BRITNEY - EMBALMING THEATRE - SAYYADINA - ROTTEN SOUND

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 20.01.2006  Kulturwerk 118  SURSEE (CH)

 

 

         

           Pour ceux qui ne connaissent pas le Kulturwerk 118, et ne peuvent définir l’emplacement de Sursee sur un planisphère helvétique, petite présentation. Sursee est une petite ville qui se situe à mi-distance de Bâle et de Luzerne, et qui se caractérise notamment par ses monuments touristiques (McDonald’s, Denner) et par ses spécialités culinaires traditionnelles (Red Bull, Hamburger). Le Kulturwerk 118 est une salle de capacité identique au Grillen, mais beaucoup plus intimiste grâce à sa scène surélevée d’à peine cinquante centimètres. Cela peut parfois poser quelques problèmes de visualisation, mais permet une proximité inégalée entre les groupes et le public. De plus, au fil des années, la salle s’est forgée une petite réputation au sein de la scène extrême et ceci grâce aux excellent Hellvetia Days qui ont lieu tous les étés, ou encore à des dates à faire baver certains organisateurs : Suffocation, Goratory, Vile, Grave, Aborted, Inhumate. Que du bon qui décrasse !!!

          Passons maintenant à la soirée proprement dite, et au premier show avec les suisses de Britney. Et que dire sinon que leur concert n’était pas la pierre angulaire de la soirée et, en toute sincérité, je ne regrette même pas d’être arrivé en retard. Petite pause de 20 minutes, et c'est au tour de Embalming Theatre d’investir la scène. Le deuxième combo suisse de la soirée à beau se munir d'un style vestimentaire se voulant original (les gars jouent en peignoirs blanc), leur musique est totalement insipide. Les musiciens bougent à peine, et le chant a autant de charme qu’un ragondin dans un mixer. Certes le son n’est pas du tout à la hauteur (c’est à peine si on entend la guitare), mais ceci n’excuse pas tout. Bref, passons.

          A 22h30, commencent enfin les choses sérieuses. Sayyadina, le groupe de grind-crust suédois de Jon Lindqvuist de Nasum, se prépare à faire fumer les amplis pendant la demi-heure suivante. Hé oui, malheureusement rien qu’une petite demi-heure à se mettre sous la dent, mais d’une rare intensité!!! Car on peut dire que les membres du groupes sont motivés ce soir ! Le show qu’ils délivrent est d’une puissance ahurissante, et des titres comme "Dear diary" ou "Losing faith" font encore grimper la température de la salle. Les trois-quarts du public sont entraînés dans un pogo dantesque qui atteindra son firmament lors de titres plus typés crust, tels "Under ondskans pupill" et "Homegrown terrorism" (putain même un cadavre aurait pogoté tellement les asticots auraient slamés dans ses tripes !!!). L’album des suédois est joué en quasi-intégralité, avec "The Holy War" en spéciale dédicace à Mr. Bush ("The type of people I hate" dixit Jon). Voilà, encore un titre en rappel et Sayyadina quitte la scène pour de bon, en ayant époustouflé tout le monde. Après une petite mise au frais, c’est au tour de la tête d’affiche d'entamer son show. Et tout de suite on sent que Rotten Sound est beaucoup moins motivé que ses prédécesseurs et, que la communication avec le public est plus laborieuse. Le show sera relativement plus fade que le précédant tant du coté du groupe, qui a limite l’air de se faire chier sur scène, que du public qui n’est pas autant sollicité, et ceci malgré des morceaux tels que "Burden", "Sell your soul" ou encore "Maggots" du très bon dernier album. Même les titres plus anciens, "Obey", "Suffer", "Corporate fuck" ou "Chainsaw is God", n’arrivent pas faire franchir au groupe la barre du très bon show. Le groupe reviendra pour deux rappels, le premier de deux titres et le second d’un seul, et se retirera après trois-quarts d’heure de concert. Conclusion de la soirée, Sayydina au-delà des espérances, et Rotten Sound qui a livré le minimum syndical. Cela m’a bien donné envie de refaire du crust cette petite sauterie, plus qu’à trouver des musiciens, avis aux amateurs !  (Sebb)