SAXON

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 16.12.2005  Z7  PRATTELN (CH)

 

 

          Avant de débuter ce live report consacré à Saxon, je tiens à ouvrir une parenthèse. (Du fait des nombreux concerts ayant eu lieu durant ce mois de décembre, il a été très délicat de choisir duquel traiterait cette chronique. Etant donné que Saxon fêtait ses 25 ans de carrière, ce privilège est donc revenu à Biff & Co. Mais, il faut tout de même mettre en avant les nombreux shows qui ont égayé nos froides soirées d'hivers. Commençons tout d'abord par Nightmare qui s'est produit le 02 au Noumatrouff. Nos Haut-rhinois de Karelia avaient la tâche d'ouvrir pour les Grenoblois, et s'en sont tirés avec les honneurs si l'on se fie aux expressions de joies affichées sur les visages de Kivan et Yves. Puis, Nighmare a fait trembler de bonheur la centaine de personnes présentes. Un concert de plus de 90 minutes, dont le point culminant était le titre "Cosmovision", gratifié de deux rappels, et pas moins que "Hallowed be thy name" en cover ! Le 05, The Haunted faisait halte au Grillen, avec une affiche un peu tronquée due à l'absence de God Dethroned. God Forbid donna sont show de 45 minutes, puis les trashers de The Haunted sont passés à l'attaque. Le set joué a éreinté le public, et les titres comme "Hate song" ou "Undead" l'ont achevé ! Le 10, retour au Nouma pour Lofofora. Et là, c'était séance de bottage de cul en règle ! Lofo sur scène, c'est simple, ça tue ! Les titres comme "Macho Blues" prennent toutes leurs ampleurs en live et font exploser les salles. Un spectacle de presque 1h45, comprenant un rappel de 3 titres avec "Buvez du cul" en morceau final. Du labourage de couilles haut de gamme ! Le 13, le X-Mass, très typé black-metal, de cette année, était au Z7. Vu l'horaire assez avancé du premier concert, je me suis pointé à la salle avec un peu de retard. Les deux premiers groupes qu'il m’a été donné de voir n'étant pas plus marquant que cela, passons tout de suite à la prestation de Naglfar. Les suédois ont livré trois-quarts d’heure de concentré de black, avec en apogée "I am vengeance". A 21h30, Exodus montait sur scène et, commencement de la distribution de baffes avec "Bonded by blood" ! Les titres s’enchaînent pendant 1h15 de headbanging intense,  du nouvel album "44 Magnum opus", "I am abobination", les brûlots plus anciens comme "Fabulous disaster", "A lesson in violence", et, "War is my sheppard" en explosion finale. Le nouveau chanteur, Rob Dukes, se situant vocalement juste entre ses prédécesseurs, s’en tire à merveille, ainsi que les nouveaux musiciens, faut dire que Bostaph aux fûts ça récure les conduits auditifs ! Enfin, Hypocrisy en tête d’affiche, et, après quelques minutes, je jetais l’éponge et me dirigeais vers la sortie. Non pas que le show était mauvais mais, le nouveau style plus édulcoré adopté par le groupe depuis 2-3 albums ne m’enchante guère. Le 15, direction le Grillen, avec un Fnacman à l’entrejambe bien tendu à l’idée de voir miss Ruyter Suys en chair et en os, miam ! Hellbats ouvrait avec son punk-rock/rockabilly très rythmé. Puis, suivit Tokyo Dragons et leur très puissant hard-rock ponctué de titres endiablés tel "Come on baby" ou "Teenage screamers". Les londoniens m’ont fait suer pendant toute la durée de leur show, mais bon, à quoi d’autre s’attendre d’un groupe jouant sur Firebird et Les Paul ? Vers Zone de Texte: Nasville Pussy
23h15, les minous de Nashville, montaient sur scène avec "Pussy time",  une Ruyter complètement allumée et un Blaine complètement torché ! Les morceaux sont joués avec frénésie et le public est fou, du slam sur Nashville, la classe !! "Keep on fuckin", "Piece of ass", "Nutbush city limits" et "Rock’n roll outlaw" en reprises, et la belle guitariste qui attire majorité de regards, soit pour son énorme jeu de gratte, soit pour ses magnifiques attributs poitrinaires. En rappel, boeuf sur un cover de AC/DC, "You shook me all night long", avec Tokyo Dragons et Nashville Pussy remplissant la scène du Grillen et finissant leur set incommensurable sous une pluie de bière ! Une putain de soirée Gibson, rock’n roll à souhait ! Fin de la parenthèse.)

          Ouverture des portes annoncée à 20h00 pour ce "A night out with the boys, 25th anniversary of NWOBHM", je me pointe au Z7 à l’heure juste, en ne sachant trop à quoi m’attendre ce soir pour cette date anniversaire. La salle est presque sold-out, comme pour le X-mass, et ce malgré la seule présence de Saxon sur l’affiche. Et là, il me faudra attendre près d’une heure trente avant que les lumières de la salle s’éteignent. C’est fichtrement long, surtout que pour patienter, à part le bar et le stand merchandising, il n’y a pas grand-chose (pas de salon de rasage du scrotum, pas de vitrine hollandaise, pas de studio de tatouage au piolet…). Je me rapproche de la scène (le public va de 15 à 75 ans), lorsque Dane prend le micro pour présenter la soirée et nous annonce que la set-list jouée ce soir sera issue des 6 premiers albums uniquement. Enfin, les premiers accords de "Motorcycle man" retentissent et  les British arrivent sur scène en grande forme. A la fin du premier titre, pas de pause, enchaînement immédiat avec "Never surrender",  au terme duquel Biff nous explique que ce soir, seul des morceaux antérieurs à 1985 seront joués, excepté un. Puis, suit "Stallion of the highway" ("You’ve never heart this song before because we’ve never play it live before" sic Biff himself), "Strong arm of the law", et "Frozen rainbow" (avec Biff empoignant une troisième guitare). Au milieu du show, on a droit au seul titre des années 90 avec "Solid balls of rock", suivit des incontournables que sont "Power and the glory", Eagle has landed", "Crusader", "Dallas 1pm", et "20,000 Feet" (avec la coutumière bonne blague de Biff "Do you want a slow or a fast song ? A good or a bad song ? "). Côté spectacle, les guitaristes sont au top comme d’habitude, Nibbs Carter, bassiste aliéné de surcroît, ne tiens pas en place une seconde, et Nigel Glockner, de retour à la batterie, fait le bonheur de ses compagnons de scène. Tous les membres du groupe s’éclatent grave, et le public est à la botte de Biff, headbanging, jumping, et chant sur demande avec capitaine Byford aux commandes ! "Wheels of steel" termine le set principal après 1h45 de concert et plus de 20 morceaux. Premier rappel composé de "747 (Strangers in the night) " et de "Princess of the night", et second rappel avec l’hymne saxonnien "Heavy metal thunder" ! En tout plus de deux heures de concert, épuisant pour le public mais tellement jouissif ! Et dire que certains ont préféré la finale de la Star Ac ou aller bouffer au resto, lamentable et intolérable ! (Sebb who zanx Tof for ze foto)