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GREY MONDAY - 16:12

(2004 – durée : 16'14" – 3 morceaux)

D'une approche musicalement tout à fait différente que ses compatriotes de Ancient Season, Grey Monday se situe dans un courant plus moderne, un peu dans la lignée de ce que pratique Pure Inc. un autre combo suisse surtout sur le titre d'ouverture ("Come Closer") où le groove est omniprésent. Ce qui frappe d'emblée est la voix rauque de Pad Pfister parfaitement maîtrisée malgré sa jeunesse. Son timbre se fait néanmoins plus feutré sur "The Long Road To Delight", morceau qui débute comme une ballade pour ensuite s'intensifier au niveau des guitares, tout en restant toujours sur une rythme assez calme, alors que le troisième titre joue plus sur la densité et l'alternance rythmes lourds avec parties plus aérées. Voulant mettre tous les atouts de son côté, Grey Monday a notamment utilisé les services de Thom Blunier (guitariste et producteur de Shakra) pour enregistrer et mixer cette démo qui bénéficie donc du son qu'il faut. On est donc loin du son pourri de certaines démos, mais il est clair que cette démarche qualitative favorisera certainement le groupe dans sa recherche d'un label. www.greymonday.ch (Yves)

 

 

HATRED – SOULLESS

(2005 – durée : 47’07 – 11 morceaux)

Premier cd autoproduit pour ce groupe allemand, et la lecture de la fiche de présentation impressionne. Imaginez un groupe formé en 2000, qui nous sort son premier disque, et qui a déjà ouvert pour Sodom, Destruction, Tankard, Holy Moses, Testament, et j’en passe. La presse est d’ailleurs unanime pour saluer ce disque, de Rock Hard à Metal Hammer, tout le monde a craqué. Et je ne suis pas l’exception qui confirmera la règle : ce disque est excellent, c’est à se demander où sont les boss des labels qui n’ont pas encore signé Hatred ! Du thrash très précis, très varié, tout simplement parfait. Le break central de "Betrayal" ressemble beaucoup à l’intro de "Fade to black"  de Metallica, avec ce sens du solo et de la mélodie, d’autres parties sont plus violentes, dans la lignée de la Bay Area, parfois proche d’Exodus ou de Forbidden. De courts blasts décuplent l’energie du combo. Ces mecs maîtrisent à mort, et je ne comprends pas ce qu’attendent les labels, on ne peut pas espérer trouver mieux en matière de thrash métal. Le chant sait se faire varié, entre un parfaitement thrash très typé Nevermore, et un autre plus death métal grogné, l’organe est exploité à fond, que ce soit dans des refrains à la Annihilator ou dans ceux plus féroces à la Holy Moses. Pour enfoncer le clou, cet album sonne comme peu de disques sonnent aujourd’hui ! C’est simple, les choses n’ont pas été faites à moitié, c’est Gerhard Wolfe (Paradise Lost, Running Wild, Pink Cream 69, etc.) qui a produit ce cd. Un investissement indispensable pour tout fan de thrash qui se respecte. Vous pouvez passer commande sur le site du groupe : www.hatredmetal.de (Stench)

 

 

HELLSPAWN / HATEFUL / IMPUREZA -  THREE WAY SPLIT

(2006 – durée : 45’27" – 15 morceaux)

Ah, une nouvelle production signée Nihilistic Holocaust , ça faisait longtemps. Cette fois ci, ce nouveau cd nous propose trois groupes de toute l’Europe, puisque Hellspawn sont polonais (oui, je sais, ça présage du tout bon), Hateful italiens et Impureza français. Un seul point commun : la qualité. Le meilleur est à mon avis ce que nous proposent les mecs de Hellspawn : cinq titres redoutables à la production parfaite. On pouvait s’y attendre, le nom du groupe n’est pas choisi au hasard, et une forte influence Morbid Angel est présente au niveau des structures, mais en beaucoup plus violent. C’est en fait un croisement entre les derniers Morbid Angel et Krisiun . Ici, c’est la pédale au plancher, les blasts sont dans la lignée de ceux des brésiliens, le tout couvert par un chant bien grave. Une technique parfaite pour cinq morceaux tout simplement excellents, tirés de leur démo de 2005. Une révélation, j’adore. Hateful ont eux un son bien plus roots et crade, même si ça reste parfaitement audible, pour un death métal tout aussi violent, mais plus technique. Changement de tempos, variations en tout genre, c’est un peu le genre proposé par la grosse mouvance américaine actuelle du type Hate Eternal. Le groupe n’a pas encore rejoint la qualité de ses modeles, mais ces trois morceaux ont tout pour exciter le fan de death le plus difficile. Ce sont les français de Impureza qui ferment la marche avec là encore un death ravageur techniquement irréprochable qui défoncent l’auditeur le long de ces sept titres à l’influence old school plus marquée. S’il y a bien une constante sur ce split cd, c’est le niveau des membres des groupes, les musiciens ont tous un putain de potentiel techniquement parlant. Impureza propose un musique un poil plus variée, puisque des passages plus lents sont disséminés au détour de blasts furieux, ainsi que de courts passages acoustiques traditionnels. Très bien fait, même si je préfère le coté plus rentre dedans des deux premières formations (c’est bien le problème des splits, on est obligé de comparer les formations entre elles). Une chose est certaine, chaque groupe présent ici a les arguments pour exploser sur la scène internationale, bravo encore à Gab de Nihilistic pour avoir trouver ces perles. www.nihilistic.ca.tc (Stench)

 

 

HOLLOWCORP.

(2005 – durée : 20’54” - 3 morceaux)

C’est lors du concert de Jesu en juin dernier à Colmar que j’ai découvert HollowCorp. A la fin de leur concert, je suis allé acheter leur démo, ce qui démontre déjà que j’ai apprécié leur show. Petite présentation, le groupe a été fondé sur les ruines de Coverage en 2005, est formé de cinq membres et joue un doom-metal moderne très à la mode en ce moment, dans la lignée de nos voisins bâlois de Zatokrev. Et la preuve en est cette démo, trois titres, vingt minutes, c’est pas du doom ça ? Grâce aux morceaux présents sur la démo, on peut avoir une très bonne idée d’ensemble de la musique des colmariens. La lourdeur des riffs est omniprésente et confère une noirceur malsaine à la totalité de la production. Le chanteur erre entre passages modulés et passages hurlés, accentuant encore plus l’impression d’étouffement générale. Une ambiance parfaite pour ce style musical. De plus les intermèdes mélodiques de certains morceaux nous berce à la limite de la mélancolie, apportant une douceur amère aux compositions. Une musique bien ficelée, un chant bien foutu, un style musicale dans l’engouement actuel, et en plus une attitude scénique déjà bien rodée, HollowCorp devrait trouver un certain succès avec l’album en préparation, et devrait aisément confirmer la bonne impression laissée par cette démo. (Sebb)

 

 

HOLLYWOOD PARTY – BACK TO L.A.

(2002 – durée : 11’17’’ – 4 morceaux)

Pour les musiciens d’Hollywood Party, le rock semble s’être arrêté du côté de Los Angeles, quand Mötley Crüe, Poison, Warrant et consorts apportaient leurs lots de sensations à un public rock qui demandait juste du fun et de la bonne musique pour s’éclater. Malheureusement la vague grunge est arrivée et cet état d’esprit a momentanément disparu pour réapparaître de nouveau ces derniers mois avec le retour en force de ces groupes américains qui ont toujours su conjuguer musique et fun. Hollywood Party, composé de musiciens de la région de Montbéliard l’ont bien compris et essayent à leur façon de ranimer la flamme dans nos contrées en proposant des morceaux fortement influencés par ce rock made in Los Angeles. D’ailleurs, je ne peux que vous conseiller d’aller voir le groupe sur scène, car leur set comprend de nombreuses reprises de ces groupes américains et ça déménage pas mal. En ce qui concerne cette démo, il faut reconnaître que le produit est bien fini avec un cd où l’on retrouve le visage des quatre musiciens sur le cd (comme d’ailleurs sur le dernier Poison !!!), une piste cd room (avec des extraits vidéos sympas) ainsi que trois morceaux (le quatrième morceau étant juste un délire de quelques secondes) qui proposent du rock évidement influencé par le rock américain. Les morceaux sont sympas, mais manquent de relief, cela étant en partie dû à une production moyenne. Il reste que les bases d’Hollywood Party sont saines et que l’avenir s’annonce sous de bons hospices pour ce groupe s’il continue sur sa lancée. Contact : http://hollywoodparty.free.fr (Yves)

 

 

HUTT SESSAO DESCARREGO

(2005 – durée : 40’35" – 39 morceaux)

39 morceaux pour 40 minutes, faut que je vous fasse un dessin ? HUTT ont choisi l’option grindcore pour nous péter la tronche, et ma foi, ils y arrivent plutôt bien ! Cette tape contient l’intégralité de l’album de 2004 "Sessao descarego" (qui compte 29 titres) ainsi qu’en bonus la démo "Miseravel" sortie en 2003, qui elle contient 10 titres. Que dire ? C’est du grind 100% classique, pas de mélange de merde avec des éléments hardcore ou death, juste une bonne tranche de putain de violence blastée dans la grande tradition de Rot, ou des plus modernes Rotten Sound, et surtout de Cripple Bastard. Les deux chants alternés, graves et criards, sont eux aussi très classiques, et le braillé est un peu dans la mouvance des hurlements du chanteur de Nasum. Le son est largement au dessus de la moyenne de beaucoup de sorties actuelles dans ce genre, ce qui rend l’écoute vraiment intense. Ces quelques 40 morceaux ne cherchent absolument pas à révolutionner le grind. Bien au contraire, il semblerait que le but soit de coller le plus possible aux canons du style, et c’est tout à fait réussi, n’importe quel fan de vrai grind devrait être conquis par ces brûlots. Quelques samples viennent offrir à l’auditeur des courts moments de répit avant de le replonger dans la sauvagerie. Une bonne occasion de (re)découvrir le grind old school, celui qui nous éclatait tant avant qu’il ne soit pollué par des influences extérieures qui l’ont rendu plus accessibles aux oreilles fragiles de la nouvelle génération… A commander d’urgence pour moins de 5 euros chez Nihilistic : www.nihilistic.ca.tc (Stench)

 

 

INOPHIS

(2007 – durée : 34’36’’ – 10 morceaux)

Inophis est un jeune touche à tout, prodige de la guitare, issus des terres bretonnes. Touche à tout car le jeune homme a joué dans plusieurs formations aux styles très différents les unes des autres, grunge, hard, black, rock celtique… Prodige car notre guitariste Brestois a un très bon niveau à la six cordes, et cette démo 100% instrumentale le démontre parfaitement. Les influences majeures du cd sente fort ce bon vieux Joe Satriani, mais Inophis reste tout de même un niveau en dessous. Sa musique est pleine d’émotions et d’atmosphères différentes présentes au fil des titres. Il manque encore le côté démonstratif et virtuose indispensable à chaque guitariste instrumental, mais peut être qu’avec la formation d’un groupe à proprement parler, ce point là pourra se développer. La production est relativement bonne, le son est bon, et on ne réalise pas vraiment que seules les parties de guitares ont réellement étés jouées, la section rythmique et les autres instruments étant réalisés informatiquement. Mes coups de cœur principaux vont naturellement aux titres les plus complexes et/ou rapides, “No school”, “Kids rocks”, “Hymne for the Earth” et à la très belle ballade “Next to you”. Le cd pêche juste sur la fin, les trois plages précédant le morceau de fin n’étant pas aussi intéressantes et entraînantes que les autres morceaux (surtout la ballade aux insupportables relents de guimauve pop-folk so british). Une démo inspirée, qui je l’espère permettra à Inophis de passer au stade supérieur. Chapeau (rond) bas, quidam troubadour de l’Armorique. (Sebb)  Contacts : inophis@hotmail.fr et www.myspace.com/inophis

 

 

LETHAL MIND – A THOUSAND VOICES

(2006 – durée : 18’45’’ – 4 morceaux)

Fatal me direz vous ? En quelques sorte ! "A Thousand Voices" est la première démo du groupe originaire de Paris, Lethal Mind. Agréable surprise du RaismesFest 2007, il faut maintenant juger le quintet sur son unique galette. A forte dominance thrash, de nombreuses influences viennent édulcorer une musique très puissante. Lionel (basse) a écrit, enregistré, mixé et masterisé  cette démo auto produite. Dès lors on comprend mieux pourquoi la basse à cette importance si particulière. Slap, tapping, ça percute avec une rythmique très lourde. Jamais de baisse de tension, les parties plus solennelles approfondissent et régénèrent les morceaux avec de très beaux soli expressifs ("A Thousand Voices"). "Digital life" enchaîne les riffs et les parties techniques, un vrai régale doublé par une grosse caisse très excitée. La voix de Mathieu s’éraille plus ou moins entre refrain et couplets mais elle trouve sa complaisance dans un registre très rauque. La suite s’inscrit dans le même registre avec "Menthal Void" et "Refusal". 4 morceaux, ça passe vite mais les nouvelles compos sont déjà prêtes et bien en place pour les concerts. Il faudra néanmoins attendre 2008 pour voir la sortie du prochain disque. Faites un tour sur leur site, d’un simple clic vous pourrez entendre cette démo  http://www.lethal-mind.com . (Yann)

 

 

LOVECHILD

(2003 – durée : 20'50" – 4 morceaux)

Très bonne production, bonnes mélodies, chant bien en place, Lovechild, quatuor du Liechenstein a tout pour réussir, car son hard rock mélodique fait partie du haut de panier. Le premier titre "Battlefield" est basé sur un mi-tempo introduit par une guitare acoustique permettant à Werner Schweizer de montrer l'étendue de son chant avant que le titre évolue vers une alternance acoustique/électrique. Le deuxième titre "Eyes Wide Shut (perfect day)" se veut plus hard traditionnel alors que "Midnight Train" monte encore d'un cran avec une patate communicative dans la lignée des Bon Jovi, Dokken, Gotthard et consorts.  Assurément le meilleur titre du combo. Comme tout bon album mélodique , celui-ci se termine par une ballade ("Close"), très réussie de surcroît, avec toujours une qualité de chant bien présente. Le groupe est actuellement en contact avec plusieurs labels pour la sortie de son premier album et nul doute que celui qui les signera aura dans son catalogue un très bon groupe de hard mélodique. www.lovechild.li (Yves)