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(2007 - durée : 16’33 – 4 morceaux) Originaire de Besançon, Shades Of Syn est un combo qui délivre un métal teinté de death comportant de nombreuses parties mélodiques, cet aspect moins extrême étant le fruit de la présence de claviers qui abattent un boulot conséquent ainsi que de parties de guitares assez heavy avec des solos incisifs. Vocalement, c’est assez extrême, sans être guttural, la voix de Mikael Benetry étant assez rugueuse. Techniquement, c’est bien fait, d’autant que la dualité des claviers de Rozie Wagner avec les guitares de Mikael et John Raymond s’imbriquent parfaitement, alors que la section rythmique assure son boulot correctement. A noter que le combo est d’ailleurs à la recherche d’un nouveau bassiste. En tout cas, quatre titres sympas, avec un son qui même s’il reste celui d’une démo reste correct pour un groupe qui plaira aux fans de Children Of Bodom, influence prédominante de Shades Of Syn. Contact : http://www.myspace.com/shadesofsyn (Yves)
(2003 – durée : 22’26’’ –5 morceaux) A l’image de la pochette de leur démo, la musique de Solaris n’est pas évidente à définir et peut même être considérée comme cérébrale, dans le sens positif du terme car elle se démarque des modes et fait découvrir des nouveaux espaces sonores à l’auditeur. Le tout est assez calme, atmosphérique, un peu gothique mais la présence de guitares lourdes donnent une coloration métal à l ‘ensemble. Entre Paradise Lost, Anathema et Pink Floyd, Solaris est à découvrir. Contact : David Rivet 3 rue Charles Bach 87000 Limoges. E.mail. : dismissing_memory@voilà.fr (Yves)
(2005 – durée : 32'12" – 10 morceaux) Venant de la région de Guebwiller, Tchaïra est un groupe d'électro-métal qui nous convie à un voyage intemporel dans les sphères de sa musique. Plus orienté sons électroniques que métal, le style de Tchaïra n'est pas évident à appréhender au premier abord et demande une ouverture musicale pour entrer dans son univers. Même si la guitare n'est pas sur le devant, elle est néanmoins active, comme sur "Embrayes" avec son riff hard ou sur "Lightening" où elle se décline en acoustique. Cet album est l'œuvre de Claude qui tient les guitares et de Vanessa qui s'occupe des vocaux avec notamment trois textes chantés en français. Les rythmes sont parfois planants ("Aquatatique", "Ages") avec une certaine répétitivité dans les tempos, alors que d'autres compositions se veulent plus "remuantes" ("Mineral") avec un chant plus agressif sur ce type de schéma. Etonnant, mais pas dénué d'intérêt, Tchaïra vous invite à découvrir son approche de la musique qui s'est vu renforcée depuis par le retour d'Akim derrière les fûts et qui permet au groupe d'avoir un son plus organique. www.tchaira.com (Yves)
(2008- 15‘48‘’ – 4 morceaux) Under My Skin est la première démo du groupe situé dans le sud de la France. 4 titres dont une première piste instrumentale, très bien harmonisée, visant à placer sur orbite "Under my Skin". La musique est sombre et quelque fois, des atmosphères nous enveloppent et reproduisent ainsi l’effet visuel de la pochette. Le corps est enveloppé d’ondes, de fumées pourpres qui nous enivrent. Cet effet de style est trompeur car il vient donner de la volupté à des compos le plus souvent black et modernes, violentes et rageuses qui s’inscrivent néanmoins dans une trame commune. Malgré un chant très brut pas toujours des plus appropriés le profil de la démo démontre que le groupe à plusieurs visions esthétiques. "Lethal Art of Life" dévoile un chant clair, calme et posé. Le piano prend plus d’importance dans les passages instrumentaux et régénère les morceaux. A l’inverse de nombreux cds, il s’opère une véritable montée en puissance émotionnelle. "Worldwide Horror" clôt le cd avec une dernière salve de surprises. Duo de voix masculine et féminine chanté de façon tragique et fragile, solo de guitare sensible et subtile dans une atmosphère avant-gardiste à la Arcturus, l’enchaînement est fluide et clair tout comme nos convictions, nous en voulons plus. (Yann)
(2006 - durée : 8’03" – 2 morceaux) La plupart du temps, quand on juge un album, c’est en comparaison à des choses déjà existantes. On situe la qualité du disque par rapport à d’autres disques du même genre, ce qui permet de situer le niveau, les idées, etc. Le problème est différent lorsqu’on reçoit un truc complètement à l’ouest, qui ne ressemble à rien de ce qu’on avait entendu jusqu’à présent. C’est le cas de cette démo deux titres, et c’est tellement novateur que j’aurai du mal à dire si c’est bon, ou si c’est du foulage de gueule pur et simple. Deux mecs composent au sein de XΩX, un guitariste qui s’occupe de la programmation d’une boite à rythme, et un bassiste chanteur. Le résultat est à peu près aussi difficile à appréhender que le nom du groupe est impossible à prononcer. Imaginez une version industrielle de Naked City, où les parties jazz sont remplacées par des dissonances hallucinantes, le chant quant à lui est complètement barge, de la plainte miaulée au hurlement de singe, du beuglement death aux vocalises les plus variées (pleurnichages, braillements…). Tout ici n’est que saccade, disharmonie douloureuse, sons étranges dont on doute qu’ils proviennent d’une guitare, on est vraiment dans un univers proche de celui de John Zorn, en plus métallique, en plus tordu, en plus métal surtout. Deux titres qui sont de purs joyaux d’originalité, une mise en place de barge, un trip complètement barré dont on ne sait quoi penser. Apres tout, si on se passe en boucle ces deux titres sans s’en lasser, on peut dire que la démo est excellente, non ? Même si franchement, on n’a toujours pas compris ce qu’il s’y passe. Magistral, l’album qui va suivre devrait retourner la planète. J’ai hâte, putain, j’ai hâte ! Si comme certains le pensent, les artistes sont fous, ces deux mecs là sont des génies ! (Stench)
(2005 – Durée : 47’33’’ – 10 morceaux) Et voila venir ce que le groupe Yayeth Corpse présente comme son premier véritable album. Si l’artwork est soigné, avec pochette pro et tout le bordel, musicalement ça se rapproche plus d’une très bonne démo. Le son en effet, sans être mauvais, ne troue pas le cul, et les morceaux semblent parfois exécutés sans motivation, desservis par un son plat et deux ou trois approximations rythmiques. Des détails bien entendu dont je n’aurais même pas parlé si on m’avait présenté cette production comme une démo, mais si on parle d’album, on place la barre plus haut, je trouve. Musicalement, le groupe se situe vraiment à la frontière du gros death qui bute et du black métal. C’est à dire que certains riffs, certains blasts, et le chant ultra guttural sont vraiment death métal jusqu’à l’os, alors que d’autres passages plus glauques, qui utilisent des arpèges saturés, des chants clairs incantatoires, sont vraiment black, pas si éloignés des vieux Mayhem par exemple. Une voix qui se sait se faire criarde rapproche encore la fusion entre les deux genres. Yayeth Corpse a donc l’excellente idée de ne pas jouer la carte de l’ultra brutalité, mais de varier les compositions entre la violence et le malsain. Cela a pour effet de créer une galette variée qui peut brancher les fans des deux genres. Par contre, certains riffs vraiment simples (ce qui à la base n’est pas négatif) sont répétés trop longtemps ou trop souvent, et si la première impression est positive, la tension baisse très vite, à cause d’une trop grande linéarité, et en fin de compte tout cela est très répétitif, avec l’impression d’écouter les mêmes titres en boucle. Un premier essai qui laisse entrevoir des possibilités certaines, grâce à un mélange réussi entre deux genres, mais il faudrait à mon avis trouver des plans plus audacieux pour booster l’ensemble qui demeure assez ennuyeux. A suivre donc ! http://yayethcorpse.free.fr (Stench)
(2005 – durée : 32’50" – 8 morceaux) Voici la première démo d’un groupe du nord alsace, formé d’un duo qui propage son bruit depuis un moment maintenant dans notre région. En effet, si Zoltum n’est pas un projet très ancien, ses membres sont connus pour avoir joué auparavant dans Apoptose, projet death/black maintenant mort et enterré. Première démo, et première impression plutôt positive, puisque la formation ne s’est pas contentée de suivre la mode en balançant comme tout le monde un grind indigeste ou un black métal symphonique, mais a bien eu le courage de suivre sa propre voie, celle du death métal old school, bien lourd. Les compos sont pour la plupart simples, soutenues par des riffs faciles qui rentrent vite dans la boite crânienne (est-ce cela, leur "Manipulation mentale" ?), souvent mid tempo, même si des accélérations sont aussi de la partie. Gras et intenses sont deux mots qui définissent bien les morceaux de cette démo. Les textes en français sont balancés par deux chants bien distincts, l’un haineux et criard, l’autre plus deep, dans une alliance bien sympathique. Bien entendu, on peut s’attendre à quelques imperfections liées au relatif jeune age du groupe (des lignes de chant parfois trop longues, qui couvrent la musique, créant un effet lassant à la longue sur "Schizophrénie" par exemple… Cela donne un résultat souvent indigeste. Faut se prendre le temps de respirer, les mecs !), mais malgré tout, pour un premier essai, c’est plutôt concluant. Il ne reste plus qu’à leur souhaiter de trouver vite un batteur pour remplacer cette horrible boite à rythmes, ce qui leur permettra de passer au stade supérieur. J’attends la suite ! (Stench)
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