THE FORCE - FOREIGNER

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 22.06.2006  Z7  PRATTELN (CH)

 

 

          Le 21 juin, la fête de la musique envahie les rues françaises, et plus les années passent, plus le métal est présent lors de cette manifestation. De nombreux groupes locaux ont participé à cette édition 2006, tel Hellektrogen (à Village-Neuf), Heavynessiah, Post Mortem, ou encore les francs-comtois de TAF (à Mulhouse). Cependant, c'était le 22 juin que la vrai fête de la musique a eu lieu, et au Z7 bien entendu ! L'affiche de ce jeudi comprend The Force (m'étant inconnu jusqu'à lors) et Foreigner, les rois du hard fm à mon goût. Hum… ça fait quant même un peu vieille tapette sur le retour d'aller voir un concert de fm...

          Peu après 20 heures, The Force débute son show, et tout de suite leur musique séduit le public. Leur hard blues bien sale, rappelant feu Stevie Ray croisé au hard australien, met une ambiance parfaite pour ce début de soirée. Le chanteur avec sa voix grave, qui fait parfois penser à Phil McCormac de Molly Hachet (avec une grappe de couilles en moins tout de même), assure le show en faisant tous les soli de gratte sur sa Stratocaster (Fender l’arme ultime pour le blues !) au son bluesy et cristallin à souhait. "Ain’t Talking About Love", "Boogie On Down", dédicaces à Deep Purple et Thin Lizzy, le temps de passage du groupe est carrément trop court pour un aussi bon concert ! A la fin du show, je cours au stand de merchandising pour me procurer leur album. Un très très bon début de soirée !!!

          Après un interminable changement de scène, trois quarts d'heure c'est long, le Z7 est plongé dans l'obscurité pour laisser place à Foreigner. Le premier titre joué est "Double Vision", immédiatement suivi de "Head Games". Mick Jones, fondateur du groupe, balance ses soli comme Rocco dégrafe les soutifs, et s’impose en leader incontesté. Suivent, "Cold As Ice", "Waiting For A Girl Like You" (avec Kelly Hansen tout simplement parfait et qui n’a vraiment rien à envier à Lou Gramm!), "Dirty White Boys" (précédé de la bonne blague  de tombeur "Are there hot and wild girls here ? ‘cause we’re dirty white boys") et "That Was Yesterday". Un break unplugged sur "Say You Will", avec tous les membres du groupe aux chœurs derrière Kelly et Mick Jones en acoustique. Puis, retour en 1977 avec "Starrider" dont Mick assure le chant et nous gratifie d’un solo rallongé qui fera se trémousser tous les derrières ridés du public. "Feel Like The First Time" continu le set, et le tant attendu "Urgent" avec Thom Gimbel, le second guitariste, au saxo pour une démonstration tant époustouflante qu’inattendue. Le dernier titre commence avec Jeff Jacobs qui entame une intro aux claviers accompagné aux percussions par Jason Bonham, et dès le début du riff principal on reconnaît "Juke Box Hero". Le public hurle le refrain, et surprise, en lieu et place du solo, on a droit à une reprise de "Whole Lotta Love" de Led Zep (avec Jones parfait à la gratte et Hansen que l’on pourrait confondre avec Robert Plant), et retour à "Juke Box Hero" pour terminer le set. Encore sous le coup du dernier titre, le groupe revient pour un rappel de trois titres. "Headknocker" ouvre le bal, suivit d’une fameuse impro où Kelly Hansen balance un trip à la James Brown !! Putain, ce mec assure à mort ! L’avant dernier morceau est le langoureux "I Want To Know What Love Is", et  "Hot Blooded" en morceau final après 1h55 de show. Encore un concert de vieux qui m’aura mis sur le cul. Foreigner n’a rien à envier à certain headliner californien effeuillé sur le retour. Direction la sortie d’un Z7 qui aura fait office de succursale d’hospice au milieu de tous les fugitifs des gériatries voisines.  (Sebb)