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ZAN CLAN – WE ARE ZAN CLAN..WHO THE F..K ARE YOU ??!

(2005 – durée : 40'39" – 12 morceaux)

Whooaahh - que cela fait du bien d'écouter du bon glam qui pulse et qui vous fout un bon coup de pied. Ce sentiment de se retrouver il y a quelques années, lorsque le glam était au firmament avec des groupes comme Mötley Crüe (qui revient d'ailleurs sur le devant de la scène), Poison, Heaven's Edge, Faster Pussycat, … fait l'effet d'une cure de jouvence, le mérite en revenant à Zinny J. Zan, l'ancien chanteur d'Easy Action, Dream Police, Shotgun Messiah et Kingpin qui est le frontman de luxe de cette formation qui conjugue au présent rock torride avec refrains ensorceleurs à la Def Leppard. Ce combo existe depuis 1994 et a déjà sorti, un album (Citizen Of Wasteland) mais sur ce nouvel opus, Zan a recruté deux nouveaux gratteux, les très talentueux Pontus Norgren (ex- Lion's Share, Great King Ratt, Jekyll N'Hide)  et Chris Laney (ex-Scratch, Unameus, 17, Godsache) et les deux hommes s'en donnent à cœur joie puisque les solos explosent de tous les côtés donnant à cet album un son live et une spontanéité qui font plaisir à écouter et je pense que le public suédois qui a pu découvrir récemment le groupe en première partie de Whitesnake a vraiment du prendre son pied. Torride, jouissif, cet album se termine sur la reprise survitaminée de "Surrender" de Cheap Trick, preuve qu'en plus du talent, Zan Clan a également bon goût. (Yves)

 

 

ZATOKREV – BURY THE ASHES

(2007 – durée: 78’46’’ – 7 morceaux)

J’ai découvert Zatokrev la première fois dans une grange aménagée en squat et salle de concert à Liestal, il y a de ça plus de quatre ans. Puis, mes rencontres avec le groupe se faisaient de plus en plus fréquentes, en adéquation avec la popularité grandissante du groupe. La sortie de leur premier album m’avait déjà beaucoup plu, mais il manquait quelque chose au cd, ce petit plus qui l’aurait rendu encore meilleur. Et aujourd’hui, ce petit plus les Suisses l’ont trouvé ! "Bury The Ashes" est sombre et glauque sur tout son long, et la musique du groupe n’est qu’une longue plainte significative de malaise, d’angoisse et de terreur. Alternant passages lourds, interludes plus mélodiques (attention pas dans le sens joyeux du terme,  mais dans le sens triste et noir), et moments de violences, le groupe réuni tous ces ingrédients de façon à créer une musique qui se renouvelle au fil des titres et monte progressivement en intensité. Le chant hurlé par Freddy, soutenu par Marco et Silvio, apporte encore un peu plus ce sentiment de malaise et peut s’apparenter à un instrument supplémentaire judicieusement employé qui porte les fruits de son utilisation en augmentant encore la puissance de la musique du groupe. La seconde guitare accentue encore un peu plus toutes ces émotions lors des passages lancinants. "Peeling Skin", "Bury The Ashes", "The Fire", n’importe quel titre du cd est de la même envergure, celle des morceaux qui font secouer les têtes et taper du pied ! Et pour ceux qui ont déjà vu le groupe sur scène (surtout depuis qu’il y a un second guitariste), ils seront d’accord avec moi, Zatokrev ça te prend aux tripes et te file une sacrée trique ! Et pour ce cd, c’est le même effet ! (Sebb)

 

  

NEIL ZAZA – MELODICA

(2005 – durée : 73’22’’ – 15 morceaux)

Je suis certain que peu de monde connaît Neil Zaza, alors que cet artiste est une star en Inde. C’est étonnant, mais pas dans le sens où l’on s’y attend, car comment est-il possible qu’un artiste aussi talentueux ne soit pas plus connu de par nos contrées, car ce guitariste a tout pour séduire : du talent, une technique hallucinante mais surtout un feeling énorme qu’il a mis au service de compositions accessibles qui ne sont pas seulement réservées aux adeptes de la six cordes. En fait, Neil me fait penser dans sa démarche à notre Patrick Rondat national qui construit ses compositions comme des chansons à part entières et non pas comme des démonstrations de guitares. Bien qu’entièrement instrumental, cet album s’écoute avec facilité et me rappelle par moment l’énorme  "Surfing With The Alien" de Joe Satriani, grâce à des titres comme "As I Go Before You", "Slip Of Dreams" ou "I Can See Miracles".  Assurément, Mascot Records a fait un bon choix en distribuant cet album, car il est clair que Neil Zaza a le calibre pour faire parti très rapidement de l’élite des "guitars heros" d’exception. (Yves)  

 

 

ZEBRAHEAD – BROADCAST TO THE WORLD

(2006 – durée : 40'34" – 12 morceaux)

Joyeux, sautillant, le rock de Zebrahead n'entraîne pas la morosité. Dans la lignée de The Offspring ou Ugly Kid Joe, Blink 182, Zebrahead nous fournit une dose d'énergie non négligeable avec une tripotée de hits potentiels présents sur "Broadcast To The World". Les riffs sont parfois presque "punk" ("Anthem") et comprennent un chant haché qui trouve son contrepoids avec des refrains hyper mélodiques. Le quintet californien n'en est pas à son coup d'essai, puisque son troisième album "MFZB" a été acclamé un peu partout dans le monde, devenant même disque d'or au Japon. Partageant l'affiche avec les plus grands, tels que Green Day, Radiohead, Stone Temple Pilots, le groupe a acquis une maturité musicale qui se retrouve sur cet album de modern pop rock. (Yves)

 

 

ZEELION – STEEL ATTACK

(2006 – durée : 48'15" – 10 morceaux)

Dès que j'ai appuyé sur la touche "play" de mon lecteur et que les premières notes de "Steel Attack" sont sorties, je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Yngwie Malmsteen, car Zellion s'inscrit dans le même registre : influences classiques, chant hyper mélodique, guitare survoltée, clavier tissant de nombreuses fresques.  Six années après son premier album, Zeelion revient donc avec un métal classique certes conventionnel (sauf sur le titre "Shadows" qui en dehors du chant possède un petit côté doom), mais peut-il en être autrement dans un style aussi codifié, qui requiert néanmoins des capacités techniques très élevées. Les suédois ont également eu bonne fortune d'utiliser différents tempos afin d'éviter une certaine uniformité à leur musique. Un bon album qui ne décevra pas les fans de guitares et de métal néo-classique. (Yves)

 

 

ZELLO – FIRST CHAPTER, SECOND VERSE

(2004 – durée : 51',51"- 13 morceaux)

Grand fan de Kansas (vivement leur concert en juin au Z7), j'ai d'abord été dubitatif quand j'ai reçu la bio de Zello qui précisait que le groupe jouait dans un registre similaire au groupe de Steve Walsh. Ma crainte s'est vite estompée dès les premières notes de violon puisque comme Kansas, Zello utilise cet instrument qui joue un rôle prépondérant et qui associé aux claviers et aux guitares donne ce son si particulier. De plus .O. Saether possède un timbre de voix qui n'est pas sans rappeler Steve Walsh. Les compositions sont également bien construites et possèdent une diversité venant du mélange des instruments. Particularité, cet album est sorti en 1996, mais sans guitare et pour sa réédition en 2004, des parties de guitares ont été rajoutées grâce à la participation de Janne Stark du groupe Locomotive Breath. Un album d'une grande richesse musicale. (Yves)

 

 

ZERRORWHEEL – RHYTHM ’N’ MURDER

(2003 – durée 43’28’’ – 11 morceaux)

Motörhead reste l’un des piliers du métal (n’est-ce pas Stench !!!) et son influence dans notre musique préférée reste conséquente. D’ailleurs, Zerrorwheel ne s’en cache pas et ce trio (tiens, première ressemblance avec Motörhead) qui vient de Turku en Finlande nous propose des compositions puissantes et courtes (deuxième ressemblance !!) avec un chant grave assuré par le bassiste Marco The Missile (troisième ressemblance !!!) qui n’est pas très éloigné de celui de Lemmy (nouvelle ressemblance). Ces similitudes n’ont rien de gênantes (quel groupe actuel peut-il se vanter de n’être pas influencé par un groupe précurseur dans le milieu du métal ?) car ce trio a vraiment écrit des titres directs qui semblent avoir été composés dans l’urgence et c’est justement ce qui fait leur charme et qui nous donnent envie de headbanger avec fureur. (Yves)

 

 

ZILLION

(2004 – durée : 39’43’’ – 11 morceaux)

Ce projet a de quoi surprendre, car ce trio est composé de musiciens qui viennent de groupes au style musical différent, puisque l’on retrouve Mike Terrana "Drum Machine" (Rage, Axel Rudi Pell), Jens Becker (basse – Grave Digger) et enfin Sandra Giampietro (chant – guitare – Supared , Michael Kiske), le tout signé sur le label mélodique "Frontiers". Retrouver Zillion sur ce label n’est pas incongru car ce trio propose du très bon hard rock mélodique et chaque protagoniste ne se met pas en avant, mais applique plutôt la devise "tous pour un, un pour tous".  Certains morceaux mettent en exergue le côté mélodique (You And Me, This Day Is Gone, Dirty Littler Secret) alors que d’autres préfèrent l’aspect heavy (Never Down, The Smile), voir plus calme vers la fin de l’album. (Yves)

 

 

ZIMMER’S HOLE – WHEN YOU WERE SHOUTING AT THE DEVIL…WE WERE IN LEAGUE WITH SATAN

(2008 – durée: 46’34’’ - 13 morceaux)

Strapping young lad n’est plus mais ses musiciens ne chôment pas pour autant. On retrouve donc ici le gratteux Jed Simon (ex-Strapping young lad), le bassiste Byron Stroud (ex-SYL, Fear Factory) et le batteur-dieu Gene Hoglan (ex-SYL, Death, Testament, Dark Angel, …). Si vous aimez la double pédale, les riffs heavy et puissant dans un style très Strapping justement le tout saupoudré d’un chant aux tonalités heavy (parfois proche de Rob halford dans les extrêmes aigues), ce disque est fait pour vous. Troisième album des canadiens, tout est dit dans le titre : une formidable parodie des clichés métal, on retrouve des cavalcades de triolets issues du Kill’em All, des références en pagaille à Slayer, Mötley Crüe, Exodus, Manowar,... Les paroles sont des petites perles de second degré et l’humour a su évoluer et laisser plus de place à la musique. On est bien loin en effet des bruitages de poule ou des sons de chasse d’eau de leur premier méfait. Les musiciens balancent la purée et le chanteur développe une palette impressionnante de variations vocales au sein d’un même morceau. En bref, ça se prend pas la tête et ça se contente d’aligner les parties puissantes, mélodiques et méchamment entraînantes les unes derrière les autres. Le disque idéal pour votre séjour au camping des flots bleus, ou accessoirement à celui du Hellfest où vos voisins ne risquent pas de cracher sur votre tente une fois la nuit venue. (David)

 

 

ZUUL FXBY THE CROSS

(2005 – durée : 45’22 – 12 morceaux)

Bon, voila le disque français de ce début d’année qui risque de faire mal. Il s’agit de la nouvelle formation de Steeve, ancien grogneur de No Return, qu’il a quitté justement pour pouvoir se consacrer à ce nouveau projet… et on le comprend vu la qualité du cet opus ! Franchement métal jusqu’au bout des cheveux , ce " By The Cross" est fortement influencé par le son moderne de combos comme Fear Factory, et ce n’est pas l’utilisation de machines et sampler qui me fera penser différemment. Principalement basés sur des rythmiques puissantes qui sentent bon le pit en furie, les morceaux impressionnent par l’aspect compact et direct qui en émane. Particulièrement efficace quand il s’agit de proposer des accélérations surprises (l’ouverture du monstrueux "I 8 U" par exemple), les plans plus lourds (les typiques plans "jump jump" actuels) n’en sont pas moins excitants. Bourré de breaks inattendus et de dissonances accrocheuses, la puissance de ce cd est encore décuplée par une production énorme signée François Caste.  Pour ce qui est du chant, on reconnaît bien entendu l’organe du sieur Steeve sur la quasi totalité des parties vocales grognées, mais il se permet de petites explorations vers des vocalises plus claires (l’excellent "Cabal" et son refrain limite planant, ou "Nothing Is Real" qui sonne limite comme du Machine Head) qui du coup rehaussent encore l’album en l’ouvrant à des horizons plus larges. Un album en béton armé, encore une preuve que le métal français se porte mieux que jamais, et un disque que je vous conseille, d’autant que le digipack est très soigné . (Stench)

 

 

ZYKLON - DISINTEGRATE

(2006 – durée : 44’25" - 10 morceaux)

Une fois encore, j’hésitais à chroniquer ce disque, tout simplement à cause du nom du groupe. Je ne cautionne en aucun cas ce type de conneries. Puis, j’ai creusé, et c’est vrai que ni dans les textes, ni dans l’imagerie, il n’y a la moindre allusion au nazisme. J’en conclus donc que ces mecs ne sont que de gros connards qui n’ont trouvé que ça comme provocation… Connards peut-être, mais de génie malgré tout, parce que ce disque est génial, vraiment génial ! Finis les plans limites indus, c’est un excellent disque de death métal, même si la musique va bien au-delà du simple death. D’une rapidité effrayante, d’une technique époustouflante, ce disque est très violent, mais en même temps une immense quantité d’ambiances différentes sont présentes le long des 44 minutes de ce chef d’œuvre. Riffs parfois thrash, soli magnifiques et ce, qu’il s’agisse d’envolées mélodiques ou d’agressions sonores, tout est bon dans ce disque. Parfois teintés de black métal, ces brûlots misent tout sur l’efficacité, et ça marche. Ca fait longtemps que je n’avais pas entendu un disque de métal extrême qui a autant la classe. Oui, la classe, le charisme, quelque chose en plus que les autres… La talent peut-être ? Un très grand disque, qui allie panache et violence, et pour une fois une composition vraiment intéressante et personnelle. Je suis émerveillé devant ce disque, même si je crains que ce ne soit que l’effet de surprise. A réécouter donc, mais la première impression est fantastique. Death/black/thrash dans toute sa splendeur ! (Stench)