a

Retour    

   

 

MONACO MONACO –THE DAILY PATIENT

(2007- durée: 12’07’’ -4morceaux)

Chroniquer des cds de différents styles vous fait parfois tomber sur un monde différent, et après des disques de doom, de death  ou je ne sais quoi, voilà qu’un disque de pop rock acidulé vient percer les noirceurs métalliques. D’un visuel très coloré, les 4gars de cette formation grenobloise reste fidèle à une pop électrisé aux accents hirsutes. Le chanteur ne se prive pas de s’égosiller et de transmettre toute son énergie. Pas d’économie dans leur démarche, il faut y aller à fond. Point de grande surprise malgré tout, mais le développement de leurs titres est bien trouvé et l’intervention décalée de la basse ou de la guitare avec des solos stridents sont d’un bon effet. J’ai une légère préférence pour un titre qu’ils n’ont pas écrit "Us viking Rider", le plus énervé de la démo. Toutefois, je ne l’écouterais pas en boucle. Les 4titres assez courts donnent une impression de répétition vu qu’ils s’enchaînent trop vite. Le message des compositions est délivré trop rapidement pour assouvir les oreilles. (Yann)

 

 

MOLOSSE – MISANTHROPIQUE INCANTATION

(2006 – durée : 16’43" – 5 morceaux)

Retour de nos régionaux après quelques apparitions scéniques (dont le Grillen de Colmar et le Molodoi de Strasbourg, excusez du peu !) et une démo sortie il y a 2 ans. Une chose est évidente, le groupe en veut et n’a pas lésiné sur les moyens, le premier contact en met plein la gueule : vrai cd pro, jaquette couleur à l’artwork qui en jette, booklet huit pages, les jeunes vont au bout des choses et se donnent les moyens nécessaires pour réussir (certains parlent beaucoup, d’autres, plus malins, agissent…) Enregistré au Downtown studio, le son, sans me mettre sur le cul (je le trouve étouffé) est très largement acceptable, le déplacement en studio valait visiblement le coup. Autre point important, c’est la progression évidente des musiciens : tout est en place, finies les bourdes de la démo, c’est carré. Molosse a bossé, ça ne fait aucun doute. Musicalement par contre, je reste plus dubitatif. Le premier titre passe sans problème, dans une approche deathcore sautillante qu’une accélération bienvenue vient encore varier. Pour tout dire, ce titre me fait penser aux premiers enregistrements de Diphtery (ça doit être dans l’air régional, ça !) Simple, efficace, même si l’accélération très courte nous laisse sur notre faim. Le problème, c’est que la simplicité du premier titre devient vite handicapante, puisque tous les titres se ressemblent bien vite. Un ou deux riffs étouffés, une accélération, et rebelote. "Marche ou crève" utilise le même schéma que "L’opium", qui est repris dans "Glorieux souterrain", les riffs se suivent et s’auto plagient… Bref, il n’y a que 5 titres, et je m’ennuie déjà, il ne se passe pas grand chose. Trop peu de riffs, et trop de similarité plombent la galette, tout se ressemble. Ce qui crée sans doute cette lassitude, c’est un chant pas encore maîtrisé : chercher à vouloir chanter grave n’est pas forcement la meilleure idée, d’autres registres seraient peut-être plus adaptés. De même, la façon de placer la voix est lassante : un couplet lent, le chant est lent ; un autre rapide, le voix se fait speed. Linéaire et prévisible… Au final, une évolution flagrante, une réelle volonté de faire les choses en grand qui finira par payer. Pour l’instant, le groupe doit, je pense, bosser encore, et éviter de brûler les étapes. Tout vient à point à qui sait attendre, non ? Bah j’attends alors l’éclosion, qui ne tardera pas ! (Stench)

 

 

NO FEAR – OUR SAYING

(2000 – durée : 40’42’’ – 10 morceaux)

Alors que No Fear est en train de finaliser son deuxième album qui devrait sortir prochainement, j’ai décidé de m’intéresser à leur premiere galette qui s’inscrit dans un style hard rock mélodique. Ce combo transalpin a composé des titres certes directs, mais qui possèdent toujours un ou deux détails, un break, une partie acoustique qui font que l’on n’a pas l’impression d’entendre toujours le même titre. Malgré une production que j’aurais aimé plus puissante, mais cela s’explique par le fait que cet album est une auto-production, No-Fear développe un hard rock qui prend ses racines dans les eighties avec un chant de Dario Tiralongo qui n’est pas sans rappeler celui de Tobias Sammet d’Edguy notamment sur le titre "Free As A Bird" qui sous couvert d’un début assez calme se déchaîne très rapidement. Les guitares sont carrées et nous rappellent le bon vieux heavy ricain toujours d’une efficacité redoutable avec ses chevauchées et de nombreux solos disséminés par ci par là alors que "Virtual Life" et "Pont Of No Return" se posent là également pour nous prouver que les italiens aiment également les ballades.  Vivement le nouvel album. Contact : www.no-fear.it (Yves)

 

 

OFFENDING – THE DESTRUCTION OF THE HUMAN SPIRIT

(2007 – durée : 14’31’’ – 4 morceaux)

Groupe fondé en 2002 et originaire de la côte Atlantique, Offending a sorti fin décembre sa nouvelle démo composée de quatre titres de pur death métal.  Quelques changements de line-up survenus au début de l’année 2007 ont vu les places de chanteur et de bassiste revenir respectivement à Jesus The Butcher et Yoni, tous deux membres de B.S.D. (dont la démo a été chroniquée courant 2005 par Stench). Offending joue une musique ancrée dans le death métal, brutale et rapide, dont on sent à la fois les influences old-school et modernes, les dernières prédominant légèrement. Dès le premier titre, "Without anything", le chant m’a fait penser à celui de Deicide, avec cette touche caverneuse et lugubre tellement appréciable qui permet aux titres de se parer d’une ambiance d’outre-tombe, atmosphère très présente sur  le  dernier morceau "The destruction of the human spirit". Pour la musique, le groupe varie les tempos et les influences (blast, breaks plus old-school, solos strident, riffs rapides et brutaux…), dont le second titre, "Don’t let us down", est l’illustration parfaite. Le seul morceau se dégageant de l’atmosphère générale est le troisième titre, "Mental corrosion", dont les influences sont plus thrash old-school, avec un chant comprenant quelques passages clairs. Un titre de très bon calibre, avec des parties death très brutales entrecoupant les parties plus thrash, qui réussi à calmer un peu la furie générale. La production suit l’ensemble de cette démo en étant elle aussi très propre et soignée, proposant un très bon son et un beau travail de l’artwork. J’attends la suite avec impatience, en espérant que la prochaine tournée passe par chez nous ! (Sebb)  Contacts : www.offending.fr et www.myspace.com/offending

 

 

PARALLAXE

(2002 – durée : 22’19’’ – 3 morceaux – la démo complète 3 morceaux supplémentaires)

Venant de Vayres en Gironde, ce quatuor nous propose une musique riche mais qui n’est pas facile d’accès, cela étant dû principalement à l’absence de chanteur puisque les morceaux proposés sont entièrement instrumentaux et que ceux-ci regorgent d’idées qui nous emmènent dans différentes directions. Il convient donc d’écouter la musique du groupe au calme afin d’en appréhender toutes les facettes. On navigue entre métal, entre progressif, entre rock et l’on n’est pas loin parfois de la richesse du jazz rock. Au détours des notes, on remarquera également des influences classique (Paradoxe) ou jazz avec une pointe d’ambiance atmosphérique même un peu planante (In Extremis) rendant l’ensemble original et intéressant à écouter. Site web : http://parallaxemusic.free.fr (Yves)

 

 

PAVILLON ROUGE – MIZUAGE

(2008 – durée : 14’12” – 4 morceaux)

Pavillon Rouge est un groupe originaire de Grenoble qui signe ici son premier mini cd. La musique du trio est agressive et très typé indus (dans la veine de Fear Factory), mélangée à des passages black passés à la sauce indus (pouvant rappeler par moment Emperor). Après une courte intro, le premier vrai titre commence, “Cauchemar kashmir”, qui démontre tout le talent du groupe en associant parfaitement les différents styles joués du groupe. Le métal indus reste la trame de base et est présent à chaque instant, tandis que les passages black viennent se greffer dessus pour apporter un coté noir et glauque aux titres. Sans oublier les parties plus calmes et plus mélodiques chantées en voix claire et douce qui véhicule comme un havre de paix et de répit dans toute cette violence. Le titre suivant, “La porte de Jade”, est du même acabit avec néanmoins une ambiance plus atmosphérique et toujours ces vocaux clean qui apportent cette touche de fraicheur tellement agréable. Quand au dernier morceau, “T.A.O.S.”, il s’agit d’un cover de Black Lodge à la sauce Pavillon Rouge. Une démo très prometteuse qui m’a donné plus que l’eau à la bouche ! Putain, j’attends la suite avec impatience !! (Sebb) contact : www.myspace.com/pavillonrougetheband

 

 

POST-MORTEM -  MANKIND AUTOPSY

 

(2002 – durée 12’23’’ - 4 morceaux)

Depuis 1995, nos Mulhousiens de Post-mortem ont fait bien du chemin dans le monde du Death Métal. Après un 1er MCD intitulé "Mystic Delight" et de nombreux concerts, Laurent, Samuel, Manu, Jack et Fabrice sont de retour avec un 2ème MCD "Mankind Autopsy" un 4 titres de 12’53’’ de Death Métal Brutal très technique. Plus arrangé, plus sophistiqué, ils nous prouvent leur performance en tant que musiciens et chanteur. Les morceaux sont très techniques avec des guitares aux riffs endiablés et une batterie bien posée le tout couronné par le chant caverneux de Manu. Un Death Métal de qualité et digne d’un Morbid Angel ou autres du même genre musical. Amis Death métalleux prenez un peu de votre temps et faites-vous plaisir avec Post-Mortem. Pour vous le procurer, sachez qu’il est disponible dans les réseaux Fnac ainsi que chez Adipocere. Contact : Post.Mortem@evhr.net (Anne-Marie)

 

 

REMORSE – GRIND CUTTER

(2004 – durée : 14’36" – 3 morceaux)

Quand j’ai reçu cette démo, j’ai naïvement pensé à un clone de Metallica, à cause du nom du groupe… Ce n’est qu’à la lecture du titre que j’ai dû me mettre sur mes gardes : "Grind cutter", ça ne doit pas être innocent…Et j’ai bien fait ! Cette démo mérite vraiment son titre, et coupe dans le vif ! Si la production est moyenne, elle laisse cependant deviner l’ampleur de la déflagration. Mélange entre grind, hardcore et riffs death, la musique de Remorse est vraiment explosive, et par moment se rapproche beaucoup de groupes de powerviolence à la FUBAR ou Enemy Soil, avec cette agression constante, ces hurlements non stop, et surtout cette débauche d’énergie, cette rapidité, ces blasts, de quoi tout casser lors des concerts donnés par le groupe. Et là, ça doit être quelque chose ! Par contre, Remorse est loin d’être un clone, et on peut même dire que malgré qu’il ne s’agisse que d’une démo, le groupe a déjà trouvé son identité propre. Plus technique et saccadé que d’autres groupes dans le même registre, plus varié également, on peut déjà affirmer que ce groupe a une longue voie tracée devant lui. Autre originalité, les titres sont relativement longs, chose peu fréquente dans le grind, preuve supplémentaire que ce qualificatif est bien trop réducteur. Une excellente découverte que je conseille de tout cœur aux plus extrêmes d’entre vous ! bass_respect@hotmail.com (Stench)