accompagnée au piano ("Wake Me Up When It’s Over"). Pour les fans de Newman, Kick, FM et consorts. (Yves) 

 

 

WILD WEST – SECOND TO NONE

(2003 – durée : 53’28’’ – 11 morceaux)

Le rock américain reste une source d’inspiration pour bon nombre de groupes européens et même dans nos contrées, quelques groupes continuent à porter haut le flambeau de ce rock chaud dont l’objectif premier est d’apporter du fun et l’envie de se déconnecter des soucis quotidiens. Wild West fait partie de ces musiciens qui vouent une admiration à ce type musique et qui arrivent à retranscrire dans leurs compositions, ce feeling typiquement ricain. Le début de ce groupe remonte à 1996 et après un premier album sorti en 1998 (One), le groupe a connu quelques changements internes au sein du groupe, ces divers problèmes n’ayant bien sur pas facilité l’élaboration de ce deuxième album. Heureusement, après pas mal d’efforts, ce nouvel album est enfin sorti et le résultat est là pour prouver qu’il ne sert à rien de se précipiter et qu’il vaut mieux trouver la bonne équipe avant de sortir un album. "Second To None" peut enfin tourner sur nos platines et l’influence ricaine se ressent tout au long de cet album. Du nom du groupe, au titres des morceaux (Southern Spirit, Horses And Eagles, …) en passant par la pochette très réussie, au livret qui renferme des photos très belles, enfin les morceaux qui oscillent entre rock made in Los Angeles et rock sudiste, tout nous fait penser aux Usa pour notre plus grand plaisir. Le chant confié à André Fuciarelli est d’ailleurs très probant et ferait même croire que l’homme vient de l’autre côté de l’Atlantique. La section rythmique confiée à Stephan Dugue (basse) et Mickael Bahuaud (batterie) ainsi que les deux guitaristes Erik Dominech et Laurent Vernier ne sont pas oubliés et contribuent à la réussite de cet album typiquement ricain dans son esprit, mais qui a été réalisé chez nous par des musiciens du crû.  www.wildwestrebels.com  (Yves)

 

 

WILD WEST – LIVE IN THE WEST

(2006 – durée : 44'34" – 10 morceaux)

Beau packaging (même si le livret est vraiment réduit au minimum) pour ce nouvel album du groupe nantais Wild West qui nous propose juste après deux albums studio ("One" en 1998 et "Second To None" en 2003) son premier live enregistré au festival des Dingues le 17 décembre 2004. Les débuts du groupe remontant en 1996, inutile de préciser que le groupe malgré plusieurs changements de line up, maîtrise son sujet sur les planches. Moins orienté sudiste qu'à ses débuts, le rock de Wild West n'a pas occulté la chaleur de ce style avec une ambiance chaude qui se dégage tout au long de cet album avec des titres entraînants ("Southern Spirit"), avec néanmoins des titres plus lents ("Calico"). Les titres sont en grande majorité issus de "Second To None", puisqu'un seul titre provient de "One", le groupe reprenant également en fin de concert "Chain Of Fools " d'Aretha Franklin. Le son de ce live est parfait, la voix d'André haut perchée n'est pas désagréable, les guitaristes sont bien présents tout au long de ce live qui va nous permettre de patienter jusqu'au dvd live qui devrait sortir prochainement. (Yves)

 

 

RAY WILSON – LIVE AND ACOUSTIC

(2002 – durée : 69’42’’ – 18 morceaux)

Le nom de cet artiste ne vous dira peut-être rien, mais quand je vous aurai dit qu’il a fait partie de Stillskin et surtout qu’il est le chanteur de Genesis qui a succédé à Peter Gabriel et Phil Collins, vous comprendrez que Ray n’est pas le premier venu et qu’il n’est pas un chanteur de métal. Genesis étant en vacances prolongées (définitives ?), Ray Wilson en a profité pour continuer à chanter et donner des concerts acoustiques, dont vous pouvez déguster le témoignage vivant sur ce live enregistré au festival international d’Edimbourg. En trio, accompagné d’Amanda Lyon au chant et clavier et de Steve Wilson à la guitare, Ray qui joue également de la guitare nous propose dix huit morceaux composés des ses propres compositions mais aussi de reprises pas « piqués des vers » (Phil Collins, Eagles, Bruce Springsteen, Dylan). Bien que Ray n’ai participé qu’au dernier album studio de Genesis (Calling All Stations), l’homme n’en oublie pas d’interpréter de vieux morceaux de ce groupe unique (Lovers Leap,…). L’émotion est présente tout au long de cet album et même si l’exercice de l’acoustique peut s’avérer ennuyeux, il n’en ai rien et le trio s’en sort avec tous les honneurs. Ne ratez donc pas la venue de Ray Wilson, le 20 mars prochain au Z7 en première partie de Saga. (Yves)

 

 

WINDS OF TORMENT – DELIGHTING IN RELENTLESS IGNORANCE

(2007 – durée: 49’08’’ – 9 morceaux)

Groupe originaire de la région de Saint-Étienne, Winds Of Torment a été formé il y a déjà quelques années et compte parmi ses rangs un ancien membre de Benighted. Le combo délivre pour son premier album un cd d’un très bon niveau, qui propose un death métal oscillant entre le brutal death violent et des morceaux plus lents et plus atmosphériques à la Opeth. Les passages les plus travaillés rappelleront même Morbid Angel à certains. "Rentless Ignorance" fait parti des titres le plus rageurs du cd, utilisant une rythmique thrash en y associant des éléments classiques de death old-school et un interlude mélodique. Des morceaux tous très bien exécutés et dont les associations des différents styles se réalisent à merveille. Le développement plus où moins complexe des titres les font quasiment tous durer plus de six minutes, seul l’intro et deux morceaux sont moins longs (dont le très direct "Rules Overload"). Le seul problème de ce cd est son uniformité, le cd lasse au bout d’un temps par excès de monotonie. Un album qui reste, à la fin du compte, un bon premier opus, qui aurait gagné à être plus varié. A suivre dans le futur. (Sebb)

 

 

WINGER – IV

(2006 – durée : 49'59" – 11 morceaux)

Impressionnant de maîtrise le retour de Winger ne souffre d'aucun reproche, tant le groupe a capturer la magie de ses premiers opus, avec des titres de hard rock mélodique qui se trouvent rehaussés par des refrains toujours chantés à plusieurs ("Right Up Ahead"). Kip Winger a retrouvé toute sa verve, qu'il peut à nouveau déployée dans un contexte électrique (ses albums solos étant plus orientés "acoustique" et titres intimistes) avec en soutien Reb Beach (également dans Whitesnake) à la six cordes pour des solis empreints de feeling, Reb étant également épaulé par John Roth, petit nouveau au même titre que Cenk Eroglu (Xcarnation) aux claviers. Les compositions se veulent les dignes héritières de trois premiers albums du groupe qui sont sortis dans les années quatre vingt dix et qui ont été vendus à des millions d'exemplaires permettant au groupe de tourner dans le monde entier, avec même un passage à Mulhouse en première partie de Scorpions en janvier 1991 ! Alors même si le Winger 2006 ne connaîtra plus un tel succès, le hard rock mélodique n'ayant malheureusement plus la même cote actuellement, nul doute qu'il accrochera les fans de belles mélodies. (Yves)

 

 

WINGER – DEMO ANTHOLOGY

(2007 – cd1 : durée : 73’53" – 19 morceaux / cd2 : durée : 77’08" – 18 morceaux)

Comme c’est indiqué dans le titre, ces deux cds renferment 37 démos extraites des trois premiers albums ("Winger", "In The Heart Of The Young", "Pull") de Winger, opus qui permirent au groupe de rencontrer un succès assez énorme notamment aux USA entre 1988 et 1993. La qualité de ces enregistrements est tout ce qu’il y a de plus correct, loin de certaines démos insérées en qualité de bonus tracks sur des rééditions d’albums. Certains titres possèdent même un coté plus rentre dedans que sur les versions des albums initiaux, alors que d’autres diffèrent légèrement dans leur structure par rapport aux versions finalisées. Evidement, ces petites différences ne justifient pas à elles seules l’achat de ces cds, l’intérêt résidant dans dix titres inédits qui au vu de leurs qualités auraient pu figurer sur les albums du quatuor. Ces deux cds pourront donc attirer les fans de la première heure qui auront de nouvelles compos à se mettre sous la dent,  comme les adeptes de rock mélodique qui pourront découvrir un combo qui  a toujours associé de superbes mélodies, des ballades imparables, avec un chant percutant, le tout bénéficiant des supers solos de guitare de Reb Beach qui fut recruté ensuite dans de nombreux combos (Dokken, Alice Cooper, Whitesnake), avant de réintégrer Winger pour son retour l’année dernière. (Yves) 

 

 

WINTER OF SINWOEST

(2006 – durée : 46’15" – 9 morceaux)

A l’woest rien de nouveau! Ok, on peut difficilement faire plus naze comme vanne, reste que c’est vraiment ce que m’inspire ce disque, puisque c’est du tout classique, de l’archi convenu, du terrain tellement balisé qu’on pourrait suivre la voie musicale du groupe depuis le ciel. Mais comme les pilotes aériens n’en ont sans doute rien à foutre de ce disque, l’intérêt en est passablement limité. Winter Of Sin, groupe formé en 1998, envoie un black métal violent, bien fait, efficace, usé jusqu’à la moelle. Entre la violence d’un Dark Funeral et des passages plus harmoniques dans la lignée de Dawn, ce "Woest" est avant tout une grosse pièce de brutalité très rapide comme le proposent un demi millier de groupes, et je pense qu’en dehors des fans purs et durs qui achètent tout ce qui sort en la matière, peu de monde y trouvera la perle rare. Les vocaux criards ont un petit coté Impaled Nazarene qui n’est pas désagréable, donnant encore un peu plus de folie à la galette. Parfois mélancolique (l’arpège de "Figures it the shadow" par exemple), souvent soutenu par un clavier discret, ce disque assure pleinement sa fonction, et l’auditeur est guidé par la main dans cet univers qu’il connaît pourtant par cœur. Rien de neuf, du bon black bien produit et bien exécuté qui n’émoustillera pas grand monde, chacun ayant l’impression d’avoir déjà une vingtaine d’exemplaires de ce disque dans ses rayons…Il y a vingt ans, ça aurait été l’ultime, de nos jours c’est beaucoup plus à nuancer, dommage. (Stench)

 

 

WINTER PARADE – MIDNIGHT IN PARADISE

(2002 – durée : 39’33’ – 10 morceaux)

 Pochette très sombre et nom de groupe particulier, deux éléments qui risquent de rebuter pas mal d’entre vous de jeter une oreille aux compositions de ce groupe. Mais heureusement, Passion Rock est là (j’ai pas pris la grosse tête, n’ayez crainte !!!, c’est une blague) et j’ai pris le temps d’écouter la musique de ce combo et je dois reconnaître que j’ai été très surpris de découvrir des musiciens qui pratiquent un hard fm de qualité avec une technique qui est mise en avant par petites touches comme par exemple sur le morceau "Symbol Of Love" qui n’est pas sans rappeler Van Halen. D’ailleurs, l‘influence de ce groupe ressort également sur le morceau "This Game Of Life" dont les claviers me penser au morceau "Jump" des américains. Mais heureusement , Winter Parade possède assez d’atouts pour n’être pas taxé de copieurs et être pris au sérieux, car ces Norvégiens ont bien travaillé leur sujet depuis plusieurs années et prouvent une nouvelle fois que le hard mélodique se conjugue au présent.  (Yves)

 

 

WISHBONE ASH – LIVE DATES 3

(2001 – durée : 70’20 – 10 morceaux)

Cocorico !!! Les "live" enregistrés dans notre beau pays etant relativement rares, on ne peut que se féliciter de l’enregistrement le 22 octobre 1999 à Paris (Ris Orangis) de ce concert des anglais de Wishbone Ash. Ce live est en fait le troisième volet des "Live Dates", les deux précédents étant sortis respectivement en 1973 (ça ne nous rajeuni pas) et en 1980, les trois album ayant en commun des pochettes jaunes représentant des pays du Maghreb. De la formation d’origine, ne reste qu’Andi Powell (guitariste et chanteur) qui maintient haut la flamme de ce groupe, dont la particularité réside dans les duels de guitares. D’ailleurs pas mal de groupes de années quatre-vingt ont reconnus avoir été influencés pas ce groupe, notamment Iron Maiden et Thin Lizzy. Les morceaux sur cet album, bien qu’assez rock, sont néanmoins assez soft et nous permettent d’apprécier le jeu très pur de ces guitaristes. D’ailleurs les amateurs de six cordes trouveront leur bonheur sur cet album, où le feeling prime sur la vitesse d’exécution, sans que la technique soit absente. Un groupe à redécouvrir ou à découvrir pour les plus jeunes. (Yves)

 

 

WISHBONE ASH – CLAN DESTINY

(2006 – durée : 47'36" – 11 morceaux)

Wishbone Ash fait partie des vétérans de la scène rock, puisque le début de ce groupe remonte à 1966, avec un premier album éponyme paru en 1970, suivi de nombreux albums, dont les mémorables "Live Dates" qui influencèrent par leurs solos et duels de guitares des combos tels que Thin Lizzy ou Iron Maiden. Evidement au fil des années, les line up ont changé, mais sans que cela modifie de manière radicale le rock du groupe. Il est cependant important de souligner que la période un peu hard du groupe est passée, puisque dorénavant le groupe joue un rock plus soft tout en conservant ses belles parties de guitares ("Eyes Wide Open", "Steam Town") jouées par un Andy Powel (qui chante également), seul rescapé des débuts du groupe et Muddy Manninen qui lui donne la réplique avec dextérité. Les belles harmonies sont donc toujours présentes et précises, avec des titres parfois très calmes ("Loose Change", "Surfing A Slow Wave") mais qui n'oublient jamais la finesse propre au groupe. (Yves)

 

 

WITCHCRAFT – THE ACHEMIST

(2007 – durée : 43’18’’ – 7 morceaux)

(dispo en CD et Vynil)

Rise above, le label qui porte bien son nom. Oeuvrant essentiellement dans le rock/métal à tendances stoner et doom, les chtits gars nous proposent des artistes de grandes qualité. Troisième album des suédois de Witchcraft, The Alchemist est une vraie perle. Distillant un rock stoner aux influences doom "light", le groupe enchante par sa voix sublime, claire, profonde et mélancolique. Les riffs entraînants alternent avec des parties lentes portées par une atmosphère sombre et menaçante sans être malsaine. Les compos fleurent bon les seventies et on pense souvent aux riffs de Black Sabbath ou encore à Pentagram, mais la richesse de l’album met en avant la personnalité des musiciens qui rendent hommage aux ancêtres sans les piller. Solos, parties acoustiques, orgue vintage, tout ici est enclin à combler l’auditoire nostalgique pour un album à contre-courant des stéréotypes actuels. Définitivement le meilleur groupe seventies de ce début de troisième millénaire. (David)

 

 

WITCHERY DON’T FEAR THE REAPER

(2006 – durée : 45’43" – 13 morceaux)

Enfin! Il était temps, ce groupe atypique s’étant plongé dans une sorte de coma depuis leur excellent "Symphony for the devil" sorti il y a cinq ans déjà. C’est le même line up qui vient nous balancer ce "Don’t fera the reaper", c’est à dire une réunion de stars qui compte Jensen (Haunted) et d'Angelo (Arch Enemy, Mercyful Fate, etc.), ce qui est encourageant. Musicalement, le groupe est toujours dans ce créneau bancal entre black métal, thrash et pur heavy. Le chant bien haineux et criard est ce qui rapproche le plus Witchery du premier, avec certaines ambiances glauques crées par des nappes de clavier ou des arpèges sombres. Reste que le heavy métal est l'un des ingrédients majeurs de ce mélange, et les références en sont nombreuses. Les riffs sont souvent inspirés de combos typiquement métal, la double à fond, soutenus par des solos qu’Accept n’aurait pas refusés. Le son quant à lui se rapproche de formations plus thrash metal. Witchery a donc repris la méthode de Gottenburg en mélangeant différents styles, à la différence que ce n’est pas la mélodie mixée à la violence qui ressort de ce disque, mais un feeling métal à mort. Ce disque suinte le métal par tous les pores. Cette vision surpuissante du heavy est tellement caractéristique de ce groupe que c'en est presque devenu un style à part entière. L’exemple le plus parlant est sans doute l’enchaînement entre "Ashes", titre très sombre, presque sinistre, avec un break mélodique, et "Plague eater" au tempo et au riff complètement métal, symbiose entre la zique de Primal Fear et le chant de Samael par exemple. Une relecture des classiques de notre musique préférée, qui peut sans aucun doute amener les plus jeunes d’entre nous à aborder des choses plus classiques. Et rien que pour cela, Witchery ont pondu un disque parfait, varié, puissant, indispensable. (Stench)

 

 

WITHIN TEMPTATION – MOTHER EARTH

(2003 – durée 73’29’’ – 14 morceaux)

L’histoire du groupe Within Temptation est assez rare pour être signalée : sorti il y a deux ans sur le petit label Dsfa Records, leur premier album "Mother Earth" vient d’être réédité sur leur nouvel label Gun Records distribué par BMG. Mais vous devez vous interroger "pourquoi ressortir un album sorti il y a si peu de temps ?". Tout simplement que pendant cette période, le groupe a explosé et a connu un succès phénoménal dans son pays et l’ascension de Within Temptation n’est pas prête de s’arrêter, car toutes les personnes les ayant vu en première partie de Paradise Lost ont toutes été scotchées par le charisme du groupe et notamment la voix très pure de sa chanteuse Sharon Den Adel. L’émotion du groupe est palpable sur chaque morceau (Mother Earth, Our Farevell, …) et les hollandais ont réussi à créer un style qui mélange des ambiances symphoniques avec des guitares puissantes (Ice Queen) ou des ambiances celtiques (Caged). Proche parfois de Kate Bush (le groupe reprend d’ailleurs un  de ces titres sur scène), la belle Sharon Den Adel est le point de mire du groupe et permet à ce dernier d’atteindre des sommets (le chant lyrique sur Never-Ending Story). Tous ces éléments expliquent donc aisément les raisons de cette réédition (l’album étant auparavant très rare à dénicher) qui comprend en plus quatre morceaux en bonus (dont deux morceaux live) et qui devraient permettre au maximum de personnes d’écouter la musique de cet futur grand. Pour être complet, il est pas inutile de rappeler que le groupe se produira aux Métal Days début août et qu’il a sorti en parallèle un très beau coffret comprenant un cd live ainsi qu’un double dvd avec notamment des morceaux live, interviews, …  (Yves)

 

 

WITHIN TEMPTATION – THE SILENT FORCE

(2004 – durée : 46'20" – 11 morceaux)

Il est certain, que lorsqu'un groupe sort un album et fait un carton un peu partout, la pression doit être bien présente lors de la composition du deuxième opus. Cette situation explique donc le délai très long qu'il a fallut attendre entre "Mother Earth" et "The Silent Force", le nouvel album des hollandais de Within Temptation. L'objectif était donc de sortir un album qui ne soit pas la copie du premier tout en n'étant pas trop aventureux afin de ne déstabiliser le public. Pari gagné pour le groupe, car l'on retrouve tout le charme du premier album avec ses arrangements symphoniques qui donnent un caractère grandiose à la musique du groupe, surtout que celui-ci a pu bénéficier de l'intervention d'un orchestre classique et d'instruments celtiques. Au même titre que Tarja dans Nightwish, la voix de Sharon Den Adel reste l'atout principal du groupe, car les deux chanteuses, dans des registres certes différents, possèdent de vraies personnalités vocales, ce qui permet de les reconnaître immédiatement. Il est d'ailleurs intéressant de noter que sur ce nouvel album, Sharon a essayé d'élargir son registre vocal sortant du registre uniquement symphonique. Son chant reste toujours aussi envoûtant avec une voix qui semble si fragile tellement qu'elle semble cristalline ("Pale", "Memories" avec ses violons, "Somewhere") avec une manière de partir tranquillement pour nous amener vers des refrains grandiloquents. En résumé, l'attente n'a pas été vaine, car même si c'est album ne comprend pas de risques en terme de compositions, il permet au groupe de confirmer que le succès du précédent album n'est pas le fruit du hasard. Vivement le show de Strasbourg à la Laiterie le 28 février prochain. (Yves)

 

 

WITHIN TEMPTATION – THE HEART OF EVERYTHING

(2007 : durée : 57’12" – 11 morceaux)

Alors que ce nouvel album de Within Temptation aurait pu marquer une certaine stagnation dans l’évolution du groupe, les groupes hésitant souvent à modifier une formule qui marche, les hollandais ont eu l’intelligence d’apporter quelques petits ajouts à leur style. Cela reste du rock synphonique dans la lignée des albums "Mother Heart" (2000) et "Silent Force" (2004), mais avec un côté rock plus accentué (The Howling"), sentiment que l’on retrouve à travers des riffs de guitares plus accentués. Un côté pop/rock se retrouve également à travers "What Have You Done", titre ou Sharon se voit accompagnée par Keith Caputo de Life Of Agony au micro. Les ambiances sont toujours aussi bien mises en valeur par des orchestrations sublimes, où la voix angélique de Sharon se pose avec délicatesse, avec toujours sa pureté et sa sensibilité ("All I Need") qui font merveille, même au travers du titre symphonique gothique "Our Solemn Hour". Lyrique, sensible, rock, grandiloquent, la musique de Within Temptation continue donc son ascension, grâce à ce quatrième album qui prouve que Within reste le leader du rock symphonique. (Yves)

 

 

WITH PASSIONIN THE MIDST OF BLOODIED SOIL

(2005 – Durée : 33’28 - 8 morceaux)

Petit clin d’œil pour ceux de ma génération : avec ce nouvel album, le label anglais Earache nous propose son "Mosh 300" !!! Putain les mecs, ça ne nous rajeunit pas, hein !? C’est donc avec ce disque de With Passion que la firme fête ce moment important, et elle n’a pas choisi la facilité. Plutôt que de sortir un truc commercial (compil, réédition, etc.) elle débarque donc avec un album très hermétique du groupe Californien. Parce qu’il faut bien le dire, pas évident de rentrer dans ce death métal à la fois mélodique, violent, et complètement barré, et plusieurs écoutes attentives seront nécessaires pour bien s’immerger dans cet univers plutôt original et difficile d’accès. La mélodie est bien présente tout au long de ce skeud, mais elle est soumise à une telle vitesse d’exécution qu’on a parfois l’impression d’écouter du At The Gates en accéléré. Tout se passe dans la plus grande frénésie, tout s’enchaîne très vite, les blasts répondent à des successions de micro breaks, les riffs déboulent à 400 km/h sans perdre de leur musicalité, et il était évident que pour réussir un tel challenge le niveau des musiciens se devait d’être élevé : en fait, ils touchent à la virtuosité ! Cette galette propose un truc vraiment original, mais en même temps j’ai un peu de mal à vraiment m’imprégner des ambiances qui règnent dans ce disque… Tout y passe si vite ! Heureusement que le chant criard est plus traditionnel, histoire qu’on puisse s’accrocher à un truc plus connu ! Un moment de haute voltige qui soit vous enchantera, soit vous donnera la nausée tant la déferlante provoque le vertige. Parfaitement exécuté, mais trop barré pour moi ! (Stench)

 

 

WIZARD – GOOCHAN

(2007 – durée : 54’29’’ – 10 morceaux)

On pourrait croire avec la pochette composée d’illustres dragons et autres personnages imaginaires que les allemands de Wizard préfèrent l’épique plus que le métal traditionnel. Mais au contraire, le groupe puise dans plusieurs styles, power, speed et true. Leurs riffs sont très accrocheurs et sont relayés par un jeu de batterie classique mais néanmoins efficace. La voix est pleine de rage et d’assurance. Les aigues sont limpides et les graves sont féroces. "Sword of vengeance" illustre bien la polyvalence de cette voix : une pincée de chant guttural, un chant hargneux mais très propre à l’image de Brainstorm et des aiguës très haut perchés. La comparaison avec Brainstorm ne s’arrête pas là. On ressent le même feeling "groovy" dans les riffs plus lents et dans la technique de batterie ("Pale Rider"). Mais Wizard possède de réelles qualités. Les solos sont très inspirés et les compos ne suivent pas de plans pré-établis. Cela à beau aller très vite, les alternances de tempo rentrent dans l’ordre des choses pour des titres avoisinant 5’30 en moyenne. (Yann)

 

 

WOLF – EVIL STAR

(2004 – durée : 57’28’’ – 12 morceaux)

Je ne peux que remercier Massacre Records d’avoir signé le groupe suédois Wolf, car trouver les albums précédents de ce combo relevaient du parcours du combattant. Heureusement, pour la sortie de troisième album, cela ne devrait plus être le cas, surtout que le groupe commence a avoir de plus en plus de fans depuis qu’il a effectué la première partie de la tournée de Saxon en 2003. Le heavy de Wolf n’est pas révolutionnaire puisqu’il puise ses racines dans le heavy métal des années quatre vingt avec comme influence principale Iron Maiden. En effet, il n’est pas rare de découvrir aux détours des morceaux, des riffs et des duels de guitares qui auraient tout à fait leur place au sein de la Vierge de Fer. Les rythmes sont rapides et la voix colle parfaitement au style, puissante, aiguë sans être irritante. Preuve du bon goût du groupe, ce dernier se permet de reprendre avec réussite le standard de Blue Öyster Cult "Don’T Fear The Reaper" et nous offre en plus deux bonus tracks. Un album qui devrait satisfaire tout fan de heavy à la recherche de groupes moins connus mais qui ne devraient pas tarder à le devenir. (Yves)

 

 

JOOP WOLTERS – SPEED, TRAFFIC AND GUITAR-ACCIDENTS

(2004 – durée : 63'18" – 17 morceaux)

Deuxième album solo du guitariste d'Arabesque qui pour l'occasion nous propose plus d'une heure de morceaux instrumentaux qui sortent de son esprit entièrement tourné vers la guitare à tel point qu'il se fabriqua lui-même sa première guitare en 1986. Impliqué dans de nombreux projets en parallèle (Shadrane, albums tribute à Uli John Roth, Gary Moore, …), Joop a mis six années pour composer ce nouvel album qui est très spontané et qui nous permet d'entendre des morceaux qui feront la joie de tous les amateurs de guitares en mal de musiciens originaux, car Joop, un peu à l'instar du dernier album solo de Mattias IA Eklundh (Freak Kitchen) ou de Steve Vai ne s'impose aucune limite en mélangeant diverses influences (progressif, hard, fusion, métal, jazz rock…) et en les triturant pour les restituer avec sa propre personnalité.  (Yves)

 

 

WORK OF ART – ARTWORK

(2008 – durée : 52’30’’ – 12 morceaux)

Dans la lignée de Toto ("Camelia"), Pride Of Lions ("Why Do It"), Giant, Street Talk et autres grands combos mélodiques, Work Of Art nous dévoile douze compositions d’AOR. Le chant de Lars Säfsund d’une pureté remarquable me fait penser à celui de Toby Hitchcock de Pride Of Lions alors que la guitare de Robert Säll se rapproche du style de Steve Lukather (Toto), tout en finesse et précision. Les claviers ne sont pas en reste et leurs apports se justifient pleinement dans ce style hautement mélodique. La production est parfaite, claire et limpide, permettant à ce combo suédois de frapper un grand coup avec ce premier album qui se place d’emblée sur le haut de panier. Cette qualité s’explique aussi par le fait que la genèse de ce projet remonte à 1992 et que ce n’est finalement qu’après avoir convaincu Lars de venir chanter avec eux début 2007, que Work Of Art a commencé à démarcher les labels pour finalement être signé sur Frontiers qui a réussi là un très bon coup. (Yves)

 

 

WUTHERING HEIGHTS – THE SHADOW CABINET

(2006 – durée : 60'14" – 11 morceaux)

La bonne impression laissée par leur précédent album "Far From The Madding Crowd" se confirme sur ce nouvel album de Wuthering Heights, combo de Copenhague qui nous emmène pendant plus d'une heure dans les méandres de son métal mélodique bourré de breaks, de changement de rythmes. Le chant est puissant et typique du hard classique, style Dio, Rainbow, mais cela ne surprend guère, car l'on retrouve l'excellent Patrik Johansson d'Astral Doors derrière le micro qui varie d'ailleurs plus sa voix qu'à l'accoutumée afin de coller au mieux aux changements présents dans la musique du combo. Ce n'est d'ailleurs pas le seul musicien connu dans Wuthering Heights, puisque l'on retrouve également des membres de Manticora, Pyramaze, deux autres excellents combos danois. Les ambiances sont multiples et nous font voyager dans le métal épique avec des influences heavy, speed, power, folk qui font même penser à Falconer. Les idées sont nombreuses et le fait d'avoir inclus par exemple des violons par ci, par là ("Faith", "Envy") se révèle vraiment réussi. En résumé, un excellent album pour passer au mieux l'hiver qui approche. (Yves)