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EDITO
De peu ! Et oui, de peu Iron Maiden aurait à nouveau foulé les planches du théatre de plein air de la Foire aux Vins de Colmar. En effet, Claude Lebourgeois, directeur artistique, m’avait contacté pour en discuter et tout semblait convenir : une date : le 17 août, une demande de la part du public (le concert du 14 août à Bâle étant complet depuis longtemps) et une proposition financière correspondant aux attentes du management du groupe. Malheureusement, ce dernier a décliné l’offre, car devant jouer en Russie le 19 août, le groupe a préféré arriver en avance afin de régler tous les préparatifs de son concert, leur dernier passage à Moscou ayant été très chaotique au niveau organisation. Dommage, mais que cela ne vous empêche pas de profiter des autres concerts rock de la foire aux Vins, avec Alanis Morissette, le mythique Neil Young, le retour de Matmatah et surtout le concert heavy symphonique de Nightwish. (Yves)
ALBUMS/INTERVIEWS
(2008 – durée : 77’12’’ – 13 morceaux) Pour son premier enregistrement live, le combo germanique Soul Doctor nous propose treize titres pris sur le vif entre 2005 et 2007 lors de différents concerts (Berlin, Ludwigsbourg, …). Le label ayant eu la bonne idée d’enchaîner les titres, on ne ressent pas de baisse de régime tout au long de ce cd qui regroupe les meilleurs titres du groupe, le tout donnant au final une sorte de best of live. En effet, l’on retrouve des extraits des quatre albums du groupe ("Soul Doctor", "Systems Go Wild", "For A Fistful Of Dollars", "Blood Runs Gold") le tout dans une ambiance très chaude, mettant très bien en avant ce hard classique, mais oh combien chaleureux magnifié par la voix puissante de Tommy Heart. Les titres sont directs, et ça swingue pas mal avec de nombreux solos, parfois rehaussés de samples de claviers, parfois dans des versions plus longues que celles présentes sur les albums studio. A noter que cet album sort également accompagné d’un cd bonus comprenant quatre titres dans des versions différentes. En résumé, si vous êtes à la recherche d’un bon album live dans le registre hard traditionnel, très mélodique, avec des titres accrocheurs ("Blood Runs Cold") mais aussi des moments plus calmes ("See You In Heaven"), "That’s Live" répondra à vos attentes. (Yves)
(2008 – durée : 47’45’’ – 10 morceaux) Le groupe français grenoblois Lonewolf prouve avec "Made In Hell" que dans l’hexagone, il existe aussi des combos qui savent proposer du métal qui prend ses racines dans le heavy direct et sans fioritures, un peu à la manière de Running Wild (Lonewolf a d’ailleurs participé au tribute album "Rough Diamonds" en hommage au combo allemand) au niveau des riffs ("Shadowland") ou Grave Digger. En effet, cette dernière influence ressort au niveau rythmique, mais aussi d’un point de vue vocal puisque la voix grave de Jens Borner, également guitariste, n’est pas très éloignée de celle de Chris Boltendahl. Le son est très bon et a été mixé en Allemagne renforçant le côté pro de l’album (on entend distinctement tous les instruments, même la basse qui abat un boulot conséquent) qui bénéficie également d’un bon travail aux niveaux des guitares, l’album comprenant de nombreux solos. Encore une fois et je le répète, la scène française prend du gallon et il serait dommage de ne pas la soutenir, car ce troisième album de Lonewolf est vraiment très réussi et devrait accrocher de nombreux graisseux européens. (Yves)
(2008 – durée : 59’28’’ – 11 morceaux) Cela faisait un bail que l’on attendait ce nouvel opus studio du serpent blanc et j’avoue que j’avais certaines craintes, notamment du fait que la voix de David Coverdale avait montré quelques faiblesses lors du concert que le groupe avait donné en juin 2006 au Bang Your Head festival mais également par le fait, que les nouveaux titres figurant sur le double cd live ne m’avaient pas trop convaincus. Heureusement ce nouvel opus balaie tout sur son passage avec des titres de grande classe qui nous ramènent vers l’album "1987". L’album se décompose entre morceaux puissants ("Best Years", "Call On Me") et trois ballades (l’une classique "All I Want All I Need", les deux autres "Summer Rain", "’Till The End Of Time" étant déclinées en acoustique) mettant en valeur toute la sensibilité de ce chanteur d’exception, alors que les titres hard nous conforte sur ses capacités. Du grand art, d’autant que la "dream team" qui l’accompagne se montre impériale, avec Doug Aldrich et Reb Beach aux guitares qui enflamment tout sur leur passage avec un groove qui suinte de partout ("Good To Be Bad") accompagné d’un sens inné de la mélodie ("All For Love"), le tout incluant parfois des connotations bluesy ("A Fool In Love"). Vivement le Graspop pour vérifier de visu, si la morsure du serpent blanc est toujours aussi brûlante. (Yves)
(2008 – durée : 43’40’’ – 10 morceaux) Guitariste de Danger Danger, Rob Marcello s’est associé avec le chanteur Frank Vestry pour proposer à nos petites oreilles attentives, des compositions qui s’inscrivent dans une lignée Bon Jovi/Winger. Les parties de guitares sont excellentes, les solos parfaits (Rob donne environ 150 "clinics" chaque année), les refrains "killers", la voix de Vestry parfaite. Cela fait vraiment plaisir à entendre, d’autant qu’il y a encore quelques années, ce type de hard mélodique était tombé dans l’oubli, mais fort heureusement, le public a de nouveau adhéré à ce type de musique qui interpelle immédiatement par la force de ces mélodies. Tout l’album est un florilège de morceaux accrocheurs, comprenant juste une ballade ("Gone") qui permet de reprendre son souffle. Un album excellent qui s’inscrit d’emblée dans le meilleur de la tradition du hard rock ricain mélodique (Babylon AD, Danger Danger, …). (Yves)
(2008 – durée : 49’40’’ – 11 morceaux) Bombe atomique et courroux de dieu ont un nouveau synonyme : Testament ! Ce nouvel album des Américains, qui s’est tout de même fait longuement attendre depuis la reprise des concerts par le groupe après la convalescence de Chuck Billy est un véritable joyaux de thrash pur jus et tout en violence. Tout le talent de Testament est au rendez-vous et ne déçoit pas un instant. Les quatre premières plages du cd passent a une vitesse incroyable tant les titres sont bons et entraînants (“More than meets the eyes”, “The evil has landed”, “The formation of damnation”). Arrivé à la plage cinq (“Danger of the faithless”), on a droit a un peu de répit grâce à un titre au tempo plus modéré et plus mélodique. Les morceaux suivant reprennent l’énergie instaurée au début du cd. “Henchmen ride” et “Afterlite” font parti des futurs classiques du groupe présents sur l’album, et sont une réelle invitation au mosh-pit ! Les musiciens font encore une fois des prouesses, et le trio Peterson/Skolnik/Christian présent aux débuts du groupe se trouve secondé à la batterie par un Bostaph au sommet de sa forme. Chuck apporte encore une fois ce doux mélange de chants gutturaux et mélodiques qui donne tant de puissance aux morceaux du groupe. Un album de Testament qui se situe juste entre les premiers albums et les derniers, et qui conviendra facilement aux fans de thrash et à tous les amateurs de bon métal ! Thrash is back !! (Sebb)
(2008 – durée : 52’37’’ – 10 morceaux) Une des grosses claques de cette année, après le skeud d’Airbourne, est "Walking The Boogie" des italiens de Small Jackets. N’est-ce pas Alex ? En effet, ce cd a tourné en boucle une bonne partie du trajet du retour du Rock Sound à Huttwil et nul doute que l’énergie déployée par ce combo a facilité notre retour en nous maintenant éveillé !! L’avalanche de riffs nous a fait penser à Ted Nugent ("My surprise") avec un côté prononcé Black Crowes ("If you don’t need"), le tout enrobé d’une bonne dose de groove ("Leave me alone") renforcé par un son d’orgue vraiment "vintage". Le quatuor n’est pas avare dans sa musique, puisque "Maybe tomorrow" débute en acoustique accompagné d’un harmonica avant d’enchainer sur un riff sudiste avant que la voie éraillée de Lu Silver vienne enflammer le tout. Remarqué pour ses prestations live en 1ère partie des Stone Temple Pilots, Hardcore Superstar ou Hellacopters (Nick Royale et String apparaissent d’ailleurs en guests sur le titre "Forever night"), Small Jackets est assurément un nom à retenir. (Yves)
MARC RIZZO – THE ULTIMATE DEVOTION (2007 – durée :75’05’’ – 10 morceaux) J’avais déjà chroniqué le précédent opus de Marc Rizzo, guitariste de Soulfy mais également dans Cavalera Conspiracy, et je dois reconnaître qu’encore plus que "Colossalmyopia", ce nouvel album presque entièrement instrumental (à part les deux derniers titres chantés dans un registre métal puissant faisant penser à Infectious Groove notamment sur "All for Nothing") s’adresse en premier aux fans de guitare, car Marc nous propose une leçon de cet instrument en bonne et dû forme. Les compos sont assez longues mais bénéficient souvent d’influences hispaniques ("Sinceramento") qui se dévoilent sous la forme de parties acoustiques alors que les plages électriques font la part belle aux descentes de manche. L’ensemble me fait penser aux albums de Tony Mc Alpine, Vinnie Moore, David Chastain avec ce côté hyper technique mais toujours atténué par un sens inné de la mélodie. Un album d’une haute technicité, avec de nombreuses parties heavy ("The Riddle Of Steel") qu’il conviendra d’écouter plusieurs fois afin d’en apprécier toutes les subtilités. (Yves)
(2008 – durée : 46’15’’- 8 morceaux) Parfois, il est difficile de trouver une accroche ! Pour faire simple, disons que ce disque à de quoi dérouter par sa qualité. Le nom lui-même n’est pas trait attirant, pas très "frais" … Au delà de ces considérations de bas étage, décryptons les richesses dont regorge cet album. Tout d’abord, il ne vole pas son titre, il s’agit bel et bien d’une pièce de maître. De "On the Wings of a Dove" et son entré aux vertus accélérantes, à "Misterium Babel" et son jeu mystique, autant dire du début à la fin, les oreilles dégustent un met d’une qualité rare. Plusieurs images traversent notre esprit. Elles sont relayées en grande partie par la pochette, sombre et surnaturelle. Tout d’abord, je pensais à The Vision Bleak puis au groupe de métal à chanteuse pour les nombreux chœurs et à Dimmu Borgir pour la voix. Pourtant, la pièce maîtresse du groupe n’est pas inconnue, il s’agit de Martin Schirenc (Chant et Guitare) anciennement leader de Pungent Stench. La voix est donc rocailleuse, grasse, mais très discernable grâce à une articulation proche de Shagrath de Dimmu. Je fais cette comparaison car souvent l’on croirait entendre les norvégiens au grand damne des fans de Pungent Stench qui eux ne trouveront aucun élément de l’ancienne formation. Le style épique colle bien à l’image du groupe, les morceaux sautent à l’oreille comme un bruit de bouchon de champagne. Cela claque et on est immédiatement enivré par ces titres inoubliables qui pétillent. "Opus magnum" est sans doute le cd qui m’a le plus cloué le bec à l’écoute. Tragique, death, black, gothique, thrash, heavy, tous ces styles montrent à quel point le tout est bien ficelé et livré par des techniciens et des compositeurs de génie. J’ai l’impression de n’avoir rien dit car aucun mot ne remplacera l’écoute d’un tel chef d’œuvre, hormis une analyse plus longue que le cd lui-même. (Yann)
(2008 – durée : 57’49’’- 14 morceaux) Après un 1er album éponyme en 2002, "Conspiracy" en 2006 (qui a d’ailleurs été nominé aux Grammy Awards américains), voilà arriver le 3ème album solo de Michael Bormann, l’ancien chanteur de Jaded Heart. Très axé sur les belles mélodies à travers des mi-tempos et des ballades ("I Wanna Hear Your Voice", "Love Is Magic"), cet album met en avant la voix légèrement éraillée de l’allemand et il est évident que dans ce contexte cool cela fonctionne à merveille d’autant que les refrains ont été très travaillés à la manière de Def Leppard ("When Push Comes To Shove"). Quelques riffs sont également présents ("Half Way Dawn") qui apportent un peu d’épices à ce plat succulent, comprenant un panachage d’AOR et de FM, composé et réalisé presque entièrement par Michael (le chanteur assurant en plus le poste de batteur, de bassiste, de guitariste et même de clavieriste ), l’incontournable compositeur et multi-instrumentiste Tommy Denander (Radioactive) apportant également son talent à la réussite de cet opus. (Yves)
(2008 – durée : 47’11’’ – 12 morceaux) Evidement être la fille de Steve Harris, bassiste et tête pensante d’Iron Maiden doit faciliter les choses, mais cela ne doit pas empêcher la chronique d’être objective. Alors que trouve-t-on sur ce premier album de Lauren Harris ? Pas mal de choses, un peu de hard rock classique ("Steal Your Fire") avec en bonus track une reprise d’Ufo ("Natural Thing"), mais aussi pas mal de rock ("Let Us Be") qui fait parfois penser un peu à Pat Benatar surtout sur les mi-tempos ("From The Bottom To The Top"). C’est assez classique dans l’interprétation, mais cela ne souffre d’aucune lacune, d’autant que les mélodies sont mémorisables rapidement un peu à la manière de Bryan Adams ("Hit Or Miss", "See Through"), Lauren possédant un timbre de voix agréable. A elle maintenant de faire ses preuves sur scène pour voler ensuite de ses propres ailes. (Yves)
Certains groupes choisissent de proposer toujours une musique similaire d’album en album, alors que d’autres n’hésitent pas à se remettre en question quitte à déstabiliser leurs fans. C’est le cas de Karelia qui est passé d’un métal symphonique à un techno métal à travers son 3ème opus "Restless". Il était donc intéressant de rencontrer son chanteur pour comprendre un peu cette évolution. (Yves).
Pourquoi avoir choisi de quitter Drakkar pour rejoindre Season Of Mist ? On n'a rien choisi à vrai dire : ce sont les difficiles conditions de survie des majors aujourd'hui qui entraînent l'éviction pure et simple des artistes qui vendent moins de 100000 albums.
A quoi attribuez-vous le fait, que vous n'avez pas rencontré le succès après votre premier album "Usual Tragedy" qui a bénéficié de chroniques élogieuses dans toute la presse métal en général ? Usual Tragedy a, au contraire rencontré un vrai succès notamment à l'étranger (Japon tout spécialement)... c'est après que les problèmes ont commencé : on nous a reproché de nous détacher progressivement de notre étiquette Heavy Symphonique pour se diriger vers une musique moins "typée". Le problème, c'est que, ce faisant, on perd un public sans garantie d'en accrocher un autre
Vu les difficultés de percer, avez-vous été tenté de tout arrêter ? Cela arrive, mais ensuite on se rend compte qu'on a choisi le métal, autrement dit le style musical le plus marginal et underground de France : à ce titre, on ne peut pas s'offusquer de ne pas être diffusé sur TF1...c'est tout à fait normal. Celà dit, c'est vrai qu'on est tous bien trop ambitieux pour évoluer dans ce style musical et qu'on rêve en (trop?) grand. Et puis, à notre stade, on peut se targuer d'avoir vécu des moments énormes chargés d'adrénaline et d'émotion pure, d'avoir rencontré de grands artistes... et d'avoir fait bouffer du monde autour de nous, mine de rien.
Votre dernier album "Restless" surprend énormément par son orientation électro : pourquoi ce changement si prononcé, entrevu déjà sur "Raise" votre précédent opus ? Justement, aucun revirement brutal si on regarde l'ensemble de l'oeuvre : on évolue dans une parfaite continuité de style. Mais à présent, il me semble qu'on s'approche vraiment de ce qu'on rêvait de faire... peut être qu'au prochain album...?
Vous sentez-vous encore proche de la scène métal ? Qui aurait la mauvaise foi de prétendre le contraire? Les guitares de l'album sont hyper saturées, les batteries sans compromission et l'ensemble des paroles à interdire au moins de 18 ans... sauf que les vrais "intégristes" vont être troublés par deux ou trois éléments de clavier un peu atypiques, ou des rythmiques parfois plus "populaires" que de coutume.
Votre musique est basée sur l'utilisation des samples : est-ce ces derniers qui conditionnent le processus de création ou sont-ils rajoutés après que les morceaux aient été écrits ? Non, ils conditionnent effectivement les compositions. Pour une raison simple : c'est que trente années d'exploration des riffs de hard rock par des millions de groupes qui cherchent à se différencier des autres ont bouclé la boucle... donc il faut chercher la différenciation ailleurs... certains vont chercher la performance technique, comme dans le progressif, d'autre la violence plus violente que violente.... pour nous, c'est les harmonisations et les sons reconnaissables de nos claviers.
Pourquoi avoir supprimé pratiquement les solos de guitare de votre musique : est-ce incompatible avec l'électro ? Non... du tout. C'est simplement inutile : qui arrive encore aujourd'hui à s'émouvoir d'un sweeping parfait de jeune guitariste inconnu au bataillon...? (j'en entends trois au fond qui hurlent "ben moi, tiens!!"). Les musiciens de Karelia en sont capables mais ce n'est jamais une raison suffisante pour qu'on le fasse... ou alors de façon subtile et discrète, comme dans la reprise de Moby.
Deux reprises, une de Moby, justement, et une de Rem figurent sur votre dernier opus : pourquoi ces choix surprenants ? Chez Karelia, on doit vraiment être décalés et incohérents, parce qu'à mon sens, ce qui est surprenant c'est de reprendre un Iron Maiden ou un Megadeth alors que c'est déjà du métal, et que c'est parfait tel que c'est! Sans qu'un jeune con se sente la légitimité de prétendre dépoussiérer Bruce Dickinson.... nous, on préfère essayer de relever des défis de "conversion au métal"... on se sent un peu comme des missionnaires... avec plus ou moins de réussite, ce n'est pas à nous de le dire.
Vous avez déjà ouvert pour Scorpions et cela va encore être le cas lors du show des allemands au Zenith de Strasbourg le 25 octobre prochain : n'avez-vous pas la crainte que l'orientation plus électro de votre musique va déstabiliser le public ? C'était notre crainte lors de la première date en leur illustre compagnie... et ça s'est vite dissipé en voyant qu'on avait affaire à un public ouvert et curieux, qui se contentait d'apprécier la modeste première partie d'un concert important pour eux. Je crois que le public de Scorpions a, de façon générale, une oreille plus "éduquée et analyste" que la moyenne des gens barrés dans un style musical trop pointu.
Peux-tu nous parler un peu de votre nouveau management et quelles sont vos attentes par rapport à son travail ? Notre management, MUSIC FOR EVER, est une boîte mythique dans le monde du spectacle : ils ont fait émerger Motorhead, Metallica, Scorpions en France et on est fiers qu'ils s'occupent de nous. Nos attentes : des dates évidemment, et surtout que tout le monde s'y retrouve. C'est à dire que je voudrais qu'on réussisse à leur renvoyer l'ascenseur sachant qu'ils investissent largement pour nous faire une place au soleil. Et on a aujourd'hui la pression supplémentaire de ne pas le leur faire regretter.
Pour finir, quels points souhaiterais-tu mettre en avant afin de convaincre les lecteurs de Passion Rock de prêter une attention à votre musique ? Ehehe merci! ... en un mot, jetez une oreille sur www.karelia.fr ou www.myspace.com/kareliaband et je ne peux garantir qu'une chose : une réaction binaire et rapide : en trente secondes, vous vomirez Karelia ou vous adorerez!! Restez sur Passion Rock!!!
(2008 – durée : 54’43’’ - 12 morceaux) Ayant débuté sa carrière en 1989, Million a connu le succès pour ensuite poursuivre une carrière chaotique avant de revenir en ce début d’année avec un album qui porte haut l’étendard du hard mélodique. Nul doute que le combo suédois, originaire de Gothenburg, a retrouvé l’envie de nous asséner des compos qui pulsent ("Thril Of The Chase", "Slave To You") et qui lorgnent ouvertement vers leurs compatriotes d’Europe et leurs premiers albums calibrés hard mélodique. L’association guitares/claviers est bien mise en avant ("Through The Eyes Of A Child") alors que la voix d’Ulrich Carlsson fait souvent penser à celle de Joey Tempest d’Europe ("The One Above", "Lonely In The Crowded Room"). Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : si vous avez été déçus par l’orientation plus moderne des créateurs de "The Final Countdown", précipitez vous sur "Thrill Of The Chase". (Yves)
(2008 – durée : 51’28’’ – 12 morceaux) Les Quireboys sont de retour après quatre longues années sans nouvel album. Dès le premier titre, “I love this dirty town”, on sent que le groupe n’a pas changé pour un sou durant ce laps de temps et reste toujours ancré dans le rock’n roll pur et dur. Spike a toujours sa voix cassée superbement éraillée qui donne tout le charme à la musique du groupe. Le line up n’a subit presque aucun changement, le seul nouveau membre étant le bassiste, pour le reste on reprend le duo de guitaristes Griffin/Guerin, soutenu aux claviers par Keith Weir et Pip à la batterie. On retrouve de bons gros morceaux de rock avec “Louder”, “Blackwater”, “Hall of shame” et “Josephine” (qui développe une énergie inégalée sur les autres titres). Cependant il faut avouer que cinq plages rapides sur un total de douze c’est un peu léger… Car à part les cinq morceaux susnommés plus haut, les autres sont soit des ballades, soit des titre au tempo alanguis et langoureux (“Fear with the lie”, “Late Saturday call”, “Take a look at yourself”). Un album de rock qui se laisse facilement écouter, mais qui n’est pas à la hauteur de son prédécesseur bien plus énergique. (Sebb)
(2008 – durée : 50’31’’ – 11 morceaux) Utilisant notamment le bootleneck et l’harmonica ("Crazyman"), Jaded Sun est l’une des autres bonnes surprises de ce printemps avec son rock aromatisé à la mode sudiste. L’on se croirait au pays de l’Oncle Sam et nul doute que si vous êtes fan des Black Crowes, des Lynyrd skynyrd, de Free ("Fever") vous allez accrocher à Jaded Sun, combo irlandais qui arrive à restituer avec bonheur tout l’héritage du rock sudiste mais aussi du meilleur des seventies comme les Rolling Stones. La voix de John Maher, abrasive est un vrai plaisir et fait même penser à Spike des Quireboys ("Hey You"), alors que le reste du combo assure avec classe et talent. Ce groupe possède un feeling à fleur de peau, aussi bien en acoustique ("Crave") que sur les morceaux de hard rock’n’roll ("Can’t Stop"). Assurément, un groupe promis à un bel avenir. (Yves)
CIRCLE II CIRCLE – DELUSIONS OF GRANDEUR (2008 durée : 45’05’’ – 10 morceaux) Ce nouvel album de Circle II Circle, groupe de Zak Stevens, ancien chanteur de Savatage, marque un peu le pas, dans le sens, où même si tout est bien interprété, j’aurais bien aimé un peu plus d’audace. Ma réserve n’implique pas que l’album soit mauvais, tout simplement certains plans ont déjà été entendus et lorsque le groupe nous propose des plans avec double grosse caisse, cela n’apporte vraiment rien, à part un coté plus brut, qui minimise le côté épique du combo. Pour le reste, le timbre de voix de Zak reste toujours unique, alors que les deux guitaristes prouvent leur virtuosité tout au long de ce quatrième album qui s’avère être le moins inspiré de toute la discographie du chanteur floridien. (Yves)
(2008 – durée : 48’30’’ – 11 morceaux) Originaire d’Allemagne, Sencirow développe à travers "The Nightmare" un heavy métal de bon aloi le tout couplé à une bonne dose de power métal avec quelques parties plus épiques. L’ensemble n’est pas original, mais remplit le rôle fixé à tout album de ce type : nous faire headbanguer, d’autant que c’est bien interprété, avec des variations dans les compos qui passent de tempos lourds à la Iced Earth (l’instrumental "The Phenomenon Of Prugality") à des rythmiques plus rapides à la Iron Savior ("Demon Inside", "Curse Of Lying",) relayé par des compos où les guitares se montrent agressives avec un côté moderne ("World Collapse") tout en intercalant quelques breaks bien sentis. Le chant puissant, un peu dans la veine de Stygma IV ("Feeding The Rage") conforte cet album qui même s’il n’apporte rien de foncièrement nouveau, vous fera néanmoins passer un bon moment. (Yves)
(2008 – durée : 52’04’’ – 14 morceaux) J’ai toujours apprécié le côté festif de Schandmaul, (le groupe a d’ailleurs déjà bénéficié de chroniques au sein du magazine), grâce à sa faculté à mélanger vieux instruments traditionnels avec des guitares métal ("Krieger") le tout enrobé de chant en allemand. Les compositions sont toujours aussi entraînantes ("Frei") même si quelques parties plus calmes nous ramènent vers la musique médiévale si bien interprétée par Blackmore’s Night ("Die Braut", "Sirenen"). Le combo a depuis dix années développé son style et à l’inverse d’In Extremo qui possède un côté métal plus en avant, Schandmaul a opté pour une approche plus en finesse, cela ne l’empêchant pas de participer aux grands festivals métal comme le Wacken 2007, où le groupe a entraîné l’immense foule dans sa transe. A découvrir sur scène le 30 novembre prochain au Z7. (Yves)
(2008 – 11 morceaux – durée : 50’13’’ + 2 vidéos : durée 13’40’’) Tout en finesse et en groove, Keeny Neal distille son blues chaloupé qui n’est pas sans rappeler par moment celui interprété par Robert Cray. Les cuivres sont présents dans de nombreuses compositions ("Let Life Flow", "Blues, Leave Me Alone") alors que le touché coulé tout en finesse de Neal apporte le coté authentique. Muti-instrumentiste, Neal joue en plus de la guitare et également de l’harmonica ("Louisiana Stew"), du piano, de la trompette, de la basse (il a joué à l’âge de dix sept ans de cet instrument aux côtés de Buddy Guy) … permettant à sa musique d’être très diversifiée, à l’instar des nombreux invités qui viennent apporter leur contribution à cet opus. Cela swingue à tous les étages et nous fait voyager vers les terres de la Louisiane, à travers un enthousiasme communicatif. Le blues plus traditionnel n’est pas absent à travers "Starlight Diamond", mais avec toujours un côté groovy très positif, à l’image de cet opus qui est une sorte de renaissance pour ce musicien qui est resté discret ces trois dernières années suite au décès de son père, de son frère, de sa sœur et de son batteur, le tout en l’espace de huit mois. Un album qui respire la joie de vivre, tout simplement. A noter que l’album comprend en outre 2 vidéos qui permettent de découvrir l’artiste en live. (Yves)
(2008 – durée : 77’52’’ – 10 morceaux) Album conceptuel relatant l’histoire de Moïse et l’exode de son peuple en Egypte, cet album est le fruit du long travail du groupe israélien Amaseffer. Très varié et bénéficiant de nombreuses orchestrations ainsi que de multiples bruitages (cris d’enfants, galop de chevaux, …) le tout intégré dans des compositions assez longues (frisant souvent les dix minutes) avec de nombreuses plages instrumentales et divers chants orientaux (en hébreu notamment), cet opus de par sa diversité et son contenu très riche demandera de nombreuses écoutes pour s’en imprégner pleinement. On croirait souvent entendre la bande son d’un film, mais la réussite d’un tel projet ne réside pas seulement dans la qualité de ses compos, mais aussi dans celle de ces intervenants et dans ce cas précis, le groupe a fait le bon choix en demandant notamment à Mats Leven (ex At Vance, Therion) de venir poser sa voix et c’est une réussite, car le vocaliste de par sa capacité à moduler sa voix d’un registre heavy à des tempos plus médiums s’intègre très bien à cet album, tout comme les différents invités tels que Angela Gossow d’Arch Enemy ou Kobi Farhi d’Orphaned Land aux chants. Un album dépaysant qui risque de marquer le monde du métal progressif. Et dire que cet album est seulement le 1er volet d’une trilogie. Espérons que la suite soit de cet acabit ! (Yves)
(2007 – durée : 54’02’’ – 12 morceaux) Karnysera est un groupe originaire de Dunkerque qui a été fondé en 1999. Le groupe évolue dans un style assez spécial, mélangeant thrash et électro, mixture qui n’aura pas les faveurs de tous les auditeurs potentiels. Le chant est composé de textes en français, aux sujets intenses et divers, dont la puissance vocale est très présente (me faisant même penser à Rueno lors de certains passages). La musique est elle lourde en intensité et s’accorde parfaitement au chant. Les structures s’accordent implacablement entre elles pour donner un résultat à la fois mélodique et puissant. “La voix du mal”, “Le messager” ou “La dernière heure” illustrent parfaitement le style du groupe. D’un autre côté, on a aussi droit à des titres entièrement musicaux comme “La morsure du soleil” intenses et très bien réalisés. Le seul reproche à faire au groupe est la répétitivité présente lors de l’écoute du cd. Le point faible général de l’album vient de la prod, le son ne me convient pas du tout. Le chant est trop en avant, et la musique trouve uniquement sa juste force lors des passages ne comportant pas de vocaux. Dommage, sans ça Karnysera aurais fait un sans faute dès son premier album. N’hésitez pas à y jeter une oreille, certains risqueront d’être surpris ! (Sebb)
(2008 – durée : 50’48’’ - 11 morceaux) Sur ce nouvel album de celui que l’on a surnommé la "voix de rock", Glenn Hughes a mis de côté justement son coté rock au profit d’une musique funky ("We Go To War"), utilisant des cuivres ("F.U .N.K"). La basse claque toujours ("Crave", "Love Communication"), mais les compos sont plus chaloupées ("Satellite", "Imperfection") avec toujours une énorme part de groove ("We shall Be Free") rehaussé par les parties de batterie de Chad smith (Red Hot Chili Peppers). Le hard puissant a été volontairement occulté sauf sur "Never Say Never" et il est clair que lorsque Glenn déclare qu’il n’est plus à sa place lors des festivals de métal, il ne ment pas, car le bassiste chanteur a choisi une autre direction musicale sur "Funk" (déjà appréhendé sur ces albums précédents mais pas d’une manière aussi franche), plus soul funk, mais le talent faisant le reste, cela est intéressant à condition d’avoir une grande ouverture musicale. (Yves)
(2008 – durée : 44’22’’ – 11 morceaux) Brother Firetribe est un combo qui ne dira pas grand chose à la plupart d’entre vous, pourtant ce combo finlandais comprend dans ses rangs Emmu Vuorinen, guitariste de Nightwish, qui se lâche beaucoup plus que dans son groupe principal, notamment au niveau des solos. A noter que sa collège de Nightwish, Anette, intervient aussi sur cet opus sur le titre éponyme de l’album, titre mélangeant dance et fm pour un résultat très réussi au même titre que la reprise de "Chasing The Angels" de Loverboy. Suivant les traces de premiers Europe, de Treat, Balance ("Heart It On My Radio") avec des gros claviers et un chant assez affuté, Brother Firetribe nous offre un hard fm de qualité avec des mélodies entêtantes ("Who Will You Run To Now") qui ne veulent plus quitter votre esprit. Un album à acquérir, si vous aimez le hard fm des eighties avec un son moderne. (Yves)
J’ai découvert Résitance lors de son passage au Grillen en ouverture de Manilla Road. Le groupe m’a très vite séduit par sa musique issue des eighties et sentant bon le vieux thrash et la bonne humeur. J’ai donc décidé d’entrer en contact avec leur chanteur, Nathaniel, avec qui j’ai eu ce petit entretien. (Sebb)
Salut, peux-tu commencer par présenter le groupe à ceux qui ne vous connaissent pas ? Salut Sebb, merci pour cette interview ! Ca fait plaisir d’apparaître dans Passion Rock ! Alors le groupe se forme en 1998 avec Joël (guitare) et Florian (basse), ils sont la base de Résistance. Il y a eu quelques changements de line up au passage, et depuis 2005 on a le même line up, avec Marc (batterie) et ma gueule (chant). On aime le hard rock, l’alcool et on ne se prend pas le crâne ! On a sorti une démo en 2006 dont on n’est plus très satisfait, et un album « Bang Your Fucking Skull » sorti début 2008 sur le label français Emanes Metal records.
Votre cd est sorti il y quelques mois déjà, quels en sont les retours de la presse ? Plutôt positifs dans l’ensemble, et ce qui est vraiment cool c’est qu’on sent un vrai soutien et une bonne motivation en règle générale. Ma voix étant assez particulière, elle déstabilise parfois, et certains n’aiment pas du tout à cause de ça. Mais on s’en fout, car ceux qui nous apprécient le font à fond (salut à Raskal de Metal Integral, à Alex et Darquos de Pyrenean Metal, Jim de Putrefactive Effetct Zine, etc). Et on a créé des liens sympas avec des groupes comme Hatchery, Hellish Crissfire, In Solitude, Portrait…
Vous jouez dans un style totalement issu des eighties, de qui vous viennent vos influences ? On fait du thrash mélangé avec plein d’autres genres comme le heavy metal, le rock 70’s et le blues. En gros on essaye de proposer notre truc sans chercher à copier tel groupe plus qu’un autre. On ne fait pas du old school pour le plaisir de faire du old school, on joue la musique qu’on aime et on essaye de se faire plaisir sans se mettre de barrières. La formule a l’air de fonctionner puisque tu as accroché à notre bruit archaïque ! Haha ! En gros on tire nos influences de groupes comme Manilla Road, Holy Terror, les vieux Annihilator, mais on ne sonne absolument pas comme eux !
La très proche proximité de Strasbourg avec l’Allemagne (dont le public et les médias sont plus ouverts au Metal qu’en France) vous procure t’elle plus de facilités pour l’évolution du groupe ? Oui, car on se rend plus facilement aux concerts de Saarbrück, et dans les festivals comme le Keep It True, et du coup on rencontre souvent les mêmes têtes. Ca marche bien, puisque le festival Metal Forces de Lörrach nous a demandé d’écrire une chanson pour en faire leur hymne officiel !!! On va y jouer en fin d’année 2008. On a aussi un plan en vue à Hambourg. On a déjà joué à Mannheim, avec Hatchery, Fueled By Fire et Cage et c’était carrément une super ambiance. Le public allemand est assez sympa en général et on commence à connaître pas mal de gens, donc oui c’est carrément une super opportunité d’être frontalier.
Comment s’est passée la tournée d’avril avec Fueled By Fire ? Epique, souvent à l’arrache, mais tout s’est vraiment bien goupillé au final. On n’a pas eu de gros emmerdes de dernière minute, on a toujours été super bien accueillis dans les différents clubs. Les 2 premiers jours les gars de Fueled By Fire étaient un peu distants, en partie à cause du décalage horaire, ils étaient claqués, mais ils sont très sympas. C’est carrément la tuerie sur scène ce groupe. Ils sont tous hyper jeunes et essayent de vivre de leur musique. On leur souhaite de réussir, même si nous sommes plus dans une optique de passionnés plutôt que de professionnels. Et puis c’était un peu hallucinant car on les a captés au festival Keep It True où on a vu jouer Cage et Manilla Road, en se disant qu’on était les prochains à jouer avec eux les après le festival. Ca fait bizarre de se retrouver sur la même scène, avec tous ces groupes pros et charismatiques… Du coup ça file encore plus la patate pour tout tuer sur place ! Tu peux pas te permettre de passer pour un mickey quand tu joues avant Fueled By Fire par exemple ! Haha ! Sinon le public te jette des pierres ! Le plus funky c’est qu’on s’est bien bourrés la gueule le premier soir du Keep It True, et on a mal dormi… le lendemain c’était l’apocalypse : plus de voix, plus de neurones, et une tournée à assurer ! Haha ! Quand les mecs de Fueled By Fire nous ont rencontrés pour la première fois on était bourrés comme des salauds, et on leur a présenté notre pote qui allait faire chauffeur pour eux, il était blindé comme un sac ! Haha ha ! Ils ont hallucinés sur place, mais au final ils ont aimé notre petite touche « rock’n’roll » ! En tous cas, ça a été super formateur pour nous tous, on apprend vachement dans ce genre de trips. Du coup on sait plus ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. On verra bien ce que nous réserve l’avenir. Mais en tous les cas ça restera un super souvenir. Et puis le meilleur du meilleur c’est quand même de voir des potes venir des Pyrénées, d’Alsace pour nous suivre sur 2 dates après le Keep It True !!!! On a même des potes bretons, des poitevins, qui se sont pointés exprès !!! Faut dire que l’affiche avec Manilla Road «était une bonne excuse pour venir ! Ha ! Il y a même des marseillais qui sont venus ! Et c’est toujours un plaisir de jouer à Lille, devant tous les potes qu’on a là-bas. En résumé, on a passé du bon temps et on est rentrés complètement raclés comme des merdes ! Ce qui est bon signe, non ? Haha !
L’accueil du public hors de nos frontière a t’il été bon ? Excellent, surtout à Mannheim. En Hollande ils étaient plus en retrait, mais on a eu de bons retours après le concert ! La Belgique c’était un peu foireux, on a joué devant 15 personnes à tout péter, mais on a passé un super moment avec les mecs de la salle (Negasonic à Aalst). Le boss du bar est le chanteur du vieux groupe de thrash Cyclone. Lui et ses potes sont des crèmes ! En Allemagne les gars sont montés sur scène et ont slammés comme des fous, ça pogottait, ça hurlait… Le pied !
Quel souvenir gardes tu de ton duo avec Mark Shelton (guitariste/chanteur de Manilla Road) lors de votre passage à Colmar ? C’était comme dans « Fan de », mais en plus viril ! Haha haha ! Bah, c’était tout simplement un des meilleurs moments de notre vie. Les gars de Manilla Road sont tombés amoureux de nous, ils ont pas arrêtés de nous inviter à venir chez eux, ils veulent nous avoir avec eux pour leur prochaine tournée européenne. On a halluciné grave. Un petit groupe de rigolos comme nous et Manilla Raod qui se pointe la bouche en cœur avec un bouquet de fleurs à la main en nous disant « je t’aime » !!! C’était pourtant pas la Saint-Valentin ! Ha ! C’était fou quand Mark Shelton est venu nous dire « ok les gars on fait cette reprise de Necropolis ensemble, du coup on la zappe de la set list de Manilla Road, pas de lézard, ça me fait plaisir. ». C’était magique sur scène ! La banane jusqu’aux oreilles. Ce gars est une légende du métal épique et c’est le mec le plus simple et le plus humble que j’aie jamais vu de ma vie. Pareil pour les autres zicos de Manilla Road, des crèmes absolues ! Un grand moment. On reste en super contact avec eux, et on espère pouvoir collaborer musicalement un de ces jours !
J’ai remarqué lors de votre concert que tu avais un sens de la fête très prononcé et que la bonne humeur régnait durant votre set. Ah ouais ?! T’es sur que tu parles bien de Résistance ? Haha ! Bah on n’est pas là pour se prendre la tête. On fait notre musique sérieusement, on essaye d’évoluer tout le temps et d’améliorer notre tout petit niveau, mais ça ne sert à rien de se prendre au sérieux. Une fois que t’es descendu de scène, t’es juste un connard lambda comme tout le monde. On déteste les groupes qui font trois dates devant les copains de la fac et qui se la jouent comme des débiles. Pour nous le métal c’est une passion, une façon de vivre, et pas seulement un hobby, et j’ai jamais vu qu’être une rock star rende l’odeur de ta merde plus supportable que celle d’un autre.Donc oui, soyons fous, faisons la fête et amusons nous avec le public ! Il n’y a rien de plus chiant que d’avoir l’impression de voir un groupe en répèt’ quand t’es à un concert. Faut mettre de la vie, faut poser les tripes et la sueur, comme si c’était ton dernier concert, sinon à quoi bon faire tout ça ?
J’ai pu constater pendant votre live que tu as souvent invité le public à se rendre au bar, donc ma question con est la suivante, as-tu des actions boursières chez Kronenbourg ou bien est-ce un deal avec la police qui te reverse une partie de la recette tiré des amandes pour conduite en état d’ivresse ? Hahahahaha ! Non, surtout pas chez Kronenbourg, leur binouze est dégueu… Mais bon si il n’y a rien d’autre à boire, je veux bien me faire violence ! L’alcool et le hard rock c’est fait pour aller ensemble ! Faut bien crever de quelque chose, non ? Ca me ferait bien marrer de financer nos cd’s et t-shirts avec de la thune reversée par les flics ! Haha ha !
Quels sont vos projets immédiats et futurs ? Acheter une Mercedes et un jacuzzi avec les recettes de la tournée… On va entrer en studio courant mai pour enregistrer 2 titres, dont un apparaîtra en exclusivité sur la compile Long Live Metal !!! d’Emanes Metal records. L’autre titre apparaîtra sur un split EP avec Hirax, il sortira en coprod entre Metal Forces et Emanes Metal records. La version vinyle de « Bang Your Fucking Skull » va sortir vers l’été, toujours chez Emanes Metal records. On va jouer en Allemagne vers octobre ou novembre. On jouera dans les Pyrénées le 22 novembre chez nos amis de Pyrenean Metal, et en 2009 on espère jouer en Grèce au Up The Hammers festival. Dans l’immédiat on va fêter les 10 ans des Hachoir à Grendelbruch, le 7 juin, avec plein de groupes du coin, viendez nombreux ! Ah et on commence aussi à composer des ziques pour un prochain album qui sera un concept album basé sur le roman de Lewis « Le moine ». C’est très King Diamond dans l’ambiance !
Je te laisse conclure et te souhaite d’arriver à atteindre tes objectifs avec Resistance. Merci encore pour le soutien mon cher Sebb. Si vous voulez en savoir plus sur nous ou jeter une oreille sur notre musique, allez jeter un œil sur http://www.myspace.com/resistance667 ainsi que sur http://www.myspace.com/emanesmetalrecords . Notre contact mail : resistance667@hotmail.com . On a un cd, des t-shirts, et bientôt un vinyle si ça vous botte. BANG YOUR FUCKING SKULL !!!!!
(2007 – durée : 44’31’’- 8morceaux) Le blizzard est un vent qui tire son origine de la langue allemande, tout comme nos 4 gaillards du jour. L’intitulé de leur 3ème véritable opus n’est pas usurpé. Dès les premières notes de l’introduction, l’atmosphère se rafraîchit. Leur Pagan Black Métal est très sobre et le visuel bleu du livret aide à transformer chaque riff en épée de glace. Les passages mid-tempo comme sur "Son of a Blizzard" développent un côté mélodieux à la façon d’Amon Amarth tandis que les passages plus rapides de ce même morceau (mais pas seulement) nous oriente vers Wintersun. La musique est très sobre, il n’y a pas d’agrément au dessus des instruments. Cela renforce le côté percussif et glacial des compositions. Cela pédale sec sur chaque morceau, il y a des passages très rapides et la voix contraste avec des prononciations indescriptibles. Mais le quatuor sait très bien ralentir pour poser une atmosphère malsaine comme sur "A Sign in the Sky" qui ne manque pas d’énergie pendant presque 9min avec son solo, ses moments mélancoliques et ses blasts incisifs. Le disque est efficace, car il allie l’influence traditionnelle du genre avec des riffs énergiques. Et cela, grâce au mélange entre un son distordu typique Pagan et des influences de Speed Metal ("Waste of Blood"). (Yann)
(2008 – durée : 49’55’’ – 11 morceaux) Cocorico, un fusil se recharge, et la décharge de métal pénètre dans le sang à grand coup de double pédale. Le résultat de la couveuse métallique teutonne ne donne pas dans la normalité. Ce métal allemand a subit quelques modifications génétiques. Pas de finesse dans ce death très moderne qui trouve pourtant son commencement en l’année 1989. Un cœur figure sur la pochette, mais il est maltraité et les morceaux reflètent cet amour bafoué ("F**k mich"). La masse est très homogène, les riffs se noient dans la distorsion ("Fur Immer"). La batterie, avec un son très propre, en sort plus assassine que jamais. Les arrangements de « S » notamment, sont lugubres ou stressants avec la doublure de la voix par un chant féminin, très sensuel cela dit, et la partie narrative tout en allemand comme le reste de l’album. C’est différent et sans influence, ça bastonne sec, mais les schémas rythmiques se ressemblent vite. (Yann)
(2008 – durée : 45’29’’ – 10 morceaux) Le retour de Matt Barlow au sein d’Iced Earth implique aussi que nous ne verrons jamais Pyramaze en live avec l’extraordinaire chanteur américain et c’est bien dommage, car "Immortal" est un gros pavé de power métal épique de grande qualité. Le combo danois, à travers son guitariste Michael Kammeyer, a réussi à composer des titres très inspirés, pour son troisième opus, qui sont un écrin idéal pour la voix unique de Matt, précise, puissante et sensible à la fois. Ce chanteur possède un feeling à fleur de peau comme sur la belle ballade au piano "Legacy In A Rhyme". Les compos sont construites sur différentes structures qui permettent de passer de passages heavy, avec gros riffs et de nombreux solos à des parties mélodiques soutenues par de nombreux claviers entrecoupés de passages calmes avec intégrations de parties symphoniques ("Ghost Light"). Cette juxtaposition de plans power/heavy avec des mélodies multiples, renforcées par des passages et des intros sensibles ("Touched By The Mara") reste la marque de fabrique de ce combo qui je l’espère se remettra vite du départ de Matt Barlow afin qu’il continue à nous proposer des opus de cette qualité. (Yves)
(2008 – durée : 70’41’’ – 16 morceaux) Coopérative Libre des Artistes Fous Furieux : voici ce que signifie C.L.A.F.F., un rassemblement de treize musiciens d’horizons divers qui n’ont d’autre but que de composer de la musique ensemble. Parmi les différents intervenants, on notera tout d’abord l’instigateur du projet Claff Germain (ex- batteur de Malpertuis, Syncop, Jynx, Reverend Blues Gang, …), mais également deux chanteuses Alex Schroll (Alexx & The Moonshiners), Pascale Bigoude (X-Syndicate), trois chanteurs, Juan Rozoff, Lord Tracy (Jesus Volt), Marc Loy, quelques guitaristes (Yann Armellino, Stephane Bergeron, Mick Ravassat, …) , un clavier…. Tout ce monde s’est réuni pour accoucher de compos assez diverses qui vont du hard rock classique ("Rebel Land"), au rock groovy à la Mother’s Finest ("Son of The Blues"), en faisant un détour par le rock lourd un brin psyché ("Need A Dose") avec une étape par la case rock sudiste ("Kill My Banker", on croirait entendre le chanteur de Molly Hatchet – d’ailleurs le chant en général sur cet album est vraiment carré et ne sonne pas franchouillard), le tout bénéficiant de bons solis sans oublier une bonne dose d’humour ("The Legend Of…") avec aussi un clin d’œil au boogie rock sur l’excellent "Boom Boom Boom". En plus des onze compos originales, ces furieux nous gratifient aussi de cinq reprises de Thin Lizzy, Deep Purple, AC/DC, Motörhead et Led Zep. A noter que cet album sort sous la forme d’un digipack agrémenté d’un dvd qui comprend le making off de l’album, des clips sketches, des interviews, … afin de vous faire passer un bon moment. Un projet vraiment original et dont le résultat se laisse écouter d’une traite. (Yves)
(2008 – durée : 51’20’’ - 10 morceaux) Entièrement instrumental, cet album est inspiré par l’ouvrage "Les Dragons de l’Eden" (1977) de Carl Sagan, scientifique et astronome américain, passionné par le cosmos et notamment l’exploration spatiale du système solaire. Ces sources ont servis de base à Daniele Levirani (clavier) pour composer cet album de métal progressif. Pour l’accompagner, le musicien italien s’est entouré d’une "dream team" composée de Virgil Donati à la batterie (Planet X, Ring Of Fire, …), Rufus Philpot à la basse (Al Di Meola, Planet X, …) et Tommy Ermoli aux guitares (Khymera, Maindream – deux groupes où officie également Daniele). Le travail de composition est remarquable, car chaque partie musicale reflète des thèmes bien précis, à un moment très rythmé, à un autre plus calme, voir atmosphérique, à un tel point que l’on se dit que cet album pourrait servir de bande son à un film décrivant les phénomènes de l’espace. Chaque instrument est bien mis en valeur, aussi bien les claviers que les guitares mais également la partie rythmique et il est à noter qu’aucun instrument ne prend le dessus. Technique, mais pas inaccessible, le prog métal fusion imaginé par Daniel Liverani se révèle donc séduisant. (Yves)
CLASSIC CORNER
(1983 – durée : 41’35’’ – 10 morceaux) Pour choisir mes Classic Corner, j’opéré selon trois type de schémas. Le premier détermine le type d’album à chroniquer (hard des ’60 ou ’70, groupe peu ou au contraire très connu, groupe extrême précurseur…). Le second a lieu lorsque je retombe par hasard sur un cd qui me file une trique d’enfer. Et le dernier est tout simplement lié l’actualité d’un groupe. Pour ce mois-ci, ces trois schémas coïncident, car en effet je comptais chroniquer un groupe connu (et Kiss doit faire parti des cinq groupes de métal les plus célèbres au monde), j’ai redécouvert ce “Lick It Up” (qui reste pour moi l’album ultime et le plus abouti des Américains), et en plus le groupe est en tournée en Europe (chose assez rare pour être marquée d’une pierre blanche). C’est donc tout naturellement que cet album de Kiss se trouve dans ma rubrique mensuelle. Le premier constat a lieu sur la pochette, car en effet le groupe qui était en perte de puissance et de popularité avec ses albums précédents veut à nouveau marquer le pas et veux afficher son retour à du hard plus cru et plus proche de ses débuts, donc exit le maquillage et retour à une image et une musique plus directe et plus brute. Dès le premier titre “Exciter”, on sent le changement et le retour au rock. Fini le disco métal dégoulinant de guimauve qui prédominait depuis “Dynasty” ! Retour au hard avec des bombes comme “Not for the innocent”, “Lick it up”, “Young and wasted”, “Gimme more” et “Fits like a glove”. Retour aux influences primaires du hard avec des morceaux comme “And on the 8th day”, aux accents rappelant les premiers Alice Cooper. “Lick It Up” reste l’album studio de Kiss le plus hard, le plus abouti et le seul en 35 ans où aucun titre n’est à jeter ! Incontournable ! (Sebb)
DVD
LIVE AT WACKEN 2007 – 18 YEARS IN HISTORY KORITNI (2008 – dvd 1 : durée : 184’ / dvd 2 : durée 181’)
LIVE REPORT
BLACK HOLE + EDENBRIDGE + RAGE : Jeudi 24 avril 2008 - Le Grillen - Colmar
MANTICORA + MASTERSTROKE + PRIMAL FEAR + JON OLIVA’S PAIN : Jeudi 1er mai 2008 – Z7 – Pratteln (Suisse) Après une journée déjà bien chargée chez les forains sédentaires de Rust où la jeune descendance de ma compagne s’est généreusement employée à nous épuiser, je me suis rendu au Z7 pour finir en beauté ce jour férié. La soirée ayant été avancée à 19h30 au lieu de 20h, je ne pu éviter une arrivée en retard colossale. Yves m’a donc fait part de ses impressions concernant les deux premiers groupes, Manticora et Manterstroke, qui étaient "assez bons mais pas encore d’une stature supérieure à une première partie", et dont les shows respectifs n’avaient duré pour chacun qu’une trentaine de minutes. Arrivant donc aux derniers titres de Masterstroke, mon premier concert de la soirée débuta lors de venue sur scène de Primal Fear, Ralf Sheepers et Matt Sinner arrivant en fin de wagon pour marquer leurs statuts de leaders du groupe. Le set composé de titres de toutes les époques et tirés de tous les albums des allemands fut énergique et entraînant comme leur heavy (“Sign of fear”, “We go down”, “Final embrace”,“Metal is forever”). Les musiciens sont toujours aussi bons, Matt Sinner toujours aussi expressif, et l’arrivée d’un nouveau guitariste en la personne de Magnus Karisson hausse encore un peu le niveau des gratteux. Ralf Sheepers reste de son côté fidèle à lui-même en offrant un très bon set, sans aucune fausse note et toujours de superbe façon grâce a son timbre haut perché. Un très bon set qui aurait mérité d’être un peu plus long pour satisfaire entièrement le public. La seule chose que je n’ai pas encore comprise concernant le concert des allemands est l’insertion de deux solos, l’un de guitares et l’autre de batterie, inclus dans un set aussi court ?! Trente minutes plus tard ce fut au tour de Jon Oliva’s Pain de monter sur scène. Le show débuta sur des chapeaux de roues avec “Sirens” et “Unusual” tirés des tous premiers albums de Savatage. La suite traversa les différentes époques et formations de la carrière de Jon Oliva, “Through the eyes of the king”, “Firefly”, “O to G”, “Global warning“, Before I hang”, “Adding the world” tirés de la discographie de Pain et en grande partie du dernier album, “Gutter ballet”, “Jesus saves”, “Believe”, “Chance”, “Tonight he grins again”, “Hounds” issus de la période Savatage et majoritairement de “Streets: A Rock Opera”. Mais le clou spectacle résidait en Jon Oliva lui-même, car certes ses musiciens sont talentueux et savent occuper la scène pendant les titres, je dois même avouer que Matt LaPorte, son soliste, me file la chair de poule à chaque fois qu’il touche le manche de sa guitare, mais la bonne humeur de Jon Oliva donna au concert une dimension enchanteresse. Entre vannes pourries, fous rires soudains et utilisation abusive de la canne dont il est affublé depuis quelques temps (suite à une chute), l’imposant chanteur/claviériste a fait un show à la taille de son gabarit, énorme ! C’est avec le titre incontournable “Hall of the mountain king” que le rappel se termina, laissant flotter l’ambiance chaleureuse de ce concert sur le public jusqu’au retour de chacun chez soi. (Sebb)
INACTIVE MESSIAH + DEVIAN + SEPTIC FLESH + VADER : Vendredi 23mai 2008 – Le Grillen - Colmar
DIAMONDS DOG + DAN BAIRD + QUIREBOYS – mardi 27 mai 2008 – Z7 Pratteln (Suisse) Après la torride soirée du mardi 27 donnée au Z7 lors du passage des Quireboys, je retournais tout naturellement à Pratteln le lendemain pour assister au concert du grand Glenn Hughes à la voix cristalline. Cependant, une légère angoisse me taraudait tout au long du chemin à propos de la prestation que devra donner Hughes pour ne pas paraître mou et ennuyeux après ce mardi soir dantesque. J’ouvre donc une parenthèse afin d’expliquer pleinement le dilemme de ma situation. (L’affiche de mardi soir qui fleurait bon le pur rock’n roll, commença par un retard de presque une heure sur l’horaire annoncée et ce en raison de l’arrivée tardive des trois groupes venus directement de Londres). C’est donc juste avant 21h que les Suédois de Diamond Dogs foulèrent les planches du Z7. Le groupe composé de six musiciens (chant, guitare, basse, batterie, claviers et saxophone !) joue un rock aux accents à la fois crus et boogy. Le chanteur mena le show pour attirer toutes les faveurs du Z7, soutenu par les musiciens et en particulier le saxophoniste, qui a su user de son instrument de la plus belle manière, plaçant ses lignes musicales juste au bon moment tout en apportant un réel plus aux titres, et surtout sans m’agacer un seul instant “Closest I ever been to Memphis” est sans doute le titre le plus représentatif du rock des Suédois. Après une très courte pause d’à peine dix minutes, ce fut au tour de Dan Baird, ancien chanteur des Georgia Satellites, de monter sur scène. Tout de suite le groupe a su imposer son style rock bluesy, et dès le premier titre les musiciens ont livré un show d’exception ! Dan Baird, derrière son micro usa de sa superbe voix pour apporter force et émotions aux titres interprétés, tels “Another Chance”, “I love you period” et “Myth of love”, tandis que son guitariste soliste fit le show ne tenant pas en place une seconde, faisant tournoyer sa gratte sur sa sangle en plein solo, le tout sur un jeu de jambe au boogy incessant ! Il faut ajouter à cette superbe prestation la venue de quelques membres des autres groupes présents ce soir là, dont le saxophoniste de Diamond Dogs et Guy Griffin des Quireboys. Seconde courte pause avant l’arrivée des Quireboys, qui débutèrent leur set avec un nouveau titre, “I love this dirty town”, et furent tout de suite accompagnés par Dan Baird aux backing vocals et aux grelots. Spike eu quelques soucis avec son harmonica dès le début du set et fut contraint d’utiliser uniquement sa voix rocailleuse et cassée sur les différents morceaux. Le groupe joua ses nouveaux titres, le tout entrecoupé de quelques vieux incontournables comme “Good to see yaa” ou “Hey you”. Cette fois encore le show fut totalement dément avec les membres des autres groupes venant jammer sur la moitié des morceaux avec les Anglais. Dan Baird vint pousser la chansonnette avec Spike, puis s’improvisa percussionniste en jouant l’homme grelot durant les trois quart du set. Le chanteur de Diamond Dogs fit lui aussi un duo avec Spike, et le saxophoniste Suédois vint à plusieurs reprises enrichir la musique, toujours avec talent, au bon moment et sans en abuser ! Le guitariste de Dan Baird fit lui aussi ses deux ou trois incursions funambules et folles au cour du set, aussi intenable que lors de son précédent passage et improvisant des solos magnifiques et collant parfaitement à la musique des Quireboys. Le summum du concert eu lieu lors de l’interprétation de “Sex party”, dernier titre de la soirée, où tous les acteurs supplémentaires ayant pris part au concert des anglais vinrent en même temps sur scène pour une dernière grand jam ! L’affiche de cette soirée complètement folle se termina de superbe façon, avec trois groupes au spectacle incessant et imprévisible ! Une pure soirée de Rock’n Roll !!! ) Fin de la parenthèse. J’arrivais donc au z7 avec un peu de retard, dû à l’impérative nécessité financière de faire mon plein sur les terres suisses, et mes doutes sur la soirée. Adrenalin 101 avait déjà entamé son set et je dois avouer que ça ne m’a pas trop dérangé… En effet le groupe joue un hard pas trop mal foutu mais tout de même assez répétitif et pas totalement abouti. Le plus grand tort du groupe est sa passivité scénique, là ou la veille j’en ai pris plein les dents, il n’y avait absolument rien qui se passait. A par le chanteur qui essayait de faire bouger le peu de public qui n’était pas sorti profiter du beau temps une bière à la main, le reste du groupe restait inerte et perdait toujours plus de spectateurs au fil des morceaux. Le groupe Zurichois resta donc sur une prestation moyenne musicalement mais très pâle scéniquement. Arrivée de Glenn Hughes peu après 21h15, ainsi que le gros du public resté dehors jusqu’à lors, pour un set qui sera trés trés funky. Les trois premiers titres, “Crave”, “First underground nuclear kitchen” et “Never say never” tirés du dernier album studio, ont cet accent funk très prononcé de plus en plus présent chez Glenn Hughes, certains passages me faisant même penser à Prince (période “Purple Rain”) et Infectious Groove, tellement ce côté funk-groove est fort sur ces morceaux. La suite du set se poursuivit avec “Mistreated”, premier titre de la période Deep Purple, et “You got soul”, deux morceaux sur lesquels le chanteur bassiste a pu faire profiter au public de tout son panel vocal. Suite du concert composé de deux autres titres du nouvel album, “Love communion” et “We shall be free”, et de deux titres des deux albums précédents, “Steppin’ on” et “Let me bleed”, tout ceci bien entendu avec des improvisations de chant de Glenn et des passages mettant en valeur son inséparable acolyte JJ Marsh. Glenn Hughes revint pour un rappel de deux morceaux, avec entre une dernière démonstration de chant improvisée, “Soul mover” et “Burn” qui permettront au concert de finir sur une touche plus rock. Le groupe quitta la scène après presque 1h45 de live, en ayant livré un spectacle à la hauteur de leur talent aux fortes influences funky. A la fin du compte ma préférence penche tout de même pour la soirée avec les Quireboys, le rock brut et pur jus l’emporte sur le funk, tout simplement logique ! (Sebb) (Crédits photos : Alex Marini & SMF)
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