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ABSURDITY DECLINE OF HUMAN CONDITION

(2004 – durée : 11’18” - 4 morceaux)

Première auto production pour ce groupe de la région de Strasbourg, qui officie dans un style bâtard, entre le death (pour le chant principalement, tantôt grave tantôt criard) et le thrash. Malgré tout l’ensemble reste (trop) souvent dans le mid tempo, et ainsi la section rythmique peut parfois aussi évoquer du hardcore moderne, style Hatebreed. La vraie particularité du groupe est de compter dans ses rangs un percussionniste qui double le batteur sur pas mal de passages ; si l’idée est bonne et demande à être approfondie (cet aspect renvoie par la même occasion à un métal plus tribal, et permettrait sans doute au groupe de sortir du lot), elle est très mal mise en valeur par la production, qui fait sonner les percussions comme un solo de boites de conserves (bon, pour rassurer les gars, c’est tout de même pas aussi atroce que le dernier Metallica pour ce qui concerne les percus…) . Sans aucun doute un bon début, même si l’ensemble me paraît trop linéaire (à trop vouloir rester dans le mid tempo, on fini par se lasser…malgré les courtes 11 minutes du disque). Reste à attendre ce que cela va donner avec un gros son, et là, tous les espoirs sont permis. En attendant, rien ne vous empêche de vous mettre cette démo sous la dent comme apéritif ! Contact : absurdity@wanadoo.fr. (Stench)

 

 

AGON

(2006 – durée : 10’51” – 3 morceaux)

C’est durant ce chaud mois de juillet 2006, que Agon investissait les studios du Noumatrouff de Mulhouse pour enregistrer cette première démo (et comme tous les enregistrements issus des studios mulhousiens, la qualité est au rendez-vous). Les ayant déjà vu sur scène et n’ayant pas accroché du tout au style du groupe, mon honnêteté me contraint à avouer que je me moquais considérablement de la sortie de ce cd. Et pourtant, lorsque Olive le batteur du groupe m’a fait parvenir la démo, j’ai été très agréablement surpris. Certes Agon ne révolutionne pas le death, mais leur musique est tout a fait correcte et très bien jouée. Le groupe opère dans le death old-school, très proche de Bolt Thrower, Entombed et de tous les groupes old-school de la scène suédoise, ceci étant très certainement dû au fait de l’absence de blast lors des compos, du death old-school pur jus donc ! Des trois compos présentes, les titres "Righter Or Wrong" et "Human Scab" sont les deux joyaux les plus éclatants. En effet, ces deux titres comportent des rythmiques entraînantes et les changements de tempos font de ces morceaux de véritables brûlots. Les riffs tour à tour lourds puis rapides restent dans un style tout à fait old school, préférant l’efficacité simple à la surenchère technique, les passages speed soutenus par la double pédale, et le tout coupé par de petits break apportant cette petite touche tellement agréable pour headbanger sur la musique. Le second titre "No Return“ est par contre un ton en dessous des autres, et ceci uniquement à cause de l’insertion de petits interludes à la guitare qui, au fil des écoutes, deviennent agaçant par leur côté joyeux. La seconde chose sur laquelle il y aurait à redire viendrait du chant qui est tout de même assez similaire sur les différents titres, un peu plus de variations à ce niveau permettrait aux morceaux de gagner encore un peu en qualité et en puissance. Les mulhousiens ont donc pondu une très bonne galette qui me laisse une très bonne impression générale. L’avenir du groupe est certainement l’un des plus prometteur de la scène locale, et leur victoire au Tremplin Noumacore le 6 octobre dernier ne fait que le confirmer. Agon ne fait qu'entamer sa montée en puissance, vivement la suite ! contact : http://agon-death.ifrance.com  - mail :  agon-death@ifrance.com  (Sebb)

 

 

ANCIENT SEASON – TERROR

(2004 – durée : 20'54" – 4 morceaux)

Ancient Saeson est une formation suisse qui nous propose ici une démo quatre titres d'un très haut niveau avec une production correcte, le tout au service d'un métal progressif vraiment bien agencé. L'influence principale du groupe est à rechercher du côté des ricains de Symphony X. Cela se ressent d'ailleurs sur le titre "Rights Of Stronger" avec ses multiples breaks et ses riffs assez puissants.Le tout est soutenu par des claviers omniprésents, alors que la voix de Norbert Suppiger se rapproche de celle de Russel Allen. La musique du combo est sombre et réussi à très bien passer sur scène, comme j'ai pu le constater récemment puisque le combo était à l'affiche au Z7 avec  Grey Monday, Tempesta, Lunatica et Crystal Ball (quelle dynamisme, cette scène helvétique !), grâce à des musiciens qui maîtrisent leurs instruments et des titres d'un bon calibre. Il reste à ce groupe à se faire remarquer par un label pour passer à l'échelon suivant qui serait la sortie d'un album afin de faire savoir qu'en Suisse il existe aussi de très bons combos de métal progressif. www.ancientseason.com (Yves)  

 

 

ANGALYSJ’AVANCE

(2005 – durée : 20’56" – 6 morceaux)

Même si le nom peut porter à confusion, Angalys n’est pas un groupe de métal extrême, et la pochette soignée lève le doute rapidement. Les quatre gars (enfin, ces trois gars et cette nana) posant sur la jaquette respirent la bonne humeur, et cette troupe haute en couleur (matez moi ce chapeau !) nous propose un petit mélange qui puise dans la pop, le punk mélodique et le rock. Bon, à première vue, ça fait peur, et l’ombre de toutes ces formations pour adolescents boutonneux plane au moment de presser sur "play". Sauf que… c’est super bon ! Pour une première production, tout est fait dans les règles de l’art, de l’illustration au son en passant par les compositions. On est d’accord, ce n’est pas une production made in Hollywood, mais gardons les pieds sur terre, cette démo est terrible. Balançant entre des morceaux rapides et accrocheurs vraiment punk rock ("J’avance", "Punkette", et l’excellent "No flowers") et d’autres plus tamisés et pop comme "Un dernier message" ou "Encore", cette production est bien équilibrée. Les refrains sont souvent accompagnés de chœurs du meilleur effet ("Punkette") qui créent une ambiance festive, faisant que ces six titres mettent la patate. Le chant est tenu par Lulu, à la voix parfaitement calibrée pour ce type de musique, et elle sait passer de lignes douces à d’autres plus péchues, en passant par le lascif (hum, l’entendre susurrer "I’m fucking hot"… un bonheur qui réveillerait un mort !). Bon, les textes en français sont parfois (souvent) au raz des pâquerettes (sur "Punkette", j’ai l’impression d’avoir 25 ans de trop pour pouvoir écouter ces lyrics sans sourire…), et c’est pourquoi je préfère le seul texte en anglais, qui correspond au meilleur titre de la galette : "No flower". Une intro mélodique au clavier, un couplet tout en retenue, un putain de refrain qui nous pète à la gueule avec un chant qui évoque Kim Wilde (mais bon, qui se souvient encore d’elle ?), ce morceau à lui seul justifie qu’on s’intéresse au groupe. Une musique que je ne suis pas habitué à écouter mais qui m’a convaincu, et je souhaite au groupe un bel avenir. (Stench)

 

 

BLACK BLEEDING – THE AWAKENING

(2005 – durée : 27”30" – 5 morceaux)

Mais où va-t-il les trouver? Une nouvelle production de Nihilistic holocaust, c’est toujours la promesse d’un excellent moment de métal, et ce au sens très large. En effet, le boite touche autant au vieux thrash qu’au death ou au grind, et à chaque fois ça fait mouche. Cette fois encore, pas de (mauvaise) surprise, ce qu’on attend d’une sortie chez Nihilistic est au rendez-vous : un putain de feeling old school, à faire frissonner les plus nostalgiques. On se penche plus vers le gros death métal avec cette tape de Black  Bleeding, formation belge quasi inconnue par chez nous, ce qui va vite changer je l’espère ! Ce qui se dégage très vite de ce "Awakenig", c’est une énergie assez impressionnante, mise au service d’un death accrocheur. Oubliez vite la scène US, on parle bien d’un style old school européen, avec voix très gutturale, et riffs speeds qui flirtent parfois avec la mélodie. Certains passages de "The sleeper has awakened" sont limitse black metal, c’est dire! Mais pas de fausse désillusion, la barrière n’est jamais franchie, on reste dans le death radical, et les rythmes sont frénétiques, le blast étant présent en proportions non négligeables. Pas forcement très techniques, la musique ici n’en a pas besoin, mais d’une redoutable efficacité, les titres se succèdent en écrasant l’auditeur, en variant juste ce qu’il faut pour rendre la galette parfaitement digeste. On trouve ainsi des plans plus thrashy et mid tempo, des descentes d’harmoniques à la Dying Fetus ("Demonic quantum boundaries"), des plans space à la basse, qui viennent mettre en valeur la déferlante supersonique. Une cassette qui passe comme une lettre à la poste, et qui apporte un indéniable bol d’air à une scène saturée. A se procurer d’urgence, pour tous les amateurs de death underground. (Stench)

 

 

BLACK HOLE – CHILDREN OF THE SUN

(2008 – durée : 21’38’’ – 4 morceaux)

Après une première démo enregistrée en 2000, Black Hole persévère et nous offre son deuxième enregistrement beaucoup plus abouti, le fruit de nombreux concerts qui ont permis au combo alsacien d’acquérir une maturité plus grande. Le style a aussi évolué puisque l’on passe d’un hard classique à un hard plus progressif avec une forte coloration symphonique, cet aspect étant instauré par des claviers plus omniprésents. On sent également que les guitares tirent leurs influences de l’école "Malmsteen", la combinaison de claviers et de guitares expressives donnant la nouvelle coloration musicale de Black Hole. On retrouve donc de nombreux plans néo-classiques ("The Bridge") et même classique pur au détour d’un break ("Love And Affection)", la voix de Reiner se posant sur le tout, parfois en alternant le chant grave avec des montées dans les aigues. Le groupe est sur la bonne voie et s’il arrive à gommer certains défauts (quelques plans rapides qui n’apportent rien à l’ensemble et certaines montées trop hautes dans les aigues) et à donner un caractère plus trempé à sa musique, il pourra espérer aller plus loin. En tout cas, un groupe qu’il conviendra de soutenir lors du concert qu’il donnera en ouverture de Rage le 24 avril prochain au Grillen de Colmar. (Yves)

 

 

BONESHAKER  

(2007 –durée : 31’06’’ - 7 morceaux)

Quel dommage que c’est album ne dure que 31 minutes, car ce combo de Pau m’a vraiment scotché avec son rock puissant qui tire ses influences des meilleurs combos de hard rock’n’roll tels que Nashville Pussy, American Dog mais aussi des groupes sudistes comme Point Blank comme sur "In And Out" avec ses duels de guitares. Le quintet assure grave, et les deux guitaristes Nico et Bob s’en donnent à cœur joie, tout le comme le gosier de Chris, travaillé au bourbon, alors que la rythmique assure avec efficacité. Rarement un combo frenchy aura assuré autant, à un tel point que les trois reprises d’AC/DC ("Shot Down In Flames", "Sin City", "High Voltage") au demeurant excellentes, et prouvant le bon goût du combo, auraient pu être remplacées par d’autres compos originales du combo. En tout cas, je croise les doigts pour le groupe trouve rapidement un label et nous offre un album complet. http://www.myspace.com/boneshaker64 (Yves) 

 

 

BOOZING TRUCKERS

(2005 - durée : 20'37" – 5 morceaux)

Les Boozing Truckers sont un trio originaire de Strasbourg qui nous propose un mélange assez étonnant de métal concocté à partir d'un mix assez explosif comprenant du heavy, du blues, le tout joué avec ferveur et enthousiasme. Les riffs sont vraiment lourds ("Goddamn") et interprétés de manière assez lente pour parfois prendre un rythme plus accentué ("I Hate"), le tout suintant toujours l'électricité brute. Les influences qui ressortent se situent dans le sillage de combos tels que Corrosion Of Conformity, Black Sabbath, Black Label Society, Metallica, les Doors (notamment sur le titre d'ouverture "Goddamn" où Jack Bud prend des intonations à la Jim Morrison), Metallica, … Assez complet, le groupe nous offre également un titre acoustique "Hazy Lady" au feeling omniprésent ainsi qu'un morceau faisant ouvertement référence au monde motard "Easy Rider", influence ricaine qui ressort également au niveau du nom du groupe (Truckers). Lourde, dense, basée sur de nombreux mi-tempos et des guitares grasses et charpentée par la voix éraillée de Jack, la musique de Boozing Truckers se situe un peu en dehors des courants "mainstream" en vogue dans le métal actuellement, mais que cela ne vous empêche pas de jeter une oreille à ce groupe, car il mérite vraiment qu'on le soutienne. www.boozingtruckers.com  (Yves)

 

 

B.S.D TRAUMA

( 2005 – durée : 14’05" – 4 morceaux)

Première démo pour cette formation du coin de La Rochelle, et on peut dire que pour un dépucelage discographique, c’est plutôt surprenant, puisque le niveau est déjà bien là. Le groupe a opté pour un death métal vraiment old school qui reprend les recettes de Morgoth pour certains riffs, d’Asphyx pour les passages sombres, de Cannibal bien entendu pour certains passages en tapping (sur "Confrontation" en particulier… En même temps, dès qu’on entend du tapping dans du death, ça sonne Cannibal, c’est inévitable !). Les rythmes sont souvent mid tempo, même si on tombe parfois sur une ou deux accélérations bien venues qui diversifient la musique de B.S.D. Une certaine maturité musicale donc, qu’on retrouve aussi au niveau de la production ; le son est en effet plus qu’acceptable pour une démo, et c’est un des points qui marquent. Mais soyons honnête, ce qui marque le plus, c’est de savoir que ce chant grave et agressif est tenu par …une nana ! Bah oui, ça se généralise et je trouve ça vraiment bien. Si je devais comparer, je dirais qu’il s’agit d’une version un peu plus rauque du chant de Sabina d’Holy Moses, le même style de raclements de gorges qui fait du bien. Le problème de cette démo, c’est que malgré tous les points positifs (et il y en a, on l’a compris), la recette est tellement connue, les riffs déjà si souvent entendus("Confrontation", encore lui), que très vite on se lasse. La bonne grosse surprise laisse donc vite la place à un "ouais, bon, je connais, et après ?". Il est donc certain que pour un premier jet, on va passer l’éponge, et que cette démo est une excellente carte de visite, mais il faudrait à l’avenir trouver un créneau peut-être un peu plus personnel pour combler mes attentes. A soutenir malgré tout ! www.bsd-trauma.net (Stench)

 

 

CHARISE – KINGDOM OF LIFE

(2004 – durée : 59'47" – 13 morceaux)

Cette jeune artiste nous propose avec "Kingdom Of Life" son premier album qui s'articule autour de treize compositions qui nous invitent à un voyage tout en finesse dans son monde musical. Axé sur des mélodies assez calmes, Charise a choisi de nous faire découvrir différents styles, jazz ("Don't Fake" avec ses cuivres, saxophone, trompette, trombone), électronique ("Kill The Machine", "Ups And Downs Are The Rule"), soul ("Take Your Own Plane"), …avec une touche pop folk en toile de fond ("Joy Everywhere"). La voix de Charise est très claire et s'est forgée sa texture dans une chorale de gospel et bénéficie d'arrangements de qualité, résultat du travail de Paul Wannnebroucq. Accordant énormément d'attention aux textes, ceux-ci se révèlent assez travaillés et prêtent à la réflexion, tout en conservant un aspect positif. Initiative qui devrait être développée, chaque texte est précédé d'une petite introduction en français qui présente la teneur du titre. Intimiste et fruit d'un travail assidu, cet album est à réserver aux lecteurs cherchant un disque relaxant, sans mièvrerie. www.halbop.fr (Yves) 

 

 

THE COCOON OF ASPHYX – FOUR WAYS SPLIT TAPE

(2005 – Durée : 59’43’’ – 16 morceaux)

Nouvelle production d’un des plus puristes des labels underground old school, et une fois encore chapeau. Déjà, quel plaisir de voir un label qui va au bout de ses idées, et que l’amour de l’old school pousse jusqu’à sortir ses productions sur cassette, comme au bon vieux temps du tape trade. Ensuite, bravo pour le choix des groupes ! Ce split tape regroupe les suédois d’Incinerator et de Lethal, les français de Vacarme et les américains de Re-creation. Ce sont les excellents Incinerator qui ouvrent le bal avec trois titres excellents, à mon avis la claque de ce split. Comprenant des ex membres d’Hypnosia, le groupe nous balance un thrash old school mortel, proche des vieux Kreator, le chant faisant souvent penser à Mille Petrozza, avec une touche d’Assassin en plus. Idem pour les structures qui savent se faire agressives, pas si loin que ça de Testament du début des années 80. Un vraie putain de tuerie ! Je passe ensuite rapidement sur Vacarme (impossible de chroniquer un groupe dont je fais parti !), en précisant qu’on trouve ici 5 titres de la démo "Feast of the cannibal", et un nouveau morceau, "Blade", jusque là pas distribué. Il s’agit de death métal, old school et violent. Le troisième groupe est Lethal, et une fois encore, je suis surpris de trouver un groupe qui sonne autant comme s’il avait enregistré ces titres en 85 ! Quatre morceaux la pédale au plancher, thrash métal jusqu’à la pointe des cheveux, frénétiques au possible, avec un chanteur à mi chemin entre celui de Possessed (pour le coté "écorché vif") et Testament (pour le débit). Les refrains s’incrustent dans notre crane ("Silent strike", "Violent solution") et chacun de ces titres provoque irrémédiablement le headbanging. Les américains de Re-creation ferment le bal, avec les trois titres les mieux produits de la cassette. Formé en 96 le combo a de sérieux arguments à faire valoir, et leur death/ thrash est vraiment bien foutu. Souvent mid tempo, toujours old school, le chant grave sans exagération nous renvoie là encore une bonne dizaine d’année en arrière. Le petit plus, c’est que le groupe développe des ambiances plus glauques, qui par moment m’a font penser à du Behemoth… Ca reste par contre le groupe que j’aime le moins sur cette cassette. Bref, une fois encore, c’est Nihilistic Holocaust qui sort la production old school du mois ! Comme il dit : Tapes are fucking heavy ! Plongez donc dans le souterrain, il y a une vie en dehors de la FNAC! Commande (pour trois euros) : gabsk@wanadoo.fr (Stench)

 

 

COITUSSHADOW OF THE PAST

(2005 – durée :  19’33’’ - 5 morceaux)

Encore une démo, et c’est un peu la preuve que les mentalités évoluent dans le bon sens : les jeunes groupes n’ont plus de scrupules à tout faire pour se tailler la part du lion, et plutôt que de rester dans leur coin, misent sur une promo efficace. Un bon signe ! Revenons à nos moutons, avec cette deuxième démo du groupe bas-rhinois Coitus qui se définit comme du “Death/ Black/ Thrash Old School”… Bon, comme ça tout le monde est content, mais c’est un peu trompeur ; point de death ici à mon avis, et rares sont les passages thrash. Je retrouve avec cette démo les sensations des formations de black mélodique des années 90, à la différence que le chant proposé est plus grave (ce qui n’est pas suffisant pour pouvoir qualifier ce style de death métal !), tout en restant polyvalent (screams aigus, voix gutturale, toujours bien maîtrisée) . Bien variée dans l’ensemble, la musique du combo oscille entre plans lents et mélodiques, et passages plus speeds, de façon à ne jamais être ennuyeuse. Les accélérations surprises sont efficaces (sur “Coitus” par exemple) et certains riffs mélodiques (comme sur  “Lug” ou le passage en notes étouffées de “Thus Sacrify”) bien que déjà entendus un paquet de fois, fonctionnent bien. Reste que je préfère les passages plus puissants qui ont un réel potentiel sur album (comme sur scène j’imagine), aux plans plus mélancoliques qui manquent vraiment cruellement de classe (des groupes comme A Canorous Quintet l’ont déjà fait il y a longtemps, mais en beaucoup mieux… eux, ils donnaient le frisson !). C’est parfaitement symbolisé par le titre “Subliminal Melodica” qui s’ouvre sur un blast efficace, qui enchaîne sur un mid tempo vraiment bon et entraînant, et qui tombe dans une mélodie complètement naïve, et vraiment mal goupillée. Je pense que le groupe a encore le temps de trouver sa propre façon de faire plutôt que de rabacher en moins bien ce que d’autres ont déjà fait. Une démo bien produite, entraînante, variée, qui devrait, malgré des imperfections faciles à gommer (le solo de clavier final, ou le délire de fin pompé à Sepultura par exemple… ok, suffit d’arrêter le disque avant !), ouvrir des portes au groupe. Contact : http://coitus.free.fr (Stench)

 

 

CORROSIVE ELEMENTSCHAOS UNLEASHED

(2008 – durée : 17’36’’ – 5 morceaux)

Corrosive Elements a été fondé en 2005 par Emilie, chant, et Rachid, batterie, et pratique un style associant du death à plusieurs et diverses influences extérieures. Au début de cette année et fort de son nouveau line-up, le groupe enregistre cet E.P., très prometteur quand à l’album prévu pour 2009. La production et le son sont irréprochables, et l’artwork simplement superbe. Et côté musique me direz-vous ? Hé bien, le groupe joue un death qui passe parfaitement. Certes il n’y a pas de quoi révolutionner le genre, mais la musique du groupe est bien faite, tant au niveau du chant qu’au niveau des musiciens. Les deux premiers titres (“We all bleed red”, “Chaos unleashed”) ont un style très death, rappelant d’une part les groupes old school suédois et d’autre part le style floridien mené par Obituary, avec des solos qui collent tout à fait aux morceaux. Les deux derniers titres (“Losers”, “Force fed lies”) sont eux plus axés death’n roll, aux influences diverses beaucoup plus marquées (thrash et rock’n roll notamment), donnant des riffs bien pêchus et plein d’énergie ! Corrosive Element joue donc un death bien foutu et plein d’ardeur qui laisse présager beaucoup de bonnes choses pour la sortie de leur futur album ! contact :  corrosiveelements@gmail.com / www.myspace.com/corrosiveelementsofficial (Sebb)

 

 

DECLINE OF HUMANITY – CORROSIVE

(2007– durée : 27’16’’ – 6 morceaux)

Fondé en 1999 à Amiens, Decline Of Humanity a sorti deux démos ("Bicloroky" 1999, "Explicit Liar" 2003) avant de splitter en 2004 et de se reformer en pleine forme en 2006. Un sacré prologue qui aura sûrement endurci le groupe et ses membres, tout comme leur musique. La musique du groupe se situe dans une palette thrash teintée de death et de hardcore, le tout assez proche de The Haunted des débuts par moments ("Cult Of Blood", "Galaxy Express"). Les quatre musiciens arriveront aussi à puiser quelques influences de la Bay Area ("Cerebral Distortion", "The Prophecy"), disséminant de-ci de-là des riffs typiquement old-school. Le mélange des styles est réalisé avec brio, et passe comme une lettre à la poste, soulignant autant le niveau musical que celui des musiciens. Une production très propre permet au groupe de sortir un EP de très bon calibre, agrémenté de quatre plages vidéo tirées du Live Killer Fest 2005 et un clip, proposant ainsi un produit complet et plus attractif. J’attends l’album avec hâte afin d’entériner ces premières bonnes impressions.(Sebb)

 

 

DEEP VEINPOST-MORTEM DESIRES

(2005 – durée : 20’00" – 4 morceaux)

Deuxième demo pour cette formation française qui avait fait parler d’elle notamment en participant à la compil "The french underground series" sur le label Skull fucked, et qui avait conquis pas mal de monde avec la split tape partagée avec Bloody Sign et Oppression. On est d’accord, quatre titres c’est court pour se faire une idée, mais un potentiel certain se dégage de ces morceaux dès la première écoute. "Nameless grave" nous balance un death métal plutôt mid tempo, avec une grosse volonté de rendre sa musique groovy. Il y a certes du blast, mais ce n’est pas du tout l’élément principal, et j’aurais tendance à dire … tant mieux ! En effet, les rythmes apportés par le groupe sont assez accrocheurs et surprenants pour qu’on se régale avec cette forme hybride de death métal. Le chant caverneux et parfois doublé d’un chant plus criard, et ces voix mettent en place une ambiance assez originale. Les purs fans de brutalité resteront sur leur faim, ceux par contre qui cherchent des sonorités nouvelles, avec dissonances, breaks étranges, changements de rythmes, en auront pour leur argent. Un titre comme "Die to kill" est vraiment représentatif de cette volonté de mixer death classique (un riff entraînant est dans l’esprit des vieux Morgoth par exemple) avec dissonances et harmoniques surprenants. Les ambiances sont donc mises en avant, et c’est donc un parfait challenge pour un renouveau de la scène extrême qui se pose là, et nul doute que le groupe saura profiter de la saturation actuelle de la scène brutal death pour placer ses cartes sur la tapis, avec ce death original. A suivre, sans aucun doute ! (Stench)

 

 

DOOMRAISER – HEAVY DRUNKEN DOOM

(2005 - durée : 36’10" - 3 morceaux)

Cette démo est une des perles que j’ai découvertes lors du Doom Shall Rise IV Festival le mois dernier, et c’est un immense coup de cœur. Alors ok, elle n’est pas de la dernière actualité, mais si certains (dont certains responsables de label, bravo pour votre humilité, accepter la critique, ça s’apprend !) me reprochent violemment les rares fois où je rédige une chronique négative, on ne va pas me casser les couilles parce que je donne un coup de pousse à une formation excellente trop peu connue par chez nous, parce que leur démo a presque un an. C’est d’autant plus vrai pour la rubrique Underground ! Doomraiser est un groupe de doom (non, sans déconner…) qui allie tout ce que j’aime : la lourdeur et l’ambiance, mais aussi le coté bien rock’n’roll, qui flirte avec les seventies. Cette démo commence par une longue marche instrumentale, magnifique et royale, avant de se lancer dans un registre rock épique au refrain fabuleux ("Shot… Shot…Shot !" qui résonnent comme autant de balles dans la tête). Trois titres énormes (10 minutes pour le premier, 12’40 pour le deuxième, et 13 pour le troisième), lents, impériaux, implacables. Un chant bien puissant, là encore très influencé seventies, donne l’impression d’écouter un album de Earthride passé au ralenti, les effluves de Jack Daniels étant les mêmes. Pas trace de doom death ici, pas de grognements, pas de drone à la mode, juste, comme ils le disent, du "doom rock’n’roll", pas de fioriture, on est dans la frange la plus grasse du heavy. Excellentissime, certains passages m’ayant fait le même effet que les morceaux les plus lourds du "Born too late"  de St-Vitus, et ça, c’est une putain de référence ! Il faut absolument entrer en contact avec ces italiens si vous aimez le doom ! www.doomraiser.com (Stench)

 

 

DR.ROCK – CORNUTO DELUXE

(2001 - durée : 23’02’’ – 6 morceaux)

C’est en ouverture du concert d’Europe au Z7 que j’ai découvert ce groupe autrichien qui distille un rock qui n’est pas sans rappeler les scandinaves de D.A.D. dont ils reprennent d’ailleurs le titre "Makin’ Fun Of Money", un titre où l’association basse/guitare fait taper du pied. Cette reprise n’est d’ailleurs pas la seule de cet album, puisque l’on retrouve également "Devil’s Dinner" du groupe AB/CD, une formation suédoise qui était fortement influencée par les australiens d’AC/DC. En ce qui concerne les compositions originales de Dr.Rock, celles-ci sont dans l’ensemble plutôt orientés rock que hard pur avec des refrains chantés à plusieurs, un peu comme ce qui se pratique dans les groupes punk/rock à la Offspring. Le Dr. Rock ne vous donnera donc pas la migraine, mais ne vous emmènera pas au nirvana, il vous fera juste passer un bon moment, ce qui est déjà pas mal. Contact : e.mail : DR.ROCK@GMX.AT (Yves)

 

 

D-TALE

(durée : 46'15" – 10 morceaux)

Ce que j'apprécie avec Robert de Target Records, c'est qu'il arrive toujours à trouver des groupes inconnus non signés. De plus du fait de l'orientation de Target, l'on peut à chaque fois être certain de se trouver en présence de formations qui privilégient l'aspect mélodique, loin de la puissance déployée habituellement dans le métal. Il est également clair que parfois du fait de manque de moyens, ces formations bénéficient d'un son un peu moins pointu que les productions officielles (attention, la production est très correcte sur cet album, tout simplement ne possède-t-elle pas la finesse de certaines grosses sorties), mais au moins l'on a entre les mains un album que tout le monde ne possède pas, car en plus souvent ces albums ne sont distribués que par des réseaux connus que par les passionnés. D-Tale est une formation germanique qui existe depuis huit années et dont on n'aurait certainement jamais entendu parler sans Robert qui comme Alain Ricard de Brennus n'est jamais réfractaire à aider les formations peu connues. D-Tale est originaire de Mannheim et a choisi pour s'exprimer comme voie musicale le rock mélodique dans la lignée de groupes comme Dominoe, Jojo, Dark Sky, First Avenue, … style un peu underground depuis quelques années. Les mélodies développées par le combo sont entraînantes ("The Way I Need You", "Sorry Mama", …) au même titre que les ballades qui se savourent tranquillement avec sa douce moitié ("Gardens Of Stone", "Burry My Soul") alors qu'enfin certains titres jouent sur l'alternance  tempos lents/rapides ("My Friend, Goodbye", …). Un album varié dans le registre FM/AOR et que je conseille à tous les adeptes de ce style. Album disponible chez : www.targetrecords.de (Yves)

 

 

ELEVENTH PLAGUE

(2006 – durée : 57’51" – 6 morceaux)

Bien qu’étant une auto-production, cette première démo du groupe parisien Eleventh Plague dispose d’un son correct permettant de mettre en relief le heavy métal de cette formation. Côté chant, c’est bien interprété et le chant haut perché de Jérôme Plu passe bien (voire très bien quand il monte dans les notes hautes) et s’intègre bien aux rythmiques rapides des ses compares. Seul petit reproche : quand il sort de cette texture "aigue", comme sur le début de "King Of A Day", c’est un peu discutable, mais c’est le seul moment où ça coince. Coté influences, on peut remarquer de nombreuses similitudes avec Iron Maiden, comme sur les parties rythmiques de "Pharaoh", "Killer Garden Dwarves" ou sur les solos de "King Of A Day". On sent également que le combo a de la bouteille, les solos sont incisifs ("Secret United" qui possède quand à lui un coté plus moderne), puisque les débuts d’Eleventh Plague remontent à septembre 2004 et il est à espérer que ce groupe continue sur cette voie, car peu de combos français défendent le heavy métal avec cette qualité dans notre pays, chanté de surcroît en anglais. http://www.eleventhplague.com (Yves)  

 

 

EMBALMED MADNESS – 3 WAY SPLIT CD

(2005 – durée : 53’55" – 12 morceaux)

Encore un nouveau split de Nihilistic Holocaust, on peut dire que le label ne chôme pas ! Cette fois-ci, trois groupes sont à l’honneur, et disons le tout de suite, même si avec cette boite ça commence à ressembler à un pléonasme, la qualité est au rendez-vous ! Deux groupes français (Gorgasm et Decoherence) ainsi qu’un Finlandais (Nerlich) se partagent l’affiche. Ce sont ces derniers qui ouvrent les hostilités avec 5 titres excellents de death old school dans la grande tradition des années 9O scandinaves. Ce mélange de passages speed et d’ambiances lourdes, mélodiques et lugubres me fait penser à des formations comme Demilich, Demigod ou Adramelech. Des solos simples mais efficaces, ainsi que quelques blasts bienvenus remontent encore le niveau. Le son est bon et renforce l’impression de noirceur de l’ensemble. Pour moi le meilleur groupe du split, et j’ai, à chaque fois que je l’écoute, le mot DEATH METAL qui s’inscrit en lettres sanglantes dans me tête. Excellent ! Les trois titres suivants reviennent à Decoherence qui officient dans un death métal un peu plus violent lorgnant du coté des derniers Malevolent Creation. Les riffs sont bien foutus, sonnent  souvent américains, les blasts sont nombreux, mais j’ai un peu de mal avec le chant, qui semble hésiter entre le death grave et le hardcore plus braillé, dans un style certes assez à la mode en ce moment mais qui ne me branche pas. Objectivement, c’est bon, mais ça me donne moins le frisson, parce que trop entendu de nos jours. Gorgasm enfin viennent donner leur version du death metal avec 4 titres assez techniques. Le chant est quand à lui très guttural, la production est claire, ce qui permet de mettre en valeur le travail assez impressionnant des grattes et de la basse. On peut dire que ces mecs maîtrisent leur instrument, et ce death technique est hautement intéressant. On a l’impression d’entendre une version très brutale des derniers albums de Death, ou encore des formations techniques comme Oppressor, tout en gardant de belles surprises mélodiques. Très bon, les fans de démonstration violente vont aimer. Bref, trois facettes du death métal, toutes intéressantes, et une fois encore, pour le prix misérable de ce cd, aucune raison de ne pas découvrir les groupes les plus prometteurs de l’underground. Soutenez donc Nihilistic qui commence à avoir un catalogue de grande qualité ! www.nihilistic.ca.tc (Stench)

 

 

EXTINCTION AGENDA / OPPRESSIONSPLIT TAPE

(2005 – durée : 23’05" – 6 morceaux)

Une nouvelle cassette de chez Nihilistic Holocaust, ça fait toujours plaisir, mais là tout spécialement. C’est en effet avec enthousiasme que je reçois la suite des aventures des suédois de Oppressor, qui m’avaient tellement mis sur le cul il y a quelques mois et que je ne m’attendais pas à retrouver si vite. Pour leur nouvelle production, ils se sont associés au groupe américain Exctinction Agenda pour nous balancer, comme il se doit, une split tape entièrement thrash old school. Les deux groupes officient d’ailleurs à peu prêt dans le même registre, à savoir un thrash de la grande époque très influencé par Dark Angel. Le premier groupe a cependant une touche un peu plus mélodique, puisque qu’on trouve des éléments propres à Sadus en plus, voire même des riffs presque death signés Tampa. Une production plus que correcte rend ce thrash indispensable. Le seul regret qu’on peut avoir, c’est l’absence de solos de tueurs sur ces trois titres… On est old school ou on l’est pas, bordel ! C’est loin d’être dramatique, mais ce serait ce qui pousserait le groupe dans l’excellence. Viennent ensuite Oppression, et comme la dernière fois, qu’elle classe, quelle bonheur ! Musicalement on reste dans le même trip, avec une influence quasi constante de Dark Angel époque "Darkness Descent", c’est à dire des riffs frénétiques, un chant qui crache sa haine juste comme il faut. C’est d’ailleurs ce chant qui a le plus progressé sur cette production, bien mieux produit et exécuté que sur la précédente, et ça ne me rend que plus fan encore du combo. Il n’y a rien à redire, les compos sont percutantes, et "l’esprit thrash" y est présent à mort. Une bien belle leçon à nouveau, et une pierre de plus à l’édifice déjà bien solide de Nihilistic Holocaust production. (Stench)

 

 

FALOIDE – THEORIES OF DECADENCE

(2007 – durée : 27’21’’ – 7 morceaux)

Issu du nord de la France comme bon nombre de groupes extrêmes hexagonaux, Faloïde sort avec "Theories Of  Decadence" son premier mini cd depuis la création du groupe en 2004. La musique évolue dans un death métal old-school au tempo assez lent, ce qui donne au groupe un paquet de compo lourdes et sombres au climat malsain omniprésent. Les titres du cd ne sont pas sans rappeler les maîtres du style Obituary et Autopsy, tant le groupe se situe dans un registre proche de la fin de années ’80. Le chant guttural, accompagné des riffs lourds et pesants des morceaux, appuie cette sensation d’écrasement ("Our world", "Brutalize my enemies", "Last theory"). Les musiciens privilégient majoritairement les structures en mid-tempo, consolidant toujours cette impression de pesanteur, ponctué de quelques solos incisifs et précis. Deux petits regrets tout de même, le premier concernant le son qui est par moment trop étouffé et grésillant (surtout après l’intro aux rythmes orientaux de bonne qualité), et le second concernant des compos qui sur la longueur sont à la limite du répétitif. Détails vite oubliés à la faveur de la bonne impression générale laissée par ce mini cd de Faloïde. Encore un groupe Nordiste à suivre dans les prochains temps ! (Sebb)

 

 

FORCE FED – B.I.C.

(durée : 14’36’’ – 4 morceaux)

Force Fed est un trio de Colmar qui ma fait parvenir sa nouvelle démo promotionnelle. La particularité du groupe est que les trois musiciens composent les morceaux et tiennent également tous les trois le micro. On ressent à l’écoute de cette démo que le groupe a pas mal d’expérience derrière lui, expérience acquise au cours des nombreux concerts donnés par le groupe dans la région ainsi que par la diffusion de l’album "Be The One" (600 exemplaires) et d’un autre cd "Boys Band". Le son est correct pour une démo et ne manque pas de relief permettant ainsi de découvrir le métal de Force Fed. Les quatre morceaux de cette démo sont assez variés et naviguent dans toutes les mouvances du métal extrêmes (trash, power, punk,..). Le chant quand à lui reste puissant mais sans rentrer dans l’ultra violence de certains combos.  Force Fed est donc un groupe local qui mérite toute votre attention. Contact : Mathieu : 06.16.19.74.84 – www.forcefed.fr.st (Yves – The Beast – eh oui, car c’est quand même du métal extrême)