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(2008 – durée : 52’16’’ – 14 morceaux) Pour son cinquième album, Yann Armellino s’est associé avec son ami Chris Caron, chanteur franco-américain. Alors que les précédents opus étaient axés sur la guitare, le terme de "guitar héro" étant souvent associé à Yann, cet album met en avant la voix chaude de Chris dans un registre hard rock ricain, cela n’empêchant pas Yann de nous envoyer des solis dont il a le secret dans un style proche de celui de Joe Satriani. On retrouve aussi quatre titres instrumentaux, où comme à son accoutumée Yann privilégie les mélodies au détriment de l’étalage technique. "Gimme The Sound" comprend également deux invités de marque, le très volubile Patrick Rondat qui vient accompagner de sa six cordes Yann sur l’instrumental "After The Tour", à l’instar de Gildas Arzel qui en fait de même sur le groovy "Armorik’n Roll". Les titres chantés alternent des rythmiques rock avec parfois des influences bluesy alors que plusieurs ballades viennent étoffer cet album qui marque une nouvelle étape dans la carrière de Yann. Espérons que cette association porte ses fruits et perdure dans le futur, car il serait dommage que cet album soit ignoré. (Yves)
(2003 - durée : 70'12" - 8 morceaux) OK, j'ai bien compris le truc : dorénavant, dès qu'il y aura un truc de barges, c'est moi qui vais me le taper... Alors autant vous prévenir tout de suite, pour apprécier ce nouveau groupe de Chicago il faut être sacrement ouvert d'esprit ! En effet, la particularité du quartette est de posséder en son sein un... saxophoniste ! Musicalement, l'ensemble reste très abordable, on est en présence d'un groupe qui évolue dans un pseudo-hardcore torturé, mélangeant parties planantes et passages plus violents, un peu dans le style de Deftones par exemple, pas très extrémiste en fait (quoique "T.M.S" est bien speed), et on peut citer sans doute Faith no more et Dillinger escape plan comme influences. Reste que, et j'insiste vraiment, cela est mixé avec du free-jazz, et là, il faut aimer ! Le dernier titre est un instrumental purement jazz de... 40 minutes (j'avoue n'avoir tenu "que" 20 mn, peut-être qu'après ça devient bien...)! Ce n'est pas le premier groupe à risquer ce mélange, mais contrairement à Painkiller ou Naked city qui mélangeaient jazz et grind, Yakusa reste très calme. Chapeau à Century media qui ose prendre des risques en signant un tel groupe !Pour public averti ! (Stench)
(2007 – durée : 46’37" – 11 morceaux) Un sentiment de mélancolie s’installe dès les premières notes de ce nouvel album des finlandais de Yearning et cette impression perdure tout au long de cet opus qui mélange ambiances atmosphériques, parfois gothiques, solos longs, planants, claviers, passages acoustiques avec un côté métal et des voix à plusieurs niveaux. C’est d’ailleurs l’un des points fort du groupe, car on retrouve une palette assez large de voix, du chant à plusieurs, au chant clair qui parfois est légèrement plus rauque, au passage parlé, c’est très varié (surtout lorsqu’une voix féminine se rajoute), tout en restant empreint de tristesse, comme d’ailleurs l’orientation des textes qui traitent de la vie et de la mort. Et même si les guitares sont présentes, elles restent lourdes et denses renforçant ce coté sombre que le groupe développe sur ce cinquième opus qui marque aussi les dix ans du groupe, une décennie dévolue à mettre en musique, avec talent et opiniâtreté, la tristesse sous toutes ses formes. (Yves)
(2005 – durée : 41’10" – 12 morceaux) Un peu de death mélodique suédois… Tiens, la mode semble être passée parce que j’en reçois de moins en moins. Et du coup, j’apprécie de plus en plus ! C’est bien connu, trop de mélodique tue le mélodique ! Ce disque vient donc juste au bon moment, alors difficile de dire s’il est vraiment très bon ou si c’est moi qui était en manque, reste que ce "Melancholy souls" me fait forte impression. Typiquement suédois dans la veine de In Flames ou Soilwork, mélange entre death puissant et mélodies, ce disque frappe déjà par sa production. Les basses sont puissantes à secouer vos murs, les instruments sont bien précis, et ça met donc en valeur les nombreux breaks (par exemple les plans de "Tortured souls", bien efficace et qui devrait tuer sur scène). Ce qui fait sa force à ce disque, outre le son, c’est l’instauration d’une ambiance, laissant de coté les rythmes speeds au profit de mid tempos bien sentis. Même si la recette est connue et archi usée, il n’en reste pas moins que Yorblind trouve toujours le moyen de placer un ou deux plans vraiment intéressants, de façon à ce que le fan se retrouve en terrain connu, mais aussi pour que les autres puissent trouver leur lot de frissons. C’est le cas par exemple de "Regret", titre très classique dans sa structure générale, et qui pourtant sur son refrain nous offre des chœurs, puis un petit break presque électro, bref de toutes petites subtilités qui placent ce cd sur orbite. Je ne sais pas s’il convertira de nouveaux adeptes, mais au moment où la scène se dégorge un peu, je pense qu’avec un album de cette trempe sous le bras, Yorblind peut faire jouer ses atouts. (Stench)
(2003 – durée : 45’26’’ – 9 morceaux) Ce n’est qu’avec ce troisième album que je découvre vraiment ce groupe français, tête de liste du label Adipocere, et je dois bien admettre que la surprise est agréable ! Your shapeless beauty évolue dans un dark death metal qui n’est pas sans rappeler les tous premiers My dying bride ou Katatonia, optant comme eux alors pour des tempos lents, voire pesants. Les ambiances majestueuses se succèdent, passant du triste (le génial "Of roaches and shades") à l’épique ("Mourning of a new day"), et, en employant tous les moyens pour toucher l’auditeur, le groupe parvient à rendre l’album plus varié ; on a donc droit à des violons, des chants de femme, des chœurs, des voix claires du plus bel effet (sur "I’ll be your shadow", on dirait presque du Tears for fears, excellent !) mais aussi à des rythmiques plus techniques, des virées mid-tempos tres réussies, bref, un album dont on ne se lasse pas après trois écoutes. Il faut noter aussi que les quelques solos de guitare qui ponctuent cette offrande sont en tout point remarquables, chose peu fréquente dans ce style. Si ce disque ne va certes pas (encore) changer la face du métal, il va sûrement nourrir vos dépressions les plus sombres! Enfin, certains passages les plus réussis, dignes des meilleures compos des dieux d’In the woods, laissent présager une suite absolument gigantesque, que j’attends avec impatience ! (Stench)
(2004 – durée : 46'21" - 11 morceaux) Je connaissais le groupe de nom, puisque les français se sont forgés une solide réputation depuis leur formation en 1995, et ma première approche du groupe s’est traduite par une énorme claque dans la tronche. Je comprends mieux maintenant l’attirance pour ce groupe, qui propose une musique vraiment excellente, et surtout surprenante de maturité. Loin d’avoir l’impression d’un groupe de plus qui cherche à définir un style, voire pire, qui plagie sans pitié, Yyrkoon nous propose tout simplement un putain d’album de métal extrême, toutes époques et tous pays confondus ! Le groupe évolue sur le fil du rasoir entre le putain de death métal (le chant grave, certaines rythmiques speed) et le thrash de tueurs (les breaks puissants, les riffs , les solos magistraux) et s’en sort vraiment avec les honneurs. Certains plans techniques sont vraiment bluffants, comme sur l’excellent "Surgical Distortion" où la mise en place est redoutable de précision. Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas entendu un opus si efficace, et le hasard a voulu que ce soit un album français. Débordant d’énergie et de feeling, ce disque, quoi que violent, est un coup de maître qui devrait marquer l’histoire du métal français, pour peu que le public fasse l’effort de jeter une oreille sur cette bombe. Le son est vraiment impressionnant, et en toute sincérité, je ne trouve rien à dire de négatif, même en cherchant beaucoup…. J’ai toujours l’impression, quand je reçois un disque excellent, que c’est l’effet de surprise qui joue ; là, plus je l’écoute, plus je l’aime ! Précipitez vous, des albums de cette trempe, il n’y en a que très peu ! (Stench)
(2006 – durée : 48’30" – 12 morceaux +1 sur l’édition limitée). Voici le type d’album qui s’apprécie avec le temps. En effet, le disque précédent "Occult medicine" était si bon qu’on s’attend à s’en prendre plein la tronche dès les premières secondes, or ce n’est pas le cas, il faut apprendre à maîtriser la bête. Toujours à mi chemin entre le death et le thrash, ce disque regorge de petites subtilités qui demandent de multiples écoutes pour pouvoir bien comprendre l’ampleur du boulot. Extrêmement varié, avec des riffs souvent thrash très fluides, un chant d’outre tombe typé death métal (c’est d’ailleurs le seul point faible du disque, ces vocaux sont un peu trop linéaires, surtout comparés à la richesse de la palette musicale qui les soutient), des rythmes qui oscillent du lent passage groovy au blast, des ambiances Bay Area, tout y est fait pour dépayser. Quand on sait que c’est Dirk Verbeuren (Scarve) qui s’occupe des fûts, on ne craint plus grand chose concernant la précision rythmique. Un coté est bien développé par rapport à l’album précédent, c’est la mélodie des grattes: les solos sont nombreux, intenses, et ils allient technique démonstrative et feeling, mélodie et agressivité, un peu dans le style de ceux que proposait James Murphy. Notons dans ce registre que Andy LaRocque (King Diamond) offre ses services sur un des titres, histoire de combler encore plus les fans de guitares qui adoreront dans ce disque ce festival de six cordes. Ce "Unhealthy opera" surprend donc par ses facettes multiples et devrait régaler autant les fans de techniques que ceux plus avides de violence. Un morceau imposant de pur métal puissant, avec des couilles grosses comme des noix de coco. Metal to the core ! (Stench)
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